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Auteur Sujet :

[Topic unique] Espace et exploration spatiale

n°47763382
Iryngael
Awesome, ain't it ?
Posté le 18-11-2016 à 23:33:39  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Surtout c'est parce que Cygnus est accroché à l'ISS visiblement, du coup pas de slot dispo pour l'arrimage


---------------
/!\ Le point de rendez-vous des amateurs de vieux matos informatique c'est ici !/!\
mood
Publicité
Posté le 18-11-2016 à 23:33:39  profilanswer
 

n°47763385
fabcool
serieux ? naaaan...
Posté le 18-11-2016 à 23:34:16  profilanswer
 

euh je me posais une question après avoir les videos youtube des sanitaires, et des procédures d'hygiène, mais dans soyouz et ces 48h ils font comment ? Parce vu la taille et comment ils sont installés dans cette capsule même en apesanteur ça doit pas être tip top :D

n°47763398
dje33
Posté le 18-11-2016 à 23:36:49  profilanswer
 

fabcool a écrit :

euh je me posais une question après avoir les videos youtube des sanitaires, et des procédures d'hygiène, mais dans soyouz et ces 48h ils font comment ? Parce vu la taille et comment ils sont installés dans cette capsule même en apesanteur ça doit pas être tip top :D


Il y a un module orbital dans le soyouz. Lors du décollage ils sont dans le module de descente.
Il y a même des chiottes dedans. Thomas a Twitté la photo.

n°47763407
lamite
x Moon
Posté le 18-11-2016 à 23:37:34  profilanswer
 

Argawaen a écrit :


 
Même votre connection wifi (radio) c'est de la lumière au sens physique du terme :D


 
Euh ? J'y connais rien mais je pense pas non.

n°47763446
smaragdus
whores, drugs & J.S. Bach
Posté le 18-11-2016 à 23:45:17  profilanswer
 

lamite a écrit :


 
Euh ? J'y connais rien mais je pense pas non.


je confirme : t'y connais rien
 
Toutes les ondes electromagnétiques sont des photons, de la lumière

n°47763447
Dame de Pi​ques
Qui s'y frotte s'y pique
Posté le 18-11-2016 à 23:45:20  profilanswer
 

Ces pauvres aliens qui essayent désespérément de communiquer avec nous en Morse, et personne sur Terre qui les comprend  :pfff:

n°47763475
Baggers
Posté le 18-11-2016 à 23:50:47  profilanswer
 

smaragdus a écrit :


je confirme : t'y connais rien
 
Toutes les ondes electromagnétiques sont des photons, de la lumière


 
On peut chipoter en arguant que "la lumière" correspond uniquement au spectre visible des ondes électromagnétiques :o


---------------
C'était une petite provocation de ma part, bien sur ┌n┐(^_^')  
n°47763484
smaragdus
whores, drugs & J.S. Bach
Posté le 18-11-2016 à 23:52:37  profilanswer
 

Baggers a écrit :


 
On peut chipoter en arguant que "la lumière" correspond uniquement au spectre visible des ondes électromagnétiques :o


Bah non. On parle justement de "lumière visible" et c'est pas un pléonasme

n°47763506
lamite
x Moon
Posté le 18-11-2016 à 23:55:13  profilanswer
 

smaragdus a écrit :


je confirme : t'y connais rien
 
Toutes les ondes electromagnétiques sont des photons, de la lumière


 
bah non, la lumière c'est exclusivement le spectre visible   [:cosmoschtroumpf]

n°47763513
hey_popey
Beta vulgaris
Posté le 18-11-2016 à 23:56:22  profilanswer
 

popeye0 a écrit :

48 au lieu de 6h habituelle [:dks]
C'est ça le progrès ? [:dipterolyse]


Le Soyouz on a dit, pas le Progress. :o

mood
Publicité
Posté le 18-11-2016 à 23:56:22  profilanswer
 

n°47763517
Baggers
Posté le 18-11-2016 à 23:57:02  profilanswer
 

smaragdus a écrit :


Bah non. On parle justement de "lumière visible" et c'est pas un pléonasme


 
"spectre visible", précisément.
 
Wiki me dit: "Une onde lumineuse est une onde électromagnétique dont la longueur d'onde correspond au spectre visible"
 
A ce titre, on peut donc bien considérer que "la lumière" est un cas particulier d'onde électromagnétique située sur le spectre (fourchette de fréquences d'ondes) dit "visible".
 
à "lumière", j'ai ça:
 

Citation :

La lumière est un phénomène physique, un transport d'énergie sans transport de matière. Dans son acception générale de lumière visible, elle est constituée de l'ensemble des ondes électromagnétiques perçues par la vision humaine, c'est-à-dire dont les longueurs d'onde, dans le vide, sont comprises entre 380 nm (violet) et 780 nm (rouge)a. Par un effet d'adaptation des espèces vivantes à leur environnement, cette région du spectre électromagnétique recoupe celle où l'éclairement énergétique solaire est maximal à la surface de la Terre1.


 
Mais bon, c'est un choix de définition, je pense qu'on peut aussi le voir comme tu dit  :D


---------------
C'était une petite provocation de ma part, bien sur ┌n┐(^_^')  
n°47763961
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 19-11-2016 à 02:40:50  profilanswer
 

liliro a écrit :

 

L'explication du rayonnement IR découlant forcément d'une (de) telle(s) strucure(s) prends en compte d'éventuels super matériaux qu'on a seulement envisagé pour l'instant mais jamais réussi à fabriquer ? (genre conversion quasi totale sans pertes radiatives ?


Les IR dont on parle ici, c'est pas des pertes dues à un manque d'efficacité du système de récolte d'énergie : ce serait pareil avec un système d'une efficacité de 100 %. C'est un principe fondamental de la thermodynamique (l'entropie qui ne peut que croître, tout ça), ça correspond à dire que, partir en rayonnement IR, c'est le destin inévitable de toute forme d'énergie à terme : elle se retrouve à la fin, une fois utilisée (éventuellement après plusieurs transformations), sous la forme de rayonnement IR.

 

Si tu te sers de l'énergie générée pour chauffer, évidemment, ça part en IR, directement : là c'est évident.
Si tu t'en sers pour donner de l'énergie cinétique à des masses (véhicules, machines par exemple), même dans un cas idéal à 0 frottements, quand le véhicule freine, ça part en chaleur, donc en rayonnement IR.
Si tu t'en sers pour éclairer, c'est pareil, les objets vont absorber une partie du rayonnement et s'échauffer, et restituer ça en IR.
Si tu fais des calculs en utilisant de l'électricité, pareil... etc

 

Alors, ok, à ça, tu peux me répondre que comme ce sont des ET, peut-être qu'ils auraient une parade à tout ça : pour l'énergie cinétique, quand un véhicule s'arrête, le véhicule utiliserait un genre de frein électromagnétique qui récupère tout, sans pertes dans la batterie, pareil pour tout type de machine mécanique. Pour l'éclairage, ils ont des surfaces parfaitement réfléchissantes, et tout ce qui s'en va dans l'espace après moult réflexions est finalement intercepté par la sphère de Dyson et récupéré. Pour le chauffage et les éventuels IR qui resteraient quand même (les frottements des différentes machines, par exemple) ça finit par se barrer, ça arrive sur la sphère de Dyson, et c'est récupéré : bref, peu importe ce qu'ils font de cette énergie, ils récupèrent toutes les pertes. Bon, c'est en théorie impossible pour les exemples que j'ai donnés comme récupérer l'énergie des IR (ça viole le second principe de la thermo), mais pas totalement : ça dépend de ce qu'ils font avec l'énergie. En gros, ils peuvent se placer dans le cas limite théorique où toutes les transformations qu'ils utilisent pour ce qu'ils ont à faire avec cette énergie sont réversibles et où l'entropie ne croit pas mais reste constante.

 

Admettons.

 

Sauf que : ça pose quand-même un problème fondamental. Le monde qu'on vient de décrire là, il a 0 pertes. Donc une fois qu'on a rempli d'énergie les batteries des voitures et autres machines mécaniques une seule fois, une fois qu'on a allumé toutes les lumières une première fois, une fois qu'on a allumé tous les chauffages une première fois, on n'a plus besoin de rajouter plus d'énergie dans le système : ce système ne consomme plus rien, c'est un mouvement perpétuel.

 

Bah ouais, mais du coup, qu'est ce qu'on en fait de l'énergie colossale récupérée en permanence par la sphère de Dyson ? Parce que l'énergie produite par l'étoile et interceptée par la sphère de Dyson, il faut bien qu'elle aille quelque part ! Si le monde des ET ne consomme rien, on fait quoi ? On met la sphère de Dyson sur "off" ? Mais si on arrête de produire de l'électricité (ou autre forme de transport d'énergie), alors la sphère de Dyson se met à chauffer et rayonne en IR jusqu'à atteindre la température d'équilibre, celle à laquelle elle rayonne sa chaleur vers l'extérieur en IR au même débit que la chaleur qu'elle reçoit de son étoile.

 

Dans la réalité, ce sera un intermédiaire entre ce monde "sans perte" avec une sphère de Dyson éteinte (qui rayonne directement en IR et vers l'extérieur toute l'énergie qu'elle intercepte de l'étoile), et un monde qui consomme en permanence la totalité de l'énergie d'une sphère de Dyson qui tourne à plein régime avec un taux de conversion de 100 % : mais si ils consomment en permanence cette énergie, elle finit fatalement à terme en IR (IR qui ne sont pas récupérés, car sinon, on revient au problème du "monde sans perte" qui est obligé d'éteindre sa sphère de Dyson) et, à l'équilibre, ça fait exactement pareil que le premier cas : leur planète ou leur système rayonne à chaque instant en IR exactement autant d'énergie que celle qu'intercepte la sphère de Dyson. Bref, c'est pas une question de techno, c'est inévitable que ça rayonne en IR si l'énergie est utilisée sur place.

 

C'est pour ça que la solution pour qu'un système doté d'une sphère de Dyson ne rayonne pas en IR, c'est que l'énergie produite par la sphère de Dyson ne soit pas utilisée dans le système, mais en dehors : ils pourraient par exemple utiliser cette énergie pour des communications radio ultra-puissantes, faire un laser d'une puissance gigantesque pour "pousser" un vaisseau interstellaire doté d'une petite voile solaire, transformer l'énergie en matière+anti-matière, pour faire du carburant pour des arches interstellaires... etc.

Message cité 3 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 19-11-2016 à 02:58:30

---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°47764055
simius_com​putus
oh Gary boy
Posté le 19-11-2016 à 06:43:04  profilanswer
 

jvois qu'j'ai affaire à un professionnel  
 
http://img.actucine.com/wp-content/uploads/2015/06/338158-150x150.jpg
 
 
 
Laissez-le.... Laissez-le.


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IWH  ---  Le forum de toute une génération : http://losersiv.1fr1.net (losers, sans-ami, dépressifs, allez on va faire cette merde)
n°47764292
dje33
Posté le 19-11-2016 à 09:21:50  profilanswer
 

smaragdus a écrit :


je confirme : t'y connais rien
 
Toutes les ondes electromagnétiques sont des photons, de la lumière


Les anti ondes électromagnétiques vont maintenant vouloir vivre dans le noir...

n°47764995
fredo3
Posté le 19-11-2016 à 11:32:02  profilanswer
 

Dites vous n'auriez pas une video/doc de qualité qui explique ce qu'est le temps et qui ne soit pas d'Etienne Klien svp? :o

n°47765078
Baggers
Posté le 19-11-2016 à 11:43:56  profilanswer
 

Il est très bien Etienne, tu lui reproches quoi? :o


---------------
C'était une petite provocation de ma part, bien sur ┌n┐(^_^')  
n°47765096
fredo3
Posté le 19-11-2016 à 11:45:54  profilanswer
 

Trop compliqué, trop philosophique :o

n°47765154
Kiveu
Carlos Irwin Estevez
Posté le 19-11-2016 à 11:56:03  profilanswer
 

Argawaen a écrit :


 
ouais voilà.
C'est parfois peu évident de bien faire passer le message que ce qu'on appelle "lumière" dans le sens commun c'est juste la partie visible par nos yeux donc une très petite partie du spectre entier.
Même votre connection wifi (radio) c'est de la lumière au sens physique du terme :D


 
mon pense bête à ce sujet
http://www.scantech7.com/wp-content/uploads/2015/01/Electromagnetic-Radiation-Spectrum-NEW.png


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“The modern conservative is engaged in one of man’s oldest exercises in moral philosophy; that is, the search for a superior moral justification for selfishness.”
n°47767007
Dame de Pi​ques
Qui s'y frotte s'y pique
Posté le 19-11-2016 à 16:26:36  profilanswer
 

fredo3 a écrit :

Dites vous n'auriez pas une video/doc de qualité qui explique ce qu'est le temps et qui ne soit pas d'Etienne Klien svp? :o


Cherche sur la chaîne d'e-penser, il me semble qu'il avait fait une vidéo là-dessus...

n°47767029
VltimaRati​o
What is The Darkening ?
Posté le 19-11-2016 à 16:31:27  profilanswer
 


Génial merci pour ce partage  :love:

n°47767151
xcluzif
Alea jacta est
Posté le 19-11-2016 à 16:54:24  profilanswer
 

Est-ce que le spectre électomagnétique est infini?

Message cité 1 fois
Message édité par xcluzif le 19-11-2016 à 16:55:02
n°47767397
liliro
Posté le 19-11-2016 à 17:32:39  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :


Les IR dont on parle ici [...]


 
Interessant  :jap:  
Mais ils ont peut être enveloppé tout le système qui va stocker/utiliser l'énergie dans des couvertures de survie, ils y ont pensé à ça les astronomes ? Si on a découvert le PET, y'a des chances qu'une civilisation ultra-avancée ait fait de même :o
 
 [:soulafa]  Plus ou moins related : L'expérience Em drive de la NASA a été peer-reviewed, reste plus qu'à reproduire les résultats  :whistle:  
 
Article
http://www.sciencealert.com/it-s-o [...] -published
Publi
http://arc.aiaa.org/doi/10.2514/1.B36120
 
 

n°47767501
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 19-11-2016 à 17:48:19  profilanswer
 

xcluzif a écrit :

Est-ce que le spectre électomagnétique est infini?

 

Rien n'est infini...

 

Dans les courte longueurs d'onde (gamma) c'est limité à la fréquence de Planck ~ 1,9e43 Hz. Sachant que les rayonnements gamma le plus énergétique détecté (EECR pour Extreme-energy cosmic ray) c'est dans les 1e28 Hz, soit une énergie d'un cent millième de joule.

 

(edit: pas d'effet GZK pour les photons, merci Bongo)

 

Dans les grandes longueurs d'onde (radio) on pourrait borner ça à la fréquence de Hubble ~ 2,3e-18 Hz, cad qu'une onde de cette fréquence aurait une longueur d'onde commensurable à la taille de l'univers visible. Sachant qu'au niveau technologique, le domaine des plus basses fréquences (ELF pour Extremely low frequency) c'est dans les 3 à 30 Hz (soit des longueurs d'onde de l'ordre de 10 000 à 100 000 km).

Message cité 2 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-11-2016 à 13:30:08

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°47767610
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 19-11-2016 à 18:04:21  profilanswer
 

liliro a écrit :

 

Interessant :jap:
Mais ils ont peut être enveloppé tout le système qui va stocker/utiliser l'énergie dans des couvertures de survie, ils y ont pensé à ça les astronomes ?

 



Ben pareil : si ils font ça (si ils ont des couvertures de survie infiniment hermétique), la température à l'intérieur (le rayonnement IR à l'intérieur) va augmenter indéfiniment.


---------------
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n°47768190
fredo3
Posté le 19-11-2016 à 18:59:26  profilanswer
 

Dame de Piques a écrit :


Cherche sur la chaîne d'e-penser, il me semble qu'il avait fait une vidéo là-dessus...


Je viens de regarder. Ouais donc ça me laisse un peu la même impression, à savoir qu'on ne sait pas :d et c'est frustrant :D

n°47768612
simius_com​putus
oh Gary boy
Posté le 19-11-2016 à 20:06:00  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


 
Rien n'est infini...
 
Dans les courte longueurs d'onde (gamma) c'est limité à la fréquence de Planck ~ 1,9e43 Hz. Sachant que les rayonnements gamma le plus énergétique détecté (EECR pour Extreme-energy cosmic ray) c'est dans les 1e34 Hz, soit une énergie d'une dizaine de joule. Le photons qui se propagent à cette énergie finissent par diffuser sur les photons du fond radio cosmologique, ce qui limitent leur propagation à environ 160 millions d'années lumière, ce qu'on appelle la coupure GZK (Greisen–Zatsepin–Kuzmin).  
 
Dans les grandes longueurs d'onde (radio) on pourrait borner ça à la fréquence de Hubble ~ 2,3e-18 Hz, cad qu'une onde de cette fréquence aurait une longueur d'onde commensurable à la taille de l'univers visible. Sachant qu'au niveau technologique, le domaine des plus basses fréquences (ELF pour Extremely low frequency) c'est dans les 3 à 30 Hz (soit des longueurs d'onde de l'ordre de 10 000 à 100 000 km).


 
Hum d'ailleurs, est-ce que tu as un topo sur le/les infinis en physique et cosmologie, selon l'état de ce qu'on sait ?
Y a-t-il un infiniment petit / grand quelque-part ? Dans le petit j'ai cru comprendre que c'était plutôt non depuis la physique quantique, temps / fréquence / whatever de Planck, tout ça.
Est-ce qu'un infiniment grand, par exemple une infinité d'univers, devrait se traduire par la concrétisation d'un zéro quelque-part ? Etc ...  :o


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n°47769009
Profil sup​primé
Posté le 19-11-2016 à 21:04:28  answer
 

simius_computus a écrit :


 
Hum d'ailleurs, est-ce que tu as un topo sur le/les infinis en physique et cosmologie, selon l'état de ce qu'on sait ?
Y a-t-il un infiniment petit / grand quelque-part ? Dans le petit j'ai cru comprendre que c'était plutôt non depuis la physique quantique, temps / fréquence / whatever de Planck, tout ça.
Est-ce qu'un infiniment grand, par exemple une infinité d'univers, devrait se traduire par la concrétisation d'un zéro quelque-part ? Etc ...  :o


 
En tout cas, en maths, les infinis n'ont pas tous les mêmes cardinaux...je ne sais pas si les différents inifinis mathématiques ont déjà leurs équivalents physiques, mais pour le commun des mortels ça rend la chose vite indigeste...

n°47769025
simius_com​putus
oh Gary boy
Posté le 19-11-2016 à 21:06:40  profilanswer
 

 

En effet, genre les réels, ont-il une existence "dans la réalité" ?  :D
Si les mesures (durée, distance, fréquence ... ) ont un pas minimum, non... On serait dans du infini dénombrable ?


Message édité par simius_computus le 19-11-2016 à 21:07:05

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n°47769692
PetitJean
Aspe rite
Posté le 19-11-2016 à 22:33:23  profilanswer
 

bonsoir :o https://www.youtube.com/watch?v=1TheaXAMxa4
https://livestream.com/ESA/proxima
présent bien sûr


Message édité par PetitJean le 19-11-2016 à 22:42:03

---------------
oui
n°47769694
bongo1981
Posté le 19-11-2016 à 22:33:40  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

Le photons qui se propagent à cette énergie finissent par diffuser sur les photons du fond radio cosmologique, ce qui limite leur propagation à environ 160 millions d'années-lumière, ce qu'on appelle la coupure GZK (Greisen–Zatsepin–Kuzmin).

En fait ce sont les rayons cosmiques de cette énergie, en l'occurrence des protons qui interagissent avec les photons du CMB, pour donner des pions, ce qui freinent les protons et limiterait leur énergie.

n°47769766
PetitJean
Aspe rite
Posté le 19-11-2016 à 22:44:21  profilanswer
 

:love:

 

http://imgur.com/mzJEt50l.png

 

http://reho.st/medium/self/f87e9fef6231cd68b91b453eb68dd695d333fe46.png

 

http://reho.st/medium/self/e70d09b2dc0ba9053c568a15462869e7c1e50836.png


Message édité par PetitJean le 19-11-2016 à 22:58:06

---------------
oui
n°47769917
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 19-11-2016 à 23:04:40  profilanswer
 

simius_computus a écrit :


 
Hum d'ailleurs, est-ce que tu as un topo sur le/les infinis en physique et cosmologie, selon l'état de ce qu'on sait ?
Y a-t-il un infiniment petit / grand quelque-part ? Dans le petit j'ai cru comprendre que c'était plutôt non depuis la physique quantique, temps / fréquence / whatever de Planck, tout ça.
Est-ce qu'un infiniment grand, par exemple une infinité d'univers, devrait se traduire par la concrétisation d'un zéro quelque-part ? Etc ...  :o


 
Je ne parviens pas à retrouver la citation, mais je me souviens que Lemaître (le père du Big Bang) disait à propos du premier modèle d'univers (hypersphérique, statique) d'Einstein, qu'il nous libérait du cauchemar des espaces infinis. Et je pense qu'un angle possible pour écrire l'histoire des sciences est de montrer comment les unes après les autres, les théories ont vaincu les divers cauchemars, paradoxes ou apories de toutes sortes d'infinis.
 
Le no man's land cosmologique newtonien
L'infini est un des facteurs qui ont étouffé dans l’œuf la cosmologie scientifique, avant sa renaissance au début du XXe siècle. Par exemple : dans un univers statique infini dans l'espace et dans le temps, uniformément rempli d'étoiles (ou de galaxies), la voûte céleste, de nuit comme de jour, devrait avoir la luminance moyenne de la surface d'une étoile, c'est à dire qu'on se trouverait dans un énorme four avec une température moyenne dans les 4000 à 5000 K.  
 
C'est le paradoxe de la nuit noire ou paradoxe d'Olbers (du nom d'Heinrich Olbers qui le décrivit en 1823 - le paradoxe était déjà connu par Kepler en 1610 ainsi que par Halley et Chéseaux au XVIIIe siècle).
 
Ce paradoxe était inévitable dans un univers newtonien. Mais il faut bien prendre conscience qu'auparavant, avant Galilée, avant Copernic, dans un univers disons "aristotélicien" l'univers était "le Monde", et celui ci était fini, formé de coquilles concentriques solides (les "cieux" ) autour de la Terre. Il existait bien un infini de l'espace, mais celui-ci était rejeté au delà du Monde, dans l'Empyrée, le royaume de Dieu. Dieu qui est infini disposait d'un royaume infini, rien que de très logique. L'infini, en quelque sorte, était en de bonnes mains. Quand au Monde lui même, il était tout petit à l'aune simplement de l'année-lumière, ne générant aucun paradoxe de ce type. Il y a donc un cosmologie pré-newtonienne. Les antiques et les médiévaux pouvaient penser l'univers dans sa totalité et sans contradiction.  
 
Avec Newton, les astres sont éparpillés dans un espace sans frontières concevables et la gravité structure tout ce petit monde. Or, dans ce cas, un univers fini étendu dans un espace infini est instable. Les étoiles situées à la périphérie vont être attirées vers le centre, la densité moyenne de l'univers va augmenter, le champ de gravité moyen va croître et le collapse s'accélérer. La seule solution pour obtenir un univers stable est donc d'étendre le "gaz d'étoiles" à l'infini pour assurer la stabilité de l'univers. Oui, mais on est alors confronté au paradoxe d'Olbers, situation inextricable.  
 
On peut éventuellement soutenir que l'espace contient des gaz qui absorbent la lumière des étoiles les plus lointaines. De fait, le phénomène d'extinction n'est pas du tout négligeable au sein de la Galaxie. Mais sur la durée, ça ne lève pas le paradoxe. Les gaz interstellaires en absorbant le rayonnement vont s'échauffer et rayonner à l'équilibre autant que l'arrière-plan.
 
Une première solution est donnée par Edgard Poe (le romancier) en 1848 dans Eureka: A Prose Poem.
 
Si la succession d'étoiles était sans fin, alors le fond du ciel nous présenterait une luminosité uniforme, comme celle affichée par la galaxie - puisqu'il n'y aurait pas un point, dans tout ce fond, où n'existerait pas une étoile. Le seul mode par lequel nous pourrions comprendre les vides que nos télescopes trouvent dans des directions innombrables, dans un tel état de choses, serait de supposer que la distance de l'arrière-plan invisible est tellement immense qu'aucun rayon de celle-ci n'aurait été encore  capable de nous rejoindre.  
 
Toutefois, tout en donnant une solution correctedu paradoxe d'Olbers pour un Univers infini, Poe pense que l'Univers des étoiles et des galaxies est spatialement fini, et qu'il n'y a pas de paradoxe. Mais il est assez dérangeant au plan intellectuel d'imaginer une bulle de gaz d'étoiles au milieu d'un espace infini. Surtout que cette bulle devrait être en train de s'effondrer. Ce qu'on n'observe pas ! Il faut bien se rappeler que l'on n'observe encore que les étoiles de la Galaxie ; les galaxies extérieures sont vues comme quelques centaines de taches floues dont on ignore si on doit les confondre avec des nuages de gaz proches ou si ce sont des systèmes d'étoiles lointains (théorie de Kant).  
 
En tout cas, un univers fini dans le temps présente une solution doublement satisfaisante, car l'infini des temps passés roulait sur les pieds du Second principe de thermodynamique. Comment expliquer que les étoiles, phénomènes énergétiques transitoires, ne ce soient pas encore éteintes ? Comment l'entropie, phénomène irréversible, n'aurait elle pas déjà tout transformé en une soupe uniforme depuis l'infinité des temps ? Il reste quand même à expliquer l'apparition en un temps fini d'étoiles, de matière, dans un espace si ce n'est infini, en tout cas considérablement étendu.  
 
En fait, avant la relativité générale, il n'y a pas de cosmologie scientifique pour toutes ces raisons là.  
 
Renaissance de la cosmologie
La théorie d'Einstein relie la courbure de l'espace au contenu de l'Univers. Si la densité est suffisante, l'univers est hypersphérique c'est à dire fini mais sans bord. Plus besoin d'imaginer un espace infini, c'est un progrès majeur et le début de la cosmologie scientifique.
 
Seulement, si la densité n'est pas exactement la densité critique en chaque point de l'univers, on se retrouve avec le même problème qu'avec l'univers newtonien, avec deux solutions dynamiques. Si la densité dépasse la densité critique, l'univers s'effondre pour une raison tout à fait analogue à celle analysée dans le cas newtonien. Et le déclenchement de l'effondrement peut être causé d'après le modèle par n'importe quelle inhomogénéité de matière. Et si la densité est inférieure à la densité critique, alors l'espace est en expansion éternelle.  
 
La différence essentielle avec le modèle newtonien, c'est que, en quelque sorte, la matière et l'espace intervertissent leur rôle dans la dynamique du phénomène. Dans la physique newtonienne la matière est mobile dans un espace statique. Dans la cosmologie relativiste la matière est immobile dans un espace en expansion.  
 
Dans le cadre d'un univers en expansion, le paradoxe d'Olbers est doublement réglé :
 
* l'Univers a un âge fini. L'énergie produite est elle même finie et nous la recevons d'un nombre fini d'astre. Il est vrai que l'arpentage de l'univers nous montre un univers quasi vide. L'ensemble des étoiles déversant leur énergie dans l'espace depuis le début des temps n'ont augmenté que de 1/1000e le nombre de photons qui remplissent l'Univers. Le reste, c'est le rayonnement fossile, reliquat de sa période chaude.
 
* L'expansion de l'espace fait que le rayonnement éblouissant des origines est décalé vers les grandes longueurs d'onde, d'un facteur 1000 environ. Au moment où l'univers est devenu transparent, il rayonnait à T=3000 K, soit une longueur d'onde (en micron) de 3000/T = 1 micron (dans le proche infra rouge). Si ce rayonnement n'avait pas été redshifté, on se retrouverait dans le fours d'Olbers. La température ayant été divisée par 1000 par l'expansion, l'Univers rayonne à 3K, soit un rayonnement 3000/3 = 1 mm (dans le domaine micro-onde).  
 
L'univers est donc bien rempli de rayonnement, comme dans le paradoxe d'Olbers, non du fait des étoiles mais du gaz chaud des origines. Seulement l'expansion de l'univers en a fait un rayonnement de basse énergie, invisible à l’œil nu, et les nuits sont noires. Nous disposons désormais d'un univers observable fini, séparé du reste par une limite théoriquement bien définie, l'horizon cosmologique. Fin du premier épisode.  
 
Seulement la théorie de l'expansion basée sur un univers de matière gouverné par la relativité générale et le modèle standard des particules ne va pas tarder à exhiber un paradoxe insoluble, en rapport justement avec cet horizon. Il en contient deux : le problème de l'homogénéité et celui de la platitude de l'univers.  
 
Le problème de l'homogénéité :
Exprimons le comme ça :  lève les yeux vers une direction quelconque de la voûte céleste. En imaginant que la rétine soit sensible au micro onde, tu vois des photons qui ont voyagé sans interruption et par le chemin le plus court (la ligne droite) depuis la surface de dernière diffusion jusqu'à nous. Ça leur a pris t=13,8 Ga. Au moment t de la détection, ta rétine constitue par définition l'endroit le plus éloigné accessible en partant de cette petite portion A de la surface de dernière diffusion.
 
Tourne-toi maintenant de 180°, et tu vas recevoir les photons provenant d'une autre portion, disons B, de la surface de dernière diffusion. Tu te situes à mi-chemin entre A et B. S'il faut 13,8 Ga au photon pour arriver à la moitié du chemin, il est donc bien clair qu'aucun photon de la région A n'a pu aller réchauffer la région B et vice versa. A et B sont causalement disjointes.  
 
Or, elles sont exactement à la même température, à ΔT/T ~ 10⁻⁵ près. Tout ce fond du ciel homogène en température ça n'a l'air de rien, mais quand on prend la mesure de ce que ça signifie, c'est vraiment très étrange.  Les lois classiques d'évolution du taux d'expansion n'autorisent pas le contact causal de ces deux régions. Si on rembobine le film, avec cette loi d'évolution du facteur d'échelle, on calcule qu'au temps de Planck, la taille de notre univers observable est de l'ordre de 1 µm alors que la lumière n'avait pu parcourir que 10⁻³⁵ m. Soit un écart de près de 30 ordres de grandeur. Pour produire l'homogénéité observée de ΔT/T ~ 10⁻⁵ au moment du découplage, il faut qu'au temps de Planck les conditions initiales aient été les mêmes au sein de 10⁸⁰ régions causalement disjointes de l'univers  (rappel : c'est vraiment un grand nombre, du même ordre de grandeur que le nombre de protons dans l'univers). On peut considérer que c'est un poil trop pour constituer une hypothèse cosmologique crédible.
 
Le problème de la platitude (ou problème des Ω) :
Les Ω sont le rapports des quatre formes d'énergie de l'univers à la densité critique. La densité critique est le seuil qui ferme l'univers, c'est à dire celui qui sépare un univers de courbure positive d'un autre de courbure négative. Cette densité critique est définie par rapport aux valeurs actuelles. Et les équations nous disent comment ces différentes formes évoluent avec le facteur d'échelle.
 
La densité de rayonnement évolue comme 1/a⁴ (dilution dans un volume, plus perte d'énergie des photon en 1/a)
La densité de matière (noire + baryonique) évolue comme 1/a³ (dilution dans un volume)
la densité d'énergie associée à la courbure évolue comme 1/a² (dilution sur une surface)
La constante cosmologique est constante  [:doc petrus] (pas de dilution)
 
Les valeur ci-après correspondent au modèle d'ajustement ΛCDM, le modèle standard de la cosmologie :
 
Ωr (rayonnement) ~ 10⁻⁴
Ωm (matière) ~ 0,24  
ΩΛ (constante cosmologique) ~ 0,76  
Ωk (courbure) = 1 - Ωr - Ωm - ΩΛ = 0. Zéro... oui mais zéro comment ? Est ce que c'est juste très peu ou est ce un vrai zéro ? Un vrai zéro, c'est infiniment improbable. Donc c'est forcément très peu. Le problème c'est que ça doit être vraiment très peu, car on vient de voir que Ωk évolue en 1/a². Lorsque l'univers était disons mille fois plus petit, le Ωk de cette époque était un million de fois plus élevé. Le problème est que si la valeur d'aujourd'hui était seulement de un millionième, alors Ωk atteindrait l'unité à cette époque reculée et l'univers se serait dès lors déjà recontracté. Vu que la physique nous fait toucher du doigt un jeune univers chaud dont le facteur d'échelle était plus petit qu'aujourd'hui de 30 ordres de grandeurs, il faut que la courbure à ces époques reculées ne se soient pas éloignées de zéro de plus de 10⁻⁶⁰. On peut considérer que c'est un poil vraiment carrément trop peu pour constituer une hypothèse cosmologique crédible.
 
Tout ça c'est si on raisonne en terme de conditions initiales. On va donc chercher un mécanisme qui permette de guérir le modèle, c'est à dire de produire l'univers actuel sans nécessiter de conditions initiales ajustées à un niveau de précision complètement improbable, tant en terme d'homogénéité que de platitude.
 
Au début des années 80, Guth puis Linde, puis un grand nombre de cosmologistes vont proposer le modèle d'inflation pour prolonger le modèle classique d'expansion. Dans ce nouveau paradigme, même si l'Univers avait fait une entrée en scène en désordre, avec une distribution d'énergie très hétérogène et une courbure compliquée et non nulle, une expansion brève et brutale, d'un facteur au moins égal à 10⁶⁰, aurait dilué l'énergie jusqu'à ce qu'elle soit uniformément répartie et aurait aplani toute courbure de l'espace.  
 
Pour produire une expansion ultrarapide, la densité d'énergie de l'univers doit être extraordinairement élevé, et cette densité doit rester presque constante au cours de toute la période d'inflation. Cela revient à proposer que la constante cosmologique devait être très élevée, puis qu'elle se serait effondré brutalement pour rejoindre sa valeur actuelle.  
 
Or, la théorie quantique des champs a justement quelque chose à nous proposer, qui était caché sous le tapis, l'énergie du vide. Pour comprendre ça, il faut comprendre de quelle manière la théorie des champs quantiques se représente la matière et le vide.  
 
Vide et matière
Classiquement, matière et vide sont deux concepts antinomiques : si c'est plein (de matière), ce n'est pas vide, et si c'est vide, c'est qu'il n'y a pas de matière. L'idée nouvelle est de réunifier les deux concepts au sein de la même entité, le champ. Dans la théorie des champs quantiques, ce qu'on appelle le vide c'est un ensemble de champs, un pour chaque particule élémentaire, à leur état d'énergie minimal. Même dans cet état minimal, le champ conserve une activité résiduelle qui produit des couples de particules qui se résorbent en un temps très court (d'autant plus court que la particule produite est massive). Le vide est une ruche vibrionnante qui produit de la matière à jet continu. Mais il s'agit d'une matière virtuelle, c'est à dire que ces particules ne peuvent pas interagir avec une particule réelle, un détecteur de particules par exemple ; elles produisent par contre un effet collectif qui joue un rôle important dans la théorie des champs quantiques.  
 
Et ce qu'on appelle la matière, c'est un vide qui n'est pas à son état d'énergie minimal, c'est à dire un vide excité.
 
L'énergie par unité de volume ρ autrement dit la densité d'énergie du vide (en Joule/m3, par exemple) résulte d'une sommation sur les champs quantique.  
 
L'énergie E d'un champ en théorie quantique c'est :
 
E(n) = (n + 1/2)hν
 
avec :
h la constante de Planck
ν (nu) la fréquence. Un ν donné représente un mode du champs. Pour une particule de masse m au repos, on a au minimum hv = mc², auquel il faut ajouter son énergie cinétique.
n = 0, 1, 2... le nombre de particules (réelles) du champ.  
 
n>0 représente l'état excité, le champ génère de la matière
n=0 représente l'état d'énergie minimal du champ, cad le vide.  
 
D'où l'énergie de point zéro du champ :
 
E(n=0) = hv/2  
 
...qui n'est pas nulle.
 
Pour calculer l'énergie de vide, on intègre sur tous les modes des champs de toutes les particules (fermions, bosons) pour obtenir un total.  
 
Et là, c'est le drame...
 
Même si on ne fait le calcul que sur une seule particule, par exemple le photon, l'intégrale donne une densité d'énergie de l'ordre de ρ~10¹²⁰ fois plus élevée la densité d'énergie mesurée. C'est ce qu'on appelle une catastrophe ultraviolette : en intégrant les modes de fréquences croissantes qui sont aussi les plus énergétiques (si on part des fréquences optiques, c'est quand on va vers les ultraviolets), l'intégrale diverge, cad que son résultat tend vers l'infini. Usuellement, on somme jusqu'à une fréquence dite de coupure, qu'il faut justifier physiquement. Or dans le cadre de la Physique actuelle, la fréquence de coupure c'est la fréquence de Planck. On obtient comme résultat que la densité d'énergie du champs est de l'ordre de la densité de Planck. Ok, ce n'est pas infini. Mais c'est quand même extraordinairement élevé. Ou pour le dire à l'inverse : notre vide apparaît extraordinairement peu énergétique par rapport à ce qu'il devrait être, si on se fie à la théorie quantique des champs. C'est le problème dit de la constante cosmologique. Sans doute le problème ouvert le plus brûlant de la physique actuelle.
 
Mais en même temps, ça nous livre sur un plateau d'argent l'inflation de l'univers. Pour bien comprendre ça, il faut revenir à la physique de l'expansion.
 
Energie, pression, expansion
Si je prend un système constitué le plus simplement du monde d'un volume vide et que j'augmente ce volume, en lui faisant subir une expansion, que se passe t'il ? J'ai crée un volume plus grand d'espace remplis de vide. Si ce vide représente une certaine énergie par unité de volume, j'ai augmenté l'énergie de mon système.
 
Soit U l'énergie interne de mon système.
 
En thermodynamique classique, l'équation de conservation de l'énergie s'écrit comme ça, pour un système adiabatique (=qui n'échange pas de chaleur avec l'extérieur, ce qui est le cas de l'Univers) et isentropique (= dont le nombre moyen de particules par unité de volume ne change pas, ce qui est le cas du vide) :
 
dU = -PdV    [1]
 
dU est la variation de mon énergie interne
P est la pression
dV est la variation de volume
 
Très simplement, si j'ai un piston remplis de gaz sous pression et que je le laisse aller, son volume va augmenter (dV>0), et l'énergie interne va diminuer : une force travaille, et ce travail est fourni à l'extérieur, ce qui fait tourner le moteur de la Volvo, par exemple . Mais ici, il ne semble pas que l'Univers puisse faire tourner un moteur. Il ne fournit de travail à personne.  
 
Alors voyons. D'après ce qui précède, j'ai augmenté mon volume d'une quantité dV et la densité d'énergie est ρ. La variation d'énergie interne est le produit des deux, soit :
 
dU = ρdV    [2]
 
En identifiant les équations [1] et [2] on en tire que :
 
ρ = -P
 
Autrement dit l'augmentation de l'énergie interne de mon volume comobile du fait de l'expansion est compensée par une pression négative du milieu. Une pression négative, c'est quelque chose d'assez exotique. Cela signifie qu'une enceinte fermée remplie de ce fluide dans un milieu environnant de pression nulle tirerait sur les parois vers l'intérieure, ce qui la ferait imploser. Bon, ça c'est ce que nous dit la théorie quantique des champs, au sujet du vide.
 
Que nous dit la relativité générale, au sujet de l'espace ? Que la gravité d'un fluide quelconque de densité d'énergie ρ et de pression p est :
 
g = ρ + 3P
 
Car en relativité générale, la pression gravite, c'est à dire qu'elle doit être comptabilisée dans la somme des termes qui produisent une courbure de l'espace. Le chiffre 3 devant le terme P est lié aux 3 dimensions spatiales.
 
Comme la pression P est négative et égale à -ρ, ρ+3P est une quantité négative, ce qui implique une gravité répulsive. Et c'est là que les athéniens s'atteignent, on touche là vraiment le rouage intime du Premier Moteur. Intuitivement, on s'attendait à ce qu'un fluide de pression négative engendre un rapetissement de l'espace, vu que c'est ce qui arriverait à une enceinte fermée remplie d'un tel fluide. La relativité générale nous dit que c'est l'inverse qui doit advenir.  
 
On désigne usuellement par a le facteur d'échelle de l'univers, c'est à dire sa taille. C'est une fonction du temps.
 
Le taux d'expansion, c'est la dérivée logarithmique de ce facteur d'échelle, c'est à dire la dérivée du facteur d'échelle da/dt divisée par le facteur d'échelle lui même, en chaque instant t
 
H = (1/a) da/dt
 
La croissance de la métrique a(t) d'une espace vide de densité d'énergie positive constante et de pression négative de même valeur absolue et de signe opposée est du genre :
 
a(t) ~ exp(Ht)
 
comme H est basée sur la dérivée de a est que la dérivée d'une exponentielle est une exponentielle, ça donne quelque chose d'assez musclé (plus ça croit, plus ça croit rapidement). C'est ce mode d'expansion que l'on appelle l'inflation.
 
Ainsi, le plus naturellement du monde, un espace vide dont la densité d'énergie n'est pas nulle semble voué à croître indéfiniment, et de manière inflationnaire. Et ça apparaît tellement naturellement dans les équations "semi-classiques" (c'est à dire prenant en compte à la fois la relativité générale et la théorie des champs quantiques) que la question maintenant est de savoir pourquoi l'expansion est si faible. S'il y a eu inflation, celle ci doit bien s'être interrompue sinon on ne serait pas là pour en parler, ce que les anglo-saxons appellent "the graceful exit". C'est pour ça qu'on modélise ça sous la forme d'un champ qui décroit rapidement et se thermalise en se couplant au champs "classiques" du Modèle Standard, engendrant un univers dense et chaud (10²⁷ K), avec une densité d'énergie du vide devenue très petite (~4 GeV/m3) et en expansion "classique", cad non pas inflationnaire mais dégressive, jusqu'à ce que l'univers se dilue suffisamment pour que le vide reprenne le dessus, ce qui est à nouveau le cas.
 
Notre univers apparaît donc dans ce schéma général comme un bulle de vide dont la jauge est presque à zéro, un vide rincé de son énergie initiale, ayant en quelque sorte presque tout investi dans les champs de matière, et en expansion ralentie, dans un vaste océan de vide de haute énergie en inflation. Dans ces condition il n'est pas question que surgisse un nouvel épisode d'inflation dans notre univers. Les batteries sont à plat.  
 
 
Vide et multivers
On part de l'idée que le vide va générer de l'espace à un taux qui dépend de son niveau d'énergie. On suppose également que ce niveau d'énergie des vides remplissant ces nouveaux espace puisse varier de place en place. On peut appeler tout volume d'espace remplis d'un vide homogène un univers. Et l'ensemble des univers remplis de vides à différents niveaux d'énergie, le Multivers. On part d'un vide quelconque de densité non strictement nulle. Ce vide va produire des mètres cube de vide du même niveau d'énergie que lui, plus ou moins, et à nouveau les mètres cube les plus énergétiques seront les plus productifs dans le lot, jusqu'à l'atteinte d'un maximum donné par les lois de la Physique. C'est un genre de sélection darwinienne : le vide le plus productif s'impose, non pas qu'il empêche les autres d'exister évidemment, mais que si on prend 1 m3 de vide quelconque dans l'immensité du Multivers, il a toute les chances d'être proche de la densité limite. Donc en inflation violente. Et on peut démontrer que les fluctuations du vide sont d'autant plus fortes que le taux d'expansion est important. Les vides énergétiques sont donc également les plus fluctuant.  
 
La question de l'origine ne s'en trouve pas résolue stricto-sensu, mais se ramène à un requis minimal : on n'a besoin à l'origine que d'un volume planckien de vide quantique pour générer, par sélection successive des vides, un grand Multivers qui produit du vide fluctuant à tour de bras. Et là dedans, finit forcément par advenir une fluctuation qui porte l'état de vide à un niveau quasi nul, générant notre Big Bang chaud.
 
 
Au final, on aboutit à un univers visible fini au sein d'un multivers qu'on pourrait dire asymptotiquement infini, c'est à dire pas franchement infini mais dynamiquement tellement brutal que c'est tout comme.

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-11-2016 à 15:10:58

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°47769928
PetitJean
Aspe rite
Posté le 19-11-2016 à 23:06:23  profilanswer
 

osef en fait :lol:
ok pas de soucis :jap:
on m'a sûrement orienter vers le mauvais topic, désolé :jap:


Message édité par PetitJean le 19-11-2016 à 23:06:47

---------------
oui
n°47770141
zenith
Là-haut perché dans la pensée.
Posté le 19-11-2016 à 23:44:34  profilanswer
 

Le vide n'est qu'un bruit de fond de l'hologramme dans lequel on vit.  [:clooney16]

n°47770151
simius_com​putus
oh Gary boy
Posté le 19-11-2016 à 23:46:57  profilanswer
 

Gosh. Une bonne grosse explication de Gilga ça sauve une soirée. Merci  :jap:

 


Edit : je n'ai pas saisi (entre autres  :o  faudrait faire 30 passes) le calcul qui mène à :

 
Citation :


D'après ce qui précède :
 
dU = ρdV

Message cité 2 fois
Message édité par simius_computus le 20-11-2016 à 00:28:04

---------------
IWH  ---  Le forum de toute une génération : http://losersiv.1fr1.net (losers, sans-ami, dépressifs, allez on va faire cette merde)
n°47770693
PetitJean
Aspe rite
Posté le 20-11-2016 à 01:52:26  profilanswer
 

au cas où ça intéresserait une personne de ce topic (mais j'en doute) : notre petit français est arrivé à bon port :) https://twitter.com/CNES/status/800137818458591232


---------------
oui
n°47770731
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 20-11-2016 à 02:10:58  profilanswer
 

simius_computus a écrit :

Gosh. Une bonne grosse explication de Gilga ça sauve une soirée. Merci  :jap:
 
 
Edit : je n'ai pas saisi (entre autres  :o  faudrait faire 30 passes) le calcul qui mène à :
 

Citation :


D'après ce qui précède :
 
dU = ρdV



C'est parce que tu confonds les rots et les pets  [:cambronne3]


---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°47770736
PetitJean
Aspe rite
Posté le 20-11-2016 à 02:12:30  profilanswer
 

ou alors la modération a installé un filtre type blacklist spécialement pour moi :??:
edit : ok ...


Message édité par PetitJean le 20-11-2016 à 02:16:56

---------------
oui
n°47770744
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 20-11-2016 à 02:15:42  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

Je ne parviens pas à retrouver la citation, mais je me souviens que Lemaître (le père du Big Bang) disait à propos du premier modèle d'univers (hypersphérique, statique) d'Einstein, qu'il nous libérait du cauchemar des espaces infinis. Et je pense qu'un angle possible pour écrire l'histoire des sciences est de montrer comment les uns après les autres, les théories ont vaincu les divers cauchemars, paradoxes ou apories, des infinis.


Respect, c'est vraiment classe [:implosion du tibia]

 

Faudrait que t'écrives des bouquins de vulgarisation [:conaco:3]

 

En plus, y a pas beaucoup de boulot : juste récupérer tout ce que t'as écrit sur HFR ou ailleurs (y compris, enfin "surtout" les trucs sur l'Arche), mettre un peu de liant, et zou. En tout cas, ce serait dommage qu'un enfoiré fasse ça à ta place :o

Message cité 1 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 20-11-2016 à 02:18:19

---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°47770749
PetitJean
Aspe rite
Posté le 20-11-2016 à 02:18:02  profilanswer
 

la lune pourrait s'écraser sur vos têtes que vous serez toujours entrain de débattre sur l'utilité des lois de Kepler :lol:
 
bref ...


---------------
oui
n°47772523
ZeMrHyde
té !
Posté le 20-11-2016 à 13:26:55  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :


Respect, c'est vraiment classe [:implosion du tibia]  
 
Faudrait que t'écrives des bouquins de vulgarisation [:conaco:3]  
 
En plus, y a pas beaucoup de boulot : juste récupérer tout ce que t'as écrit sur HFR ou ailleurs (y compris, enfin "surtout" les trucs sur l'Arche), mettre un peu de liant, et zou. En tout cas, ce serait dommage qu'un enfoiré fasse ça à ta place :o


+1
 
je vois deja le titre :  
" la reponse à la grande question sur la vie, l'univers, et le reste : HFR "  
:o

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