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Auteur Sujet :

Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ?

n°75297760
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 15-09-2026 à 21:20:26  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

justeleblanc a écrit :

depuis tout ce temps il y a la même erreur reproduite dans chaque vulgarisation sur ce thème ?


 
Je pense que ça vient de l'idée que l'inflation corrige le modèle du Big Bang, comme un ingrédient supplémentaire qui soigne la pathologie de jeunesse. Si on a Big Bang + inflation, ben y'a toujours Big Bang.  
 
C'est assez visible dans la vidéo de Science Etonnante qui lui est consacré. A noter que dans cette vidéo il ne parle pas de singularité, ni de temps de Planck. C'est juste implicite.
 
On montre d'abord la courbe "classique" de croissance du facteur d'échelle en rouge (qui génère un problème d'homogénéité et de platitude) et on la remplace par la courbe verte. Elle prend bien place après le t=0. La durée est donnée par la courbure : il faut étirer le facteur d'échelle d'un facteur minimal de e⁶⁰ pour résoudre le problème, ce qui peut se faire en une durée minimale de 10⁻³⁵ du coup on peut se contenter de l'application de ce joli pansement temporaire (vraiment très temporaire !) le problème est résolu avec le minimum d'hypothèse, ce qui semble économe [:tyl]  
 
Sauf qu'on garde la singularité, qui EST un problème en soi. Alors qu'elle n'est plus nécessaire. Et que si on propose comme séquence singularité (="Big Bang" ) puis inflation, l'apparition de ce champ avec son potentiel colossal n'est absolument pas expliqué. C'est vraiment un Deus ex-machina et ça semble tout à fait ad hoc comme hypothèse. Mais comme c'est vu très proche de l'origine bah en fait on fait un prix de gros avec la gravité quantique : on expliquera ça plus tard.
 
Alors oui, la nature du champ d'inflaton reste bien une inconnue qu'il faut éclaircir (il y a des dizaines de proposition dans ce sens), mais par contre, ça permet de se débarasser de la "singularité du Big Bang".  
 
Image cliquable - Lien direct vers la séquence
https://i.postimg.cc/G2myVnnh/image.png

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Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 15-09-2026 à 21:21:56

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
mood
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Posté le 15-09-2026 à 21:20:26  profilanswer
 

n°75298651
Zorglub201​6
Posté le 16-09-2026 à 03:37:55  profilanswer
 

Bravo pour tes derniers textes plus nuancés, Gilga. C’est plus agréable à lire. Super ta réponse à Senide, tu as très bien ajouté les quelques artefacts invitant à comprendre que c'est vachety théorique.
 
1. Avec moi, très bien mais j'aurais dû parier un sandwich que tu rebondirais ainsi: tu reprends ma mini phrase sur la théorie scientif et tu commences par dire qu'expliquer un fait observé est une "postdiction qui n'a rien de suspect".
Ça, c'est confondre une explication causale universelle et un bricolage ad hoc.  
Quand la RG d’Einstein explique après coup l’anomalie de l’orbite de Mercure, c’est une postdiction, oui.  
Mais l'équation est si féconde qu'elle permet de prédire de manière exclusive des phénomènes alors totalement inconnus: la déviation de la lumière par les astres, les trous noirs, les ondes gravitationnelles... même si elles ont été observées bien plus tard.  
Sa théorie s'est confrontée au réel sur des dizaines de terrains indépendants.
L’inflation, elle, a été inventée sur le papier uniquement pour régler le bug de la platitude et de l'horizon. L'inflation ne sert à rien d'autre dans toute la physique, n'interagit avec aucune autre particule connue du "Modèle Standard".
Inventer une entité magique invisible pour expliquer un seul et unique problème isolé, sans que cette entité ne puisse jamais être validée de manière indépendante, ce n'est pas de la "postdiction classique". C'est une hypothèse de sauvetage ; l'équivalent de dire : "L'Univers est plat parce qu'un champ invisible l'a étiré, et la preuve que ce champ existe, c'est que l'Univers est plat". La circularité logique est totale ici.
 
2. Ta reconstruction de la "glorieuse prédiction" de Ω = 1 en 1998 souffre du même biais romancé.  
L’inflation n’a pas prédit l'Énergie noire ; historiquement l’inflation exigeait géométriquement la densité critique Omega = 1 pour ne pas être falsifiée d'office. Et lorsque la découverte de l'expansion accélérée en 1998 a révélé qu'il manquerait je crois entre 60 et 80 % de la masse-énergie de l'Univers pour atteindre ce chiffre, la cosmologie standard a réintroduit la vieille constante cosmologique Lambda de manière totalement ad hoc.
Inventer une entité invisible et inexpliquée (l'Énergie Noire) avec un écart de magnitude de 10^120 entre la théorie et la mesure pour combler le trou béant et forcer l'Univers à atteindre la valeur requise par tel modèle, ce n'est pas une "prédiction au sens fort". C'est un ajustement comptable.
 
J'ajoute ce complément pour souligner que ton paragraphe à ce sujet est une mignonne filouterie, sans doute inintentionnelle. Ta mémoire te joue des tours, car ce n'est pas la première fois que tu inverses la chronologie et le sens de divers machins.  
 
Ce n'est pas un sujet incompréhensible du tout:  

Citation :

Gilga: La platitude de l'univers est un phénomène inexplicable (i.e. qui demande un fine tuning déraisonnable) dans le cadre d'un Big Bang classique. Et c'est ce qui motive l'inflation. Mais surtout ce que tu ignores je pense c'est que quand la théorie est née au début des années 80, le bilan énergétique de l'univers (matière + rayonnement) était largement sous-critique Ω ~ 0.3, ce qui falsifiait l'inflation. Donc la théorie a fait la bonne prédiction Ω = 1 avant que les observations le confirment, en 1998. C'est une prédiction de l'inflation, au sens fort du terme.


 :pt1cable: Si Alan Guth, père de l'inflation, avait dit en 1981 : "L'Univers est plat, la matière compte pour 0,3 et je prédis qu'il existe une Énergie Noire invisible qui compte pour 0,7."...  
Là ce serait une prédiction telle que tu la proposes. Mais c'est pas ça !  
Je te récapitule: L'inflation ne prédisait pas cela vers 1980. Dans les années 80, le modèle standard de l'inflation (appelé SCDM) prédisait que l'Univers était plat uniquement grâce à la matière (Ω matière = 1). Et quand des observateurs ont prouvé que la matière ne dépassait pas 0,3, le modèle initial de l'inflation était bel et bien mort et falsifié...
 
Mais en 1998, les astronomes découvrent l'accélération de l'expansion de l'Univers.  
Pour l'expliquer, on ressuscite alors cette constante cosmologique d'Einstein (l'Énergie Noire), le calcul sur les supernovas trop lointaines avait donné une valeur d'environ 0,7 (soit 70 % de l'énergie totale de l'Univers)... et c'est seulement à ce moment-là, que les partisans de l'inflation ont sauté sur l'occasion et ont proposé : "Regardez ! 0,3 de matière + 0,7 d'énergie noire, ça fait 1 ! Notre prédiction d'un univers plat est sauvée !"  
 
Tu vois la différence entre les 2 versions ? Mais si.  
Ce n'est pas une prédiction réussie, c'est un sauvetage de dernière minute par un élément extérieur que l'inflation n'avait pas du tout anticipé. L'inflation a bénéficié d'une heureuse coïncidence mathématique globale ultérieure, Ω = 1, mais le contenu physique qui permet d'y arriver était totalement faux dans sa version d'origine.
Alan Guth lui-même le raconte: "If Ω_tot were 0.3, as was widely believed in the 1990s [...]"  
 
Tu peux vérifier ici comme ailleurs, c'est de l'histoire des sciences :  
https://arxiv.org/html/astro-ph/0306275v1 (Alain Guth)
https://bigthink.com/starts-with-a- [...] m-success/
et  
https://physics.stackexchange.com/q [...] ark-energy
 
Et pour ceux qui suivent ces machins, l'énergie noire (constante cosmologique) bien calculée et ajoutée après 1998 pour expliquer l'accélération de l'expansion, un fait observé, est à son tour  
l'interprétation théorique qu'on lui donne.. L'accélération est mesurée, mais sa cause reste le plus grand mystère de la physique moderne.
Donc ce n'est pas seulement la conséquence multivers invérifiable qui pose problème à cette inflation-multivers, c'est un ensemble de machins indémontrés sur lesquels elle repose, qui recouvrent > 90% de la théorie (je ne l'ai pas inventé, j'ai lu 95 % de la plume d'un de ses inventeurs), allant de la racine-motrice inflaton hypothétique, passant par l'énergie noire, concept hypothétique dérivé de la constante cosmologique d'Einstein (un levier théorique de compensation qu'il avait abandonné), jusqu'à ses conséquences en multivers etc.  
 
3. Tu dis que l’inflation fait partie du Modèle Standard, "ne m’en déplaise".  
Et bien grand bien lui fasse, je n'ai pas dit qu'elle fasse partie d'autre chose. Le machin le plus accepté ou consensuel. "Modèle standard", sachant un peu mieux ce qu'il contient, les 2 mots ne m'impressionnent pas plus que flou éternel ou théorie des pop-corns.  La théorie des cordes a saturé des universités depuis quarante ans et elle n’en reste pas moins une magnifique cathédrale mathématique sans la moindre preuve expérimentale.
Je rappelle que l'inflaton, le moteur de l'inflation, n'est pas un machin anticipé par la théorie ou par des calculs, comme ça a été le cas pour d'autres machins, ni similaire à une orbite bizarre observée ou calculée qui permettra de découvrir l'astre qui la modifie. Non. J'ai lu et relu l'historique de Guth et de son idée : L'inflaton est un machin désigné pour qu'il colle mathématiquement à l'idée princeps d'inflation - quelle qu'elle soit - qui elle, permettait à Guth de résoudre très simplement (un étirement brutal du tissu E-T) les 2 problématiques citées. Pas pareil du tout. Et en toute apparence, selon pas mal de critiques, ce ne serait qu'un déplacement de problèmes ou un générateur de problèmes supplémentaires irrésolus.  
 
4. Par le hasard des liens sur ce sujet, je suis tombé sur les cours de physique de l'inflation de Daniel Baumann (comme ses conférences au TASI), le chapitre 2.4 montre la circularité du modèle: où Baumann rappelle explicitement +/- que "dans un espace de De Sitter parfait, les fluctuations de courbure (zeta) sont mathématiquement mal définies car le paramètre de slow-roll (epsilon) s'annule, ce qui revient à diviser par zéro. Pour s'en sortir et obtenir un indice spectral (ns - 1) qui ne soit pas vide de sens, les cosmologistes sont obligés d'introduire une déviation artificielle (epsilon petit mais fini), d'inventer une forme de potentiel V(phi) sur mesure, puis la valeur "se fige" précisément à la sortie de l'horizon (k = aH).  
Ils choisissent la forme et la vitesse de descente de l'inflaton pour obtenir le résultat observé déjà dans le ciel."
 
Ce serait de la rétro-ingénierie mathématique.
 
5. Une coquille à corriger, de physique pure... bah, disons plutôt de cosmologie aussi : dans un scénario de rebond (LQG), on ne passerait pas "quand même par une phase inflationnaire".  
L'intérêt majeur des modèles cosmologiques de rebond (comme l'univers ekpyrotique de Steinhardt et Turok) "serait (note bien le conditionnel) plutôt de démontrer que la platitude et l'homogénéité s'acquièrent pendant la phase de contraction lente avant le rebond. "
Ils se passeraient (note mon conditionnel, encore) donc d'inflation exponentielle après le rebond.  
Sans doute d'autres auteurs ont des variantes. Je crois que Loeb en a une à lui, je n'ai pas vérifié ça. En toute apparence, toi non plus.  
 
6. Je salue ton honnêteté d'admettre que la séquence classique (Singularité => Ère de Planck => Inflation) est un artefact de vulgarisation sans fondement physique consistant.  
Mais si tu retires la singularité et l'ère de Planck, tu confirmes mon point initial : l'inflaton n'est plus une particule née d'un cadre physique unifié, c'est un curseur mathématique flottant au milieu de nulle part.
 
7. Quand la réponse à l'absence de falsifiabilité d'une théorie (le fait que l'inflation mène à un multivers éternel où tout se produit une infinité de fois, détruisant toute prédictivité) consiste à dire "c'est le modèle dominant", on sort de la méthode scientifique pour entrer dans le dogme de chapelle.
 
Je ne connais aucun modèle dit "standard ni dominant" en génétique ni en biologie ni en hérédité moderne ; rien qui ressemble aux modèles concurrents en kosmologie pour expliquer un même événement. Je n'en connais que des machins qui fonctionnent et/ou s'expérimentent, sont vérifiables et pour des sujets différents. L'hérédité liée au X p.e. n'est pas un modèle concurrent à l'hérédité mendélienne, c'est une autre modalité d'hérédité liée à des locus et chromosomes.  
Pas des modèles standard ni en concurrence. La génétique est l'ensemble de connaissances sur tels processus, pas un modèle. Il y a des inconnues en toute discipline et des discussions, of course, mais ce qui fonctionne est intégré et ce qui n'est vérifiable que dans un monde inaccessible, ça va direct à la poubelle sans regrets.  
Ils n'attendent pas 40 ans : Les machins invisibles car inatteignables donc indémontrables, n'existent plus en biologie. Leurs fossiles non plus. :D  Et quand des hypothèses sont sauvées des oubliettes par un coup de bol opportuniste, tant mieux pour elles, on évite de romancer leur historique.  
 
Parmi ces disciplines citées, aucune de leurs sous-disciplines ne s'accole au complément "[zozologie] théorique" ni "Biologie théorique", rien de ça. Pourtant elles jonglent toutes sans problème entre théorie, empirique, observation, expérimentation. Normal.  
En somme, elles semblent toutes être des disciplines scientifiques avec délimitations Popper-like, et surtout semblent suivre la célèbre maxime de Feynman : "Peu importe la beauté de votre théorie, peu importe votre intelligence, ou le nom de celui qui l'a trouvée : si elle ne s'accorde pas avec l'expérience, elle est fausse ." (ou à rejeter du champ des sciences (ndBibi)
 
Pas vraiment pareil que les inflation=>multivers. Très différent de la manière floue et confusionnelle où sont mélangés l'indémontré et l'avéré dans les explications pages précédentes.  
Si on ne percute pas sur les diffs entre ces disciplines et l'exception cosmologique, peut-être qu'on souffre d'un peu de mauvaise foi.  
Est-ce la Kosmologie qui s'arroge des privilèges ou est-ce ses experts qui le font ? Va savoir.  
 
 :jap: Ceci dit, je n'ai aucun titre en bourse sur le big rebond et je suis en phase avec toi sur d'autres points que tu avais suggérés, sur le hasard p.e. et sur l'absurdité des singularités comprenant un infini inside. Paraît que l'infini en physique c'est le red flag des red flags... Je le signale aux multivers maniaques ou tu t'en charges ?
 
Bref, mon point n'étant pas de discuter ni de vanter le big rebond dont je me contrefous - mais de rappeler que la couleur rouge sous chaque point spéculatif ou non démontré de ces théories, ça donnerait un joli rose à ce topic. Donc je te laisse le mot de la fin pour ce qui me concerne.
 
Pour les courageux vraiment intéressés, ceux qui aiment les critiques constructives fatigantes pour la cervelle, surtout pour des sujets 6/9 trop compliqués :  Peter Woit propose ici une quantité très riche de critiques sur les théories des cordes ainsi que l'inflation-multimess :  
https://www.math.columbia.edu/~woit/wordpress/
Pour trouver ses 163 articles courts, mais percutants : à droite de la home page dans catégories => sous répertoire "Multiverse mania".
lien direct : https://www.math.columbia.edu/~woit/wordpress/?cat=10

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 16-09-2026 à 20:31:15

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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75300222
pegasi
Posté le 16-09-2026 à 12:52:28  profilanswer
 

C’est pas parceque tu réponds à Gilga qu’il faut en mettre des gigas.  
Enorme inflation après le big bang (la courbe rouge) ou timide et mesurée (la ligne verte) on a pas de preuve et pour faire du donuts, on en aura jamais. C’était tout noir, on a pas la projection dans l’espace.  
On a juste la version en 3D de l’après big bang quand la lumière fut. 3D parceque nous pauvres créatures, sommes incapable de voir dans une dimension supérieure.  
Va falloir attendre qu’on mette au point un satellite avec des capteurs capables de voir l’invisible.
C’est pas gagné…

n°75302149
big e
Posté le 16-09-2026 à 18:11:13  profilanswer
 
n°75302535
WATT1000
Gringatcho Demento
Posté le 16-09-2026 à 19:57:39  profilanswer
 

les résumés Gemini sont pas mal

n°75302612
Zorglub201​6
Posté le 16-09-2026 à 20:20:36  profilanswer
 

pegasi a écrit :

C’est pas parceque tu réponds à Gilga qu’il faut en mettre des gigas.  
Enorme inflation après le big bang (la courbe rouge) ou timide et mesurée (la ligne verte) on a pas de preuve et pour faire du donuts, on en aura jamais. C’était tout noir, on a pas la projection dans l’espace.  
On a juste la version en 3D de l’après big bang quand la lumière fut. 3D parceque nous pauvres créatures, sommes incapable de voir dans une dimension supérieure.  
Va falloir attendre qu’on mette au point un satellite avec des capteurs capables de voir l’invisible.
C’est pas gagné…


 :)  
Je ne réponds pas vraiment à Gilgamesh... il sait déjà tout ce que je rappelle ci-dessus.
 Comme lui, qui a le droit de promouvoir ce qui l'a convaincu, je fais l'inverse : rappeler par quelques traits que cette ou ces théories sont basées sur > 9/10 de spécules. Un modeste rééquilibrage. Modeste car j'ai moins d'impact que lui dans ce forum et que je connais moins les rouages de cette thématique cosmoschtroumpf.  
Ceci dit, lui aussi s'adresse indirectement à d'autres en me répondant. Gilga est un gars intelligent: il sait bien que j'ai déjà jeté à la poubelle de mon horizon mental cette inflation-multivers éternels et infinis. Red flag fluo => pas d'infini dans le monde physique, donc soit c'est poubelle direct soit c'est un simple concept mathématique. Donc hors du monde physique.
Liberté de conscience. :love:


Message édité par Zorglub2016 le 16-09-2026 à 21:04:50

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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75302761
Zorglub201​6
Posté le 16-09-2026 à 21:00:11  profilanswer
 


Tiens, un nouveau signe d'allégeance de Big e.  
Miaulement plus court que d'habitude.


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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75302844
justelebla​nc
Posté le 16-09-2026 à 21:13:28  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

Je pense que ça vient de l'idée que l'inflation corrige le modèle du Big Bang, comme un ingrédient supplémentaire qui soigne la pathologie de jeunesse. Si on a Big Bang + inflation, ben y'a toujours Big Bang.

 

C'est assez visible dans la vidéo de Science Etonnante qui lui est consacré. A noter que dans cette vidéo il ne parle pas de singularité, ni de temps de Planck. C'est juste implicite.

 

On montre d'abord la courbe "classique" de croissance du facteur d'échelle en rouge (qui génère un problème d'homogénéité et de platitude) et on la remplace par la courbe verte. Elle prend bien place après le t=0. La durée est donnée par la courbure : il faut étirer le facteur d'échelle d'un facteur minimal de e⁶⁰ pour résoudre le problème, ce qui peut se faire en une durée minimale de 10⁻³⁵ du coup on peut se contenter de l'application de ce joli pansement temporaire (vraiment très temporaire !) le problème est résolu avec le minimum d'hypothèse, ce qui semble économe [:tyl]

 

Sauf qu'on garde la singularité, qui EST un problème en soi. Alors qu'elle n'est plus nécessaire. Et que si on propose comme séquence singularité (="Big Bang" ) puis inflation, l'apparition de ce champ avec son potentiel colossal n'est absolument pas expliqué. C'est vraiment un Deus ex-machina et ça semble tout à fait ad hoc comme hypothèse. Mais comme c'est vu très proche de l'origine bah en fait on fait un prix de gros avec la gravité quantique : on expliquera ça plus tard.

 

Alors oui, la nature du champ d'inflaton reste bien une inconnue qu'il faut éclaircir (il y a des dizaines de proposition dans ce sens), mais par contre, ça permet de se débarasser de la "singularité du Big Bang".

 

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Alors moi mon niveau max ce sont les vulgarisations les plus simples ou presque, et j'ai tendance à accepter des notions quand les vulgarisations et vulgarisateurs se rejoignent. Je n'avais pas pensé à un "biais" collectif.  :O
Pas spécialement sur ce sujet d'ailleurs mais j'imagine que c'est vrai ailleurs.

n°75311556
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 18-09-2026 à 21:16:29  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :

Bravo pour tes derniers textes plus nuancés, Gilga. C’est plus agréable à lire. Super ta réponse à Senide, tu as très bien ajouté les quelques artefacts invitant à comprendre que c'est vachement théorique.
 
1. Avec moi, très bien, mais j’aurais dû parier un sandwich que tu rebondirais ainsi : tu reprends ma mini-phrase sur la théorie scientifique et tu commences par dire qu’expliquer un fait observé est une « postdiction qui n’a rien de suspect ».
Ça, c’est confondre une explication causale universelle et un bricolage *ad hoc*.
Quand la RG d’Einstein explique après coup l’anomalie de l’orbite de Mercure, c’est une postdiction, oui.
Mais l'équation est si féconde qu'elle permet de prédire de manière exclusive des phénomènes alors totalement inconnus : la déviation de la lumière par les astres, les trous noirs, les ondes gravitationnelles... même si elles ont été observées bien plus tard.
Sa théorie s'est confrontée au réel sur des dizaines de terrains indépendants.
L’inflation, elle, a été inventée sur le papier uniquement pour régler le bug de la platitude et de l'horizon. L'inflation ne sert à rien d'autre dans toute la physique, n'interagit avec aucune autre particule connue du « Modèle Standard ».
Inventer une entité magique invisible pour expliquer un seul et unique problème isolé, sans que cette entité ne puisse jamais être validée de manière indépendante, ce n'est pas de la « postdiction classique ». C'est une hypothèse de sauvetage ; l'équivalent de dire : « L'Univers est plat parce qu'un champ invisible l'a étiré, et la preuve que ce champ existe, c'est que l'Univers est plat. » La circularité logique est totale ici.


 
La platitude et l'homogénéité sont des pathologies majeures du scénario du Big Bang classique et doivent être expliquées, d'une façon ou d'une autre. Mais pas seulement.
On aimerait bien aussi expliquer l'origine du Big Bang.
L'origine des particules de l'univers.
L'origine de l'expansion (comment un espace dense peut-il être en même temps en expansion ?).
L'origine et l'allure des fluctuations primordiales.
 
Avec l'inflation, on tue tous les lièvres avec la même balle. C'est absolument remarquable.
 
Ce n'est donc pas une théorie ad hoc, mais un paradigme fécond qui permet de produire un scénario d'ensemble intelligible, sans postuler de conditions initiales singulières.
 

Citation :


 
2. Ta reconstruction de la « glorieuse prédiction » de Ω = 1 en 1998 souffre du même biais romancé.
L’inflation n’a pas prédit l’Énergie noire ; historiquement l’inflation exigeait géométriquement la densité critique Ω = 1 pour ne pas être falsifiée d'office. Et lorsque la découverte de l'expansion accélérée en 1998 a révélé qu'il manquait, je crois, entre 60 et 80 % de la masse-énergie de l'Univers pour atteindre ce chiffre, la cosmologie standard a réintroduit la vieille constante cosmologique Λ de manière totalement *ad hoc*.
Inventer une entité invisible et inexpliquée (l'Énergie Noire) avec un écart de magnitude de 10^120 entre la théorie et la mesure pour combler le trou béant et forcer l'Univers à atteindre la valeur requise par tel modèle, ce n'est pas une « prédiction au sens fort ». C'est un ajustement comptable.
J'ajoute ce complément pour souligner que ton paragraphe à ce sujet est une mignonne filouterie, sans doute inintentionnelle.
 
Ta mémoire te joue des tours, car ce n'est pas la première fois que tu inverses la chronologie et le sens de divers machins. :pt1cable:
Si Alan Guth, père de l'inflation, avait dit en 1981 : « L'Univers est plat, la matière compte pour 0,3 et je prédis qu'il existe une Énergie Noire invisible qui compte pour 0,7. »...
Là, ce serait une prédiction telle que tu la proposes. Mais ce n'est pas ça !
Je te récapitule : L'inflation ne prédisait pas cela vers 1980. Dans les années 80, le modèle standard de l'inflation (appelé SCDM) prédisait que l'Univers était plat uniquement grâce à la matière (Ω_matière = 1). Et quand des observateurs ont prouvé que la matière ne dépassait pas 0,3, le modèle initial de l'inflation était bel et bien mort et falsifié...


 
Ben si, ΛCDM faisait partie des options ouvertes.
 
On reprend : la théorie de l'inflation impose une prédiction théorique quasi absolue : Ω = 1. Or, c'est une valeur absolument improbable pour tout scénario dépourvu de mécanisme qui aplatisse activement l'univers, comme l'inflation.
 
Le modèle SCDM (pour Standard Cold Dark Matter : Ω_total = 1, dont Ω_CDM ~ 0,95) dont tu parles était considéré comme le modèle cosmologique le plus simple pouvant décrire l’Univers observable dans les années 1990, mais il était déjà en crise du fait que les observables montraient que Ω_CDM ~ 0,2 - 0,3.
 
Les cosmologistes pro-inflation étaient partagés entre :
 
- OCDM (Open Cold Dark Matter) : univers « ouvert » à faible densité Ω ~ 0,2 - 0,3 => on abandonne la prédiction phare de la platitude parfaite pour sauver l'inflation via des modèles d'inflation dits « ouverts » (rares et plus complexes).
- ΛCDM (Lambda Cold Dark Matter) : univers plat avec constante cosmologique, qui emportera finalement tous les suffrages à partir de 1998. Il a été proposé dans la décennie  (1984 - 1995) par cosmologiqte comme Jim Peebles (1984), ainsi que Lawrence Krauss et Michael Turner. En 1990, George Efstathiou, et plus tard Jeremiah Ostriker et Paul Steinhardt en 1995, ont publié des articles fondateurs démontrant qu'un modèle avec ΩΛ ~ 0,7 et  Ωm ~0,3  permettait de réconcilier les prédictions de l'inflation avec l'âge des plus vieilles étoiles et la formation des grandes structures.
 
En tout cas, le fait que ce scénario d'inflation ait été défendu alors que les observables étaient par ailleurs défavorables (Ω ~ 0,3) reste un fait remarquable et mérite un coup de chapeau [:the bloodhound gang].
 
Et bien sûr, on n'infirme pas une prédiction théorique sur le prétexte qu'elle ne prédit pas tout. Ce serait d'autant plus injuste que l'ingrédient principal du paradigme inflationnaire, c'est la constante cosmologique, qui, au début des années 80, était postulée de valeur nulle par le plus grand nombre. L'inflation offre en sus une perspective fascinante sur l'écart déraisonnable entre la valeur prédite par la théorie quantique des champs pour l'énergie du vide, en introduisant l'idée que cette énergie a pu, dans le passé, atteindre des valeurs proches de celles prédites.
 

Citation :


Mais en 1998, les astronomes découvrent l'accélération de l'expansion de l'Univers.
Pour l'expliquer, on ressuscite alors cette constante cosmologique d'Einstein (l'Énergie Noire), le calcul sur les supernovas trop lointaines avait donné une valeur d'environ 0,7 (soit 70 % de l'énergie totale de l'Univers)... et c'est seulement à ce moment-là que les partisans de l'inflation ont sauté sur l'occasion et ont proposé : « Regardez ! 0,3 de matière + 0,7 d'énergie noire, ça fait 1 ! Notre prédiction d'un univers plat est sauvée ! »
 
Tu vois la différence entre les deux versions ? Mais si. Ce n'est pas une prédiction réussie, c'est un sauvetage de dernière minute par un élément extérieur que l'inflation n'avait pas du tout anticipé. L'inflation a bénéficié d'une heureuse coïncidence mathématique globale ultérieure, Ω = 1, mais le contenu physique qui permet d'y arriver était totalement faux dans sa version d'origine.
Alan Guth lui-même le raconte : « If Ω_tot were 0.3, as was widely believed in the 1990s [...] »


 
Donc, l'histoire, c'est que les partisans de l'inflation ont proposé, entre autres, ΛCDM, pour satisfaire Ω = 1 (prédiction très spécifique de l'inflation), et que la suite leur a donné raison.
 

Citation :


4. Par le hasard des liens sur ce sujet, je suis tombé sur les cours de physique de l'inflation de Daniel Baumann (comme ses conférences au TASI), le chapitre 2.4 montre la circularité du modèle : où Baumann rappelle explicitement +/- que « dans un espace de De Sitter parfait, les fluctuations de courbure (zeta) sont mathématiquement mal définies car le paramètre de *slow-roll* (epsilon) s'annule, ce qui revient à diviser par zéro. Pour s'en sortir et obtenir un indice spectral (n_s - 1) qui ne soit pas vide de sens, les cosmologistes sont obligés d'introduire une déviation artificielle (epsilon petit mais fini), d'inventer une forme de potentiel V(phi) sur mesure, puis la valeur "se fige" précisément à la sortie de l'horizon (k = aH).
Ils choisissent la forme et la vitesse de descente de l'inflaton pour obtenir le résultat observé déjà dans le ciel. »

Ce serait de la rétro-ingénierie mathématique.


 
De la rétro-ingénierie mathématique, oui. C'et tout à fait légitime dans le cadre d'une démarche scientifique. L'intérêt de l'usage des maths en physique théorique, c'est justement d'ajouter des contraintes de cohérence mathématique. De même qu'en relativité générale, la première forme intuitionnée : Rμν = kTμν a dû être abandonnée pour des raisons de cohérence, au profit d'une forme moins intuitive mais qui s'avère la bonne : Rμν – 1/2 gμν = kTμν.
 

Citation :


5. Une coquille à corriger, de physique pure... bah, disons plutôt de cosmologie aussi : dans un scénario de rebond (LQG), on ne passerait pas "quand même par une phase inflationnaire".
L'intérêt majeur des modèles cosmologiques de rebond (comme l'univers ekpyrotique de Steinhardt et Turok) « serait (note bien le conditionnel) plutôt de démontrer que la platitude et l'homogénéité s'acquièrent pendant la phase de contraction lente avant le rebond. »
Ils se passeraient (note mon conditionnel, encore) donc d'inflation exponentielle après le rebond.
Sans doute d'autres auteurs ont des variantes. Je crois que Loeb en a une à lui, je n'ai pas vérifié ça. En toute apparence, toi non plus.


 
Je me suis fondé sur ma mémoire du visionnage d'une conférence d'Aurélien Barrau où il mentionnait en passant que la différence avec le modèle standard, c'était pas l'inflation (« de toute façon, l'inflation suit le rebond » un truc dans le genre).
 
Mais on peut vérifier avec Gemini (Pro) :
 

Citation :

Q : Est-ce que dans le scénario le plus commun du Big Bounce de la cosmologie fondée sur la gravité quantique à boucle, on a une phase inflationnaire qui suit le rebond ?
 
R : Oui. Dans le modèle standard de la cosmologie quantique à boucles (LQC - *Loop Quantum Cosmology*), la phase qui suit le Big Bounce (Grand Rebond) inclut une phase d'inflation. En réalité, le rebond rend cette inflation presque inévitable.
 
Voici la chronologie typique de ce scénario :
 
La super-inflation quantique : Immédiatement après le rebond, lorsque la densité de l'univers est encore proche de la densité de Planck, les effets répulsifs de la géométrie quantique (qui ont empêché la singularité) provoquent une phase extrêmement brève mais violente appelée super-inflation. Durant cette fraction de seconde, le taux d'expansion de l'univers augmente de manière explosive.
 
L'attracteur vers l'inflation classique (*slow-roll*) : Cette dynamique quantique initiale agit comme un entonnoir dynamique. Si l'on suppose l'existence d'un champ scalaire (l'inflaton), la super-inflation va naturellement « pousser » ce champ dans les conditions exactes requises pour déclencher une phase d'inflation standard (à roulement lent).


 
Un article au titre assez évocateur là-dessus :
*Genericness of inflation in isotropic loop quantum cosmology*
 
Bon, et sinon, oui, on peut trouver des mécanismes de rebond sans inflation. Mais ça implique d'autres postulats comme des corrections quantiques qui ne sont pas plus « naturelles » en l'état actuel du débat.
 

Citation :

6. Je salue ton honnêteté d'admettre que la séquence classique (Singularité => Ère de Planck => Inflation) est un artefact de vulgarisation sans fondement physique consistant.
Mais si tu retires la singularité et l'ère de Planck, tu confirmes mon point initial : l'inflaton n'est plus une particule née d'un cadre physique unifié, c'est un curseur mathématique flottant au milieu de nulle part.


 
Ce paragraphe n'a aucun sens.
 
L'inflaton est né d'un cadre physique unifié : c'est un champ scalaire, ce qui lui donne certaines propriétés.
Il n'est pas prédit par le modèle standard des particules, ça, OK. Il est postulé par la cosmologie. Le fait que la cosmologie fasse des prédictions en physique fondamentale n'est pas du tout exorbitant. C'est exactement comme la matière noire et la constante cosmologique. Observer l'univers à très grande échelle peut nous aider à comprendre comment il se comporte à petite échelle.
 
Et ça, c'est beau [:doc_prodigy]
 

Citation :


7. Quand la réponse à l'absence de falsifiabilité d'une théorie (le fait que l'inflation mène à un multivers éternel où tout se produit une infinité de fois, détruisant toute prédictivité) consiste à dire « c'est le modèle dominant », on sort de la méthode scientifique pour entrer dans le dogme de chapelle.


 
Ben non. L'infinité sort de ton chapeau, pas du mien. Un de mes présupposés métaphysique les plus profond, c'est que rien dans la Nature n'est infini. Et c'est une option partagée, vu que l'apparition d'une grandeur infini dans un calcul de physique théorique est considéré comme pathologique  
 
Prédire un très grand nombre d'univers possibles est différent d'en prédire une infinité et n'implique pas non plus que tout est possible. De même que prédire qu'il y a un très grand nombre de planètes dans l'univers ne permet pas de prédire qu'il existe des planètes cubiques.
 
On peut tout à fait garder un grand nombre de contraintes issues de la physique fondamentale pour « explorer » par la pensée le multivers. C'est même la seule façon de procéder.
 

Citation :


Je ne connais aucun modèle dit « standard ni dominant » en génétique ni en biologie ni en hérédité moderne ; rien qui ressemble aux modèles concurrents en cosmologie pour expliquer un même événement. Je n'en connais que des machins qui fonctionnent et/ou s'expérimentent, sont vérifiables et, pour des sujets différents, l'hérédité liée au X, par exemple, n'est pas un modèle concurrent à l'hérédité mendélienne, c'est une autre modalité d'hérédité liée à des locus et chromosomes.
Pas des modèles standard ni en concurrence. La génétique est l'ensemble de connaissances sur tels processus, pas un modèle. Il y a des inconnues en toute discipline et des discussions, *of course*, mais ce qui fonctionne est intégré, et ce qui n'est vérifiable que dans un monde inaccessible, ça va direct à la poubelle sans regrets.
Ils n'attendent pas 40 ans : les machins invisibles car inatteignables, donc indémontrables, n'existent plus en biologie. Leurs fossiles non plus. :D
Et quand des hypothèses sont sauvées des oubliettes par un coup de bol opportuniste, tant mieux pour elles, on évite de romancer leur historique. Parmi ces disciplines citées, aucune de leurs sous-disciplines ne s'accole au complément « [zozologie] théorique » ni « Biologie théorique », rien de ça. Pourtant, elles jonglent toutes sans problème entre théorie, empirique, observation, expérimentation. Normal.
En somme, elles semblent toutes être des disciplines scientifiques avec des délimitations *Popper-like*, et surtout semblent suivre la célèbre maxime de Feynman : « Peu importe la beauté de votre théorie, peu importe votre intelligence, ou le nom de celui qui l'a trouvée : si elle ne s'accorde pas avec l'expérience, elle est fausse. » (ou à rejeter du champ des sciences (ndBibi))


 
La cosmologie fonctionne comme la biologie, mais avec d'autres contraintes.
 
Donc, l'argument comme quoi « ça ne fonctionne pas comme ce que je connais »... bah, c'est juste un argument pour t'inciter à étendre ton horizon intellectuel.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 19-09-2026 à 12:17:01

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75313583
Zorglub201​6
Posté le 19-09-2026 à 17:52:50  profilanswer
 

:sarcastic:  
Réponse de MA I.A (celle gratos, d'office à gauche de Google, j'en ai pas d'autre): "Dans la grande majorité des modèles du Grand Rebond (le Big Bounce), il n'y a pas d'inflation cosmique. L'absence d'inflation est d'ailleurs le principal argument de cette théorie. Pourquoi le Grand Rebond se passe d'inflation ? Dans le modèle classique du Big Bang, l'inflation a été inventée pour expliquer pourquoi l'Univers est si lisse, plat et homogène. Dans le modèle du Grand Rebond (comme le modèle cyclique porté par des physiciens comme Paul Steinhardt), on résout ces problèmes d'une tout autre manière : Pendant la phase de contraction - l'Univers précédent se [i]condense avant le rebond, l'espace prend tout son temps pour se lisser, se mélanger et uniformiser sa température. Lors du Rebond, la gravité quantique agit comme un ressort répulsif. Elle empêche l'Univers de s'effondrer en un point infiniment dense (la singularité) et le propulse directement dans une nouvelle phase d'expansion. Comme la phase de contraction a déjà fait tout le travail de "lissage" et de "mise à plat", l'inflation cosmique devient totalement inutile"[/i]
 
On ne doit pas avoir la même I.A. ou elle change ses réponses selon l'heure etc. Ou ton micro est comme le mien et ta I.A a confondu Big bounce avec Big Bang... Ca m'est arrivé !: la I.A. m'a répondu tantôt 2 fois sur le big bang. Elle avait entendu cela. J'ai donc dû lui écrire la question pour qu'elle me réponde sur le Big Bounce (sa réponse ci-dessus).
 

Citation :

Ben non. L'infinité sort de ton chapeau, pas du mien. Un de mes présupposés métaphysique les plus profond, c'est que rien dans la Nature n'est infini. Et c'est une option partagée, vu que l'apparition d'une grandeur infini dans un calcul de physique théorique est considéré comme pathologique  
 Prédire un très grand nombre d'univers possibles est différent d'en prédire une infinité et n'implique pas non plus que tout est possible. De même que prédire qu'il y a un très grand nombre de planètes dans l'univers ne permet pas de prédire qu'il existe des planètes cubiques.


:sarcastic:  Je ne suis vraiment pas fan de ces pirouettes sémantiques.  
 
L’infinité ne sort pas de mon chapeau, elle sort des équations de l’inflation éternelle que tu défends. Par définition, un mécanisme qui n’a pas de fin temporelle génère une quantité infinie d’objets. Par définition, l'IN-FINI est ce qui est sans FIN(I) (sans limite, sans frontière). Bocoup bocoup long ou bocoup bocoup grand ou très grand nombre =/= infini.  
 
(ps: On peut toujours jongler ici et pseudo rétorquer avec l'exemple d'une sphère, un cercle ou un machin Moëbius-like, etc. mais évitons-nous ça. Je peux aussi jongler avec les maths, c'est inutile ici : On ne peut pas comptabiliser en "très grand nombre" un processus temporel qui se poursuivra pour toujours, du moins en théorie selon le modèle théorique. Le temps qu'on connaît va du passé vers le futur sans jamais se superposer ni refaire le même chemin, il n'est assimilable à un cercle qui tourne en boucle que dans les films de S-F. )
 
Ton analogie avec les planètes cubiques est un autre faux fuyant. Évidemment que les lois physiques imposent des contraintes... Et ?
Le problème n'est pas de savoir si une planète peut être cubique, le problème est statistique : si le cadre de la théorie des cordes (le Landscape) autorise p.e. 10^500 combinaisons de lois physiques différentes et que ton inflation éternelle produit un nombre infini d'univers-bulles, alors chacune de ces 10^500 configurations va se réaliser une infinité de fois. Tu ne peux pas revendiquer les succès de l'inflation éternelle d'un côté, et refuser sa conséquence mathématique directe de l'autre sous prétexte que l'infini te semble "pathologique".  
 
Bien sûr que l'infini est pathologique en physique ; c'est un objet/concept purement mathématique ; qui peut même en contenir un autre, etc,.  
C'est précisément pour cela que la majorité des critiques — ainsi que des défenseurs — du multivers parlent d'infini : parce que ce serait le résultat brut de la théorie, remodelée après Guth 1980 et avec Guth. En limitant arbitrairement le multivers à un "grand nombre", tu ajoutes un présupposé métaphysique pour... pour sauver le modèle de sa propre conclusion ? Hey !  
 

Citation :

De la rétro-ingénierie mathématique, oui. C'et tout à fait légitime dans le cadre d'une démarche scientifique. L'intérêt de l'usage des maths en physique théorique, c'est justement d'ajouter des contraintes de cohérence mathématique. De même qu'en relativité générale, la première forme intuitionnée : Rμν = kTμν a dû être abandonnée pour des raisons de cohérence, au profit d'une forme moins intuitive mais qui s'avère la bonne : Rμν – 1/2 gμν = kTμν.


Oh putain...  
A) Einstein avait ajouté ce terme pour respecter la loi de conservation absolue, universelle. Contrainte mathématique imposée par des fondamentaux, indépendamment de toute observation. Une fois ce terme ajouté, l'équation était finie, terminée, prédisant des choses précises sans possibilité de tricher. Mais toujours falsifiable.  
B) Les cosmoschtroumpfs de l'inflation, - ce qui entre autres leur est reproché par les critiques - " eux, ne font pas ça pour respecter un grand principe d'unification. Comme le pointe Daniel Baumann, ils modifient la forme du potentiel de l'inflaton uniquement pour que le résultat final colle à la carte du ciel qu'ils ont déjà sous les yeux. Si une nouvelle observation satellite arrive demain, il leur suffit de changer la forme de la pente (le potentiel) pour que ça marche à nouveau."... => infalsifiable.
A y B no son lo mismo, señor !  :ouch:  
 
Les épistémologues tik-tokers se réfèrent à Popper pour tout et rien. Je ne fais pas partie du tout du fan-club de K. Popper.  
Mais pour discriminer ce genre de choses - B) (rétro)-ingéniérie à variator opportuniste et A) finaliser et compléter une théorie, Popper avait mis les choses au clair.
 
________
 
Je passe sur le reste, trop chronophage et ce sont plus des réactions de fan multiversiste de la Theory of Anything, qu'autre chose.  
Tu as autant le droit d'apprécier ta théorie inventée par des gars perdus dans leurs maths que moi de la foutre à la poubelle pour les mêmes raisons, ainsi et surtout pour son infalsiabilité, même si rien de mieux ne la remplacerait. C'est poubelle ; plus franchement encore depuis que je m'y suis récemment intéressé d'un peu plus près, en dilettante.  
Adresse tes prochaines remarques à Steinhard ou Luminet. Eux sont astrophysiciens, pas moi, ils ne l'ont peut-être pas encore définitivement jetée to the corbeille à papiers.
___________
 
 :jap: Pour ceux intéressés par l'histoire de l'inflation et ses problèmes, Jean-Pierre Luminet - astropysicien - vulgarise très bien l'affaire en 4 vidéos critiques ; sans s'ennuyer avec des formules ni équations. Il a des explications limpides, hormis que pour les 2 dernières vidéos il faut augmenter le volume sonore (enregistrement du son un peu faiblard)
Une heure de temps au total richement investie.
 
Les hauts et les bas de l'inflation (1 à 4) par Jean-Pierre Luminet
1/4
https://www.youtube.com/watch?v=qDzZPJDe7wE&t=6s
2/4
https://www.youtube.com/watch?v=e9ovq251v90
3/4
https://www.youtube.com/watch?v=hOf71_5OGOs&t=430s
4/4
https://www.youtube.com/watch?v=nbRUTonHjNE
 
Si vous perdez votre temps avec ces 4 vidéos, je mange mes chaussettes.

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 19-09-2026 à 21:44:37

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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
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Posté le 19-09-2026 à 17:52:50  profilanswer
 

n°75314026
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 19-09-2026 à 20:01:53  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :

:sarcastic:
Réponse de MA I.A (celle gratos, d'office à gauche de Google, j'en ai pas d'autre): "Dans la grande majorité des modèles du Grand Rebond (le Big Bounce), il n'y a pas d'inflation cosmique. L'absence d'inflation est d'ailleurs le principal argument de cette théorie. Pourquoi le Grand Rebond se passe d'inflation ? Dans le modèle classique du Big Bang, l'inflation a été inventée pour expliquer pourquoi l'Univers est si lisse, plat et homogène. Dans le modèle du Grand Rebond (comme le modèle cyclique porté par des physiciens comme Paul Steinhardt), on résout ces problèmes d'une tout autre manière : Pendant la phase de contraction - l'Univers précédent se recondense (je ne sais pas s'il y a un meilleur mot) avant le rebond, l'espace prend tout son temps pour se lisser, se mélanger et uniformiser sa température. Lors du Rebond, la gravité quantique agit comme un ressort répulsif. Elle empêche l'Univers de s'effondrer en un point infiniment dense (la singularité) et le propulse directement dans une nouvelle phase d'expansion. Comme la phase de contraction a déjà fait tout le travail de "lissage" et de "mise à plat", l'inflation cosmique devient totalement inutile"

 

C'est quelle IA ? Je ne sais pas où il a été pêcher l'info  [:gratgrat]

 

Je vais sur le site de Paul Steinhardt, consacré spécifiquement à l'exposé de ses articles sur la cosmologie du rebond.
Bouncing Cosmology and String Theory

 

Donc déjà il ne s'agit pas du Grand Rebond de la théorie quantique à boucle mais celui de la théorie des cordes.

 

Et alors bon, quand je vais dans le détail le scénar du rebond, il est quand même très très proche de l'inflation, avec champ scalaire, rehating, et croissance du facteur d'échelle avec exactement les même exigence pour le e-fold (N=60) :D Ce qui n'est évidemment pas un hasard et résulte des même contrainte sur la courbure : il faut une croissance monstrueuse du facteur d'échelle pour applatir l'univers au point que la croissance de la courbure depuis le Big Bang reste compatible avec l'observable (l'univers est plat à mieux que 0,2% près).  

 

Bouncing Cosmology made simple
Anna Ijjasa and Paul J. Steinhard

 

page 8
Selon le scénario du rebond, à un moment donné pendant ou peu après le rebond, l’énergie cinétique emmagasinée dans les champs scalaires est convertie en la matière et en le rayonnement que nous observons aujourd’hui, avec un paramètre ε ≤ 2.
Le processus irréversible de réchauffage explique alors l’asymétrie de ε autour du point de rebond.
Comme la taille de l’horizon est proportionnelle à a^ε (où a est le facteur d’échelle), et que ε est plus grand avant le rebond qu’après, la croissance de la taille de l’horizon s’éloignant du rebond est asymétrique, comme illustré de manière schématique dans la Figure 3. En réalité, la différence est exponentiellement plus grande quantitativement.
Par exemple, si le rebond se produit à des températures de l’ordre de 10¹⁵ GeV, alors le facteur d’échelle doit augmenter d’un facteur proche de e⁶⁰ (soit 60 « e-fold») avant que la taille de l’horizon n’atteigne la taille de la région observable dans la phase d’expansion, comme montré à droite de la figure.

 
Citation :


Citation :

Ben non. L'infinité sort de ton chapeau, pas du mien. Un de mes présupposés métaphysique les plus profond, c'est que rien dans la Nature n'est infini. Et c'est une option partagée, vu que l'apparition d'une grandeur infini dans un calcul de physique théorique est considéré comme pathologique  
 Prédire un très grand nombre d'univers possibles est différent d'en prédire une infinité et n'implique pas non plus que tout est possible. De même que prédire qu'il y a un très grand nombre de planètes dans l'univers ne permet pas de prédire qu'il existe des planètes cubiques.


:sarcastic:  Je ne suis vraiment pas fan de ces pirouettes sémantiques.

 

L’infinité ne sort pas de mon chapeau, elle sort des équations de l’inflation éternelle que tu défends. Par définition, un mécanisme qui n’a pas de fin temporelle génère une quantité infinie d’objets. Par définition, l'IN-FINI est ce qui n'est pas FINI (ou n'a pas de fin).

 

Ben non... L'inflation est éternelle dans le futur, mais pas dans le passé. La traduction du terme eternal inflation en français serait plus correctement rendue par inflation perpetuelle.

 

Alan Guth y consacre son dernier paragraphe dans son papier que j'ai déjà cité "Eternal inflation and its implications" (2007) que je traduis :
6. L'inflation a-t-elle besoin d'un commencement ?
Si l'univers peut être éternel dans le futur, est-il possible qu'il le soit également dans le passé ? Je vais décrire ici un théorème récent [43] qui montre, sous des hypothèses plausibles, que la réponse à cette question est non. Ce théorème repose sur le fait bien connu que la quantité de mouvement d'un objet se déplaçant sur une géodésique dans un univers en expansion est décalée vers le rouge, tout comme celle d'un photon. Supposons donc que nous considérions une géodésique de type temps ou nulle prolongée vers le passé. Dans un univers en expansion, une telle géodésique sera décalée vers le bleu. Le théorème montre que, dans certaines circonstances, ce décalage vers le bleu atteint une rapidité infinie (c'est-à-dire la vitesse de la lumière) en un temps propre fini (ou paramètre affine) le long de la trajectoire, ce qui indique qu'une telle trajectoire est (géodésiquement) incomplète."

 

La preuve formelle en question est le théorème BGV (Arvind Borde, Alan Guth et Alexander Vilenkin, 2003) qui prouve que si on postule que la vitesse de la lumière est finie, toute phase d’expansion inflationnaire (avec ȧ > 0 et ä > 0) doit être incomplète dans le passé.

 

Ref [43]: Inflationary spacetimes are not past-complete


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 19-09-2026 à 20:06:38

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75314195
Zorglub201​6
Posté le 19-09-2026 à 20:50:22  profilanswer
 

[:alain doux-lilas:6]  
 
Je me contrefous de ton I.A. comme de la mienne, autant que du grand rebond.  
Je ne sais strictement rien du grand rebond hormis que ça devrait sans doute rebondir. D'où le nom.
Les 4 ou 5 fois que des astrophysiciens s'y sont référés sur mes récentes lectures, ceux qui critiquent l'inflation, pour 5/5 le big rebond n'aurait ni inflation ni guthienne ni pas guthienne, et il éviterait quelques conséquences a-scientifs et quelques pépins de l'inflation éternelle=>multivers.  
Ca ne veut pas dire qu'il n'en génère pas d'autres, si ça se trouve c'est pire, mais je m'en contrefous; ça me fait une belle jambe et ça ne donne pas de plus-value scientifique à l'inflation-multivers.  
 
 :sleep: Je ne te réponds pas pour vanter le big rebond: je t'ai reporté ce que mon I.A. Google m'a répondu à ce sujet, et je réponds depuis X jours à tes sorties où ton penchant pour remodeler sémantiquement les choses à ta sauce est plus clignotant que d'habitude. Ca grésille très fort mais ce n'est pas bien grave, je suis sourd comme un pot.  
 
En revanche, si tu fais partie du club de gens souffrant de ce travers-ci: incapables de lire une critique épistémol. de X sans y voir un éloge pour Z, merci d'adresser tes remarques sur ce grand rebond Z à ses défenseurs ou théoriciens. J'ai déjà donné avec ce travers sur d'autres topics et je me contrecarre le grand rebond au même endroit que l'inflation.
 [:obvious]

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 20-09-2026 à 11:29:48

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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75314224
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 19-09-2026 à 20:59:06  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :

 

Je me contrefous de ton I.A. autant que du grand rebond. Je ne sais rien du grand rebond, mais les 4/4 fois que des astrophysiciens s'y sont référés sur mes récentes lectures, il n'aurait ni inflation guthienne ou pas guthienne, et il éviterait quelques conséquences a-scientifs et quelques pépins de l'inflation éternelle => multivers.  Ca ne veut pas dire qu'il n'en génère pas d'autres, si ça se trouve c'est pire mais je m'en contrefous; ça me fait une belle jambe.

 

Je ne te réponds pas pour vanter le big rebond, je t'ai reporté ce que mon I.A: Google m'a répondu à ce sujet et je réponds à tes sorties où ton penchant pour remodeler sémantiquement les choses à ta sauce, est plus fluorescent que d'habitude.  

 

Pas bien grave. En revanche, si tu fais partie de ces gens incapables de ne pas mélanger critique de X sans y voir un éloge pour Z, merci mais j'ai déjà sonné sur d'autres topics.

 

En résumé : tu as essayé de faire ton malin, comme d'hab, ça ne marche pas, et tu t'en vas comme un prince.

 

[:vave1:1]

 

Mais bon : grâce à ça, on a vraiment parlé de cosmologie sur ce topic, et pour ça je te remercie  :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 19-09-2026 à 21:01:58

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75314261
Zorglub201​6
Posté le 19-09-2026 à 21:05:36  profilanswer
 

J'ai relevé pas mal de remodélisations Gilgameshiennes de la réalité historique et scientifique, ainsi que quelques-unes de tes petites astuces. Ce fut cool en effet, je t'en remercie.  
 
Pour discuter du "grand rebond" dans ce topic, je ne suis pas ton homme. Je n'ai discuté que des quelques points du multimess que j'ai un peu assimilés.  
Adresse-toi p.e. à Justeleblanc ou Donut78, pris au hasard : il l'a découvert avant-hier et il est plus sympa que moi. Il ne devrait pas trop te contredire.

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 19-09-2026 à 21:20:15

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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75314269
donut78
Stop eating donuts
Posté le 19-09-2026 à 21:07:59  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :


Pour discuter de ce grand rebond dans ce topic, je ne suis pas ton homme. Adresse-toi p.e. à Donut78, il est plus sympa que moi et il l'a découvert avant-hier. Il ne devrait pas trop te contredire.


 [:pillywiggins]

 

Ce melon  [:brutax:4]


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Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien. Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière ...
n°75314298
Zorglub201​6
Posté le 19-09-2026 à 21:16:46  profilanswer
 

:sarcastic: En quoi admettre que je ne connais rien du tout à la théorie du Big rebond et refuser gentiment un échange à ce sujet serait du melon ? Explique...
 

Citation :

Gilgawesh: L'inflation est éternelle dans le futur, mais pas dans le passé. La traduction du terme eternal inflation en français serait plus correctement rendue par inflation perpetuelle.


 
Vi vi je suis au courant de la fumeuse formule de Guth et ses 2 collègues, sur cette apparition obligée et probabiliste d'un 1er univers dans le passé, avant le temps "0", ou G était inclus.  
 
Sorry, mais tes suggestions de traduction, c'est... Miam. La traduction la plus littérale de eternal inflation est bien inflation éternelle. Ca ne change rien au fait exposé plus haut, que ce soit appelé inflation perpétuelle ou éternelle (vers le futur et ses conséquences), que l'Univers ait eu un début unique ou pas.  
 

Citation :

Et alors bon, quand je vais dans le détail le scénar du rebond, il est quand même très très proche de l'inflation, avec champ scalaire, rehating, et croissance du facteur d'échelle avec exactement les même exigence pour le e-fold (N=60)


Soit tu tentes encore de tordre les choses, soit tu vas trop vite dans tes lectures et conclusions. L'extrait que tu as mis résumant une partie du big bounce et qui ressemblerait à une inflation par sa magnitude, ne serait pas une inflation selon les 2 théoriciens cités :  
 
"C'est précisément l'intérêt et la subtilité : Dans la cosmologie standard, le terme « e-folds » (ou une croissance d'un facteur e⁶⁰) est presque toujours associé à l'inflation cosmique. Mais ici, dans le modèle du Big Bounce d'Ijjas et Steinhardt, ce mécanisme physique est radicalement différent : Pas d'accélération brutale : L'inflation repose sur une expansion exponentielle ultra-rapide et violente de l'espace juste après le moment zéro. Cette augmentation de e⁶⁰ du facteur d'échelle se produit de manière classique, lors de la phase d'expansion thermique standard (dominée par le rayonnement et la matière).Le lissage s'est fait AVANT : L'inflation est censée « lisser » l'univers pendant l'expansion. Dans le scénario du rebond, l'univers est déjà devenu parfaitement lisse et plat avant le rebond, grâce à la phase de contraction lente (la phase ekpyrotique où ε > 2).Une simple dilatation de l'horizon : Les « 60 e-folds » mentionnés ici ne servent pas à résoudre le problème de l'homogénéité (qui est déjà réglé). Ils représentent simplement le temps nécessaire pour que l'horizon de notre univers observable s'agrandisse naturellement à la vitesse de la lumière jusqu'à atteindre la taille de ce que nous voyons aujourd'hui. C'est une expansion thermique normale, asymétrique par rapport à la contraction, mais qui exclut totalement tout recours à une phase d'inflation cosmique"
 
Allez, au plaisir. La vie est courte. Merci à tous.

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 20-09-2026 à 11:48:33

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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75314368
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 19-09-2026 à 21:30:36  profilanswer
 

Note : je ne connais pas bien non plus les scénarios de Big Bounce, je les découvre un peu au fur et à mesure.  


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 19-09-2026 à 21:31:02

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75314383
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 19-09-2026 à 21:33:23  profilanswer
 

Ah tiens, ça viens de sortir, je vais zieuter ça
 
L’Univers est-il un Multivers infini ? Jean-Philippe Uzan répond
 
Vu : mouais, bof.
 
Il est OK avec l'idée mais faut juste pas affirmer l'existence du Multivers parce qu'on ne peut pas le prouver. J'ai envie de  répondre : no shit, Sherlock. C'est un peu enfoncer une porte ouverte avec de l'élan. La science délivre toujours une connaissance dont le statut revendiqué est d'être provisoire au travers de théorie, et ça se solidifie au fil de l'eau. Là je trouve qu'il fait un homme de paille en reprochant à "des scientifiques américains" de faire courir un risque à la méthode scientifique en traitant le Multivers comme un objet théorique.  

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 19-09-2026 à 21:53:20

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75314649
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 19-09-2026 à 22:48:20  profilanswer
 

Ici c'est le topic rebond' iuesrie, infatuation, théorie des ordres et multiversets, le taulier est en pls et rien sur dieu, vous êtes vaches.

n°75314659
donut78
Stop eating donuts
Posté le 19-09-2026 à 22:51:51  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :

:sarcastic: En quoi admettre que je ne connais rien du tout à la théorie du Big rebond et refuser gentiment un échange à ce sujet serait du melon ? Explique...


Parce que tu crois m'apprendre l'existence de la théorie du rebond alors que j'ai du lire ça dans science et vis junior il y a 35 ans.

Message cité 1 fois
Message édité par donut78 le 19-09-2026 à 22:52:09

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Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien. Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière ...
n°75314821
big e
Posté le 20-09-2026 à 00:37:20  profilanswer
 

Zorglub a aussi beaucoup lu "science et vice"  :D

n°75314936
justelebla​nc
Posté le 20-09-2026 à 08:06:10  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

En résumé : tu as essayé de faire ton malin, comme d'hab, ça ne marche pas, et tu t'en vas comme un prince.

 

[:vave1:1]

 

Mais bon : grâce à ça, on a vraiment parlé de cosmologie sur ce topic, et pour ça je te remercie  :jap:


Et c'est très intéressant, même ce qu'a dit Zorglub. Mais bon, il ne s'en ira pas  :D, il fait la causette voire aussi la cosette toujours et de plus en plus. Une forme d'inflation.

n°75314950
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 20-09-2026 à 08:22:56  profilanswer
 

Seigneur de Jésus de Nazareth, ça lui collerait des particules et les choses seraient plus évidentes.

n°75314997
muzah
Bal Musette @ HFR depuis 1997
Posté le 20-09-2026 à 08:52:27  profilanswer
 

pegasi a écrit :

Faut bien un bidul truc pour un commencement d’explication "rationnelle". Perso je n’ai aucune croyance en un dieu. D’ailleurs ceux que nous proposent les religions, ça me fait penser au théâtre guignol.
Ça fait un petit bout de temps que je me pose des questions existentielles.  
Tout ne peut pas être non plus le fruit du hasard.
Alors faut bien un catalyseur, un processus qui aboutie à un univers avec des planètes où peuvent naître la vie.
Je suis preneur de tout début de piste.


En parlant de théâtre de guignol, y'a la venue du pape à Paris : 27 millions d'euros. Apparemment payés par les croyants, qui pour le moment ont apporté 8 millions. S'ils mettaient tout ce fric dans l'hébergement d'urgence ou la lutte contre la pédophilie, ce serait sans doute plus efficace.


---------------
un instant monsieur ça-va-chier
n°75315003
muzah
Bal Musette @ HFR depuis 1997
Posté le 20-09-2026 à 08:55:03  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


C’est comme tout, si ton ordinateur fonctionne mal c'est une sacrée saloperie : on aurait jamais du l’inventer.
C’est valable aussi pour les voitures, les trains, les avions...


Conception humaine, erreur humaine.

 

Un peu comme la palanquée de livres sur divers dieux dont les 3 escroqueries bible/coran/torah.


---------------
un instant monsieur ça-va-chier
n°75315035
TZDZ
Posté le 20-09-2026 à 09:11:13  profilanswer
 

donut78 a écrit :


Parce que tu crois m'apprendre l'existence de la théorie du rebond alors que j'ai du lire ça dans science et vis junior il y a 35 ans.


C'est la version techno de science et Vie junior  :D
 [:guillaume7520:4]

n°75315104
WATT1000
Gringatcho Demento
Posté le 20-09-2026 à 09:40:16  profilanswer
 

muzah a écrit :

En parlant de théâtre de guignol, y'a la venue du pape à Paris : 27 millions d'euros. Apparemment payés par les croyants, qui pour le moment ont apporté 8 millions. S'ils mettaient tout ce fric dans l'hébergement d'urgence ou la lutte contre la pédophilie, ce serait sans doute plus efficace.

 

les cathos peuvent bien claquer leur pognon comme ils veulent ; et  quand à ventiler les dons dans des sujets en particulier... pourquoi leur fric serait plus efficace que celui de tes impots pour lutter contre ces saloperies ?

 

t'enlève le côté guignol de la religion, il lui reste plus grand chose pour tenter de t'émouvoir

 

au moins les évangélistes poussent les curseurs à bloc avec leurs pasteurs qui font le show avec les fidèles ...

 

alors que mr pape
 [:corvette racing]

n°75315119
pegasi
Posté le 20-09-2026 à 09:45:16  profilanswer
 

Citation :

Mais bon : grâce à ça, on a vraiment parlé de cosmologie sur ce topic, et pour ça je te remercie


 [:yaisse]  
Les interventions de zorgruk, c’est du pain béni pour ce topic  :D


Message édité par pegasi le 20-09-2026 à 09:45:34
n°75315198
Zorglub201​6
Posté le 20-09-2026 à 10:07:17  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

La science délivre toujours une connaissance dont le statut revendiqué est d'être provisoire au travers de théorie, et ça se solidifie au fil de l'eau. Là je trouve qu'il fait un homme de paille en reprochant à "des scientifiques américains" de faire courir un risque à la méthode scientifique en traitant le Multivers comme un objet théorique.  


Oh là là..  
 
A chacune de tes interventions, tu démontres de plus en plus ton penchant maladif pour détourner sémantiquement des notions et idées communes à ta convenance.  
Incrustées dans cette courte phrase, 2 notions que tout oppose: une hypothèse temporairement non testée (qui attend p.e. que la technologie progresse) et une hypothèse structurellement intestable.  
Le Boson de Higgs, les Ondes gravitationnelles étaient non testés à leur naissance mais réfutables dès le premier jour sur le papier. Leurs équations disaient : "Si vous construisez un détecteur assez puissant et que vous ne trouvez rien à l'énergie X, ma théorie est fausse".  
Les théories prenaient le risque de mourir.  C'est +/- ça la falsiabilité, la réfutabilité.  
 
Le multivers de l'inflation ne joue pas dans cette catégorie pour au moins deux raisons: barrière physique de l'horizon cosmologique, problème de  la mesure, rétro-ingénieiring ad hoc et à gogo, etc. Une hypothèse structurellement intestable et immunisée contre l'échec. Elle ne se "solidifie" jamais, elle reste une spéculation mathématique ou bascule dans le dogme.  
C'est +/- ça l'infalsiabilité.
 
Nota bene: Il paraîtrait que les multimess seraient testables/démontrables si et seulement SI le pop-corn-bulle voisin avait eu un violent contact avec notre pop-corn à nous par le passé et y avait laissé des traces...  C'est beau l'espoir de l'imagination.  
"Les critiques répondent que cette idée n'a même pas besoin d'être mise en place expér ou observationnellement, puisque la théorie des multimess perpétuels elle-même s'en charge par sa propre structure mathématique molle, qui le rend incapable d'être contredit."
 
STP, file-moi un exemple de concept qui refuse de se soumettre au tribunal de l'expérience et falsiabilité, mais ait été validé comme connaissance du monde physique par les sciences intégratives.
 
  :sarcastic:  
 
___________
 
Les gars de la vidéo en français que tu commentes - J-P Uzan - ne devrait pas parler de risque puisque c'est déjà entré dans la physique moderne, où l'inflation n'est malheureusement pas le seul caméléon.  
"On retrouve exactement le même glissement de méthode dans d'autres théories contemporaines : La Supersymétrie (SUSY) : Elle prédisait des particules partenaires pour chaque particule connue. Le grand collisionneur du CERN (le LHC) a exploré toutes les zones d'énergie où elles devaient mathématiquement se trouver : il n'y a absolument rien. Au lieu d'admettre l'échec, ses partisans ont simplement repoussé la masse de ces particules au-delà des capacités du détecteur. Et va que je t'embrouille : la théorie s'ajuste pour devenir intestable.  
Le Landscape de la Théorie des Cordes : Face à l'impossibilité de trouver une équation unique pour décrire notre Univers, la théorie s'est diluée en prédisant 10^500 solutions différentes. C’est l'aveu d'une théorie devenue si malléable qu'elle ne prédit plus rien de précis. 

 
Kavli Institute for Theoretical Physics, The String Landscape, the Swampland, and Our Universe ▸ KITP Public Lecture by Cumrun Vafa :  
https://www.youtube.com/watch?v=unTcdpaQKRU&t=2316s  
 
Cumrun Vafa aurait démontré que beaucoup de modèles d'univers semblant cohérents sur le papier - consistance mathématique - sont en réalité mathématiquement incompatibles avec la gravité quantique. Il a jeté ces modèles dans le "Swampland", le marécage des théories impossibles.
 
Des lectures recommandées par le web sur ce sujet central dont on bavarde plus haut "comment la physique moderne s'est perdue dans les mathématiques pures et produit aujourd'hui du "n'importe quoi" intestable, par amour de l'élégance formelle" :  
 
"Rien ne va plus en physique !", Lee Smolin
"Lost in Maths", Sabine Hossenfelder
"Farewell to Reality", Jim Baggott
"Not Even Wrong: The Failure of String Theory and the Search for Unity in Physical Law", Peter Woit
 
Jim Baggot, Hossenfelder et Woit dénoncent notamment les partisans de l'inflation éternelle et des cordes p.e., qui s'éloignent de la rigueur scientifique et ses délimitations pour s'enfoncer dans ce qu'ils appellent la "physique de conte de fées", la "réification des maths", etc. des disciplines quasiment esthétiques et mathématiques qui ont "fait les adieux au réel", à la validation par expérimentation.  
 
Lee Smolin dénonce lui aussi le multivers perpétuel comme le "symptôme d'une capitulation intellectuelle" à comprendre les réglages du nôtre, mais propose une alternative appelée la Sélection Naturelle Cosmologique (ou Fécondité cosmologique) : Il imagine que les univers pourraient naître à l'intérieur des trous noirs.  
Un univers qui génère beaucoup de trous noirs aurait donc beaucoup d'"enfants". "Ce modèle théorique, contrairement au multivers issu d'inflation éternelle, est strictement réfutable dès sa conception: il permet des prédictions très dures sur la masse maximale des étoiles à neutrons. Si l'observation d'une seule étoile à neutrons dépassait cette limite, sa théorie du multivers reproductif s'effondrerait instantanément: une hypothèse scientifique falsifiable. Ca ne démontre évidemment pas la validité de la dite théorie, mais au moins sa structure scientifique. "
 [:logicsystem360:5]
 
 :hello:

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 20-09-2026 à 12:19:52

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"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75315550
v-X-v
Posté le 20-09-2026 à 11:56:50  profilanswer
 

De toute façon :
Que le multivers existe ou pas, c'est kif kif bourricot : cela ne change que dalle de que dalle.
Aucun univers ne peut produire la vie et la conscience.

n°75315611
donut78
Stop eating donuts
Posté le 20-09-2026 à 12:12:47  profilanswer
 
n°75315625
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 20-09-2026 à 12:17:01  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :


Oh là là..

 

A chacune de tes interventions, tu démontres de plus en plus ton penchant maladif pour détourner sémantiquement des notions et idées communes à ta convenance.
Incrustées dans cette courte phrase, 2 notions que tout oppose: une hypothèse temporairement non testée (qui attend p.e. que la technologie progresse) et une hypothèse structurellement intestable.
Le Boson de Higgs, les Ondes gravitationnelles étaient non testés à leur naissance mais réfutables dès le premier jour sur le papier. Leurs équations disaient : "Si vous construisez un détecteur assez puissant et que vous ne trouvez rien à l'énergie X, ma théorie est fausse".
Les théories prenaient le risque de mourir.  C'est +/- ça la falsiabilité, la réfutabilité.

 

Le multivers de l'inflation ne joue pas dans cette catégorie pour au moins deux raisons: barrière physique de l'horizon cosmologique, problème de  la mesure, rétro-ingénieiring ad hoc et à gogo, etc. Une hypothèse structurellement intestable et immunisée contre l'échec. Elle ne se "solidifie" jamais, elle reste une spéculation mathématique ou bascule dans le dogme.
C'est +/- ça l'infalsiabilité.

 

Nota bene: Il paraîtrait que les multimess seraient testables/démontrables si et seulement SI le pop-corn-bulle voisin avait eu un violent contact avec notre pop-corn à nous par le passé et y avait laissé des traces...  C'est beau l'espoir de l'imagination.
"Les critiques répondent que cette idée n'a même pas besoin d'être mise en place expér ou observationnellement, puisque la théorie des multimess perpétuels elle-même s'en charge par sa propre structure mathématique molle, qui le rend incapable d'être contredit."

 

STP, file-moi un exemple de concept qui refuse de se soumettre au tribunal de l'expérience et falsiabilité, mais ait été validé comme connaissance du monde physique par les sciences intégratives.

 

 :sarcastic:

 

___________

 

Les gars de la vidéo en français que tu commentes - J-P Uzan - ne devrait pas parler de risque puisque c'est déjà entré dans la physique moderne, où l'inflation n'est malheureusement pas le seul caméléon.
"On retrouve exactement le même glissement de méthode dans d'autres théories contemporaines : La Supersymétrie (SUSY) : Elle prédisait des particules partenaires pour chaque particule connue. Le grand collisionneur du CERN (le LHC) a exploré toutes les zones d'énergie où elles devaient mathématiquement se trouver : il n'y a absolument rien. Au lieu d'admettre l'échec, ses partisans ont simplement repoussé la masse de ces particules au-delà des capacités du détecteur. Et va que je t'embrouille : la théorie s'ajuste pour devenir intestable.
Le Landscape de la Théorie des Cordes : Face à l'impossibilité de trouver une équation unique pour décrire notre Univers, la théorie s'est diluée en prédisant 10^500 solutions différentes. C’est l'aveu d'une théorie devenue si malléable qu'elle ne prédit plus rien de précis.

 

Kavli Institute for Theoretical Physics, The String Landscape, the Swampland, and Our Universe ▸ KITP Public Lecture by Cumrun Vafa :
https://www.youtube.com/watch?v=unTcdpaQKRU&t=2316s (en français)

 

Cumun Vafa a démontré que beaucoup de modèles d'univers qui semblent cohérents sur le papier - consistance mathématique - sont en réalité mathématiquement incompatibles avec la gravité quantique. Il a jeté ces modèles dans le "Swampland", le marécage des théories impossibles.

 

Des lectures recommandées par le web sur ce sujet central dont on bavarde plus haut "comment la physique moderne s'est perdue dans les mathématiques pures et produit aujourd'hui du "n'importe quoi" intestable, par amour de l'élégance formelle" :

 

"Rien ne va plus en physique !", Lee Smolin
"Lost in Maths", Sabine Hossenfelder
"Farewell to Reality", Jim Baggott
"Not Even Wrong: The Failure of String Theory and the Search for Unity in Physical Law", Peter Voit

 

Jim Baggot, Hossenfelder et Voit dénoncent notamment les partisans de l'inflation éternelle et des cordes p.e., qui s'éloignent de la rigueur scientifique et ses délimitations pour s'enfoncer dans ce qu'ils appellent la "physique de conte de fées", la "réification des maths", etc. des disciplines quasiment esthétiques et mathématiques qui ont "fait les adieux au réel", à la validation par expérimentation.

  

Dans les articles fondateurs de 1964, la masse du boson de Higgs était un paramètre totalement libre. Même si on connaissait la valeur du champ de Higgs dans le vide (~246 GeV, déduite depuis longtemps grâce à la désintégration bêta), l’intensité avec laquelle le champ de Higgs interagit avec lui-même était une inconnue totale, ce qui faisait que la masse de la particule associée, et donc la possibilité de sa détection, et donc la falsifiabilité de l’hypothèse, étaient mathématiquement indéterminées. La théorie qui fondait l’hypothèse du boson de Higgs était possiblement non réfutable, sur le papier.

 

Bon, malgré tout, bien sûr, la détection était concevable, et on avait une idée de la façon de procéder, mais il a fallu une quarantaine d’années d’efforts (théoriques et expérimentaux) avant de situer sa masse au dessus de 114 GeV et probablement sous la barre des 150-200 GeV (et donc rendre raisonnable l'immense effort de construction d'une installation géante comme le LHC).

 

Ce qui rendait l’hypothèse intéressante, c’était l’explication qu’elle permettait de donner au problème théorique que posait le Modèle standard : le fait qu’il prédise des masses nulles pour les particules (notamment les bosons électrofaibles).

 

Donc, la situation était la suivante, pendant des décennies : on avait une cathédrale théorique, le Modèle standard, sur laquelle travaillaient des milliers de chercheurs, qui concentrait tous les moyens humains et matériels, et qui faisait une prédiction très forte, totalement fausse à un niveau vraiment basique (les particules ont des masses nulles). Et le fait est qu’au lieu d’abandonner, on a fait l’hypothèse d’un mécanisme effroyablement compliqué, aussi bien au plan mathématique que physique (aucune explication avec les mains du mécanisme BEH n’est vraiment convaincante), prédisant l’existence d’une particule (ou de plusieurs) dont on n’était pas sûr de pouvoir découvrir la trace.

 

Clairement, il n’aurait pas fallu donner les clés de la décision de poursuivre à des Hossenfelder…

 

Pour les ondes gravitationnelles, on peut dire la même chose à leur naissance : le calcul de coin de table montrait que l’émissivité était tellement ridicule qu’il n’y avait pas lieu de se donner les moyens de les rechercher.

 

Mais peu importait, au fond. Personne n’a dit que la Relativité générale était une théorie non réfutable parce qu’elle faisait une prédiction non réfutable. L’important, c’était qu’elle fasse certaines prédictions non triviales qui, elles, étaient vérifiables.

 

La situation est exactement la même pour le Multivers inflationnaire. L’inflation a une implication probable mais non réfutable : le Multivers. Ce n’est pas grave, il n’y a vraiment pas lieu de s’exciter là-dessus. Par ailleurs, l’inflation fait certaines prédictions non triviales qui, elles, sont vérifiables, et c’est tout ce qui compte.

 

Toutes ces rodomontades contre le Multivers me semblent relever du mauvais procès. Ce n’est que la conséquence non vérifiable d’une bonne théorie.

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-09-2026 à 17:44:58

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75315669
justelebla​nc
Posté le 20-09-2026 à 12:32:03  profilanswer
 

donut78 a écrit :

Ça c'est du recentrage  [:implosion du tibia]


Littéralement, l'Homme est le centre du monde  [:mycrub]

n°75315833
v-X-v
Posté le 20-09-2026 à 13:27:15  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Ce n’est que la conséquence non vérifiable d’une bonne théorie.


Cela veut dire que tu ne sais pas si le multivers existe.
Cela veut dire que tu ne sauras pas si le multivers existe.
Finalement, faut il y croire ?

n°75315913
WATT1000
Gringatcho Demento
Posté le 20-09-2026 à 13:51:48  profilanswer
 

v-X-v a écrit :

De toute façon :
Que le multivers existe ou pas, c'est kif kif bourricot : cela ne change que dalle de que dalle.
Aucun univers ne peut produire la vie et la conscience.

 

la preuve ; nous n'avons même pas conscience que nous n'existons pas  :O

 

n°75315982
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 20-09-2026 à 14:05:59  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


Cela veut dire que tu ne sais pas si le multivers existe.
Cela veut dire que tu ne sauras pas si le multivers existe.
Finalement, faut il y croire ?

 

Oui, sur la base d'une inférence bayesienne. C'est ce que notre meilleur scénario pour l'origine de l'Univers prédit avec la probabilité la plus forte. Il faut y croire à un certain degré qui n'est pas une certitude.

 

Et en gardant à l'esprit que ce n'est pas une faute punissable que de se tromper quand on fait tout ce que la raison exige pour rechercher la meilleure description de la réalité. Ce n'est pas un péché.

 

C'est au contraire une faute intellectuelle et morale que de camper sur sa position quand toutes les raisons d'y croire ont disparu.

Message cité 2 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-09-2026 à 14:11:43

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75316003
reset.smit​h
Posté le 20-09-2026 à 14:11:32  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


Cela veut dire que tu ne sais pas si le multivers existe.
Cela veut dire que tu ne sauras pas si le multivers existe.
Finalement, faut il y croire ?


 
 
Marrant ta réponse, je te la retourne avec une petite correction :
 
Cela veut dire que tu ne sais pas si dieu existe.
Cela veut dire que tu ne sauras pas si dieu existe.
Finalement, faut il y croire ?

Message cité 1 fois
Message édité par reset.smith le 20-09-2026 à 14:13:55
n°75316637
v-X-v
Posté le 20-09-2026 à 17:20:35  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


 
Oui, sur la base d'une inférence bayesienne. C'est ce que notre meilleur scénario pour l'origine de l'Univers prédit avec la probabilité la plus forte. Il faut y croire à un certain degré qui n'est pas une certitude.  
 
Et en gardant à l'esprit que ce n'est pas une faute punissable que de se tromper quand on fait tout ce que la raison exige pour rechercher la meilleure description de la réalité. Ce n'est pas un péché.  
 
C'est au contraire une faute intellectuelle et morale que de camper sur sa position quand toutes les raisons d'y croire ont disparu.


Si on pousse le bouchon, cela revient à croire pour rien.
Qu’il y ait une probabilité de x%, cela ne change rien puisque tu n’auras jamais la preuve.
Il y a une notion de perte de temps. Non?


---------------
Donc l'homme peut survivre même quand le soleil disparaitra, rien qu'avec la lumière de Dieu.(SHAMSHIR)
n°75316665
master71
ça manque de place.
Posté le 20-09-2026 à 17:26:40  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


Cela veut dire que tu ne sais pas si le multivers existe.
Cela veut dire que tu ne sauras pas si le multivers existe.
Finalement, faut il y croire ?


Cela veut dire que tu ne sais pas si 'D.ieu' existe.
Cela veut dire que tu ne sauras pas si 'D.ieu' existe.
Finalement, faut-il y croire?
 
la réponse est rhétorique, puisque c'est évidemment non.


---------------
un jour, moi aussi, je serais grand...
n°75316674
master71
ça manque de place.
Posté le 20-09-2026 à 17:28:54  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


Si on pousse le bouchon, cela revient à croire pour rien.
Qu’il y ait une probabilité de x%, cela ne change rien puisque tu n’auras jamais la preuve.
Il y a une notion de perte de temps. Non?


c'est déjà mieux que 'D.ieu' dont la probabilité est de 0, du moins le tien, et tu n'en auras jamais la preuve non plus.
ça fait 3 millénaires qu'on perd du temps avec ça.


---------------
un jour, moi aussi, je serais grand...
n°75317191
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 20-09-2026 à 19:24:03  profilanswer
 

v-X-v a écrit :


Si on pousse le bouchon, cela revient à croire pour rien.
Qu’il y ait une probabilité de x%, cela ne change rien puisque tu n’auras jamais la preuve.
Il y a une notion de perte de temps. Non?

 


Si ton but est de conformer ton esprit à la réalité, tu n’as pas le choix.

 

Moi, j’aimerais bien observer un Tricératops dans la nature. J’aimerais bien prélever les premières cellules vivantes dans l’océan archéen. J’aimerais bien analyser un échantillon du noyau de la Terre. J’aimerais bien me balader à la surface de Proxima Centauri b.

 

Mais je ne peux pas, et ne le pourrai jamais, ni moi ni personne. Ce qui revient à dire que ni moi ni personne n’aura la preuve que les théories et modèles concernant ces différents objets sont absolument véridiques.

 

Pourtant tout ceci n'est pas vain, ce faisant l'esprit s’enrichit, l’univers sort peu à peu du brouillard, et le nombre d’objets nouveaux dont l’esprit peut s’emparer ne cesse d’augmenter de siècle en siècle.

 

Si ton but est la certitude, tu te condamnes à t’intoxiquer avec tes propres illusions.

 

Qu’y a-t-il de plus pathétique que de se condamner avec certitude à vivre dans le faux, parce qu’on ne supporte pas l’incertitude du vrai ?

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Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-09-2026 à 19:35:50

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