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Auteur Sujet :

Stop à la dépression [ Les anti-dépresseurs ]

n°58350722
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 16-12-2019 à 23:21:47  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Une réponse en vidéo de Jean-Baptiste Alexianan, psychiatre animant une chaîne YT, à la vidéo de Datagueule postée un peu plus haut.

 

https://youtu.be/TnESeQFB7NM


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[YouTube] Le Cerveau Lent : vulgarisation sciences cognitives ◦ [url=https://forum.hardware.fr/hfr/AchatsVentes/Photo-Audio-Video/vds-pentax-samyang-sujet_644991_1.htm]Vente Penta
mood
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Posté le 16-12-2019 à 23:21:47  profilanswer
 

n°58350990
Harriet Ol​eson
Chattarde menteuse
Posté le 17-12-2019 à 01:06:26  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

Une réponse en vidéo de Jean-Baptiste Alexianan, psychiatre animant une chaîne YT, à la vidéo de Datagueule postée un peu plus haut.

 

https://youtu.be/TnESeQFB7NM

 

Il a aussi fait un thread très sympa sur Twitter pour ceux qui préfèrent lire.
Ça fait du bien de lire ce genre d'infos.


---------------
I masturbate because I'm the only one who's standards are low enough to fuck me.
n°58351020
poutrella
Contributeur net
Posté le 17-12-2019 à 01:25:28  profilanswer
 

il s'appuie sur cette MA qui d'après lui prouve l'efficacité des AD mais omet les gros détails, les lacunes contenues dans ce que j'ai link, bref

 



Message édité par poutrella le 17-12-2019 à 01:25:55

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pédagogie 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=Sxq [...] l=GrantLee
n°58352309
cyclette
Posté le 17-12-2019 à 09:55:25  profilanswer
 

Franchement, j'ai du mal à piger les motivations du gars qui fait la vidéo...  
Il dissèque la vidéo de Data Gueule en n'y apportant rien de nouveau.
 
Il nie la réalité: le risque de dépendance (il y a des gens qui prennent de la paroxétine depuis 15 ou 20 ans, parce qu'ils ne sont jamais arrivés à l'arrêter) . Le risque de suicide sous antidépresseur -même s'il est faible et concerne surtout le début du traitement, je ne vois pas l'intérêt de nier que ça existe, les fabricants ont même mis des avertissements sur les boîtes pour se dédouaner...
 
Il n'y a rien de vraiment inexact dans la vidéo de Data Gueule.
 
Des études scientifiques, on peut en citer des tonnes, ça ne changera rien :  
la méta-analyse de Cipriani qui a "prouvé" que les anti-dépresseurs ont une petite efficacité ne vaut probablement pas mieux que la méta-analyse d'Irving Kirsch qui prouvait l'inverse il y a dix ans...  
 
L'auteur de la vidéo accuse les gens de faire du "cherry-picking", mais les gens qui disent que les antidépresseurs sont peu efficaces parlent aussi de "cherry-picking" pour la partie adverse.  
On ne peut pas prouver l'efficacité des antidépresseurs, parce que les études mesurant leur efficacité présentent de nombreux problèmes qui les rendent peu informatives.  
Par exemple, pour faire ces études, les scientifiques sélectionnent des gens qui sont "uniquement dépressifs".
Ils enlèvent de l'échantillon les gens suicidaires (ce serait trop dangereux), les anxieux (parce qu'ils ne sont pas "uniquement dépressifs" ), les gens qui font du stress post-traumatique, les gens qui ont un trouble de la personnalité etc.  
A la fin, l'échantillon retenu n'est pas du tout représentatif de la population de patients qui prennent des antidépresseurs (parce que les "dépressifs purs" sont au fond assez rares...)  
Voir l'article du Fugitive Psychiatrist sur le débat de l'efficacité des antidépresseurs : il cite quatre articles de Zimmerman qui étudient la représentativité des échantillons sélectionnés.
 
C'est même hallucinant que l'auteur de la vidéo ressorte encore le déséquilibre chimique du cerveau comme si c'était une vérité.
On a assez entendu cette histoire pendant plus de vingt ans : aujourd'hui le monde médical admet en général que c'est une hypothèse jamais prouvée, et que cette histoire de déséquilibre chimique est largement abusive.
Dans cet article du Psychiatric Times - Debunking the Two Chemical Imbalance Myths, Again - l'auteur dit que la psychiatrie n'est pas responsable de l'origine de ce mythe. C'était juste une hypothèse, les scientifiques savaient déjà il y a trente ans qu'elle n'était pas vraiment fondée.  
 
L'hypothèse a été ressortie par les groupes pharmaceutiques pour en faire un argument publicitaire "scientifique".  
Voir cette pub télévisée pour le Zoloft assez mignonne d'il y a vingt ans (aux USA, on peut même faire la pub des antidépresseurs à la télé).
 
Même au sujet des risques de malformations foetales pour les grossesses sous antidépresseur : certes, le CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes) conseille aux femmes enceintes de rester sous antidépresseurs.  
Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'augmentation du risque sous antidépresseurs : les risques concernant la grossesse sont écrits sur les notices - ainsi le fabricant diminue sa responsabilité. Cela dépend des molécules, mais certaines peuvent effectivement augmenter les risques.
Je pense que le CRAT considère seulement que si le risque de malformation est extrêmement faible dans la population non traitée, et que l'antidépresseur multiplie ce risque par 2, ce risque reste extrêmement faible.  
Selon eux, qui se chargent d'évaluer les risques, ça ne vaut pas le coup d'arrêter le médicament.


Message édité par cyclette le 17-12-2019 à 10:30:59
n°58352993
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 17-12-2019 à 10:46:09  profilanswer
 

Ce qui n'a jamais été confirmé, c'est "l'hypothèse monoaminergique", c'est à dire réduire la dépression à un déséquilibre des monoamines, au premier rang desquels la sérotonine.

 

On sait pertinemment que ce n'est pas si simple que ça, et les recherches mettent en lumière de nombreux cofacteurs. Pour autant, la dépression reste une maladie qui touche le cerveau, qui fonctionne par des transmissions de signaux via des neurotransmetteurs et des ions. C'est donc bien corrélé avec un déséquilibre biochimique.

 

Concernant la dépendance, je ne vois pas ce que tu ne comprends pas : il n'y a PAS de dépendance. Le fait qu'il y ait un sevrage, parfois extrêmement difficile, ne signifie pas qu'il y ait une dépendance. Quel que soit la difficulté du sevrage, il n'y a pas de craving, de pulsion de consommation ou d'augmentation de la dose.

 

Enfin pour ce qui est de l'utilité de la vidéo, elle est simple même si les dernières minutes suffisent : faire une vidéo à charge, anxiogène et aux accents complotistes, pouvant conduire le grand public à refuser ou stopper un traitement sur la base d'informations fausses aux parcellaires, est quelque-chose de grave.


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n°58353341
SHAMSHIR
Posté le 17-12-2019 à 11:12:08  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

Ce qui n'a jamais été confirmé, c'est "l'hypothèse monoaminergique", c'est à dire réduire la dépression à un déséquilibre des monoamines, au premier rang desquels la sérotonine.
 
On sait pertinemment que ce n'est pas si simple que ça, et les recherches mettent en lumière de nombreux cofacteurs. Pour autant, la dépression reste une maladie qui touche le cerveau, qui fonctionne par des transmissions de signaux via des neurotransmetteurs et des ions. C'est donc bien corrélé avec un déséquilibre biochimique.
 
Concernant la dépendance, je ne vois pas ce que tu ne comprends pas : il n'y a PAS de dépendance. Le fait qu'il y ait un sevrage, parfois extrêmement difficile, ne signifie pas qu'il y ait une dépendance. Quel que soit la difficulté du sevrage, il n'y a pas de craving, de pulsion de consommation ou d'augmentation de la dose.

Enfin pour ce qui est de l'utilité de la vidéo, elle est simple même si les dernières minutes suffisent : faire une vidéo à charge, anxiogène et aux accents complotistes, pouvant conduire le grand public à refuser ou stopper un traitement sur la base d'informations fausses aux parcellaires, est quelque-chose de grave.


 
Avec les antidepresseurs? Si t'as des manifestations physique de sevrage, t'es dépendant, que t'aies un craving ou pas.


---------------
"Meme en allant dans ton sens tu fais des erreurs de logique. Tu utilises mal les mots."; "Non ce que tu dis relève plus de la croyance ou de la supposition." (v-X-v)
n°58353687
Pringles92
Posté le 17-12-2019 à 11:34:47  profilanswer
 

Vous jouez sur les mots ... alors soyons précis  :jap:  Dans le Larousse :
 
Dépendance : Assujettissement à une drogue, à une substance toxicomanogène, se manifestant lors de la suppression de cette dernière par un ensemble de troubles physiques et/ou psychiques.
 
Accoutumance : Atténuation ou disparition de l'activité d'un médicament à la suite de son administration répétée, nécessitant une augmentation des doses.
 
Il y a donc bien dépendance avec les AD, mais pas d'accoutumance...  
 
Pour la vidéo du docteur, 30 mn de video...  :cry:  pfff.. la flemme de regarder. Puis j'ai l'impression que les gens seront jamais d'accord entre eux. Dans le doute je prends les AD et je vois ce qui se passe  :sweat:


Message édité par Pringles92 le 17-12-2019 à 11:37:18
n°58353831
cyclette
Posté le 17-12-2019 à 11:45:52  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

On sait pertinemment que ce n'est pas si simple que ça, et les recherches mettent en lumière de nombreux cofacteurs. Pour autant, la dépression reste une maladie qui touche le cerveau, qui fonctionne par des transmissions de signaux via des neurotransmetteurs et des ions. C'est donc bien corrélé avec un déséquilibre biochimique.

Je comprends évidemment ce que tu veux dire.  
Mais le truc du "déséquilibre chimique", c'était délibérément fait pour induire les gens en erreur.
 
C'est comme l'histoire de l'oeuf et la poule.
Pourquoi dire que la dépression vient d'un déséquilibre chimique dans le cerveau alors qu'on peut dire l'inverse ?  
 
Les déséquilibres chimiques dans le cerveau peuvent venir du fait que tu stresses et que tu déprimes, que tu penses ta situation désespérée, que tu fais un burn-out etc. La dépression et l'anxiété s'auto-entretiennent, ton moral descend en chute libre. Si l'antidépresseur arrive à stopper ou inverser la tendance, tant mieux.
 
Dire que le déséquilibre biologique arrive comme ça un beau matin, débarquant de nulle part sans raison, c'est quand même beaucoup plus douteux, comme hypothèse...  
Et c'est pourtant cette version qui était propagée partout...

lxl ihsahn lxl a écrit :

Concernant la dépendance, je ne vois pas ce que tu ne comprends pas : il n'y a PAS de dépendance. Le fait qu'il y ait un sevrage, parfois extrêmement difficile, ne signifie pas qu'il y ait une dépendance. Quel que soit la difficulté du sevrage, il n'y a pas de craving, de pulsion de consommation ou d'augmentation de la dose.


Je comprends très bien qu'avec ces histoires de dépendance, sevrage etc., on joue sur des mots.
 
Peu importe comment on appelle cela : certains antidépresseurs provoquent d'énormes problèmes à l'arrêt.
Si tu ne parviens pas à arrêter un antidépresseur, je crois que ça ne te consolera pas beaucoup de savoir qu'il n'y a pas de dépendance...
 
La terminologie acceptée, c'est "Syndrome de discontinuation associée aux antidépresseurs".
Les médecins peuvent bien baptiser cela comme ils veulent, ça ne changera pas l'expérience que les patients en ont...
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

faire une vidéo à charge, anxiogène et aux accents complotistes, pouvant conduire le grand public à refuser ou stopper un traitement sur la base d'informations fausses aux parcellaires, est quelque-chose de grave.


 
Je le répète, il n'y a rien d'inexact dans cette vidéo...  
Après oui, elle est à charge.  
Je ne crois pas qu'elle puisse convaincre le grand public des choses qu'elle dénonce : elle est très rapide et trop chargée en information, elle convaincra surtout les gens qui connaissent déjà un peu le sujet.
 
Et non, s'appuyer sur des faits vérifiables pour présenter leur opinion sur les antidépresseurs ce n'est pas "quelque chose de grave".  
La présentation "à charge" peut être discutée, c'est certain, mais la présentation des antidépresseurs par certains psychiatres et médecins peut l'être tout autant.
 
Le titre de la vidéo du psychiatre, "ALERTE ! Sur France Télévision des Fakenews complotistes sur les antidépresseurs ! DATAGUEULE", c'est carrément abuser.
 
Pour le coup, ce psychiatre se comporte comme un complotiste, en refusant de s'intéresser aux opinions différentes des siennes et en criant au loup.
On dirait juste qu'il "protège sa chapelle", ces gens semblent plus dans la foi, la croyance et le scientisme que dans l'analyse des faits.
 
Dans quelques années, quand les labos auront trouvé de nouveaux remèdes,  il sera complètement admis que les antidépresseurs étaient des remèdes bien médiocres, qui ont pu être utiles dans leur temps.

Message cité 1 fois
Message édité par cyclette le 17-12-2019 à 11:53:57
n°58353961
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 17-12-2019 à 11:54:46  profilanswer
 

Les personnes qui ne parviennent pas à stopper les antidépresseurs sont mal accompagnés... Ce qui est souvent le cas.

 

Dans le cas de la paroxetine, il existe une présentation en gouttes et un protocole d'arrêt. Il existe aussi un protocole de substitution par fluoxetine, qui elle-même peut être stoppée ensuite.

 

Idem pour la venlafaxine, avec remplacement par l'escitalopram.


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n°58355010
Pringles92
Posté le 17-12-2019 à 13:47:53  profilanswer
 

cyclette a écrit :

Je comprends évidemment ce que tu veux dire.  
Mais le truc du "déséquilibre chimique", c'était délibérément fait pour induire les gens en erreur.
 
C'est comme l'histoire de l'oeuf et la poule.
Pourquoi dire que la dépression vient d'un déséquilibre chimique dans le cerveau alors qu'on peut dire l'inverse ?  
 
Les déséquilibres chimiques dans le cerveau peuvent venir du fait que tu stresses et que tu déprimes, que tu penses ta situation désespérée, que tu fais un burn-out etc. La dépression et l'anxiété s'auto-entretiennent, ton moral descend en chute libre. Si l'antidépresseur arrive à stopper ou inverser la tendance, tant mieux.
 
Dire que le déséquilibre biologique arrive comme ça un beau matin, débarquant de nulle part sans raison, c'est quand même beaucoup plus douteux, comme hypothèse...  
Et c'est pourtant cette version qui était propagée partout...


 
Je crois pas que les médecins ou chercheurs disent que la cause d'origine est un déséquilibre des neurotransmetteurs ; ils disent juste qu'on observe (a fortiori) un déséquilibre des neurotransmetteurs en cas de dépression et qu'un médicament rétablissant un équilibre temporaire permet d'agir comme une sorte de tremplin vers d'autres actions qui permettront elles, de résoudre le problème d'origine. Enfin c'est comme ça que je l'ai compris à travers mes différentes lectures donc j'estime que je ne suis pas trompé ; ni par les médecins, ni par les labos. Les infos sont bien connues et disponibles dès qu'on fait l'effort de s'y intéresser un peu.
 
Je conseille le livre "Anxiété" de Scott STOSSEL qui consacre un chapitre entier sur l’historique des médocs et qui est très intéressant  :jap: .
 

mood
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Posté le 17-12-2019 à 13:47:53  profilanswer
 

n°58355655
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 17-12-2019 à 14:30:14  profilanswer
 

Cette vidéo aurait pu être pertinente il y a 20 ans, quand des pubs vantaient le miracle du Prozac et que de plus en plus de dépression étaient soignées par des AD, les SSRI ayant par leur meilleure tolérabilité en quelque sorte démocratisé leur usage et que l'on était convaincu que c'était la panacée.

 

Mais c'était il y a 20 ans...


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n°58355842
cyclette
Posté le 17-12-2019 à 14:45:25  profilanswer
 

Pringles92 a écrit :

Je crois pas que les médecins ou chercheurs disent que la cause d'origine est un déséquilibre des neurotransmetteurs ; ils disent juste qu'on observe (a fortiori) un déséquilibre des neurotransmetteurs en cas de dépression et qu'un médicament rétablissant un équilibre temporaire permet d'agir comme une sorte de tremplin vers d'autres actions qui permettront elles, de résoudre le problème d'origine. Enfin c'est comme ça que je l'ai compris à travers mes différentes lectures donc j'estime que je ne suis pas trompé ; ni par les médecins, ni par les labos. Les infos sont bien connues et disponibles dès qu'on fait l'effort de s'y intéresser un peu.


Je comprends.
Mais il y a eu toute une époque, il y a dix ou quinze ans, où c'était courant de lire sur les forums : "la dépression vient d'un déséquilibre chimique", "c'est biologique et pis c'est tout".
Cette idée est devenue très populaire sur les forums américains, elle s'est propagée sur les forums français aussi.
 
Je pense qu'il y a même eu des médecins qui s'en servaient pour déculpabiliser les patients, pour les encourager à prendre des antidépresseurs. Il y avait cette croyance que c'était moins culpabilisant comme ça.
 
Quand on regarde cette pub pour le Zoloft, on ne peut même pas accuser les publicitaires d'avoir formulé les choses de cette façon. La formulation est assez mesurée.  
Pourtant c'est avec l'adoption de cette théorie que les gens ont propagé cette version du "tout biologique" (et rien n'est dû à l'environnement, à la vie qui va de travers, au boulot...  :sarcastic: ).

Citation :

"While the cause is unknown, depression may be related to an imbalance of natural chemicals between nerve cells in the brain. Prescription Zoloft works to correct this imbalance".
("Bien que la cause soit inconnue, la dépression peut être liée à un déséquilibre des substances naturelles chimiques entre les cellules nerveuses du cerveau. Le Zoloft fonctionne en corrigeant ce déséquilibre." )


Il y a la pub pour la paroxétine de la même année aussi (2001) :

Citation :

"You could be suffering from general anxiety disorder, and a chemical imbalance could be to blame."  
("Vous pourriez souffrir d'anxiété généralisée, et un déséquilibre chimique pourrait en être la cause" ).

n°58358804
Profil sup​primé
Posté le 17-12-2019 à 19:47:40  answer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°58359260
D_omi
sourit
Posté le 17-12-2019 à 20:53:32  profilanswer
 

 

Très intéressante ta question  :D
Alors pour jouer le jeu  : à mon niveau strictement personnel (moi et moi), je me serais bien passé d'exister mais par rapport à quelques personnes qui font partie de ma vie, ça m'aurait vraiment manqué de ne pas les connaître. En même temps, n'ayant pas existé, je n'aurais pas su ce que je perdais donc bon  :O


---------------
(='.'=)Think of how stupid the average person is, and realize half of them are stupider than that. G. Carlin (ˇˍˇ)
n°58359594
Anonymouse
Posté le 17-12-2019 à 21:32:24  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


Message édité par Anonymouse le 17-12-2019 à 21:41:40
n°58359877
cyclette
Posté le 17-12-2019 à 22:13:07  profilanswer
 

Anonymouse a écrit :

Eviter que des gens arrêtent d'un coup leur traitement et retrouvent en HP ou à la morgue.


Mouais.  
Au lieu d'avoir peur que les gens se suicident en arrêtant leur traitement, vaudrait mieux leur parler des risques de suicide et des problèmes de sevrage avant qu'ils commencent.

Anonymouse a écrit :

Il dissèque les artifices de rhétorique mis en œuvre qui n'on rien à faire dans une vidéo scientifique et il donne des éléments de contradiction.


Pour ça, ok, s'il ne faisait que ça ce serait compréhensible. Mais des artifices de rhétorique, j'en vois aussi beaucoup chez les gens qui sont systématiquement pour les antidépresseurs...

Anonymouse a écrit :

Si tu pars de ce principe la alors applique le jusqu'au bout : toutes les référence scientifiques énoncées par Data Gueule sont aussi fausses que celles du psy. Sauf que toi tu commence par un relativisme des travaux scientifiques pour ensuite décider de garder uniquement celles  de Data Gueule.


Parce que je suis simplement du même avis qu'eux.  
Si j'étais de l'avis contraire je trouverais sûrement l'inverse très intéressant...  

Anonymouse a écrit :

cyclette a écrit :


Je ne crois pas qu'elle puisse convaincre le grand public des choses qu'elle dénonce : elle est très rapide et trop chargée en information, elle convaincra surtout les gens qui connaissent déjà un peu le sujet.


 
Donc tous les gens qui connaissent le sujet sont forcément d'accord avec Data Gueule les autres ont forcément tort?


Non, je répondais à cette phrase : "pouvant conduire le grand public à refuser ou stopper un traitement sur la base d'informations fausses aux parcellaires".
Je ne crois pas que c'est avec ce genre de vidéo qu'on puisse être convaincu des problèmes liés à la prise des antidépresseurs. Quand on ne s'intéresse pas vraiment au sujet, les reportages plus longs fonctionnent mieux pour sensibiliser les gens aux sujets, avec des témoignages, tout ça.  
 

n°58360371
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 17-12-2019 à 23:43:36  profilanswer
 

cyclette a écrit :


Mouais.
Au lieu d'avoir peur que les gens se suicident en arrêtant leur traitement, vaudrait mieux leur parler des risques de suicide et des problèmes de sevrage avant qu'ils commencent.

 

Alors, plusieurs choses :

 

1. Le taf du médecin, c'est de diagnostiquer et de proposer un traitement adapté en cas de nécessité, en évaluant le bénéfice par rapport aux risques et à l'état du patient.
Certains médecins sont plus pédagogues que d'autres, mais le temps d'une consultation chez le généraliste ne permet pas de développer de façon extensive le fonctionnement du traitement.
Dans tous les cas, la prescription d'un antidépresseur suppose un suivi du patient régulier, avec un accompagnement renforcé en début et fin de traitement.

 

2. Les effets secondaires connus et suspectés sont systématiquement indiqués sur la notice. Elle est là pour ça. Et si tu ne sais pas la lire, c'est aussi le taf du pharmacien.

 

3. Insister sur des inconvénients et risques, en particulier s'ils sont rares voire non démontrés, c'est le meilleur moyen pour décourager le patient ou induire un effet nocébo.

 

4. Concernant le sevrage, je déplore comme toi le manque d'information et de formation des médecins. C'est un aspect sous-estimé, en particulier pour certaines molécules connues pour la fréquence et l'intensité des effets secondaires. Mais il existe des solutions et pour la majorité des patients et des molécules cela se passe très bien.
De plus, je doute de la pertinence d'aborder ce sujet à l'initiation du traitement, y compris quand il s'agit de traitement pouvant créer une véritable dépendance, comme les benzodiazépines ou les antalgiques opiacés.

 

5. L'augmentation du risque suicidaire lors de l'introduction du traitement, par levée d'inhibition, est encore un fait discuté. Il est en effet extrêmement difficile d'établir avec certitude la part de responsabilité d'une molécule dans un tel acte, en particulier une molécule prescrite à une population par définition à risque.
Même à supposer que le lien causal soit établi, cela reste un effet de bord marginal, qui est loin de contrebalancer la baisse du taux de suicide à moyen terme chez les patients bénéficiant du traitement.

 

Par analogie, si tu as une infection bactérienne grave et qu'on te prescrit un antibiotique, tu as une chance infime de faire une réaction allergique fulgurante et de crever sur place... mais significativement plus de chances d'éviter une septicémie fatale.
Si on présente les choses de cette façon, on accroît fortement le risque que le patient refuse le traitement, et donc on augmente statistiquement son risque de décès.

 
cyclette a écrit :


Pour ça, ok, s'il ne faisait que ça ce serait compréhensible. Mais des artifices de rhétorique, j'en vois aussi beaucoup chez les gens qui sont systématiquement pour les antidépresseurs...

 

Pourquoi ce manichéisme ? A vouloir se positionner absolument pour où contre, on exclut la possibilité d'avoir une opinion nuancée bien plus probablement juste.

 
cyclette a écrit :


Parce que je suis simplement du même avis qu'eux.
Si j'étais de l'avis contraire je trouverais sûrement l'inverse très intéressant...

 

Ok, tu as une croyance et tu restes confortablement installé dans ton biais de confirmation. C'est au moins honnête de le dire.

 
cyclette a écrit :

 

Donc tous les gens qui connaissent le sujet sont forcément d'accord avec Data Gueule les autres ont forcément tort?


Non, je répondais à cette phrase : "pouvant conduire le grand public à refuser ou stopper un traitement sur la base d'informations fausses aux parcellaires".
Je ne crois pas que c'est avec ce genre de vidéo qu'on puisse être convaincu des problèmes liés à la prise des antidépresseurs. Quand on ne s'intéresse pas vraiment au sujet, les reportages plus longs fonctionnent mieux pour sensibiliser les gens aux sujets, avec des témoignages, tout ça.
[/quotemsg]

 

Je trouve ton raisonnement très étrange... Les personnes qui ne s'intéressent pas à un sujet sont justement par définition moins susceptibles de regarder un long reportage et moins encore de faire des recherches complémentaires... Puisque ça ne les intéresse pas, justement !

 

Et l'impact sur l'opinion publique des vidéos courtes, virales et sensationnelles n'est plus à démontrer. C'est devenu un vecteur de propagande majeur ces dernières années.


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n°58361056
cyclette
Posté le 18-12-2019 à 08:30:48  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

Pourquoi ce manichéisme ? A vouloir se positionner absolument pour où contre, on exclut la possibilité d'avoir une opinion nuancée bien plus probablement juste.


Je pense avoir un avis beaucoup plus nuancé que le psychiatre qui répond à la vidéo de Data Gueule.

lxl ihsahn lxl a écrit :

3. Insister sur des inconvénients et risques, en particulier s'ils sont rares voire non démontrés, c'est le meilleur moyen pour décourager le patient ou induire un effet nocébo.


Pour ça je suis d'accord, je comprends très bien que les médecins ne le fassent pas.  
Il y a juste des molécules qu'il vaut mieux carrément éviter de prescrire.

lxl ihsahn lxl a écrit :

5. L'augmentation du risque suicidaire lors de l'introduction du traitement, par levée d'inhibition, est encore un fait discuté. Il est en effet extrêmement difficile d'établir avec certitude la part de responsabilité d'une molécule dans un tel acte, en particulier une molécule prescrite à une population par définition à risque.
Même à supposer que le lien causal soit établi, cela reste un effet de bord marginal, qui est loin de contrebalancer la baisse du taux de suicide à moyen terme chez les patients bénéficiant du traitement.


"Un effet de bord marginal". On peut appeler ça un dommage collatéral aussi, les familles des défunts apprécieront.
 
Si les antidépresseurs avaient un effet évident sur le taux de suicide, n'importe quel imbécile serait capable de le voir dans les chiffres.
Bien au contraire, si baisse il y a eu, elle est tellement faible qu'il faut être statisticien pour analyser les études à ce sujet.
Au cours de ces trente dernières années, la consommation d'antidépresseur a été multiplié par je ne sais combien, et le taux de suicide n'a pas baissé à l'avenant.
Les études qu'on peut lire à ce sujet sont loin d'être convaincantes.

lxl ihsahn lxl a écrit :

Les personnes qui ne s'intéressent pas à un sujet sont justement par définition moins susceptibles de regarder un long reportage et moins encore de faire des recherches complémentaires... Puisque ça ne les intéresse pas, justement !
Et l'impact sur l'opinion publique des vidéos courtes, virales et sensationnelles n'est plus à démontrer. C'est devenu un vecteur de propagande majeur ces dernières années.


Ouais, tant mieux si c'est le cas.  
La vidéo de Data Gueule n'est pas de la propagande, elle est seulement orientée.  
Pour l'opposition long/court, condenser une avalanche de chiffres et de données sur un laps de temps de cinq minutes demande un public très attentif.
 

n°58362840
Anonymouse
Posté le 18-12-2019 à 11:07:57  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


Message édité par Anonymouse le 18-12-2019 à 11:08:47
n°58362854
cyclette
Posté le 18-12-2019 à 11:08:42  profilanswer
 

Puisqu'on parle d'émission de télé, j'en ai déterré une nettement plus pépère au niveau du rythme : un vieille émission (2011) du Magazine de la Santé, une émission qu'on peut regarder d'un oeil distrait en faisant la sieste ou le repassage  :o  :
 
Le Magazine de la Santé - Antidépresseurs, anxiolytiques : utiles ou pas.
 
Bien sûr c'est ancien, mais les témoignages des deux patientes font bien prendre conscience des problèmes que peuvent provoquer ces traitements.
 
Passées les explications sur les neurotransmetteurs, la patiente invitée en plateau explique qu'elle prend ces médicaments depuis 9 ans.  
Elle n'ose même plus les arrêter à cause de "l'effet rebond" et des "sautes d'humeur" à l'arrêt du traitement.
 
Suite à un licenciement, on lui a tout de suite prescrit des antidépresseurs, qui l'ont transformé en "zombie" (c'est le terme qu'elle utilise).  
Elle a passé les deux premières années cloîtrée chez elle, alors qu'elle était très active. Elle a aussi fait une tentative de suicide pendant cette période.
 
La deuxième patiente, filmée chez elle, dit souffrir de ne plus ressentir les émotions positives sous antidépresseur. Elle semble survivre péniblement, ressent toujours de l'anxiété, et depuis qu'elle prend des psychotropes, elle a des pulsions d'automutilation.
 
Le psychiatre hospitalier invité sur le plateau est très intéressant aussi : il est assez cash, et ose même aller à l'encontre de certaines idées répétées partout sur les antidépresseurs :
 Lorsque la patiente décrit l'effet de zombification, il répond :  

Citation :

"si vous ressentez des effets comme ça, faut pas rester deux jours avec ça, c'est intolérable, on peut pas supporter ça, les médecins doivent pas le tolérer"


Le présentateur Michel Cymes objecte alors qu'on dit en général qu'il faut attendre au minimum trois semaines pour voir les effets, et le psychiatre répond :

Citation :

Cette histoire des trois semaines, c'est pas une vérité scientifique, premièrement.
Deuxièmement dans la vraie vie, il n'y a personne qui prend un traitement trois semaines si ça fait rien du tout de positif. C'est impossible. Ou alors des gens très très très consciencieux.
Bien sûr, les trois semaines, c'est le discours des médecins. La réalité c'est que quand on prescrit un antidépresseur, 60 % des gens le prennent une seule fois.
(...)
Les études, elles montrent que au bout de un mois, vous êtes très amélioré de la dépression,  mais tout de suite il faut que le médicament fasse quelque chose dans votre corps. S'il ne fait pas quelque chose, c'est pas le bon médicament.

 
Selon lui, l'antidépresseur doit faire quelque chose de positif "Immédiatement, dés que vous le prenez."
 
 
Bon, c'est peut-être un peu exagéré.
Quant à dire que les trois semaines ne sont pas une vérité scientifique, il me semble que ça se discute.
J'ai effectivement vu des études expliquant qu'on voyait des améliorations au bout de quelques heures - des expériences sur la reconnaissance d'expression faciale : sourires, visages en colère... L'antidépresseur a tendance à changer tout de suite l'appréciation qu'on fait des visages menaçants ou souriants.
Mais combien de patients sont capables de ressentir cette amélioration immédiate ?
Après il y a aussi quelques études scientifiques qui disent effectivement que l'amélioration est continue, et qu'on peut l'observer bien avant deux semaines.
 
 
 
 

n°58364079
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 18-12-2019 à 12:59:46  profilanswer
 

cyclette a écrit :


Je pense avoir un avis beaucoup plus nuancé que le psychiatre qui répond à la vidéo de Data Gueule.


 
Le psychiatre ne donne pas son avis sur les antidépresseurs dans cette vidéo.  
C'est une vidéo visant à lister les erreurs et mensonges d'une autre vidéo, de façon méthodique et sourcée.
 
Tu ne peux pas nier le problème que pose la vidéo de datagueule.  
Une personne qui à cause de cette vidéo arrête brutalement un traitement antidépresseur s'expose à un danger.
 
En mettant de côté tout aspect partisan, je pense que tu peux convenir du fait qu'ils auraient à minima ajouter un gros disclaimer invitant à ne pas cesser un traitement sans en parler avec son médecin prescripteur.
 

cyclette a écrit :


Pour ça je suis d'accord, je comprends très bien que les médecins ne le fassent pas.  
Il y a juste des molécules qu'il vaut mieux carrément éviter de prescrire.


 
C'est pourquoi il y a des molécules qui sont conseillées en première intention, comme l'escitalopram, de par leur meilleure tolérance.
C'est pourquoi les trycycliques et IMAO ne sont pratiquement plus prescrit en première ni même seconde intention.
 
On peut débattre ici de la pertinence de la commercialisation de telle ou telle molécule, du manque d'intérêt pour les dopaminergiques ou pour certaines plantes... ce serait autre chose que de dire cédelamerde.
 

cyclette a écrit :


"Un effet de bord marginal". On peut appeler ça un dommage collatéral aussi, les familles des défunts apprécieront.


 
C'est pour ça que le métier de médecin est difficile. Il prend la responsabilité d'introduire un risque supplémentaire pour réduire un risque présent.
Et c'est vrai pour tous les traitements, toutes les opérations, toutes les thérapies.
 

Citation :

Si les antidépresseurs avaient un effet évident sur le taux de suicide, n'importe quel imbécile serait capable de le voir dans les chiffres.
Bien au contraire, si baisse il y a eu, elle est tellement faible qu'il faut être statisticien pour analyser les études à ce sujet.
Au cours de ces trente dernières années, la consommation d'antidépresseur a été multiplié par je ne sais combien, et le taux de suicide n'a pas baissé à l'avenant.
Les études qu'on peut lire à ce sujet sont loin d'être convaincantes.


 
Oui oui, sagesse populaire et "ça se verrait"...  
 
Bon, pas de bol, le niveau de suicide en France à significativement décliné, avec une inflexion visible au tournant des années 1990, où les ISRS ont été introduit sur le marché :
http://www.observationsociete.fr/s [...] icide.html
 
Mais je n'irais pas jusqu'à dire que c'est grâce à eux, corrélation n'est pas relation ;)
 

cyclette a écrit :


Ouais, tant mieux si c'est le cas.  
La vidéo de Data Gueule n'est pas de la propagande, elle est seulement orientée.  
Pour l'opposition long/court, condenser une avalanche de chiffres et de données sur un laps de temps de cinq minutes demande un public très attentif.


 
Un contenu orienté qui se cache sous une apparence neutre et objective, c'est de la propagande.


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[YouTube] Le Cerveau Lent : vulgarisation sciences cognitives ◦ [url=https://forum.hardware.fr/hfr/AchatsVentes/Photo-Audio-Video/vds-pentax-samyang-sujet_644991_1.htm]Vente Penta
n°58364743
Pringles92
Posté le 18-12-2019 à 13:58:11  profilanswer
 

Désolé mais je pense que vous brassez du vent, et de toute façon vous n'êtes pas d'accord , alors ... :) Je pense que vous avez tous des vécus différents par rapport aux médicaments et que vous ne convergerez jamais  :heink:  ...
 
Sinon @trotskyfaitdustop, ta question est intéressante. Actuellement, je dirais que je n'aurais pas voulu exister car depuis la fin du lycée j'ai pas l'impression d'etre spécialement heureux (sauf à certaines périodes) et j'ai depuis longtemps maintenant des épisodes dépressifs difficiles. Toutefois, j'ai toujours l'espoir que ça s'améliore alors quand ca sera le cas, je serai content de vivre je pense ... Je te donnerai donc une réponse définitive en fin de vie, à l'heure de mon bilan :)

Message cité 1 fois
Message édité par Pringles92 le 18-12-2019 à 14:01:46
n°58369446
cyclette
Posté le 18-12-2019 à 21:41:48  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

C'est une vidéo visant à lister les erreurs et mensonges d'une autre vidéo, de façon méthodique et sourcée.


Il n'y a pas d'erreurs et pas de mensonges dans la vidéo de Data Gueule.
C'est juste une présentation orientée et biaisée de faits tout autant sourcés que ceux du psychiatre qui répond à la vidéo.
 
Jean-Baptiste Alexanian est tout aussi orienté et biaisé.  
Il met dans ses sources qu'il n'y a pas d'augmentation du risque de malformation foetale, c'est faux, il y a bien une augmentation du risque, mais le CRAT la considère pas assez importante pour s'en inquiéter.
 
Il nie les risques de suicide sous antidépresseur alors qu'ils sont parfaitement connus (c'est marqué sur les notices).  
Effectivement, il y a toujours des études qui tentent de prouver le contraire, c'est plus facile à financer qu'une étude sur le pourquoi et le comment de ces risques.
 
Il nie la dépendance, je pensais qu'il jouait sur les mots, mais même pas, en fait : dans les notes sous la vidéo il écrit : "Il n’y a pas de dépendance aux antidépresseurs, il y a par contre des gens qui, quand ils arrêtent le traitement, rechute, comme pour le doliprane, pour les traitement du diabète, de l’asthme ou des infections. Ca ne s’appelle pas une dépendance."
Assimiler les problèmes de sevrage à une rechute, c'est vraiment du foutage de gueule.
Ce genre d'attitude était compréhensible il y a vingt ans quand les médecins pouvaient encore ignorer les problèmes de sevrage. Mais aujourd'hui ils sont informés.
 
Il cite la méta-analyse de Cipriani de 2018 pour prouver l'efficacité des antidépresseurs.  
Le Monde a fait un article quand cette méta-analyse est sortie : Antidépresseurs : une efficacité limitée, avec comme intertitre "Piètre littérature scientifique".  
Est-ce que Le Monde est un fanzine complotiste ?
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

En mettant de côté tout aspect partisan, je pense que tu peux convenir du fait qu'ils auraient à minima ajouter un gros disclaimer invitant à ne pas cesser un traitement sans en parler avec son médecin prescripteur.


Tout à fait, ils auraient pu ajouter un beau "disclaimer" bien faux-cul, avec le même ton sarcastique que le reste de la vidéo. Intégré à un endroit stratégique de la vidéo, il y aurait probablement moyen de produire un bel effet ricanant.  :sarcastic:  
 

n°58369676
poutrella
Contributeur net
Posté le 18-12-2019 à 22:08:38  profilanswer
 

Son attitude est tout à fait compréhensible au contraire, c'est sûrement un de ces nombreux médecins de l'âme qui fait son beurre en préscrivant que des médicaments


---------------
pédagogie 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=Sxq [...] l=GrantLee
n°58370230
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 18-12-2019 à 23:37:51  profilanswer
 

cyclette a écrit :


Il n'y a pas d'erreurs et pas de mensonges dans la vidéo de Data Gueule.
C'est juste une présentation orientée et biaisée de faits tout autant sourcés que ceux du psychiatre qui répond à la vidéo.

 

Jean-Baptiste Alexanian est tout aussi orienté et biaisé.
Il met dans ses sources qu'il n'y a pas d'augmentation du risque de malformation foetale, c'est faux, il y a bien une augmentation du risque, mais le CRAT la considère pas assez importante pour s'en inquiéter.

 

Pour que l'on puisse affirmer qu'il y ait une corrélation avec une augmentation du risque tératogène, il faut déjà que cela soit constaté de façon statistiquement claire, c'est à dire au-delà de la marge d'erreur. Et même une fois cela établi, il faut encore pouvoir déterminer un lien causal pour passer de la "suspicion" au fait.

 

Mais de toute façon, cela n'a aucun sens de traiter de cela pour une classe entière de médicaments qui chimiquement sont très différents, passent plus ou moins le placenta et sont métabolisés de façon toute aussi variée.

 
Citation :

Il nie les risques de suicide sous antidépresseur alors qu'ils sont parfaitement connus (c'est marqué sur les notices).
Effectivement, il y a toujours des études qui tentent de prouver le contraire, c'est plus facile à financer qu'une étude sur le pourquoi et le comment de ces risques.

 

Tu ne sais donc pas comment les effets secondaires finissent sur les notices, ni comment la pharmacovigilance fonctionne...

  
Citation :

Il nie la dépendance, je pensais qu'il jouait sur les mots, mais même pas, en fait : dans les notes sous la vidéo il écrit : "Il n’y a pas de dépendance aux antidépresseurs, il y a par contre des gens qui, quand ils arrêtent le traitement, rechute, comme pour le doliprane, pour les traitement du diabète, de l’asthme ou des infections. Ca ne s’appelle pas une dépendance."
Assimiler les problèmes de sevrage à une rechute, c'est vraiment du foutage de gueule.
Ce genre d'attitude était compréhensible il y a vingt ans quand les médecins pouvaient encore ignorer les problèmes de sevrage. Mais aujourd'hui ils sont informés.

 

Tu dois avoir du mal à comprendre ce qui est écrit.

 

Il y a des gens qui retombent en dépression après arrêt du traitement, ce qui conduit à le reprise du traitement... Non pas par manque, mais par nécessité.

 

Pour le commun des mortels, la dépendance est synonyme de l'addiction, et il n'y a pas d'addiction aux antidépresseurs.

 

Alors oui, certains sont dépendants (au sens du besoin) des antidépresseurs, comme le diabétique est dépendant de son insuline. Mais je ne vois pas en quoi le fait qu'un patient soit mieux sous traitement que sans serait un argument contre celui-ci...

 
Citation :

Il cite la méta-analyse de Cipriani de 2018 pour prouver l'efficacité des antidépresseurs.
Le Monde a fait un article quand cette méta-analyse est sortie : Antidépresseurs : une efficacité limitée, avec comme intertitre "Piètre littérature scientifique".
Est-ce que Le Monde est un fanzine complotiste ?

 

Le Monde n'est pas un fanzine complotiste, mais pas non plus une revue scientifique.

 
cyclette a écrit :


Tout à fait, ils auraient pu ajouter un beau "disclaimer" bien faux-cul, avec le même ton sarcastique que le reste de la vidéo. Intégré à un endroit stratégique de la vidéo, il y aurait probablement moyen de produire un bel effet ricanant. :sarcastic:

 

C'est vrai que c'est ricanant de jouer avec la vie de personnes en détresse, oui... :/

 
Pringles92 a écrit :

Désolé mais je pense que vous brassez du vent, et de toute façon vous n'êtes pas d'accord , alors ... :) Je pense que vous avez tous des vécus différents par rapport aux médicaments et que vous ne convergerez jamais :heink: ...

 

Ah mais si je me basais sur ma petite expérience personnelle, je serais probablement du même avis que les autres.

 

J'ai passé 8 mois sous venlafaxine, j'ai eu un sevrage atroce, et j'ai du 6 mois plus tard le résigner à en redemander, faute de pouvoir accéder à un traitement adapté au trouble qui m'a amené vers la dépression.

 

Ma femme de son côté est depuis des années sous paroxetine pour contenir sa fibromyalgie. L'introduction a été un enfer et le moindre oubli de pilule est un petit cataclysme. Le sevrage est à peine envisageable. Mais c'est un traitement qui lui apporte une meilleure qualité de vie et lui évite d'avoir recours à des antalgiques opiacés qui vont très vite escalader.

 

J'ai aussi passé 6 mois dans une clinique psychiatrique, et j'ai vu des gens voué à un destin funeste trouver un équilibre grâce à un traitement adapté.

 

Si je devais avoir un cheval de bataille nombriliste, ce serait plutôt l'inverse : j'ai du galérer pendant un an de longues démarches pour obtenir l'accès à un traitement hors AMM sur lequel l'état exerce une pression dissuasive démesurée.

 

S'il y a un complot pour nous gaver de cachetons, il y en a aussi un autre pour nous empêcher d'en prendre... C'est un sacré merdier !


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n°58370498
g@lfior
Posté le 19-12-2019 à 02:24:57  profilanswer
 

Aujourd'hui j'ai 37 ans et c'est un des pires jours de ma vie...
J'étais comme anesthésié de la douleur depuis plusieurs mois et aujourd'hui elle refait surface.  
A part quelques collègues avec qui je m'entends bien au boulot, je suis seul, complètement seul... Je n'ai plus de cercle sociale ni de de moitié depuis des années maintenant, je m'étais totalement résigné, j'irai même jusqu'à dire que j'en avait le deuil et aujourd'hui j'en souffre à nouveau...
Pour couronner le tout il y a cette fille qui me tourne autours (ou plutôt me tournait autours, elle dû finir par comprendre que je suis totalement handicapé social) au boulot en me faisant de gros appels de phare.
Au fond j'aimerai bien faire sa connaissance voir même aller un peu plus loin, mais j'en suis incapable... Je suis inintéressant au possible, j'ai un niveau de conversation proche de 0...
Je n'arrive même pas à comprendre que j'ai pu susciter de l'intérêt de chez elle (ou chez qui que ce soit d'ailleurs)...
Je sais pas quoi faire, au fond je sais que je suis dépressif mais je n'arrive pas à me faire à l'idée de reprendre des médocs... Les derniers ADs que j'ai pris il y a quelques années m'empêchait de dormir...
Je n'ai pas envie de reconsulter un psy parce que au bout d'un certain nombre de séances j'ai toujours le sentiment d'avoir fait le tour de la question, de n'avoir plus rien à dire et faire du sur place...
Le seul point positif dans tout cette merde c'est que j'ai un boulot qui me passionne après de nombreuses années sans emploi... Malgré ça je sais pas combien de temps encore j'arriverai à tenir ...
J'en peu plus de cette solitude et malgré ça si des collègues me propose d'aller boire un verre mon premier réflexe c'est de refuser...
Qu'est ce qui tourne pas rond chez moi putain... J'en peux plus que ma famille, mes collègues me disent que j'ai tout pour réussir et de me sentir bon à rien ;/

n°58370555
XaTriX
Posté le 19-12-2019 à 04:56:50  profilanswer
 

Psychiatre pour diagnostique, AD certainement, tu peux tester plusieurs molécules. De toute façon ça peut pas être pire :o
Si trouble X ou Y => TCC/ACT/what ever
 
A la limite si tu peux tester l'hypnose je veux bien un retour :o


---------------
[:dawa]
n°58370559
XaTriX
Posté le 19-12-2019 à 04:59:10  profilanswer
 

Y'a pas de miracles, pour que tu reprennes confiance en toi, que tu réduise la douleur de la dépression et le repli sur soit il faut que tu consultes et envisage sérieusement un traitement médicamenteux. Si ton psychiatre a une autre solution que les AD tant mieux, mais va falloir certainement passer par la, essaie une autre molécule que la dernière fois ?


---------------
[:dawa]
n°58370989
cyclette
Posté le 19-12-2019 à 08:29:25  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°58371458
cyclette
Posté le 19-12-2019 à 09:36:11  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°58371915
cyclette
Posté le 19-12-2019 à 10:13:34  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

Il y a des gens qui retombent en dépression après arrêt du traitement, ce qui conduit à le reprise du traitement... Non pas par manque, mais par nécessité.


 
Après l'arrêt d'un antidépresseur, il peut y avoir des problèmes de sevrage, il peut y avoir un effet rebond, et éventuellement quand ces deux hypothèses ont été éliminées ont peut parler de rechute.
Il y a pas mal de choses qui ont changées depuis l'avènement des antidépresseurs du type Prozac.
 
Notamment, depuis trente ans, la dépression est devenue un problème chronique, alors que jusque là c'était plutôt un problème aigu.
 
Avant, les gens faisaient le plus souvent un seul épisode de dépression durant toute leur vie. Les rechutes concernaient assez peu de patients.
Les patients se rappelaient toute leur vie de cet épisode traumatisant, et certains pouvaient craindre pendant de nombreuses années que cet épisode revienne, comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.
 
Mais au moins cette peur n'était pas alimentée par le monde médical.
Aujourd'hui, on dirait que la rechute est la règle, les médecins peuvent s'appuyer ce risque pour continuer à prescrire des antidépresseurs pendant des années, et ainsi éviter les problèmes de sevrage, de responsabilité etc.
Dire au patient qu'il pourrait rechuter, c'est un peu une prophétie autoréalisatrice et c'est complètement délétère pour la santé psychologique.
 
Il me semble que j'ai déjà cité ces chiffres : 68% des américains qui prennent des antidépresseurs les prennent depuis plus de deux ans.
(44 % depuis plus de 5 ans, 25% depuis plus de dix ans).
 
Ces traitements étaient au départ prévus pour une utilisation temporaire, les recommandations c'était autour d'un an de prise pour la consolidation de fin de  traitement.
 
Vu la tournure que prenaient les choses, le monde médical a adapté ses recommandations, et parle maintenant de patients sujets à des rechutes.  
Et à en croire les chiffres, cela concernerait la majorité des utilisateurs d'antidépresseurs.  
C'est bien pratique cette malléabilité, ce flou qui permet de ne jamais se sentir responsable en s'adaptant au fur et à mesure que la situation se dégrade...

n°58371930
xilebo
noone
Posté le 19-12-2019 à 10:14:57  profilanswer
 

Du coup, pourquoi arrêter un anti-dépresseur dans ce cas ? Accoutumance ? effets secondaires dans le temps  ? Irréversibilité ?

n°58372496
cyclette
Posté le 19-12-2019 à 11:06:55  profilanswer
 

Ben comme dit lxl ihsahn lxl au-dessus, si les gens sont mieux avec le médicament que sans, pourquoi ils arrêteraient ?
Le problème c'est qu'il y a des gens qui ne sont même pas mieux avec les antidépresseurs, et pourtant ils continuent à les prendre pendant des années (ça les rassure, en général, ou ils ont peur de les arrêter).
On voit ça très bien chez les deux premières patientes interviewées parle Magazine de la Santé dans la vidéo que j'avais mis en lien.  
 
Il y a des effets secondaires qui peuvent perdurer tout au long du traitement, notamment les problèmes sexuels. L'anesthésie des émotions peut aussi perdurer tout le long du traitement. Il y a sûrement des gens qui ne ressentent pas ces effets, ou qui ne sont pas assez gênés par ces effets pour arrêter.
 
Pour le risque d'accoutumance, on soupçonne en général que la difficulté à arrêter puisse être liée à la longueur de la prise. Mais ça dépend aussi beaucoup des molécules.
 
Quant aux risques sur le long terme, il est difficile à évaluer.  
A priori, si les scientifiques étaient sûrs de quelque chose à ce sujet, on en aurait entendu parler.  
Ces médicaments ne sont pas des placebos, ils font des choses à l'intérieur du cerveau, alors à priori ils ne sont pas anodins.  
J'avais entendu parler de certains risques pour quelques antidépresseurs qui sont un peu anticholinergiques, notamment la paroxétine. Comme cette molécule a aussi des propriétés anticholinergiques -plutôt faibles apparemment- une étude évoquait la possibilité qu'elle puisse augmenter les risques de démence chez les personne âgées, comme les autres médicaments anticholinergiques dans leur ensemble.

Message cité 1 fois
Message édité par cyclette le 19-12-2019 à 11:07:37
n°58372872
xilebo
noone
Posté le 19-12-2019 à 11:36:20  profilanswer
 

cyclette a écrit :

Ben comme dit lxl ihsahn lxl au-dessus, si les gens sont mieux avec le médicament que sans, pourquoi ils arrêteraient ?
Le problème c'est qu'il y a des gens qui ne sont même pas mieux avec les antidépresseurs, et pourtant ils continuent à les prendre pendant des années (ça les rassure, en général, ou ils ont peur de les arrêter).
On voit ça très bien chez les deux premières patientes interviewées parle Magazine de la Santé dans la vidéo que j'avais mis en lien.  
 
Il y a des effets secondaires qui peuvent perdurer tout au long du traitement, notamment les problèmes sexuels. L'anesthésie des émotions peut aussi perdurer tout le long du traitement. Il y a sûrement des gens qui ne ressentent pas ces effets, ou qui ne sont pas assez gênés par ces effets pour arrêter.
 
Pour le risque d'accoutumance, on soupçonne en général que la difficulté à arrêter puisse être liée à la longueur de la prise. Mais ça dépend aussi beaucoup des molécules.
 
Quant aux risques sur le long terme, il est difficile à évaluer.  
A priori, si les scientifiques étaient sûrs de quelque chose à ce sujet, on en aurait entendu parler.  
Ces médicaments ne sont pas des placebos, ils font des choses à l'intérieur du cerveau, alors à priori ils ne sont pas anodins.  
J'avais entendu parler de certains risques pour quelques antidépresseurs qui sont un peu anticholinergiques, notamment la paroxétine. Comme cette molécule a aussi des propriétés anticholinergiques -plutôt faibles apparemment- une étude évoquait la possibilité qu'elle puisse augmenter les risques de démence chez les personne âgées, comme les autres médicaments anticholinergiques dans leur ensemble.


 
On est d'accord  :jap: . En fait , ma question n'était pas assez précise : quel contre-indication il y a de prendre un AD à vie si quand on le prend, ça va bien ?
 
Je note le risque de démence avec le temps par exemple.

n°58380679
cyclette
Posté le 20-12-2019 à 10:12:57  profilanswer
 

Je pense que les médecins te diraient qu'il n'y a pas de risque connu.
Tu peux chercher les effets à long terme sur internet, je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup d'informations à ce sujet.
Des millions de gens sont sous antidépresseurs depuis des années, j'imagine que pour les médecins ça suffit à prouver que ce n'est pas trop néfaste.
 
L'étude sur les anticholinergiques, c'est celle-ci : Anticholinergic Drug Exposure and the Risk of Dementia, il y a eu des articles dans la presse, par exemple dans le Quotidien du Médecin.
Mais dans les antidépresseurs courants (ISRS ou ISRN), je crois qu'il n'y a guère que la paroxétine qui soit assez anticholinergique pour figurer dans cette étude. Les deux autres antidépresseurs mentionnés dans le Quotidien du Médecin sont des tricycliques (amitriptyline et dosulépine).
Ce n'est jamais qu'une augmentation du risque... et les résultats de cette étude sont discutés, même s'ils l'ont trouvé assez bien réalisée pour en parler dans la presse médicale.
 
Quand on est un peu hypocondriaque, c'est facile de s'angoisser sur des effets à long terme.  
Par exemple, la dysfonction sexuelle post ISRS. Il s'agit de gens qui ont arrêté les antidépresseurs et dont la sexualité n'est pas revenue à la normale après l'arrêt. C'est probablement un phénomène assez rare, du moins je l'éspère.  
Et bien il y a des gens qui prennent des antidépresseurs pendant quelques jours, et déjà ils angoissent en pensant que leur sexualité ne redeviendra jamais comme avant. C'est exagéré, mais les angoisses au sujet de la santé c'est souvent compliqué à maîtriser.

n°58381446
lxl ihsahn​ lxl
●⌠ Antaigris ⌡●
Posté le 20-12-2019 à 11:07:37  profilanswer
 

Les ISRS sont un des rares traitement symptomatique dont le risque de prise sur une très longue période est très faible.

 

Il y en a quelques-uns, dépendant de la molécule (allongement QT, métabolisme rénal, effets anticholinergiques, hyponatremie) mais qui peuvent être surveillés si nécessaire.

 

Je veux dire, que ce soit pour le traitement des douleurs neuropathiques (face aux AINS et opiacés), l'anxiété (face aux BZD et neuroleptiques), c'est un vrai avantage, d'autant plus qu'il n'y a pas a proprement parler d'accoutumance.

 

Maintenant, il est certain que la prise d'AD modifie sur le long terme l'homéostasie du cerveau, ce qui engendre des modifications qui peuvent selon la plasticité cérébrale prendre plus ou moins de temps à se rétablir.

 

Peut-être que le risque de rechute est amplifié par ces traitements, honnêtement je n'ai pas vu d'études probantes à ce sujet. Je ne crois pas qu'il y ait eu un changement radical, comme dit plus haut.

 

Les troubles psychologiques sont tabous et l'ont encore plus été dans le passé. Être anxieux ou déprimé est un indicateur de faiblesse, de vulnérabilité qu'il est difficile d'avouer.

 

Je pense plutôt que les générations précédentes étaient beaucoup plus résilientes, en particulier celles qui ont connu les guerres et crises économiques majeures.

 

Sans faire dans le lieu commun, il est certain que cela calibre très différemment le cerveau limbique sur ce qui à rapport à la peur (anxiété) et la tristesse (dépression).

 

La première génération a avoir eu accès à des traitements psychiatriques efficaces sont les baby boomers, qui ont beaucoup moins connu l'adversité, mais aussi grandi dans une société d'opulence où l'injonction au bonheur était très forte. Une société de la frustration et de la peur de perdre le confort acquis, une société de la remise en question par l'ouverture du champ des possibles.

 

Nos (arrière-)grand-pères allaient à la mine taper la veine, pendant que nos grand-mères s'occupaient du foyer. Le seul souci était de manger à sa faim et le seul rêve était de voir ses enfants mariés. Les frustrations étaient minimes et l'acceptation (ou fatalisme, si vous préférez) beaucoup plus naturelle. On ne se posait pas de questions : naître, manger, procréer, élever, prier, mourir.


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[YouTube] Le Cerveau Lent : vulgarisation sciences cognitives ◦ [url=https://forum.hardware.fr/hfr/AchatsVentes/Photo-Audio-Video/vds-pentax-samyang-sujet_644991_1.htm]Vente Penta
n°58386820
poutrella
Contributeur net
Posté le 20-12-2019 à 20:54:37  profilanswer
 

vivement que Noel soit passé  [:thibw:1]


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pédagogie 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=Sxq [...] l=GrantLee
n°58387073
Harriet Ol​eson
Chattarde menteuse
Posté le 20-12-2019 à 21:51:40  profilanswer
 

Putain après une pause de traitement accidentelle (plus de médocs et impossible d'aller dans une pharmacie suite aux grèves), faut croire que mon corps recommence une adaptation.
M'en serait bien passée.


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I masturbate because I'm the only one who's standards are low enough to fuck me.
n°58387747
Halfsup
Posté le 21-12-2019 à 03:33:40  profilanswer
 

lxl ihsahn lxl a écrit :

Les ISRS sont un des rares traitement symptomatique dont le risque de prise sur une très longue période est très faible.

 

Il y en a quelques-uns, dépendant de la molécule (allongement QT, métabolisme rénal, effets anticholinergiques, hyponatremie) mais qui peuvent être surveillés si nécessaire.

 

Je veux dire, que ce soit pour le traitement des douleurs neuropathiques (face aux AINS et opiacés), l'anxiété (face aux BZD et neuroleptiques), c'est un vrai avantage, d'autant plus qu'il n'y a pas a proprement parler d'accoutumance.

 

Maintenant, il est certain que la prise d'AD modifie sur le long terme l'homéostasie du cerveau, ce qui engendre des modifications qui peuvent selon la plasticité cérébrale prendre plus ou moins de temps à se rétablir.

 

Peut-être que le risque de rechute est amplifié par ces traitements, honnêtement je n'ai pas vu d'études probantes à ce sujet. Je ne crois pas qu'il y ait eu un changement radical, comme dit plus haut.

 

Les troubles psychologiques sont tabous et l'ont encore plus été dans le passé. Être anxieux ou déprimé est un indicateur de faiblesse, de vulnérabilité qu'il est difficile d'avouer.

 

Je pense plutôt que les générations précédentes étaient beaucoup plus résilientes, en particulier celles qui ont connu les guerres et crises économiques majeures.

 

Sans faire dans le lieu commun, il est certain que cela calibre très différemment le cerveau limbique sur ce qui à rapport à la peur (anxiété) et la tristesse (dépression).

 

La première génération a avoir eu accès à des traitements psychiatriques efficaces sont les baby boomers, qui ont beaucoup moins connu l'adversité, mais aussi grandi dans une société d'opulence où l'injonction au bonheur était très forte. Une société de la frustration et de la peur de perdre le confort acquis, une société de la remise en question par l'ouverture du champ des possibles.

 

Nos (arrière-)grand-pères allaient à la mine taper la veine, pendant que nos grand-mères s'occupaient du foyer. Le seul souci était de manger à sa faim et le seul rêve était de voir ses enfants mariés. Les frustrations étaient minimes et l'acceptation (ou fatalisme, si vous préférez) beaucoup plus naturelle. On ne se posait pas de questions : naître, manger, procréer, élever, prier, mourir.

 

Post très intéressant comme souvent avec tes interventions :jap:

 

Freud disait d'ailleurs qu'en temps de guerre, les névroses disparaissaient (en gros on doit se concentrer sur l'essentiel pour vivre/survivre, pas de rumination possible) :D ce qui vient bien confirmer les dernières lignes de ton propos :)


Message édité par Halfsup le 21-12-2019 à 03:34:16
n°58387762
poutrella
Contributeur net
Posté le 21-12-2019 à 04:13:01  profilanswer
 

Je pense pas que les générations antérieures étaient davantage résilientes non
La vie était différente c'est sûr, on mourrait jeune, on allait à la guerre, on picolait sans arrêt pour supporter  
 
Quant à Freud qui tapait de la Coke et disait n'importe quoi, mythomane, invention de résultats etc. Ses théories pro pédophile font encore énormément de mal en plus de ça
 
je sais pas pourquoi on cite encore cet escroc en quasiment 2020, faut arrêter


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pédagogie 2.0 : https://www.youtube.com/watch?v=Sxq [...] l=GrantLee
n°58388065
Halfsup
Posté le 21-12-2019 à 09:31:43  profilanswer
 

poutrella a écrit :

Je pense pas que les générations antérieures étaient davantage résilientes non
La vie était différente c'est sûr, on mourrait jeune, on allait à la guerre, on picolait sans arrêt pour supporter

 

Quant à Freud qui tapait de la Coke et disait n'importe quoi, mythomane, invention de résultats etc. Ses théories pro pédophile font encore énormément de mal en plus de ça

 

je sais pas pourquoi on cite encore cet escroc en quasiment 2020, faut arrêter

 

Wahou hallucinant de méconnaissance sur son apport majeur et fondamental à la psychiatrie/psychologie

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