Quels impacts du conflit en Iran vous semblent les plus probables ?1. impact haussier de court-terme sur les cours du pétrole
2. impact haussier de long-terme sur les cours du pétrole
3. impact baissier transitoire sur la bourse (correction en V)
4. impact baissier prolongé sur la bourse (bear market)
5. pas d'impact notable en bourse (simple respiration)
6. impact inflationniste transitoire
7. impact inflationniste prolongé
8. pas d'impact notable sur l'inflation
9. mon angoisse pour mon portefeuille
10. mon indifférence (sur le plan de la bourse)
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Sondage à 4 choix possibles.
killterion 90% of everything is crap | maugani a écrit :
Ce que j'ai compris ou interprété:
Le FMI avait mentionné que la diminution du coût de l'énergie engendrerait uniquement 400 000 emplois, ce qui est relativement peu à l'échelle du pays. Les intervenants du secteur sont de grands groupes comme Dow Chemical ou BASF. Ils peuvent se permettre quelques accrocs.
D'après le Département de l'Energie américain :
On voit que les projections attendues sont très optimistes même si actuellement, elle ne couvre que 16% (je crois) du bouquet énergétique à l'heure actuelle.
D'après Bloomberg Le coût de production est entre 50 dollars et 100 dollars. Les Saoudiens auraient besoin d'un baril à 87.63 dollars pour équilibrer leur balance (si élevé, ça m'étonne un peu, mais au fond, j'en sais rien). Donc bon, alors que pour les américains, c'est risible au niveau du PIB et de l'emploi, ce n'est pas le cas des pays de l'OPEP. Le contexte actuel les pénalise à moyen-terme pour ces derniers (leurs réserves ont bon dos).
On dirait que les américains l'exploitent dans l'optique d'une indépendance énergétique mais sans réellement croire à une activité hyper rentable et consommatrice en main d’œuvre. Comme je l'ai dit avant, tu as du lourd et du solide derrière, ça peut capoter que les entreprises seront là quand même.
On n'a pas affaire à des Maurel et Prom
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Je comprends pas pourquoi tu nous parle de Dow & BASF. L'industrie chimique n'attends que ça d'avoir du feedstock a des prix tjs plus bas. La baisse des prix du pétrole est une bonne chose (au moins à CT, après à LT on peut considérer que peut être que non car pb d'incentive pour amorcer la transition énergétique etc) pour les USA. Tu as une économie qui est à 70% basé sur les dépenses des consommateurs quand les capex du secteur de l'énergie doivent représenter 2% (source Bloomberg). Easy win donc. Le shale a pour lui que c'est une exploitation toute nouvelle de réserves de gas, qui n'a pas eu de contraintes de rentabilité jusqu'à présent, on peut donc légitimement penser qu'il y a des économies substantielles (20/25%) d'exploitations qui sont a portée de main. Ce n'est pas la rentabilité intrinsèque des installations qui est mise en danger (d'autant plus que je suppose que la majorité des producteurs a hedgé sa prod). Le problème c'est l'accès cash, c'est pourquoi je conseillais de shorter les oblig à 15%+. Ces installations requièrent un capex très fort (il faut ajouter sans cesses de nouvelles wells) en continue. Si les banques commencent à restreindre un peu les crédits c'est une quasi certitude que les petits prod indépendants et leveragés vont être asphyxier par leurs dettes.
J'ai pas les compétences en analyses financières pour analyser quels sont les producteurs les plus susceptibles de de faire faillite en premier, d'où l'idée de prendre un panier d'oblig pour s'isoler du risque idiosyncratique. A un niveau macro c'est vraiment un trade assez évident à réaliser. |
Profil supprimé | ignomo a écrit :
Quelqu'un peut-il expliquer d'où provient la différence de prix permettant le gain d'une activité d'arbitrage, par exemple sur des futures ? Citation :
L'activité d'arbitrage, ne consiste pas à parier sur la hausse ou la baisse du marché (ce que l'on appelle une position directionnelle), mais à simultanément prendre deux positions en sens inverses devant globalement s'annuler, insensibles aux variations du marché, mais permettant seulement un faible gain à la marge. Il s'agit simultanément d'acheter un produit ou un portefeuille A et de vendre un produit ou un portefeuille B aux caractéristiques très proches pour ne gagner que sur cette très légère différence.
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Le vrai arbitrage (sans risque) n'existe plus  On parle d'arbitrage statistique, dans le sens où tu vas être gagnant en espérance, mais pas forcément à chaque fois. Le future, son prix se détermine en fonction du prix du sous-jacent, du taux d'intérêt, des dividendes, du coût de portage (repo, stockage, etc), de la maturité. C'est pas intrinsèquement un instrument qui permet l'arbitrage, mais ça peut lorsqu'il diverge de son prix théorique pour diverses raisons (pression de marché, annonces de dividendes, etc). |