BoraBora Dilettante |
Tout ça parce qu'on passe un peu moins de temps à étudier les gaulois et qu'on n'évoque plus l'Histoire de France uniquement en termes de pays glorieux et lumière du monde.
Citation :
Le problème n'est pas là. Les outils juridiques pour lutter contre les discriminations existent depuis un certain temps déjà. On pourrait se contenter de s'en servir, cas par cas, pour punir les discriminations.
Mais non. Des officines politiciennes se forment dans le but de faire reconnaitre des communautés spécifiques et ainsi grappiller un peu de pouvoir et d'influence politique.
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Outils dont certains sont inapplicables et qui doivent de toute façon changer perpétuellement pour suivre l'évolution de la société. Tu es toujours dans les idéaux, jamais dans la réalité au cas par cas.
Citation :
Que des gens se lèvent pour sensibiliser l'opinion sur tel ou tel problème, rien de plus normal. Le problème vient, comme je le disais, quant les lois ont été faites, mais qu'on passe dans le domaine de la lutte communautariste.
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Donc en gros, ce que tu dis, c'est que les luttes communautaristes d'avant étaient justifiées (donc n'étaient pas des luttes communautaristes, mais de justes revendications citoyennes, que ce soit le MLF ou la SPA) mais que maintenant, ça y est, c'est fini, et si tu réclames quelque chose, t'es un profiteur qui fait passer son identité française au second plan.
En fait, tu es l'essence même du réactionnaire, dans le vrai sens du terme. Tu t'es fixé une "fin de l'Histoire" située dans le passé, et tout ce qui pourra constituer un changement par rapport à cet âge d'or constituera une forme de décadence.
Citation :
Ce qui me fait marrer, c'est que si demain on créait une "White Pride" ou une "Hétéro Pride", ça serait tout de suite qualifié d'immonde nazisme rappelant les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, pour citer le mantra consacré. Enfin, ce serait de toute manière tout aussi ridicule et contre-productif que la Gay Pride
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La Gay Pride a démontré qu'elle n'était pas contre-productive, même s'il y a encore du boulot. Par contre, oui, l'idée d'une "White Pride" ou "Hétéro Pride" serait grotesque. Mais puisque tu préfères faire l'autruche...
Citation :
Encore une fois, un communautarisme en appelle un autre, c'est une spirale sans fin. Au lieu de tenter de dépasser toutes ces différences minimes, on les réaffirme avec force et "fierté", divisant encore plus les gens, les enfermant dans leur petite boite.
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Tiens, là, je suis d'accord sur la "spirale sans fin". Mais contrairement à toi, j'ai conscience que cette spirale a commencé avec la première société humaine et qu'elle est constitutive de toutes les sociétés, y compris la notre depuis toujours.
Citation :
Détrompe toi, les deux s'influencent mutuellement. D'ailleurs, l'un des projets avoués de l'école républicaine de Ferry était d'enraciner la République et de parachever l'union nationale par le jacobinisme culturel et linguistique, ce qui a plutôt bien fonctionné
La République jacobine à la française était un régime très idéologique désireux de remodeler la société, et ça a partiellement fonctionné.
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Sauf que justement l'idée de la République propagée par cette école n'avait rien à voir avec la définition de Renan que tu donnais plus haut.
Citation :
Il ne s'agit pas de nier l'influence de la société sur l'évolution de la République (tu fais allusion à Mai 68, et tu as raison car c'est un excellent exemple), mais ça marche aussi dans l'autre sens
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Pas dans les mêmes proportions, très loin de là.
Citation :
La discrimination positive, réclamée par pas mal d'officines communautaristes, est l'exemple typique
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OK, j'arrête de poser la question. Tu t'opposes au revendications sans avoir la moindre idée de ce qui est demandé, pourquoi et comment. "Ralliez-vous à la République, je ne veux voir qu'une tête !".
Citation :
En primaire, c'est pas étonnant (ces colonies grecques ont eu une influence somme toute négligeables), mais ensuite, c'est évoqué (certes rapidement)[quote]
Dans l'école républicaine des années 50 et 60, il n'y avait pas "d'ensuite". Les origines de la France, c'était le primaire, point barre. Donc tu es en train de dire que l'on passe en fait plus de temps aujourd'hui sur cette période.
[quote]En tout cas, cela n'a jamais été nié. Il n'a jamais été nié que le peuple de France soit issus de nombreuses vagues de peuplements (Celtes, Romains, Grecs, Germains, Vikings, etc etc). Pour en revenir à la conférence de Renan en 1882, il expliquait même que les Français était justement l'un des peuples au sang le plus "mêlé" (je crois que c'est le terme qu'il utilise, si je me souviens bien), et que c'était une richesse
C'est admis depuis très longtemps déjà
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Tu n'as toujours pas compris ce que je disais. D'abord parce que je te parle de l'enseignement de l'époque, pas des historiens. Enseignement qui s'arrêtait de toute façon pour 99% des gosses au primaire. Ensuite parce que "nos" ancêtres sont surtout italiens, portugais, espagnols, algériens, antillais, roumains, polonais etc. Il n'y a pas une personne en France dont l'origine remonte aux Francs, Vikings ou Germains sans se mêler à un moment ou un autre à une autre nationalité.
C'est tout ce que je voulais dire en parlant de cette connerie de "Nos ancêtres les Gaulois", qui en niant la réalité délivrait un message simple : s'il est évident par ton type ethnique que tu ne descends pas des Gaulois, alors tu n'es pas vraiment Français.
Citation :
Il faut différencier culture et religion. Que la France soit un pays de culture chrétienne, personne ne le nie. Mais depuis la Révolution, hormis dans les milieux réactionnaires, être catholique n'est plus la condition indispensable pour être Français.
En revanche, être de culture chrétienne oui, ce qui ne veux pas dire être catholique (à titre d'exemple, je suis athée, mais je suis de culture chrétienne).
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Je ne te parle pas de condition pour être Français, mais d'identité française, ton cheval de bataille.
Citation :
Ce dernier point, évident dans les années 50 et 60, est en train de changer, du fait de l'immigration musulmane. Aujourd'hui, être Français ne suppose plus être de culture chrétienne.
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Non, cela a changé parce que le catholicisme a regressé de manière phénoménale avec l'exode rural et l'augmentation du niveau de vie tandis que l'athéisme ou le "catholicisme culturel" (celui qui n'est qu'une posture) ont augmenté dans les mêmes proportions.
Citation :
J'ai cité cet exemple car on est sur le topic burqa. Un sondage indiquant qu'une majorité de gens se définissent comme Blancs avant d'être Français m'aurait tout autant inquiété
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Expliquer pourquoi tu le cites ne le rend pas plus pertinent et ne justifie toujours pas tes assertions.
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Une nouvelle fois : je prenais juste, au passage, l'exemple de mes grands parents (ce qui tenait plus de l'anecdote, pas de mon argumentaire, ousique tu n'as trouvé que ça à monter en épingle). Je n'ai JAMAIS écrit que les grand-parents maghrébins arrivés en France avaient fait de même.
Je n'ai jamais dit le contraire, et je n'ai jamais parlé de ces grand-parents maghrébins (citant juste l'anecdote des miens, au passage). A la base, je comparais deux choses : l'intégration des petits enfants d'immigrants européens, et celle des petit-enfants d'immigrants africains, je ne comparais pas les grands parents respectifs.
[quote]Je crois qu'on a un gros problème de communication sur cette question. Je n'ai peut être pas été assez clair, je vais tenter de rééxpliquer mon propos
Vis à vis de l'école, la première génération n'est jamais concernée (vu qu'elle arrive à l'âge adulte). On pourrait en effet comparer la volonté d'intégration de ces premières générations (européennes/africaines),(...)
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Parler de volonté sans parler de capacité, très fort quand on compare des immigrés dont la culture était presque identique à la notre et d'autres d'une culture majoritairement dissemblable.
Citation :
ce qui m'a fait citer au passage l'exemple de ma propre famille, mais c'était une remarque au passage, pas le coeur de mon propos, centré sur l'influence de l'école sur les enfants d'immigrés. Je veux bien admettre que d'avoir évoqué la volonté intégratrice de la première génération était un peu HS dans mon propos et a obscurci le débat, vu que tu t'es focalisé sur cette simple remarque et que tu as cru que je faisais un mélange entre le rôle de la famille et celui de l'école
Mon propos initial n'avait rien à voir avec ceci. Je me contentais de parler du rôle de l'école dans l'intégration des enfants d'immigrés, et de faire des comparaisons entre les périodes. Je me doute bien que tu n'es pas d'accord avec moi, mais si au moins on parle de la même chose, ça éclaircira bien le débat
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J'ai bien compris que tu faisais des comparaisons, et c'est toujours un sophisme. Si tu veux faire une comparaison entre des pommes et des pommes, compare l'intégration par l'école d'un enfant espagnol ou italien il y a 40 ans et celle d'un enfant espagnol ou italien aujourd'hui. Il y a un problème d'intégration aujourd'hui avec les gamins de parents italiens ou espagnols ?
Citation :
tu parles bien de cette "France idéale". En effet, cet idéal, c'était un objectif à atteindre. Objectif totalement abandonné aujourd'hui.
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Si tu parles de mondialisme culturel, dont d'universalisme à la manière de Goethe ou Voltaire, alors vive le mondialisme. Si tu parles de mondialisme économique, s'y opposer n'a jamais figuré au programme de la "France idéale". Le mondialisme économique a été développé par l'Occident depuis des siècles. Ce qui a changé, ce sont les bénéficiaires de ce mondialisme. On a eu le retour de bâton et maintenant on l'a dans le cul.
Citation :
Ton propos semblait considérer qu'au sein même de la France, l'identité française ne serait qu'un communautarisme, qu'on devrait considérer à égalité avec les autres.
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Non, c'est simplement une citoyenneté. Pas une identité culturelle. Je peux me sentir plus proche de tel ou tel Anglais ou Italien que de tel ou tel Français pour ce qui est de mes valeurs, mon éducation, mes aspirations, mon quotidien.
Citation :
C'est cette idée avec laquelle je suis en désaccord. Enfin, elle est bien symptomatique de cette époque où le relativisme culturel fait rage, ou on considère qu'au fond tout se vaut, etc.
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Raisonnement par l'absolu : "si ce que je mets au-dessus de tout ne l'est plus pour les gens, alors tout se vaut". Les croyants de tout poil tiennent le même discours avec leur blabla sur l'individualisme etc. Non, tout ne se vaut pas, on n'a simplement pas la même échelle de valeurs.
Citation :
Ce qui m'amène à ton dernier point
J'avoue que j'avais pas comprit ta question dans ce sens. Elle effet, elle est absurde tant la réponse est évidente. C'est comme si tu me demandais d'expliquer et démontrer les axiomes d'Euclide, mais bon. Qu'est-ce qui fait que la France n'est pas la Tunisie ? Pas la même histoire, pas les mêmes origines, pas le même territoire, pas la même langue, pas la même littérature, pas les mêmes arts. Une culture chrétienne et gréco-latine d'un coté, arabo-musulmane de l'autre (et je parle d'influence culturelle, pas de religion, que ce soit bien clai) Qu'est-ce qui fait que la France n'est pas l'Angleterre ? Pas la même histoire, pas les mêmes origines, pas le même territoire, pas la même langue, pas la même littérature, pas les mêmes arts, pas les mêmes conceptions politiques non plus. Une culture chrétienne et gréco-latine d'un coté, une culture chrétienne et anglo-saxonne de l'autre (avec des apports gréco-latins)
J'aurais jamais pensé qu'on puisse me poser cette question, tellement ça me parait uber-![[:master of obvious] [:master of obvious]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/master of obvious.gif) ![[:aslan117] [:aslan117]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/aslan117.gif)
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Justement, ce n'est pas la question que je te posais. Mais tu ne sais pas répondre concrètement à cette question.
OK, donc on va reprendre tes posts depuis le début de cette discussion (je ne quote pas, j'ai la flemme, mais si tu y tiens je peux le faire) :
- Ce qui fait que tu es un vrai Français, c'est que tu mets ton identité française avant tout le reste (religion, famille, valeurs etc.).
- Ce qui fait ton identité française, c'est le fait que tu aimes tout ce qui constitue la culture française.
Donc en gros, ta réflexion sur l'identité française, qui sous-tend tous les remous actuels, se résume à un slogan simpliste de type "La France, tu l'aimes ou tu la quittes".
Et donc, non, on n'est pas sur la même longueur d'onde. J'aime une fraction seulement de la culture française, et dans mon sentiment identitaire compte seulement ce que j'ai connu depuis que je suis en âge de m'en rappeler. ---------------
Qui peut le moins peut le moins.
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