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Auteur Sujet :

La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar.

n°26500877
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 18-05-2011 à 11:41:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Essayons plutôt de digérer les vers grouillants de ce mort, nettement moins drôle que son pseudo :
 
http://img715.imageshack.us/img715/4066/boileau.jpg
 

mood
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Posté le 18-05-2011 à 11:41:28  profilanswer
 

n°26512469
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 19-05-2011 à 01:19:19  profilanswer
 

talbazar a écrit :

[…]

 

Remerciements

 

La Moyenne Encyclopédie du Pro-Fesseur Talbazar apporte ses remerciements chaleureux à la Modération qui, à l’instar des filles de facteur savent que les plus courtes ne sont jamais les meilleures. Elle remercie particulièrement ses collaborateurs intransigeants et éclairés de l’intérieur, à savoir Mrs et Mme : In Ze Navy II, Elmoric, p47alto1, Maldoror, -tac-, scOulOu, tartyflex, panchopa, dont les lueurs de leur plafonnier ont singulièrement fait reculer, par leur talent, les ténèbres de l’ignorance. Nous placerons une mention spécialement génuflexive à Mr Stipey, pour ses admirables et nombreuses contributions si généreusement attribuées. Il nous faut également secouer vigoureusement les mains de l’Abbé Julio, qui n’a jamais manqué de nous apporter son éclairage Psyentifique. La ME du PT tient également à féliciter Mr Quiet Now, de Bretagne, pour son assiduité parfaitement désintéressée. Surtout nous tenons à remercier pour son aide Mr Power 600, trop tôt disparu, hélas, en raison d’un malheureux et regrettable quiproquo. Nous saluons sa mémoire du haut de son promontoire rocheux bordé par l’océan Atlantique.

 

Un grand merci à tous les assidus lecteurs sans qui nous ne sommes rien, et qui savent bien que les choses ne peuvent jamais être ce que les autres voudraient qu‘elles soient.
La Moyenne Encyclo leur laisse le soin de continuer à enrichir cette œuvre impérissable, afin de rabaisser la triste rationalité du savoir dans lequel nous nageons quotidiennement. Ils trouveront toujours ici les conditions idéales pour inviter leur plus proche voisine, compte tenu de son impeccable service de conciergerie haut de gamme.

 

Nous avons patiemment livré des articles exprimant autant le spirituel que l’intellectuel, inventé, bâti, crée pour tous une inoubliable aventure auprès de laquelle le premier pas sur la Lune n‘est rien. Grâce à ce monument du savoir, des centaines de générations auront réponse à presque tout, et vont s’unir maintenant dans tous les usages de la langue, en dehors sans doute des institutions, principes fondamentaux des Nations Libres.

 

Une souscription est à présent ouverte par la municipalité de Troulbled, en vue de l’installation d’une statue pédestre du Pro-Fesseur Talbazar, près des sanisettes de la place du marché aux cochons.

 

A tous, merci. :sweat:

       



Non.
Professeur.
S'il vous plaît.
Le monde est déjà si triste.


Message édité par In Ze Navy II le 19-05-2011 à 01:23:17

---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
n°26518014
quiet now
Posté le 19-05-2011 à 14:24:36  profilanswer
 

Dis voir , Professeur bas de falzard , t'irais pas nous faire une embrouille comme celle là , hein ?


Message édité par quiet now le 19-05-2011 à 14:24:57
n°26518513
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 19-05-2011 à 14:50:17  profilanswer
 

La perversion, c'est un métier.
 
En avant toute, donc, pour :
 
http://img812.imageshack.us/img812/7869/couvvol2.jpg
 
 
 
Le secrétariat de La Moyenne Encyclopédie s'enorgueillit de posséder d"aussi caressants collaborateurs, mais levez vous, à présent, je fatigue et je dois me rhabiller.
Nous entamons le Volume deux, et j'attends vos articles.

n°26518919
quiet now
Posté le 19-05-2011 à 15:08:32  profilanswer
 

talbazar a écrit :

Nous entamons le Volume deux, et j'attends vos articles.


ah on préfère ça  :)  , tu nous faisais ta majorée , hein , coquinou ?  

n°26519097
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 19-05-2011 à 15:18:55  profilanswer
 

J'aime l'ambiance de ces dépôts de gerbes, avec tous ces officiels recueillis...

 

http://img641.imageshack.us/img641/8703/mspotka6copie.jpg

 



Message édité par talbazar le 19-05-2011 à 18:12:44
n°26552226
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 22-05-2011 à 15:02:21  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : L'aspirateur à client

 

http://img541.imageshack.us/img541/1310/aspirateurclientphotoun.jpg

 

http://img6.imageshack.us/img6/1300/aspirateurclientphotode.jpg

  

Formidable ! Quelle que soit votre raison sociale ou la nature de votre achalandage, votre magasin est désormais certain des regorger d’une multitude de clients captifs, sinon captivés. Que vous soyez vendeur de bijoux total look de basse joaillerie, de comestibles pré-emballés, voir de boutons-pression, les caméras de surveillance vous livreront enfin d’autres images que vous-même arpentant désœuvré le désert des rayons, ou encore celle de cette pauvre vendeuse que vous vous apprêtiez à licencier faute d’acheteurs. Bien que dans son principe opposé à la machine à aplatir les mauvais clients, l’aspirateur n’entrave en rien l’action de cette dernière, agissant précisément en amont pour prendre au piège les acquéreurs, libre à vous de les aplatir ensuite dans le but de freiner leurs abus.

 

Situé en façade de bâtiment, l’aspirateur à clients s’active automatiquement par contrôle rétinien des passants, et se met en marche aussitôt qu’un piéton jette un coup d’œil, même bref, à votre vitrine. Il est ensuite promptement aspiré à l’intérieur du magasin, dont les portes se referment électroniquement pour ne pas qu’il s’échappe. Il ne vous reste plus qu’à satisfaire ses besoins primaires ou secondaires, selon vos étalages. Tous les trente clients au m², l’aspirateur à client observe une pause de dix minutes, afin de ne pas ruiner la moquette de l’échoppe par un trafic surfacique trop intense.

 

Une large hotte aspirante installée à l’extérieur de votre boutique, en surplomb du trottoir, est équipée d’un suçoir à chalands à néo-positionnement, d’un volume corrigé au passage des portes. Ensuite, le tube télescopique fait valser les pantins d’une façon puissante, mais assourdie et régulière. L’amortisseur de chute rend le client forcément plus humble face à tous ses désirs, avant qu’il ne ressorte de chez vous chercher son ordonnance, les bras chargés d’achats. L’aspirateur à clients agit par filtration des phobiques de l’engagement, couplé à la pompe électrique du tailleur de silhouette qui évite l’enchevêtrement des aspirés dans la buse d’avalement à séduction massive, en éjectant d’une façon pratique les encombrants et inutiles mecs à roulettes. Une fois parvenus dans l’obligateur à shopping, les clients dont le débit est vérifié sont redirigé vers le sas à livraison de cabas plastique à 1 Euro l‘unité, puis ils terminent leurs courses en passant devant le portique équipé de l’indicateur de remplissage du magasin. Il ne vous reste plus qu’à leur vanter les bienfaits pour vos comptes de leur avantage carte, valable sur une sélection de produits porteurs.

 

Les modèles étant multiples et l’installation personnalisée, aucun prix ne peut être communiqué.

 


Message édité par talbazar le 23-05-2011 à 15:38:03
n°26552264
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 22-05-2011 à 15:05:33  profilanswer
 

Panorama de l’art universel

 

Aujourd’hui : Babette El Simul - artiste collective.

 


http://img28.imageshack.us/img28/1443/affichebabetteelsimule.jpg

 

Quoi qu’il arrive, Babette El Simul n’expose jamais seule. Elle utilise la notoriété des autres pour s’octroyer les murs de la salle bénéficiant de la meilleure luminosité, et exige de réaliser elle-même les affiches de l’expo collective, œuvres indiscutables qu’elle fera revendre ensuite aux entrées par ses collègues, à l’unité, pour son propre compte. Bien évidemment, pour des raisons personnelles, elle ne sera jamais elle-même présente à l’accueil tout le temps que va durer l‘exposition, se contentant d’accaparer les journalistes le soir du vernissage. Elle sait monopoliser particulièrement l’attention des photographes soigneusement bernés par son discours choisi et ses mimiques enjôleuses. Babette El Simul prolifère particulièrement au milieu des peintres et sculpteurs locaux, figurant toujours en éminente place des catalogues, quand bien même l’événement qui l’invite impliquerait une bonne cinquantaine de participants nettement plus talentueux. Si chacune de ses créations lui demande un quart d’heure, son temps de maquillage excède généralement trois heures, afin de présenter aux flash son meilleur profil, si possible au milieu des autres pris de dos.  

 

Sympa et décontractée, il faut lui rendre un hommage particulier en la regardant dans le bleu des yeux, avant de la suivre vers le bar grand ouvert, comme l’engageant décolleté de sa robe vichy groseille, certainement mieux choisie que l’ensemble de sa palette. Là, elle va continuer de se vendre en faisant figure de chef de file, alors qu’elle n’est pour rien dans l’organisation du collectif artistique si laborieusement mis en place. Tous ses tableaux ont l’exacte largeur de son culot, vitrines dont le fond est en miroir, pour créer un ensemble destiné à éclipser la concurrence. Habile, elle vantera si il le faut vraiment les mérites de ses voisins qu’elle transforme en simples décorateurs de son théâtre personnel ; mais puisque la frustration n’est jamais gratuite, elle vous glisse à l’oreille le prix de son art pour aider les autres à mieux se reconstruire la prochaine fois en changeant de copine. Babette El Simul vous assure qu’elle fait partie de la grande famille, chassant l’emmerdeur qui s’incruste, ou qui préfère la toile d’à côté et qui n’est pas l’une des siennes, sans laisser à personne le moindre moment de répit. Avec audace, elle sait placer Boticelli, William Blake, Dali, pour revendiquer son droit à la folie et paraître infiniment nécessaire, en tout cas certainement plus que les pauvres natures mortes figuratives de ses partenaires associatifs. Parce qu’elle, elle va puiser l’émotion en survolant tout le monde, certaine que la seule chose que vous allez retenir de cette admirable exposition collective, ce sont finalement les précieux moments clés de sa propre vie.

  



Message édité par talbazar le 22-05-2011 à 15:20:15
n°26552381
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 22-05-2011 à 15:17:32  profilanswer
 

http://img812.imageshack.us/img812/9206/mspotka7.jpg

 

Fiche métier

 

Aujourd'hui : Un nouveau métier : L'orthoped.

 

http://img15.hostingpics.net/pics/638576Photos0022.jpg

  


Message édité par talbazar le 05-03-2013 à 09:08:03
n°26603553
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 26-05-2011 à 17:02:57  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Le GPS d'appartement.

 
http://img835.imageshack.us/img835/4290/appartement.jpg
 
 La tête momifiée, vous glissez sur les rails de coke dès le matin ? Vous n’êtes pas débourré de la veille ? Smoke la beuh et votre appartement est soudain une profonde énigme ? Vous venez d’emménager en territoire inconnu ? Vous êtes malvoyant ? Atteint de la maladie d’Alzheimer ou de sénilité précoce ? Vous souffrez d’amnésie ou vous habitez la gigantesque villa de Brad Pitt ? Autant de bonnes raisons de vous équiper de cet ingénieux GPS d’appartement. Avec cet appareil intelligent, plus question de mettre sa moquette en péril, faute d’atteindre à temps les cabinets, ou risquer de tomber fortuitement dans les escaliers. Que vous soyez propriétaire ou locataire, vous aurez l’esprit libéré pour vivre chez vous de grandes escapades.  
 
 La charmante voix féminine qui communique grâce au GPS pour aplanir vos itinéraires domestiques saupoudre le moindre de vos déplacements de précieux conseils et devient votre interlocutrice privilégiée pour parvenir à votre cuisine, en évitant les placards encastrés. Avec son assistance au changement de couloir vous pouvez vous laisser guider en toute confiance afin de prendre au mieux les tournants de trajectoire et retrouver sans faille votre chambre à coucher. Un avertisseur de claquement de porte vous sera bien utile, et l’info-trafic délivré par le récepteur FM vous évitera les queues aux WC et les pénibles  encombrements familiaux devant la salle de bain.
 
 Attention toutefois, ce GPS d’appartement ne fonctionne pas en extérieur !

mood
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Posté le 26-05-2011 à 17:02:57  profilanswer
 

n°26603727
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 26-05-2011 à 17:14:44  profilanswer
 

Salon des inventions.  
 
 
Les machines essentielles du pr Talbazar : Balançoire interurbaine.

 

http://img850.imageshack.us/img850/3316/balanoireinterurbaineok.jpg

 

Pourquoi continuer de faire confiance à la roue ? Cette invention du néolithique n’a pas évolué dans son principe depuis la préhistoire, alors que nous sommes aujourd’hui à l’heure de la conquête spatiale ! L’avenir du transport urbain passe donc logiquement par la voie des airs, et c’est dans cette optique qu’a été conçue cette sentationnelle balançoire interurbaine. Munis de son titre de transport, il suffit de se glisser dans la nacelle monoplace d’une des balançoires publiques mises aux endroits stratégiques de la ville, avec le soutien du Conseil Général, à la responsabilité si transparente qu’elle n’apparait jamais. Une fois que vous êtes installé, une charmante opératrice s’éjecte de son promontoire d’une hauteur réglementaire de 3, 20 m, après avoir bien entendu obtenu le feu vert du contrôle des couloirs aériens municipaux, puis elle retombe sur la balançoire. Cette préposée bien balancée s’envoie donc en l’air, en vous catapultant sans risque d’erreur sur une trajectoire soigneusement calculée qui vous fait retomber en douceur sur le matelas récepteur de l’arrêt que vous avez choisi.

 

Ce vol plané est rendu possible grace au tambour interne multiplicateur de force qui décuple celle obtenue par le saut de l’opératrice. Idéale pour des circuits brusquement écourtés, la balançoire interurbaine vous fait rentrer dans la peau d’un nomade volant, et vous planez sans entrave vers tous vos rendez-vous beaucoup plus rapidement que les antiques autobus, libérant d’inestimables rues qui peuvent enfin devenir piétonnes, sans compter le bilan carboné absolument nul de ce nouveau type de transport. Avec 60.000 passagers, soit 30% du trafic global, les rues de l’hôpital et du crématorium revêtent donc en terme de déplacement une importance capitale pour l’agglomération, solutionnée en un temps record par cette fantastique balançoire interurbaine. 250 nouvelles balançoires devraient d’ailleurs se joindre au réseau dans les cinq prochains mois, sans rejet de gaz à effet de serre, et avec les seules émissions de particules  [:-the_unforgiven-] issues des passagers que ce système permet de mettre en suspension à la demande très rapidement. Avec l’enseignement mis en place en interne par la compagnie responsable du réseau, les opératrices comprennent qu’elles peuvent faire voler plus souplement, tout en respectant les horaires, c’est un confort supplémentaire pour les passagers, toujours soucieux de la portée et du délai de l'impact.

 

La balançoire interurbaine est donc une machine de type palintone, offrant une trajectoire notablement parabolique, avec un angle supérieur à 45° par rapport aux toits des immeubles, avant de se rapprocher des trottoirs par marche rétrograde. Pour mettre à jour ses tables de balistique, la compagnie procède à chaque minute à des corrections de vent de travers, selon la température ambiante, la pression barométrique, l'altitude et l'angle de tir. Le parcours du passager est affiché au central opérationnel sous forme de tableaux indiquant la vitesse, l'énergie, la dérive et la distance de ligne du site pour les intervalles de distance choisie. Les coefficients balistique sont calculés à partir de la distance / vitesse de données fournies par le constructeur de la balançoire, négligeant les frottements sur la masse de l’usager (F = -fv²), compte tenu de l’asymptote de la trajectoire, cette dernière étant toujours concave, et dissymétrique par rapport à sa culmination.

  

http://img696.imageshack.us/img696/6919/mspotka8.jpg

 



Message édité par talbazar le 26-05-2011 à 20:29:23
n°26621124
quiet now
Posté le 28-05-2011 à 06:58:16  profilanswer
 

je vais passer pas loin de chez toi dans deux plombes , Pro-Fesseur
tu sais pour les 100 ans de ma mémé [:sat 08:1]
bises

n°26621448
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 28-05-2011 à 09:55:13  profilanswer
 

pour les 100 ans de la mémé à Quiet Now, bonne fête des mères :

 

http://img163.imageshack.us/img163/6282/chaperonsovietvibrocopi.jpg

 

Petit conte à l’usage des enfants des autres qui feraient mieux de dormir.

 

Aujourd‘hui : Le petit chaperon rouge.

 

Il était une fois une pauvre fille de Village, la plus jolie qu’on eût su voir ; sa mère était complètement folle, et sa grand-mère plus folle encore. On appelait cette fille Chaperon Rouge, mais elle s’appelait en réalité Boubouchka Gagarine, née aux frontières du Kuibekistan, du temps où ce pays était sous la férule Soviétique. Sa maman lui avait fait deux très jolis bonnets rouges, et une jolie guêpière rouge avec les drapeaux usés du parti que lui octroyaient les secrétaires de cellule contre certaines positions particulièrement lubriques. Au village, quand on la voyait arriver, on disait : tiens voilà cette petite salope de Chaperon Rouge, octroyée par les secrétaires de cellule, avec son litre de rouge, son nez rouge, ses boutons rouges, et ses drapeaux rouges recyclés. Le petit Chaperon Rouge avait une grand-maman cougar qui vivait seule au plus gros bout de la forêt. La vielle dame, très âgée, ne sortait pas beaucoup de son nouveau compagnon de 15 ans.

 

Un jour sa maman lui dit:

 

« Grand-maman est schizophrène, j'ai fait ce matin, ça fait du bien, ce que ta grand-maman aime tant également, sois gentille, elle est demeurée et vit dans un autre Village. Va donc lui porter ma galette, ce fromage, ce vibromasseur et ce petit pot de vaseline pour qu’elle se beurre. Mais ne quitte pas le sentier car Yuri, ton papa, a vu des voyeurs impérialistes qui rôdaient dans le parc municipal. »

 

Le Petit Chaperon Rouge promit de se méfier puis, au bord de l‘orgasme, elle enleva sa culotte rouge, son bâton de rouge et le mit dans son petit panier. Ne laisse pas de traînées en chemin recommanda la maman. Ne parle à personne sans le faire payer et reviens avant de tomber dans la nuit. Le Petit Chaperon Rouge lui donna un gros baiser et partit en sautillant, à cause du bâton de rouge à lèvres qui s’était coincé. Ors, tout près de là, un capitaliste affamé rôdait dans le parc municipal. Soudain il vit celle qui n’était déjà plus une enfant. Miam! miam! L’autre lui monta à la bouche et il lui lécha les babines en pensant à la succulente orgie qu'il allait faire. Mais pas ici, pensa-t-il. On pourrait me voir de la maison. Il s'approcha de la petite fille d‘âge légal. Bonjour! lui dit-il. Le Petit Chaperon Rouge se mit à jouir en apercevant ce loup tyran des peuples opprimés, mais celui-ci la reprit jusqu'aux oreilles.

 

« Comment t'appelles-tu? »
« Cette petite salope de Chaperon Rouge, octroyée par les secrétaires de cellule, répondit joyeusement l'enfant. »
« Et où vas-tu comme cela? demanda le loup d'une main douce. »

 

Une main si douce que la petite prolétaire se sentit aussitôt repartir.

 

« Je vais chez ma grand-mère, expliqua le Petit Chaperon Rouge, elle a bites contre finances tout au bout du chantier. »

 

Le loup connaissait très bien le terrain du nouveau complexe immobilier illégal en construction.

 

« Excuse-moi, dit-il, je me suis encore pressé. J'ai été ravi de faire en ta connaissance. Eh bien, je veux l’aller voir aussi ; je recommence par ce chemin-ci, et toi par ce chemin-là, et nous verrons qui plus tôt y sera. »

 

 En trame de fond, la banlieue, avec ses codes et ses problématiques, apporta tout d’un coup un supplément d’urgence. S‘emparant du pot de vaseline, le loup se mit à pousser de toute sa force par le chemin qui était le plus court, et la petite fille se vit partir par le chemin le plus long, s’amusant à cueillir ses noisettes, à courir après des papillomavirus, et à faire des bouquets de toutes les fleurs de chanvre qu’elle rencontrait.

 

« A bientôt, mais à sec ! dit le loup, car la conception matérialiste du monde, nous dit Engels, signifie simplement la conception de la nature telle qu’elle est sans aucune addition étrangère. » (Fr. Engels : Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, éd. Allemande, Moscou, p. 60.) »

 

A ces mots, il vole une mob au nez de la B.A.C et s’enfuit dans le parc municipal après avoir repris Boubouchka une dernière fois en utilisant tous les raccourcis, pour arriver bon premier devant la maison de la grand-mère, près de la place rouge. Toc, Toc, il frappa sur sa tête pour montrer qu‘il connaissait l‘état de la vioque.

 

« Qui est là ? demanda la vieille dame, du fond de son congélateur. »
« Le Petit Chaperon Rouge octroyée par les secrétaires de cellule ! susurra le loup qui était, comme ces chiens de Coréens sudistes, très doué pour les imitations. »

 

La bonne Mère-grand schizophrène, qui sortait du frigo parce qu’elle venait de se trouver un peu de mâle, lui cria : « Tire cette nénette par les chevilles et elle chiera  ! s'écria t-elle, toute joyeuse de voir ça. »

 

Le loup tira sur sa quéquette jusqu’aux chevilles et la porte s'ouvrit. La grand-mère sursauta d'excitation, devant cette situation devenue tragiquement poignante.

 

« Laisse-moi la vie et l’envie, supplia-t-elle. Je te donnerai un chèque pour tes provisions. »

 

Mais le loup avait des projets plus urgents, car les passions s‘accommodent mal de la société. Avant de se faire exploiter en devenant guide saisonnier dans un château perdu, il se précipita sur la grand-mère, lui arracha sa chemise de nuit, ses gros bonnets de dentelle, et il s’enferma avec la vieille dame toute la nuit dans l‘armoire. Sans perdre une seconde, il se l’enfila malgré la chemise et les bonnets, puis il la coucha dans le lit, la tira encore et encore dans la couverture de laine jusqu'à son nez, la remit dans le congélateur et épuisé, il attendit. Pendant ce temps, tombée sous le charme du décor enchanteur et la qualité de l’accueil, le vrai Petit Chaperon Rouge arriva avec son panier de provision et un beau bouquet de Cannabis Sativa qu'elle avait prit le temps de sécher. Du coup, elle frappa sur sa tête. Toc, Toc!

 

« Qui est là ? demanda le loup, imitant la voix de régine. »  
« Cette petite salope de Chaperon Rouge, octroyée par les secrétaires de cellule. »
« Tire ton tanga sur tes chevilles et fais moi une galipette! s'écria le loup car ce qui fait la force et la vitalité du marxisme-léninisme, c'est qu'il s'appuie dans son activité pratique, »

 

Boubouchka se haussa sur la pointe des pieds, tira la chevillette du loup qui entra.

 

« Pioche dans ce petit pot de vaseline et viens te coucher avec moi, que je puisse vérifier à mon tour le raffinement de ton hébergement »

 

Toute souriante, les joues roses, la respiration haletante, avec élégance et discrétion, elle se dirigea vers le lit de la vieille grand-mère. Mais en s'approchant elle se dit que, sous son drap, sa grand-mère avait vraiment une drôle de bête ce jour-là. Le Petit Chaperon rouge se déshabille, et va se mettre dans le lit, où elle fut bien étonnée de voir comment sa Mère-grand était faite :

 

« Oh, grand-mère! Tu en as de grands oeufs! »
« C'est pour mieux m‘asseoir, mon enfant! dit le loup en gloussant. »
« Tu en as une grande ! »
« C'est pour mieux la tendre, mon enfant. »
« Ma mère-grand, que vous avez de grands orteils ? C’est pour mieux prendre mon pied, mon enfant. »
« Et dedans! s'écria enfin le Petit Chaperon Rouge. Tu vas grandement dedans! »
« C'est pour mieux te manger, mon enfant ! hurla le loup. »

 

Il tapa ensuite sur son clavier jusqu’à une heure avancée, puis il rejeta la couverture, et chibre en avant, il se précipita vers Boubouchka. Criant de toutes ses forces, elle fit mine de s'échapper vers la porte, mais elle tremblait tellement de plaisir qu'elle n'arrivait pas à s'ouvrir. Ors, Yuri Gagarine, le papa du Petit Chaperon Rouge, coupait du bois tout près de là. Il était le premier cosmonaute de l’histoire Soviétique et du monde tout court. Entendant des cris, le colonel-bûcheron courut à toute allure vers le bus chargé de l’emporter au cosmodrome de Baïkonour, puis il grimpa dans sa cabine Vostock, le 12 avril 1961, à l’âge de 27 ans. Sa trajectoire dura 108 minutes, il s’écria avec justesse, intelligence et grande camaraderie : «  La terre c’est finalement qu’un gros tas de merde plus où moins compostée sur un gros tas de cailloux inertes ». Il n’enfila pas de petits gants pour mieux sentir son manche, mais il expulsa un énorme gaz de ravioles quatre fromages. Ce fut la fin immédiate de la guerre froide et la première vraie détection de méthane d’origine biologique dans une cabine spatiale, par observation minutieuse de sa raie spectrale. Il déboucha sa bouteille de secours et licha un grand coup de vodka pour parfaire les analyses. Expulsé à 7000 mètres en même temps que ses gaz, il finit sa course automatisée dans un champ de betteraves hallucinogènes, et devint l’icône du peuple et véritable champion du régime, malgré les risques encourus d’anorexie.

 

 En arrivant, il aperçut le loup et le Petit Chaperon Rouge qui se traversaient devant la fenêtre. Il se précipita pour leur venir en aide et, d'un coup de hasch libanais, élimina pour toujours compère le loup. Il était temps ! Avec ses griffes, l'animal avait déjà décroché la robe du Petit Chaperon Rouge, ses petits bas rouges et sa médaille orthodoxe de Jésus au recto et Marie au verso. Devinant que la laïcité jouait là sur un terrain complexe, le bûcheron-cosmonaute serra son enfant contre sa propre médaille militaire, lorsqu'ils entendirent des coups frappés dans le congélateur. C'était la grand-mère, bien sûr ! La grand-maman était très heureuse de les voir et les embrassa tous les deux avec une étrange insistance. Le bûcheron envoya donc le loup et la grand-mère très loin dans l‘espace intersidéral. Avant de rentrer dans la capsule, la grand-maman fit promettre au Petit Chaperon Rouge de ne plus jamais  montrer sa chatte à aucun loup, surtout s'il a l'air d’un producteur d’une émission de télé-réalité. Heureusement, la grosse galette de maman, le fromage, le vibromasseur et le pot de vaseline étaient encore dans le panier. Le Petit Chaperon et sa grand-maman s'en régalèrent tour à tour tout en se promettant de se voir plus souvent.

 

« Mais avec des loups plus jeunes cette fois, dit grand-maman cougar ! Car comme disait Mao Zed Ong, nos secrétaires de cellule s'y connaissent en dialectique : lorsqu'ils préparent un rapport pour le présenter à une réunion de la cellule, il leur arrive le plus souvent de consigner dans leur carnet rouge deux points : primo, les succès; secundo, les insuffisances. »

 

http://img221.imageshack.us/img221/1783/cheminducosmoscopie.jpg


Message édité par talbazar le 28-05-2011 à 10:06:48
n°26630358
quiet now
Posté le 29-05-2011 à 13:06:24  profilanswer
 

merci , mon Vieux Bas de Falzard , c'est trés drôle et trés sympa

n°26664468
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 01-06-2011 à 00:06:12  profilanswer
 

Objets fortement secoués

 

Aujourd’hui : La capote Anglaise

 

http://img593.imageshack.us/img593/3679/leclippotka.gif

 

supposé gif qui remue, je suis dèg !

  

Le premier contraceptif enregistré par mes histoires fut un coup de pied latéral dans les roupettes donné à son mâle par la femelle australopithèque pour ne pas concevoir une nouvelle fois un môme arboricole, difficile à faire garder les soirs de virée entre copines. Les conformations anatomiques des singes anthropoïdes sont le même nombre de sexe, collé aux autres doigts dans un bassin de largeur identique, en position verticale. Par observation d’un œuf de Dodo et de leur extrémité extérieure diminuant de temps en temps de volume, par rapport au gorille, les australopithèques devinèrent peu à peu que les narines ne sont pas des attributs sexuels, même secondaires, et que se mettre une écharpe en peau d’ocelot sur le mufle ne protégeait pas des MST. Sautant les millénaires, on sait par l’abbé Julio que l’homme de Cro-Magnon se nouait plutôt la queue avant de l’utiliser pour ne pas encombrer la grotte de ses rejetons et laisser de la place aux ours, qui ne leur donnaient pas d‘enfant. (Etude des deux squelettes A1-A2 encastrés dans la grotte de la Sqwa : découverte d’un nœud de cabestan fossile glandaire, 1886 - p 6520) Plus que le plaisir moral, la douleur physique était donc bien le triste lot de ces ages cruels pour ne pas engendrer. La technique de débitage progresse lentement jusqu’au Magdalénien, puis de plus en plus vite, produisant de nombreuses variations de larmes de jets ingénieux. Les hommes préhistoriques s’attachèrent donc à la queue un manche de bois fixé par des fibres végétales, contre l’avis probable des femmes préhistoriques, qui l‘ouvrirent en son milieu pour inventer le pipeau. C’est ainsi que le Néolithique permit une croissance démographique considérable. Les égyptiens de l’antiquité préféraient se taper des chèvres d’Abyssinie, en moyenne deux par jour, d‘après le Papyrus traduit par les soins du savant auvergnat Louis Vieumoscovite.

 

Il faut parvenir au moyen-age pour découvrir l'origine réelle du condom, inventé par les bouchers des abattoirs de la ville de Condom, au cœur du Gers (traversée par la rivière Baïse, je n‘ai même pas besoin d‘en rajouter !) Ils utilisaient déjà des intestins de chèvres d’Abyssinie pour faire entre eux des bombes à eau, et se détendre entre deux tueries. L’un d’eux eut l’idée d’utiliser des steaks hachés pour se prémunir des maladies vénériennes, mais ce fut un semi-échec, faute de savoir où les mettre. Détournant de son usage l’intestin d’un agneau pour se transformer eux-mêmes en bombes à eau sans se faire piquer par la hiérarchie, ils lui donnèrent le nom condum, choisi par les Anglais comme provenant du verbe latin condere, qui signifie se cacher, le protéger. Rien n’interdisant toutefois aux bombes à eaux de s’aimer, ils découvrirent l’utilité des boyaux de chèvres pour sortir également avec la fille du patron, une véritable bombe de la haute. Pendant que, par vengeance, les égyptiennes modernes tentaient de faire adopter l’usage du crocodile pour remplacer les chèvres d’abyssinie pratiquées par leur mari, les Anglais préféraient faire l’amour tout habillés, par pudibonderie Victorienne et raisons climatiques. Née dans une étude d’avoué, cette fameuse redingote de l’amour bourrée de traces d’ADN d’avocat au barreau eut un tel succès qu’elle traversa la manche, mettant l’accent sur son problème récurent d’étanchéité. Ignorants de l’avancée Occidentale, les japonais en étaient toujours à se faire des tortues ou à se munir de préservatifs en poterie cordée. Si la salopette est une petite salope, la capote anglaise remplaça finalement la redingote, lorsque les Gallois se mirent en tête de se taper des fiacres et des diligences, en utilisant des intestins de chèvres pour ne pas faire de taches, le nettoyage des capotes de fiacre coûtant fort cher, outre le risque de leur faire un enfant non-désiré. On voit que les origines de la Capote anglaise sont plus mouvementées qu’une nuit dans le lit d’une académicienne, même après remise en état de viabilité par injection de botox.

 

C’est l’hévéa (Hevea transexuellus brasiliensis), arbre tropical du Brésil poussant au bois de Boulogne, qui inventa le préservatif de caoutchouc pour ne pas envahir les Serres Royales de Laeken à Bruxelles. Etres vivants, les arbres sont complètement cons et son latex vulcanisé fut plus avantageusement utilisé par l’homme, sous la forme de Mr Goodyear en 1839, qui avait lui même une tête de capote. Vers 1880, le premier préservatif en latex est produit industriellement, mais il faudra attendre les années 1930 pour que son contenu se répande. La capote de la Belle Epoque était garantie cinq ans, lavable et réutilisable par petits groupes, tour à tour spectateurs et animateurs, par ateliers de 45 minutes. La gestion du stress chez les chèvres d’Abyssinie Egyptiennes s’améliore grandement, comme grandit enfin la taille des condoms chez les peuples latins, laissant aux anglais revenir à l’usage traditionnel de leurs courtes redingotes et autres jaquettes, puisque les diligences eurent été remplacées entre temps par des bus à impériale rouges, comme les strings à Madonna. Le réservoir date de 1901 et permit la première traversée automobile du Sahara en toute sécurité. Avant d’arriver à les mettre, on devait cependant signaler les premières capotes en installant devant les chambres à coucher des panneaux de chantier. Depuis, les capotes embellissent agréablement les squares et les parkings, tant aux yeux des habitants qu’au regard des visiteurs occasionnels. Pendant la Seconde Guerre mondial, lorsque les Américains combattirent les électeurs Allemands d’extrême-droite, en 1944, le caoutchouc vint à manquer et les préservatifs furent confectionnés en papier-peint aux couleurs des belligérants. Les premiers distributeurs de préservatifs sont installés dans le désert de Gobie et connaissent un franc succès, surtout comme gourde de secours et parce qu’ils venaient en remplacement des distributeurs de lames de rasoir. En 1957, le tout premier préservatif lubrifié à l’huile de vidange de bus à Impériale est lancé au Royaume-Uni. Lancé à la poubelle, certes, mais l’idée du lubrifiant est reprise par la marque Durex, qui remplace en 1961 l’huile de vidange par de la purée de marrons, la méthode ayant été testé sur de nombreuses souris peu farouches. Rarement inodore, incolore et perceptible, la capote Anglaise protège d’à peu-près tout, sauf des chutes du toit de sa voisine, quand son mari est de retour. Je vous laisse méditer là dessus. Le maire et ses adjoints de la mairie de Troulbled vous inviteront d’ailleurs bientôt sur le thème de la capote à une journée d’accueil, pour une visite guidée de leur patrimoine, profitez-en, surtout pour ce que l’exposition des objets donnera à voir !

 

http://img508.imageshack.us/img508/5277/mspotka9.jpg

 

http://img811.imageshack.us/img811/4386/geocovercopie.jpg

  

       

 

 

 



Message édité par talbazar le 02-06-2011 à 10:36:00
n°26697695
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 04-06-2011 à 12:39:29  profilanswer
 

Institutions inutiles

 

Aujourd’hui : création de la FIOTE (Force d’Intervention et d’Oblitération sur Talus Ennemis)

 

La route est à nous. C’est pour affirmer cette légitime  prérogative humaine sur ses voies de communications que le Kuibekistan vient de se doter d’une armée d’androïdes miniaturisés groupés au sein de la FIOTE (Force d’Intervention et d’Oblitération sur Talus Ennemis), dans le but d’endiguer et de stopper la divagation menaçante des animaux libres sur les principaux axes du pays.  Quelques minutes avant l’attaque des objectifs, les patrouilles de la FIOTE reçoivent leurs ordres sous la forme d’un Task Order, avec indication du cadre tactique, coordonnées, description anatomique de l’objectif et point d’impact désiré. C’est le triomphe du pragmatisme sur l’idéologie de la faune libre. Les actions de la FIOTE sont garantes de la solidité et de la cohérence de son organisation pour gérer toutes actions coercitives de sécurité et neutraliser l’intrus. « Souple comme leur cuir et trempé dans notre acier » reste le mot d’ordre de l’état-major, dont la responsabilisation s’exprime pendant toutes les phases d’une opération, de sa planification à la réalisation de l’objectif. Le point clé consiste à laisser la réalisation de l’effort aux unités androïdes, tant il est vrai que lorsqu’on se sert de la force, il n’est alors plus besoin de la montrer, ce qui assure aux routes un niveau raisonnable de sécurité. La FIOTE, exprimant son devoir de vigilance, est donc en permanence en posture de dissuasion et de sûreté.

 

Une fois l’expertise sollicitée au niveau d’une situation dégradée par la présence d’un animal errant impunément sur la chaussée, la cohésion de la communauté des patrouilles leur permet d’être immédiatement opérationnels, au sein d’une relation dynamique et exemplaire, sur un point précis du dispositif ennemi qu’elles devront attaquer. Une mission qui ne souffre aucune négligence, ce qui offre une réponse unique qui facilite beaucoup la circulation des véhicules. Après mise en place du dispositif et évaluation préalable de la menace, le déploiement sur le théâtre opérationnel s’effectue rapidement pour sécuriser la zone, avec une routine bien rôdée dans ses solutions tactiques.

 

Mais si la FIOTE s’exécute dans un climat de sérénité et de responsabilité interne, au-delà des procédures de destruction pour assurer aux routes leur nécessaire dégagement, rappelons qu’une voie diplomatique de réintégration des fourrés sera toujours offerte par le Kuibekistan aux animaux libres.

 

Attention, images risquant de heurter un public atteint de sensiblerie, ou même jeune :
http://img15.hostingpics.net/pics/764834fiotep1copie.jpg

 

http://img15.hostingpics.net/pics/233314fiotep2copie.jpg
http://img820.imageshack.us/img820/5599/honneurauxanciens.jpg

 

Honneur aux anciens ![/spoiler]


Message édité par talbazar le 05-03-2013 à 09:16:39
n°26712134
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 05-06-2011 à 22:55:59  profilanswer
 

bricolages sulfureux

 

Aujourd’hui :  Comment faire pousser et consommer discrètement de l’Annalbis-Satira.

 

http://img685.imageshack.us/img685/4125/pict0001yq.jpghttp://img89.imageshack.us/img89/3439/pict0004gk.jpg

 


http://img695.imageshack.us/img695/2050/plantdelaculturecopie.jpg

 


 L’Annalbis-Satira est une gramineuse hallucinante originaire des forêts humides du Nicarasil. C’est une plante formidable suintant les habituels formaldéhyde, benzène, sulfure d’hydrogène,  cardiobéryl de stalag 116, mais surtout le GAC, ce fameux alcaloïde hallucinogène qui en fait toute la vertu. Grâce à lui vous oubliez que le monde est méchant, vos ponctions sur salaire, le fait que les gays se marient quand les hétéros divorcent et autres constats déprimants qui ne mènent à rien, mais qui vous empêchent de vivre sereinement. Les tribus locales, à l’instar des Youyoumanis, ont pour coutume de brouter l’Annalbis-Satira sur place, mais la jeunesse occidentale a depuis la guerre de mai 68 prit l’habitude de l’inhaler en fumée, entre autre par les voies respiratoires.

 

Seulement, c’est interdit. Voici une méthode imparable pour cultiver et conserver les vapeurs bénéfiques de cette plante exotique. En premier lieu, il faut utiliser une échelle de couvreur pour grimper sur le toit de sa maison et y semer à la volée dans le conduit de cheminée quelques graines d’Annalbis-Satira. Ces graines vous auront été sans doute complaisamment offertes par un chef de tribu en échange du pucelage de sa fille cadette. Une fois redescendu, vous n’avez plus rien à faire, les fientes d’hirondelles de fenêtre seront suffisantes pour nourrir les jeunes pousses. Toutefois, il est possible de recueillir les eaux pluviales par une dérivation de la gouttière, ce qui facilitera sans doute le démarrage des plantules, surtout au début. En toute discrétion, les plants vont se développer au grand air, en profitant d’un maximum d’ensoleillement urbain tout en restant invisibles de la rue. Vous aurez également installé un volet obturateur au sommet de la cheminée, destiné à boucher le conduit en temps voulu. Lorsque les plants auront atteint la hauteur de 80 cm et que les fleurs seront arrivées à maturité, le principe actif de l’Annalbis-Satira est à son sommet, c’est le cas de le dire. Faites un feu de cheminée léger pour faciliter la dessiccation naturelle, laquelle fera retomber les plants à l’intérieur du conduit, qui vont finir d’y sécher dans les meilleures conditions de lumière et d’hygrométrie.

 

Pour profiter de votre récolte, vous allez refermer le volet obturateur sur l’orifice en assurant l’étanchéité et faire un feu plus soutenu dans la cheminée, avec du bois de cagette. Les fumées imprégnées des vapeurs d’Annalbis-Satira vont suivre le tuyau de dérivation qui mène à la cuve de contention inox d‘un volume de 1600 litres, en communication avec le conduit principal. Vous pouvez insérer le flexible équipé de ses brides de centrage puis fixer le support dans le conduit et monter le pied de tubage. Pour les tubages B22P/B23P, le débouché du conduit existant doit dépasser d’au moins 40 cm du faîtage. Le local où est installée la cuve de contention devra être conforme à la norme NBN B 61002. Un tuyau de pipe vous permettra d’accéder avec modération au contenu de la cuve selon votre désir. Vous voici muni d’un stock conséquent des précieux alcaloïdes, pour environ un an, qui vous permettront de passer en compagnie de vos amis et de tous vos proches d’excellents moments de torpeur navrante. A aucun moment, nul n’aura eu connaissance de votre ingénieux stratagème.

 

Merci Pro-Fesseur Talbazar !

  


Message cité 1 fois
Message édité par talbazar le 05-06-2011 à 23:04:07
n°26721096
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 06-06-2011 à 18:33:06  profilanswer
 

Ne laissez pas pondre vos poules n'importe où, apprenez leur le caniveau !

 

http://img842.imageshack.us/img842/7164/poulecopie.jpg

 

http://img202.imageshack.us/img202/207/bananeokcopie.jpg

 


Message édité par talbazar le 07-06-2011 à 15:44:51
n°26808326
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 14-06-2011 à 23:03:35  profilanswer
 

Bonnes recettes pour mettre dans sa cuisine
 
Aujourd’hui : la choucroute

 
 
 Si l’on veux bien prendre en exemple deux personnes très médiatiques, Adolf Hitler et l’Abbé Pierre adoraient la choucroute. Seulement le premier exigeait d’Eva Braun qu’elle la lui mijote selon la pure tradition Germanique, c’est à dire nue sous son seul tablier de bonniche teutonne ; alors que la pieuse bonne du deuxième faisait à ce dernier chauffer au bain-Marie mère de Dieu une vulgaire choucroute en boite de conserve, en signe d’humilité budgétaire. Je ne sais pas si la bonne de l’Abbé Pierre allait nue sous son tablier, mais je suis certain en tout cas qu’elle en avait un. On voit donc que s’il existe diverses manières d’être people, il existe aussi plusieurs façons de cuisiner la choucroute. Cette préparation à base de chou fermenté serait née en Chine, pays de grande et très ancienne culture, surtout de riz. Lorsqu’ils décidèrent de construire la grande muraille afin de se protéger des vents d’est portant l‘haleine des Japonais, les chinois convinrent d’augmenter leur production d’enfants mâles afin de se fournir d’une main-d’œuvre suffisante, les femmes chinoises de l‘époque n‘étant pas autorisées à pousser des brouettes. Ils multiplièrent ainsi la surface nécessaire à la culture du choux, où naissent les garçons, au détriment des roseraies et des rizières où ne naissent que les sangsues et le virus de la fièvre jaune.  
 
 Ayant augmenté singulièrement leur classe ouvrière, ils eurent parallèlement sur les bras d’énormes quantités de choux qu’il fallut bien consommer. Il y en avait tellement que les constructeurs de la grande muraille finirent par les balancer, feuilles et trognons, par-dessus les murs aux pieds desquels Attila et son armée campaient. Les chinois avaient par ailleurs la manie singulière de pisser par les meurtrières pour se soulager, n’ayant prévu que des sanitaires pour dames sur leur chef-d’œuvre qui est la seule construction humaine visible de la lune, et non pas le contraire. Ors, les choux trempés dans la pisse s’accumulaient en masse dans les casques des Huns, que ces derniers avaient négligemment entreposés au pied du rempart en attendant d’y faire une brèche pour envahir l’Europe. Ce mélange de choux baignant dans l’urine donna naissance à cette délicieuse préparation de Mongol communément appelée choucroute, la croûte qu’il faut bien casser étant le substrat se formant dans un casque à pointe si on néglige de l’agiter. Pour se venger des chinois qui pissaient dans leurs heaumes remplis de choux, les Huns leur coupèrent la bite qui, en tombant du haut des murs, vint enrichir opportunément la fameuse préparation culinaire tant prisée du Fürher et du fondateur d‘Emmaüs.  
 
 Pressés d’arriver à Paris, Attila et ses Huns se remirent tels quels leurs casques sur la tête car il arriva que les Bavarois les combattirent, ainsi que les Autrichiens, les Suisses et les Alsaciens dont les mœurs de l‘époque les portaient au cannibalisme. A chaque fois qu’ils décapitaient un Mongol, ils en profitaient pour déguster les tronches de Tartares lactofermentées au chou de pisse, ce qui soignait par miracle la chaude pisse endémique de leurs armées et les enrichissaient en vitamine C. Ayant rajouté les oreilles de Huns à ce nouveau plat ils l’appelèrent « Kompostkrut », mais ce n’est qu’au XIXe siècle que le mot choucroute apparaîtra réellement, lorsque, pour un goût identique, les Lorrains eurent remplacer les bites de chinois par de petites saucisses jaunes, les oreilles de Huns par de vraies feuilles de chou, le pipi de constructeur de grande muraille par du Riesling et la sueur de front par du sel de Guérande. D’ailleurs, selon l’ouvrage de référence de l’Abbé Julio (Kougelhof-kouglof kougelhopf-kugelhopf-gougelhof et gougelhopf-1952 verset 3, p 312 ), chaque famille alsacienne fit longtemps sa propre choucroute en allant aux selles dans de grandes jarres en terre ou en bois munies d‘un couvercle en bois lesté d‘une pierre appelée la presse domestique. Les jarres sont ensuite fermées hermétiquement avec une goulotte qui plonge dans la chasse d‘eau. Ainsi, l'air ne circule pas mais les gaz de fermentation peuvent s’échapper, au grand dam des voisins. Ensuite, l’Alsacien, qu’il se nomme Brunswick, Krautkaiser, ou Filderkraut aura perdu environ la moitié de son poids et concentré dans sa jarre des sels minéraux, oligo-éléments et vitamines tout en pédalant dans sa choucroute chaque matin, pendant huit jours. Ensuite, il prend la mer pour fuir loin de chez lui, se lave, devient marin et se préserve du scorbut. Pleines de vertus médicinales, la choucroute facilite donc le transit intestinal dont j‘affirme avec la plus grande force qu‘elle découle, mais favorise aussi régulièrement comme on vient de le voir les conflits de voisinage. Si la choucroute est appréciée des Allemands, des Tchèques, des Suisses Alémaniques et des Hongrois, elle est par contre très rarement consommée par les peuples du Sahel, qui savent sans doute fort bien ce qu’ils perdent, ce qui est bête comme chou, vu ce qu‘on a sentit.  
 
 Au printemps 1915 eut lieu la terrible bataille d'Ypres, la fameuse guerre des gaz. Véritablement gavés de choucroute par leur impitoyable état-major, les Allemands baissaient leur froc au signal pour bombarder les Français d’une terrible volée de pets foireux chargés aux clous de girofles, mais surtout de ces cruels nuages de gaz qui firent des ravages chez les poilus, seulement protégés par les petites culottes mouillées de leur marraine posées sur le nez, à la rigueur enduites de bicarbonate de soude. Beaucoup d’Allemands tombèrent eux-même sous leur propre nuage de gaz de choucroute. Finalement n’ayant plus rien à péter de cette terrible guerre, les boches balancèrent leurs marmites vides sur le 2e bis de zouaves et les boyaux Anglais empoignés par la mélancolie et l‘odeur, qui comprirent dans leur chair toute l‘horreur et le danger de cette humiliante gastronomie. Beaucoup de tirailleurs Allemands non encore déchargés couraient ventre à terre, projetant d'immenses colonnes de fumet de choucroute jaune-verdâtre qui obligeaient les choucroutés à battre en retraite pour ne pas mourir asphyxiés. Les cris des assaillants se mêlèrent au barrage roulant de leur artillerie choucrouteuse : « Vorwaerts ! Vorwaerts ! ». L'offensive allemande profita ainsi de son ouverture béante, puis après une semaine de combats féroces et de contre-attaques marquées par de nouvelles attaques au gaz de choucroute, la grosse poussée allemande est enfin arrêtée. Mal employée, la choucroute bavaroise constitue donc une effroyable arme de guerre qu’il est important de digérer avec précaution pour ne pas nuire à son entourage.
 
 Reprenant dans les années soixante l’idée déjà émise par les Huns au Vème siècle, Bardot sublima le chignon choucroute pour en faire un must de la coiffure : une fange longue et floue, une bonne dose de choucroute fraîche déversée sur la tête et le charme fut joué. La belle avait si fière allure dans sa jupe du régime de vichy gonflée à l'aide de jupons empestés!  Mais rappelons que l‘expression « avoir une choucroute sur la tête » n’a rien à voir avec ce qui précède, mais signifie seulement par tradition proverbiale avoir les cheveux ou les poils du pubis de son coéquipier sexuel très frisés. Je vous laisse méditer au-dessus.
 
 
Pour 10 personnes :
 
2 kg de choucroute  
1 oignon de Charlotte  
1 vingtaine de pets de Geneviève  
selles  
1 Paulette enfumée  
1 kg de gros lard dur à cuire  
1 douzaine de Viennoises  
8 gendarmes
1,5 kg de pommes de terre  
25 l de bière blonde  
1/2 l d'eau
 
Préparation : 30 mn  
Cuisson : 80 mn  
Repos : 0 mn  
Temps total : 110 mn

 
Préparation  
 
1 - Préparer l’oignon de la mince Charlotte sur le plan de travail
2 - Faire blondir l’oignon de Charlotte dans sa graisse sans lui laisser le choix.
Réduire le feu sous cette cocotte et y déposer dans le fond son gros bout de lard .  
3 - Faire couler un petit bain rapide. S’occuper des poignées, presser pour essorer et en recouvrir le lard. Répartir également la moitié de pets et de pisse. Ajouter la Paulette enfumée au milieu de ce nid de choucroute et recouvrir avec le reste du petit chou, des épices et les pets de Geneviève .  
4 - Ouvrir une petite bière et fermer la cocotte. Ne pas oublier la soupape. Laisser cuire 1 heure après les premiers chuchotements.  
5 - Après 1 heure, arrêter la cuisson. S’ajouter les pommes de terre et puis chier (on peut les seller légèrement) et refermer aussitôt. Laisser fuir environ 20 minutes selon la grosseur des pommes de terre.  
6 - Pendant ce temps, tremper votre saucisse dans l'eau frémissante des Viennoises. Compter une dizaine de minutes pour une montbéliard, à peine la moitié pour une saucisse de gendarme.
 
Une fois le cuissage terminé, composer de manière à facilement se servir d’un peu de tout.
Déguster aussitôt ou réchauffer pour faire bouillonner le jus.  
 
 


Message édité par talbazar le 15-06-2011 à 08:40:48
n°26822550
quiet now
Posté le 16-06-2011 à 08:13:00  profilanswer
 

talbazar a écrit :

L’Annalbis-Satira est une gramineuse hallucinante originaire des forêts humides du Nicarasil. C’est une plante formidable suintant les habituels formaldéhyde, benzène, sulfure d’hydrogène,  cardiobéryl de stalag 116, mais surtout le GAC, ce fameux alcaloïde hallucinogène qui en fait toute la vertu. Grâce à lui vous oubliez que le monde est méchant, vos ponctions sur salaire, le fait que les gays se marient quand les hétéros divorcent et autres constats déprimants qui ne mènent à rien, mais qui vous empêchent de vivre sereinement. Les tribus locales, à l’instar des Youyoumanis, ont pour coutume de brouter l’Annalbis-Satira sur place, mais la jeunesse occidentale a depuis la guerre de mai 68 prit l’habitude de l’inhaler en fumée, entre autre par les voies respiratoires.


 :D  
chienne de vie , t'avouera


Message édité par quiet now le 16-06-2011 à 08:13:26
n°26825224
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 16-06-2011 à 12:44:00  profilanswer
 

De toute façon, l'amitié vaut mieux que le mariage. C'est pour ça qu'au lieu d'aller sur les sites de rencontre je drague tous les soirs les gonzesses d' SOS-amitié. [:pepe le moco]

n°26831065
quiet now
Posté le 16-06-2011 à 20:49:25  profilanswer
 

Malin , le Pro-fesseur [:daneel17fr]

n°26831592
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 16-06-2011 à 21:24:57  profilanswer
 

SOS suicide, c'est moins bon, trop de mecs qui en plus ne veulent pas s'engager.

 

mais malin oui le coup de niquer en toute amitié = huit jours d'études + un stage ludique aux Bahamas sur la nudité intégrale, afin d'apprendre à mieux connaître l'autre.


Message édité par talbazar le 16-06-2011 à 21:25:40
n°26854651
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 19-06-2011 à 17:58:30  profilanswer
 

SDF célèbres et mains baladeuses

 

Aujourd’hui : Marco Polo

 

Marco Polo est né en 1254 à Venise à l’âge de 17 ans sur la place San Marco, un jour de grande inondation. Sa maman accoucha de lui en compagnie des dauphins, par un mètre cinquante de fond, au milieu des immondices et autres souvenirs pour touristes qui flottaient autour d’elle, comme par exemple les célèbres pigeons Vénitiens noyés. Pour lui éviter un sort tragique, bien que le bébé fût illico baptisé, son père Nicolo le rattrapa de justesse et fit une passe à son oncle Matteo, qui le relança promptement à la mère, laquelle nagea aussitôt vers le quai le plus proche, en inventant la première partie mondiale de water-Polo. Au début, la mère de Marco l’appela logiquement Moïse car il était lui aussi sauvé des eaux, et après qu’elle eut brodé ses initiales sur toutes les brassières de son enfant, Nicolo le père changea d’avis :

 

- Moïse, c’est pas bon et de mauvaise augure, parce que j’ai entendu aux infos que ce prophète souffrait d’une scoliose tardive, à cause des lourdes tables de la loi gravées dans la pierre qu’il trimballait partout dans le désert. En plus c’est le nom que le XX ème siècle donnera à son projet d’écluses pour désensabler la lagune, je préfère l’appeler Marco, en mémoire de sa tante.

 

- Tu te fous de ma gueule, hurla la mère de Moïse en renversant la coupe du deuxième championnat Italien de water-polo posée sur la cheminée. J’ai pas passé toutes ces nuits à broder ses initiales à la lumière d’un bougie pour l’appeler Sergio, ou Picolo, comme ton père.

 

- On peut l’appeler Marco, en souvenir du lieu de son premier bain, comme ça on garde le M de Moïse, et l’affaire est faite.

 

- MP me plait, bégaya la mère en reposant les bouteilles de Chianti qu’elle venait de vider.

 

 Ils prolongèrent leurs plaisirs jusque tard dans la nuit en chantant des cantiques et au matin Nicolo décida de partir en Chine pour exporter là-bas des pigeons noyés. Bien dégagé derrière les oreilles, Marco Polo reçut une éducation particulière car son oncle Mateo allait souvent se promener sur lui au bord de l’eau, afin de lui donner d’utiles leçons sous le pont des soupirs. Les Polo ne vendaient pas que des souvenirs, ils étaient marchands drapiers et travaillaient en plein vent le jeune Marco sous les yeux des passants, tout près de l’éventaire du fourreur. Dans la Venise de l’époque, les charrettes et les moines éclaboussaient les badauds qui rigolaient au milieu des rues étroites et des sombres canaux. Les paysans se pressaient en grande bousculade, d’autre foulaient les draps ou ramonaient les cheminées pour gagner leur journée, on embrochaient les chapons et les commères faisaient bonne consommation de chandelles. Néanmoins, le grand commerce maritime de l’époque entre l’Europe et l’Orient portait surtout sur les épices qui servaient à assaisonner la pourriture des riches et la poudre, déjà bien connue des trafiquants Chinois. Au printemps 1271, donc, Nicolo, Mateo et Marco embarquèrent sur un navire aux cales remplies de pigeons morts à destination de Layas, en Arménie. En raison de l’odeur pestilentielle et faute d’océan disponible, ils durent se résoudre à abandonner leurs bateaux pour emprunter une caravane de chameaux et continuer par voie de terre, préfigurant la future colonisation des Niakwés de l’Indo.

 

En attendant, Marco apprend le goût du luxe et du raffinement, surtout celui de la poudre qu’il consomme abusivement aux bras de filles canons et de Sarrazines elles-mêmes converties, inutile de se voiler la face. Emporté dans son immense voyage, Marco Polo cherche à fuir en plein trip car il est talonné en permanence par son père et l’oncle Mateo, lesquels continuent de l’éduquer au cours de l’harassante expédition qui débute. C’est ainsi qu’ils inventent la première compétition de base-ball et parviennent au pied du Mont Ararat de l’actuelle Turquie, aussi remplie d‘eaux tièdes que le pauvre Marco par son père et son oncle. Ayant gravi de nuit les pentes escarpées, ils découvrent une étrange huile poisseuse que les locaux utilisent pour augmenter la vitesse de croisière de leurs chameaux. Lâchant le morceau de viande qu’il avait dans la bouche, Marco Polo voit un chamelier desserrer la courroie au cou de sa monture, lanière qui le gênait pour tirer à son aise, puis introduire un pistolet dans le fondement de l’animal afin de le remplir de pétrole brut. Remontant en selle avec ses compagnons, c’est à la vitesse moyenne de 140 km/h que Marco Polo parvient sous les murs de la ville de Tauris, en Perse, réputée pour la corruption des élus locaux et ses pierres précieuses. Les chameaux pleurent, tout le monde pleure, on chauffe les cheminées, on s’échange les chandelles. C’est l’aventure sans lendemain dans les grands espaces et le goût de la liberté, pas question de revenir en arrière au milieu des habitants de Tauris qui vont et qui viennent.

 

Après cette entrée remarquée, Marco Polo fait provision par inadvertance de faux vêtements, bijoux, montres, sachant que tout objet dont la valeur est supérieure à la franchise du revendeur devra être déclarée et les droits et taxes douanières acquittés sans aucun abattement. For more information ask the Italian customs authorities.Ayant cumulé les maximas par les membres d’un même groupe pour l’achat d’un même objet, la famille Polo est confrontée au premier choc pétrolier de l’histoire, car les chameaux refusent dorénavant d’avancer. Lourdement chargés, il faut continuer à pied pour rejoindre Kerman. En quittant cette ville, la peur coule dans les bottes de Marco car la troupe est attaquée par de féroces pilleurs de troncs, au cours d’une grave rivalité interethnique. A leur corps défendant, Marco et les siens parviennent à s’échapper, mais l’un des brigands de l’invasion soudaine devait manquer d’hygiène car Marco tombe malade, ce qui l’oblige à rester une année dans les montagnes du royaume de Badakhstan où, au fond d’une yourte* sordide, il apprend à manier le Persan ainsi que l’usage de la langue des Mongoles. Obligé de se mettre dans la peau d’un demandeur d’asile Marco traverse les hauts-plateaux du Pamir, sur des chameaux gonflés au gaz thermogénique secondaire, redevenus vaillants par l’assistance de quelques bons coups de manivelle. La Spezia, chamelle quelque peu décevante reste sur sa disqualification, malgré son habile entraîneur. Kim Du Coq, trotteur dur et concurrent le plus riche du lot, n’a pu suivre le rythme de folie mais reste compétitif pour le podium. Outsider spéculatif. La randonnée dure deux ans, avant de parvenir en Chine en traversant le terrible désert de Takla-Makan, avec une simple et unique chèvre méritante. Entre deux dunes, Marco Polo apprend ainsi beaucoup de l’homme en épiant la nuit, au camp de base. Presque toute l’équipe est ainsi dévorée par un parasite inconnu, et à deux doigts de devenir une larve dépressive sous le soleil de plomb, Marco s’installe à Kan Ciu. Là, il téléphone au roi Kubilaï, pendant que le père et l’oncle font leurs combines douteuses dans le dos de la pauvre chèvre, après avoir déjà parcourus en long et en large des milliers de lieues, produisant une étrange impression grammaticale. Kan Ciu est une cité agréable, remplie de plastiques jaunis, de dépôts d’ordures, de vieilles bouteilles d’oxygène et de tentes abandonnées par des sherpas indélicats, selon la coutume des visiteurs de l’Everest. Resté seul, grandement tenté de céder à une nostalgie pré-coloniale, Marco déambula pendant un an dans les rues au milieu des commerces et des factories, inaugurant l‘espionnage artisanal au profit des Nord-Vietnamiens. Cherchant un lieu pour danser il arriva jusqu’au trône de Kubilaï Khan, petit-fils du célèbre Gengis Khan, fondateur de la dynastie des Mongoles en Chine. Très vite, le Grand Khon, selon la typologie locale, remarque le petit cul de Marco et s’en empare avec toute son armée, avant de faire de lui son conseiller particulier. Les traits forcément marqués par l’entrée au Nirvana du Bouddha Sakyamouni et une immense fatigue, Marco Polo devient l’homme de confiance au chevet du roi puissamment poilu, qui le trimballe au quatre coins du royaume pour lui confier ses petites affaires.

 

Devenu ainsi Marco-trafiquant, l’explorateur Vénitien découvre Pagan la cité aux toits d’or dur. Marco Polo fut le premier visiteur occidental de cette cité du royaume de Siam, dont les habitants se payaient le luxe de se torcher les fesses avec des feuilles d’or. Puis il arrive à Quinsaï, la ville au douze mille cons, à défaut de parcourir le monde sur son PC, ou son portable, avec accès direct à 600 000 horaires aériens. Au contraire, il créé son propre itinéraire de voyage, visitant plus de 68 000 hôtels aux chambres garnies de douces concubines, mange du riz et largue des bombes dans les corridors discrets de Shang Du, le palais d’été du roi, reçoit les aventuriers de la finance dans les couloirs feutrés de Kambaluc, le palais d’hiver, et revient à chaque fois raconter ses exploits à Kubilaï, amateur d’histoires salaces. Grâce à sa politique d’alliance, Marco Polo bénéficie des meilleurs prix sur l’ensemble de ses destinations et devient la référence du voyage d’affaire en Europe. C’est ainsi que par corruption passive il devient gouverneur de la ville de Yangiu, pendant trois ans, en profitant de l‘immunité diplomatique pour sauter les femmes de chambre et trafiquer l‘héro. L’uniformisation des horaires de long-courriers en semaine lui permet de retrouver Nicolo et Mateo, devenus entre temps ethnologues, historiens, écrivains, prédicateurs et nettement plus vieux. Ils ont quitté Venise depuis 22 ans et Marco Polo en a désormais 39. Le père et l’oncle se plaignirent du confort de leur hôtel, qui n’offrait pas la meilleur qualité de service, car ils adoraient combiner affaires et loisirs. Ors, ils durent ensuite par malchance affronter la charge des 12 000 hommes à cheval de la garde personnelle de l’autre Khon au milieu des fastes de sa cour, lorsque l’occasion de revoir Venise se présenta enfin à eux. En effet, Argoun, le roi de Perse et cousin de Kubilaï, veut épouser une princesse Mongole appelée Cocasin, trouvée sur Meetic, chacun ses goûts. Le roi demande à Marco de faire escorte jusqu’en Perse, avec 14 navires, quittant la Chine après 17 ans de pratiques frauduleuses. Ils longent les côtes de Siam, de l’Inde et de Cocasin, faisant mourir Argoun de dépit. La belle sortie de la jungle épousera le fils de ce dernier, sans aucunement craindre la charge des hommes à cheval de sa garde personnelle au milieux des fastes du palais à rêves et surtout à surprises.

 

24 ans après leur départ, ils retrouvèrent Venise, où Mateo se remit aussitôt à courir derrière son neveu au milieu des pigeons noyés, près du campanile de San Giorgio Maggiore, car les Italiens sont très amateurs du baiser en public (il bacio). D’ailleurs, Charles Quint déclarait : « Je parle espagnol à Dieu, français aux hommes, allemand aux chevaux et italien aux femmes. » Comme il avait beaucoup vieilli, l’acquisition d’une nouvelle virole pour sa canne vint en tête des urgences sur la liste du père de Marco, lequel poussa son fauteuil roulant débordant de richesses, de rubis et d’émeraudes qui tombaient des doublures de son caftan. La giclée de son Grand Canal au milieu des petites impasses constitua donc pour l’oncle Mateo un pur instant de bonheur. A la fenêtre de Suzy la coiffeuse, les invectives de sa mère casse-pied chassaient le souvenir de la mère Caspienne, les gondoles infestées d’espions quadrillaient le centre historique de la sérénissime, s’infusant dans les veines de Marco comme une drogue douce, qui conduit à fumer des drogues dures. Justement, le fion atrophié et les poches pleines de bonne dope de Siam, les affaires de Polo n’allaient pas s’arranger. Alors que le froid mordait la lagune, il fut arrêté par la brigade des stups et jeté en prison, par ailleurs bel exemple de gothique fleuri vénitien. Dans sa geôle ornée de marbres colorés et de splendides fenêtres ogivales, il croisa entre les colonnettes nobles et massives un type auquel il dicta ses mémoires, avant que l‘inconnu ne se mette d‘autres idées en tête. Pendant qu’il ajourait sa propre loggia, ce compagnon de taule écrivit donc pour Marco Polo le célèbre « Livre des Merveilles » auquel on doit cet article moins rocambolesque que notre Code Civil.

 

 Seulement, le brave fils de famille en rupture de légalité n’aurait, selon l’ouvrage polémique de Frances Wood intitulé « Did Marco Polo go to china ? » aux éditions Secker & Warburg, jamais visité la Chine, ne mentionnant ni les pieds bandés des Chinoises, ni la grande muraille*, ni l’usage des baguettes, ni le thé* de chine et ne donnant dans sa géniale imposture de pitoyable mythomane romancier en mal d‘exotisme et trafiquant d‘opium, que le nom Perse des villes Chinoises qu‘il mentionne ! Je vous laisse méditer là-dessus. Manquerait plus alors qu’à Monica Belluci de nous avouer qu’elle est une des descendantes cachées de Marco Polo pour finir cet article.

* ( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Cabanons et villages de tantes : La yourte - VOL 1)

 

* ( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Bonnes recettes pour mettre dans sa cuisine : La choucroute - VOL 2)

 

* ( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / Leçons de choses contre-naturelles : Le thé - VOL 1)

 

http://img97.imageshack.us/img97/7661/mspotka10.jpg

 

Pardon pour la pub, mais c'est trop bon !:

 

http://www.dailymotion.com/video/x [...] -neron_fun

 

http://www.linternaute.com/humour/ [...] u=14431317


Message édité par talbazar le 22-06-2011 à 07:41:28
n°26949636
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 28-06-2011 à 18:58:06  profilanswer
 

Le congélateur Muséographique
 
Aujourd’hui : Calvin au bedo. Clemens Ammon, Francfort, 1672 (171 x 116 mm).

 
http://img839.imageshack.us/img839/1773/calvinfumeunpet.jpg
 
http://img832.imageshack.us/img832/4569/mspotka11.jpg
 

n°26963086
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 29-06-2011 à 20:09:57  profilanswer
 

Le congélateur Muséographique
 
Aujourd’hui :Hitler pisse un coup. Affiche 1938.

 

http://free0.hiboox.com/images/2611/55718de5bb9e3169e183199c35ca3355.jpg

 

http://img87.imageshack.us/img87/8436/popoqd.jpg

 


Message édité par talbazar le 30-06-2011 à 12:17:08
n°27349324
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 05-08-2011 à 14:48:00  profilanswer
 

Géographie du comptoir.

 

Section guide du soûlard

 

Aujourd’hui : l‘Italie.

 

De la même manière qu’il n’est pas nécessaire d’adorer les caravanes pour aimer les manouches, on n’est pas obligé de détester les pâtes pour haïr les Italiens. Le pays a sensiblement la forme d’une botte camarguaise, ce qui peut rassurer un instant, mais un instant seulement. Dès que vous passez la frontière, en général située sous un tunnel pour s’éviter le traumatisme brutal de pénétrer ce pays à l’air libre, l’Italie révèle avec une lancinante poésie son caractère inaccessible. Du nord au sud, chaque région s’aborde comme un observatoire à partir duquel on découvre être mieux dans son lit, un jour de solitude muette. En effet, tant qu’il est à pied l’Italien se fait humble et peut se montrer un excellent compère, surtout avec sa sœur. Il est alors certes un peu vif, mais parfaitement honorable. Les choses se corsent, si l’on peut dire, dès qu’il est pris du démon de la mécanique. Le rital peut alors tuer sa mère, ce qui arrive parfois lorsqu’il sort simplement, mais à 90 à l’heure, sa voiture du garage. Que ce soit en zone urbaine ou sur autoroute, conduire en Italie est une forme de suicide et si vous sortez vivant du trafic, l’épreuve endurée vous conduira forcément au suicide. Les scooters innombrables représentent particulièrement bien les derniers chevaliers d’Europe. En cas de rencontre, au cours de trépidants tournois urbains, l’un des deux protagonistes devra obligatoirement sucer le tapis, pourtant les collisions sont assez rares. Cela vient du fait que les petits Italiens apprennent vite. Lorsqu’un gamin de quatre ans croise une calandre d’Alfa Roméo, le conducteur de celle-ci est altéré d’un syndrome d’invisibilité qui l’empêche de voir au-delà de son capot. Le miracle se produit, surtout parce que le gamin comprend rapidement que s’il veut atteindre sa cinquième année, il doit être capable de sauter à pied joint les passages piétons, qui participent au décor des cités, mais ne servent en réalité strictement à rien, tout comme la signalisation illisible, dont les panneaux énigmatiques ont tous le format d‘un timbre poste. Quand à vous, le hérissement de vos poils et de vos cheveux n’impressionnera personne, vous voilà prévenu d‘une circulation toujours spontanée et indécise. L’italien n’est pas piéton, résolument, et si vous pensez que l’on tronçonne une forêt dans la ville à trois heure du matin, détrompez-vous, ce n’est que le bruit des scooters, quads, trials et autres motos aussi dangereux que omniprésents.

 

Tous les Italiens ont dans les yeux la nostalgie d’avoir été un temps les maîtres du monde, et sont les seuls en Europe à pouvoir se vanter d’avoir été fascistes par indifférence. Voilà des gens alliant subtilement speed et nonchalance, capables de commenter la météo locale avec les hurlements identiques à ceux des sauveteurs dans les premières minutes du crash des Twin Towers. Pareillement, ils aboient pour s’excuser de vous écraser les pieds en Italie du nord, et dans le sud, ils pensent que vous n’avez pas de pied, mais que même si vous en aviez, ils auraient une sorte de droit légitime à vous les piétiner. Vous ne visiterez que la campagne, puisqu’en ville se garer est impossible. Si par miracle vous y parvenez, vous constaterez que beaucoup de maisons ont leurs façades peintes de fausses fenêtres par économie, et que toutes les italiennes sont terriblement fières de montrer leur lingerie intime aux fenêtres, en ribambelles agitées par le vent au-dessus des ruelles odorantes. Ce pays est le seul qui pourrait assurer son indépendance énergétique en couplant des alternateurs à ses fils à linge. S‘il pleut un jour, les rues qui transpirent la mélancolie sont désertées pour une semaine entière, et quand il fait beau, l’Italien ne vous demande pas l’heure, mais vous prend votre montre pour vous dispenser des contraintes horaires. La bandouillère de sac portée en travers de la nuque qu’elle cisaille est une invention Italienne, afin d’éviter de se le faire prendre par le passager d’un scooter motivé, surtout aux environs de Naples, royaume incontesté des mafieux et des beaux-pères magouilleurs, garants de l‘instabilité des quartiers sous-intégrés. Votre emprunteur fera alors une prière à la Madonne, pour la remercier de l’aubaine que représente votre carte-bleue. De toute façon, elle ne fonctionnait là qu’une fois sur deux, vous serez sans regret ! Toutes les rues présentent une foisonnante galerie de personnages plus pittoresques les uns que les autres, de la bimbo généreuse aux beaux gosses musculeux. Que l’on soit jeune ou vieux, le pelotage en public est une véritable institution, et les Italiennes aiment montrer leur culotte, y compris aux pigeons des rues, même si ce n’est pas leur métier. Elles adorent qu’on les frappent avec des mots doux, et qu’on les caresse en les injuriant, l’amour à l’Italienne est une chose complexe. Une plongée en apnée au cœur du classicisme baroque, et une bonne occasion de se pencher sur le couple et ses désillusions. Tous les Italiens passent plus de la moitié du temps à regarder la bouche de leur femme, et le reste à mater celle des autres, voir de la vôtre.

 

Effectivement, les Italiennes sont tellement belles qu’elles vous font vomir de suite toutes celles que vous estimiez magnifiques auparavant. Cette heureuse conclusion génétique est le fruit probable du métissage né de l’antique trafic d’esclaves. L’Italienne brisera d’un seul regard le plus blasé, se servant au surplus sans complexe de sa plastique irréprochable, mais vous laissera cependant sur votre faim, sauf à la grimper dans votre Ferrari nouvellement acquise dont les rugissement ne couvriront cependant pas les sifflets admiratifs des mâles environnants, lorsque vous pilerez au feu rouge, seule obligation routière à peu-près respectée des latins. Ces arrêts obligatoires n’empêcheront pas vos suiveurs de laisser à votre encontre des envolées lyriques bien violonées aux intonations épiques et colorées. Rappelons également que l’on se demandera toujours pourquoi Fiat se fatigue à monter autant de clignotants inutiles sur ses poubelles.

 

 En règle générale, la suractivité italienne exerce une telle pression sur vos fonctions naturelles que votre capacité à répondre courtoisement aux innombrables tapeurs de clopes ne peut plus être considérée comme acquise. Les nuits d’hôtel sont perturbées par le fait que tous vos rêves vont comporter 70% des souvenirs de la veille. Stupeur garantie et réveil en sueur, avant de s‘imposer un expresso dans un café aux débats fiévreux. N’allez aux toilettes que si vous ressentez le besoin impératif de réfléchir au sens de la vie. Partout, la nourriture ne coûte pas cher, mais il faut aimer l’huile d’olive, la bouffe de la cantine, les batailles de fraises pourries et les ventres qui grognent. Les pizzas cinq fromages sont d’autre part des spécialités grouillantes de vie, même en sortant du four. Un voyage en Italie apprend à distinguer l’essentiel du superflu, et préférer une semaine de vacances en Indonésie, sans doute après avoir terminé sa course dans un champ de pastèques fraîchement labouré, au bord de la mer turquoise. Vous le saviez pourtant, vous, que la route n’était pas un jeu vidéo et que l’habitacle d’une Porsche n‘est vraiment pas l‘endroit idéal pour apprendre à y jouer de la mandoline.


Message édité par talbazar le 05-08-2011 à 16:04:47
n°27725769
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 10-09-2011 à 14:02:33  profilanswer
 

Les grands barbus

 

Aujourd’hui : Léonard De Vinci (1452 - 1519)

 

http://img64.imageshack.us/img64/7573/leonardsamre.jpg

dessin de Léonard réalisé à l'âge de trois ans. Le génie précoce de l'artiste est particulièrement visible dans le traitement des cheveux.

 

Si Léonard De Vinci avait vraiment été le génie visionnaire que le Louvre imagine, la postérité lui reconnaîtrait sans rancune les inventions du moulin à légume et de la fermeture éclair. Hélas pour nos braguettes le zip bénéficie d’une autre paternité, il faut donc se résoudre à admettre qu’il n’a pas tout inventé, et que la vision joyeuse des braquemards en plein vent ne choquait pas ses contemporaines ( An toutes pars les oiseaux vont, joyeux, desgoyzotans. Vont pleins d‘amour s‘ébaudir, an la forest, sur les eaux. Rions, jouons, et sautons. Esbaton nous-tous à l‘envy de la saison.). La mère de Léonard avait une sœur prénommée Florence dans le lit de laquelle elle accoucha de notre génie, qui est donc né près de Florence, en 1452. Il fut un fils naturel, faute d’avoir encore inventé la fécondation in-vitro, d’un dénommé Pietro di Antonio lui-même fils artificiel, sinon très spirituel, de San Antonio. D’après La Stampa, le génie de Léonard De Vinci fut si précoce qu’il disséqua sa tante Florence enceinte de trois ans pour mettre au point la syllabe accentuée. La personnalité de Léonard recèlera encore pour longtemps bien des mystères aux Lacaniens. Il touchait à tous les savoirs comme à tout le personnel, sans par ailleurs distinction de sexe, de l’atelier d’Andréa Del Verrocchio où ses pauvres parents s’en débarrassèrent finalement en 1469, année érotique. Une certaine sécheresse accompagna cependant dans ce lieu des règles sévères, visible dans la démarche de ses petites amies dont les silences donnaient vérité à leur déception de savoir leur petit Léo aussi pédé qu’un sous-bock de bière Grecque. Le rythme aussi vigoureux que soutenu de son pinceau accentuait déjà celui de ses envies et les répétitions forcenées du maître en génie mécanique se montraient résolument réalistes, avec pour les plus jeunes garçons une valeur certaine d‘avertissement. Les jouvencelles de sa classe avaient beau le traiter par dépit de vilain, de rioteux et de grommeleux, la nature l’avait tellement favorisé qu’il arriva très tôt à l’excellence en compagnie de ses petits copains résignés. Son premier dessein n’était donc visiblement pas de reproduire des gonzesses en robe de soie, mais des mecs à bagouzes. L’année 1473 date son premier paysage à la plume, s’étant certainement collé cette dernière là où l’on pense, en guise d’encrier. En 1476, il se relaxa grâce à un sulfureux procès en sodomie sur la personne d’un jeune étourdi de 17 ans, jusqu’ici je sais donc parfaitement ce que j‘écris. En 1478, il travaille Laurent Le Magnifique et l’on refuse bien entendu d’approfondir la véritable raison d’un tel surnom, puis il offre ses services au duc Ludovic le more, dont le patronyme est encore pire.

 

Etant parvenu sans encombre à l’année 1500, il s’essuie dans son chiffon et tire le portrait d’Isabelle d’Este, marquise de Mantoue, faisant mentir ses obsessions, mais en avouant toutefois avoir réalisé cette huile parce que cette Isabelle ressemblait trait pour trait à son propre père, barbe comprise. Il étudia ensuite longuement les jeunes hommes aux cheveux longs, avant de les croquer superbement pour finalement se retrouver architecte militaire chez son pote César Borgia. C‘est là qu‘il invente le couteau suisse à coupe-ongle intégré et la tenue de camouflage pour travelos Milanais. « Ne me lise qui n’est pas mathématicien », disait-il à ceux qui tâchaient vainement de comprendre les plans de la tente de campagne de François 1, qu‘il venait juste de mettre au poing, malgré les hurlements légitimes du Roi de France, en ignorant qu’un jour je dirais pareil de la moyenne Encyclo. En 1516, l’artiste est partout reconnu et les plus rapides, mais surtout les plus jeunes, se planquent dans les couloirs à son arrivée. Après avoir mis au point quelques techniques en compagnie de Julien De Médicis, le frère du pape Léon X qui lui fila de nombreuses protections*, ce qui nous change de Benoit XVI, Léonard tombe amoureux de François I qui en accepte comme on l’a vu la douloureuse hospitalité. Ivre d’anatomie, Léonard défait ses mâles, dessine des utérus pour faire diversion et déambule dans les couloirs souterrains truffant le manoir du Clos-Lucé, toujours en robe de chambre, pour le plaisir avoué de notre François qui visitait souvent son hôte. Le monarque goûtait fort et goulûment ce dandy Florentin inventeur du tir à la mitrailleuse qui s’illustra si bien en ce temps là dans de nombreux projets de perruques. Les notes de cette époque sont ainsi abondamment couvertes des plaisirs qu’il éprouva alors avec une insouciante, studieuse et visible frénésie. On raconte qu’il prenait même son pied dans les corps de bâtiment en équerre, un comble !

 

Probablement plus timide que con, il loupa cependant le parachute, la centrale nucléaire troisième génération et la clé USB 2, se contentant du cure dent oscillant et de la tringle à rideau télescopique, sans parler de la Joconde, moche à mourir et même pas maquillée, tout juste bonne avouons-le à faire bander les japonais, ainsi que dorénavant les petits chinois hilares de classe moyenne. Si l’on admet la Joconde comme l’unique fenêtre de cette grande sale, on conclue que Léonard De Vinci préféra la laide aux Leds, ce qui fait une phrase. Les rides vinrent ensuite finalement au milieu de son apparence hirsute, et Léonard n’inventa pas ces coûteuses saloperies polluantes et inutiles de dosettes à café, mais concrétisa la vierge, sainte Anne et par-dessus tout l’enfant Jésus, selon sa désormais vieille habitude pulsionnelle. A la vue du codex Atlanticus, que l’on croit carnet de notes, mais qui n’est que le dernier rouleau de PQ de Léonard non utilisé et griffonné par ennui un jour de constipation chronique, on réalise à quel point l’inventeur moderne de la mine anti-personnelle n’a jamais été touché, et c’est sans doute dommage, par la grâce artistique qui colle au fameux rital. Ceci étant dit, « l’étude de tête de femme inclinée » nous fait bien marrer, maintenant que l’on sait ce que je sais, quand on veut bien se donner le plaisir de plonger dans le culte de Mona-Lisa. L’Œil n’est t-il pas chez ce génie précisément la fenêtre du corps humain, avec évidemment un autre truc plus pratique dont certes il abusa à l’œil toute sa vie d‘homme ? Créateur du palais idéal, moins viril sans doute que le facteur Cheval, il fut donc vraiment le maître des canaux en étoiles. Sachant déjà comme beaucoup d’autres choses qu’il me faut bien finir cet article, Léonard De Vinci eut la bonté de mourir. Il le fit avec une douleur irréelle de l’expression de son visage, contrastant avec la force du relief suggéré par les puissantes oppositions entre zones de lumière et zone d’ombre, allongé sur un panneau de bois presque monochrome, recevant de la Confraternité de l’Immaculée Conception l’ordre de se taire à jamais, le 2 Mai 1519, à Cloux, près d’Amboise. Penché sur les draps recouverts de son propre ADN, François 1 étreignit une fois de plus, sans doute de trop, son glorieux débris, en rendant hommage à ce génie qui ne cessait jamais de le surprendre, autant par devant que par derrière. Avec un ultime effort, Léonard se la redresse et François le soulage, avant de l’inhumer en grande pompe à Saint-Florentin d’Amboise.

 

*( La moyenne Encyclopédie du pro-fesseur Talbazar / objets fortement secoués : La capote Anglaise - VOL 2)

 

[:skity:4]

 


copinage confrère et requiem :

 

http://www.youtube.com/watch?v=fEj0NKE8MWs


Message édité par talbazar le 12-09-2011 à 18:50:40
n°27987200
quiet now
Posté le 06-10-2011 à 09:51:57  profilanswer
 

ya une faute à " grande sale " [:dileste3:5]

n°27992704
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 06-10-2011 à 16:40:53  profilanswer
 

ok, ok, alors on en trouve aussi à :
 
Ivre d’anatomie, Léonard défait ses mâles, dessine des utérus...
 
Mais bon, j'avais pas ma lunette, alors j'ai fait comme j'ai pu.

n°28003112
quiet now
Posté le 07-10-2011 à 14:29:33  profilanswer
 

sinon ça va , Vieux Fou ?  :)

n°28003910
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 07-10-2011 à 15:22:14  profilanswer
 

diffamation, police, menottes, prison.

 

le comité de Wikipédia vient de m'appeler pour surveiller ses articles,  j'ai dit ok.

 

je vais les réécrire aussi, mais ça reste entre nous.

 

http://img811.imageshack.us/img811/152/21611610949650246875610.jpg

 


Message édité par talbazar le 07-10-2011 à 15:26:30
n°28107516
Tartyflex
Posté le 18-10-2011 à 01:37:05  profilanswer
 


Cher professeur,
 
Après trois ans d’absence, je retrouve ce topic avec une joie non dissimulée.
 
Je suis impatient de découvrir vos nouveaux articles. Quelle productivité ! quel génie !
 
Quand je pense que pendant ce temps je me suis contenté d’aller faire deux mille cent quatre-douze fois caca. Dieu que le monde est injuste !
 
Enfin, je me réjouis d’avoir de la lecture pour l’hiver et, grâce à vous, je serai moins con au printemps, à temps pour les élections.
 
Je voudrais, une fois de plus, avant de vous quitter, vous féliciter pour l'ensemble de votre œuvre.
 
Cordialement.
 
 
 

n°28116203
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 18-10-2011 à 20:23:00  profilanswer
 

http://img525.imageshack.us/img525/9390/repf.jpg

   


http://img33.imageshack.us/img33/5051/45condomad2xh.jpg

 

Message cité 1 fois
Message édité par talbazar le 26-10-2011 à 07:40:04
n°28119044
Tartyflex
Posté le 19-10-2011 à 01:40:43  profilanswer
 


 
Cher professeur,
 
Je vous remercie pour votre réponse et la magnanimité dont vous faites preuve pour les balbutiements maladroits que j’ai pu commettre naguère. Je n’ai pas votre talent, alors parfois, dans l’intimité, je porte des talons pour oublier. Je n’avais, jusqu’à présent, utilisé mon cerveau que pour planter mes cheveux, son amollissement explique sans doute la chute de ces derniers. J’utiliserai désormais le temps restant disponible à lire vos derniers articles.
 
Je continue de chercher une alternative au bulletin « merde à celui qui lira » que je pourrais glisser dans l’urne et auquel on ne manquera pas de rétorquer « c’est c’lui qui dit qui l’est » alors je reste pour le moment dans l’expectative.
 
Aussi, en attendant une alternative crédible, j’ai décidé de ne plus me couper les ongles des pieds et j’ai invité mon entourage à en faire autant. Cette mesure militante, combinant développement durable, préservation de l’environnement et démondialisation,  permettra le moment venu, une fois les ongles coupés et revendu en poudre sur les marchés asiatiques de sauver les derniers rhinocéros et d’inverser les termes de l’échange avec la Chine.
 
Bon, cher professeur, je dois vous laisser, j'ai la pub à regarder, je ne voudrais par rater celle sur les mycoses vaginales.  
 
Cordialement.
 
Ps: vous direz à ma femme que je l'aime.
 
 

n°28137300
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 20-10-2011 à 19:34:06  profilanswer
 

Médecines et barres parallèles.
 
Aujourd’hui : Les rayons X

 
http://img18.imageshack.us/img18/6792/normalradiozizi.jpg
 
radiographie du zizi de Talbazar : il y a un os.
 
 
 
 Certains corps en connaissent un rayon sur la manière d’être traversés, comme ceux d’Arielle Dombasle et d’Amanda Lear, cités entre autres dans le remarquable opuscule de l’Abbé Julio paru en 1965 : « Les attouchements sous X. » C’est grâce aux rayons X, notamment, qu’il a pu être vérifié que Francis Lalanne pouvait parfaitement marcher sur ses pattes arrières, surtout si on lui enlève ses bottes auparavant. En 1704, Newton énonçait aux Anglais que la lumière blanche superpose l’ensemble des lumières, mais l’on s’aperçoit que compte tenu des noms déjà évoqués, les rayons X font exactement le contraire. Les fameux faisceaux ont été découverts en 1895 par le physicien Allemand Wilhem Conrad Röntgen, alors qu’il cherchait une bonne combine pour mater au travers des vêtements de sa jeune voisine, classant X dès le départ son extraordinaire invention. Au gré de pistes tantôt prometteuses, tantôt illusoires, Wilhem fut obligé de s’enfuir avec ses appareils à bord d’une camionnette rouillée trouvée dans la jungle, puis il ouvrit à Manaus une petite boutique de radio, terminant sa vie édifiante en réparant de vieux postes à galène, tout en renonçant à sa propre quête du réel. Juste avant de mourir, Wilhem Conrad Röntgen prit la tête d’un petit groupe de religieuses pour se rendre dans l’himalaya. Il y monta des montagnes, la mère supérieure, une école et un dispensaire où furent expérimentées les premières applications médicinales des rayons X ; seul traitement ayant le pouvoir de transformer les humains en mutants et de faire apparaître la face cachée des fesses de top models, ce qui promet toute révision future de la théorie du Big Bang. Sur la toute première radiographie de l’histoire, Röntgen va s’apercevoir que la main de sa femme a avalé une bague. Pour ne pas l’effrayer il attendra qu’elle dorme et l’amputera discrètement afin de revendre l’alliance aux moines Tibétains et payer ses faux-frais. C’est également la première opération chirurgicale découlant, voir dégoulinant d’un examen aux rayons X. L’escalade de la mère supérieure vaut légitimement à Röntgen  le premier prix Nobel de physique en 1901. Pour en terminer avec cet historique ionisant, on doit remarquer que c’est la première guerre mondiale qui va permettre de différencier grâce aux rayons X un casque de combattant d’une tête de combattant, et un fémur d’un éclat d‘obus, sans toutefois considération de provenance.
 
  Si Marilyne Monroe fut une blonde magnétique qui fréquenta beaucoup, les rayons X sont quand à eux des ondes électromagnétiques de grande fréquence (10 8 H 2 ), de même nature que la lumière visible, ce qui n’est pas le cas d’Arielle Dombasle. Lors d’une radiographie du corps humain, les rayons X produits par un émetteur s’introduisent dans le corps et passent au travers de tout excepté les souvenirs. Ils sont plus ou moins atténués suivant les organes traversés, analogues cette fois aux orgasmes d’A.D, d‘ailleurs par cet anal logis à la fois source et plaque sensible. Un poumon paraît noir car il absorbe peu les rayons X, surtout si le patient est amateur de cigares Cubains. A l’inverse, soumis à cette longueur d’onde voisine de l’angström les os paraissent blancs car ils les absorbent beaucoup. Normal, diagnostique Amanda Lear dans l’ouvrage de l’Abbé Julio, si l’on absorbe suffisamment, on se met fatalement du blanc partout, rappelant également que de son point de vue seuls les très gros organes peuvent recevoir une exposition positive en cas de pénétration de la matière vivante. Des webcams permettent ensuite un traitement informatique des images obtenues, visibles sur n’importe quel site de boules. En fin de séance, le radiologue ouvrira et fermera lui-même sa valise de billets, sans doute pour ouvrir un orphelinat au Mozambique.
 
 Lorsque i 1 > i 1 limite le rayon lumineux ne change pas de milieu et renouvelle son bail dans le 16ème. Il est réfléchi avec un angle égale à i1 : c’est la réflexion totale, ce qui n’arrivera jamais à notre cobaye Arielle Dombasle. Le rayon incident et le rayon réfléchi appartiennent au plan d’incidence. Si Arielle Dombasle arrive à venir à bout d‘une grille de Sudoku, c’est effectivement un incident, probablement impossible à reproduire. Il n’y a donc aucun danger qu’on accuse cette connaissance d’une mystification du savoir, même si l‘on tient compte de la vitesse de la lumière dans le grand vide (c = 3, 00 x 108 m.s -1). La radiographie et le scanner utilisent des rayons X, passant du minerai de fer en sautant l’étape de la fonte, alors que l’IRM utilise quand à lui des ondes radios subventionnées par l’état, par fine observation des marchés céréaliers.  
 
 Radiographie et IRM n’ont rien à voir avec l’échographie, qui se sert d’une sonde comprenant un saxophone et une trompette aux salves ultrasonores, en plus d’une prudente atmosphère de scepticisme héritée d’une chrétienté partagée. Une fois mis le bébé en état de panique, les ultrasons émis par la sonde sont réfléchis par les muscles et surtout par la graisse qu’ils rencontrent, puis retournent vers la sonde en rompant pour certains l’égalité des chances. On ne peut donc pas faire une radiographie d’un Cheese-Burger, mais il est possible d’en faire une échographie, bien qu’il soit exclu à-priori que votre copine soit enceinte d’un Hamburger. Cela même si vous nourrissez toujours quelques doutes et que la tête de beaucoup puisse faire équivoque. La plupart des échographies sont en nuances de gris allant du noir au blanc, occupant des espaces différents des zones métropolitaines, surtout aux USA. Il est donc impossible de recevoir avec ce système une image correcte d’un fœtus asiatique, mais pas besoin d’échographie pour reconnaître aux Taïwanais une croissance en hausse de 4% en moyenne depuis 2000. Sans compter que si votre bambin est en fait celui du facteur, votre femme n’affichera jamais la couleur, même si vous abusez depuis longtemps de la constante de planque ( h = 6,62 x 10 -34 J.s) Je vous laisse méditer dans la salle d’attente. Nos amis les anorexiques bénissent depuis toujours la découverte des rayons X, eux qui appartiennent tout juste au spectre visible, car il faut reconnaître que la radiographie est la seule et unique invention susceptible de les rendre globalement intelligibles pour un système rétinien normal.
 
 
 
PS : La typo copiée-collée de ce forum ne respecte pas les exposants en provenance de works, donc, les formules de cet article le rendent non-compréhensible, j'ai ainsi grâce à hfr un bon alibi. [:tagazou]  
 
 
 
 

n°28167689
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 24-10-2011 à 06:37:08  profilanswer
 

Le congélateur Muséographique
 
Aujourd’hui : Madeleine traîne sur Meetic. Georges de La Tour (1593 - 1652 )

 
http://img62.imageshack.us/img62/1999/georgesdelatourmadelein.jpg
 

n°28168399
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 24-10-2011 à 10:08:47  profilanswer
 

La vie des Saints

 

Aujourd’hui : Saint Talbazar.

 

Talbazar pasteurisait des brebis qui vivaient dans la crainte du saigneur. Déjà tout petit, il parlait français sans l’avoir étudié. Un jour, il se retira d’une compagne voisine qui gardaient elle aussi ses troupeaux. A la vue de ce spectacle très touchant et parfaitement naturel, un ange se la tint debout devant lui pour s’apporter quelque soulagement, le cœur plein de soupirs. L'ange disparut bientôt après avoir opéré en elle de grandes choses. Quand le président Adrien raviva la persécution contre les crétins, Talbazar fut le premier à dénoncer son voisin, à cause de son ardeur à pêcher des poissons non-conformes. Sa grande piété faisait l'admiration de lui-même. Avant son élévation au ministère évangélique, il voulu faire un master chimie par alternance. A l'âge de dix-huit ans, comme il ne trouvait pas un site classé Seveso 2 pour l’accueillir, ses vieux le sollicitèrent de s'engager dans les liens du mariage. Après quelques années de réflexion, ayant eu la vision de son épouse, il se promit que sa future femme conserverait sa virginité. Il ne se présenta à l'ordination sacerdotale qu'après avoir purifié son arme et s’en alla faire un stage commando à Gaza. Un beau jour il décida d’arrêter de se nourrir car cela le faisait chier, ce miracle convertit certainement plus de cinq cents personnes. Un matin qu'il se rendait au bistrot, Talbazar rencontra un mendiant grelottant de froid ; le bon pasteur le dépouille de son manteau, pour l’envoyer plus vite au paradis. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut sans doute dans un coin du bar et le barman payé au SMIC lui rendit la monnaie. L'ennemi des âmes poursuivit Talbazar jusque devant son lit, et là, lui rappelant les plaisirs qu‘il venait de prendre, dit qu’il n’était pas le dangereux fantôme qu‘il croyait, mais juste le mari cocufié. Après en avoir abusé pendant longtemps, Talbazar renonça donc pour le reste de sa vie à l'usage de son sexe. Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il se fit rôtir le morceau en cherchant à ébranler sa fermeté, le plaça tout brûlant sur les mains de Sainte Faustine, et dit: "O chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise." Comme elle s’en emparait vraiment, il fut délivré sur le coup de cette tentation pour le reste de sa vie.

 

 Fort conciliant quand il s'agissait de sa personne, il se mit à guérir les frigides par ses attouchements, illustrant à chaque fois par ses actes les grandeurs passagères, en parcourant le pays en tous sens pour goûter à ces sources humaines. Il dénonçait avec la plus grande vigueur la mollesse des courts et chaque genre de besoin trouvait près de lui un secours assuré. Toutes les fois qu'on récitait en sa présence les Litanies de la Sainte Vierge en faisant tourner le tarpé de Libanais, Talbazar s'élevait en l'air en contemplation, car son âme était soutenue par une distance du sol considérable. Comme Saint Talbazar visitait souvent de pauvres malades en les approfondissant par des assauts continuels, il était l'objet de leur vénération universelle, mais aussi de nombreuses affectations vénériennes. Pareillement, il se dévoua au service des pestiférés et les évita toute sa vie. En tout temps on le vit suivre par une troupe innombrable de vierges soutenues par des anges, et Saint Talbazar leur montra comment se satisfaire de simples racines crues. L'esprit de pauvreté lui faisait s’emparer des chevaux des autres, qu'il raccommodait lui-même mais pas une pauvre ne sortit de son palais sans avoir reçu quelque soulagement. Les anges descendirent d‘avion et lui rendirent la force et la joie pour de nouveaux combats à l’arme blanche, faisant sauter un bus de touristes au passage, sans jurements, ni paroles inconvenantes. Un matin les païens voulurent le contraindre à sacrifier au soleil, et il acheta contre son gré une splendide villa à Saint Tropez, prévenant le maire de l´amour de Dieu. C’est ainsi que tous virent que les parcmètres obéissaient, dociles et résignés, à sa voix douce et pieuse, mais aussi à ses discrets coups de tournevis. Désormais, marqué par de fréquentes extases, Saint Talbazar se retira dans d’obscures grottes humides pour se consacrer à l’éducation des jeunes filles.

 

Après avoir reçu un avertissement céleste, mais surtout une nouvelle condamnation pour fraude fiscale, il se retourna en prison, dût-il être brûlé vif par les démangeaisons ou dévoré par les bêtes et autres morpions. Menacé de suspension par les poils du pubis pendant un temps prolongé, il souffrit tout avec un courage sublime en payant le geôlier avec le magot qu’il avait planqué pour éviter le supplice. Plus tard, quatre lions lâchés pour le dévorer vinrent se coucher à ses pieds et moururent de l‘odeur. Le juge, effrayé de tous ces prodiges, employa contre lui tous les raffinements de la cruauté en lui refusant par exemple un échelonnement de sa dette au trésor public, car ce qui est à toi est de plus en plus à César. Jeté à nouveau dans un sombre cachot, Talbazar soudoya horriblement, par un pieux défi, la femme de chambre qui lui proposa une fellation presque gratuite. Secouant la tête, il se dépouilla totalement et la fit mettre à genoux prenant la décision qu’il trancha avec une admirable fermeté et paya pour finir une forte caution. Le corps épuisé de la femme de chambre déchiré par les ongles resta toute la nuit exposé mais aucun autre animal n’osa s’en approcher pour en renouveler le supplice.

 

                                                     Ainsi selon l’avis des seins, nos foies se ravivent, à la lecture des Actes héroïques de Saint Talbazar.

 



Message édité par talbazar le 24-10-2011 à 15:19:40
n°28173986
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 24-10-2011 à 19:02:09  profilanswer
 

[:madame mado]


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
n°28174435
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 24-10-2011 à 19:55:23  profilanswer
 


 
Mais Sainte U-boot, comment croire une seconde que tu puisses être passée à côté de cette faute trop aisément pardonnée ?
 
Un jour, il se retira d’une compagne voisine qui gardaient [:smilees:4]

n°28174529
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 24-10-2011 à 20:04:35  profilanswer
 

Alors, tu sais, je ne veux pas travailler tout le temps, voilà.
 
Et ici, je lis, surtout.
 
 [:kulamaker:2]


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
mood
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Posté le   profilanswer
 

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