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Auteur Sujet :

La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar.

n°28174529
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 24-10-2011 à 20:04:35  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Alors, tu sais, je ne veux pas travailler tout le temps, voilà.
 
Et ici, je lis, surtout.
 
 [:kulamaker:2]


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
mood
Publicité
Posté le 24-10-2011 à 20:04:35  profilanswer
 

n°28174885
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 24-10-2011 à 20:42:02  profilanswer
 

bonté divine !

 

EDIT : tant il est vrai que la science ébranle la foi.


Message édité par talbazar le 25-10-2011 à 12:42:12
n°28177833
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 25-10-2011 à 09:21:10  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : La taxe sur les souliers.

 


http://img844.imageshack.us/img844/8751/taxesoulierscopie.jpg

 

On voit bien qu’il est vain de demander gentiment à ceux qui pourraient sortir de la crise leur pays de payer leurs impôts. En effet un armateur Grec ne saurait être taxé sur son immense fortune, le coût d’entretien des petits drapeaux flottants sur ses gros bateaux étant déjà selon lui largement élevé, quand bien même ses pavillons seraient tissés en Inde à moindre coût par des enfants de 6 ans. Non, il faut raison gardé et suivre la suggestion proposée au gouvernement par le cabinet conseil associé au salon du Pro-fesseur Talbazar et analyser les moyens à mettre en oeuvre pour permettre au plus grand nombre de ne pas esquiver leur effort nécessaire de solidarité citoyenne. Taxer les fumeurs qui sont en addiction est une idée malicieuse, certes, mais il existe un terrain nettement plus fructueux à défricher en matière de prélèvement obligatoire.

 

C’est ainsi qu’il est apparu que personne ne marche pieds-nus dans les rues de Paris ou de province, et qu’une taxe sur les souliers, au prorata des paires existantes par foyer fiscal rapporterait suffisamment, voir d’avantage, pour augmenter les députés, et les nombreux faux-frais d’un gouvernement. Les sous liés aux pompes sont donc une chose sûre que l’administration des impôts va bénir, sachant que cette taxe ne sera pas perçue comme un nouvel impôt de vin mais comme un simple dispositif de prélèvement, puis de redistribution aux banquiers sous la forme d’une taxation opérée sur les achats de chaussures et notamment dans l’intervalle de temps espaçant légalement les soldes annuelles. Globalement, les familles nombreuses sont désavantagées, mais aussi d’une manière équitable les clients à l’abondant turn-over en matière de mocassins fashion, bien qu’il puisse être question d’exonérer à regret les porteurs de pantoufles, si nombreux chez les élus. La taxe aura un effet réel sur le porte-monnaie du consommateur, mais pas sur son comportement, puisque personne ne saurait se passer de chaussures, et ce depuis leur invention. Il est de plus très intéressant d’envisager le triplement de l’indice lié à cette taxe-souliers tous les trois mois, temps d’usage évalué d’une paire de chaussures à l’heure actuelle. L’état utilisera éventuellement toutes les dispositions légales pour enfin faire la chasse aux va-nu-pieds et autres fraudeurs, prenant appui sur la nécessité contributive intercommunale de parer à l’usure des trottoirs par les semelles des usagers.

 

Ce dispositif de ponction ne remet bien évidemment pas en cause la bonne santé économique des fabricants de chaussures de notre pays, puisque plus aucune paire n’est à présent produite dans l’hexagone, mais semble devoir provenir de différentes contrées plus ou moins exotiques, en tout cas asiatiques.

 


                                          Comme va certainement le dire un maire très connu, sous couvert d’anonymat : “La taxe souliers, ça me botte !”

  

http://www.dailymotion.com/video/x [...] rel-page-7


Message édité par talbazar le 25-10-2011 à 13:06:36
n°28191049
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 26-10-2011 à 13:10:27  profilanswer
 


Histoires véritables de la France métropolitaine.

 

Aujourd’hui : Le chevalier Bayard.

 

http://img838.imageshack.us/img838/7483/chevalierbayard1.jpg

 

Pierre Terrail dans son berceau braillait déjà comme un taureau, c’est pourquoi sa mère, la brave Hélène Alleman-Laval, fusillée à la libération à cause de son nom qui fait sourire, hurlait tout le temps : « je vais lier ce braillard ! ». Cette tirade répétée donna à Pierre Terrail, à cause de l‘accent d‘Hélène, son nom de chevalier Bayard. Le père de Pierre avait perdu quatre membres en cinq générations au cours de la guerre de cent ans*. Mais il lui restait quand même de quoi honorer Hélène les soirs de veillée, laissant sa femme le prendre à bras le corps pour poser son tronc sur le lit avant qu’il ne charge au son glorieux de la devise familiale : Accipit ut det (La lune qui éclaire la terre). Malgré tout on ne saurait confondre le château Bayard, où naquit notre pierre, qui est aux cieux, avec le château Gaillard, évidemment, et pour cause. En tout cas Bayard mena au début, car la vie a ses tics, une existence austère en mangeant du paon cru et des tétines de truites, buvant plus que de raison pintes à seize deniers et chopines de pure vinasse, souffrant au petit matin de la tête des mille maux de la guerre. Une fois craché dans la gabelle et rendues les denrées sur ses troupes qu‘il prenait par la taille, il devient homme d’armes au service du comte de Ligny à l‘âge de 17 ans. En cette noble compagnie il continua de fragiliser le marché des vivres, hâtant la maturation du grain en épuisant la bière, aux dires des mitrons. Il se marrait comme une folle avec ses petits amis en parcourant les vignes, par réaction sensuelle. Gourmand comme cochon, il ardait et butinait moult jouvencelles à quarante mille écus, une fois icelui dévoré. C’est ainsi qu’avec bonne paire il fut un cavalier hors pair, et se distingua à la bataille de Fornoue en 1494, alors que les jeunes filles le disaient fort noué, une fois sorties des draps en toile de Bruxelles, à quarante mille florin d‘or la paire, sans les têtes d‘oreiller. Il avait effectivement la taille de son aïeul, équipé comme un seigneur, obligeant d’ailleurs deux braves chevaux qu’il montait tour à tour en croupe à mourir sous lui. Après avoir baisé l’anneau miraculeux de Saint Zanobi, il batailla de nombreux tournois et marqua de nombreux buts pour le FC Lombard, mais offrit ensuite généreusement sa coupe à ses fidèles attaquants. Il devient définitivement Chevalier Bayard et gagne le Goncourt avec ce titre. Il conquiert le duché de Milan, tournoyant à Carignan de nombreuses duchesses, exhaussant leurs prières, et se fait gémir par elles le chevalier sans peur et surtout sans reproches.

 

Il offre des pots de vin à tout le monde et se fait pleins d’amis, couvrant tout le monde avec ses cadeaux à soixante mille écus d’argent. En 1501, il bat au poker le capitaine espagnol Alonso de Sotomayor, puis le tue en duel vêtu d’un harnois de joute complet à six cent mille florins. Puis, armé de sa bonne lance vigoureuse, il court les jupons des Italiennes* de bonne race en compagnie d‘un bon pote, à deux contre treize. Bayard les accule encore et encore jusqu’au pont du Carigliano, ce qui devient son plus grand fait d’armes, montrant à toutes vaillance et endurance malgré une certaine étroitesse des lieux. Ressortant de là vêtu d’un simple pourpoint déchiré à cinq deniers, il remonte pour finir sa garde à l’arrière et termine enfin son brillant combat. A cette époque, les mises à feu se font en poussant une tige de fier chauffée à blanc dans un petit trou percé dans les cylindres. On charge par la bouche et on pointe en relevant son fût. Après avoir bien dérouillé, les Italiennes refluent et les compagnons de Bayard s‘en échappent. Elles courent aussitôt se mettre à l’abri de Gonzalve de Cordoue, au corps plus doux, bien qu‘il fut surnommé el Gran Capitan, ce qui ne trompe personne, et surtout pas la princesse Isabelle, coquine amatrice de grandes choses et de belles chevauchées médiévales*.

 

En 1507, le Chevalier force encore quelques passages, sans Gênes. Comme lui, cette ville vient de se soulever. Il finit par la prendre et glisse dans un éblouissant défilé, bien qu‘en mauvaise semaine, l‘histoire finisse dans un bain de sang. En 1512 le haut de ses cuisses reçoit un bon coup de pique et Bayard se penche sur son siège, attaqué durement par quatre garnisons vénitiennes qui le bombardent sauvagement sous prétexte de faits postérieurs. Bayard séjourne plus longuement dans le gouverneur du Dauphiné accompagné de tout son gratin, puis il inonde les brigands  Grenoblois dont il purge les égouts. Bien qu’il ne sache pas lire, il touche pour ses bienfaits mille deux cent livres des éditions Bayard puis retouche de la main gauche quarante mille fantassins valant chacun cent cinquante mille beaux écus sonnants et surtout trébuchants. Il défend Mézières à coup de polochons de dix sols et de sacs de terre à dix deniers qu’il balance sans compter sur les barbelés Allemands de Charles Quint. Puis, la chevalerie s’organise à Marignane : les lansquenets droits comme des joncs et forts d’échine mesurent les longues lances des suisses et des Milanais qui se dressent, puis leur font perdre l’équilibre et rendent François 1er victorieux après au moins trente charges. Pendant ce temps là, le chevalier Bayard récupère ses RTT sur la mère Océane. En 1523, au cours de la bataille de la Sesia un arquebusier envoie dans le bas du dos de Bayard un bon coup par derrière de sa grosse escopette et ce boulet de Pierre pénètre pour terminer le camp ennemi qu’il fait ensuite beaucoup pleurer, car la décharge produit le plus grand bruit. Homme effacé, particulièrement des manuels scolaires, le chevalier Bayard prouva donc par sa glorieuse vie l’aspect profondément ludique de la fonction guerrière.

 

Coût total de l’opération* :

 

10 sols, 31 deniers, 1200 livres, 6000 100 écus, 640 000 florins.

 

*Par exemple, pour un crédit autorisé de 1 000 livres et pour une utilisation unique de 1 000 livres (hors assurance facultative) au TAEG révisable de 19,26% et au taux débiteur révisable de 17,64%, vous remboursez 29 mensualités de 42 livres et une dernière ajustée de 23,66 livres, soit une durée de remboursement de 30 mois, et un montant total dû de 1241,66livres. Le coût de l'assurance facultative est de 0.6% du total dû soit 6,10livres le premier mois. Le montant de l'assurance est compris dans la mensualité

 

 

*( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Histoires véritables de la France métropolitaine. Grands personnages hystériques : Jeanne D’Arc - VOL 1)

 


*( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Géographie du comptoir. Section guide du soûlard : l‘Italie - VOL 2)

 


*( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Lits et ratures : La chanson de Roland ( fin du XIe siècle - début du XIIe  Siècle) - VOL 1)

 


Message édité par talbazar le 26-10-2011 à 17:58:34
n°28238264
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 31-10-2011 à 11:53:29  profilanswer
 

Salon des inventions.
 

 

Les machines essentielles du pr Talbazar : Les lunettes anti-réflexion.

 

http://img9.imageshack.us/img9/6829/lunettesantireflexion.jpg

  

Comme l’ont dit autrefois les Shadoks, la plus grande maladie du cerveau, c’est de réfléchir. A moins de faire carrière dans la publicité ou dans l’audiovisuel, personne ne s’arrête une seule seconde de réfléchir, il fallait donc inventer l’instrument pratique pour y parvenir. Le laboratoire Talbazar y est arrivé, sur le principe de la célèbre formule 0 + 0 = la tête à Toto. Avec ces éblouissantes lunettes anti-réflexion, la chose est désormais acquise. Ces splendides lunettes non-ophtalmiques conditionnent l'activité de l'esprit qui cherche enfin à ne pas comprendre et à ne pas expliquer. C'est pourquoi l’irréflexion commence par un rétrécissement du point de vue et l'élimination des représentations de l'objet sur lequel on est tenté de réfléchir. Par exemple, une fois chaussé sa paire corrective, l’irréflexion sur la nature humaine amènera le moraliste à déterminer qu’il est bien le type idéal et lui seul, pour juger du reste de l’humanité. Vous prenez ce tragique attentat dans le métro pour la dernière animation 3d de chez Disney et vos simples courses à l’hyper du coin vous font pénétrer dans le monde fabuleux et poétique de Lara Fabian, vers cet immuable absolu dont l’homme se réclame, mais surtout lit plutôt les réclames. Le monde entier devient comme par magie inconditionné, totalement indéfinissable dans son infini, et vous ouvre enfin les portes des sectes religieuses, qu’elles soient religion d’état ou plus confidentielles.

 

Les lunettes anti-réflexion vont vous permettre d’échapper une fois pour toute aux lois physiques et biologiques, soudainement devenues étrangères au code de la santé publique, et vous devriez miraculeusement oublier que la plupart des opticiens ne pratiquent plus ce métier que par profit pur. Sans rancune contre eux, car ne pas réfléchir invite à ne pas agir, puisque ce concept de 5 verres pour le prix d’un est un artifice commercial éculé qui fait des clients de parfaits enculés. On sait bien que ceux qui vont trouver les verres anti-réflexion trop chers sont aussi du genre à gaspiller ailleurs dans des conneries, ce qui est psyentifiquement prouvé. Le port des lunettes anti-réflexion permet également d'organiser à son gré les conseils judicieux qu’on peut vous prodiguer, en les rejetant, par exemple. Ainsi les verres subversifs ne sont pas, hélas sans doute, ni anti-casse, ni anti-salissures ! Une fois admis le principe des effets résiduels atténués par une vision du monde non-contrastée on peut s’offrir une paire de lunettes anti-réflexion pour un prix de base incluant n'importe quelle correction simple foyer (avec une femme battue + 10 verres de vodka). La veulerie de ces  opticiens d’un nouveau genre n’apparaît jamais sur les verres, même une fois qu’ils se sont taillés.

 

La variation d’impuissance sur un verre subversif engendre des zones d’aberrations optiques sur la périphérie du verre, mais pas sur la totalité du sujet observé. Ces zones sont ressenties pour le porteur comme une illusion mois nette, moins confortable. Celles-ci délimitent un couloir de vision nette qui sera plus large en allant dormir. En règle générale, la zone de vision intermédiaire est la plus bornée. Ces aberrations optiques sont inévitables, en revanche il est possible de les diminuer au maximum pour optimiser l’irréflexion du porteur. Pour cela, il existe plusieurs géométries de verres subversifs qui réduisent fortement la répartition des aberrations du verre. Ainsi, plus on va monter en gamme, moins le champ visuel sera pris de panique devant la réalité.

 


 L'opticien partenaire mal choisi est également absent pour ne pas vous apporter des informations sur les verres subversifs, car il faut savoir que ces derniers, mal ajustés,  peuvent entraîner des maux de tête à nettement moins con que vous, par exemple. L’opticien effectuera ensuite sur vous les mesures obtuses nécessaires à votre confort intellectuel puis montera vos verres sur la monture la plus cher qu’il aura choisie. Avec ses opticiens partenaires, cette invention entretient une relation commerciale d’inconscience pour répondre au mieux à l’indécision des clients.  Et le système séduit, car en plus d’être bien sur habilité par l’insécurité sociale, deux des plus importantes mutuelles françaises ont décidé de s’associer à la réussite des verres anti-réflexion en imposant à leurs adhérents des embrouilles sur leur achat, en mettant en place une résistance téléphonique indisponible du lundi de 9h à 9,01h pour mieux vous dissuader de renoncer à votre commande.

 


Message édité par talbazar le 05-11-2011 à 08:24:29
n°28239816
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 31-10-2011 à 14:50:48  profilanswer
 

Le congélateur museographique
 
aujourd'hui : Le christ dans le désert. Vassili Polienov (1844-1927)

 
 
http://img444.imageshack.us/img444/381/lechristdansledesertvas.jpg

n°28241919
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 31-10-2011 à 18:46:58  profilanswer
 

 

Le congélateur museographique
 
aujourd'hui : La voleuse de fringues. Vassili Polienov (1844-1927)

 

http://img266.imageshack.us/img266/7321/vasilypolenovxxchristan.jpg

  


Message édité par talbazar le 31-10-2011 à 18:51:15
n°28290307
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 05-11-2011 à 08:21:52  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Le détecteur anti-fumier.

 

http://img847.imageshack.us/img847/7256/antifumier.jpg

 

Fumier ne désigne pas ici les déjections de nos vaches, mais qualifie cette vraie peau de vache, ce connard, cet abruti de salaud, ce dictateur sadique et pervers, l’enflure de trou du cul méprisant qui joue les despotes en maniant sur tout le monde l’ironie blessante, ce sale con qu’il est difficile de fuir, et encore moins de neutraliser, tant il sait s’approprier le pouvoir, que tout le monde finit de guerre lasse par lui attribuer. Nous sommes en général moins bien isolés du fumier que la Tour Eiffel des courants d’air. Hélas, héberger un fumier dans sa propre famille est un cadeau qui n’emballe pas tout le monde, obligeant même certaines à dormir sur un lit de camp dans la cuisine. Le détecteur anti-fumier est la solution pour se prémunir de leur intolérable proximité, afin d’esquiver au mieux l’affligeant dumping psycho-relationnel qu’ils nous font subir. Car les fumiers ne sont pas méchamment drôles, mais drôlement méchants, qui exploitent sans vergogne par leurs mauvais coups systématiques le maximum de vos ressources physiques et mentales, en impactant durablement vie privée et professionnelle pour créer chez nous au final dépressions, eczéma et psoriasis.

 

Dans le contexte d’une population mondiale en hausse constante, les fumiers sont de plus en plus nombreux. Grace à l’emploi du détecteur anti-fumier, le fait de les voir venir permettra d’en avoir une approche qui vous sera plus favorable, que ce soit à la maison, dans la rue ou dans un contexe de maltraitance managériale, et vous évitera certainement de nombreuses crises de nerfs dévastatrices, ainsi que cette sournoise usure mentale qui résulte de la fréquentation des fumiers. Le détecteur possède un dispositif d’alerte qui prévient les comportements prédateurs, permettant une saine réduction des poly-expositions, ce qui constitue une formule souple pour éviter de les croiser. Ainsi, le fait de détecter leur manège permet d’en avoir une approche prudente, véritable plan d’action mesuré au moyen d’indicateurs spécifiques, pour une meilleur stratégie d’évitement. Ne soyez plus en souffrance ! Par un repérage précoce, le nombre exact de fumiers qui vous entourent est automatiquement pris en compte dans le calcul de la représentation d’un groupe, dispositif ambitieux, lequel vous place en permanence en situation de vigilance et vous fait prendre immédiatement conscience du danger, dans la fermentation des heures de ces terrifiants huis-clos qui exigent de vous sacrifices et concessions trop nombreux.

 

Le détecteur anti-fumier vous évite de disjoncter lorsque vous croisez un fumier, grâce à son interrupteur différenciel magnétothermique anti-psychorigide et antisocial.  Contrairement à vous, l’appareil est réarmable et ne se détruit pas lors de son fonctionnement, une fois accompli le processus de libération. Il élimine les surtensions qui vous transformaient auparavant en pauvre phénomène de foire, souvent pour le plus grand plaisir de vos collègues, même si eux-même ne sont jamais épargnés par le narcissicisme et le refus implacable de négocier du fumier, ce maniaque de l’échange unilatéral. Si vous entrez accidentellement en contact avec un fumier, une fois pris conscience du danger sur l’écran du détecteur, l’appareil détecte le champ magnétique induit par la présence du gros con, grace au courant qui le traverse, et entame pour vous un véritable processus de libération, en lui renvoyant dans la gueule tout votre stress et toutes vos angoisses : remboursez le aux frais réels ! Le fusible du détecteur est calibré de telle sorte qu’il fera fondre votre fumier, dès que l’intensité de ses attaques qui vous traversent ne correspondent plus à vos propres valeurs. Par élimination des facteurs pathogènes, et même si votre fumier n’est pas postier, l’ambiance devient moins détestable, une fois coupé son acharnement, dès que votre échauffement causé par sa présence devient trop important. Simple et robuste, le détecteur anti-fumier anticipe et guérit l’action du fumier, véritable dispositif de protection des gens honnêtes et des personnes équilibrées, grâce à son coupe-circuit à cartouches de calibre douze.

 

Adieu pathologies et absence de reconnaissance, le détecteur anti-fumier est certainement la solution la plus réaliste et la plus immédiate pour mettre fin à l’odieuse dictature des fumiers en tous genres.


Message édité par talbazar le 05-11-2011 à 10:28:21
n°28290583
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 05-11-2011 à 10:14:44  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Le bureau des pleurs.

 
 
http://img7.imageshack.us/img7/6376/bureaudespleurs.jpg
 
 
 La mairie de Troulbled oeuvre en permanence pour la qualité de vie de ses administrés. Son crédo n’est-il pas “relier et desservir” ? L’avis local étant l’affaire de personne, Troulbled vient de mettre en place un nouveau service public sous la forme d’un bureau des pleurs, qui ne saurait être confondu avec un quelconque centre médico-social à l’usage des dépressifs et autres déprimés chroniques de l’existence. Parce qu’il y a toujours une occasion pour tout le monde de râler qui nous convienne, le bureau des pleurs est conçu utilement pour recevoir nos plaintes en les classant sans suite. Une fois rempli le formulaire d’entrée, un accompagnement personnalisé vous place devant un animateur référent auprès duquel vous avez tout le loisir de geindre, avec ou sans urgence. L’animateur sera en première ligne de vos multiples récriminations, gérant les nombreux cas déjà traités par son collègue régulateur, qui lui-même vous oriente vers un permanencier formé à évaluer les situations et à les diriger vers le bon interlocuteur ou la porte en face.
 
 Ainsi le bureau des pleurs se mobilise pour écouter chioler les gens et être constamment à la hauteur en surfant sur les écueils de leur désillusion. Si la crise et son contexte d’étranglement pousse certains à se replier sur les autres, rien ne vaut l’élan impulsé par un bon jeu de société, avant de retourner pour toujours à la poussière. Les agents du bureau des pleurs, ouverts au maximum vers l’intérieur, utilisent une grille de lecture simple et vous écoutent simplement râler, c’est une histoire d’échange et de solidarité, dans le but de travailler main dans la main à de multiples bras d’honneur et une gestion raisonnée des doigts levés, voir de l’épaulé-jeté du fonctionnaire qui vous écoute impatiemment pleurer sur votre sort. Aucun risque de noyade, les bâtiments sont adaptés, étanches et accessibles quelque soit la marée.  
 
 De temps en temps, le bureau des pleurs organise de réjouissantes performances-conférences de citoyens spoliés et de véritables one-man show de femmes bafouées, avec diffusion de leurs images à l’appui. Le bureau des pleurs est alors une fête où tout le monde peut s’inviter. Il faut juste baisser la tête pour éviter les objets qui passent à portée. Les personnes désireuses de pleurer doivent remplir l’imprimé de demande d’autorisation de pleurer et le retourner deux semaines à l’avance pour recevoir un rendez-vous payant, une initiation à la salsa, voir un atelier chapeau, le tout prodigué par de nombreux stagiaires bénévoles actifs.
 
Ouverture du bureau des pleurs de Troulbled : chaque 3ème jeudi de la semaine, de 9h à 12h.


Message édité par talbazar le 05-11-2011 à 10:20:29
n°28323188
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-11-2011 à 19:57:15  profilanswer
 

panorama de l'art universel

 

Aujourd'hui : Philippe Ossussion - artiste de la polémique

 

http://img337.imageshack.us/img337/3155/cerveauenbocal.jpg

« La cervelle de ma nièce de cinq ans »
bocal en verre - cervelle de ma nièce - formol

 

Auparavant, Philippe Ossussion peignait des chapelles avec sa bave, grâce à ses nombreuses références anatomiques. Puis l’idée d’un art apprécié d’une élite fit rapidement son chemin, alors qu’il gagnait tout autant l’estime des commissaires de police que ceux d’expositions. Puis il résolu de faire du lard en faisant du dollar avec son art, comme le font quoi qu’on en dise un bon nombre d’artistes contemporains. Relaxé cinq ans plus tard au bénéfice du doute, il déménage aujourd’hui au gré de ses installations, certain que pour réaliser une œuvre, il suffit la plupart du temps d’un lieu. Philippe Ossussion est tellement assoiffé de notoriété qu’il est le plus souvent bourré, sinon du moindre talent, résistant à la pression du marché en buvant des pressions les jours de marché. Tous les barmans de ses amis ont toujours loué la pertinence de son regard, après 10 heures du soir. Philippe Ossussion fait du fric avec les FRAC (Fonds régionaux d’art contemporain) et se joue de sa polémique conceptuelle dont il ne saurait priver aucune collection. Il a su attirer à lui de nombreux bouchers amateurs, qui le croient uniquement sur parole pour augmenter sa cote, comme la plupart des décideurs. Il est devenu tellement incontournable que le grand public ne l’approche jamais. Mais lui se veut seulement intelligent, à la limite peut-être inaccessible, comme le traduisent si bien ses saisissants lampadaires utilisant des centaines d’yeux de lapins vivants, évoquant d’une façon magistrale des pylônes à très haute tension, et pour cause.

 

A l’occasion de l’exposition permanente de son œuvre unique « La cervelle de ma nièce de cinq ans » au palais des arts de la mairie de Troulbled, la gazette des éboueurs de Troulbled a publié une interview de Philippe Ossussion  que la ME du PT choisi de retranscrire pour éclairer au mieux la flamboyance de son style aux architectures somptueuses, que l’on ne peut décrire qu’en utilisant un mélange savant de mots en tisme et en risme savoureux :

 

GDEDT
-Vous avez déclaré avec cette «Cervelle de ma nièce de cinq ans » vous placer sous l’égide de la postmodernité, mais vous n’avez pu exposer cette œuvre ni dans les bureaux de poste ni dans les maternités, en avez-vous quelque regret ?

Philippe Ossussion

- Je ne comprend pas le procès que certains me font. J’ai acquis ce bocal, qui contenait des bonbons, tout à fait légalement. Je l’ai payé 2 euros lors d’une brocante organisé par la ville de Troulbled. J’ai jeté les bonbons, parce qu’ils étaient moins représentatifs de ma démarche, mais je trouve injuste les critiques que l’on m’a formulé, sous prétexte que je ne suis pas en mesure de présenter la facture de ce bocal.

 

GDEDT
- Vous avez déclaré au fisc que comme sa frontière, le chemin entre art contemporain et art moderne est très fou.

 

Philippe Ossussion
- Cette œuvre fait suite à celle intitulée « 146 hérissons morts trouvés sur l’autoroute A19 » . Là encore, le débat fut houleux, mais les critiques ont torts, j’ai toujours scrupuleusement respecté la chaîne du froid, que ce soit à la biennale de Denise ou à ma propre rétrospective au bar de « chez Jobic », à Troulbled.

 

GDEDT
- Vous n’appartenez pas à l’intelligentsia artistique mondial, peut-on dire que vous êtes issu de la masse ?

 

Philippe Ossussion
- Tout à fait, c’est exact, je suis complètement à la masse.

 

GDEDT
- Avez-vous fait des recherches sur l’origine de ce bocal ?

Philippe Ossussion

- Encore ce bocal ! Il provient effectivement de la manufacture de Popol le verrier et date sans doute des années 60. Le choix d’une marmite en fonte parfaitement opaque aurait été certes beaucoup plus intimiste, mais totalement injustifié. J’ai d’ailleurs obtenu le soutien unanime des souffleurs de verre Ardéchois.

 

GDEDT
- Comprenez-vous la réticence du public à voir ce bocal exposé ?

 

Philippe Ossussion
- Encore ce bocal… Je préférerais plutôt parler de moi. Vous savez, une œuvre est tellement réductrice, même si j’ai besoin de transmettre toutes ces narrations auto-directionnelles pour vaincre la solitude qui est celle de la plupart des gens que j’ennuie. Mais personne ne peut dire, à part moi bien sûr, que la place de ce bocal, univers clos s’il en est, ne soit pas sur une étagère.

 

GDEDT
- Que représente au juste ce bocal pour vous ?

 

Philippe Ossussion
- Puisqu’il faut bien parler de ce bocal, je dirais que j’aime sa transparence intrinsèque et celui de son message que véhicule le jeu de la lumière sur le couvercle. Le pouvoir translucide  et vibratoire du verre traduit le vide du créateur et plus encore celui de son œuvre. Je suis un optimiste conservateur, comme la ménagère qui met ses cornichons en bocaux pour les savourer plus tard. L’art a aussi besoin de recul, je place donc le spectateur à trois mètres de ma composition, afin qu’il comprenne s’il le veut que mon but est à jamais inaccessible.
 
GDEDT
- On dit que vous exigez de votre public une très grande participation, est-ce pour ça que toutes vos expos sont payantes ?

 


Philippe Ossussion

- Cette oeuvre est à la portée de tous, l’étagère est à 1,50m du sol. Ce bocal, comme vous l‘appelez, à une profondeur de trente centimètre ce qui va bien au-delà de la simple jouissance visuelle. En aucun cas je ne voudrais oblitérer la problématique d’un bocal sous l’empirisme d’une quelconque technicité. Mais pour répondre à votre question, j’ai besoin que les gens souscrivent, et c’est pourquoi d’une manière plus générale, je suis contre les journées portes ouvertes des ateliers d’artistes.

 


GDEDT
- Avez-vous parfois conscience de choquer ?

 

Philippe Ossussion
- Greenpeace a exigé que je remplace le formol par de l’eau, sous prétexte que je prenais le risque de polluer la nappe phréatique en cas d’accident. Mais je veux rassurer tout le monde. Cette œuvre ne représente aucun danger, tant qu’elle n’est pas manipulée. Je déteste être manipulé, c’est ma liberté d’artiste, que je revendique avec force. En plus j’ai préféré utiliser pour « La cervelle de ma nièce de cinq ans » une matière authentique, et pas du verre recyclé, n’en déplaise aux critiques de tout bord qui ne comprennent pas ma démarche, et ne peuvent par conséquent l’aimer.


Message édité par talbazar le 08-11-2011 à 20:51:01
mood
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Posté le 08-11-2011 à 19:57:15  profilanswer
 

n°28351086
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 11-11-2011 à 14:43:16  profilanswer
 

Activités  ludiques

 

Aujourd'hui : les mots croisés du Pr. Talbazar

 

http://img266.imageshack.us/img266/992/lagrilledesmotscroiss.jpg

 


HORIZONTALEMENT

 

1. Il fait sensation. Interjection. La mienne. Partie de foot
2. Jeu de rôle. Un continent. Pratique l’aller-retour. En bande organisée
3. Transparentes. La dernière à ramoner. Bavard. Dans le cul. Interruption de grossesse
4. Adresse. La moitié de l’Europe. Circulaire. Instrument.La première à ramoner
5. Aile. Haine. Bébé coupé en deux. Pour dire. Bien chargé. A deux c’est mieux.
6. Dans le vent. Normand. Aime. Tierce recette applicative. Règle
7. Se soutiennent. De l’égypte. Crève l’abcès. Sur une cuvette
8. Pour les cochons. Dans l’usine. Mise en bouche. Œufs.
9.. Dans le cul. A poil mais pas à plume. Tomber dessus. De marbre. Renseignements généraux
10. Est-ce ? Après DSK. A l’intérieur du caca. Action sociale pour l’éradication de la pauvreté. Se fait sur le champ
11. Désigne la chose. Dans le cul. Triangulaire. Sur la plage
12. Grosse raideur. Travailleuses de force. Mettre au point
13. Jouer avec un dé. Rond comme un manche de pelle. Nomade. A son jour. Se fait souvent apostropher. Parfois ce terme mine
14. Ne sauraient s’écrire. Nécessaire au mélange. Nombreux dans les fesses
15. Quand elle jouie. Nouveau genre musical. Fait quelque part. Se fatigue beaucoup
16. On le cherche. Sous la douche. Nécessaires à la ponte. Derrière du PD
17. Pas quand on va chez le coiffeur. Disjonction inclusive. Se dit pour niquer. Si elle veut
18. N° 19 . En manuel. Je l’ai. Reflux
19.  Million d’années. Pour les chevaux. Jouet. Du latin
20. Il en bavait. Grosse lune. Dernière extrémité. Élément chimique

 


VERTICALEMENT

 

1. Pratique d’une langue étrangère. A l’intérieur d’une baie. Musique de nuit
2. Qui a les crocs. Fleuve sacré. Se mit en accord. Dans le cul. Numéro chimique 18
3. Il en a. Lui aussi. La quatorzième. Entrer dans la résistance. Métallique. Mademoiselle. Dans le cul
4. Ville du nord-est de l’Iran. Il sert le colon. Un bon coup. Cause de rupture qui rend dingue
5. Il fait le premier pas. Certaines s’y retrouvent. Les autres. Affaire classée. Comme l’histoire. Échec
6. Qui se dilate. Service de transmission de données numériques. Dans le cul. Parfois pollué. Blonde
7. Pour insister. Et à toi. Nanoseconde. Egal à zéro. Don de nous. N’est pas Grec
8. Don de soi. Conseil de sécurité. Parti ouvrier de Montréal. En latin par exemple. Dans le cul. Se dit d’un instant.
9.Coutume. Chaîne de télévision. Réticulum endoplasmique. Site de rencontre. Mettre au poing
10. En plus. De chez Ford. Commune aux latins et aux étrusques. Désigne un féminin. Parfois polaire. Hautement fermentée. Sur le trône
11. Il peut être super. Il fait durer. Se branle beaucoup
12. De haut en bas. Origine contrôlée. Nom de chanteur
13. On le double. Quand ça pousse. Début des ennuis.Crise de rejet. Passage obligé
14. Habite Amsterdam. Kangourou. Si on tâte on en trouve deux. L’avoir en verlan, c’est se faire avoir. Monoxyde de carbone
15. De la sous-famille des Psittacinae. Nom de polo. Union départementale. Prénom de fille. Dans les Zeppelins.
16. On le voit sur TF1. Espèce de poutre. On le roule. Parfois grosses. Sur les voitures italiennes. Composants électroniques. De l’amérique.
17. Il la soûla. Prendre un thé. Principauté. On y met le feu. Groupe bancaire
18. Apéros urbains. Se mettre à son compte. Dans la mer. Claquer.
19.. Sara Lzi est sur Facebook. Dans la merde. L’avoir dans l’os. Drôle de mec. Chaîne de l’info. Pas moi. Écrivain et réalisateur allemand
20. Coup du lapin. Proche des côtes. Chiffre Romain équivalant à 500. Émoi


Message édité par talbazar le 08-02-2012 à 08:45:17
n°28358981
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-11-2011 à 16:32:50  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Le slip anti-flatulences.

 


http://img707.imageshack.us/img707/4085/slipantiflatulences1wps.jpghttp://img534.imageshack.us/img534/360/slipantiflatulences2.jpg

   

Imaginez une seconde que vous soyez en plein rituel d’amour avec Babette, le fille sexy de votre facteur. Supposons également que l’opération intervienne en pleine phase digestive, alors que vous venez d’ingurgiter l’intégralité du cassoulet de votre miam-box. Les dégâts provoqués sur l’ouïe et l’odorat de Babette seront irréversibles, et votre petit amour s’envolera vers des rapprochements plus harmonieux. Comme aurait pu le dire Paul Bocuse : « aimer c’est s’interdire de péter ». Mais ce n’est pas toujours facile, c’est la raison pour laquelle la  « Talbazar’institute for sublimation wind body » vient de mettre au point ce merveilleux slip unisexe anti-flatulences, avec l’appui de la grosse Commission Européenne. L’éradication de vos petites catastrophes naturelles agit donc sur deux fronts simultanément, à savoir le bruit intempestif et l’odeur épouvantable de cette dégradante pollution invisible.

 

Le premier est sublimé au moment de sa production, grâce à un ingénieux capteur haute-fidélité. Il digitalise numériquement le son du pet pour transformer cette vilaine éruption organique en délicieuse sonnerie téléphonique, dont plusieurs versions sont mises à disposition par l’appareil. Il ne vous reste plus qu’à faire semblant de répondre à ce faux appel pour vous sauver la mise et compléter l’illusion salutaire. Le subterfuge aura en plus pour effet de vous prêter une vie sociale extrêmement dense, ce qui sera toujours un excellent facteur de séduction.

 

Une autre lecture du système associé intégré au fond du slip anti-flatulences sublime les gaz de prout nauséabonds en merveilleuses fragrances, là encore déclinées en multiples versions préréglées. Dans votre sillage, le diffuseur à brumisation instantanée va transformer immédiatement votre pantalon aux odeurs d’égout en ensorcelant jardin du paradis.

 

Selon les estimations du pro-fesseur Talbazar, la demande pour cet engin diaboliquement zen devrait se faire de plus en plus pressante par un public toujours soucieux d‘éviter, comme tout bon journaliste, de polluer ses sources. Le traitement de la puanteur intime ainsi poussé à l’extrême par le slip anti-flatulences recueillera à coup sûr l’intérêt du plus grand nombre de ceux qui se la pètent.  Par transformation subtile du phénomène méthanique, la puissance des supers-calculateurs connectés aux deux bouliers du spray déconditionne les informations en vitesse réelle pour éviter qu’on vous suive à la trace. Le slip anti-flatulences assure ainsi au mieux sa mission de reconnaissance audio-olfactive. Voilà qui brouillera efficacement votre piste, que votre pet aussi empestant qu’intempestif soit furtif ou retentissant. Bien entendu, ne vous séparez jamais de votre téléphone, ce serait franchement ballot et vous auriez le plus grand mal à justifier l‘orchestration soudaine de votre environnement corporel.

 

Au fond de cette précieuse culotte, une substance adhésive limite les risques de perte et permet le ferme maintien de l’appareil au niveau du fessier, puisque notre capteur à été soigneusement enrobé de colle étanche. Ne vous privez plus de bœuf-Bourguignon et partagez à présent vos baignoires sans aucune crainte. Parcourez les bureaux en gardant à chaque instant l’esprit serein. Grâce au slip anti-flatulences, vos pralines disgracieuses deviennent comme par magie de spectaculaires instruments de fascination, devant lesquels aucune de vos victimes potentielles n’aura plus rien à vous reprocher.

 

84% Polyamide, 16% Élasthanne, effet ventre plat en option.

 

Sonneries téléphoniques disponibles

 

« Le seigneur des Anneaux » - London Symphony orchestra.
« Les trompettes de Jéricho » - Sydney Bechett
« Tubular bells (l’exorciste) » - Mike Oldfield
« Vent frais, vent du matin » - Chorale des scouts de la paroisse de Troulbled
« La Traviata »- Opéra de Guiseppe Verdi


Parfums disponibles

 

« Douceurs d’alcôve » - Lavandin, racines de bambou
« Ruissellements d’été » - Patchouli, huiles essentielles de coton bio
« Femmes de l’ombre » - Note épicée, champignons de sous-bois
« Fleur d’anus n° 5» - De chez Fumier
« Cour d’Espagne » - Poireau, cérélifères, cacao

 


Message édité par talbazar le 13-11-2011 à 15:18:12
n°28383626
quiet now
Posté le 15-11-2011 à 15:34:25  profilanswer
 

ce Vieux Fou  :lol:

n°28424364
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 19-11-2011 à 09:47:52  profilanswer
 

Le congélateur museographique
 
aujourd'hui : Réception des maires de France à l'Elysée le 22 septembre 1900, par Emile Loubet, président de la République. Cormon (1845-1924)

 

http://img208.imageshack.us/img208/827/emileloubet.jpg

 

Proclamation de l'Empire Allemand le 18 janvier 1871. Anton Von Werner

 

http://img10.imageshack.us/img10/2055/empireallemand.jpg

 

Staline s'en lave les mains. Affiche 1937

 

http://img403.imageshack.us/img403/7511/staline.jpg


Message édité par talbazar le 19-11-2011 à 09:48:56
n°28430435
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 20-11-2011 à 10:09:01  profilanswer
 

http://img856.imageshack.us/img856/4102/mspotka12.jpg

 

http://img265.imageshack.us/img265/8066/mspotka13.jpg

  


Message édité par talbazar le 21-11-2011 à 15:37:27
n°28488812
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 25-11-2011 à 21:54:04  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Le caddie motorisé

 
http://img341.imageshack.us/img341/4306/caddieversionconomiquec.jpg
 
version économique
 
http://img403.imageshack.us/img403/1977/caddieversiongrandluxe.jpg
 
version grand luxe
 
 
       C’est une évidence, au XXI siècle, même les Chinois ont renoncé à pousser leurs brouettes. D’autre part, il est ahurissant de constater que les grands temples de la distribution, toujours prompts à pigeonner au maximum leur clientèle, puissent encore proposer leurs caddies gratuitement. Le caddie motorisé nous fait rentrer tout de suite dans une véritable ère de modernité. Chacun d’entre nous a pu en faire la fatigante expérience, progresser dans les rayons d’un supermarché avec un caddie rempli à ras-bord de choses inutiles demande plus d’effort que la maîtrise de l’injure dans les rapports humains.  Afin d’améliorer cette éprouvante gestuelle nécessaire, le caddie motorisé s’inclus dans un véritable changement technologique pour libérer les trajets du consommateur. Inutile de démontrer talent ou savoir faire pour piloter son caddie, grâce au système de navigation GPS tactile « touch & connect’», la programmation de sa liste des courses dirige automatiquement l’acheteur vers le rayon ciblé. Bien calé sur son siège flexible « ambiance lounge », vous vous emparez du volant cuir multifonction pour foncer sans perdre de temps vers les légumes frais ou les produits laitiers et profitez joyeusement à l’arrivée de l’aide au stationnement arrière.  
 
 Ce caddie à motorisation électrique devient un véritable poste de pilotage de la stratégie des marques, en obligeant chacun des clients à en devenir le propriétaire, selon l’expertise concluante du « pas de caddie, pas de nouilles ». Attentif à la gestion des réseaux sociaux, pour une convergence de mobilité sécurisée, le parcours inter-gondoles se fait sur la base du code de la route, avec laissez le passage et priorité adroite, en toute sécurité. Il est toutefois recommandé beaucoup de prudence lorsque vous enclenchez la marge arrière. Un permis de conduire obligatoire est d’ailleurs délivré moyennant finances par tout acheteur de caddie motorisé, exclusivement perçues par les grands groupes de distribution. Voilà un nouvel apport qui devrait considérablement aider ces derniers à construire le budget de conception des nouveaux modèles de ce véhicule. Du bas de gamme à la version grand luxe, cet engin va radicalement transformer la manière dont les gens achètent, en entamant un nouveau dialogue avec les marques et les entreprises pour une moyenne statistique de 35 km / h. Vecteurs essentiels d’innovation commerciale, grâce à la taxe de stationnement, la taxe verte de solidarité, l’assurance obligatoire et la surtaxe « hausse du carburant », modifiables jusqu’à l’heure du départ, une grosse addition est assurée quand bien même le caddie serait totalement vide. Le pré-acheminement et le post-acheminement vers le rayon adéquat optimise au mieux tous les trajets, aussi bien vers les boissons alcoolisées que les dépenses à caractère moins personnel.
 
 En offrant un gain de temps considérable sur la durée des commissions, le caddie motorisé privatif valorise au mieux les excursions sur chaque site d’achat. La dernière prestation servie par chaque magasin peut éventuellement s’échafauder auprès d’un atelier de réparation spécialisé, destination attachante et accueillante grâce à son personnel chaleureux, sans compter une indéniable possibilité de trésorerie accrue. Le caddie motorisé autorise de pouvoir flâner sans effort en parcourant les galeries commerciales, admirer les vitrines longeant le circuit de son choix, celles du concessionnaire chargé de la vente des caddies de l’enseigne, par exemple.
 
 Dotée d’une excellente visibilité axiale grâce à sa vision 180°et d’un régulateur de vitesse, le caddie motorisé s’offre en plus un allumage automatique de ses phares diurnes, d’un port USB et d’un fort désavantage client concernant une éventuelle aide à la reprise. Ses jantes alliage 03’’ en font une mécanique de toute beauté, sans compter son kit mains libres Bluetooth et sa radio MP3. Les charges les plus encombrantes peuvent être réparties sans problème dans le vaste panier de rangement d’une capacité optimale de 450 l. Ses piles au sodium offrent un fonctionnement dépassant 10 h et sa grille de carénage résiste aux chocs les plus violents, sans mésestimer bien entendu la valeur sportive de ce nouvel équipement. L’ensemble des kilomètres perdus avec l’ancien caddie se rattrape aisément et permet au consommateur en pleine forme de gagner un temps considérable, avant de stationner pour payer aux caisses devenues par le force des choses d’authentiques drive-in.  
 
Nul doute que ce nouvel attelage ne puisse dégager à court terme pour les hypermarchés de nombreux profits.


Message édité par talbazar le 28-01-2012 à 08:53:45
n°28500572
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 27-11-2011 à 12:54:38  profilanswer
 

[:ahriman179] ! Oui, mais ça va chercher dans les combien un parc de caddies motorisés ?... Faudra les ranger à l'abri des hordes d'étrangers qui volent dans nos essieux !
Une proposition, mise à dispo gratos d'un Caddie Motorisé par famille Française contre une signature de la charte de l'UMP et un engagement à voter une dernière fois, (après on votera plus) Pour le Nain d'Or équivalent du Roi-Soleil, mais con comme Ségo-lune. [:segorly]
 
Question de M. G. Vaint : Peut-on gonfler les pneus du CM à l'azote ?


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Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°28501914
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 27-11-2011 à 16:18:10  profilanswer
 

On gonfle les pneus comme habituellement une facture, pas de problème.
 
 

n°28501920
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 27-11-2011 à 16:18:50  profilanswer
 

Géographie du comptoir
 
Aujourd’hui : La Nurdwège.

 
 
 Réputée pour son hospitalité et ses hospitalisations, la Nurdwège peut s’enorgueillir de 1000 années d’histoire ; sans compter les 2000 ans d’histoires drôles que leur voisins racontent sur eux. C’est le pays du grand froid, car vivre en Nurdwège, si on y arrive, interdit généralement sourire et réflexion, et seuls les oiseaux sont content de survoler le coin, mais même les vaches ne se gênent pas pour ruminer avant d‘être abattues, comme tout le monde. En Nurdwège, où tout est en ordre de marche et tout marche sur ordre, les extrêmes se touchent et s‘embrassent, éblouissant les visiteurs dès leur arrivée, surtout sous les tuiles des commissariats, éléments privilégiés entre vos côtes et le ministère de l’intérieur, passionnant par la grandeur de ses décors démesurés que les vikings ont exploré dès le Xème siècle. Vous resterez là, non pas renseignés par l’office de tourisme à votre service, mais plutôt touriste officié par les services de renseignement, assis pendant des heures charmantes attaché au radiateur, prisonnier du charme de ce pays qui a fait de la nostalgie des années quarante son art de vivre. Es war 1940 lieber leser. De la province de Skrünland à celle d’Ijvévergakathurhumplochumplök le vent marin dicte sa loi, la seule apparemment en vigueur dans tout le pays, avec celle du talion, il faut le noter. Quand à lui, le splendide fjord de Salskatebørdadjeun rivalise de charme avec la sensation d’avoir les pieds dans l’eau une fois lacé ses nouvelles chaussures hors de prix. Le petit port de pêche de Skatosegala est naturellement l’endroit idéal pour poser la sienne au milieu des marins qui font sans doute pareil, éparpillés dans les landes brunes à l’odeur de fauve, riche parfum inattendu sous un tel climat. Les tourbières de Kelbelteuff sont par conséquent plantées à perte de vue d’éoliennes, d’herbes folles et de momies mortes et vivantes. Toutes les matinées sont curieusement sponsorisées par une grande marque de cosmétique, donnant naissance au phénomène rare appelé aurore l’Oréal, véritable cadeau pour des peintres vraiment naïfs. La capitale Nurdwègienne s’appelle Vaguenère, c‘est également la capitale de la morue séchée que les hommes avalent cul sec, plus durement fouettés que leur crème. Reste que la Nurdwège possède d’excellentes tables qui, par manque de chaises, assoient leur réputation mais pas les touristes autour de savoureux pains plus que noirs bourrés d’un hareng aussi fumé que le patron, de crevettes bien crevées et de salami sans jeu de mot, le tout arrosé d’une bouteille de saumon doux en se penchant au balcon. Ils chassent constamment le pingouin élevé dans les bourgs choisis, nourriture essentielle qui compose la cuisine de leur admirable terroir où se mijote une nombreuse humanité. On constate souvent que les Nurdwègiens une fois sorti du coma boivent beaucoup et se vident chez leurs amis, ancrés dans la solitude de leur terres glacées, car un brin d’humour fait de temps en temps oublier les massacres. Très suicidaires à cause du soleil de minuit les Nurdwègiens sont malheureusement pour eux très souvent en mal d’altitude. Ils décollent alors lentement en silence et leur plongeon dans la mer constitue bien souvent le moment fort qui caractérise la visite de ceux qui les ramassent. Les employés municipaux font naturellement des rondes journalières, avant de grimper à leur tour. Dans la ville de Guïligiliareu, des silhouettes s’élancent aussi des flèches de la cathédrale, véritable chef d’œuvre du baroque, en jouissant de la puissante perspective des jardins prolongés par les anciens abreuvoirs transformés en balançoires et les bassins brisés. Dans les champs, les grenades cueillent les femmes, pendant que leurs maris se font travailler par les mines.
 
 Les fenêtres ouvertes laissent entrevoir de charmants tableaux, car les vieilles Nurdwègiennes tricotent des guiboles toute la journée, ou dépècent des baleines, offrant toujours un spectacle grandiose surtout quand souffle la violence des tempêtes provoquée par la cuite de leur jule à l‘aquavit ambré. Les pluies d’injures y sont donc aussi fortes qu’irrégulières. A deux heures du matin, dans la clarté des nuits permanentes, on peut voir ensuite les hommes arroser les trottoirs, fleuris ou pas. A Dankpoürlakro, de fréquentes cascades jaillissent ainsi toutes bouillonnantes et satisfont la curiosité des touristes qui contemplent à loisir les geysers en action. Par contre, lorsque les hommes aux desseins torturés fument par l’arrière, il faut rapidement se mettre à l’abri de la puissante activité volcanique. La violence de ces vents qui battent leurs côtes arrache bien souvent les toits des maisons peintes en jaune. Malgré tout, la Nurdwège est donc historiquement très accueillante, sans compter le plaisir de croquer dans ses excellentes galettes. Les principales villes canalisent ces flux, mais aussi les vacanciers, par arrêté de milice locale. Les neuf dixièmes passent donc la nuit dans les stades qui ne sont pas rares, chaudement emmitouflés dans leurs landaus, mais aussi au fond des ports, à proximité des plages. L’hiver commence aux premiers jours d’octobre, mais quand revient l’été et la fête de la Summerovlof, les restes calcinés des bûcherons témoignent des feux de la St jean qui réunissent des dizaines de Nurdwégiens, par tradition héritée des fêtes vikings. En effet, dans la nuit ouatée et les senteurs d’éther, tous les Noëls se passent au milieu des odeurs de sapin.
 
 Plus d’une famille sur deux cachée dans la forêt nordique possède d’ailleurs une montagne au confort rustique, avec des chênes ornés de motifs ciselés. Une fois évadée vers la campagne, chaque petite tête blonde aux joues rosées est ainsi ravie d’évoquer ses racines. Tous les ans sonne au clairon l’heure de la transhumance. Hommes et chiens de la pure race Nurdwègienne, en avant du troupeau, s’ébranlent alors pour discipliner le départ de leurs cons patriotes au milieu des calvaires témoins du passé, interdisant tout débordement de cette multitude effrayée qui se bouscule, pour retrouver la solitude et surtout le silence des enclos, au milieu du paradis blanc. Des milliers de pieds s’activent ainsi, dans le tintinnabulement des clochettes et le bêlement des gorges persécutées par les pics à glace des gardiens et les rochers aux arêtes tranchantes qui tombent comme par hasard des fjords à l’eau bleue d’acier, lesquels jouissent d‘une vue inoubliable. Au matin, une fois vérifié les bouteilles de gaz et mis en marche le groupe électrogène dans la cave, vient le marquage et la tonte qui servira à la fabrication de célèbres pull-over, de solides vareuses militaires et des culottes de peau. Le retour s’effectue en remorque après avoir compté ceux qui restent, déchiquetés comme le littoral par les glaciers, pour de longs mois sans jour. Finies les vacances ! On le voit, chaque Nurdwègien  vit en harmonie quasi fusionnelle avec son garde du corps. En Nurdwège, on se déplace en traîneaux à chiens ou en fiacre au milieu des hardes de rennes et de motards, lesquels verbalisent en associant grand age et mauvaise conduite, les chiffres le confirment. Les évasions en motoneige pour quitter le pays ne sont pas rares non plus, moins dix à moins quarante chaque hiver. Il arrive qu’il faille détacher les enfants ravis qui s’accrochent désespérément aux nacelles des ballons multicolores avant de retrouver le vert juteux des collines. Une fois traversé les lacs qui sont tous de barrage, les fuites vers la frontière sont l’occasion de randonnées savoureuses éclairées par le soleil de minuit qui se pare alors de mille feux à volonté. Reste que la majorité des liaisons sont maritimes et les lésions cérébrales.
 
 Si la devise Nationale de la Nurdwège est « Si un terrien sur dix peut recevoir une balle dans le bide, il y a toujours moyens de convaincre les neuf autres », la tenue très ordinaire des jeunes Nurdwègiens est l’air imbécile, le crane rasé, le treillis militariste et la bière d’abbaye. Généralement, ils ne changent pas de look à l’âge adulte, qu’ils n’atteignent d’ailleurs jamais mentalement, mettant par contre le reste du monde en quarantaine. Climat détestable oblige, ils s’enfouissent tous la nuit pour dormir dans leurs manteaux de führer. Les professeurs des écoles, toujours à cheval sur l’uniforme, sont tous équipés de jumelles et de mitraillettes. Aboyant leurs ordres du haut des miradors après contrôle des identités, ils montent auprès de leurs élèves une garde vigilante, à tel point qu’un grand feu brûle d’ailleurs en permanence dans les poêles à bois de la classe. On garde généralement les cendres pour en faire un savon réputé. Les Nurdwègiennes, outrent qu’elles soient en majorité de vraies blondes et qu‘elles ne se taisent qu‘en faisant l‘amour, sont aussi des chaudasses qui adorent par désir malaxer longuement les œufs de leurs bonhommes. Cette spécialité s’appelle l’omelette Nurdwègienne. Elles leur cassent souvent les couilles, aussi, mais ça c’est partout dans le monde. Ces beautés râpeuses aux flancs ensoleillés, qui offrent des mouillages grandioses, ont de grosses touffes sous les épaules. Comme elles sont très étroites, elles se rasent pour y créer des parkings avec l’accord des promoteurs. Après avoir ouvert la grille de l’entrée, on passe les deux coudes pour entrevoir enfin les caniveaux qui se remplissent régulièrement de nouilles molles et moisies, évacuées par un système de tuyauteries ingénieuses. Par contre, on apprécie ensuite l’extérieur avec un certain plaisir. Les hommes se contentent de posséder des culs de casseroles mais mettent un point d‘honneur à dépanner les femmes, surtout en bas de chez elles.  
 
 La Nurdwège est un pays organisé en fédération de villages. Cela permet à la milice locale (qui remplace toute police nationale) d’intervenir rapidement sur décision villageoise, lors de l’installation d’une épicerie Kuibekistannaise* en lisière de forêt. Les Nurdwègiens se saluent en levant le bras et disent adieux aux autres. La peau des Nurdwègiens est très photo-sensible, surtout quand la presse étrangère les montre en train de tabasser un Ghanéen pendant leurs matchs de foot. Le reporter a alors intérêt de poser « Mein Kampf » sur sa table de chevet, sous peine de finir paralysé ou comme sur des roulettes. La mélanine qui protège les Africains des UV provoque en effet sur les Nurdwègiens diarrhées, vomissement et crampe dans le bras droit. Les yeux des enfants de Nurdwège possèdent un cristallin très transparent, alors que chez l’adulte, c’est le cerveau, réputé non-complexe, et par voie de conséquence non-complexé. En détériorant leur vision du monde, les UV dévastent donc leur délicat équilibre chimique et restreignent irrémédiablement leur champ culturel. Comme le soleil dérange à l’évidence leur métabolisme, c’est la raison pour laquelle les glorieux ancêtres des Nurdwègiens ont autrefois tenu à s’installer au milieu des ours polaires, quitte à trouver là plus blancs qu’eux. Mais contrairement aux Ursidés de la banquise, les Nurdwègiens sont loin d’être une espèce en disparition. Prompts à éviter la rencontre, les Nurdwègiens sont par conséquent tous armés pour sortir des villes. L’état Nurdwègien pratique l’euthanasie passive, mettant sur ordre les vieillards de plus de 50 ans sous assistance respiratoire. Ces vieux remplis d’air chaud meurent tranquillement quand la machine fabriquée à bas-coût en Chine devient obsolète et n’est pas remplacée, généralement au bout de dix jours. Puis on actionne la manette du brûleur. Dans ce pays, derrière une machine, il y a par ailleurs toujours un être humain, exactement comme la musique techno. Pourtant la Nurdwège offre pour particularité singulière que derrière chaque habitant sommeille une machine, ce qui fait la force de ce pays dont l‘état reste attentif à rendre à ses citoyens une foule de sévices. Le public paie un abonnement pour assister aux innombrables exécutions, en murmurant avec entrain son admiration, puis referme la fenêtre de son living. Une fois passés devant le directeur de la sûreté, les Nurdwègiens ne se marient qu’une seule fois dans leur vie mais divorcent autant de fois qu’ils le veulent. Avec une certaine coquinerie, les couples s’abattent donc régulièrement dans les champs qui jouxtent les nombreux cimetières ou repose alors la romance de l‘âme de tout un peuple.
 
 Les chanteurs d’opérette Vaguenèrienne représentent une réserve importante de voix pour les élus locaux, il n’y en a pas d’autres, et le parti politique unique en son genre, lequel lutte en permanence pour des lendemains qui déchantent, à l’instar de toutes les maladies vénériennes. La crise des ordures se prolonge las-bas depuis la nuit des temps, datant même des premiers chefs de tribus qui ont colonisé ce territoire pour acquérir plus d’indépendance. En matière d’écologie, les Nurdwègiens sont tous partisans de la pollution finale, notamment en ce qui concerne les populations spoliées riveraines de leurs frontières souveraines. Perdue au milieu de ses immenses fourrières inviolées, jaillissant de ses brouillards venus de la nuit des temps moins étoilée que ses généraux, la Nurdwège vit entre inconscience et tragédie, grâce parfois accordée et frissons garantis en nous offrant des émotions que l’on croyait à jamais disparues.
 
*( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Géographie du comptoir : Le Kuibekistan - VOL 1)
 
EDIT : Le Pro-fesseur Talbazar étant une vieille feignasse qui ne se relit pas, et donc dont on ne saurait faire des reliures, amuse toi à coller les virgules là où tu peux te les mettre.


Message édité par talbazar le 10-01-2012 à 06:06:16
n°28503588
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 27-11-2011 à 19:40:28  profilanswer
 

[:xp1700] Gross Kültur Talb !  
Je note cette destination pour mes prochains congés.  
La nostalgie m'a envahi en lisant cette chaude description de la Nurdwège...
Des images me sont revenues, alors que je bossais dans un l'hôpital, au nord du nord-est. (J'ai la chance d'avoir le sexe gradué en F° et en C°) où j'étais chargé de prendre la température des jeunes patientes...
Ah ! Quand je pense à l'hosto de Tachkent, j'ai l'ouzbé qui se tend... La larme au noeud.  [:sisicaivrai] Tiens ! Il fait 20 ° dans ma piaule !


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Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°28503804
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 27-11-2011 à 20:01:05  profilanswer
 

Si tu vas y passer tes RTT, alors fais gaffe au démon de minuit, c'est le pire, vu que le soleil et les Nurdwègiennes, c'est pareil, ils sont toujours couchés.

n°28569071
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 04-12-2011 à 18:35:05  profilanswer
 

Défis humains comptant pour rien

 

Aujourd’hui : L’escalade du plafond de ma chambre, fesses au nord.

 

Incorrigible grimpeur, c’est couché sur mon lit que j’ai eu un déclic en regardant le plafond immaculé de ma chambre, lequel m’a fait admettre que j’avais enfin trouvé ma voie. Certains courent l’exploit, d’autres les jupons, et d’autres en profitent pour faire les deux à la fois. Ce plafond, même les plus intrépides ont toujours refusé de l’approcher, car cet endroit maudit est beaucoup plus redoutable que le plancher, il faut le reconnaître. C’est l’enfer blanc d’où personne n’est supposé revenir. Je reste fasciné par ce sommet inviolé qui culmine à 2.250 mm, conscient de contempler la dernière aventure humaine qu’il reste encore à écrire sur cette planète. Soutenu par le ministère de la santé privée et de la jeunesse éternelle, mon expédition sera retransmise en direct par de nombreux malades de leur tête, grâce à Internet. Je sais bien qu’on risque la folie sur les hauteurs du plafond de ma chambre, si terriblement attirant. Voilà pourquoi sans doute ce défi semble tant faire peur à Gwendoline, la fille de mon pompier. Pourtant, j’ai pris soin de préparer ce nouveau périple avec l’Institut polaire et mon médiateur familial. Malgré tout, Gwendo me menace durement :

 

- Si tu grimpes là-haut, j’invite mes potes !

 

Je n’aurais sans doute pas dû prendre ses menaces avec autant de légèreté. Enfin voilà, j’ai pris ma difficile décision, une inspiration intérieur irrésistible me pousse à réaliser cette expédition, rêve que seule la volonté permet de réaliser. Je me suis préparé deux heures avant, en jeûnant et en m’immergeant dans la baignoire pleine de glace, avant de me réchauffer au sèche-cheveux. Je termine l’entraînement par de pénibles 650 tractions/minutes, mais on réalisera que Gwendoline me donnera bientôt l’occasion d’en voir bien d’avantage. Je vais donc me mesurer à une paroi où même un chanoine ne saurait poser le jabot, ni un chamois poser le sabot. Je vais me jouer des lois de la pesanteur, batifoler avec le vide, mais dans mon dos Gwendoline se fait de plus en plus lourde de menaces, fascinante et terrifiante d’inhumanité, en hommage probable à tous les humains qui voudraient la conquérir. Exalté par la fascination de mon plafond, que j’affirme être une des dernières terres d’aventure, une console ventrale rassemble sous mes œufs les instruments indispensables : altimètre, chronomètre, compas-boule, liaison téléphonique. En me voyant si résolu, engoncé dans mon pyjama rouge, le visage tanné par huit litres de Schnaps, Gwendoline en pleine séance de maquillage me lance un regard de répulsion dont elle a le secret :

 

- Tu l’auras voulu !

 

Moi, j’attaque la montée. Comme un suicidaire qui remonte la pente je suis le chemin de mon intérieur, conscient que la démarche reste plus importante que le sommet. Je contourne en zigzag un mobile à la con en forme de poisson, cadeau de Noël de Gwendoline. La visibilité est excellente et je contemple avec ravissement tout le paysage de ma chambre. Sans plus s’occuper de moi et de ma dangereuse position, Gwendoline tire les rideaux pour résister aux forts rayonnements solaires. Ensuite elle s’absente un instant, car on vient de sonner à la porte. Dans le couloir du séjour qui n’est pas rocheux, je vois entrer un par un les fameux potes à Gwendoline. Il y a là un artiste de la chanson qui porte fièrement sa queue de cheval, un rugbyman, un ancien patron du FMI, un psychopathe pervers et autres célébrités habituées des sports collectifs. En solo, j’escalade maintenant au pied levé, sans voie préalable, ce putain de plafond. De son côté, Gwendoline constate une nouvelle échelle à ses bas qu’elle vient négligemment de jeter sur le sol. Je m’accroche au plafond. Grelottant de rage, je m’endors profondément pendant deux secondes, mais je reste concentré. Une araignée peut surgir, rôdant autour de moi pour me dévorer. Je ne dois pas avoir peur, sinon je pourrais en mourir. Ainsi coupé du monde, j’en profite pour réfléchir, avec recul et lucidité, car cela devrait modifier ma vie par la suite. J’accompli sans même y penser des mouvements de reptation qui préservent mon équilibre précaire. La diffusion de la poussière accumulée pendant l’hiver donne naissance chez moi à des éternuements éphémères. Mais, piolet en bouche, je tiens toujours, c’est le sport au service de ma science. J’installe à l’horizontale deux mètres de cordes fixes dans ce décor simple et puissant, une immensité en perpétuel état de beauté, hypnotisé par les lézardes somptueuses et incontrôlables qui serpentent jusqu‘au mur d‘en face. Soudain, j’abandonne le  « free climbing » pour planter quelques pitons, comme aimanté par un magnétisme inconnu. Celui de Gwendoline tient sans doute à celui de ses nichons qu’elle a finalement libéré avec l’aide d’un de ces crétins apparemment champion du saut à l’élastique, car il vient également d’enlever les bretelles de sa combinaison transparente à triple protection thermique. J’envoie en urgence un petit coup de téléphone portable, pour dire à cette salope ce que j’en pense. A cette altitude, les lignes ne sont heureusement pas encombrées. Voilà que sous mes pieds impuissants, viennent de s’engager six hommes de six nationalités et une première : traverser Gwendoline côte à côte là où aucun homme auparavant n’était sans doute jamais passé, en tout cas pas deux par deux.

 

Elle leur offre l’apéro pour briser la glace, eux réclament de la pâte d’amante, et Gwendo distribue équitablement les barres qu‘elle tient dans la main. Je m’enfonce comme eux peu à peu dans une réalité nouvelle, la peur des chocs et l’angoisse des déferlantes, et je menace de partir en morceau. Je reste tout seul au bord des cratères de ces trous du cul, puis je ferme les yeux, puis je les rouvre, c’est le moment le plus fort de toute cette aventure. Dans la poussière saupoudreuse, je manque d’oxygène, mais pour ce qui est de Gwendo, c’est à présent bien autre chose qui l’étouffe. Un léger vol plané me permet de respirer à nouveau. Mon cerveau ralenti par l’altitude met une seconde ou deux pour comprendre qu’il s’agit de corps humains qui s’agitent, là, en bas sur la moquette en Polypeurètanne. Les vêtements et les chaussures indiquent que les victimes sont européennes. Un amateur de bondage a toujours une corde enroulée autour de la taille. J’essaie de faire abstraction de ces tragiques dépouilles pour mieux me concentrer sur mon propre exploit. Après tout ces hommes ont pris Gwendoline par unique passion, au mépris de leur corps et de leurs proches. La partouze est une activité qui idéalise le risque. Les tests ADN feront le reste. Comme eux je crapahute, mordant doigts et fesses à chaque étape, mais il y a de quoi entamer mon moral. J’aperçois Gwendo qui se déharnache, avant d’enjamber de nombreux obstacles, car sa croisade ne peut réussir qu’avec des gens motivés. La difficile ascension de Gwendoline semble s’organiser à partir de trois camps de baise successifs et chacun des pignoufs a l’air de vouloir inscrire son nom au panthéon des grimpeurs, malgré l’obstacle des collants. Tous se chevauchent maintenant en grondements sinistres, ce qui aiguise ma capacité d’écoute, j’en suis bouleversé. Ayant sous mon toit tout ce petit monde, image de courage et d’énergie, je serre les dents pour éviter de regarder en bas. La radio que j’allume à fond est mon seul contact pour m’isoler des autres, car je ne suis en fait qu’à trois mille millimètres d‘eux. Je progresse dans l’inconnu, à l’instar des partenaires de Gwendo qu‘elle préfère appeler ses sociétaires clients, lesquels se sont donné rendez-vous chez moi grâce au web.

 

Au lieu de souffler latéralement, le vent se met à fouetter de face, et puis sans prévenir je me met subitement à fouetter par l’arrière ce qui attire une fois de plus les foudres de Gwendoline qui m‘accuse de la déconcentrer. Je prend le temps de réfléchir au sens de ce dernier mot, puis la condensation et la transpiration coagulent dans mon échine, le bout de mon nez commence à se couvrir de points noirs. Aucune parcelle de ma peau ne doit bien entendu rester à découvert dans cette chambre glacée sous peine d’atroces douleurs. Je m’éclaire à la lumière du plafonnier, sinon à cette heure tardive il ferait complètement noir et je progresse à la vitesse effroyable de 30 mm par heure. Le plus dangereux est de tomber sur la table de chevet, alors je prend bien garde à ma glisse aérienne, avec la trouille de tomber comme une pierre sur ce connard de Pierre. Je domestique ma peur, d’une manière très calculée, échappant pour un temps à mon enveloppe charnelle. Ma remontée se fait malgré tout plus mécanique, la leur également. Quelques moments spectaculaires valent le coup d’œil car j‘examine l‘avancée impressionnante d‘un garcier qui semble très rigide, bien qu‘il coule au ralenti. Le poids compresse les uns contre les autres et quelques tunnels sont aussitôt envahis. La communauté protéiforme de ces fondus aux massages complexes reste insaisissable au travers de ses multiples rôles, au gré des contacts humains, là ou la douleur les rend forcément plus profonds. Figée dans l’inconnu le plus proche, Gwendo indique les points de largage avec une grande précision et les dégagements indirects en touche, sans compter les mêlées fermées. Elle a le pouvoir quasi absolu de modifier les règles du jeu, juste attristée un moment par la perte tragique d’un de ses équipiers. Quelques pédales se munissent de cale-pied et de courroies, car les viols sont calculés avec la plus extrême minutie. De  nouvelles contraintes se jouent dans la répartition des masses qui atterrissent parfois debout, sur un pied ou en courant. Les traits aussi tirés que le reste, Gwendoline affiche un grand sourire, elle est heureuse d‘avoir placé les barres aussi hautes. Vitesse, adresse et endurance canalisent l’esprit de partage. L’ex du FMI et le chanteur prennent leur élan pour battre quelque record dorsal ou ventral et accomplir quelques figures en chute libre, pour un viol relatif à deux, quatre ou six et évaluer quelque passage de difficulté moyenne. D’en haut, je les distingue exploiter les ressources du moindre de leurs muscles pour venir à bout du siphon inondé. Je glisse car je rencontre un endroit mouillé auquel je ne m’attendais pas. C’est à cet instant que le moral souffre énormément. J’observe un réchauffement notable du climat et tous les trous de cette zone, admirant la puissance motrice du jeu exploitant les forages multiples. Malgré moi cela me procure des exaltations énormes, car je prend au passage la mesure de moi-même, dix huit centimètres au repos. Je parcours toujours un itinéraire inconnu, en totale autarcie.

 

Au nom du principe de causalité, sachant la relation nécessaire entre échauffement et ébullition, je prévois avec audace au-delà de l’expérience présente : Gwendoline va se mettre à bouillir. Le principe de causalité vient donc de l’expérience, par action causale, sinon caudale. Freud n’a t-il pas si bien opposé principe de réalité et principe de plaisir ? Pour le moment, les exigences de la raison humaine mais surtout celles de Gwendoline sont très loin d’être satisfaites d’emblée, et je l’observe de là-haut se faire manipuler laborieusement par trois compères acharnés à la faire passer par-dessus. Effectivement, peu-après, elle se met à bouillir d’une façon générale. Mon petit paradis est de moins en moins silencieux. Les torses nus se frictionnent pour mieux se réchauffer, attachés prudemment les uns aux autres pour ne pas s’égarer. Comme Gwendoline gagne des zones plus chaudes ou saute en automatique, sans compter qu’elle aboie comme une otarie, je retrouve quelques souvenirs tactiles de ma main gauche qui se dégèle petit à petit. Soit je me dépanne tout seul ou je me couche là pour me laisser mourir. Mais on ne se couche pas au plafond de sa chambre. J’aperçois des duels à mains nues et quelques records que Gwendoline se met sous le bras. D’autres s’enduisent les doigts pour qu’ils adhèrent mieux. Il y a quelques patinages des  virtuoses du « on ice » et Gwendoline élabore impatiemment des scénarios pour le futur, par exemple la rupture de notre relation. Moi, je sèche mon matériel avant de repartir, d’une progression lente et régulière. Je dédis mon épreuve personnelle à chacun de ces salauds que Gwendo encourage à s’accrocher à ses hanches, à ne pas ralentir où dévier de trajectoire, mobilisant les bonnes volontés, à toujours s’engager d’avantage sans surtout laisser tomber. Ils se laissent prendre sans être écrasés par cette garce, en essayant de piger comment tout cela bouge. Visiblement, la pression est inimaginable. Moi je suis une sorte de satellite stationnaire et j’observe tout en lisant mes dernières données, j’enregistre les mesures, mais je ne peux évidemment vérifier sur place tout les profils d‘épaisseur. A cet instant crucial j’écris finalement mes dernières volonté, en cédant mon corps à la psyence. Je vois partir à la dérive un morceau gros comme la Corse, d’ailleurs son propriétaire est Corse et j’observe Gwendoline faire une longue escale sur cet incontinent, analysant l‘appareil à fort grossissement. Toutes ces sources de chaleur ne me feront pas fondre, non, je le jure. Accroché au plafond par mon câble, de palier en palier, je perpétue la tradition des grands explorateurs. Les membres bien membrés de l’autre expédition s’installent à proximité de tout point à biter. Chercheurs de l’extrême, ils partent à la découverte des gouffres béants ou l’eau tombe en cascades vertigineuses, au cœur d’intimes réseaux hydrologiques. Quelques rivières s’écoulent à la surface des calottes, atteignant parfois un débit impressionnant, avant de disparaître dans quelque crevasse d‘un bassin captif. Certains plongent parfois dans des conditions difficiles mais le caractère unique de cette expédition ponctuée de chassés-croisés, de jetés-battus, d’entrechats, de danses acrobatiques suscite la mobilisation de toute l’équipe. Parfois, les visages rayonnent : mission accomplie ! Pendant qu’ils se touchent, j’essaye d’en faire autant avec mon but, arc-bouté sur la patinoire lisse du plafond. Je note un ralentissement de la progression, à cause d’une intense fatigue mais je filme quand même des voyages extrêmes. J’attaque ensuite mon repas lyophilisé, mon saucisson accompagné de fromage et vin rouge. Suspendu, je contourne lentement le lustre de cristal. En-dessous, au milieu des coulées d’avalanche, encordée pour une expérience inédite avec son chef de bureau qui se dégante imprudemment, Gwendo n’a pas froid aux yeux et se lance à tâtons dans quelque projet de recherche pour faire saillir quelque biceps généreux. Ils se glissent chacun leur tour dans son duvet. Visiblement l’exploration épicée de petits exploits personnels pour venir à bout de ce milieu non hostile prend du temps. C’est le moment de l’assaut final pour grimper cette splendeur de Gwendoline, beaucoup plus rentable que l’Everest, dont l’autorisation d’y monter coûte plus de 50 000 dollars. J’accélère ma marche d’approche, j’ai vaincu mon plafond et j’y plante vigoureusement mon drapeau, réglant ma montre à l’heure du Boukistan. J’ai trouvé la force grâce à vous tous. Le groupe dépose enfin ses membres après avoir fait ensemble l’hélicoptère au milieu d’une multitude d’embrassades conviviales, dans une atmosphère de liberté unique.

 

J’observe les données météo pour le trajet prévu par ma descente jusqu’à mon objectif, mais je dois encore affronter le froid intense, caractéristique de ma relation avec Gwendoline. Je prend la décision de redescendre par une série de rappel à l’ordre périlleux, la vision de cette bande de cons qui hantent mon salon est moralement très dure. Je vous laisse méditer là-dessus. Bourré de morphine, je suis évacué dans la salle de bain en gardant cette fois les pieds sur la terre. J’offre ma victoire à ma mère, et je suis heureux d’être encore là pour en parler. Demain je ferais sauter la bagnole de Gwendoline après l’avoir garé près d’une raffinerie de pétrole.

        

Message cité 1 fois
Message édité par talbazar le 04-12-2011 à 18:52:51
n°28580419
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 05-12-2011 à 21:55:48  profilanswer
 

L'oursin, l'oursin... Talb ! p47alto1 n'a pas tort, tu as oublié des aspects primordiaux de ce bestiau ! Et la lanterne d'Aristote ! Hein ? Tu l'occultes sciemment ou tu la confonds avec celle de Diogène de Sinope cherchant sa femme pendant la grève d'EDF ?? :o
 
Lanterne d'Aristote
 
Appareil masticateur de certains échinides. Il manque chez les Spatangoïdes. Il est constitué d'une mâchoire (= pyramide triangulaire terminée par une dent pointue) ; d'une plume (= pièce molle et recourbée située à la base de la mâchoire) ; d'une fenêtre externe (= grande ouverture située près de la base externe de la mâchoire ; d'épiphyses (= deux appendices soudés ou non, qui ferment plus ou moins la fenêtre externe) ; d'une rotule (= pièce joignant les pyramides) ; d'un compas (= pièce incurvée située sous la rotule)
 
Un peu de sérieux, Talb ! [:crohnien:1]


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Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°28580483
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 05-12-2011 à 22:01:46  profilanswer
 

A propos, Pro-Fesseur, connaitrais-tu une recette de cuisine simple et qui en met plein la vue, je me fous que ce soit bon ou dégueu, c'est pour épater mes amis. Je sors le plat, je montre le plat, je remets le plat au frigo et je commande une pizza aux anchois mais sans anchois, perso, je trouve ça infect.
Merci Pro-Fesseur  :jap:


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Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°28582293
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 06-12-2011 à 04:27:27  profilanswer
 

Voilà qui répond parfaitement à ta question :
 
( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Salon des inventions / Les machines essentielles du pro-fesseur Talbazar : Le Maximégalo-burger - VOL 1)

n°28582665
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 06-12-2011 à 09:04:43  profilanswer
 

Merci ! Ô Pro-Fesseur !! [:welcom]


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Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°28737215
L'Autiste
Mentalement divergent
Posté le 22-12-2011 à 17:01:31  profilanswer
 

Diantre, ce topic de génie existe toujours.


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99 problems prick... Don't become the 100 one...
n°28763781
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 27-12-2011 à 09:10:26  profilanswer
 

Solution des Mots croisés

 

http://img854.imageshack.us/img854/879/solutionmtscroisesj.jpg

 



Message édité par talbazar le 04-02-2012 à 06:17:05
n°28783334
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 29-12-2011 à 12:22:04  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Défis humains comptant pour rien
 
Aujourd’hui : L’escalade du plafond de ma chambre, fesses au nord.

 


 
Talb, les mots croisés, ok. Mais "fesses au nord" non. On dit : Sudoku.  
[:stephenboyd:4]


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Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°28784625
quiet now
Posté le 29-12-2011 à 14:46:03  profilanswer
 

tiens , G20 est reviendu avec ses bons mots

n°28785621
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 29-12-2011 à 16:37:37  profilanswer
 

Eh oui, quiet, j'avais peur que vous vous ennuyassiez. [:kitchen':4]
 
Talb, une histoire ! Avec un méchant nain  qui contrôle le marché de la Vache Qui Rit dans tout un quartier d'Orange.  
Ou ce que tu veux, mais avec des bestioles !!! [:yoko54]
 
"Les chiens sont zoophiles et personne ne s'en émeu." [:incodreamer:5]


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Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°29021546
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 23-01-2012 à 18:51:21  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Le shampooing pubien.

http://img19.imageshack.us/img19/3433/shampoingpubis.jpg
 
 Bien entendu, l’atmosphère de l’époque est à l’épilation intégrale. Mais pourquoi s’obstiner à satisfaire les fantasmes pédophiles de votre partenaire, et ne pas arborer fièrement cette fourrure pubienne, si généreusement attribuée par le petit-Jésus ? Seulement voilà, si l’on n’en prend pas soin, notre petite toison intime peut renacler sévère. Voilà pourquoi existe ce spectaculaire shampooing spécifiquement pubien, créé dans un souci de ne pas contourner le bon sens et de satisfaire à son légitime besoin d’hygiène.  
 
 Un shampooing classique cible les chevelures, et le gel-douche les aisselles, les torses velus et les poils de cul. Voici enfin l’outil idéal, qui comble oppportunément cette carence et vient boucher ce trou regrettable.
 
 Grâce à lui, vous vous débarrassez des agents extérieurs, vigiles ou pollution par les fumées de cigarette, notamment en période de démangeaisons, de pellicules ou de pubis distrait, et vous nourrissez vos poils s’ils se cassent. Facilitant le démêlage, le shampooing pubien sera indispensable à votre routine beauté sans être contraignant, même vingt fois par jour.  "Ne faites jamais votre shampoing à la va-vite, surtout si vous êtes joueur de triangle dans un grand orchestre, prévient Benji kelvin, hair stylist pour TALB&ZAR, et massez-toujours délicatement votre pubis du bout des doigts". Mais surtout pas avec les ongles, même si l'envie vous prend de vous "gratter" un peu. Les ongles peuvent causer des micros-lésions qui vont agresser le pubis et vous sensibiliser aux actes religieusement impurs, sans compter les services d’urgences.
 
 Appliquer le shampoing pubien sur l'ensemble du pubis, l'émulsionner correctement, longuement, langoureusement, tendrement, et laisser le poser huit jours, pour qu'il puisse libérer tous ses principes actifs et les retardataires. Pour être sûr de répartir correctement le shampoing et d'envelopper chaque mèche de poil, utilisez un peigne ou les dents, conseille le Pro-Fesseur Talbazar, qui vient de le mettre, mais aussi au point, en collaboration avec les maîtres fromagers suisse, ce qui lui donne ses arômes aussi fruités que corsés.
 
 Notons que ce shampooing pubien permet également de combattre modérément, mais avec une grande efficacité commerciale, le paludisme, la toxoplasmose, et surtout la maladie du sommeil.
 
 Vendu dans son élégant flacon vibreur fonctionnant sur piles, il autorisera les massages les plus sensuels, et les lavages les plus énergiques, mais il n’est toutefois pas recommandé de laver sa chatte avec, ce n’est pas un produit vétérinaire.
 
Une lotion anti-morpion de la même gamme est également disponible.


Message édité par talbazar le 28-01-2012 à 08:54:31
n°29021566
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 23-01-2012 à 18:53:59  profilanswer
 

http://img694.imageshack.us/img694/1223/mspotka14.jpg

  

http://img821.imageshack.us/img821/1696/mspotka15.jpg

 

et encore un foutu plagiaire ! cf : La Moyenne Encyclopédie du Pro-fesseur Talbazar / salon des inventions : les chaussures électriques-VOL 1

 

http://img851.imageshack.us/img851/106/copiage8ouestfrance.jpg

 

Ouest France 13- 01 -2012


Message édité par talbazar le 24-01-2012 à 16:02:32
n°29072350
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 28-01-2012 à 06:25:33  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : La flamme publique.

 

http://img23.imageshack.us/img23/1645/flammepubiquejpeg.jpg

  

Élu maire de Troulbled à l’unanimité plus dix voix, le pro-fesseur Talbazar vient de prendre à bras le corps, outre sa secrétaire, le bien-être de ses concitoyens fumeurs, projet unilatéralement acté. Mr le maire est parti d’un constat à l’aimable extrêmement simple. Depuis l’interdiction de fumer dans l’espace intersidéral (la loi Evin 1991), la rue appartient aux fumeurs de substances légales (Tabac et monoxyde de carbone des moteurs à essence). Mais dans un monde merveilleusement libéral, n’est-il pas scandaleux d’avoir à barguigner à chaque fois qu’un passant vous importune pour vous demander le feu que vous avez, vous, acquis en toute légitime propriété ? Répétée dix fois par jour, votre amertume mettra du temps à disparaître.

 

C’est pourquoi Mr le maire de Troulbled vient d’imposer dans toute les rues piétonnes de sa ville l’installation de brûleurs publiques, mettant à disposition permanente une flamme salvatrice, pour tous les fumeurs qui seraient, pour une raison ou une autre, privés d ’allumettes ou de briquets. A tout moment du jour et de la nuit, cet appareil fournira, d'une flamme éternelle,  l’assistance réclamée par tant de fumeurs distraits, qui béniront cette sympathique et utile innovation. La municipalité encourage pareillement les propriétaires de bars à poser leurs propres brûleurs à bio-méthane devant chez eux, le feu prenant dans les cheveux de leurs clients permettant d’offrir aux non-fumeurs d’agréables chorégraphies gratuites de capoeira et de danse africaine. L’innovation technique se transformera alors en aventure humaine, pour le plus grand plaisir des plus jeunes. Installées à tous les coins de rue par les services techniques de la ville, ces flammes publiques jamais mises en veille veilleront à faire disparaître, répétons le, le risque psychosocial né d’un légitime sentiment d’iniquité, que l‘on soit jeune ou vieille amatrice de pipes.

 

La ville de Troulbled chiffre le gaspillage induit par cette heureuse invention, hors carénage, à 200.000 e par flamme publique, intégralement financée par les propriétaires de Yorkshires.

 


http://img96.imageshack.us/img96/8458/barlarmorflammepublique.jpg

 


Belle initiative de ce cafetier, hélas distrait, rappelons que le brûleur doit se poser sur la voie publique, et non à l'intérieur des établissements, où il n'est plus permis de fumer. Photo prise d'un portable, hélas floue !

 


Message édité par talbazar le 29-01-2012 à 18:06:00
n°29112913
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 01-02-2012 à 08:29:51  profilanswer
 

Vie et mort des petites frappes

 

Aujourd’hui : Spartacus.

 


 Au début, chez les Étrusques, les gladiateurs ne pratiquaient que des combats de mollards* sans conséquence, en l‘honneur des défunts. On appelait ces joutes innocentes la glaviature, car les esclaves n’échangeaient que des glaviots. Un jour, Sextus Pompée en prit par inadvertance un vigoureux sur sa toge, nous raconte Dion Cassus, voilà pourquoi dans sa fureur il décide de se venger, en les faisant se battre à mort, pour amuser sa sœur. Bien qu’elle ne fut pas contre quelques projections faciales, elle se découvre une véritable passion pour les boucheries de stade, en véritable hooligan du trident. Ainsi sont nés les collèges de gladiateurs et leurs stupides jeux du foulard dans la cour. Là, les beaux esclaves musclés se perfectionnent à raison de huit heures par jour en barbecue party, karaoké, beach party, par groupe d’effectif réduit de 15 élèves par membre turgescent de l’encadrement (1 adulte pour un jeune). Ainsi, ils acquièrent de nouvelles connaissances, consolident leurs bases malmenées et n’échappent jamais au rattrapage en cas de retard. C’est comme ça que Spartacus, dont la vie est hélas méconnue dans les jardineries, apprend rapidement les bases du volley-ball, du ping-pong et autres sports d’équipe. Souvent, un service de ramassage scolaire récupère les éventuels cadavres des écoliers malchanceux ( « Les esclaves de l’industrialisation victimes du syndrome de Bruxelles », abbé Julio, 1882).

 

Il existe à Capoue* un brave proviseur d’une de ces écoles privées qui se nomme Cnaeus Lentulus Batatius, dont les états de service sont loués pas trop chers par le Conseil Général de ce département. Un jour que le maître eut reçu Pompée en grandes pompes, après que sa sœur, ayant fini ses pompes après l’avoir pompé, et que le césar l’eut dégagé à coup de pompe, victime d’un compréhensible coup de pompe, Lentulus décide d’en mettre plein la vue à son visiteur :

 

– J’ai reçu un esclave qui promet, capable de niquer cent chrétiennes l’une après l’autre dans l’arène.

 

– C’est quoi le blaze de cet ours slovène, dont je te félicite pour la politique d’accueil, alors qu’ils disparaissent dramatiquement de notre cisalpine ?

 

– Non, Thrace, je te dis. Attend voir.

 

Alors Lentulus vérifie les papiers d’identité de son esclave, son assurance, ses documents d’assistance médicale et ses conditions de vente :

 

– Spartacus. Cent chrétiennes, je te dis, sans débander.

 

Spartacus est originaire de Thrace, la Bulgarie actuelle, pays regorgeant d’énormes figuiers, aux fruits délicieux qui procurent une chiasse terrible. Ce Spartacus possède, en raison d’une grève surprise de la traduction de cet article, la faccia ovale, i capelli lunghi e ricci, la fronte alta, il naso dritto, mais il est également un peu piccolo. Le jour convenu, on apporte dans l’arène les cent chrétiennes dénudées, avec entre autres Ariela Dombalé et Amanda Lira, les reines de la nuit. Les gradins en délire exultent, lorsque paraît le beau Spartacus :

 

– Spartacus ! Spartacus !

 

Lui, hautain, enlève son pagne et se frise les moustaches. Il jette sur la foule à moitié attardée un regard circulaire. Les spectateurs applaudissent :

 

– Spartacus ! Spartacus ! Spartacus !

 

Au milieu des exclamations, Spartacus cambre sa taille fièrement et commence sa petite affaire avec Amanda Lira. Le voici qui plonge dans la reine. Une seconde chrétienne, puis dix, puis vingt, sont ensuite victimes de ses assauts déchaînés, sans interruption. Levant les bras, la multitude se pâme et déchire sa toge pour l’encourager :

 

– Spartacus ! Spartacus ! Spartacus ! Spartacus !

 

Sous les ovations qui crépitent à ses oreilles, Spartacus nique comme un beau diable, avec acharnement et toujours autant de vigueur. Trente, puis à nouveau vingt chrétiennes sont victimes de ses copulations frénétiques, sans qu‘il ne montre le moindre signe de faiblesse. Il enfile même une tigresse  ou deux, plus une couguar, par inadvertance :

 

– Spartacus ! Spartacus ! Spartacus !

 

Encore dix chrétiennes sont honorées à la chaîne, parfois même à la chienne, l’une après l’autre, Spartacus ne mollit pas, mais, à la 99ème, il tombe finalement face contre terre sur le sable de l’arène, épuisé et vaincu. Alors, au milieu du silence qui vient de se créer, la foule dépitée baisse le pouce vers lui. Un immense cri résonne unanimement dans l’amphithéâtre :

 

– Spartacus, pédé ! Spartacus, pédé ! Spartacus, pédé !

 

Spartacus, vexé, décide donc de s’évader, une fois ses burnes refroidies. Or, tous les samedis, les gladiateurs ont droit aux putes, venues des lupanars de Rome. L’une d’elle s’éprend de Spartacus, car elle est Thrace comme lui, et lui craque également, car elle sait fouetter comme personne le yaourt bulgare. Par contre, comme tous les Thraces, elle fouette durement, à cause des figues. Comme il sent un mauvais vent venir, Lentulus se méfie et renforce la garde, car Spartacus commence à parler syndicat et heures non payées avec le reste du personnel, qu‘il motive à se libérer. La beauté naturelle de la copine de Spartacus se prolonge bien au sud, sur les falaises fleuries de Sorrente. Elle est à vrai dire superbement sillonnée. Elle amadoue Lentulus qui baisse sa garde, en raison de son âge, malgré les soins de son médecin, Viagra Médiatorix. Avec soixante dix élèves, Spartacus fait le mur, choppe sa gonzesse et s’enfuit à travers cyprès et collines.

 

Une fois dans les champs de blé avec sa meuf, l’évadé reprend son train comme un beau diable. Par chance, il tombe sur un fourgon de CRS rempli de bombes lacrymogènes, de matraques et de boucliers, dont la petite armée s’empare, après avoir traversé le bide des conducteurs de part en part, avec magie et poésie. La BAC se déplace, elle prend une raclée au milieu de la cité, yo man. Spartacus et ses hommes fuient alors la « Campania Félix », la campagne heureuse des Romains aussi gays que leurs visités, en direction de l’énorme cratère du Vésuve. Devant l’énorme trou fumant, là, quand même, ils hésitent un peu à rentrer dedans. Les parois y sont plus profondes que celles des gorges de la Lente. Les gladiateurs grimpent la pente en télésiège, puis 30 mn de car, déjeuner inclus. Spartacus campe aux milieu des odeurs de figues digérées, des boues nitratées chargées d’uranium et de thorium 230. La légion étrangère suit le Thrace à la trace, à cause des figues de Bulgarie, et lui propose un siège. Spartacus bricole des échelles de cordes avec des sarments de beaujolais et s’échappe à nouveau, à la faveur d’une extraordinaire chute de barrique, mais la poursuite devient conflit majeur. Rome envoie un nouveau procureur de la république, Varinius Glaber, chargé des mandats de dépôts. Spartacus et ses lieutenants lui niquent sa race et contactent Al-Qaïda Maghreb, bien que Plutarque et Tacite s’opposent là-dessus. Nouvelle raclée. Ils se tirent au milieu des gyrophares de la BAT et collent un vent à Publius Varinus. Ils ont, il faut bien le dire, beaucoup de Pô. Entre temps, Crixus, l’ancien petit ami gaulois* de Spartacus, est victime d’une bavure policière, qui le lèche pour mort.

 

Un nouveau consul, Cnaeus Cornelius Lentulus Clodianus prend la pâtée, puis un certain Gellius, puis un autre, Caius Cassius longinus machin, j’en ai marre de leurs noms à la con, ça me fatigue et je risque de mettre anus sans le vouloir. Spartacus à 120 000 mecs avec lui, agitant leurs banderoles syndicales, Rome a les jetons. Enfin bon, on lui envoie Crassus, marié à Carla Brunix, une fois qu’il est sorti de sa baignoire. Celui-là s’emmerde pas, il augmente la TVA, réclame l’impérium et une baraque à Marne la Coquette, tant qu’à faire. C’est un habitué du trafic d’esclaves et des financements occulte de son parti, jaloux de Pompée. Pendant ce temps là, au sud de l’Apulie, Spartacus viole les fermes et brûle les femmes, Crassus envoie l’héliportée. C’est dans les rizières incendiées au napalm de rudes combats, dix légions se traînent dans la boue, shootées à l’acide, sur une musique de Jimmy Hendrix. Pour la première fois, Spartacus est vaincu, il compte sur la flotte des pirates pour gagner la Sicile. Hadopi veille et stoppe le piratage numérique pour sauver l’industrie du disque. Spartacus s’écoule, comme l’hiver 72-71, période où la mode des pantalons à pattes d’éléphant connu son apogée. Après une entrevue ratée avec Crassus, Spartacus rentre dans sa copine, puis dans son isthme. Énervé de se voir acculé au milieu de ces terres vierges, elles, le chef rebelle craque et écrase Crassus qui reconnaît crânement sa défaite à Rome. Les ONG s’affolent et distribuent les tentes et les vêtements chauds. Pompée revient d’Espagne, Crassus a les boules, car ce con là pourrait bien s’attribuer sa propre victoire. Crassus appuie sur le bouton nucléaire civil. Un gros champignon s’élève et grandit près du fleuve Silarius, entre la Lucanie et le Samnium, où Crassus touche la cuisse de Spartacus, on ne retrouvera jamais le corps de l’esclave, dont le romain n‘a fait qu‘une bouchée. L’armée de Spartacus débande subitement.

 

Crassus s’est vengé, afin que son action puisse éclairer ceux qui tenteraient de faire pareil. En possession de six mille prisonniers, et ces rebelles ayant été si brillants, Crassus les fait crucifier tout le long de la via Appia, la route menant de Capoue à Rome, afin qu’ils servent de lampadaires. Idée lumineuse, avouons-le.

 * ( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / La nouvelle de mes bourses - le Mollard, monnaie alternative - VOL 1)

 

* ( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Géographie du comptoir - Section guide du soûlard : l‘Italie - VOL 2)

 

* ( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Histoires véritables de la France métropolitaine : les Gaulois - VOL 1)

         



Message édité par talbazar le 01-02-2012 à 11:16:06
n°29131575
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 02-02-2012 à 19:33:18  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Le pistolet sans plomb.

 
http://img16.imageshack.us/img16/7849/pistoletpolicesansplomb.jpg
 
 
 
 Une fois honorée sa députation parisienne, le maire de Troulbled s’est rhabillé pour offrir au conseil municipal le pot de l’amitié. Cinq heures plus tard, il a été convenu de réduire les émissions de plomb, au sein de la police municipale, et d’équiper réglementairement celle-ci d’un pistolet à bouchon recyclable, dans le but  d’éliminer ainsi la pollution locale par émission de plomb. En effet, vidant son verre avec la plus grande vigueur, mr le Maire a tenu à rappeler, dans une ferme, mais aussi dans une ferme stratégie environnementale, les termes rigoureux du code du travail :
 
 Les employeurs, y compris notamment ceux d’agents municipaux, sont tenus de réduire l’utilisation des agents chimiques dangereux pour la santé, en les remplaçant par des substances ou des procédés pas ou moins dangereux (art. R231-54-6 et art. R231-56-2 du code du travail). Par ailleurs (art. R.231-58 du code du travail), la concentration en plomb métallique et ses composés présents dans l’atmosphère des milieux de travail ne doit pas dépasser la valeur limite de 0,10 mg/m3.
 
 De plus, ajoutera le Maire, levant à nouveau son verre, les valeurs de limites biologiques de plomb dans le sang à ne pas dépasser seront précédées des sommations d’usage. Ainsi, si la police récupère un tuyau dans un milieu branché, il conviendra de lui mettre la pression, pour obtenir un milieu moins oxydant, lors des infiltrations de son réseau intérieur. Une sorte de règle de bonne conduite, en somme. En revanche, avec cet excellent pistolet à bouchon sans plomb, les décharges sauvages seront autorisées sans aucune limite, afin de garantir un post traitement irréprochable, avant de placer les corps des bandits dans un centre d’enfouissement agréé. Bien sûr, objectera l’opposition, les braqueurs préféreront toujours recevoir des balles en argent comptant, ils ont dit aux agents qu’ils en seraient contents, mais une simple règle budgétaire effacera rapidement cette fausse solution. Le prix des balles en argent reste bien supérieur au bouchon à ficelle. Le pistolet sans plomb est une véritable innovation au service du tir, puisque le tri, après expertise des éléments de trace métallique d’une bio-agression, fera sauter bien des verrous psychologiques. Ce nouveau mode d’injection, respectueux des hommes et de l’environnement, supprimera donc toute pollution locale induite auparavant par le gerbage des balles en plomb. La carotte sera toujours meilleure que le bâton, susurrera mr le Maire en rappelant cette douce vérité à sa secrétaire conquise.
 
 Une longue étude a permis de mettre au point le bouchon éjectable, produit à base de micro broyage d’amidon, matière qui évite tout colmatage du chargeur. L’éjection de la ficelle est désormais parfaitement maîtrisée, compte tenu de son excellent coefficient de pénétration dans l’air, pour éviter tout phénomène de combustion erratique. Une fois l’agresseur éliminé, la police procédera comme elle le fait d’habitude de ses déchets inertes. Rien cependant ne viendra rivaliser avec la tarte dans la gueule, conclura mr le Maire en posant sa bouteille. Agissant en milieu rural, mr le Maire rappellera qu’un tel exemple pourrait efficacement faire réfléchir les sociétés de chasse, et chasser le plomb des campagnes, si mutagène et toxique, notamment pour la reproduction.
 
                                                                Avec le Pro-fesseur Talbazar, maire de Troulbled, le bilan cartonne !
 

n°29146053
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 04-02-2012 à 11:43:40  profilanswer
 
n°29150024
geaivin
Anarchiste d'extrême justesse
Posté le 04-02-2012 à 22:35:45  profilanswer
 

Professeur ! Une question de M. Jevin :
-Un porc peut-il faire ramadan ?  
[:princesse pipi]


---------------
Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... A. Gavalda
n°29153407
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 05-02-2012 à 14:55:52  profilanswer
 

si t'aimes les gens bons, et le jambon, il sera à ta dent.

n°29183454
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 08-02-2012 à 08:08:13  profilanswer
 

publicité éco-citoyenne

 


http://img11.hostingpics.net/pics/245228recyclagemgot.jpg


Message édité par talbazar le 08-11-2012 à 19:32:18
n°29198718
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 09-02-2012 à 14:58:00  profilanswer
 

l'envers du web : la météo.
 
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Message édité par talbazar le 09-02-2012 à 15:00:07
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