LooSHA D'abord ! | Pc_eXPert a écrit :
Le droit du sol est applicable. Donc l'aberration que j'ai mentionnée aussi.
Je ne connais pas en détail la vie de Malika Sorel. Tu veux pas non plus me demander où elle habite ? Après son vote, son lieu de résidence ? 
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Ouais, défile-toi.
Pc_eXPert a écrit :
Ben non, il y a très peu de descendants d'Italien qui prônent leur identité autre ; peut-être parce qu'elle est bien plus proche de l'identité Française ?
Et nous rejoignons ce que j'évoquais plus haut, la grande différence entre les immigrés intra et extra-européens.
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Vu que tu refuses l'exemple Breton, restons sur l'exemple Italien.
Quelques généralités pour commencer :
Citation :
...une véritable invasion, méthodique, où les émigrés arrivaient groupés, avec leurs prêtres, leurs instituteurs, leurs religieuses. Des cités entières leur furent affectées, qui constituent de véritables villages étrangers, où le français n’est pas compris, où les relents de cuisine rappellent les odeurs de l’Europe centrale. Cette population est composée de beaucoup d’étrangers inassimilables, qui vivent en groupes fermés, avec leurs églises, leurs écoles, leurs magasins, leurs jeux, étrangers au reste de la population.
Sur l'immigration polonaise dans les années 40 Histoire des populations françaises (1948), Philippe Ariès, éd. Seuil, 1971, p. 110-111
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Citation :
Contrairement à des clichés répandus, l'intégration des Belges, des Italiens et des Polonais, aujourd'hui considérés comme proches culturellement des Français, s'opère dans la douleur. Relégués dans certains quartiers, accusés par les ouvriers français de prendre leur travail, ces immigrés sont fréquemment visés par des violences xénophobes dès la fin du XIXe siècle. [...]. Tout se passe comme si les derniers arrivés se heurtaient à une xénophobie virulente au moment où la vague précédente d'immigration se fond définitivement dans le terroir national. Les Belges ne font plus problème lorsque déferlent Italiens et Polonais, qui eux-mêmes se seront assimilés au moment de l'arrivée massive des Maghrébins, à partir des années 50. L'étude des vagues de xénophobie, toujours liées à une crise économique ou politique et non au dépassement d'un quelconque seuil de tolérance, révèle la permanence d'un stéréotype propre à l'étranger.
Immigration : le défi mondial, Philippe Bernard, éd. Gallimard, 2002, p. 72-73
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Citation :
Les Piémontais se trouvaient, en majorité, facilement reconnaissables à leurs feutres hyperboliques et à leur foulard d’un rouge cru. De tenue plus discrète et plus citadine, les Toscans et les Romagnols formaient aussi un contingent respectable [...] la grande foule houleuse et bigarrée de l’invasion italienne, où sonnaient tous les dialectes de la Péninsule. De loin en loin, quelques provençaux de pure race, reconnaissables à la finesse de leurs traits et à la jolie couleur blonde de leurs moustaches, coudoyaient les gars du Piémont, aux pommettes rouges et à l’encolure de taureaux.
Roman sur l'immigration italienne au début du XXe siècle L’invasion, Louis Bertrand, éd. Nelson, 1903, p. 9
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Citation :
Qui se souviendrait s'il ne le rappelait eux-mêmes que le chansonnier Mouloudji ou Isabelle Adjani sont de père kabyle et combien savent que Marcel Cerdan ou la grand-mère d'Edith Piaf étaient marocains, le premier juif, la seconde musulmane ?
Maghreb: la traversée du siècle, Juliette Bessis, éd. Seuil, 1997, p. 91
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Citation :
[Q]ui pourrait, en France, parler de « race » ? Les Maghrébins sont de race blanche et notre Midi a sa pinte de sang sarrasin, espagnol, andalou. [...] Tant d'« immigrés », depuis si longtemps, depuis notre Préhistoire jusqu'à l'histoire très récente, ont réussi à faire naufrage sans trop de bruit dans la masse française que l'on pourrait dire, en s'amusant, que tous les Français, si le regard se reporte aux siècles et aux millénaires qui ont précédé notre temps, sont fils d'immigrés. Très diverse, la France ne peut-elle courir le risque de le devenir, biologiquement, davantage encore ?
L'identité de la France - Les Hommes et les Choses (1986), Fernand Braudel, éd. Flammarion, 1990, p. 215
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Citation :
Dans la société française, les boucs émissaires ont été les juifs, mais aussi, au Moyen Age, les « Lombards », à l'époque moderne, les protestants ou les catholique selon les camps, les agents royaux (du fisc par exemple) ou inversement les mendiants ou les prostituées, les « aristocrates » et parfois les prêtres à la Révolution; les « capitalistes », les « bourgeois » à l'époque contemporaine, les immigrés non encore assimilés à toutes les époques. Aujourd'hui, le bouc émissaire, ce sont les Arabes. Demain, ce seront peut-être les Noirs ou les Chinois. Les Arabes, parce qu'ils portent encore une différence (leur nom, leur religion) mais aussi et surtout parce que la société française se rend compte qu'ils sont de moins en moins différents. Leur différence apparaît alors d'autant plus importante qu'elle est finalement de plus en plus résiduelle. [...] Ainsi, plus les « étrangers » ressemblent aux Français, plus ils peuvent attirer la violence sur eux, comme les juifs allemands dans les années trente, qui n'avaient jamais été autant « allemands », et « menaçaient » alors de se confondre avec les « vrais Allemands ». Ce que le groupe majoritaire leur reprochait, c'était de trop leur ressembler !
L'avenir d'une exception, Hakim Karoui, éd. Flammarion, 2006, p. 187
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Citation :
L’invasion des étrangers est d’autant plus redoutable, que ce sont, naturellement, les éléments les plus inférieurs, ceux qui n’arrivaient pas à se suffire à eux-mêmes dans leur patrie, qui émigrent. Nos principes humanitaires nous condamnent à subir une invasion croissante d’étrangers. Ils n’étaient pas 400,000 il y a quarante ans, ils sont plus de 1,200,000 aujourd’hui, et ils arrivent en rangs chaque jour plus pressés. Si l’on ne considérait que le nombre d’italiens qu’elle contient, Marseille pourrait être qualifiée de colonie italienne. [...] Si les conditions actuelles ne changent pas, c’est-à-dire si ces invasions ne s’arrêtent pas, il faudra un temps bien court pour qu’en France un tiers de la population soit devenu allemand et un tiers italien. Que devient l’unité, ou simplement l’existence d’un peuple, dans des conditions semblables ?
A propos de l'immigration venant des pays européens voisins en 1895. Lois psychologiques de l'évolution des peuples (1895), Gustave Le Bon, éd. Félix Alcan, 1907, chap. III, p. 124
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Citation :
Il faut dénoncer l'amalgame trompeur que recouvre l’appellation “immigré” et distinguer les étrangers d'origine européenne faciles à intégrer et ceux issus du Tiers Monde difficilement assimilables en raison à la fois de leur importance numérique et de leur spécificité culturo-religieuse qui les incite à refuser l’assimilation, sous la poussée d'éléments intégristes ou à l'invitation des gouvernements de leur pays d'origine.
Pour la France, Jean-Marie Le pen, éd. Alabatros, 1986, p. 112
Ce qu’il faut dire aux Algériens, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d’eux. C’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d’une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J’affirme que dans la religion musulmane rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne que de race française [...]. Je conclus : offrons aux musulmans d’Algérie l’entrée et l’intégration dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant: « Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous . Vous êtes la jeunesse de la Nation » […] Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d’en avoir cinq ou six millions?
Intervention du député Jean-Marie Le Pen pour soutenir le maintien de l'Algérie française, le 28 janvier 1958, à l'Assemblée Nationale Jean-Marie Le Pen, 2e séance du 29 janvier 1958, Assemblée Nationale, dans JO - Débats parlementaires - Assemblée Nationale (1958), p.310-311, paru 1958, JO.
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Citation :
Il est certain que, de nos jours, on peut encore trouver en France des descendants des Sarrasins, notamment dans toute la région du sud de la Loire, dans les monts d'Auvergne, en Guyenne, en Languedoc et en Provence, voire même en Bourgogne. Th. Ribaud, Lagneau, Longnon rappellent que des Sarrasins auraient laissé une descendance dans la région comprise entre Mâcon et Tournus. [...] Mais, un fait qui est plus intéressant parce qu'il est contemporain, c'est le métissage qui se produit actuellement, discrètement, lentement, mais en augmentant chaque jour, entre Arabes et Français, et réciproquement. La religion, la civilisation, les coutumes, le genre de vie, la mentalité méditative, les qualités hospitalières, l'esprit de tolérance des Arabes exercent un grande attraction sur le Français. Surtout sur le Français cultivé. [...] Si les Arabes avaient vaincu Charles Martel, ils se seraient peut être aussi bien assimilés sur le sol français que les Celtes sur le sol ligure. Leur séjour prolongé en Espagne en donne la preuve, de même les vestiges qu'ils ont laissés montrent à quel point leur civilisation dépassait la nôtre, à l'époque.
Raciologue français renommé dans les années 30 puis sous Vichy, "spécialiste" de l'immigration, René Martial a été couronné par l'Académie française pour plusieurs de ses ouvrages. Il préconisait une immigration sélective basée sur des critères de "compatibilité" historique, psychologique et biologique pour compenser le déclin démographique de la France La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 101-102
[N]ous avons, de l'aveu de tous, une parenté ethnique assez étroite avec les Berbères, et, de par ailleurs, les éléments de la psychologie arabe de la civilisation arabe qui nous ont pénétré au cours de l'histoire montrent que [...] le métissage était de bonne qualité. Voir en Auvergne, en Limousin, dans le Quercy, le Languedoc, la Provence, l'excellente qualité des descendants de métis au double point de vue intellectuel et physique. Le groupement sanguin, dans le cas des Berbères confirme la parenté et rend le métissage souhaitable. Des éléments de renforcement de la population française pourraient donc être choisi parmi les Berbères.
La Race française (1934), René Martial, éd. Mercure de France, 1934, p. 311
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Citation :
Avant la guerre, on entendait dire à propos des Espagnols et des Italiens ce qu'on entend aujourd'hui sur les Maghrébins
Cité dans Le Monde du 2 juin 1993 Français et immigrés en temps de crise (1930-1980), Ralph Schor, éd. Harmattan, 2004, p. 5
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Citation :
Bien des problèmes psychologiques et sociaux engendrés par l'émergence de la deuxième génération maghrébine doivent être considérés comme le résultat d'un processus d'assimilation trop rapide. Les quelques cas de non-assimilation apparente concernent des populations dont l'arrivée en France est trop récente pour que les données immédiates permettent une quelconque conclusion.
Le destin des immigrés, Emmanuel Todd, éd. Seuil, 1994, p. 369
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Citation :
[C]e n'est pas parce que leurs ancêtres ont contribué à l’épanouissement culturel européen (ou à celui de leurs pays d'origine) que nous devons respecter aujourd'hui les enfants des immigrés maliens ou marocains, roumains ou turcs ; c'est parce qu'ils sont des êtres humains au même titre que les autres. Le respect pour la dignité humaine ne se mérite pas, il est une donnée préalable.
La peur des barbares, Tzvetan Todorov, éd. robert Laffont, 2008, p. 112
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Citation :
Il y a dans la France continentale [en 1926] environ vingt millions de Français bien purs d'origine, à peu près dix millions de Français mélangés, contaminés par des infiltrations anciennes provenant de pays voisins, par des importations d'esclaves faits sur les musulmans, et même par des nègres introduits en grand nombre pendant les trois derniers siècles dans les provinces de l'Ouest, enfin près de dix millions de métèques arrivés d'hier ou depuis un siècle au plus.
Lapouge, auteur de "l'Aryen et son rôle social" va fournir plus tard les éléments fondateurs de l'antisémitisme nazi. Le déclin de la Grande Race (1916), Madison Grant, éd. L'Homme Libre, 2002, préface de Vacher de Lapouge (1926), p. 23
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Citation :
La seule invasion que nous connaissons, c'est celle des touristes puisqu'il y a environ 90 millions d'étrangers qui viennent en France tous les ans.
Patrick Weil, 02 juin 1993, France 3, dans Dossier/immigration : Objectif zero - Invité Jean claude barreau, paru 02 juin 1993
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>> http://fr.wikiquote.org/wiki/Immigration
Citation :
Les sociologues qui ont enquêté dans le milieu immigré pensent qu’il y avait une immigration provisoire et que celle ci est devenu une immigration de peuplement, ce qui se traduit par l’apparition d’une seconde, puis troisième génération. Or ce sont ces générations qui se présentent comme les parties les plus problématiques de la population migrante. Il y aurait donc un phénomène nouveau.
La question qui se pose est donc de savoir si la problématique est nouvelle, si la question est réelle.
Il semblerait que ce type de raisonnement existait déjà avant la Seconde guerre mondiale. Les clivages politiques étaient alors les mêmes que ceux de nos jours. La question de l’immigration possède un caractère récurent et les derniers immigrés sont toujours les plus menaçants. En fait, l’immigration est utilisée comme une arme politique par les deux bords. Sur un plan xénophobe pour certains, pour accéder au pouvoir par d’autres parce que les immigrés faisant partie des classes sociales les plus défavorisées, joueront un rôle politique à travers la question syndicale. La véritable question, à savoir si la France peut assimiler les étrangers, n’est pas posée.
L’étranger a toujours été mal vu. La première immigration massive est celle des Belges dans la seconde partie du XIXème siècle. Or les Belges qui venaient travailler dans les filatures du Nord étaient essentiellement des Wallons, donc des gens de même culture. Les positions à leur égard a changé avec l’arrivée massive des immigrés italiens (début du XXème siècle). Les Belges sont alors devenus de bons immigrés. Quant aux Italiens, ils ont été intégrés après avoir été présentés comme inassimilables. A chaque vague, il y a reproduction du schéma précédent.Ce problème de l’invasion se retrouve aussi dans la littérature ; deux romans de Danrit ont le mot invasion dans leur titre : l’invasion jaune et l’invasion noire. Ce thème est récurent dans la pensée de nombreux auteurs, notamment avec les différentes tensions internationales qui ont précédé la Première guerre mondiale.
Dans l’entre-deux-guerres, les migrations de travail ne se sont pas faites sans heurts, sans douleur. L’opinion publique était d’autant plus réservée que la France traversait une crise économique. Elle pouvait même devenir franchement hostile à l’immigration et se transformer en xénophobie.
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>> http://reynier.com/Anthro/Intereth [...] ation.html
Citation :
La population était de ce fait plus facilement assimilable. Rien ne prouve qu’une population disséminée est plus facilement assimilable. Aujourd’hui la population serait concentrée dans des zones spécifiques. Avant la seconde guerre mondiale, les stratégies de recrutement de travailleurs immigrés pour les mines du Nord-Est faisaient appel à des régions entières de Pologne. Ces immigrés étaient ensuite regroupés dans des zones à forte concentration d’immigrés : 20%des Polonais résidaient dans des communes où ils représentaient plus de 50% de la population. Il y a donc bien concentration urbaine. Critique de Noiriel : Si rien ne prouve que la dissémination facilite l’assimilation, la concentration crée des solidarités « ethniques » qui constituent des bastions de résistance. Dans les zones à forte concentration d’immigrés, les autorités sont confrontées à la mise en place de pouvoirs parallèles, entièrement aux mains de ces groupes solidaires. Cette constitution d’un Etat dans l’Etat ne favorise ni intégration, ni assimilation, car sa raison d’être est de substituer à un modèle qui existe, un nouveau modèle.
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Citation :
Avant la guerre les immigrés s’intégraient dans la nation.
Les mémoires publiées par certains immigrés montrent les vexations subies.
L’intégration semblait facile parce que les immigrés étaient européens.
L’idée d’Europe, à quelque exception prêt, n’existait pas dans l’entre-deux-guerres. Mentionner une quelconque idée européenne constitue un anachronisme.
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Ibid.
Citation :
Les immigrés étaient catholiques.
La France est un pays laïque où il y a une séparation de l’Eglise et de l’Etat. Concordat de Napoléon (1805) et loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. La France est alors un pays laïque où la classe ouvrière est fortement déchristianisée. D’autre part, le catholicisme est très diversifié. Il serait intéressant de connaître les opinions du catholicisme social (Marc Sagnier sur cette question de l’immigration).
Dans le Sud-Est l’immigration arménienne est très importante, notamment dans les années 20 après qu’ils aient été chassés de Turquie. Or les Arméniens sont orthodoxes et font partie de l’Eglise autocéphale d’Arménie. A la même période arrivent de nombreux juifs d’Europe centrale qui sont soucieux de maintenir la tradition juive.
Le catholicisme polonais a parfois été considéré comme un frein à l’intégration et à l’assimilation. Les Polonais restaient entre eux pour célébrer le culte. Le clergé était Polonais, les sermons faits en Polonais, ce qui avait pour effet d’agacer les autorités civiles qui ne pouvaient contrôler ce qui se disait. Le clergé français était favorable au regroupement des communautés polonaises qui étaient ainsi moins soumises à l’influence des syndicats laïques et marxistes.
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Ibid.
Citation :
En fait le problème de l’immigration est mal posé. C’est celui d’un pays disposant de richesses qui cherche à préserver la qualité de vie de ses habitants en mettant en place des barrières contre la pauvreté. Les pauvres, les immigrés, n’ont de cesse de venir dans les pays riches.
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Ibid.
Sur les italiens :
Citation :
L’intégration des Italiens en France
On entend souvent dire que les immigrés italiens auraient été bien accueillis, qu’ils se seraient bien intégrés, par opposition aux immigrés récents plus visibles. Il faut reconnaître un contexte d’intégration favorable : une période de croissance économique sert de toile de fond à la dernière étape du périple italien. Parmi les anciens migrants et leurs enfants, on note des cas de réussite d’entreprises (cf. Lazare Ponticelli). Mais ces réussites ne doivent pas masquer les réalités d’une intégration beaucoup plus modeste : la majorité des Italiens ont accédé à la strate des ouvriers qualifiés (Lorraine, Est parisien, Midi toulousain, avec des métiers urbains).
Pour les immigrés plus récents, il semble que la conjoncture ait permis des installations beaucoup plus faciles, alors que les enfants de l’ancienne vague préfèrent s’installer dans le commerce et l’artisanat.
On peut parler d’une assimilation professionnelle progressive au milieu français, réelle mais plus discrète que les réussites tonitruantes qui entretiennent le mythe d’enfants d’Italiens tous devenus médecins ou artistes de renom. Mais ils ont été aussi victimes de réactions xénophobes, parfois extrêmement violentes et l’intégration des nouveaux migrants ne se fit pas toujours de façon harmonieuse par les institutions représentant le monde ouvrier : on note chez les syndicats des tensions entre la volonté de donner la priorité à la protection des travailleurs français et le refus officiel (voire militant) des attitudes xénophobes.
L’assimilation domine en revanche dès que l’on aborde les générations issues de l’immigration d’avant-guerre : pratiques de mariage, présence dans la vie politique française.
L’assimilation politique ne concerne qu’une petite partie des enfants de l’immigration et ne reflète qu’imparfaitement le profil de ce que l’on pourrait appeler la « colonie italienne ». La réalité est plutôt celle d’une majorité silencieuse qui cultive dans son espace privé ses traditions identitaires entre deux cultures.
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Citation :
On sait pourtant qu’il existe chez bien des Italo-français une mémoire de la communauté immigrée,
même lorsqu’elle s’est trouvée dispersée : ainsi à Nogent-sur-Marne, le Nogent des Italiens et les « Ritals » de Cavanna …A Villerupt, on se passionne pour le festival du cinéma italien, alors que pendant la crise de la sidérurgie, les enfants italiens défilaient en costume lorrain. En Lorraine comme ailleurs, l’identité de la communauté a souvent rejoué chez les Italiens assimilés.
Les relations avec l’Italie sont restées vivantes. Elles ont été activées par les habitudes de vacances depuis les années 1950 et elles ont pris un sens nouveau.
Le développement de mouvements associatifs a été souvent encouragé par les régions italiennes ou les missions catholiques (c’est le temps des jumelages). La recherche contemporaine des racines favorise les reconstructions autour de ce qui peut apparaître comme des identités de réserve. Elles trouvent un relais officiel auprès de l’Etat italien qui se pique de faire vivre une « Italia nel Mondo ».
Parmi les témoins, on rencontre fréquemment le cas d’enfants nés en France et qui vont vivre en Italie. Cette double appartenance est le propre de bien des lignées, toutes origines confondues.
Il reste beaucoup à faire pour connaître l’histoire des Italiens en France depuis 1945, notamment en ce qui concerne la dernière vague du Sud et des îles.
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>> http://docs.google.com/viewer?a=v& [...] zsIg&pli=1 (j'espère que le lien fonctionne)
Je sais, c'est très long  ---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
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