Quels impacts du conflit en Iran vous semblent les plus probables ?1. impact haussier de court-terme sur les cours du pétrole
2. impact haussier de long-terme sur les cours du pétrole
3. impact baissier transitoire sur la bourse (correction en V)
4. impact baissier prolongé sur la bourse (bear market)
5. pas d'impact notable en bourse (simple respiration)
6. impact inflationniste transitoire
7. impact inflationniste prolongé
8. pas d'impact notable sur l'inflation
9. mon angoisse pour mon portefeuille
10. mon indifférence (sur le plan de la bourse)
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1) A l’échelle des systèmes bancaires c’est peanuts (par exemple total bilan BNP Paribas = 1.96 trillion €, Santander = 1.44 trillion €)
2) C’est du « bon » risque : bien identifié, facile à suivre, et surtout tout le monde connaît le risque turc (c’est un peu un marronnier, en économie).
Cela dit :
3) Je me demande ce que les banques espagnoles peuvent bien faire avec autant de dette turque… Déjà le gros problème avec Banco Popular l’an dernier m’avait surpris. Ça donne l’impression que les Espagnols n’ont pas bien nettoyé leur système bancaire et/ou que les banques espagnoles ont très rapidement pris à nouveau des risques après leurs gros problèmes en 2007-2013. Et en général, dans les banques, les emm***** volent en escadrilles : les banques européennes qui avaient du subprime US en 2007 avaient souvent aussi des expositions sur l’Islande, sur la Grèce etc. Donc je reste à l’écart des banques espagnoles (comme le marché, d’ailleurs).
4) Il y a en gros 2 types de crises de pays émergents : (a) idiosyncratique (un seul pays touché, par exemple en raison de facteurs politiques spécifiques, comme on peut l’argumenter en ce moment pour la Turquie) ou (b) « systémique » (les investisseurs commencent à couper leurs expositions aux émergents dans leur ensemble, avec effets de contagion touchant même les pays « sains »). La Turquie est un gros pays émergent, l’un de ceux qui donnent le ton pour toute la classe d’actifs – avec le Brésil, le Mexique, la Thaïlande, l’Afrique du Sud… Le real brésilien se déprécie en ce moment, et il y a des risques politiques là-bas… On voit aussi les primes de risque augmenter pour l’Afrique du Sud et l’Argentine (bon, pour l’Argentine c’est quand même une situation particulière). Il suffirait à mon avis d’avoir 1-2 gros pays émergents couler en plus de la Turquie pour passer de (a) à (b) et déclencher une phase de « risk-off » sur les marchés (du type début février, pas Armageddon, hein).
Pour la Turquie, on commence à approcher d’une situation critique : le CDS 5 ans est à presque 600 points de base : https://www.reuters.com/article/tur [...] S8N1RT03E. A ce niveau-là il devient très compliqué pour la Turquie d’emprunter des devises. Normalement la solution habituelle passe par un relèvement des taux d’intérêt par la banque centrale + un programme du FMI + éventuellement une dévaluation (ou une nouvelle, nouvelle, nouvelle lire turque). Mais là il y a une grosse inconnue en raison du contexte politique (aka l’ego d’Erdogan). |