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Auteur Sujet :

[Topouic Unique] SQFP - Le meilleur du Pouic.

n°53889255
Cuistot
Maitre nageur
Posté le 13-07-2018 à 20:42:04  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

lilith_unique a écrit :


mon onduleur coûte moins cher...  [:gordon shumway]  


sachant que si je ne m'abuse ça fait double emploi avec le filtre intégré du linky


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... . -. -..   -. ..- -.. . ...
mood
Publicité
Posté le 13-07-2018 à 20:42:04  profilanswer
 

n°53890421
poutrella
Contributeur net
Posté le 13-07-2018 à 23:58:14  profilanswer
 
n°53890701
lilith_uni​que
Posté le 14-07-2018 à 01:37:43  profilanswer
 

Cuistot a écrit :


sachant que si je ne m'abuse ça fait double emploi avec le filtre intégré du linky


de quel filtre intégré à linky tu parles ?  [:gordon shumway]  
il y en a un ?  [:cerveau skyzor]

n°53891067
kukron
Posté le 14-07-2018 à 09:14:23  profilanswer
 


Citation :

Ce cas clinique résolu grâce à trois doses d’Aconitum napellus

Heureusement qu'ils ne l'utilisent qu'à dose homéopathique alors :D

n°53891163
deadpool
Posté le 14-07-2018 à 09:41:18  profilanswer
 


Ce torchon  [:le colis:4]


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« La Nature toute à l’Homme », ça sonne comme « La France aux français »
n°53891236
par-hasard
Posté le 14-07-2018 à 10:01:32  profilanswer
 

Ils sont fâchés avec les statistiques ?


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Achievement HFR unlocked
n°53891823
Born Dead
Posté le 14-07-2018 à 11:38:12  profilanswer
 

par-hasard a écrit :

Ils sont fâchés avec les statistiques ?


Ce truc d'allopathes là ?

n°53891860
true-wiwi
Posté le 14-07-2018 à 11:47:59  profilanswer
 

deadpool a écrit :


Ce torchon  [:le colis:4]


 
Putain le niveau avec les pseudos tableau à la con pour se donner de la légitimité.
 
On touche le fond.
 
Avec un échantillon représentatif de 1 personne.
 
Magique.


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It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°53891980
Tammuz
Posté le 14-07-2018 à 12:12:25  profilanswer
 

true-wiwi a écrit :


Avec un échantillon représentatif de 1 personne.


 
Normal pour un échantillon homéopathique.    [:tagazou:2]  


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"Que Dieu vous garde du feu, du couteau, de la littérature contemporaine et de la rancune des mauvais morts." Léon Bloy
n°53891986
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 14-07-2018 à 12:14:16  profilanswer
 

Je suis sûr que si on pouvait diluer une personne, ils feraient des expériences sur des échantillons représentatifs inférieurs à 1 :o


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Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
mood
Publicité
Posté le 14-07-2018 à 12:14:16  profilanswer
 

n°53892013
par-hasard
Posté le 14-07-2018 à 12:19:26  profilanswer
 

Le tableau qui est en fait une copie d'écran. Si si, on voit bien l'icône de fermeture de la fenêtre du presse papier :o

 

https://reho.st/preview/self/d916ea41a9938ba53c1c3a2bbfeba66698a846c1.jpg


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Achievement HFR unlocked
n°53892085
Cuistot
Maitre nageur
Posté le 14-07-2018 à 12:34:07  profilanswer
 

echantillon CH 30 -> en gros toute la voie lactée ;)


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... . -. -..   -. ..- -.. . ...
n°53894021
true-wiwi
Posté le 14-07-2018 à 17:01:57  profilanswer
 

C'est pas de l'abus d'ailleurs en ce moment la pub pour Bo1r0n et leur gel 4rnic4 ?
 
"Médicament homéopathique, pas avant 1 an"


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It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°53894574
poutrella
Contributeur net
Posté le 14-07-2018 à 17:51:33  profilanswer
 

Me semble que l'arnica c'est un de leur rare produit avec un principe actif

n°53894631
Profil sup​primé
Posté le 14-07-2018 à 17:54:50  answer
 

Il y a 7g d'arnica montana pour 100g.

 

Donc 7g de sucre.  :o

 

edit : ah non, "7g de teinture mère", donc pas dilué. :o


Message édité par Profil supprimé le 14-07-2018 à 17:57:59
n°53894977
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 14-07-2018 à 18:26:54  profilanswer
 

Donc c'est pas de l'homéopathie, si ? C'est quoi d'ailleurs la définition exacte pour savoir si ça rentre ou pas dans les cases ?


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Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°53895016
Cuistot
Maitre nageur
Posté le 14-07-2018 à 18:30:41  profilanswer
 

true-wiwi a écrit :

C'est pas de l'abus d'ailleurs en ce moment la pub pour Bo1r0n et leur gel 4rnic4 ?
 
"Médicament homéopathique, pas avant 1 an"


3 ans au canada


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... . -. -..   -. ..- -.. . ...
n°53895896
true-wiwi
Posté le 14-07-2018 à 20:59:54  profilanswer
 

« On entend par médicament toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l'égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l'homme ou chez l'animal ou pouvant leur être administrée, en vue d'établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. Sont notamment considérés comme des médicaments les produits diététiques qui renferment dans leur composition des substances chimiques ou biologiques ne constituant pas elles-mêmes des aliments, mais dont la présence confère à ces produits, soit des propriétés spéciales recherchées en thérapeutique diététique, soit des propriétés de repas d'épreuve. Les produits utilisés pour la désinfection des locaux et pour la prothèse dentaire ne sont pas considérés comme des médicaments. Lorsque, eu égard à l'ensemble de ses caractéristiques, un produit est susceptible de répondre à la fois à la définition du médicament prévue au premier alinéa et à celle d'autres catégories de produits régies par le droit communautaire ou national, il est, en cas de doute, considéré comme un médicament. »  
 
Définition du code la santé publique.
 
Reste à prouver que l'arnica possède une propriété énoncée ci-dessus pour que ça colle.
 
Mais "Médicament Homéopathique" ça me viole les oreilles.


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It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°53896809
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 14-07-2018 à 23:46:38  profilanswer
 

Dans la définition que tu postes, il est indiqué que "toute substance présentée comme possédant des propriétés curative ou préventive" est un médicament. On se contrefout que ce soit vrai ou pas, ce qui compte c'est que quelqu'un prétende que c'est vrai. Du coup c'est inattaquable : l'homéopathie est un médicament. Mon foutre aussi.

Message cité 3 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 14-07-2018 à 23:48:02

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n°53897022
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 15-07-2018 à 00:38:52  profilanswer
 

Tant que sa prescription n'est pas à dose homéopathique... :whistle:  
 
A+,


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There's more than what can be linked! --  Le capitaine qui ne veut pas obéir à la carte finira par obéir aux récifs. -- Les paroles s'envolent, les APIs REST -- Hacker vaillant rien d'impossible -- (╯°□°)╯︵ ┻━┻
n°53897088
Kromsson
Low Frequency Version
Posté le 15-07-2018 à 00:58:33  profilanswer
 

 

C'est sérieusement une publication sur un seul cas?

n°53897470
gabug
Posté le 15-07-2018 à 06:52:31  profilanswer
 

Kromsson a écrit :

 

C'est sérieusement une publication sur un seul cas?


C'est très courant les rapports de cas, c'est une part non négligeable de la littérature médicale. En général ca sert à signaler des situations inédites ou particulièrement intéressantes.

 

S'ils veulent attribuer des événements cliniques à un traitement homéopathique et le rapporter dans leur journal, grand bien leur fasse, du moment qu'ils ne sont pas cités...

n°53897915
hardbox
Silent Spring
Posté le 15-07-2018 à 10:13:20  profilanswer
 

true-wiwi a écrit :

 

Définition du code la santé publique.

 

Reste à prouver que l'arnica possède une propriété énoncée ci-dessus pour que ça colle.

 

Mais "Médicament Homéopathique" ça me viole les oreilles.

 

pas besoin, si tu avances que tu as des propriétés thérapeutiques tu rentres dans la définition du médicament par présentation. une allégation thérapeutique te classe légalement comme médicament, sinon on parle de médicament par destination (qui contient un produit qui possède de telles propriétés, même si il n'est pas présenté avec des allégations thérapeutiques)

 

burned


Message édité par hardbox le 15-07-2018 à 10:15:19

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"Man has lost the capacity to foresee and to forestall. He will end by destroying the earth." | "Since dawn of time the fate of man is that of lies" Papa Emeritus II | "The idea that some lives matter less is the root of all that is wrong with the world"
n°53898422
Fenston
★ Tartuffe
Posté le 15-07-2018 à 11:43:41  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Dans la définition que tu postes, il est indiqué que "toute substance présentée comme possédant des propriétés curative ou préventive" est un médicament. On se contrefout que ce soit vrai ou pas, ce qui compte c'est que quelqu'un prétende que c'est vrai. Du coup c'est inattaquable : l'homéopathie est un médicament. Mon foutre aussi.


T'éjacules en granules ? [:vc4fun:5]


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Free Daweed - "The game might crash, but at least the trains will run on time" - Chris Roberts 2018 - Je fais ma pute pour un Dragonfly : STAR-V6VM-MD7X
n°53898489
_tchip_
Posté le 15-07-2018 à 11:52:37  profilanswer
 

Kromsson a écrit :

C'est sérieusement une publication sur un seul cas?

ça se fait souvent en médecine


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He likes the taste...
n°53898513
deadpool
Posté le 15-07-2018 à 11:56:32  profilanswer
 

_tchip_ a écrit :

ça se fait souvent en médecine


Par contre, c'est rarement aussi daubé au niveau de la forme et ça se garde la plupart du temps de recommander l'adoption d'un "traitement" dans les protocoles d'urgences sur la foi d'un seul cas.


---------------
« La Nature toute à l’Homme », ça sonne comme « La France aux français »
n°53899235
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 15-07-2018 à 13:39:37  profilanswer
 

deadpool a écrit :


Par contre, c'est rarement aussi daubé au niveau de la forme et ça se garde la plupart du temps de recommander l'adoption d'un "traitement" dans les protocoles d'urgences sur la foi d'un seul cas.

 

C'est sûr que dans ce cas c'est de l'usurpation.

 

Mais faire une communication sur un cas unique ça se justifie pleinement par exemple en neurologie. Par exemple, dans le dernier HS de Pour la science sur la musique il est mentionné cas d'une patiente qui a la suite d'une méningite qui lui a bousillé de vastes aires du cerveau, est devenu incapable de reconnaître la nature des sons, de reconnaître si un morceau était du tango ou du chant grégorien et par contre conservait intact le plaisir de l'écoute. Un cas unique de ce genre peut révéler des trucs fondamentaux sur le fonctionnement du corps (du cerveau dans ce cas là).


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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°53899257
deadpool
Posté le 15-07-2018 à 13:42:21  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

C'est sûr que dans ce cas c'est de l'usurpation.

 

Mais faire une communication sur un cas unique ça se justifie pleinement par exemple en neurologie. Par exemple, dans le dernier HS de Pour la science sur la musique il est mentionné cas d'une patiente qui a la suite d'une méningite qui lui a bousillé de vastes aires du cerveau, est devenu incapable de reconnaître la nature des sons, de reconnaître si un morceau était du tango ou du chant grégorien et par contre conservait intact le plaisir de l'écoute. Un cas unique de ce genre peut révéler des trucs fondamentaux sur le fonctionnement du corps (du cerveau dans ce cas là).


Oui, ça avance même souvent comme ça, Phinéas Gage en est l'exemple historique le plus célèbre dans cette discipline. :)


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« La Nature toute à l’Homme », ça sonne comme « La France aux français »
n°53899343
_tchip_
Posté le 15-07-2018 à 13:54:47  profilanswer
 

Ameisen qui publie sur deux cas d'utilisation du baclofène hors AMM contre l'alcoolodépendence dont l'un est lui-même  [:vince_astuce]

Message cité 1 fois
Message édité par _tchip_ le 15-07-2018 à 13:55:03

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He likes the taste...
n°53899555
gabug
Posté le 15-07-2018 à 14:18:55  profilanswer
 

_tchip_ a écrit :

Ameisen qui publie sur deux cas d'utilisation du baclofène hors AMM contre l'alcoolodépendence dont l'un est lui-même [:vince_astuce]


C'est quoi cette histoire ?

n°53899661
_tchip_
Posté le 15-07-2018 à 14:31:08  profilanswer
 

meaculpa, il n'y a que lui comme sujet :o
https://academic.oup.com/alcalc/article/40/2/147/148774


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He likes the taste...
n°53899676
deadpool
Posté le 15-07-2018 à 14:32:56  profilanswer
 


Citation :

However, I wish to underline the ‘personal point of view’ aspect of this report, since I did not use validated scales to evaluate cravings, anxiety and depression.


 [:donkeyshoot]


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« La Nature toute à l’Homme », ça sonne comme « La France aux français »
n°53904265
Critias
Posté le 15-07-2018 à 18:25:48  profilanswer
 

On parlait un peu plus haut de la trop fameuse "Expérience de Stanford" :
 
Et bien il s'avère que cette dernière était un bon gros fake :
 
http://www.liberation.fr/amphtml/d [...] ns_1665820
 

Spoiler :

INTERVIEW
«On voit le scientifique intervenir en permanence, il donne même des idées de punitions aux gardiens»
Par Sonya Faure — 11 juillet 2018 à 17:06 (mis à jour à 18:25)
Le chercheur Thibault Le Texier a enquêté, a fouillé les archives… et démontre que les conclusions de cette expérimentation si populaire étaient écrites à l’avance.
Depuis les années 70, c’est un grand classique de la psychologie sociale. Enfermez des étudiants «normaux» dans une fausse prison, séparez-les entre gardiens et détenus… et les premiers finiront immanquablement en bourreaux, humiliant les seconds. Très médiatisée, donnée en exemple dans les amphis des universités, reprises dans les manuels de développement personnel, l’expérience de Stanford, menée en 1971 par le professeur de psychologie Philip Zimbardo, démontrait de manière spectaculaire que tout homme, placé dans certaines situations, peut se transformer en monstre. Mondialement connue, l’expérience était pourtant un fake. C’est, en tout cas, ce que démontre Thibault Le Texier, chercheur en histoire de la pensée économique, qui vient de publier Histoire d’un mensonge (aux éditions La Découverte).
 
Qu’est-ce que «l’expérience de Stanford» ?
En août 1971, un professeur de psychologie de l’université de Stanford, Philip Zimbardo, a recruté une vingtaine d’étudiants pour participer à une «expérience sur les prisons». Il les a assignés, de manière aléatoire, aux rôles de gardiens ou de détenus. Il a donné aux premiers des costumes militaires et des lunettes de soleil, pour les «anonymiser». Il a demandé aux «prisonniers» de mettre des collants sur la tête pour mimer des crânes rasés, des chaînes aux pieds et des blouses sans sous-vêtements, un costume loufoque pour qu’ils se sentent émasculés, impuissants, expliquait-il. Les gardiens ne devaient jamais les appeler par leur nom mais par leur numéro de matricule. Puis il les a tous observés vivre au sein de sa fausse prison : trois bureaux transformés en cellules dans les sous-sols du département de psychologie. Philip Zimbardo, qui jouait le directeur de la prison, a dû interrompre l’expérience au bout de six jours, au lieu des deux semaines prévues. Plusieurs prisonniers étaient tombés en dépression nerveuse, et les gardiens s’étaient transformés en tortionnaires, humiliant les détenus, les réveillant en pleine nuit pour leur faire faire des pompes, frottant leurs couvertures sur des buissons épineux pour qu’ils aient à les éplucher pendant des heures, finissant même par leur demander de mimer des jeux sexuels. Les hypothèses de départ de Zimbardo étaient confirmées au-delà de ses espérances : l’enfermement, l’anonymat des bourreaux et la déshumanisation des victimes provoquent immanquablement la violence. Tout ça, en tout cas, c’est la version officielle.
 
Aux Etats-Unis, cette expérience est si célèbre qu’elle fait partie de la culture populaire…
Ses résultats sont choquants, inattendus, spectaculaires. C’est ce qui va faire son succès. L’expérience de Stanford est un passage obligé au lycée et à la fac. Un groupe de rock s’appelle Stanford Prison Experiment. Plusieurs films en ont été tirés, dont l’un avec Forest Whitaker et Adrien Brody. Lors du scandale d’Abou Ghraib, Zimbardo a fait le tour des plateaux télé. La révélation des humiliations infligées par des soldats américains à des prisonniers irakiens a provoqué un choc dans l’opinion publique. Face à cette forte demande de sens, le psychologue avait une réponse clé en main : «Nous sommes naturellement bons, c’est notre environnement qui nous pousse à la violence.» Il a, au fond, blanchi les soldats, un discours en résonance avec le discours de gauche de l’époque : c’est la faute de Bush, Cheney et Rumsfeld. Ils ont créé la situation générale qui a rendu possibles de tels actes.
 
…on la trouve aussi dans de nombreux travaux scientifiques
Elle est souvent citée en appui de la thèse sur la banalité du mal de Hannah Arendt, que ce soit dans les travaux de l’historien spécialiste de l’Holocauste, Christopher Browning, ou du sociologue Zygmunt Bauman. Mais aussi dans des manuels de sociologie, comme celui d’Anthony Giddens. Beaucoup d’enseignants m’ont rapporté que c’est le moment, dans un amphithéâtre, où tous les étudiants lèvent le nez de leur ordinateur. De nombreux manuels de développement personnel s’en sont saisi à leur tour, que ce soit pour parler de l’obésité, du management, des effets de groupe…
 
Et pourtant, vous démontrez dans votre livre, que c’était un «fake» ?
Totalement. Un mensonge. Philip Zimbardo a toujours affirmé qu’il était à peine intervenu dans son déroulement. Dans une expérience scientifique réussie, le scientifique ne doit pas interférer sur les résultats, ni orienter le comportement des participants vers une conclusion pré-écrite… J’ai fouillé les archives de l’expérience, conservées à Stanford et rendues publiques en 2011 : une quinzaine de boîtes contenant les dossiers des candidats, les enregistrements audio et vidéo de l’expérience, les notes prises jour après jour par Zimbardo et ses assistants, les rapports des gardiens, les questionnaires remplis par tous le dernier jour de l’expérience. Or, contrairement à la version officielle, on voit Zimbardo intervenir en permanence. La veille du premier jour, il a réuni les gardiens pour leur donner un emploi du temps précis, prévoyant les réveils nocturnes des détenus. Il leur donne même des idées de punitions, comme les pompes ou les couvertures pleines d’épines. Il a toujours affirmé que les gardiens avaient inventé leur propre règlement. Les archives prouvent que c’est faux !
 
Quels sont les biais que vous avez décelés ?
Philip Zimbardo livre des statistiques effrayantes sur la proportion de comportements violents de la part des gardiens. Mais il n’a enregistré que 10 % des six jours de l’expérience : les moments les plus rudes, les tours de garde du gardien le plus brutal, surnommé «John Wayne». Ses statistiques n’ont donc aucun sens. Ses assistants, dès le départ, mettent le doigt sur ces limites : les données sont biaisées vers le spectaculaire. Et le fait même que l’expérience n’ait jamais été reproduite la rend invalide. A titre de comparaison, l’expérience du psychologue américain Stanley Milgram au début des années 60, qui a montré que des citoyens ordinaires étaient prêts à infliger des décharges électriques fatales à un congénère tant qu’un «scientifique» leur demandait de le faire, a été reproduite 780 fois, en testant différentes variables.
 
En complément des archives de l’époque, vous avez aussi retrouvé une quinzaine de participants. Que vous ont-ils appris ?
Les entretiens m’ont confirmé que les gardiens jouaient un rôle. Ils n’étaient pas spontanément violents, comme le dira Zimbardo. Il leur demandait de jouer une pièce de théâtre, il leur faisait croire qu’ils étaient des expérimentateurs, comme lui, et les plus mous étaient recadrés : «Si tu n’es pas assez dur, tu vas faire échouer l’expérience, et on ne pourra pas aller devant les médias dénoncer les prisons.» Les gardiens savaient donc très clairement quel rôle ils devaient tenir pour bien faire. Et pourtant, malgré ces différentes pressions, seul un tiers des d’entre eux s’est montré agressif… De leur côté, certains détenus «dépressifs» ont été incités à jouer un rôle. Les archives prouvent qu’on leur avait dit qu’ils ne pourraient en aucun cas arrêter l’expérience avant la fin, sauf à tomber malade ou à faire une dépression. Au moins l’un d’eux l’a fait pour sortir de là. L’expérience de Stanford a créé un entre-deux, à mi-chemin entre réalité et fiction. Il n’y a pas eu d’«expérience de Stanford», il y a eu une simulation, une démonstration.
 
Mais justement, que voulait démontrer Zimbardo ?
A l’époque, les universités sont marquées par la dénonciation de la guerre du Vietnam et la critique des institutions. Philip Zimbardo va surfer sur cette vague, moins par militantisme que par démagogie. Il sent bien l’air du temps libertaire et antipunition et y inscrit son expérience. Ses conclusions sont écrites à l’avance : il veut montrer la nocivité de la prison, plusieurs archives le montrent. Il présente par la suite son expérience comme un «appel à réformer les prisons». «Les prisons sont des institutions totalitaires», dit-il. Un discours qu’il va peu à peu élargir : «L’école est totalitaire» ; «La timidité est une prison» ; «Le langage est une prison»…Cette expérience devient pour lui une formule universelle, la métaphore de toutes les relations de pouvoir : entre docteur et patients, mari et femme, professeur et élèves, employeur et salariés. Il cherche aussi à relier son expérience aux événements historiques - Auschwitz, Attica, génocide du Rwanda. C’est ce qui fait la popularité de l’expérience : c’est un outil de décryptage du monde très simple à manier mais très puissant.
 
Vous remettez aussi cette mise en scène dans le contexte du boom de la psychologie sociale aux Etats-Unis. Pourquoi ?
A l’époque, se joue un débat assez violent entre les psychologues de la personnalité - si une personne a des troubles, ils sont dus à son psychisme, à son histoire personnelle, voire génétique - et les psychologues sociaux - nous sommes le produit de notre société, il faut replacer l’individu dans le contexte de sa classe sociale, de sa famille. La psychologie sociale se développe après la Seconde Guerre mondiale, notamment en réaction aux massacres et au totalitarisme. Philip Zimbardo va faire de son expérience une arme contre la psychologie de la personnalité : il dit avoir sélectionné des gens «normaux» qui se sont transformés en monstres. C’est bien la preuve que c’est la situation dans laquelle ils ont été plongés qui a produit cette violence. C’est aussi une époque où les expériences deviennent la lingua franca de la psychologie. Pour qu’un résultat soit admis au sein de la discipline, il faut qu’il ait fait l’objet d’une expérimentation. Comme en biologie, l’expérience de laboratoire devient une sorte de microscope faisant accéder le savant à la vérité scientifique. Ça peut pousser certains psychologues à monter des protocoles abracadabrants pour essayer de démontrer telle ou telle hypothèse. Il est assez surprenant de voir des expériences, qui tiennent souvent du théâtre et de la télé-réalité, devenir les instruments privilégiés des psychologues pour produire de la science.
 
Vous n’êtes pas le premier à montrer les failles de cette expérience. Comment expliquer qu’elle passe encore pour une vérité scientifique ?
Au sein de la communauté des psychologues, il y a eu une relative omerta. Personne ne voulait dénoncer un collègue au rôle si stratégique. Philip Zimbardo était un grand vulgarisateur, qui passait bien dans les médias, et qui a rédigé le manuel de psychologie le plus populaire pendant quarante ans aux Etats-Unis, une sorte de Lagarde et Michard de la discipline. Son rôle de pédagogue est beaucoup plus reconnu que son rôle de scientifique. A Stanford, il avait été recruté pour attirer des étudiants en cours de psychologie, ce qui était très important pour ses collègues : plus un département compte d’étudiants et plus il a droit à des financements, plus il a d’importance à l’assemblée des professeurs, etc. Ça fait cuisine interne quand on en parle, mais c’est ça aussi la science !
 
En jeu, il y a aussi les financements que l’armée alloue massivement à l’université pendant la guerre froide…
Dans les années 50-60, avec la guerre de Corée, le choc de Spoutnik et la peur nucléaire, l’armée américaine a bénéficié de financements gigantesques. Elle a arrosé universités, et départements de psychologie en particulier. Elle en a besoin. La Seconde Guerre mondiale a laissé un contingent d’anciens combattants traumatisés que l’on voulait réintégrer à la société. L’armée espère aussi que la psychologie permettra de développer des armes de propagande, de favoriser la discipline des jeunes recrues. Même si les fonds commencent à se tarir dans les années 70, et malgré ses déclarations pacifistes, Zimbardo a financé son expérience avec l’argent de la marine américaine, qui en utilisera abondamment les enseignements.
 
Et comment expliquer la légitimité dont l’expérience a bénéficié au-delà de Stanford ?
Parmi les chercheurs qui la citent, rares sont ceux qui ont lu les articles originaux publiés par Zimbardo. C’est un cas qu’on reprend de manuel en manuel. Cette expérience a une telle force de séduction. Elle est à la fois vertigineuse : «Moi aussi, je peux être un bourreau», et déculpabilisante : «Mais, ce n’est pas vraiment de ma faute, c’est le système». Son pouvoir de séduction est émotionnel, en plus de bénéficier du label «scientifiquement prouvé». Je suis prêt à parier que mon livre n’empêchera pas l’expérience de continuer à vivre et à être citée, utilisée, médiatisée, comme une preuve que nous sommes tous des tortionnaires en puissance.
 
Le sommes-nous vraiment ?
Je n’en sais rien. Mais je suis certain, en revanche, que l’expérience de Stanford ne démontre rien de tel.


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n°53908573
true-wiwi
Posté le 15-07-2018 à 22:05:23  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Dans la définition que tu postes, il est indiqué que "toute substance présentée comme possédant des propriétés curative ou préventive" est un médicament. On se contrefout que ce soit vrai ou pas, ce qui compte c'est que quelqu'un prétende que c'est vrai. Du coup c'est inattaquable : l'homéopathie est un médicament. Mon foutre aussi.


 
L'Agence Française du Médoc derrière ne décide pas quand même de la légitimité d'une allégation ?


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It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°53908983
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 15-07-2018 à 22:31:55  profilanswer
 

Vu comment est rédigé le texte, ça donne l'impression qu'il a été fait avec pour contrainte initiale dans la rédaction de pouvoir faire entrer l'homéopathie dedans, d'où l'absence totale de référence à une notion d'efficacité évaluée. Il suffit qu'il ait un effet prétendu, pas un effet pour lequel on a quelques éléments qui vont dans ce sens.

 

Si ce n'est pour faire entrer l'homéopathie dans le texte, je vois mal qu'elle contrainte a pu conduire à une rédaction aussi bizarre : certes, l'efficacité d'un médoc n'est jamais certaine "à 100%", quoi que ça veuille dire, mais ça ne me semble pas une raison suffisante pour que le texte soit tourné comme ça, on aurait au moins pu faire référence à une efficacité statistiquement établie, d'une façon ou d'une autre. Là, la notion d'efficacité ou un des ses synonymes n'apparaît pas du tout dans la déf.

Message cité 1 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 15-07-2018 à 22:32:54

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n°53909019
Cuistot
Maitre nageur
Posté le 15-07-2018 à 22:35:06  profilanswer
 

Un placebo est pourtant un médicament non ?


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... . -. -..   -. ..- -.. . ...
n°53909041
par-hasard
Posté le 15-07-2018 à 22:36:59  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Vu comment est rédigé le texte, ça donne l'impression qu'il a été fait avec pour contrainte initiale dans la rédaction de pouvoir faire entrer l'homéopathie dedans, d'où l'absence totale de référence à une notion d'efficacité évaluée. Il suffit qu'il ait un effet prétendu, pas un effet pour lequel on a quelques éléments qui vont dans ce sens.
 
Si ce n'est pour faire entrer l'homéopathie dans le texte, je vois mal qu'elle contrainte a pu conduire à une rédaction aussi bizarre : certes, l'efficacité d'un médoc n'est jamais certaine "à 100%", quoi que ça veuille dire, mais ça ne me semble pas une raison suffisante pour que le texte soit tourné comme ça, on aurait au moins pu faire référence à une efficacité statistiquement établie, d'une façon ou d'une autre. Là, la notion d'efficacité ou un des ses synonymes n'apparaît pas du tout dans la déf.


 
Non à la base c'est pour éviter le charlatanisme et maitriser les médicaments en France.
 
Un charlatan qui veut vendre une merde médicale c'est illégal. Exercice illégal de la médecine, de la pharmacie etc.
 
Pour l'homéopathie c'est différent. Car un médicament doit avoir une AMM pour être vendu. Et l'AMM nécessite de prouver son efficacité, sauf pour l'homéo qui a obtenu une dérogation.


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Achievement HFR unlocked
n°53909056
par-hasard
Posté le 15-07-2018 à 22:38:17  profilanswer
 

Après y'a des produits à la frontière, par exemple les "alicaments", des aliments présentés comme ayant des propriétés curatives ou préventives.


Message édité par par-hasard le 15-07-2018 à 22:40:16

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Achievement HFR unlocked
n°53909181
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 15-07-2018 à 22:49:47  profilanswer
 

par-hasard a écrit :


Non à la base c'est pour éviter le charlatanisme et maitriser les médicaments en France.


Soit tu as mal lu mon post, soit je ne comprends pas ce que tu mets derrière le "c'" de ton "c'est". Car sinon pour moi, ce que tu dis là est un non-sens. Si je remplace le "c'" par ce dont on parlait, ça donne :

 
Citation :

Si la définition officielle de médicament dit qu'il n'est pas nécessaire que l'efficacité soit prouvée, mais qu'il suffit que son efficacité soit prétendue pour avoir droit à l'appellation "médicament", à la base c'est pour éviter le charlatanisme et maitriser les médicaments en France.

 

Le fait que la définition ait choisit de dire qu'il suffit que l'effet soit prétendu, et pas qu'il soit effectif, je ne vois pas comment ça puisse être dans le but de lutter contre le charlatanisme :pt1cable:

 

Ça me semble être une contorsion pour intégrer de force la dérogation de l'homéopathie dans la définition de base.

Message cité 1 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 15-07-2018 à 22:51:57

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