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Auteur Sujet :

• Le Cabinet Nwâr • nainjauneland - Paix & Amour

n°5423504
kolian
Posté le 11-07-2025 à 06:43:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

XaTriX a écrit :


Seul les tatouages d'identification je respecte, surtout ceux d'à côté de chez moi :jap:
 
D'ailleurs c'est vraiment un truc de juif, ça, de se faire tatouer le numéro de leur carte fidélité :o


 

XaTriX a écrit :

D'ailleurs vous savez combien ils ont noté le camp sur Google Maps ?
 
1 étoile.


 
J'aime beaucoup votre humour monsieur xatrix  :jap:


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mood
Publicité
Posté le 11-07-2025 à 06:43:23  profilanswer
 

n°5423505
Profil sup​primé
Posté le 11-07-2025 à 07:19:22  answer
 

gozo le clown a écrit :


Rejet societal de l’église catholique - la baisse de la foi, rend possible ces efforts de customisation du corps  


 
Oui mais ça c’est à la marge.
 
 
Y’a autre chose que je n’arrive pas à définir.
 
Je pense qu’il y a un malaise que les gens essaient de combler en dialoguant avec eux-mêmes via ces tatouages. Ils essaient de se rassurer sur ce qu’ils ont vécu ou envie de vivre. L’écrire quelque part, c’est y mettre une forme de certitude.
 
Comme si l’époque actuelle ne permettait plus d’avoir assez confiance en nous-mêmes, on le concrétise d’une autre manière pour s’en convaincre.
 
C’est beau et faible en même temps.

n°5423506
n0b0dy
Posté le 11-07-2025 à 07:20:43  profilanswer
 

Ptdr


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(Tu) vas faire comme quelques autres énergumènes dans le passé: Faire comme si c'était moi qui était celui qui avait des "problèmes"
n°5423507
La classe ​@ dallas
Adroit Minetteur
Posté le 11-07-2025 à 07:38:41  profilanswer
 


Du coup t as pris rdv pour ton 1er tatoo no ?


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They see me postin', they hatin', alertin' and tryna catch me trollin' dirty
n°5423508
kolian
Posté le 11-07-2025 à 07:43:00  profilanswer
 

il va se faire tatouer le mot clio sur la teub


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n°5423509
Martin2tro​ie
A la droite du Menhir
Posté le 11-07-2025 à 07:57:40  profilanswer
 

Toujours fait mes tatoos à l'étranger  
En général sur un coup de tête  
J'ai l'outline dun flingue sur le bras  
J'ai une ligne (genre juste une ligne de 15 cm sur la cuisse  
 
Les prochains seront dans le même genre  
 
Chercher des significations c'est un mindset de faible d'esprit.


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la nonne est bète a mange du foin et la nonne chié dans le foin et les simps de la nonne mange sa merde (éco reclycle car c’est bio dégradable) - Playgeek LE légende
n°5423512
Rossox
Posté le 11-07-2025 à 08:11:14  profilanswer
 

Putain Wartod, on t'avais dis de pas écouter Livre et de pas aller en Iran ! :o
 
https://www.ouest-france.fr/monde/i [...] 0511e82e11


Message édité par Rossox le 11-07-2025 à 08:11:35

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Rentier 3 à 4 mois dans l'année - Escroc artisan
n°5423513
Edelweisss
Posté le 11-07-2025 à 08:12:15  profilanswer
 

Martin2troie a écrit :

Toujours fait mes tatoos à l'étranger  
En général sur un coup de tête  
J'ai l'outline dun flingue sur le bras  
J'ai une ligne (genre juste une ligne de 15 cm sur la cuisse  
 
Les prochains seront dans le même genre  
 
Chercher des significations c'est un mindset de faible d'esprit.


 
Je comprends pas le tatouage d'une ligne  [:darmstadtium:4]  

n°5423514
Martin2tro​ie
A la droite du Menhir
Posté le 11-07-2025 à 08:14:27  profilanswer
 

Pile dans la dernière phrase du post donc  [:sad frog:3]


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la nonne est bète a mange du foin et la nonne chié dans le foin et les simps de la nonne mange sa merde (éco reclycle car c’est bio dégradable) - Playgeek LE légende
n°5423515
LiamManzie​l
Inactuel
Posté le 11-07-2025 à 08:14:45  profilanswer
 


Credible :o full mépris [:denis_bard:2]


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Need a little time too wake up wake up - Today's the day that all the world will see
mood
Publicité
Posté le 11-07-2025 à 08:14:45  profilanswer
 

n°5423519
gozo le cl​own
Posté le 11-07-2025 à 08:52:42  profilanswer
 


 
Peut être une marque d’affirmation identitaire - la société française se disloque en continu, comme expliqué dans le livre l’archipel français  
Et donc un tatouage pourrait marquer l’appartenance du porteur à un îlot?

n°5423520
zeroz
ㅤㅤ ✭┈ nil volentibus arduum ┈✭
Posté le 11-07-2025 à 08:59:29  profilanswer
 

Ouai les valeurs de la république toussa

 

tout fout le camp ma bonne dame

 

[:hephaestos]

n°5423521
philibear
Orbital Bacon
Posté le 11-07-2025 à 09:15:24  profilanswer
 

Oué, se faire des nœuds au cerveaux à propos de gamineries impulsives


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Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°5423522
b2g
Posté le 11-07-2025 à 09:41:34  profilanswer
 

n0b0dy a écrit :


Khalamite ?


haha


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Are you ever free, is this something that you understand
n°5423525
ver de vas​e
Posté le 11-07-2025 à 09:44:37  profilanswer
 

Martin2troie a écrit :

la 37,5 de feuillate qui attend patiemment


 
pas ce que j'aurais choisi :jap:
 
mais si tu y trouves ton compte :jap:

n°5423526
ver de vas​e
Posté le 11-07-2025 à 09:46:20  profilanswer
 

Coup de coeur champenois du moment : Alain Suisse.
 
Petit producteurs sur la vallée de la Marne qui fait des choses délicieuses, beaucoup d'extra brut et de brut nature qui correspondent parfaitement à mon goût (pas fan des vins trop sucrés).
 
La cuvée 381 est esseptionnelle :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par ver de vase le 11-07-2025 à 09:50:35
n°5423528
Edelweisss
Posté le 11-07-2025 à 10:08:25  profilanswer
 

On en parle de ceux qui passe la soirée à parler de leur course et de leur D+ comme s’il n’y avait que la CAP dans la vie  [:massys]

n°5423529
n0b0dy
Posté le 11-07-2025 à 10:09:10  profilanswer
 

ver de vase a écrit :

Coup de coeur champenois du moment : Alain Suisse.
 
Petit producteurs sur la vallée de la Marne qui fait des choses délicieuses, beaucoup d'extra brut et de brut nature qui correspondent parfaitement à mon goût (pas fan des vins trop sucrés).
 
La cuvée 381 est esseptionnelle :jap:


On est plutôt sur du minéral ?


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(Tu) vas faire comme quelques autres énergumènes dans le passé: Faire comme si c'était moi qui était celui qui avait des "problèmes"
n°5423531
Loulilol59
Aspirant chômeur
Posté le 11-07-2025 à 10:31:55  profilanswer
 
n°5423532
b2g
Posté le 11-07-2025 à 10:34:56  profilanswer
 

caprisun en bas du bloc icittent
 
tvb


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Are you ever free, is this something that you understand
n°5423533
ver de vas​e
Posté le 11-07-2025 à 10:35:36  profilanswer
 


 
Je n'ai pas accès à l'article tu peux l'envoyer ?
 
De ce que j'ai vu de connaissances ayant fait un parcours en restauration, le CAP c'est vraiment le minimum du minimum de ce que tu apprends. La vraie formation se fait en cuisine, dans les stages / le parcours professionnel.  
 
C'est un métier d'artisanat à l'ancienne où c'est l'apprentissage, le compagnonnage qui forme, pas l'école.

n°5423534
kolian
Posté le 11-07-2025 à 10:43:52  profilanswer
 

ver de vase a écrit :


 
Je n'ai pas accès à l'article tu peux l'envoyer ?
 
De ce que j'ai vu de connaissances ayant fait un parcours en restauration, le CAP c'est vraiment le minimum du minimum de ce que tu apprends. La vraie formation se fait en cuisine, dans les stages / le parcours professionnel.  
 
C'est un métier d'artisanat à l'ancienne où c'est l'apprentissage, le compagnonnage qui forme, pas l'école.


 
 
Comme au final pas mal de job...


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n°5423535
Martin2tro​ie
A la droite du Menhir
Posté le 11-07-2025 à 10:44:54  profilanswer
 

Yes j'aimerais lire l'article complet.  
 
 
J'ai du mal à voir ce que sont les demandes actuelles des clients ?  
 
Je suppose qu'en CAP Cuisine on t'apprend les sauces, les découpes et autres trucs techniques (j'ai un livre comme ça chez moi). Et que la tendance actuelle c'est de faire des smash burger à 16 balles ou des pizzas avec trois morceaux de mozza à 18€.


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la nonne est bète a mange du foin et la nonne chié dans le foin et les simps de la nonne mange sa merde (éco reclycle car c’est bio dégradable) - Playgeek LE légende
n°5423536
hyca
Vraie personne certifiée
Posté le 11-07-2025 à 10:45:24  profilanswer
 

c'est clair vu que j'imagine que le CAP envoie autant en cuisinier de cantine que sous chef
et oui en effet paywall

n°5423537
kolian
Posté le 11-07-2025 à 10:46:08  profilanswer
 

Martin2troie a écrit :

Yes j'aimerais lire l'article complet.  
 
 
J'ai du mal à voir ce que sont les demandes actuelles des clients ?  
 
Je suppose qu'en CAP Cuisine on t'apprend les sauces, les découpes et autres trucs techniques (j'ai un livre comme ça chez moi). Et que la tendance actuelle c'est de faire des smash burger à 16 balles ou des pizzas avec trois morceaux de mozza à 18€.


 
 
Vu la source, j'aurai plutôt pensé à des produits locaux/de saison/sans gluten/végétarien :o
 
Alors qu'au final ca se résume à la poche métro :o


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n°5423539
Martin2tro​ie
A la droite du Menhir
Posté le 11-07-2025 à 10:47:18  profilanswer
 

https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSnqP2aeDkpJEXIqyLVHiwWwEvTfnS0hoqCww&s


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n°5423540
XaTriX
Posté le 11-07-2025 à 10:48:30  profilanswer
 

Ascio a écrit :

Pourquoi les femmes nous cassent les couilles avec la lunettes des toilettes ? Je ne trouve absolument aucune raison rationnelle, on pourrait en faire de même en leur demandant de nous la lever ( :o ) si on voulait les faire chier.

 

GE KOMPRAN PO


Ma dernière théorie est que ça n'est pas hygiénique de laisser l'eau à libre associé à une légende urbaine quelconque.  


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[:dawa]
n°5423541
philibear
Orbital Bacon
Posté le 11-07-2025 à 10:48:36  profilanswer
 

ver de vase a écrit :

 

Je n'ai pas accès à l'article tu peux l'envoyer ?

 

De ce que j'ai vu de connaissances ayant fait un parcours en restauration, le CAP c'est vraiment le minimum du minimum de ce que tu apprends. La vraie formation se fait en cuisine, dans les stages / le parcours professionnel.

 

C'est un métier d'artisanat à l'ancienne où c'est l'apprentissage, le compagnonnage qui forme, pas l'école.

 
Martin2troie a écrit :

Yes j'aimerais lire l'article complet.

 


J'ai du mal à voir ce que sont les demandes actuelles des clients ?

 

Je suppose qu'en CAP Cuisine on t'apprend les sauces, les découpes et autres trucs techniques (j'ai un livre comme ça chez moi). Et que la tendance actuelle c'est de faire des smash burger à 16 balles ou des pizzas avec trois morceaux de mozza à 18€.


  
kolian a écrit :

 


Vu la source, j'aurai plutôt pensé à des produits locaux/de saison/sans gluten/végétarien :o

 

Alors qu'au final ca se résume à la poche métro :o


:D Il se plaint de l'absence de prises en compte de tout ça dans la formation, oui

Message cité 1 fois
Message édité par philibear le 11-07-2025 à 10:49:00

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Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°5423542
XaTriX
Posté le 11-07-2025 à 10:48:47  profilanswer
 

Et bonjour du pieu


---------------
[:dawa]
n°5423543
apfel
Posté le 11-07-2025 à 10:51:05  profilanswer
 

Spoiler :


 
Notre journaliste a suivi un CAP cuisine : les coulisses d’un diplôme en décalage avec les tendances gastronomiques et les enjeux environnementaux

Après un an de cours à distance pour obtenir son diplôme de cuisinier, Léo Pajon s’étonne que la formation corresponde si peu aux attentes actuelles des clients.
 
 
Travailler comme journaliste gastronomique consiste souvent à explorer les restaurants côté salle ou à interviewer des chefs. A l’été 2024, j’ai décidé de passer mon certificat d’aptitude professionnelle (CAP) cuisine pour comprendre comment ces derniers sont formés. Sans me douter du fossé, voire du canyon, qu’il peut exister entre cet apprentissage et les attentes des clients actuels.
 
Plusieurs voies sont possibles. Etant un peu trop âgé pour le lycée hôtelier, pas assez investi pour intégrer une école privée − la formation postbac d’un an chez Ferrandi coûte 9 700 euros −, ni demandeur d’emploi pour être retenu dans des cours du soir, j’ai répondu favorablement à une proposition de L’Atelier des chefs. J’ai pu suivre des cours à distance − 2 090 euros pour l’accès à une plateforme Internet. Damiano Lanni, chef rigoureux et responsable pédagogique de certains cours réalisés en direct, est devenu mon maître à penser. J’ai complété cet enseignement en ligne par une lecture appliquée de La Cuisine de référence, de Michel Maincent-Morel − édité par BPI en 1995 et constamment republié depuis. Cette bible des étudiants détaille les techniques culinaires de base sur fond de photos aux couleurs fanées.
 
 
Au lendemain de l’examen, et au bout d’un an de cuissons à l’anglaise, de fonds blancs et de pâtes feuilletées (pas toutes ratées), je mesure un peu mieux la somme colossale de travail nécessaire pour devenir un bon professionnel. J’ai énormément appris. J’ai aussi vu à quel point cette formation, indépendamment de l’enseignement dispensé par L’Atelier des chefs, est en décalage avec les tendances gastronomiques ainsi que les enjeux environnementaux et humains contemporains.
 
D’abord, j’ai été très surpris par le côté désuet de nombreux plats de référence. De la macédoine (triste rappel de la cantine du collège) à la mystérieuse mousseline de merlan arlequin, j’avais parfois l’impression d’embarquer avec mon tablier dans une machine à remonter le temps détraquée. Les recettes abordées sont centrées sur le patrimoine français métropolitain. Pas de colombo ou de rougail au programme. Presque pas non plus d’incartades italiennes, japonaises ou africaines, quand bien même les pâtes ou le couscous sont aujourd’hui enracinés dans nos cuisines. Certaines techniques essentielles pour qui veut monter son restaurant aujourd’hui, comme la fermentation ou la cuisson sous vide, sont tout simplement absentes.
 
 
Plus problématique est le rapport à la saisonnalité et au local. J’ai travaillé une salade méli-mélo d’été (concombre et tomate) en hiver et pioché allègrement dans du chocolat, de la vanille ou de l’ananas. « Nous aussi avons appris à tailler des courgettes et à préparer de la sauce espagnole, dérivée de la sauce tomate, en novembre, m’a confié Léo Giora, un étudiant de l’école Ferrandi qui passait l’épreuve pratique du CAP avec moi. Mais comme la formation a lieu de septembre à avril, on est bien obligés de faire du hors-saison. Ce qui compte, c’est d’avoir des intervenants qui nous sensibilisent quand même aux enjeux de la saisonnalité, et au respect des produits. »
 
Le gaspillage alimentaire est malheureusement de mise. On apprend toujours, par exemple, à tourner des légumes : c’est-à-dire éplucher et tailler une carotte ou une pomme de terre pour que chaque unité soit précisément de la même taille et que l’ensemble cuise de manière uniforme. Ce rapport maniaque au végétal occasionne des monceaux de déchets dont la valorisation, dans un fond de sauce, par exemple, nécessite réflexion et organisation. Raison pour laquelle la pratique est généralement abandonnée à la sortie de l’école.
 
Suprême de poulet au chorizo
L’enseignement de la pâtisserie n’est pas plus vertueux. « Durant ma formation en cours du soir, j’ai été choquée par le gaspillage, se souvient Pauline Sotto, qui, après avoir passé son CAP pâtissier en 2018, a ouvert le restaurant et traiteur Fortune, à Paris. Je me souviens que lorsqu’on réalisait un fraisier, on jetait toutes les queues de fraise qui auraient pu nous servir, en sirop, pour parfumer la génoise. Idem lors du travail des agrumes : les écorces, sublimes lorsqu’elles sont confites, étaient jetées. »
 
Enfin, si l’on veut satisfaire une clientèle flexitarienne, végétarienne et a fortiori végane, mieux vaut chercher une autre formation : les plats contiennent quasiment toujours une protéine animale. « L’enseignant a une liberté pédagogique, tempère Cécile Hatchuel, professeure de cuisine dans un lycée professionnel en banlieue parisienne. Personnellement, je n’ai fait travailler que trois fois de la viande cette année, et j’ai sensibilisé mes jeunes élèves, qui apprécient plutôt les kebabs et les burgers, au végétarisme. Un nouveau référentiel du CAP cuisine a été mis en place en 2024 par le ministère, encourageant notamment à végétaliser l’alimentation. Mais l’enseignant, du moment qu’il transmet les compétences de base, peut plus ou moins prendre en compte ces orientations. Ainsi, j’ai entendu un confrère estimer qu’un millefeuille à la tomate et au crabe était un plat végétal. »
 
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Bérangère Fagart et Olivier Roellinger, chefs cuisiniers : « Aujourd’hui, en gastronomie, on ne peut plus dissocier le plaisir de l’éthique »
 
Dans le cadre de l’examen, j’ai passé en juin deux épreuves écrites (coefficients 1 et 4) portant autant sur la compréhension d’un bon de livraison que sur l’attitude à adopter en cas d’accident sanglant en cuisine. Mais c’est l’épreuve pratique (coefficient 14) qui constitue le plat principal redoutable du CAP. C’est ainsi que je me suis retrouvé un matin, charlotte bien vissée sur le crâne, dans les locaux de l’école Ferrandi. Mon sujet : tartine de caviar d’aubergine, brunoise de légumes, suprême de poulet au chorizo et risotto façon paella.
 
La vingtaine de camarades à mes côtés, presque tous étudiants de l’école, ont poussé un soupir de soulagement : rien d’insurmontable techniquement. Après un temps de planification de la réalisation des plats (extrêmement important), me voilà pour la première fois dans une cuisine professionnelle. L’épreuve, pour moi, a donc autant consisté à trouver les culs-de-poule, les chinois et le fonctionnement des plaques de cuisson qu’à réaliser les recettes. Nous avons charbonné dans une atmosphère étouffante, la canicule s’ajoutant à la chaleur issue des plaques et des fours, sous le regard constant des examinateurs, pendant près de quatre heures, avant de passer un bref entretien avec le jury. Je connaîtrai mon résultat trois semaines après cette épreuve, qui m’apprendra que je suis reçu, avec mention.
 
Alors que la toxicité du secteur est dénoncée depuis plusieurs années (lire à ce titre Violences en cuisine. Une omerta à la française, de Nora Bouazzouni, Stock, 342 pages, 21,50 euros), certains comportements m’ont par ailleurs interrogé. Après avoir houspillé les candidats présents pour nettoyer la salle en fin d’épreuve et lancé quelques blagues grivoises, l’un des chefs nous encadrant m’a pris dans ses bras pour me faire un câlin. L’embrassade m’a fait sourire sur le moment, mais au cours de quelle autre épreuve un examinateur se permet-il un tel rapprochement physique ?
 
Aujourd’hui, je comprends un peu mieux les coulisses des cuisines mais aussi pourquoi nombre de diplômés se détournent de la restauration ou tentent de créer des contre-modèles s’appuyant sur des relations plus saines.
 
A partir de l’année scolaire 2025-2026, il faudra réaliser quatorze semaines de stage en entreprise pour valider son CAP. « C’est un plus pour l’apprentissage, mais cela va décourager beaucoup de candidats libres qui ne peuvent pas prendre autant de congés sans solde », regrette Nicolas Bergerault, l’un des fondateurs de L’Atelier des chefs. Il restera néanmoins la possibilité de passer (sans stage) un titre professionnel de commis de cuisine. Un diplôme certes un peu moins coté, mais aussi enrichissant et également reconnu par la profession.
 


 
J'avais des collègues qui avaient passé un CAP Patisserie, pendant le covid j'avais pensé au CAP Cuisine mais j'ai pas été plus loin qu'acheter "La cuisine de référence" et réaliser quelques recettes..

n°5423544
denzel was​h in town
Posté le 11-07-2025 à 10:54:22  profilanswer
 

Bonjour topic

 

Week-end de 3 jours fortement attendu ici

n°5423545
denzel was​h in town
Posté le 11-07-2025 à 10:54:41  profilanswer
 

La chanteuse de superbus est quand même superbonne

n°5423546
Martin2tro​ie
A la droite du Menhir
Posté le 11-07-2025 à 10:54:50  profilanswer
 

Citation :

Les recettes abordées sont centrées sur le patrimoine français métropolitain. Pas de colombo ou de rougail au programme. Presque pas non plus d’incartades italiennes, japonaises ou africaines, quand bien même les pâtes ou le couscous sont aujourd’hui enracinés dans nos cuisines.  
 
 
Plus problématique est le rapport à la saisonnalité et au local. J’ai travaillé une salade méli-mélo d’été (concombre et tomate) en hiver et pioché allègrement dans du chocolat, de la vanille ou de l’ananas. « Nous aussi avons appris à tailler des courgettes et à préparer de la sauce espagnole, dérivée de la sauce tomate, en novembre, m’a confié Léo Giora.


 
L'horreur quasiment le nazisme.


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n°5423547
Martin2tro​ie
A la droite du Menhir
Posté le 11-07-2025 à 10:55:13  profilanswer
 

denzel wash in town a écrit :

La chanteuse de superbus est quand même superbonne


 
Gueule de parisienne cokée


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n°5423550
kolian
Posté le 11-07-2025 à 10:56:26  profilanswer
 

Martin2troie a écrit :

Citation :

Les recettes abordées sont centrées sur le patrimoine français métropolitain. Pas de colombo ou de rougail au programme. Presque pas non plus d’incartades italiennes, japonaises ou africaines, quand bien même les pâtes ou le couscous sont aujourd’hui enracinés dans nos cuisines.  
 
 
Plus problématique est le rapport à la saisonnalité et au local. J’ai travaillé une salade méli-mélo d’été (concombre et tomate) en hiver et pioché allègrement dans du chocolat, de la vanille ou de l’ananas. « Nous aussi avons appris à tailler des courgettes et à préparer de la sauce espagnole, dérivée de la sauce tomate, en novembre, m’a confié Léo Giora.


 
L'horreur quasiment le nazisme.


 
Parfaitement, tous des  [:pablo escrobarbe:3]  
 
Je me demande si le "journaliste" mesure à quel point il est bête dans ses propos...


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n°5423551
denzel was​h in town
Posté le 11-07-2025 à 10:56:34  profilanswer
 

T’es de la jaquette mon tintin  [:raviren183:9]

n°5423552
Martin2tro​ie
A la droite du Menhir
Posté le 11-07-2025 à 10:58:17  profilanswer
 

kolian a écrit :


 
Parfaitement, tous des  [:pablo escrobarbe:3]  
 
Je me demande si le "journaliste" mesure à quel point il est bête dans ses propos...


 
J'aime beaucoup l'échelle de pensée.  
 
Pas de couscous dans la formation mais plus problématique: des courgettes en hiver.


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n°5423553
denzel was​h in town
Posté le 11-07-2025 à 10:58:53  profilanswer
 

n0b0dy a écrit :


Khalamite ?

  

[:paul frogba:5]

n°5423554
kolian
Posté le 11-07-2025 à 11:00:09  profilanswer
 

Martin2troie a écrit :


 
J'aime beaucoup l'échelle de pensée.  
 
Pas de couscous dans la formation mais plus problématique: des courgettes en hiver.


 
 
D'ailleurs, j'espère pour ce journaliste qu'il ne consomme que des produits de saison et local quand il va au resto :o


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n°5423555
denzel was​h in town
Posté le 11-07-2025 à 11:02:05  profilanswer
 

Beaucoup de gens refusent de manger des tomates l’hiver

 

Ca me deranges pas de consommer de belles tomates juteuses qui ont poussés dans nos serres françaises

 

Gorgées de soleîl [:bibiche999:5]


Message édité par denzel wash in town le 11-07-2025 à 11:02:16
n°5423556
ver de vas​e
Posté le 11-07-2025 à 11:02:52  profilanswer
 

apfel a écrit :

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Notre journaliste a suivi un CAP cuisine : les coulisses d’un diplôme en décalage avec les tendances gastronomiques et les enjeux environnementaux

Après un an de cours à distance pour obtenir son diplôme de cuisinier, Léo Pajon s’étonne que la formation corresponde si peu aux attentes actuelles des clients.
 
 
Travailler comme journaliste gastronomique consiste souvent à explorer les restaurants côté salle ou à interviewer des chefs. A l’été 2024, j’ai décidé de passer mon certificat d’aptitude professionnelle (CAP) cuisine pour comprendre comment ces derniers sont formés. Sans me douter du fossé, voire du canyon, qu’il peut exister entre cet apprentissage et les attentes des clients actuels.
 
Plusieurs voies sont possibles. Etant un peu trop âgé pour le lycée hôtelier, pas assez investi pour intégrer une école privée − la formation postbac d’un an chez Ferrandi coûte 9 700 euros −, ni demandeur d’emploi pour être retenu dans des cours du soir, j’ai répondu favorablement à une proposition de L’Atelier des chefs. J’ai pu suivre des cours à distance − 2 090 euros pour l’accès à une plateforme Internet. Damiano Lanni, chef rigoureux et responsable pédagogique de certains cours réalisés en direct, est devenu mon maître à penser. J’ai complété cet enseignement en ligne par une lecture appliquée de La Cuisine de référence, de Michel Maincent-Morel − édité par BPI en 1995 et constamment republié depuis. Cette bible des étudiants détaille les techniques culinaires de base sur fond de photos aux couleurs fanées.
 
 
Au lendemain de l’examen, et au bout d’un an de cuissons à l’anglaise, de fonds blancs et de pâtes feuilletées (pas toutes ratées), je mesure un peu mieux la somme colossale de travail nécessaire pour devenir un bon professionnel. J’ai énormément appris. J’ai aussi vu à quel point cette formation, indépendamment de l’enseignement dispensé par L’Atelier des chefs, est en décalage avec les tendances gastronomiques ainsi que les enjeux environnementaux et humains contemporains.
 
D’abord, j’ai été très surpris par le côté désuet de nombreux plats de référence. De la macédoine (triste rappel de la cantine du collège) à la mystérieuse mousseline de merlan arlequin, j’avais parfois l’impression d’embarquer avec mon tablier dans une machine à remonter le temps détraquée. Les recettes abordées sont centrées sur le patrimoine français métropolitain. Pas de colombo ou de rougail au programme. Presque pas non plus d’incartades italiennes, japonaises ou africaines, quand bien même les pâtes ou le couscous sont aujourd’hui enracinés dans nos cuisines. Certaines techniques essentielles pour qui veut monter son restaurant aujourd’hui, comme la fermentation ou la cuisson sous vide, sont tout simplement absentes.
 
 
Plus problématique est le rapport à la saisonnalité et au local. J’ai travaillé une salade méli-mélo d’été (concombre et tomate) en hiver et pioché allègrement dans du chocolat, de la vanille ou de l’ananas. « Nous aussi avons appris à tailler des courgettes et à préparer de la sauce espagnole, dérivée de la sauce tomate, en novembre, m’a confié Léo Giora, un étudiant de l’école Ferrandi qui passait l’épreuve pratique du CAP avec moi. Mais comme la formation a lieu de septembre à avril, on est bien obligés de faire du hors-saison. Ce qui compte, c’est d’avoir des intervenants qui nous sensibilisent quand même aux enjeux de la saisonnalité, et au respect des produits. »
 
Le gaspillage alimentaire est malheureusement de mise. On apprend toujours, par exemple, à tourner des légumes : c’est-à-dire éplucher et tailler une carotte ou une pomme de terre pour que chaque unité soit précisément de la même taille et que l’ensemble cuise de manière uniforme. Ce rapport maniaque au végétal occasionne des monceaux de déchets dont la valorisation, dans un fond de sauce, par exemple, nécessite réflexion et organisation. Raison pour laquelle la pratique est généralement abandonnée à la sortie de l’école.
 
Suprême de poulet au chorizo
L’enseignement de la pâtisserie n’est pas plus vertueux. « Durant ma formation en cours du soir, j’ai été choquée par le gaspillage, se souvient Pauline Sotto, qui, après avoir passé son CAP pâtissier en 2018, a ouvert le restaurant et traiteur Fortune, à Paris. Je me souviens que lorsqu’on réalisait un fraisier, on jetait toutes les queues de fraise qui auraient pu nous servir, en sirop, pour parfumer la génoise. Idem lors du travail des agrumes : les écorces, sublimes lorsqu’elles sont confites, étaient jetées. »
 
Enfin, si l’on veut satisfaire une clientèle flexitarienne, végétarienne et a fortiori végane, mieux vaut chercher une autre formation : les plats contiennent quasiment toujours une protéine animale. « L’enseignant a une liberté pédagogique, tempère Cécile Hatchuel, professeure de cuisine dans un lycée professionnel en banlieue parisienne. Personnellement, je n’ai fait travailler que trois fois de la viande cette année, et j’ai sensibilisé mes jeunes élèves, qui apprécient plutôt les kebabs et les burgers, au végétarisme. Un nouveau référentiel du CAP cuisine a été mis en place en 2024 par le ministère, encourageant notamment à végétaliser l’alimentation. Mais l’enseignant, du moment qu’il transmet les compétences de base, peut plus ou moins prendre en compte ces orientations. Ainsi, j’ai entendu un confrère estimer qu’un millefeuille à la tomate et au crabe était un plat végétal. »
 
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Bérangère Fagart et Olivier Roellinger, chefs cuisiniers : « Aujourd’hui, en gastronomie, on ne peut plus dissocier le plaisir de l’éthique »
 
Dans le cadre de l’examen, j’ai passé en juin deux épreuves écrites (coefficients 1 et 4) portant autant sur la compréhension d’un bon de livraison que sur l’attitude à adopter en cas d’accident sanglant en cuisine. Mais c’est l’épreuve pratique (coefficient 14) qui constitue le plat principal redoutable du CAP. C’est ainsi que je me suis retrouvé un matin, charlotte bien vissée sur le crâne, dans les locaux de l’école Ferrandi. Mon sujet : tartine de caviar d’aubergine, brunoise de légumes, suprême de poulet au chorizo et risotto façon paella.
 
La vingtaine de camarades à mes côtés, presque tous étudiants de l’école, ont poussé un soupir de soulagement : rien d’insurmontable techniquement. Après un temps de planification de la réalisation des plats (extrêmement important), me voilà pour la première fois dans une cuisine professionnelle. L’épreuve, pour moi, a donc autant consisté à trouver les culs-de-poule, les chinois et le fonctionnement des plaques de cuisson qu’à réaliser les recettes. Nous avons charbonné dans une atmosphère étouffante, la canicule s’ajoutant à la chaleur issue des plaques et des fours, sous le regard constant des examinateurs, pendant près de quatre heures, avant de passer un bref entretien avec le jury. Je connaîtrai mon résultat trois semaines après cette épreuve, qui m’apprendra que je suis reçu, avec mention.
 
Alors que la toxicité du secteur est dénoncée depuis plusieurs années (lire à ce titre Violences en cuisine. Une omerta à la française, de Nora Bouazzouni, Stock, 342 pages, 21,50 euros), certains comportements m’ont par ailleurs interrogé. Après avoir houspillé les candidats présents pour nettoyer la salle en fin d’épreuve et lancé quelques blagues grivoises, l’un des chefs nous encadrant m’a pris dans ses bras pour me faire un câlin. L’embrassade m’a fait sourire sur le moment, mais au cours de quelle autre épreuve un examinateur se permet-il un tel rapprochement physique ?
 
Aujourd’hui, je comprends un peu mieux les coulisses des cuisines mais aussi pourquoi nombre de diplômés se détournent de la restauration ou tentent de créer des contre-modèles s’appuyant sur des relations plus saines.
 
A partir de l’année scolaire 2025-2026, il faudra réaliser quatorze semaines de stage en entreprise pour valider son CAP. « C’est un plus pour l’apprentissage, mais cela va décourager beaucoup de candidats libres qui ne peuvent pas prendre autant de congés sans solde », regrette Nicolas Bergerault, l’un des fondateurs de L’Atelier des chefs. Il restera néanmoins la possibilité de passer (sans stage) un titre professionnel de commis de cuisine. Un diplôme certes un peu moins coté, mais aussi enrichissant et également reconnu par la profession.
 


 
J'avais des collègues qui avaient passé un CAP Patisserie, pendant le covid j'avais pensé au CAP Cuisine mais j'ai pas été plus loin qu'acheter "La cuisine de référence" et réaliser quelques recettes..


 
mdr le concentré de gauchisme débile

mood
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