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Auteur Sujet :

Stop à la dépression [ Les anti-dépresseurs ]

n°8598444
laureka
Posté le 05-06-2006 à 19:33:14  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 :D  alors faut t'entrainer, comme les patineuses ou les gymnastes dans les compétitions.

mood
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Posté le 05-06-2006 à 19:33:14  profilanswer
 

n°8598453
Profil sup​primé
Posté le 05-06-2006 à 19:34:23  answer
 

laureka a écrit :

:D  alors faut t'entrainer, comme les patineuses ou les gymnastes dans les compétitions.


 
 [:pingouino]  
 
Non mais c'est si chiant que ça les gens qui sourient pas ?

n°8598465
laureka
Posté le 05-06-2006 à 19:35:40  profilanswer
 

ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
 
Edit : on a toujours l'impression qu'ils font la gueule


Message édité par laureka le 05-06-2006 à 19:36:24
n°8598522
oinseach
Posté le 05-06-2006 à 19:43:15  profilanswer
 

on me fait les mêmes réflexions ptitealex, je suis pas souriante non plus mais à force d'entendre tout le temps que je fais la gueule et bien je finis bien par faire la gueule.  

n°8598529
oinseach
Posté le 05-06-2006 à 19:44:03  profilanswer
 

et on plus quand je me force à sourire on me demande pourquoi je souris bêtement ou ce qui est si drôle.  on peut pas gagner.  :/

n°8598555
Profil sup​primé
Posté le 05-06-2006 à 19:47:10  answer
 

oinseach a écrit :

on me fait les mêmes réflexions ptitealex, je suis pas souriante non plus mais à force d'entendre tout le temps que je fais la gueule et bien je finis bien par faire la gueule.


 
J'ai bien peur que ça finisse comme ça dans mon cas, car pour bien faire je suis susceptible et rancunière. Et puis si je me force à sourire, je vais pas avoir l'air très naturel...

n°8598598
laureka
Posté le 05-06-2006 à 19:50:58  profilanswer
 

oinseach a écrit :

on me fait les mêmes réflexions ptitealex, je suis pas souriante non plus mais à force d'entendre tout le temps que je fais la gueule et bien je finis bien par faire la gueule.


 
je vous comprends, moi c'était "t'as l'air triste" ben forcement, au fond de la depression .....
 
J'ai appris à sourire, parfois bêtement mais pas grave, les gens dans la rue me rendent des sourires alors que je n'ai même pas conscience que je leur souris et ça ... c'est bien sympa.

n°8598617
Profil sup​primé
Posté le 05-06-2006 à 19:52:34  answer
 

laureka a écrit :

je vous comprends, moi c'était "t'as l'air triste" ben forcement, au fond de la depression .....
 
J'ai appris à sourire, parfois bêtement mais pas grave, les gens dans la rue me rendent des sourires alors que je n'ai même pas conscience que je leur souris et ça ... c'est bien sympa.


 
Voilà, toujours l'impression qu'on me colle l'étiquette de "pauvre fille dépressive". J'aimerai bien sortir de tout ça. Je vais donc apprendre à sourire bêtement.

n°8598659
laureka
Posté le 05-06-2006 à 19:56:38  profilanswer
 


 
Oui tu verras, les gens vont changer de comportement avec toi. Commence par des petites choses, dire bonjour en souriant, dire merci en souriant. Après, ça viendra naturellement.  :)  

n°8598676
Profil sup​primé
Posté le 05-06-2006 à 19:57:36  answer
 

laureka a écrit :

Oui tu verras, les gens vont changer de comportement avec toi. Commence par des petites choses, dire bonjour en souriant, dire merci en souriant. Après, ça viendra naturellement.  :)


 
Je vais essayer de mettre ça en pratique demain matin au boulot.

mood
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Posté le 05-06-2006 à 19:57:36  profilanswer
 

n°8598693
laureka
Posté le 05-06-2006 à 19:59:28  profilanswer
 

bien  :)  
 
Fais gaffe, ils vont te faire des réflexions du genre : " qu'est ce t'arrive, tu as l'air de bonne humeur ce matin ?" et ça va t'agacer  :D  
 

n°8598702
Profil sup​primé
Posté le 05-06-2006 à 20:00:36  answer
 

laureka a écrit :

bien  :)  
 
Fais gaffe, ils vont te faire des réflexions du genre : " qu'est ce t'arrive, tu as l'air de bonne humeur ce matin ?" et ça va t'agacer  :D


 
Pas grave, je leur tatanerais la gueule  :D

n°8598732
laureka
Posté le 05-06-2006 à 20:03:46  profilanswer
 


 
Ben, y a plus de boulot que je pensais  :sweat:  
 
nan, je rigole, je suis sure que ça va marcher, tu nous raconteras demain soir.  :)

n°8598751
Profil sup​primé
Posté le 05-06-2006 à 20:05:27  answer
 

laureka a écrit :

Ben, y a plus de boulot que je pensais  :sweat:  
 
nan, je rigole, je suis sure que ça va marcher, tu nous raconteras demain soir.  :)


 
Ok, je vous dirais si ça a marché.

n°8599666
REDONI
Posté le 05-06-2006 à 21:42:14  profilanswer
 


 
c'est ça ou rien

n°8600048
MaitrePo
Posté le 05-06-2006 à 22:15:21  profilanswer
 


 
Bé euh au boulot y'a un mec que je n'ai _JAMAIS_ vu sourire en 2 ans. Bien sûr c'est pas la première personne "pas souriante" que je croise dans ma vie mais lui c'est assez impressionnant
 
J'avais demandé à ses collègues s'il était vraiment triste, mais il parait que non, que c'est son caractère, quoi.  
Enfin j'ai pas l'occasion de lui parler souvent mais c'est assez déstabilisant parce que on sait jamais trop ce qu'il pense, si on l'emmerde, si on a dit un truc qui fallait pas... c'est surtout ça qui est embêtant. M'enfin je pense que quand on connait bien la personne, on fait plus gaffe... c'est surtout au premier abord que ça perturbe pas mal.
 
Mais quand on te raconte une blagounette, vous rigolez quand même hein ?


---------------
Et ça, ça, on en parle pas assez, jtrouve.
n°8600435
Profil sup​primé
Posté le 05-06-2006 à 23:30:57  answer
 

MaitrePo a écrit :

Bé euh au boulot y'a un mec que je n'ai _JAMAIS_ vu sourire en 2 ans. Bien sûr c'est pas la première personne "pas souriante" que je croise dans ma vie mais lui c'est assez impressionnant
 
J'avais demandé à ses collègues s'il était vraiment triste, mais il parait que non, que c'est son caractère, quoi.  
Enfin j'ai pas l'occasion de lui parler souvent mais c'est assez déstabilisant parce que on sait jamais trop ce qu'il pense, si on l'emmerde, si on a dit un truc qui fallait pas... c'est surtout ça qui est embêtant. M'enfin je pense que quand on connait bien la personne, on fait plus gaffe... c'est surtout au premier abord que ça perturbe pas mal.
 
Mais quand on te raconte une blagounette, vous rigolez quand même hein ?


 
Oui je rigole, mais souvent mes collègues pensent qu'ils m'ont "choquée" alors que je suis loin d'être niaise quand même  [:pingouino]  

n°8600449
Le Matou
Posté le 05-06-2006 à 23:33:48  profilanswer
 


Le Matou a écrit :

Je peux enfin apporter une note d'espoir à ce topic : ça va mieux ! [:youpi]
 
Après :
- plus d'un an et demi de dépression grave ;
- avoir essayé (dans cet ordre) Zoloft (sertraline), Seropram (citalopram), Prozac (fluoxétine), Effexor (venlafaxine), Norset (mirtazapine), Moclamine (moclobémide), Xanax (alprazolam), qui ne présentaient que des effets secondaires qui me faisaient encore plus déprimer ;
- plus de 2 mois d'hospitalisation en unité psychiatrique, qui m'ont fait beaucoup plus de mal que de bien ;
- que ma copine, avec qui j'étais depuis plus de 4 ans, m'ait quitté pendant mon hospitalisation ;
- avoir interrompu mes études à cause de cette dépression et de doutes professionnels ;
 
J'ai enfin trouvé un traitement qui fonctionne !
 
Je prends quotidiennement :
- 75 mg d'Anafranil (clomipramine) en antidépresseur ;
- 10 mg de Zyprexa (olanzapine) pour "lisser" l'humeur ;
- 10 mg de Stilnox (zolpidem) pour dormir correctement.
 
Depuis que je prends ce traitement, entre mon ancienne et ma "nouvelle" vie, c'est le jour et la nuit ! :pt1cable:
 
J'ai pu accepter ma rupture, et maintenant je profite de mon célibat :)
Je vais commencer un stage de réorientation d'une douzaine de semaines, très prometteur ;
Je me suis inscrit à plusieurs cours d'arts martiaux pour regagner le dynamisme que ma dépression m'avait fait perdre;
etc...
 
Bref, je souhaite à mon tour rappeler des choses qui ont certainement déjà été dites :
- Si vous allez mal, allez consulter ! Les psychiatres ne traitent pas que les fous, loin de là...
- S'il faut prendre des médicaments, prenez-les ! Ils sont aussi nécessaire à votre état de santé qu'une béquille quand on a une jambe cassée.
- Si vous avez l'impression, après plusieurs semaines, que le médicament ne fonctionne pas, demandez à en essayer un autre ! Il y en a une multitude qui existent, et vous finirez forcément par tomber sur celui qui vous convient, ce n'est qu'une histoire de temps et de courage.
 
Je serais aussi heureux de discuter en MP avec toute personne qui en ressent le besoin. :hello:
 
Bon courage à tous, je suis la preuve vivante que contrairement à ce dont on est persuadé quand on va mal, il y a une chouette issue à ce tunnel noir, terrible et si mal connu qu'est la dépression. :)


Je dois malheureusement ajouter un énorme bémol à mon témoignage. :(  
 
En effet, ça fait un moment que je suis en train de rechuter (mais à la réflexion, ai-je jamais arrêté ?). Toujours suivi par la même psychiatre, après avoir doublé la dose d'antidépresseurs, j'ai essayé depuis un mois de diminuer mon traitement (par jour, 75mg au lieu de 150mg d'Anafranil [Clomipramine], 10mg de Zyprexa [Olanzapine] et 10mg de Stilnox [Zolpidem]). Résultats catastrophiques, dès aujourd'hui c'est reparti pour la dose habituelle...
 
J'ai voulu (et veux toujours) arrêter mon traitement pour plusieurs raisons. Un peu, pour prouver aux autres que je suis capable de m'en sortir sans béquille médicamenteuse, comme tout un chacun, et que non, je ne gobe pas ces médicaments parce que je suis plus incapable qu'un autre de me débrouiller avec mes propres problèmes. Pas mal, parce que si j'arrivais à me passer de mon traitement, je pourrais me bercer de l'illusion que je m'en suis sorti. Enfin et surtout, parce que j'en ai marre des effets de ces médicaments.
 
Pour ce qui est du Zolpidem, il m'occasionne des pertes de mémoire, principalement entre le moment où je le prends et le moment où j'éteins pour dormir. Pendant cet intervalle de temps d'environ 45 minutes, je ne fais que lire pour me préparer à dormir, et ça commence à me saoûler de recommencer plusieurs fois le même livre parce que je ne me souviens pas de ce que j'ai lu les soirées précédentes... ("Enfin bon j'ai encore un peu de mémoire, je touche du bois" *toc* *toc* "Oui entrez !" :pt1cable:) Mais à part ce défaut je dois avouer que ce médicament a radicalement changé ma vie, moi qui avait d'énormes troubles du sommeil depuis l'adolescence (passage à une clinique du sommeil, etc...) je peux désormais profiter de mes nuits comme la majorité des gens. Sauf qu'en ce moment, je ne suis bon qu'à dormir. :sleep:
 
Pour les effets de la Clomipramine et de l'Olanzapine, je ne saurais les dissocier puisque je les ai toujours pris de concert. En gros, je ne ressens plus aucun sentiment pour rien du tout, et je m'en fous. Le peu d'activités qui avant me détendaient me paraissent vaines. Par exemple, je viens de claquer 2000€ dans un nouveau PC pour me rendre compte que les jeux vidéos ne m'intéressent plus. Vous allez me dire qu'on n'a pas besoin d'être dépressif pour changer de centres d'intérêt, mais il n'y a qu'un vide... Je pratique également (entre autres) de l'improvisation théâtrale médiévale fantastique, et je ne vois plus que les côtés négatifs de la chose (organisation, préparatifs et rangement...)
 
J'aimerais aussi découvrir de nouvelles personnes, mais dans mon état ce n'est pas chose facile... Je ne me trouve pas intéressant moi-même, alors comment intéresser quelqu'un d'autre ? Je ne fais que me renvoyer une image négative de moi-même à travers les autres, j'évite donc de plus en plus de voir les personnes que je connais... J'ai toujours eu besoin d'avoir des amiEs, or je les ai progressivement "perdues" lors de ma vie en couple et maintenant que je suis seul, le côté féminin de mes relations d'antan me manque cruellement. Je n'ai plus que des potes, mais ça n'est pas pareil.
 
Enfin, j'ai un énorme vide affectif depuis que ma copine m'a quitté, il y a de cela 9 mois. Ca m'a complètement fait perdre confiance en moi, et je sais que ça n'est pas demain la veille que je risque de trouver quelqu'un. Aucune confiance en moi, 25 kilos de trop (je bouffe mal pour compenser), du mal à gérer les problèmes les plus banals... D'un point de vue sexuel, mon traitement a annihilé ma libido pourtant assez virulente auparavant. Je n'éprouve presque plus de plaisir physique et de jouissance depuis le début des médicaments il y a maintenant plus de 2 ans. (Faudrait que je prenne du Viazac, mélange de Viagra et de Prozac, tu bandes toujours pas mais tu t'en fous. :pt1cable: )
 
Et me voilà à rajouter un post inutile, égocentrique et plaintif, dont je ne suis pas satisfait, agrémenté de vannes pourries... Ce n'est pas ça qui fera avancer les choses. En tout cas je dis chapeau aux personnes qui interviennent régulièrement dans ce topic, plus ça va et moins je supporte les personnes comme moi... Je vais peut-être essayer de suivre ce topic et d'y participer plus fréquemment, et qui sait je pourrais peut-être lier amitié avec des forumeurs et forumeuses ? En fait ça fait un long moment que je traîne sur HFr avec un autre pseudo, depuis bien avant l'époque Blabla, mais je lis beaucoup plus que je n'écris, car je pars du principe que quand je n'ai rien d'intéressant à rajouter qui n'ait encore été dit, autant me taire (j'avoue que si tout le monde faisait comme moi, ce forum perdrait beaucoup de son charme).
 
Si n'importe qui veut faire connaissance en MP, je suis preneur. :)
 
Bon courage à toutes et tous. :hello:

n°8601031
lorelei
So goddamn slick it's a sin
Posté le 06-06-2006 à 02:38:44  profilanswer
 


C'est con à dire, mais je l'ai constaté : le fait de se forcer à mettre un sourire sur sa face, ben ça améliore le moral...


---------------
Rock'n Roll - New Noise
n°8601049
lorelei
So goddamn slick it's a sin
Posté le 06-06-2006 à 02:42:23  profilanswer
 

Le Matou, j'adore la manière dont tu écris :)


---------------
Rock'n Roll - New Noise
n°8601237
petite mar​ie1
Posté le 06-06-2006 à 07:25:16  profilanswer
 

je vois que pour la libido ca ne touche donc pas que moi , quelque part ca me rassure. Y a til des AD qui n'ont pas cet effet la ?

n°8601248
titounne
Posté le 06-06-2006 à 07:37:40  profilanswer
 


Pareil, et quand je suis gaie, joyeuse toussa toussa ben on me dit que j'en fait trop que c'est pas "normal"...
 
Bref mes humeurs sont pas tres stables ni très regulée... Mais en temps normal je souris pas trop et effectivement on me dit que je tire la tronche.
 
Remarque je fait pareil avec ceux qui ne souris pas.
 

MaitrePo a écrit :

Bé euh au boulot y'a un mec que je n'ai _JAMAIS_ vu sourire en 2 ans. Bien sûr c'est pas la première personne "pas souriante" que je croise dans ma vie mais lui c'est assez impressionnant
 
J'avais demandé à ses collègues s'il était vraiment triste, mais il parait que non, que c'est son caractère, quoi.  
Enfin j'ai pas l'occasion de lui parler souvent mais c'est assez déstabilisant parce que on sait jamais trop ce qu'il pense, si on l'emmerde, si on a dit un truc qui fallait pas... c'est surtout ça qui est embêtant. M'enfin je pense que quand on connait bien la personne, on fait plus gaffe... c'est surtout au premier abord que ça perturbe pas mal.
 
Mais quand on te raconte une blagounette, vous rigolez quand même hein ?


 
Même quand on connait bien la personne des fois c'est destabilisant de pas pouvoir lire ses emotions sur son visage


---------------
Des images
n°8601350
MaitrePo
Posté le 06-06-2006 à 08:57:23  profilanswer
 

Le Matou a écrit :

Je dois malheureusement ajouter un énorme bémol à mon témoignage. :(  
 
En effet, ça fait un moment que je suis en train de rechuter (mais à la réflexion, ai-je jamais arrêté ?). Toujours suivi par la même psychiatre, après avoir doublé la dose d'antidépresseurs, j'ai essayé depuis un mois de diminuer mon traitement (par jour, 75mg au lieu de 150mg d'Anafranil [Clomipramine], 10mg de Zyprexa [Olanzapine] et 10mg de Stilnox [Zolpidem]). Résultats catastrophiques, dès aujourd'hui c'est reparti pour la dose habituelle...


 
Qu'est ce qui s'est passé pour que vous doubliez les doses ? Tout à coup tu allais mal, boum ?
 
 

Citation :

J'ai voulu (et veux toujours) arrêter mon traitement pour plusieurs raisons. Un peu, pour prouver aux autres que je suis capable de m'en sortir sans béquille médicamenteuse, comme tout un chacun, et que non, je ne gobe pas ces médicaments parce que je suis plus incapable qu'un autre de me débrouiller avec mes propres problèmes.


Je comprends bien mais personnellement, après de nombreuses années à ramer, je commence à me foutre un peu de cet aspect du pb : je suis bien contente d'être enfin stabilisée avec des doses tout à fait raisonnables comparé à ce que j'ai pu avoir, d'avoir retrouvé le sourire (et du même coup le sourire de mes proches : même mon papa a dit un petit mot là dessus au mini discours qu'il a fait à son anniversaire  :) ), etc. Peu importe les moyens, l'important c'est que ça aille bien. Je considère plus mon traitement comme un secret à la David Copperfield qu'une dose d'EPO dans le milieu sportif quoi.
 

Citation :

Pour les effets de la Clomipramine et de l'Olanzapine, je ne saurais les dissocier puisque je les ai toujours pris de concert. En gros, je ne ressens plus aucun sentiment pour rien du tout, et je m'en fous. Le peu d'activités qui avant me détendaient me paraissent vaines. Par exemple, je viens de claquer 2000€ dans un nouveau PC pour me rendre compte que les jeux vidéos ne m'intéressent plus. Vous allez me dire qu'on n'a pas besoin d'être dépressif pour changer de centres d'intérêt, mais il n'y a qu'un vide... Je pratique également (entre autres) de l'improvisation théâtrale médiévale fantastique, et je ne vois plus que les côtés négatifs de la chose (organisation, préparatifs et rangement...)


 
Je connais pas l'Anafranil mais j'ai eu pris Zyprexa et jesaispuquoi et Risperdal, et c'était pareil (plus avec le dernier qu'avec le Zyprexa mais apparement c'est toute cette classe thérapeutique qui me va pas tout à fait). Moi qui adore les loisirs créatifs, c'est mon copain qui m'a trainée au salon annuel l'an dernier et il a même dû insister pour que j'accepte qu'il m'achète une bricole (alors que d'habitude c'est lui qui souffre à m'attendre dans la foule tout en luttant pour la survie de ma carte bleue). Mais je n'avais pas vraiment fait le lien avec le Risperdal, malgré les réflexions de ma maman qui, elle, avait bien compris le truc. Par contre quand je l'ai arrêté, ça m'est apparu évident : 2 semaines après j'étais prête à mosaïquer ma salle de bain :D
Autre conséquence génante : conversation zéro. A part "oui", "non", impossible de sortir une phrase... même à ma psy... même à mes amis. Et ça c'était assez embêtant quand même, parce que si mes proches comprenaient, va expliquer à tes nouveaux collègues que sisi, tu les aime bien et qu'ils t'intéressent, que c'est juste l'effet d'un médicament psychotrope et que... non hein, ça le fait pas trop comme introduction :D
 
ah et pour le poids, moi c'est justement à cause de ça qu'on m'avait changé le Zyprexa, je vivais mal ma prise de poids (j'étais plutôt trop mince donc c'était un peu dur d'ajouter un complexe de plus à ma longue liste :/ )
 
Je vais te poser des questions idiotes : ta psy est au courant de tout ça ? Y'a pas moyen de tester d'autres médicaments ?  
 


---------------
Et ça, ça, on en parle pas assez, jtrouve.
n°8603963
Myway
Posté le 06-06-2006 à 14:48:06  profilanswer
 

C'est un effet secondaire classique de la prise d'AD, la mémoire qui flanche ?


---------------
Si tu en connais l'exacte orthographe, j'en deduis qu'il a souvent été prononcé en ta présence
n°8604670
titounne
Posté le 06-06-2006 à 16:04:00  profilanswer
 

Plusieurs ici en on deja parlé...
 
Moi j'ai l'impression aussi d'avoir une moin bonne mémoire qu'avant.
 
Sinon je n'ai jamais vraiment eu de trou... Sauf le jour où j'a abusé, la j'ai 24 heures de trou noir plus 2 jours pas bien clair.... Mais bon la c'est particulier ;)


---------------
Des images
n°8609429
Le Matou
Posté le 07-06-2006 à 01:05:12  profilanswer
 

lorelei a écrit :

Le Matou, j'adore la manière dont tu écris :)


Venant de ta part je prends ça comme un énorme compliment :)
 

MaitrePo a écrit :

Qu'est ce qui s'est passé pour que vous doubliez les doses ? Tout à coup tu allais mal, boum ?


C'était plutôt de guerre lasse... Le temps passait et mon état se dégradait tout lentement, jusqu'à arriver à un point où ma psy a estimé qu'il fallait doubler l'Olanzapine et la Clomipramine.
 

MaitrePo a écrit :


Je comprends bien mais personnellement, après de nombreuses années à ramer, je commence à me foutre un peu de cet aspect du pb : je suis bien contente d'être enfin stabilisée avec des doses tout à fait raisonnables comparé à ce que j'ai pu avoir, d'avoir retrouvé le sourire (et du même coup le sourire de mes proches : même mon papa a dit un petit mot là dessus au mini discours qu'il a fait à son anniversaire  :) ), etc. Peu importe les moyens, l'important c'est que ça aille bien. Je considère plus mon traitement comme un secret à la David Copperfield qu'une dose d'EPO dans le milieu sportif quoi.


Pour ma part c'est bizarrement l'inverse : au début de la période où j'ai un peu ressorti la tête de l'eau, j'en parlais volontiers, j'essayais d'expliquer aux gens ce que c'est qu'une *vraie* dépression, à l'opposé de la déprime que tout le monde connait à un moment. Et au fur et à mesure, je me suis rendu compte que ça ne servait à rien d'en parler.
Il y a 2 catégories de personnes. La première, c'est les gens qui n'ont jamais connu ou cotoyé la dépression. Ceux-là, et je dis ça sans condescendance aucune, ne comprendront pas même si on leur explique en large et en travers, même s'ils y mettent de la bonne volonté. A la limite, ils finiront par imaginer ce que c'est, mais ils ne saisiront pas la substantifique moëlle. Quant à la deuxième catégorie, ceux qui ont connu ou cotoyé la dépression, ça ne sert à rien d'en parler puisqu'ils savent déjà ce que c'est.
Ca donne un peu l'impression de "Oui mais toi tu peux pas comprendre :sarcastic: ", mais au final c'est l'impression qui me reste.
 

MaitrePo a écrit :


Autre conséquence génante : conversation zéro. A part "oui", "non", impossible de sortir une phrase... même à ma psy... même à mes amis. Et ça c'était assez embêtant quand même, parce que si mes proches comprenaient, va expliquer à tes nouveaux collègues que sisi, tu les aime bien et qu'ils t'intéressent, que c'est juste l'effet d'un médicament psychotrope et que... non hein, ça le fait pas trop comme introduction :D


Exactement. Quand ça va pas, j'arrive encore a mimer la normalité si je suis placé dans une situation où la mascarade sociale est nécessaire, mais sinon la seule réponse qui sort de ma bouche c'est "chai pas", ce qui a le don de prodigieusement énerver ma mère notamment.
 

MaitrePo a écrit :


ah et pour le poids, moi c'est justement à cause de ça qu'on m'avait changé le Zyprexa, je vivais mal ma prise de poids (j'étais plutôt trop mince donc c'était un peu dur d'ajouter un complexe de plus à ma longue liste :/ )


D'après ma psy, la prise de Zyprexa peut expliquer une prise de poids jusqu'à 4 kilos, pour ma part c'est plutôt 25 kilos dont je me passerais volontiers. Mais là, au risque de me répéter, mea culpa : je bouffe que de la junk food, et à part dormir je ne fous rien, donc fatalement faut pas s'attendre à ce que je fonde. Je suis bien inscrit à un club de sport, mais pédaler 2 heures pour finir par un MacDo, ça me fait rire à défaut de me faire pleurer.
Depuis toujours, et particulièrement depuis le début de ma dépression, j'apprécie particulièrement les plaisirs "charnels" : dormir, manger, bain ou douche ou piscine, sexe... A part dormir, manger est mon seul plaisir de la journée, je n'arrive pas à faire de concession là-dessus.
 

MaitrePo a écrit :


Je vais te poser des questions idiotes : ta psy est au courant de tout ça ?


Je dois avouer qu'après plus d'un an avec cette psy, je ne sais plus ce que j'ai déjà dit et ce que je devrais au contraire lui dire ou répéter. Mais je pense que tout ça a été mis sur le tapis au moins une fois.
 

MaitrePo a écrit :


Y'a pas moyen de tester d'autres médicaments ?


Pour ce qui est de l'anti-dépresseur, j'ai déjà essayé un paquet de molécules (cf message quoté plus haut). Ca m'étonnerait que je trouve un médicament au ratio inconvénients/avantages plus faible que mon actuel.
Pour ce qui est du somnifère, j'ai essayé le Zopiclone, mais ça a été assez catastrophique : toujours du mal à m'endormir (ce qui est mon principal problème), grosses difficultés pour émerger...
Pour ce qui est du Zyprexa... Il faudra que j'en reparle avec ma psy. Je m'aperçois qu'il est surtout utilisé dans le traitement de la schyzophrénie (or je ne suis pas schyzophrène, et moi non plus) et des troubles bipolaires, or je ne crois pas présenter ces symptômes. Si je me rappelle bien, elle me l'a prescrit afin de "lisser" l'humeur. Ca, pour être lisse...
 

Myway a écrit :

C'est un effet secondaire classique de la prise d'AD, la mémoire qui flanche ?


Les troubles de la mémoire sont un effet secondaire connu du Stilnox [Zolpidem].
 
Mais d'après Doctissimo :
 
Trous de mémoire
 
La personne qui souffre de dépression connaît aussi une fatigue intellectuelle : manque de concentration, difficulté de mémorisation, etc. On a l’impression que les pensées sont ralenties. A tel point que certains se demandent parfois s’ils ne souffrent pas d’Alzheimer : mais ces "faux trous de mémoire" cachent alors de vrais problèmes dépressifs.

n°8612044
MaitrePo
Posté le 07-06-2006 à 13:49:34  profilanswer
 

Citation :

Pour ma part c'est bizarrement l'inverse : au début de la période où j'ai un peu ressorti la tête de l'eau, j'en parlais volontiers, j'essayais d'expliquer aux gens ce que c'est qu'une *vraie* dépression, à l'opposé de la déprime que tout le monde connait à un moment. Et au fur et à mesure, je me suis rendu compte que ça ne servait à rien d'en parler.
Il y a 2 catégories de personnes. La première, c'est les gens qui n'ont jamais connu ou cotoyé la dépression. Ceux-là, et je dis ça sans condescendance aucune, ne comprendront pas même si on leur explique en large et en travers, même s'ils y mettent de la bonne volonté. A la limite, ils finiront par imaginer ce que c'est, mais ils ne saisiront pas la substantifique moëlle. Quant à la deuxième catégorie, ceux qui ont connu ou cotoyé la dépression, ça ne sert à rien d'en parler puisqu'ils savent déjà ce que c'est.
Ca donne un peu l'impression de "Oui mais toi tu peux pas comprendre
:sarcastic: ", mais au final c'est l'impression qui me reste.


Ahouinon comprendre sans avoir expérimenté ce genre de choses c'est pas possible. Par contre, tu peux tomber sur des gens suffisament intelligents pour "comprendre qu'ils ne comprennent pas", qui acceptent ton pb, essayent de t'écouter, de s'adapter au mieux à tes difficultés... c'est déjà beaucoup ! Parce que à la limite je demande pas aux gens de saisir toutes les subtilités du pb... juste de ne pas expérimenter sur moi la bonne vielle technique militaire dite du "coup de pied au cul".

Citation :


Exactement. Quand ça va pas, j'arrive encore a mimer la normalité si je suis placé dans une situation où la mascarade sociale est nécessaire, mais sinon la seule réponse qui sort de ma bouche c'est "chai pas", ce qui a le don de prodigieusement énerver ma mère notamment.

 
Oué :/  
Un vrai bonheur pour mes amis, genre "OUAIIIIS MA FEMME EST ENCEINTE ET J'AI EU UNE PROMO AU BOULOOOOT" "cool." "..."  
Pis c'était pratique pour les entretiens chez la psy aussi, je l'ai vachement aidée pdt plusieurs mois avec mes "bof" "moué" "pfiou" "*GROS SOUPIR*" "chépas" et autres onomatopées du genre :whistle:
 

Citation :

D'après ma psy, la prise de Zyprexa peut expliquer une prise de poids jusqu'à 4 kilos, pour ma part c'est plutôt 25 kilos dont je me passerais volontiers. Mais là, au risque de me répéter, mea culpa : je bouffe que de la junk food, et à part dormir je ne fous rien, donc fatalement faut pas s'attendre à ce que je fonde. Je suis bien inscrit à un club de sport, mais pédaler 2 heures pour finir par un MacDo, ça me fait rire à défaut de me faire pleurer.
Depuis toujours, et particulièrement depuis le début de ma dépression, j'apprécie particulièrement les plaisirs "charnels" : dormir, manger, bain ou douche ou piscine, sexe... A part dormir, manger est mon seul plaisir de la journée, je n'arrive pas à faire de concession là-dessus.

 
En fait en un an j'ai pris 12 Kg. Ca a démarré avec le Zyprexa que j'ai pris en gros 4 ou 5 mois mais ça a continué doucement ensuite. On m'a envoyé chez une dieteticienne sympa, mais supprimer le nutella, c'était pas possible :D
 

Citation :

Je dois avouer qu'après plus d'un an avec cette psy, je ne sais plus ce que j'ai déjà dit et ce que je devrais au contraire lui dire ou répéter.  
Mais je pense que tout ça a été mis sur le tapis au moins une fois.


 
C'est peut-être le moment de lui en remettre une couche... ;)  
 

Citation :

Pour ce qui est de l'anti-dépresseur, j'ai déjà essayé un paquet de molécules (cf message quoté plus haut). Ca m'étonnerait que je trouve un médicament au ratio inconvénients/avantages plus faible que mon actuel.
Pour ce qui est du somnifère, j'ai essayé le Zopiclone, mais ça a été assez catastrophique : toujours du mal à m'endormir (ce qui est mon principal problème), grosses difficultés pour émerger...
Pour ce qui est du Zyprexa... Il faudra que j'en reparle avec ma psy. Je m'aperçois qu'il est surtout utilisé dans le traitement de la schyzophrénie (or je ne suis pas schyzophrène, et moi non plus) et des troubles bipolaires, or je ne crois pas présenter ces symptômes. Si je me rappelle bien, elle me l'a prescrit afin de "lisser" l'humeur. Ca, pour être lisse...


Tout pareil pour le Zyprexa, nous ne sommes pas schyzo ni bipolaire. Et le Risperdal, qui avait les mêmes effets à la con, c'était parce que j'avais des crises d'angoisses assez terribles je crois (qu'elle me l'a donné pour ça, terribles j'en suis sûre :D ). Je regrette pas vraiment de les avoir pris parce qu'ils m'ont quand même pas mal aidée.
 
D'ailleurs, je sors d'un rdv avec ma psy. Elle voudrait que j'arrête mes derniers traitements.

Spoiler :

http://smileys.rebelledeschamps.org/images/maxi_totoz.jpg


n°8612837
MiniPingui​n
Oui ! Enfin...non...quoique...
Posté le 07-06-2006 à 15:09:53  profilanswer
 

Bonjour tout le monde,  
 
Bon, j'ai pas trop envie de faire du 3615Mylife, mais j'aimerais bien savoir si d'autres personnes ont déjà vécu quelque chose de similaire.
 
J'ai pris du Seroxat (Paroxétine) pendant plus d'un an maintenant avec son petit associé la trazodone pour me permettre de dormir et ce, afin de lutter contre les états dépressifs qui sont les miens commen vous vous en doutiez.
 
Je suis tombé à court de médicaments ce samedi 3 Juin et après avoir passé un We très pénible, j'ai finalement décidé  de ne pas aller chercher mes médocs cette semaine, l'expérience étant partiellement positive.
 
Je m'explique :  
 
Mon état de ces dernières semaines ne fut vraiment pas des meilleurs, surtout que les conditions de vie actuelles ne favorisent pas un bien être (psy absente pendant 2 semaines, mémoire à réaliser et donc fort isolement, ...)
Or, depuis ce lundi, mon état s'est sensiblement amélioré d'un point de vue professionnel : je bosse à nouveau et j'ai plus autant de mal à m'y mettre.
 
Toutefois, je suis en plein dans les effets du sevrage (oui, je sais arrêter d'un coup c'est vraiment pas une bonne idée, mais bon...), je passe sur les sensations physiques et autres symptômes mineurs pour me concentrer sur ce qui me préoccupe plus particulièrement : le sentiment d'être déconnecté de la réalité, plongé dans l'irréel. [:snake12]  
 
Impression volubile dans sa persistance et son intensité, elle me préoccupe d'autant plus que je me sens très éloigné de tout et de tous, comme si le réel avait un poids moins important sur mon vécu. Ceci, accompagné d'une incapacité à m'endormir à cause de cauchemards qui me prennent dès que je ferme les yeux, je m'interroge et me pose cette question : "Est-ce que quelqu'un a déjà été dans ce cas ? Si oui, quelle a été la persistance de ces effets ?"
 
Je m'arrête ici dans un soucis de clareté et mais détaillerai si nécessaire.
 
Merci [:marc]

n°8614757
petite mar​ie1
Posté le 07-06-2006 à 18:19:55  profilanswer
 

MiniPinguin a écrit :

Bonjour tout le monde,  
 
Bon, j'ai pas trop envie de faire du 3615Mylife, mais j'aimerais bien savoir si d'autres personnes ont déjà vécu quelque chose de similaire.
 
"Est-ce que quelqu'un a déjà été dans ce cas ? Si oui, quelle a été la persistance de ces effets ?"
 
 
Merci [:marc]


 
pour ma part , les premiers jours ont ete euphoriques avec pleins de tonus :bounce:  , puis un certain mal etre est survenu :( , migraines, angoisses :??: , crises de larmes  :cry: , agressivité tres importante :fou: , cauchemards  :sweat: et vertiges  :pt1cable: .  
 
Deux fois j'ai arreté , une fois du premier coup , hop fini les medoc  :kaola: !; et la deuxieme fois tout doucement  :( . Ben dans les deux cas ca a été idem . Maintenant je ne pense meme plus a arreter , c'est bon ainsi . Je crois que certaines personnes sont plus fragiles que d'autres et j'en fais partie  :) .  

n°8617833
MaitrePo
Posté le 07-06-2006 à 22:36:18  profilanswer
 

MiniPinguin a écrit :


Toutefois, je suis en plein dans les effets du sevrage (oui, je sais arrêter d'un coup c'est vraiment pas une bonne idée, mais bon...), je passe sur les sensations physiques et autres symptômes mineurs pour me concentrer sur ce qui me préoccupe plus particulièrement : le sentiment d'être déconnecté de la réalité, plongé dans l'irréel. [:snake12]  
 
Impression volubile dans sa persistance et son intensité, elle me préoccupe d'autant plus que je me sens très éloigné de tout et de tous, comme si le réel avait un poids moins important sur mon vécu. Ceci, accompagné d'une incapacité à m'endormir à cause de cauchemards qui me prennent dès que je ferme les yeux, je m'interroge et me pose cette question : "Est-ce que quelqu'un a déjà été dans ce cas ? Si oui, quelle a été la persistance de ces effets ?"


Je peux pas te dire... moi j'ai pas fait exprès d'arrêter et vu les effets ressentis, j'ai pas trainé pour les reprendre... surtout, quand j'ai enfin vu ma psy, en plus de ma sacrosainte ordonnance, elle m'a mis 2 jours d'arrêt pour que je me refasse une santé, parce que c'était vraiment pas brillant :/
Mais je comprends pas bien les "effets partiellement positifs" : le positif c'est que tu rebosses et que tu es tout motivé, non ? Je vois pas bien en quoi c'est dû à l'arrêt violent des médocs ?! Enfin, tu peux les arrêter si tu veux bien sûr mais pourquoi brutalement ? Tu veux pas prendre demi dose pdt qques jours au moins ? Surtout si tu rebosses, il s'agit d'être en forme ;)
 


---------------
Et ça, ça, on en parle pas assez, jtrouve.
n°8618835
Le Matou
Posté le 07-06-2006 à 23:25:57  profilanswer
 

MaitrePo a écrit :

Ahouinon comprendre sans avoir expérimenté ce genre de choses c'est pas possible. Par contre, tu peux tomber sur des gens suffisament intelligents pour "comprendre qu'ils ne comprennent pas", qui acceptent ton pb, essayent de t'écouter, de s'adapter au mieux à tes difficultés... c'est déjà beaucoup ! Parce que à la limite je demande pas aux gens de saisir toutes les subtilités du pb... juste de ne pas expérimenter sur moi la bonne vielle technique militaire dite du "coup de pied au cul".


 :jap:
 
Ce qui me désespère un peu, c'est que j'ai l'impression que mes parents (chez qui je suis retourné habiter pour des raisons financières mais aussi pour ne pas être seul chez moi), malgré toute leur bonne volonté (et ils en ont, ils feraient tout pour me sortir de cet état...), continuent à penser que c'est au fond une histoire de volonté. Il y a une part de volonté de s'en sortir que je ne nie pas, mais elle est loin d'être déterminante, elle ne suffit pas. Il faut que le terrain ait été préparé, que le contexte soit bon, que ce soit le bon moment... Autant de "caprices" difficiles à appréhender pour l'entourage, caprices qui créent une barrière invisible dont on se passerait bien.
 

MaitrePo a écrit :

Oué :/  
Un vrai bonheur pour mes amis, genre "OUAIIIIS MA FEMME EST ENCEINTE ET J'AI EU UNE PROMO AU BOULOOOOT" "cool." "..."  
Pis c'était pratique pour les entretiens chez la psy aussi, je l'ai vachement aidée pdt plusieurs mois avec mes "bof" "moué" "pfiou" "*GROS SOUPIR*" "chépas" et autres onomatopées du genre :whistle:


Si je payais ma psy au débit de paroles échangées, je lui souhaiterais bien du courage pour manger après le 02 du mois... Mais il semblerait que ça dépende de la personne, pour ma part j'aimerais en trouver une (ou un) qui parle plus, mais tant que je ne suis pas rétabli, ma psy n'est pas favorable à ce que je change de praticien(ne).
 

MaitrePo a écrit :


En fait en un an j'ai pris 12 Kg. Ca a démarré avec le Zyprexa que j'ai pris en gros 4 ou 5 mois mais ça a continué doucement ensuite. On m'a envoyé chez une dieteticienne sympa, mais supprimer le nutella, c'était pas possible :D


J'ai vu une diététicienne pendant mon hospitalisation. Elle devait avoir la vingtaine, et était animée par le feu sacré du Dieu Dieteticos. C'était moitié-impressionnant, moitié-émouvant. Face à un taux de triglycérides alarmant, elle m'a fait la liste de ce que je ne devais plus manger, j'ai opiné du chef à toutes ses saintes paroles, absolument désireux de ne surtout pas froisser sa foi en ce qu'elle disait. Et tous les après-midi, quand j'avais sortie autorisée, j'allais m'enfiler un sandwich américain. Amen.
 

MaitrePo a écrit :

C'est peut-être le moment de lui en remettre une couche... ;)


Cette semaine elle a estimé qu'il fallait repasser d'un RV par mois à 2 RV par semaine, rechute powered.
En fait ce qui me dérange dans ces RV, c'est qu'à chaque séance j'ai l'impression qu'on recommence. Je n'ai pas la moindre sensation de "construire" quelque chose, du coup je répète tout le temps les mêmes choses, elle me répond tout le temps la même chose (encore heureux ceci dit...) et bis repetita. Quand je m'en plains, elle m'indique que ce n'est pas le moment pour entamer une déconstruction de moi-même sous la forme d'une psychanalyse, qu'il faut attendre que j'aille mieux, que j'aie de nouveaux projets de vie, etc...
 

MaitrePo a écrit :


Tout pareil pour le Zyprexa, nous ne sommes pas schyzo ni bipolaire. Et le Risperdal, qui avait les mêmes effets à la con, c'était parce que j'avais des crises d'angoisses assez terribles je crois (qu'elle me l'a donné pour ça, terribles j'en suis sûre :D ). Je regrette pas vraiment de les avoir pris parce qu'ils m'ont quand même pas mal aidée.
D'ailleurs, je sors d'un rdv avec ma psy. Elle voudrait que j'arrête mes derniers traitements.



J'entamerai la prochaine séance en lui demandant quels sont les effets respectifs du Zyprexa et de l'Anafranil. Pour le moment j'avais commencé à baisser l'Anafranil et ça s'est mal passé, peut-être que je pourrais baisser le Zyprexa sans conséquence fâcheuse.
 
Bon courage pour le sevrage ;)  
 

n°8619364
laureka
Posté le 08-06-2006 à 00:04:59  profilanswer
 


 
eh ptiteAlex, ces cours de sourire, ça avance ?  :)

n°8619494
oni2k
Posté le 08-06-2006 à 00:15:30  profilanswer
 

Salut  :)  
 
J'ai commencé a prendre de la clomipramine, le générique de l'anafranil (50mg) en avril 2005. J'ai arreté en octobre de la même année et j'en ai repris en janvier 2006.
Ca m'a beaucoup aidé.
Mais là, j'ai qu'une seule envie, c'est d'arrêter.  
J'ai l'impression de passer a côté de la vie. Je veux dire, je ressens les choses à moitié. C'est "pratique" quand c'est des sentiments tristes, mais quand il sagit de sentiments agréables, c'est très frustrant.  
J'ai très rarement des frissons, peu de choses me font de l'effet. Je me retrouve dans un état de nonchalence permanente, sans non plus être totatelement insensible, mais je sens bien que c'est pas comme d'habitude, d'etre comme bridé.
Cette sensation de moins ressentir les choses, de moins avoir d'émotion ou de sensation, ça se retrouve dans plein de situation qui sont d'habitude agréables : un baiser, quand on reçoit un cadeau, être dans son lit bien au chaud, réussir un examen etc ... tout ça fait me fait clairement moins d'effet.
Et surtout quand j'écoute de la musique : normalement y'a des chansons qui me donnent la pêche, des frissons où qui me rendent triste. Mais là je suis proche de la neutralité. Alors je me "force" un peu a plus laisser mes sentiments s'exprimer, mais c'est pas naturel et ça se sent.
 
Couplé aux autres effets secondaires génant de la clomipramine (sommeil léger et difficultés a se rendormir, troubles de la libido (ça découle un peu de ce que j'ai dit plus haut.. )) ça me donne encore plus l'envie d'arrêter. J'ai envie de vivre les choses pleinement, tant pis si ce son des choses tristes, je passerai au dessus, mais là j'ai vraiment envie de profiter de la vie.
 
Maintenant ça reste un témoignagne personnel et d'autres personnes réagissent différement a la clomipramine.
 
Je vais arrêter d'en prendre après le passage de mes examens, parce que la période de sevrage est assez désagréable emotionellement.
 
Merci de m'avoir lu  :jap:  
 
 
 

n°8620253
Profil sup​primé
Posté le 08-06-2006 à 07:06:26  answer
 

laureka a écrit :

eh ptiteAlex, ces cours de sourire, ça avance ?  :)


 
Je fais des efforts, mais comme j'étais super énervée hier ça n'a pas été concluant. Je m'y remets tout à l'heure.

n°8620340
petite mar​ie1
Posté le 08-06-2006 à 08:27:19  profilanswer
 

oni2k a écrit :

Salut  :)  
 
 
J'ai l'impression de passer a côté de la vie. Je veux dire, je ressens les choses à moitié. C'est "pratique" quand c'est des sentiments tristes, mais quand il sagit de sentiments agréables, c'est très frustrant.  
J'ai très rarement des frissons, peu de choses me font de l'effet. Je me retrouve dans un état de nonchalence permanente, sans non plus être totatelement insensible, mais je sens bien que c'est pas comme d'habitude, d'etre comme bridé.
Cette sensation de moins ressentir les choses, de moins avoir d'émotion ou de sensation, ça se retrouve dans plein de situation qui sont d'habitude agréables : un baiser, quand on reçoit un cadeau, être dans son lit bien au chaud, réussir un examen etc ... tout ça fait me fait clairement moins d'effet.


 
Tout a fait d'accord avec toi. Ca fait 20 ans que j'en prend et ca fait 20 ans que je vis ainsi . Le pire c'est qu'avec le temps on s'habitue a cet etat apathique et plus le temps passe ( je parle en années) plus c'est difficile de réapprendre a gérer ses émotions lors de l'arret des AD sans aide psy. Quand j'ai tenté d'arreter , j'avais a chaque émotion forte bonne ou mauvaise , le hocquet tant je ressentais les émotions violement.  
 
Maintenant il semble que certains AD donnent plutot une bonne activité. Mais quand on a tenté l'experience avec moi , j'etais telment agitée et enervée que je finissais par agresser mon entourage qui me semblait tres lent . J'avais des sensations  de manque d'oxygene et en plein hiver j'ouvrais grand la baie vitrée pour rechercher de l'air en refroidissant tout le monde par la meme occasion .Je me sentais comme une bombe prete a explosé. Quand j'en ai parlé au médecin , il m'a remis sous l'ancien traitement illico presto , qui finalement arrange mieux  tout le monde.

n°8630874
MaitrePo
Posté le 09-06-2006 à 13:16:29  profilanswer
 


 
Lesson neumbeur ouane : -> [:aztechxx]
 
Euh dites qqu'un a des nouvelles du Profanateur ?

n°8630940
oinseach
Posté le 09-06-2006 à 13:22:37  profilanswer
 

MaitrePo a écrit :

Lesson neumbeur ouane : -> [:aztechxx]
 
Euh dites qqu'un a des nouvelles du Profanateur ?


 
non pas moi.  pseudoman, p'tet.

n°8721462
petite mar​ie1
Posté le 19-06-2006 à 07:06:37  profilanswer
 

tout le monde est guéri ??? le soleil fait quand meme du bien .
 
pour ceux qui ont suivi mon histoire , voila , j'ai vu le medecin et j'ai pu avoir mes 33% . Fini le stress , je revis enfin. Maintenant j'ai un traitement pour diminuer les douleurs et parvenir a les supporter . Je continue malgré tout mon AD pour mon hyper emotivité et probleme de stabilité de l'humeur . Mais je ne fais deja plus de cauchemards.

n°8722457
oinseach
Posté le 19-06-2006 à 11:27:20  profilanswer
 

nan, toujours pareil mais j'ai rien à raconter.  j'ai toujours l'impression de pleurnicher pour un rien.  
 
contente d'entendre que les choses s'améliorent pour toi, peu à peu.

n°8723332
REDONI
Posté le 19-06-2006 à 13:53:15  profilanswer
 

Je viens de voir un psy pour la première fois
Il m'a dit que mon visage était ouvert quand je souriais, et fermé quand je suis "neutre"

n°8725412
petite mar​ie1
Posté le 19-06-2006 à 16:49:54  profilanswer
 

oinseach a écrit :

nan, toujours pareil mais j'ai rien à raconter.  j'ai toujours l'impression de pleurnicher pour un rien.  
 
contente d'entendre que les choses s'améliorent pour toi, peu à peu.


 
ben tu sais il est temps que ca s'ameliore parce que ca fait tout de meme 40 ans de galere . Mon arrivée au monde fut couronnée par l'accueil de mon pere qui empoigna le couffin et me lança avec par la fenetre :??: . Je dois mon salut a ma grand mere qui eut le reflexe d'attraper le tout au vol et moi avec  :D .  
 
Mon enfance s'est passée entre les voisins qui me gardait car ma mere travaillait tout le temps , mon adolescence s'est passée en meme temps que la crise post adolescente de ma mere, ce qui ne fut pas des plus gai car elle a fait pas mal de conneries :heink: .  
 
Fiancaille avec un garcon formidable , depart pour habiter l'etranger ou mon fiancé décede, retour en Belgique :cry: .
 
Ensuite poussée par ma mere qui etait persuadée qu'elle allait mourir jeune, je me suis mariée avec mon meilleur ami qui s'est vite transformé en mon meilleur ennemi,j'ai "exit" en quatrieme vitesse :na: ,  puis dix ans de reprise de cours du jour et du soir pour rien, puis remariage qui s'est soldé par ma mise a la porte avec mes enfants lorsque j'ai posé le dernier carrelage de la cuisine et fini les gros travaux  :fou: , trois mois sdf a pataugé avec pour tout bagage un sac de vetements pour mon fils et moi et six petites voitures comme jouets :( .
 
Enfin un logement social disponible m'a souri  :D apres avoir bataillé ferme pour l'obtenir et nous tirer d'un centre un peu sordide mais bienfaiteur quand meme pour m'avoir permis de reprendre pied, mais sans aucun meubles . Notre premiere nuit d'independance et de liberté a été passée a meme le sol sur une couette, c'est dire :sarcastic: !!!
 
Pour terminer des problemes de santé causé par differents accidents et le stress d'etre mise a la porte du chomage pendant plusieurs année :sweat:  .  
 
Je crois que j'ai fais mon chemin de croix ;)  

mood
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