Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
4587 connectés 

 


Quels sont pour vous les trois livres de philo à lire pour un honnête homme ?


 
15.4 %
 273 votes
1.  "La république" de Platon
 
 
6.7 %
 119 votes
2.  "La métaphysique" d'Aristote
 
 
15.7 %
 279 votes
3.  "l'Ethique" de Spinoza
 
 
1.5 %
    27 votes
4.  "Essai de théodicée" de Leibniz
 
 
15.0 %
 266 votes
5.  "Critique de la raison pure" de Kant
 
 
17.8 %
 315 votes
6.  "Par delà le bien et le mal" de Nietzsche
 
 
5.9 %
 105 votes
7.  "L'évolution créatrice" de Bergson
 
 
6.4 %
 113 votes
8.  "Etre et temps" d'Heidegger
 
 
7.5 %
 133 votes
9.  "Qu'est-ce que la philosophie" de Gilles Deleuze
 
 
8.1 %
 144 votes
10.  "Moi, ma vie, mon oeuvre" de obiwan-kenobi
 

Total : 2656 votes (882 votes blancs)
Sondage à 3 choix possibles.
Ce sondage est clos, vous ne pouvez plus voter
 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  130  131  132  ..  340  341  342  343  344  345
Auteur Sujet :

Philo @ HFR

n°11702549
rahsaan
Posté le 01-06-2007 à 19:34:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Sur l'importance de la voix chez Deleuze, il y a un petit livre d'un certain Claude Jaeglé : Portrait oratoire de Gilles Deleuze aux yeux jaunes. Se trouvent analysés des passages des cours enregistrés, avec les variations de la voix lorsque se met en place la dramaturgie du concept, la voix devant servir à exprimer l'intensité du concept, intensité surprenante, brusque, déroutante et souvent intolérable de par la violence qu'elle impose à la pensée (pour la forcer à penser le concept).
 
Une critique de ce livre, enthousiaste (sur un site de psychanalyse) :
http://www.oedipe.org/forum/read.php?6,6193,6193
 
 
Pour Badiou, on trouve sur le net une conférence de lui à Buenos-Aires : http://www.lacan.com/badfrench.htm
 
Le propos affiché est de cerner les points communs des "grands" philosophes de la 2ème moitié du 20ème siècle : Sartre, Derrida, Althusser, Levi-Strauss, Deleuze, Foucault, Lacan etc.  
Déjà, rien que le projet de ramener des auteurs si différents à des points communs me semble inévitablement schématiser leur pensée. Badiou pense au lien entre ces philosophes et la politique, l'approche de nouvelles formes d'expression, les liens avec le théâtre, le cinéma... Mais une telle recherche d'invariants peut-elle offrir mieux qu'une représentation appauvrissante ?
"Aventuriers du concept me paraît être la formule qui pourrait nous réconcilier tous..."
Quoi de moins deleuzien d'ailleurs, que cette recherche de réconciliation et d'identité ?...
 
 
Et même en deça d'une telle présentation par des généralités, se cache le pot au rose, le vrai but du discours tenu : prouver, au passage, que oui Badiou a bien fait partie de cette grande épopée de la philo française, que "nous" étions des explorateurs, des aventuriers. Le procédé apparaît vite grossier : en présentant son cortège de penseurs, Badiou se glisse au passage dans le rang -après avoir feint dès le début de remettre à plus tard la question de cette inclusion.  
Si bien que ce beau discours, sous couvert de présentation vivante des auteurs, ne cherche à ne rien prouver que cela, que oui moi Alain, j'en étais de cette aventure ! Cette conférence laisse une terrible impression de dérisoire, de quelqu'un qui a raté le coche et qui se réinvente un passé...

Message cité 2 fois
Message édité par rahsaan le 01-06-2007 à 19:44:54

---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
mood
Publicité
Posté le 01-06-2007 à 19:34:28  profilanswer
 

n°11702755
foutre de
Posté le 01-06-2007 à 19:57:32  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

Claude Jaeglé : Portrait oratoire de Gilles Deleuze aux yeux jaunes


oui, c'est ce livre là!!!!![:je_suis_de_passage]

 


(et pour Badiou, je dirais presque la même chose mais bon, ce serait mechant et Pascal75 m'a assez corrigé pour aujourd'hui...)


Message édité par foutre de le 01-06-2007 à 20:00:03

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11704102
alcyon36
Posté le 01-06-2007 à 22:15:49  profilanswer
 

foutre de a écrit :

hey Alcyon36, j'ai fait de toi une star de la non-philosophie (dans les brèves sur le règlement de compte... Haha!!!!


trops bon!!! j'espere avoir tres tot un fan club...car ft bien dire ke je degage pas mal de charisme avec noeud papillon :D


---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11704158
alcyon36
Posté le 01-06-2007 à 22:22:19  profilanswer
 

rahsaan a écrit :


Et même en deça d'une telle présentation par des généralités, se cache le pot au rose, le vrai but du discours tenu : prouver, au passage, que oui Badiou a bien fait partie de cette grande épopée de la philo française, que "nous" étions des explorateurs, des aventuriers. Le procédé apparaît vite grossier : en présentant son cortège de penseurs, Badiou se glisse au passage dans le rang -après avoir feint dès le début de remettre à plus tard la question de cette inclusion.  
Si bien que ce beau discours, sous couvert de présentation vivante des auteurs, ne cherche à ne rien prouver que cela, que oui moi Alain, j'en étais de cette aventure ! Cette conférence laisse une terrible impression de dérisoire, de quelqu'un qui a raté le coche et qui se réinvente un passé...


 
ba, perso je sais pas si t'as lu "deleuze et la clameur de l'être", mais a part kelk pages plutot pas mal, ce bouquin transpire de bout en bout ce que tu critiques;)...  
il me semble k'il y avait un papier làdessus ds multitude...


---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11704252
Baptiste R
Posté le 01-06-2007 à 22:30:21  profilanswer
 

Citation :

Et même en deça d'une telle présentation par des généralités, se cache le pot au rose, le vrai but du discours tenu : prouver, au passage, que oui Badiou a bien fait partie de cette grande épopée de la philo française, que "nous" étions des explorateurs, des aventuriers. Le procédé apparaît vite grossier : en présentant son cortège de penseurs, Badiou se glisse au passage dans le rang -après avoir feint dès le début de remettre à plus tard la question de cette inclusion.  
Si bien que ce beau discours, sous couvert de présentation vivante des auteurs, ne cherche à ne rien prouver que cela, que oui moi Alain, j'en étais de cette aventure ! Cette conférence laisse une terrible impression de dérisoire, de quelqu'un qui a raté le coche et qui se réinvente un passé...


A chaque fois que Badiou dit "je", j'ai l'impression que c'est un "gros" je. Mais tu cernes bien ce qui m'avait confusément gêné à la lecture de cette conférence.
Au début de La Clameur de l'être, Badiou raconte sa relation avec Deleuze. C'est certes une position délicate (mais rien ne l'obligeait à l'adopter, cette position), c'est certes fait avec un certain style et certes ma jeunesse a été captivée, mais ce récit ne lasse pas de me gêner et dans tout le bouquin, jamais il n'arrive à trouver un ton naturel. On y sent celui qui veut faire philosophe, tient a ce rôle, se raccroche à cette mythologie (si bien que Badiou est du passé).
 
 
Sinon, j'avais bien aimé Le Portrait oratoire. Mais j'avoue que j'aime bien les fantasmagories philosophiques (par exemple je tiens L'Histoire sexuelle d'Emmanuel Kant pour un grand bouquin).
 
Sinon, j'aime bien Burger.
(Même si c'est vrai qu'à force, Deleuze samplé, Deleuze en BD (avec Barthes, Foucault, Lacan et Betty Boop), Deleuze, Deleuze... Isolément, ces hommages sont élégants et évitent le ridicule (par exemple dans la bédé il y a une espèce d'humour pince-sans-rire, couplé au dessin très raide, c'est irrésistible) mais réunis ça devient... embarassant.)

Message cité 1 fois
Message édité par Baptiste R le 01-06-2007 à 22:51:23
n°11704392
Baptiste R
Posté le 01-06-2007 à 22:39:17  profilanswer
 

alcyon36 a écrit :

ba, perso je sais pas si t'as lu "deleuze et la clameur de l'être", mais a part kelk pages plutot pas mal, ce bouquin transpire de bout en bout ce que tu critiques;)...  
il me semble k'il y avait un papier làdessus ds multitude...


 
?

n°11704663
alcyon36
Posté le 01-06-2007 à 22:59:38  profilanswer
 


je ne faisais ke confirmer l'impressin de rashaan...un pb? :D


---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11704776
foutre de
Posté le 01-06-2007 à 23:09:03  profilanswer
 

Baptiste R a écrit :

Deleuze en BD (avec Barthes, Foucault, Lacan et Betty Boop), ... Isolément, ces hommages sont élégants et évitent le ridicule (par exemple dans la bédé il y a une espèce d'humour pince-sans-rire, couplé au dessin très raide, c'est irrésistible) mais réunis ça devient... embarassant.)


oui, ça m'a d'autant plus gêné que Martin Tom Dieck avait donné quelques années auparavant un récit sensationnel, unique, ébouriffant, et sans référence culturelle d'hommage ou de légitimation (on peut lire l'article de baetens, fameux universitaire de Louvain, mais le mieux reste d'aller lire d'abord, sans préambule)


Message édité par foutre de le 01-06-2007 à 23:09:27

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11704988
Baptiste R
Posté le 01-06-2007 à 23:26:33  profilanswer
 

alcyon36 a écrit :

je ne faisais ke confirmer l'impressin de rashaan...un pb? :D


Cela voulait dire :
L'article que tu cherches n'est-il pas celui que tu trouveras en lien si tu cliques sur le point d'interrogation ? :-)

n°11705123
foutre de
Posté le 01-06-2007 à 23:36:42  profilanswer
 

Baptiste R a écrit :

le point d'interrogation ? :-)


très bonne approche... même si je trouve un peu dur de réduire ainsi badiou. parler de deleuze est certainement plus facile pour les descendants spécialistes que pour les contemporains qui ont assimilé son oeuvre dans une chair déjà saturée de savoir. Bouffer du Deleuze vierge c'est pas la même chose que dialoguer avec lui depuis unparcours déjà élaboré par ailleurs.
Ce qui me semble important dans le livre de badiou, malgré tous ces défauts qui m'ont pesé aussi, c'est que son analyse dégage quelque chose qui n'avait jamais été dite auparavant : que chez Deleuze, la mort est un évènement (ce que Badiou nie pour sa part). s'arrêter ainsi sur ce point me semble un intéressant acquis pour une lecture qui n'est pas celle d'un fan.


Message édité par foutre de le 01-06-2007 à 23:37:30

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
mood
Publicité
Posté le 01-06-2007 à 23:36:42  profilanswer
 

n°11705147
alcyon36
Posté le 01-06-2007 à 23:38:43  profilanswer
 

Baptiste R a écrit :

Cela voulait dire :
L'article que tu cherches n'est-il pas celui que tu trouveras en lien si tu cliques sur le point d'interrogation ? :-)


vi c ca...dsl jsuis pas tres doué avec les niuvelles technilogies;)


---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11706662
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 11:12:03  profilanswer
 

Puisqu'il est question de réception d'une oeuvre, et que ce matin bossant, je tombe là-dessus
 

Citation :

Supposé que " machinique" désigne, contre l'idéologie montante un peu partout des machines, mécomprises commes machines techniques, un fonctionnement des pulsions et de l'inconscient formulable ainsi : l'effet d'une pulsion se distingue de cette pulsion qui ne s'en distingue pas - cette définition rigoureuse pour une oreille " nietzschéenne " devrait presque suffire à m'absoudre de l'avoir reprise à propos de la déconstruction, du simulacre, du re-marquage, etc. Et qui, sinon un métaphysicien invétéré, voire un structuraliste relaps, ne commence à apercevoir qu'il n'y a de machines désirantes, soit de machines non techniques - le machiniques re-marquant et déplaçant ici le technique - que transcendantales ? que le fonctionnement le moins logocentrique du machinique et du transcendantal (soit la différance productive qui ne tombe pas sous les conditions de la représentation - sinon pour la refendre) est le même ? il est vrai que sur le point de la simple lecture, disons de "L'Anti-OEdipe", l'optimisme est encore prématuré : il suffit de relever l'effroi qui salua, ici et là, l'apparition provocante du terme de "transcendantal" pour désigner le type d'immanence spécifique de la production désirante... et appartenant au même système, au même effet de méconnaissance : l'effroi jumeau qui accueillit de son autre bord les fameuses "machines"... Comme toujours, ce fut une méconnaissance technique du machinique qui vint à bout de cette double frayeur. L'assurance marxiste, ici, fut glorieuse, et elle le reste. Quant aux analystes ? Une manière de faire le mort, sans doute, mais qui tient d'avantage à la ruse animale que d'une ruse du désir.
 
Encore un principe qui se déduit exactement de la pensée de Nietzsche : la grandeur d'un livre s'évalue de la bêtise qu'il suscite et fait parler. tant que l'on confond le transcendantal avec la subjectivité et l'intériorité qui l'effectue sur un mode restreint, ou avec l'objectivité de l'objet, tant que l'on ne fait pas fonctionner la généralité de l'écriture comme transcendantale, soit comme immanence des extériorités différantiales - immanence qui liquide toute intériorité - comme propriété machinique d'un principe de genèse ou de constitution différantiale, tant que la volonté de puissance n'est pas affirmée comme étant ce principe capable de faire de la textualité générale (transcendantale) un élément génétique des effets d'écriture, alors on n'aura aucune raison pour ne pas voir dans ces recherches une entreprises idéologique et une régression par rapport au travail effectif de la déconstruction et à son avancée.


 
Facile de deviner de qui il s'agit. Plus dur de trouver le livre (un exemplaire photocpié à celui qui trouve ?... non, on va encore sombrer dans la logique du mérite... tsss)


---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11706844
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 11:48:41  profilanswer
 

>Foutre de : je ne sais pas qui a écrit ce texte, mais en revanche, je vois que le ton en est péremptoire et grandiloquent. C'est l'ironie supérieure "nietzschéenne" mais sans le même humour "nietzschéen", c'est à dire l'assurance arrogante du vainqueur sans la distance de celui qui a perdu au passage quelques certitudes. Comme si on devait perdre "l'assurance marxiste" pour retrouver cette même assurance grâce aux "concepts" deleuziens.
Il y a un contresens flagrant dans ce texte, c'est de croire que le concept de machine désirante, ou d'inconscient machinique, serait une victoire contre "l'idéologie" de la machine. Mais Deleuze avait montré l'inanité de ce terme d'idéologie.  
 
Comme auteur de ce texte, je parierais pour Badiou, si ce dernier (comme l'a dit Pascal75) s'est bien voulu "plus deleuzien que Deleuze, c'est à dire pas deleuzien du tout." :/

Message cité 1 fois
Message édité par rahsaan le 02-06-2007 à 11:54:01

---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11707082
Baptiste R
Posté le 02-06-2007 à 12:34:12  profilanswer
 

Je suppose que c'est Laruelle.

Message cité 2 fois
Message édité par Baptiste R le 02-06-2007 à 12:34:54
n°11707097
alcyon36
Posté le 02-06-2007 à 12:37:37  profilanswer
 

Baptiste R a écrit :

Je suppose que c'est Laruelle.


ba il ecrit plus trop comme ca maintenant...et jai pas lu les textes de philo I...mais j'avoue j'étais plus tenté par un jeune Laruelle que par Badiou...enfin ptet Rashaan a t il raison;)


---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11707100
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 12:38:08  profilanswer
 

Il y a un point qui est intéressant, c'est que les machines désirantes ne sont pas des machines techniques. Et c'est lié au thème du transcendantal, qui ne doit pas être décalqué de l'empirique.  
Sur ces deux sujets, et sur la littéralité à l'oeuvre dans l'AO, cette conférence de F. Zourabichvili est éclairante :
http://uptv.univ-poitiers.fr/web/c [...] index.html


Message édité par rahsaan le 02-06-2007 à 12:38:29

---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11707153
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 12:45:59  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

>Foutre de : je ne sais pas qui a écrit ce texte, mais en revanche, je vois que le ton en est péremptoire et grandiloquent. C'est l'ironie supérieure "nietzschéenne" mais sans le même humour "nietzschéen", c'est à dire l'assurance arrogante du vainqueur sans la distance de celui qui a perdu au passage quelques certitudes. Comme si on devait perdre "l'assurance marxiste" pour retrouver cette même assurance grâce aux "concepts" deleuziens.
Il y a un contresens flagrant dans ce texte, c'est de croire que le concept de machine désirante, ou d'inconscient machinique, serait une victoire contre "l'idéologie" de la machine. Mais Deleuze avait montré l'inanité de ce terme d'idéologie.

 

Comme auteur de ce texte, je parierais pour Badiou, si ce dernier (comme l'a dit Pascal75) s'est bien voulu "plus deleuzien que Deleuze, c'est à dire pas deleuzien du tout." :/

 

Il y aurait beaucoup à dire sur l'intérêt ou non d'être deleuzien, comme sur celui ou non d'être nietzschéen (et quels en seraient les critères).
je crois cependant qu'il y a mécompréhension : il ne s'agit pas de l'arrogance du vainqueur, mais de l'arrogance de qui est au combat, et ne doit pas faiblir dans sa résistance.
C'est vrai, ça doit manquer d'humour comme passage ; en même temps, chez Nietzsche, l'humoriste, c'est l'écrivain, le styliste. Chez les penseurs, tout le monde ne joue pas cette carte ; tu es le premier a dire que la philosophie ne devrait pas se mêler de style. Donc l'auteur de cet extrait est un bête universitaire, qui a pu être drôle, mais surtout carnassier, et pas aphoriste pour un sous, mais plutôt poëte, dans de rares textes.

 

Quant à l'idéologie de la machine, en tout cas ce que tu appelles comme ça, c'est pour désigner et écarter l'interprétation heideggerienne des procédés nietzschéens (un des grands travaux de cet auteur), ce que l'usage du mot "technique" marque dès le début du texte.
Peut-être l'auteur ne nage-t-il pas dans l'incertitude, probablement parce qu'il ne les a pas perdues, ses certitudes (bah merde, où sont mes clefs?!), mais parce qu'il a travaillé à s'en défaire et à les détruire, méthodiquement.
Tu dis que passer d'une assurance à une autre serait une attitude merdique ("comme si..." ) ; mais c'est le cas si tu t'arrêtes à l'assurance suivante, la "deleuzienne" - si je te suis bien. Alors que si on continue un peu plus loin, y compris un peu plus loin que deleuze (ou nietzsche), passer d'une assurance à une autre, passer d'une assurance à la suivante (et ainsi de suite), ça s'appelle la marche

 

Je trouve que jeter l'humour au visage, pour atténuer les tonnes de mépris que déverse Nietzsche, c'est un peu perdre le sens des proportions. D'autant qu'il ne me semble pas qu'il soit arrogant pour être drôle, mais bien plus souvent humoriste au service de son arrogance...

 

en tout cas, cet auteur retrouve Deleuze au moins sur un point :

Citation :

la grandeur d'un livre s'évalue de la bêtise qu'il suscite et fait parler

 

ça dit un peu la même chose que

Citation :

Quand on dit quelque chose, quoiqu’on dise, dès qu’on s’efforce de dire quelque chose, il y a tout de suite tout un nuage d’objections idiotes. Je veux dire : il n’y a pas de pensée quelle qu’elle soit qui ne soit nimbée par tout un ensemble d’objections idiotes. C’est même ça qui fait la gaîté de la pensée. Alors bon, la-dessus il y a deux sortes de gens, il y a ceux qui se gardent pour eux l’objection idiote parce qu’ils sentent qu’elle est idiote, et puis il y a ceux qui la disent parce que ils pensent que c’est une objection forte. Ceux-là c’est des vaniteux parce qu’ils ne pensent pas que l’objection est tellement bête que, après tout, celui qui a dit l’idée contre la quelle on objecte, a bien du se faire l’objection, sinon ce serait très inquiétant pour lui.

 


ce n'est pas parce que l'arrogance n'est pas sympa que ce n'est pas un processus de fuite, la logique élective des Happy fews qui écartent du bras les mouches (comparaison nietzschéenne s'il en est), ne'st pas honteuse en soi, à moins de souhaiter la généralisation du politiquement correct.
Je dirais qu'il ne suffit pas d'être pop et accomodant pour être "deleuzien"...

 


mais cet auteur n'est pas badiou, et Deleuze en faisait un certain cas, ne se demandant probablement pas s'il était deleuzien, ou s'il voulait l'être...


Message édité par foutre de le 02-06-2007 à 14:19:52

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11707194
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 12:52:13  profilanswer
 

Baptiste R a écrit :

Je suppose que c'est Laruelle.


oui, en effet, c'est lui.
reste plus que le titre.

 


c'est, je crois la première formulation qu'il donne de la causalité unilatérale. j'aime la façon dont il garde en tête que l'on parle d'inconscient et de genèse, quand on parle de machine
il faut quand même noter que c'est publié avant mille plateaux, peu après l'Anti-Oedipe... C'est assez honorable


Message édité par foutre de le 02-06-2007 à 12:54:52

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11707211
alcyon36
Posté le 02-06-2007 à 12:54:47  profilanswer
 

"machine textuelles: Déconstruction et libido-d'écriture?"


---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11707228
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 12:57:27  profilanswer
 

bravo, paru en 1976, au seuil
 tu pourras venir retirer ton exemplaire photocopié à nos bureaux et recevoir un magnifique Pin's "La Non-Philosophie", et une photo dédicacée de françois
 
mais avec l'obligation d'en dupliquer un exemplaire pour Baptiste R, qui t'a aidé...

Message cité 2 fois
Message édité par foutre de le 02-06-2007 à 13:09:21

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11707261
alcyon36
Posté le 02-06-2007 à 13:03:24  profilanswer
 

foutre de a écrit :

bravo, par en 1976, au seuil
 tu pourras venir retirer ton exemplaire photocopié à nos bureaux et recevoir un magnifique Pin's "La Non-Philosophie", et une photo dédicacée de françois
 
mais avec l'obligation d'en dupliquer un exemplaire pour Baptiste R, qui t'a aidé...


 :lol:  
ils sont où tes bureaux? car perso j'aimerai bien bouquiner un peu de philosophie I :D  
vi, j'avoue baptiste a été tres vif...je te l'avais déjà dit, mais dis dc, le père Laruelle a serieusement fait  évolué son style...là le texte semble encore chaud, par rapport à la "froideur" que jai ressenti en lisant "biiographie delhomme ordinaire"...ca na rien à voir;)


---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11707280
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 13:07:35  profilanswer
 

Bon là, j'ai dû vexer Foutre de en étant moi-même arrogant face à ce texte. :o
Je n'ai jamais rien lu de Laruelle, et si tu me dis qu'il a publié ce texte juste après la sortie de l'AO, oui c'est du bon alors.  
 
Voilà, voilà, rattrapage aux branches, tout ça...  [:prodigy]
 
Et sinon, si on parlait d'autre chose, hein.  :whistle: Plotin, Saint-Thomas, Fichte*, Kierkegaard... autant d'auteurs trop peu abordés sur ce topic.  [:raggarod]  
 
*Fichte de ?

Message cité 3 fois
Message édité par rahsaan le 02-06-2007 à 13:11:18

---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11707291
alcyon36
Posté le 02-06-2007 à 13:09:37  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

Bon là, j'ai dû vexer Foutre de en étant moi-même arrogant face à ce texte. :o
Je n'ai jamais rien lu de Laruelle, et si tu me dis qu'il a publié ce texte juste après la sortie de l'AO, oui c'est du bon alors.  
 
Voilà, voilà, rattrapage aux branches, tout ça...  [:prodigy]


vi, tu fais mieux :D  
si je me souviens bien, Foutre me corrigera, dans les "philosophies de la différences"(qui est plus interessant pr ce qu'il dit de Derrida que sur Deleuze) réduit la pensée de Deleuze à une "analytique du pathos de la distance";)


Message édité par alcyon36 le 02-06-2007 à 13:14:00

---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11707296
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 13:09:58  profilanswer
 

foutre de a écrit :

mais avec l'obligation d'en dupliquer un exemplaire pour Baptiste R, qui t'a aidé...


à moins que


---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11707315
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 13:12:36  profilanswer
 

Message ci-dessus édité. :o


---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11707316
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 13:12:36  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

Bon là, j'ai dû vexer Foutre de [:prodigy]


barf, susceptibilité, sensiblerie, rigueur, on fait pas bien la différence... (unilatérale?)
 
si je te gonfle, tu envoies pascal75 avec son fouet (je suis mauvais, je sais)


---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11707342
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 13:16:39  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

*Fichte de ?


[:fuel][:fatal_bazooka]  


---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11707397
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 13:25:50  profilanswer
 

Le film-évènement qui retrace ce drame non-philosophique. :o
 


---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11707427
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 13:30:41  profilanswer
 

si celui-ci ne finit pas chez didier moulinier...

 

NB: très juste cette subtile façon de signifier que Alcyon36 a changé de sentiment, par la modification de la couleur du noeud papillon...


Message édité par foutre de le 02-06-2007 à 13:38:43

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11707492
alcyon36
Posté le 02-06-2007 à 13:42:40  profilanswer
 

jai decidé de me lancer serieusement ds Bergson..j'ai recuperé hier "l'évolution créatrice"...bon visiblement, jaurais du commencer par ""l'essai sur les données immediates", mais bon ca reste bien écrit dc j'arrive à suivre pour l'instant, je finis le premier chapitre....


Message édité par alcyon36 le 02-06-2007 à 16:02:44

---------------
"la pensée de l'être est le souci porté à l'usage de la langue" Heidegger
n°11708011
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 15:04:42  profilanswer
 

Le début de la 4e partie est célèbre, sur le néant comme faux problème.  
 
Ces temps-ci, j'ai relu La patience du concept de Gérard Lebrun, qui m'avait permis, d'un coup, de comprendre Hegel -à une époque où l'Antichrist essayait de me prouver -en vain- que je le lisais de travers.  :D Du même, je voudrais lire Kant et la fin de la métaphysique.
J'ai lu la préface aux Nouveaux essais sur l'entendement humain de Leibnitz, avec le célèbre passage sur les perceptions minuscules.  
 
J'ai attaqué L'archéologie du savoir de Foucault et Du baroque d'Eugenio d'Ors (merci Pascal75).
 
Je voudrais me remettre au livre sur La civilisation de la Renaissance en Italie, de Burckhardt ; lire un peu de Léonard de Vinci aussi ; poursuivre le Zibaldone de Leopardi.


Message édité par rahsaan le 02-06-2007 à 15:05:45

---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11708086
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 15:19:47  profilanswer
 

Spoiler :

suis allé ecouter la conférence de F. Zourabichvili (quelqu'un sait-il sa date de naissance ? les raisons de son suicide?)
 
L'idée d'une écriture littérale est la base des théories littéraires de Jean-Marie Gleize. il y a pas mal de liens disponibles.
pour ceux que ça intéresseraient :
A noir. Poésie et littéralité, Seuil, collection Fiction & Cie, 1992


---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11708130
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 15:27:27  profilanswer
 

Gleize, il est spécialisé en poésie à Normal Sup' Lyon, c'est ça ?


---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11708144
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 15:30:16  profilanswer
 

oui, mais je crois aussi directeur de recherche à l'université, c'est lui qui édite la revue Nioques, reliquat d'avant-garde. Bien proche également avec les éditions Al Dante


Message édité par foutre de le 02-06-2007 à 15:30:39

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11708156
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 15:33:16  profilanswer
 

Je ne connais pas, ces éditions.  
 
Zourabichvili, selon la page de Multitudes, a passé son agreg en 1989. Mettons qu'il avait 23-24 ans, il a dû naître vers 1965.  
Un copain l'avait rencontré il y a quelques années, pour son mémoire de maîtrise sur Deleuze : il m'avait dit que Z. était vraiment un pessimiste fini, qu'il ne croyait plus en rien (mon pote a dû le rencontrer vers 2003).

Message cité 1 fois
Message édité par rahsaan le 02-06-2007 à 16:13:15

---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11708808
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 17:48:03  profilanswer
 

en fait Al dante, je crois que c'est cuit...


---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11709256
rahsaan
Posté le 02-06-2007 à 19:05:42  profilanswer
 

Que leur arrive t-il ? Pas assez de ventes ?


---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°11709454
foutre de
Posté le 02-06-2007 à 19:28:47  profilanswer
 

j'imagine oui. Une fois au marché de la poésie, place St Sulpice, paris 6e (ou 7e), un éditeur m'a un peu expliqué la situation par la loi des trois "5" (qui serait loi des "5550", si certains ne tombaient pas sous plusieurs cases à la fois) : "la poésie, c'est 5000 auteurs, 500 éditeurs, et 50 lecteurs"
 
Bon, cet état des lieux n'est pas surprenant. Aucune couverture médiatique de la poésie depuis des lustres. Ca n'interesse personne, sinon les poètes eux-mêmes qui se lisent entre eux, dit-on. Bon france culture leur fait qd même une petite place. Mais même en fac de lettres, les étudiants préfèrent le roman, à la rigueur le théâtre...
 
pour Al Dante, comme en plus, c'est d'avant garde... les lecteurs s'y sentent à l'aise comme Alcyon36 à la FIAC... :whistle:  
 
Je sais que la revue Nioques de Gleize a été reprise chez un autre éditeur (ça doit être le troisième...)
Tout ça n'est pas rentable.
 
à part POL, très peu d'éditeurs vivent correctement avec un catalogue de poésie un peu exigent en terme esthétique. Gallimard tient avec ses poches et quelques barons élégants (guy gofette, par exemple...)
Mais bon, la poésie, c'est pour les artisans, l'industrie a du mal à intégrer. Ou alors pour faire des publicitaires (eux, ce sont les troubadours d'aujourd'hui)...
 
 
le problème de la littérature, c'est que ça se dévalorise avec le temps, duplication oblige ; contrairement à une oeuvre plastique, qui peut grimper en côte avec le temps (une aubaine pour qui achetait un van gogh de son vivant...). Investir dans un poète ne rime à rien (ouhhhh, je suis fier de celle-là...)


Message édité par foutre de le 02-06-2007 à 19:53:49

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11714613
foutre de
Posté le 03-06-2007 à 15:33:21  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

Zourabichvili, selon la page de Multitudes, a passé son agreg en 1989. Mettons qu'il avait 23-24 ans, il a dû naître vers 1965.
Un copain l'avait rencontré il y a quelques années, pour son mémoire de maîtrise sur Deleuze : il m'avait dit que Z. était vraiment un pessimiste fini, qu'il ne croyait plus en rien (mon pote a dû le rencontrer vers 2003).

 

en tout cas il devait croire encore au suicide.

 

dans deux articles, repris dans le petit "poésie gallimard", Antonin Artaud émet l'idée que le suicide n'est encore qu'une hypothèse et que c'est probablement un piège de plus que de croire exercer une liberté en se suicidant. il estime douteux que l'acte résolve la dissolution qu'il ressent de la réalité en lui.
Un peu plus tard, Maurice Blanchot avance des propos similaires, sur fond de hégélianisme, dans un livre très bon, un peu mieux structuré que Le livre à venir (moins compil) : L'Espace littéraire. Il décrit la façon dont la mort ne peut en aucun cas se donner comme projet, qu'on ne peut élaborer de cheminement vers la mort. Il y a probablement une influence très forte de la lecture de Kierkegaard à cet endroit, de sa théorie du saut anti-dialectique, anti-hégélien.

 

J'ai, à la maison, un livre de Maurice Pinguet, La Mort volontaire au japon, qui dresse une espèce de tableau historique et anthropologique des différents types de seppuku et de leur sens. il achève en se penchant longuement sur le suicide de Mishima, auteur acquis à cette sorte d'hyper-nationalisme japonais qui a suivi la fondation de la SDN et le mépris des peuples européens pour ce peuple si fier et si intense qui vit au milieu du volcanisme. Pour Mishima, le suicide serait une tentative de barrer la route au nihilisme moderne, qui a exclu de la Société toute forme de sacrifice et ainsi toute forme de souveraineté.
Pinguet se penche aussi sur le problème des Kamikase, ressource de la surpuissance guerrière du Japon en 40, sans recours à la science (on sait qu'il a fallu 2 bombes A pour les calmer), et sur la ritualisation par les arts martiaux d'un suicide au sabre, peu efficace et particulièrement lent et douloureux, mais dont la force symbolique est fondée au moyen-âge.
C'est un livre très documenté, qui évoque également le bouddhisme zen japonais, le sacrifice à l'époque de la christianisation du Japon par les Jésuites au XVIIe, le théâtre Kabuki, sur un fond de culture européenne très existentialiste (dostoïevsky, camus, ...).


Message édité par foutre de le 03-06-2007 à 15:55:15

---------------
« Une force presque nulle est une force presque infinie dès lors qu'elle est rigoureusement étrangère au système qu'elle met en mouvement »
n°11714643
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2007 à 15:37:43  answer
 

On m'a offert L'Alchimiste de Paulo Coelho, y a-t-il des gens qui l'ont lu ici ? Vos impressions ? :)
 
Merci :hello:

n°11714674
rahsaan
Posté le 03-06-2007 à 15:42:01  profilanswer
 


 
Ca n'a pas vraiment sa place dans une discussion de philo. C'est juste un petit récit gentillet.


---------------
Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  130  131  132  ..  340  341  342  343  344  345

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La Philo du Jour : le Désespoir ?????Où es-tu ? Dans ton e-cul ! Premier FAI Grolandais !
Recherche un titre, une chanson, une musique - Lire le premier post!Paiment via Visa Premier en £ -> Charges ?
Les bons s'en vont en premier et en plus ils ne se reproduisent pasLivres sur alapage
la chine lance son premier homme dans l'espacePhilo : Que vaut une preuve contre un préjugé ?? quelques idées ???
[Philo] Corrigés du bac 
Plus de sujets relatifs à : Philo @ HFR


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)