Mitch2Pain a écrit :
Dire qu'hier on me reprochait d'être déconnecté de la réalité. On est bien d'accord qu'une "maison de campagne" n'est pas un investissement locatif mais un bien d'usage (donc un passif) ?
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Je sais qu'il y a des adeptes de cette théorie fumeuse, mais ça me semble une présentation extrêmement inexacte de présenter un bien immobilier d'usage comme un passif :
1) s'il est d'usage, c'est qu'il crée de la valeur pour son propriétaire (le loyer qu'il permet d'économiser)
2) c'est un bien qui apporte du confort et de la sécurité à son propriétaire et à sa famille, et permet de stabiliser le patrimoine
3) il peut à tout moment être loué, vendu, et ainsi rapporter de l'argent qui peut être réinvesti : c'est donc bien un actif
4) c'est une erreur de réfléchir au patrimoine en termes statiques : un bien d'usage à l'instant T peut devenir un bien locatif en T+1, être vendu en T+2 etc.
Donc un bien immobilier d'usage est bien un actif. D'ailleurs, je prends bien en compte ces biens immobiliers dans mon allocation patrimoniale : mon exposition aux marchés actions ne représente ainsi qu'environ 50% de mon patrimoine, ce qui est certes assez offensif mais (i) correspond à ma tolérance au risque et (ii) à mon avis, devient rapidement "the new normal" dans un contexte de taux ultra-bas et de QE annihilant tout rendement pour les fonds € et autres actifs sans risques, sur le long-terme.
Cela dit, les coûts fixes associés à ces biens immo (environ 6k€ / an) sont bien intégrés dans mon budget global de 20-30k€ / an - donc ça me semble effectivement assez frugal.
Mon patrimoine n'est certes pas "optimisé" en ce sens que ces biens immobiliers d'usage ne contribuent pas à augmenter la performance globale de mon patrimoine (encore que... ils peuvent s'apprécier, cet été nous avons eu la visite d'une très célèbre top model qui envisage d'acheter un bien dans mon joli village). Mais j'ai suffisamment d'actifs risqués/performants pour que ce soit un point de détail dans ma stratégie patrimoniale.
Surtout, mon patrimoine est au service de mon confort de vie et non l'inverse. Je suis très attaché à mes racines aveyronnaises : je rénove des maisons que mes ancêtres ont connues, j'entretiens des terrains que mes aïeux ont foulés il y a 300 ans. Je plains ceux qui, déracinés, ont perdu ce lien précieux à la terre, et à la Terre.