Histoires véritables de la France métropolitaine.
Section : grands personnages hystériques
Aujourd'hui : Jeanne D’Arc

Jeanne D’Arc fut probablement le personnage hystérique le plus important du premier trimestre 1420. Jacques D’Arc, son père biologique et l‘auteur de ses nuits, avait fort judicieusement épousé sa mère, enfin celle de Jeanne. Il n’avait pas épousé sa mère, mais celle de Jeanne. Il n’eut donc qu’une seule épouse et ne commit aucun Œdipe, nous voilà rassuré. Jacques D’Arc était par déduction un brave mec, qui travaillait dur comme esclave dans un abattoir de moutons, à Domrémy, près de Fasol-Lasido, en Lorraine, bien avant les licenciements massifs de cette région. Ors, la fête de l’Aïd allait battre son plein dans la cité des Lys, et Jacques D’arc redoublait d’ardeur pour massacrer les brebis, afin de toucher sa prime et offrir à Jeannette, sa fille de 17 ans, un exemplaire de la dernière génération de portable Sony.
On disait la petite bergère bonne et pieuse, sinon bonne au pieu, car elle se traitait elle-même de pucelle, tout en se flagellant solitairement dans les champs de colza transgéniques de ses parents. Ayant rencontré Sainte Catherine, Saint Michel et Sainte Marguerite sur le site d’un réseau social de la toile mondiale, elle engrangea leurs numéros persos dans le répertoire de son nouveau portable :
- « Ho, nom de Dieu ! Lui disait Sainte Catherine en double appel, il faut que tu ailles voler au secours de Charles VII, parce que les rosbifs assis sur un siège écoutent aux portes d’Orléans ! »
Comme toutes les ados perturbées, elle écrasa sa clope et fugua de la maison paternelle à force de prières. Hilare, le Sire de Beaudricourt la donna à une petite troupe de soldats dès qu’il l’aperçut. A travers un pays rempli d’Anglaises remplies de capotes homonymes, Jeanne D’Arc arriva à Chinon pour ramper respectueusement devant Charles VII. Se demandant bien comment elle ferait pour le reconnaître au milieu des seigneurs assemblés, elle envoya un SMS à Saint Talbazar, qui lui répondit que le « Roi de Bourges » n’avait qu’une seule couille. La période actuelle imposait en effet des décisions d’urgence pour soutenir l’activité et l’emploi, face à la concurrence déloyale des Anglais. La petite Jeanne suça donc les bites de tous les seigneurs présents, avec la pertinence d’une stratégie bien définie. Il lui fallait soutenir positivement toutes les demandes ainsi exposées. Son dispositif d’amorçage fonctionna si bien, qu’elle reconnu sans mal Charles VII, à qui il manquait en effet le testicule droit. Rendons grâce à Dieu et à tous ses Anges du paradis et de Monaco, Amen.
- « Ha ha, dit Jeanne, en regardant le roi droit dans les œufs, dans l'oeuf, plus exactement, sucer n’est pas tromper ! »
Et puis le roi se rhabilla comme les autres, mais il avait la preuve que Jeanne venait le voir de la part de Dieu. Il se gratta la couille en caressant l’orteil de Jeanne, ce qui n’était pas facile à exécuter :
- « Aurais-tu un projet de création, ou de reprise d’activité ? Car j’ai pour cela des structures spécialisées, soutenues par la Région, afin de te remercier, jeune stagiaire ébouriffée. »
- « J’hésite encore entre TPE et PME, pondit Jeanne en caquetant faiblement. Mais je veux des soldats pour délivrer Orléans, car elle est enceinte de neuf mois.
Plein de confiance en elle, et elle de lui, agréablement soulagé, Charles VII lui confia un panel d’outil financier et surtout une aide directe substantielle, ainsi qu’un porte-avion nucléaire, car le projet de Jeanne D’Arc présentait un fort enjeu sectoriel et territorial. Ayant plus de vingt soldats sous ses ordres, Jeanne put même y adjoindre un apprenti, qu’elle embaucha à cinquante pour cent du SMIC.
Jeanne D’Arc était bien l’envoyée du seigneur, en l’occurrence le roi des Français, ce que les Orléanais durent admettre. Ils riaient pourtant beaucoup, en voyant la pauvre Jeanne engoncée dans son armure, obligée d’utiliser un ouvre-boite pour aller pisser. Elle brandissait aussi une belle bannière publicitaire aux couleurs de la Tante Marie, les tartes qui séduisent toute la famille, maudissant le fait qu’il existât toujours pour les femmes des écarts de salaires et des difficultés de promotion. On lui offrit aussi une belle épée qu’elle se mit là ou l’on pense, comme c’était l’usage à l’époque. N’est pas historien qui veut. Quatre jours plus tard, notre sage-femme délivra Orléans, qui accoucha d’un roi. Ce dernier se fit sacrer dans la cathédrale de Saint-Rémi (Rémi veut te parler, accepte-tu la conversation ?).
Ors, le père de Jeanne avait lancé dans tous le royaume un avis de recherche sur sa fugueuse fille. C’est pourquoi la brigade des mineurs de Lorraine réclama la jeune femme pour la ramener chez elle. Entre temps, Jeanne était devenue majeure. Le roi et les gens d’armes débattirent sur elle d’un consensus. Amatrice de la taille royale, on voit ici que si Jeanne D’Arc pouvait se déclarer encore et toujours vierge, c’est uniquement parce qu’elle était née au mois de septembre. Actrice de terrain, abandonnant à jamais l’activité ovine et arguant du fait que l’abattoir de Domrémy n’était plus aux normes, Jeanne D’Arc continua de poursuive les Anglais avec acharnement.. Elle avait peu de goût, mais beaucoup d’appétit. En se livrant par hasard au pillage de Compiègne, elle tomba sur les mains baladeuses de quelques Bourguignons. Comme les Anglais voulaient depuis longtemps la peloter également, les Bourguignons la leur vendirent, ce qui est un procédé habituel en Roumanie.
En 1431, la pauvre Jeanne fut placée en détention pour prostitution aggravée sur la promenade des Anglais, à Nice. L’évêque Cauchon couchait avec les Anglais, dont c’est l’habitude notoire, et il condamna Jeanne à être placée trois minutes dans un micro-ondes. Cet ami de la ménagère n’ayant pas encore été inventé, on se contenta de la rôtir normalement sur la place du vieux-marché, à Rouen, comme sorcière et hérétique. A cette occasion, elle perdit dix kilos et mourut en prononçant « je sue ». Son portable brûla aussitôt et ses voix s’éteignirent.
Charles VII s’injectait de la morphine, c’est pourquoi il ressemblait tant à l’impôt sur le revenu d’aujourd’hui. Mais en repensant aux cuisses adorables de Jeanne, au velouté de ses petits seins nubiles, il décida de se soigner et de se réveiller enfin de sa coupable indolence. Il chassa les Anglais au calibre 12 et termina la guerre de cent ans, se shootant désormais au patriotisme que Jeanne avait si bien éveillé en lui.
Message édité par talbazar le 26-06-2009 à 14:06:44