Reporting au 31 juillet
Juillet a été assez mouvementé pour mon portefeuille. Le PEA a été clôturé puis rouvert chez un autre courtier. Le PEA a été clôturé à 34 493 € avant taxes et impôts, et rouvert avec 32 000 €. En parallèle, 2 600 € ont été versés sur le compte-titres, puis 300 € comme d'habitude en fin de mois. Cela fait un apport net de 483 €, avec une pondération plus forte sur le compte titres.
Keyrus a été vendue dans l'opération, par chance, car elle a perdu 20% en quelques jours… Renault également a perdu beaucoup de terrain, enlisée par les résultats de Nissan.
J'ai été submergé par les publications, les résultats ont été globalement très bons. Fiat connaît des difficultés, comme la majorité du secteur auto.
La qualité moyenne du portefeuille a progressé, et s'élève à 4,0 / 5, grâce aux achats de Sanofi (5) et Ipsen (4).
Le graphique ci-dessous montre l'évolution de ma stratégie, un changement progressif vers moins de binaire (biotechs notamment), et plus de sécurité.
Je remarque que plus le temps passe, et plus je suis attiré par les sociétés leader de leur marché (au moins localement). Pourquoi pas me focaliser sur des leaders de secteurs qui me semblent porteurs à long terme ? Ce serait un changement radical de stratégie depuis le portefeuille du premier post de cette file
J'en ai désormais de nombreux exemples en portefeuille, comme SES Imagotag, Amazon, Teleperformance, Dassault Systèmes, Alphabet, Walt Disney, Orpéa etc.
J'ai mis des années à me rendre compte (mieux vaut tard que jamais, surtout que j'ai encore de très nombreuses années de bourse devant moi) que l'effet "premium" est primordial sur les marchés : une société leader a tellement d'atouts que je ne peux les lister, et agit comme une avalanche dégringolant d'une montagne (il y a un point à surveiller : l'allocation du capital, avec de trop généreuses OPA éventuelles sur des cibles plus petites). Je souris, maintenant, quand j'entends, par exemple : "achetez Korian, il y a une décote de 20% par rapport à Orpéa". On n'entend jamais répondre : "il y a peut-être une raison, et cette décote peut durer très longtemps"
Malgré 0,2 à 0,3 points de performance perdus dans le transfert du PEA (entre les frais de courtage à l'achat, à la vente, la TTF et la variation des cours dans l'intervalle), le portefeuille a progressé un peu plus que le benchmark 50% CAC, 50% S&P 500. Je ne calcule plus l'effet des variations de devises, mais la hausse du dollar a bien aidé à la performance (1,1389 => 1,1069 !).
J'ai supprimé la case en bas à droite du tableau, le chiffre n'était pas du tout intuitif : en surperformant les indices de plus de 3 points, l'écart en points sur le benchmark depuis 2016 progressait !
Le S&P 500 est tellement dur à suivre… C'est un rouleau compresseur !
Je suis satisfait de la performance du compte titres. Il est maintenant composé pour plus de 10% d'actifs de rendement (baby-bonds, préférentielles, MLP, trackers obligataires…) dont la performance est très loin de celle du S&P 500, et le levier du compte-titres est à un plus bas à 1,65 aujourd'hui. De plus, le compte titres n'est pas en mode kamizaze. Certes, la ligne Fiat est trop grosse (je vends régulièrement des calls pour alléger la ligne à bon compte, mais ils ne sont pas exercés pour l'instant). Mais il y a un minimum de répartition sectorielle (même si des valeurs placées en communication par Bloomberg ainsi qu'Amazon pourraient être considérées comme des Technologiques) :
Le PEA est un peu plus défensif avec son exposition à la Santé :
Je n'attends pas du tout une surperformance en marchés haussiers, mais plutôt une moindre dégringolade que les indices en marchés baissiers (hors levier). Etant donné que chaque jour nous rapproche d'une grosse correction, j'essaie de rendre le portefeuille assez costaud pour résister aux bourrasques. Les indicateurs manufacturiers commencent à sentir mauvais. Attention aux actions faisant beaucoup de business avec l'Allemagne. Les résultats des entreprises tiennent globalement encore le coup, j'espère que ça va durer.
Il y a un point noir dans cette réflexion, c'est la ligne pesant plus de 12%, Fiat, dont le cours est dépendant de l'humeur de l'occupant de la Maison Blanche. Comme mentionné plusieurs fois, je ne fais pas de vente sèche, je procède par vente de calls, ce qui est bien plus rentable, tant que l'action ne chute pas… C'est peut-être une erreur ?
A propos de Fiat, le nombre d'actions a augmenté "gratuitement" grâce au DRIP. Je pensais que ce réinvestissement automatique du dividende en actions, très populaire aux USA, était interdit pour les non résidents, mais j'ai coché la case dans mon espace client, et ça a fonctionné. Peut-être parce que c'est une entreprise européenne à la base ? En tout cas tant mieux, ça fera moins d'impôts à payer ce mois-ci
Je ne vous montre pas la performance par poche, ni par indice de qualité, car il y a eu trop de mouvements sur le PEA. Ce sera de retour le mois prochain.
Avec la disparition de la poche Permutations, et la poche Biotech qui ne contient plus que Cellectis, je vais recatégoriser le portefeuille avec de nouvelles poches. J'imagine que ce sera : rendement, croissance, GARP, "event", value.
Watch-list
Je n'ai pas beaucoup d'idées aux USA en ce moment, les sociétés qui m'attirent le plus sont clairement trop chères. Ce ne serait pas raisonnable d'en acheter tant que ma ligne Fiat est aussi imposante.
La prochaine fois que Genworth redescend vers les $3, je pense prendre quelques calls, voire tester les CFD.
En France, j'aurais aimé remplacer Keyrus par Devoteam, mais elle a grimpé juste avant que mon PEA ne soit ouvert.
Les hauts d'indice ne sont pas si chers, Airbus et LVMH sont attrayantes. Surtout Airbus, d'ailleurs, qui a une visibilité assez unique sur la cote. J'aime la diversification de LVMH (que l'on peut opposer à celle de Kering). Enfin Edenred me fait de l'oeil. C'est un business extrêmement défensif à mes yeux, aux marges élevées, et à la croissance intéressante.
J'ai 2 000 € de cash sur le PEA, je surveille ces 4 actions pour l'instant. Je ne pense pas faire d'autres apports conséquents cette année, j'ai des travaux à prévoir.