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La Grèce a refusé de prévoir des coupes salariales demandées par la Commission européenne, le FMI et la BCE, lors des discussions menées à Athènes avec le gouvernement grec, a indiqué mercredi le ministre de l'Emploi Andréas Loverdos.
"L'essentiel des discussions (avec le FMI et les européens) concerne la politique salariale, les 13ème et 14ème mois touchés par les Grecs; il nous ont demandé leur suppression, ce que nous n'(avons pas) accepté", a indiqué M. Loverdos, cité dans un communiqué.
Le ministre a fait cette déclaration, à l'issue d'une rencontre avec le président de l'Union grecque des industriels (Sev).
Dans un premier train de mesures d'austérité adoptées en mars dernier, le gouvernement grec avait déjà supprimé plusieurs primes et la quasi totalité du 14ème mois de salaire dans le secteur public. Le 14ème mois de salaires en Grèce est versé sous forme de primes touchées au moment des fêtes de Pâques et des vacances d'été.
Les syndicats se sont prononcés contre l'éventualité de nouvelles coupes salariales, la Confédération des travailleurs grecs (GSEE), le grand syndicat des salariés du privé, ayant fait part de son intention de s'opposer à des réductions de salaires.
Les socialistes européens s'en prennent à Angela Merkel
Le groupe socialiste du Parlement européen a égratigné mercredi la chancelière allemande Angela Merkel, qu'ils ont accusée de menacer la stabilité de l'euro pour des raisons politiciennes.
"Les tergiversations de Mme Merkel, qui sont surtout motivées par la perspective d'un scrutin régional à haut risque pour elle dans le Land de Rhénanie du nord, ont contribué à aggraver la situation de la Grèce et à nuire à la stabilité de l'euro", a dénoncé le chef du groupe socialiste, Martin Schulz (lui aussi Allemand).
A cause des réticences de la chancelière, "les dirigeants européens ont mis des semaines à se mettre d'accord sur un plan d'aide à la Grèce. Je constate qu'il a fallu moins de temps aux gouvernements européens pour voler au secours de leurs banques menacées de faillite à la suite de la crise financière de 2008", a-t-il ajouté.
Ces délais risquent de coûter cher à la Grèce et à l'Europe, selon les socialistes. "Loin de casser la spéculation, celle-ci s'est emballée au point aujourd'hui, de menacer la stabilité de toute la zone euro", a encore indiqué M. Schulz.
AFP
Crédit photo : AFP - Manifestation d'employés des transports publics contre les mesures d'austérité, à Athènes le 27 avril 2010
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