'Lut tout le monde. Je vous livre ça, en espérant qu'il n'y ait pas trop de fautes... Si quelqu'un pouvait consigner après relecture-validation de Gwendoule. Merci ! Bonne journée
Paradoxalement vôtre
Les deux visages de nos deux Olympiques, les performances nancéiennes, David Trezeguet, les championnats étrangers et l’inévitable phrase de la semaine, bienvenue dans la chronique de la semaine.
La semaine européenne avait pour le moins mal commencé pour les clubs français avec, ce mardi, la déroute dans les grandes largeurs de l’Olympique lyonnais dans son Stade de Gerland face aux Glasgow Rangers, sur son tarif C1 : 0-3. La plus grosse défaite de l’histoire de l’OL en Ligue des Champions, version 2. Un jeu collectif pas du tout bien huilé, des individualités pas au niveau, un certain manque de chance et, surtout, des lacunes défensives indignes d’une équipe six fois championne de son pays, voilà le cocktail explosif qui aura conduit à une feuille de stats comprenant un but et une passe décisive de Daniel Cousin. Tout est dit. L’ambition de se rabattre sur la Coupe de l’UEFA n’est pas que de façade, cet OL-là ne peut espérer mieux.
Mardi toujours, Barcelone a confirmé sa domination, Manchester United s’est contenté du minimum face à Rome, l’Inter s’est réveillé, le FC Séville a gagné son premier match en LDC et Arsenal continuait sur sa lancée.
Changement radical ce mercredi : dans un des temples du Football (avec un grand F), l’Olympique de Marseille nous aura fait rêver en remportant un match qu’il aura maîtrisé pendant 88 minutes, avant d’être attaqué par des vagues rouges mais pas submergé. Mathieu Valbuena est le héros du moment, mais c’est bien l’équipe entière qu’il faut féliciter puisque, à l’exception peut-être de Zenden, tous les joueurs auront montré une détermination incomparable à celle exposée en Ligue 1 (il valait mieux !). Marseille est donc en tête de son groupe et finalement bien parti pour se qualifier. Qui l’eut cru…
Seule la victoire de Porto à Istanbul empêche les Phocéens d’être encore plus à l’aise. Lors de la même soirée, Chelsea s’est (aussi) réveillé, l’Olympiakos a réalisé un véritable exploit en gagnant à l’extérieur, le Real n’a pas su garder son avantage, et le Milan s’incline au Celtic Park dans une rencontre qui aura été le théâtre d’une des scènes les plus grotesques de ces dernières saisons : la première « cravate » qui blesse à retardement, oeuvre d’un supporter sur Dida. L’Ecossais est banni à vie (bien fait pour lui) quant au Brésilien, certains Milanais doivent espérer qu’il soit victime du même sort !
Il y avait aussi de la Coupe de l’UEFA cette semaine (nous ne l’oublions pas, bien que qualifiée de « coupe en chocolat » par Laurent Blanc). Bilan : trois sur cinq pour les clubs français. Sans surprise, Sochaux passe à la trappe ; Lens paie quant à lui son match aller, et peut rager contre le penalty imaginaire qui l’élimine en prolongation. Rennes a un peu joué avec le feu mais s’est qualifié. Bordeaux a offert un spectacle insipide contre Tampere mais passe grâce à sa victoire en Finlande. Enfin, Toulouse parade mais à 30 secondes près, c’était l’échec européen sur toute la ligne pour le Téf. Mais Gignac a surgi. Tirage des poules – encore une grande idée – ce mardi.
En milieu de semaine, Raymond Domenech a dévoilé la liste pour les matchs face aux Féroé et la Lituanie qui, s’ils ne sont pas du tout excitants sur le papier, n’en restent pas moins capitaux en vue de la qualification, vu que la France n’a plus le moindre droit à l’erreur. On signalera le retour (pour de vrai cette fois) de Gallas, ainsi que ceux de Flamini et Rothen, justement récompensés de leur forme actuelle. Egalement présent, Louis Saha, pourtant à peine remis de ses longues blessures. Ceci ne fait que mettre en relief les absences de Cissé et surtout celle de David Trezeguet, co-meilleur buteur de Serie A. Mais comment en vouloir à un sélectionneur qui ne sélectionne pas un joueur qu’il n’aime peut-être pas mais qui, avant tout, et à notre plus grand désespoir, n’est pas performant en Bleu ? Peu importent les raisons (système de jeu, animation, positionnement, incompétence, adultère avec Mme la Sélectionneuse…), Trezegol en EdF ces derniers temps, c’est nul. Ray privilégie ainsi un joueur qui a un profil qu’il préfère, plutôt qu’un autre qui ne jouera de toute façon pas.
En parlant des raisons de l’incapacité Trezeguesque à planter avec la France alors qu’avec la Juve, il les enfile, on notera cette scène d’anthologie diffusée dans l’Equipe du Dimanche de cette semaine dans laquelle on voit David faire littéralement une séance de « tableau noir » - qui de nos jours est blanc – expliquant pourquoi ça ne marche pas : les Bleus jouent trop bas. Feutre et flèches à l’appui, comme un vrai entraîneur qu’il n’est (aux dernières nouvelles) pas, il raconte comment Nedved et Camoranesi débordent et le servent pour qu’il marque. Le tout ponctué par un fatidique et cinglant « c’est là que ça se joue », désignant la surface de réparation. Mais ces samedi et mercredi pour David, ça se jouera devant la télé.
Ce week-end se disputait la 10ème journée de Ligue 1 avec en ouverture un alléchant Monaco-Nancy. Et c’est de nouveau l’ASNL qui s’est régalée, et les spectateurs avec elle, tant elle a dominé, voire surclassé, des Monégasques méconnaissables. Une victoire 3-1 sans appel, comme une preuve de plus que cette équipe n’est pas qu’un phénomène de mode. C’est peut-être bien un phénomène tout court. Les Lorrains restent co-leaders, simplement devancés (à la faveur d’une meilleure attaque et avec un match de plus) par des Lyonnais retrouvés ce dimanche à Chaban-Delmas.
L’OL a en effet fait une démonstration digne de son automne 2006, pleine d’aisance technique, tactique et physique, avec en bonus une « Kostadinov » de Benzema pour son 10ème but (et un tacle de rêve de Cleber Anderson sur le but Girondin). Incroyable métamorphose en cinq petits jours pour cette équipe décrite comme à la dérive après son match face aux Rangers. Et dans ce premier choc entre équipes de très haut de tableau, on avait l’impression de retrouver l’OM de l’an passé qui semblait rivaliser avec Lyon et qui le recevait avec un très bon coup à jouer. Et comme l’an passé, c’est l’OL qui a imposé sa domination (ne marquant qu’un but de moins cette année) comme pour couper court à toutes velléités. C’est cet OL-là qui peut espérer mieux. En tout cas, Nancy-Lyon, c’est le dernier des matchs aller, le 22 décembre…
Marseille n’était pas reconnaissable non plus et, après un match pas très folichon, repart avec une nouvelle défaite de Saint-Etienne cette fois, cruelle puisque scellée à deux secondes de la fin par une « Valbuena » de Dernis, selon la nouvelle expression consacrée. Et après ce match, Gerets s’en est pris à Cissé, invisible ces derniers temps et toujours aussi grincheux (voire casse-c***). Il n’était pas là d’entrée à Liverpool. Et si c’était ça, la clé ?
Dans les autres matchs, un peu éclipsés par un obscur sport au ballon tout aussi écrasé que ses pratiquants, Paris a de nouveau perdu à la maison, face à Rennes ; Lens a cette fois obtenu un penalty imaginaire pour s’imposer devant Auxerre tandis que son voisin lillois gagnait enfin son premier match à domicile, 3-0 contre VA avec le premier but de Kluivert. Strasbourg a gagné à Metz dans une ambiance houleuse (euphémisme) où un arrêt de match n’aurait pas été usurpé. Ironie de l’histoire, c’est le même M.Ruffray qui officiait à Nantes l’an passé pour le fameux Nantes-TFC… Le MUC remonte sur le podium à la faveur de sa victoire contre Nice et, dans le match « plante verte » de la semaine, Lorient et Caen se quittent dos à dos 0-0. Enfin, Toulouse enfonce encore un peu Sochaux en gagnant 1-0 grâce à Emana.
Chez nos voisins anglais, Arsenal est inarrêtable, MU corrige Wigan, Chelsea gagne à Bolton et Liverpool arrache un nul à Anfield grâce à Torres qui marque l’occasion qu’il a manquée contre l’OM, à la 93ème minute. A noter le but d’Owen pour Newcastle. En Allemagne, Karlsruhe s’impose à Schalke et est deuxième (!), devant le Werder et derrière le Bayern, tout deux vainqueurs. Statut quo en Espagne : Messi marque toujours et le Barça gagne encore par trois buts d’écart, le Real, lui, l’emporte tranquillement à domicile. Mauvaises opérations pour Valence et Villarreal, tous deux perdants.
En Italie, la Juve est tenue en échec chez la Fiorentina, l’Inter bat le Napoli, la Roma se balade à Parme et le Milan gagne enfin un match : 5-1 chez la Lazio ! Au Portugal, Porto, encore Porto et toujours Porto, leader de 7 points après 7 journées… Mais la perf de la semaine en Europe est à mettre au crédit d’Afonso Alves, attaquant d’Heerenveen, vainqueur 9-0 (!) d’Heracles, le Brésilien inscrivant 7 buts (!!). Au classement, Feyenoord dépasse l’Ajax et passe en en tête.
Une fois n’est pas coutume, un mot de l’Amérique du Sud avec le Superclasico entre River et Boca qui s’est joué ce dimanche et c’est River Plate qui s’est imposé 2-0, au terme d’un match décevant des héritiers de Diego Maradona.
En conclusion, la petite phrase de la semaine, et c’est le grand Raymond Domenech qui récupère son bien avec « Faudrait arrêter de penser que je suis un abruti total » en réponse aux questions sur l’absence de Patrick Vieira et les pressions ou non de l’Inter sur ce choix, qui manifestement étaient inutiles puisque le capitaine n’était, de son propre aveu, pas apte. En tout cas, avec cette phrase, Domenech montre qu’il est conscient qu’on ne dit pas que du bien de lui, loin s’en faut. Alors Ray est-il un abruti ? Eléments de réponses dès samedi, où Iles Féroé-France pourrait bien s’avérer aussi important que France-Angleterre…
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!!! Règle sur les mains au foot !!!