pascaldeuxzero It's a gift and a curse. |
Je peux pas répondre pour lui mais on a eu droit en début de mois à quelques articles qui faisaient une sorte de récap grand public des dernières études publiées :
Covid-19 : pourquoi la maladie comporte des risques pour la santé à long terme, même après des formes légères - Publié le 10/04/2022 - franceinfo
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En avril 2021, une première étude de trois chercheurs de l'Université de Saint-Louis (Etats-Unis), publiée par la revue Nature*, identifiait une myriade de problèmes de santé qui touchaient plus fréquemment les personnes ayant eu le Covid-19. Grâce à une vaste base de données de santé de vétérans de l'armée américaine, les auteurs avaient comparé près de 5 millions de non-malades et 77 000 personnes testées positives, à partir du trentième jour après leur infection. Cinq mois plus tard, elles présentaient davantage de troubles respiratoires et souffraient aussi plus de "troubles du système nerveux et neurocognitif, de la santé mentale, du métabolisme, cardiovasculaires, gastro-intestinaux, malaises, fatigue, douleurs musculosquelettiques et anémie" que les personnes au profil similaire n'ayant jamais été testées positives. Même les malades non hospitalisés présentaient ce risque de séquelles.
Depuis, cette base de données a servi à plusieurs études de la même équipe, dont une portant sur les risques cardiovasculaires, publiée en février dans Nature*. "Elle montre un risque multiplié par 1,5 ou 2 sur tous les événements", pas seulement les inflammations cardiaques bien connues chez les malades du Covid-19, observe Ariel Cohen, ancien président de la Société française de cardiologie. Chez les personnes testées positives (plus de 150 000 ont été observées), le risque d'AVC est ainsi multiplié par 1,52 dans l'année suivant l'infection, le risque d'embolie pulmonaire par 2,93, celui de syndrome coronarien aigu par 1,72.
"Au début de la pandémie, on pensait que le Covid-19 était simplement une source de décompensation des risques existants", se souvient Ariel Cohen. C'est-à-dire que des personnes prédisposées à ces problèmes les déclaraient à l'occasion d'une infection par le Sars-CoV-2. Les résultats de ces chercheurs américains sont "une surprise", reconnaît-il.
Si la façon dont le virus entraîne de telles séquelles n'est pas tout à fait claire, l'observation des malades a déjà montré "que le virus attaque la paroi des vaisseaux sanguins", ce qui favorise notamment l'apparition de caillots, explique Olivier Robineau, infectiologue à l'hôpital de Tourcoing (Nord).
Les malades guéris du Covid-19 présentent également un risque plus élevé de développer des pathologies liées aux reins, selon une étude de la même équipe américaine, publiée en novembre dans le Journal of the American Society of Nephrology*. Les données pointent en particulier un risque d'insuffisance rénale terminale multiplié par trois chez les anciens malades du Covid-19 (et par 2,15 chez ceux qui n'ont pas été hospitalisés). En effet, parce qu'il crée des problèmes vasculaires, le virus peut affecter un grand nombre d'organes. "Tous ces organes sont vascularisés. Dès l'instant où la fonction de l'artère est altérée, il y a un risque qu'ils soient atteints", explique le cardiologue Ariel Cohen.
Dans l'esprit du grand public, le Covid-19 est davantage associé à des symptômes comme la perte du goût et de l'odorat. Mais ceux-ci soulignent que le virus touche aussi le cerveau et le système nerveux. Les malades du Covid long rapportent notamment des difficultés à se concentrer et une forme de "brouillard mental". Une étude sur le cerveau de singes infectés par le virus, publiée le 1er avril dans Nature Communications*, montrait des atteintes "pouvant mener [à ces] symptômes neurologiques à long terme du Covid long", y compris chez les animaux n'ayant pas développé une forme sévère.
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"Il faut rester serein", plaide l'infectiologue Olivier Robineau. Les études récentes montrent "un sur-risque indiscutable" de certaines pathologies pour les malades du Covid-19, "mais sur des événements qui restent rares. On ne va pas avoir une épidémie d'embolies pulmonaires." Il rappelle aussi que d'autres éléments, comme le tabac et l'alimentation, sont des facteurs de risque qui pèsent bien plus lourd dans le développement de maladies cardiovasculaires, par exemple.
"Il n'y a pas de raison d'affoler les gens chez qui l'infection s'est résorbée et qui vont parfaitement bien", ajoute Jérôme Larché, référent pour le suivi du Covid long en Occitanie. "Simplement, il faut les encourager à consulter s'il y a un souci." Avant de surveiller toutes les personnes guéries du Covid-19, il faut déjà identifier et orienter celles qui font face à des symptômes prolongés, un "gros challenge", explique-t-il. Une autre priorité "est de rattraper le retard de prise en charge de beaucoup de patients à cause de la pandémie", rappelle le cardiologue Ariel Cohen.
L'étude des séquelles du Covid-19 n'en est par ailleurs qu'à ses débuts. D'autres travaux devront les confirmer et affiner la mesure des risques entraînés par le Covid-19, sur des populations plus représentatives que les vétérans de l'armée américaine, un public plus âgé et masculin que la moyenne.
Ces risques du Covid-19 restent par ailleurs, selon ces mêmes études, proportionnels à la gravité de la maladie : un constat rassurant alors que l'essor du variant Omicron et de la vaccination ont diminué la part des malades sévèrement atteints. Mais pour Jérôme Larché, ce que l'on sait des séquelles encourage à "activer tous les leviers possibles pour éviter d'être contaminé, du vaccin au port du masque". "Le Covid-19 est tout sauf une petite infection passagère et sans conséquences", rappelle-t-il.
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J'attire l'attention d'olive127 sur la dernière phrase.
Midi Libre avait fait sa version : Covid : atrophie du cerveau, risques d'AVC... ces effets recensés sur le long terme, même après une forme légère - Publié le 11/04/2022 - Midi Libre
Bref, troubles respiratoires, troubles cardiaques, troubles neurologiques (perte d'odorat, brouillard mental), troubles vasculaires, caillots et merdes associées (partout quoi, AVC, insuffisance rénale, etc), on commence à voir que le covid entraîne un sur-risque mais sur des événements qui restent rare. Et la bdd d'anciens combatants comporte des biais de représentativité.
Et là, il y a eu une ribambelle de papelards sur des "AVC de l'oeil" ces derniers jours : Covid-19 : troubles de la vision, vaisseaux sanguins bouchés... le virus peut-il causer un "AVC de l'œil" ? - Publié le 18/04/2022 - La Dépeche.fr
Covid-19 : peut-il provoquer un « AVC de l’œil » ? - 18 avr. 2022 - le dauphiné
Covid-19 : quel est ce syndrome méconnu des occlusions dans l'œil, provoquées par une obstruction des vaisseaux ? - Publié le 19/04/2022 - Midi Libre
Covid-19 : Etre infecté augmenterait les risques d’occlusion oculaire - Publié le 21/04/22 - 20minutes
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Selon une étude récemment publiée par des chercheurs californiens dans la revue scientifique « JAMA Ophtalmology », le taux d’incidence des occlusions oculaires serait en augmentation parmi la population ayant contracté le Covid-19
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Une causalité non établie
En se penchant d’un peu plus près sur les résultats de l’étude, avec 65 cas d’occlusion de l’œil sur une telle cohorte, quel crédit accorder à ces conclusions ? Les chiffres observés, certes plus élevés qu’en population générale mais tout de même assez faible, pourraient être dus au hasard ou aux facteurs de risque connus de ces affections. « En partant d’une si grande cohorte, je m’interroge sur la fiabilité de la causalité évoquée, confie le Pr Renard. Cependant, on sait que le Covid-19, tout comme certains vaccins anti-Covid, sont des facteurs de coagulation intravasculaire, explique-t-il. La conclusion selon laquelle une infection Covid entraîne une coagulation de l’artère centrale ou d’une veine de la rétine n’est pas aberrante ».
En revanche, « il n’est pas impossible que la corrélation ne soit pas aussi exacte que ce que les auteurs de l’étude aimeraient », ajoute-t-il. L’étude ne permet d’ailleurs pas de prouver que le Covid-19 est à l’origine de ces cas d’occlusion oculaire, reconnaissent les chercheurs, qui estiment que des études plus larges sur la question sont nécessaires.
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Encore des caillots, dans les yeux cette fois. Mais pas de conclusions solides ou définitives.
Quoi qu'il en soit, de la part du mec qui postait « c'est un rhume, y'a pu rien » il y a 10 jours, voilà quoi.
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