Reprise du message précédent :
CR Finale Ligure
La première partie ne sert que d’intro, si vous voulez le CR « vélo » uniquement, rendez-vous à la seconde partie directement
Part 1 : découverte du lieu et de l’ambiance
Cette année pour les vacances j'ai eu l'occasion d'aller entre autres aux "cinque terre" (prononcer "chinqué téllé" ), un enchainement de 5 petits villages en Italie apres Gêne (sur la cote méditéranéenne de l'italie après la frontiere avec la France pour ceux qui ne situent pas). C'était une demande de ma copine qui rêvait de s'y rendre, j'avoue moi ça me hypait pas tant que ça (ça avait l'air très touristique, pour l'histoire il se révèlera que c'était le cas
)... Ok ok,
MAIS
Comme d'hab, je regarde un peu ce que je pourrai trouver comme spot à explorer à vélo, et je m'aperçois que je vais passer à Finale Ligure
Ah ! D'un coup je suis vraiment BEAUCOUP plus motivé pour aller voir ces petits villages rupèstres
Bref, ni une ni deux, je regarde ce qu’il y a comme camping dans la zone (je suis en van), et je trouve le camping Tahiti en plein Finale. Les commentaires sont assez élogieux, il semble que cela soit le repère des vttistes en herbe qui viennent d’un peu partout pour explorer les singles de la région. Nickel, exactement ce que je recherche, je suis seul à vélo et c’est donc le meilleur moyen de se faire rapido des copains pour rouler ensemble
! Réservation faite, il reste plus qu’à. Petit détail qui aura son importance, la veille, on sera dans les gorges du Verdon, on a d’ailleurs fait une bonne randonnée sur la journée qui me foutra les péroniers en PLS total (le vélo doit pas les faire bosser
) mais bordel que c’était beau
Quand on arrive sur Finale Ligure, deux choses sont très marquantes :
- Les italiens sont en train de défoncer le paysage de leur côte à coup de serres en verre géantes. Yen a absolument partout, certains pans de montagne ne sont plus qu’un énorme toit de verre, c’est assez dingue (et surtout très moche). J’imagine qu’il y a des subventions ou un truc du genre, mais bordel le massacre
- Cette ville est un répère de GROS vélo, j’ai jamais vu autant de kashima au m². D’ailleurs pour l’anecdocte, je n’ai vu qu’un seul autre YT, vélo de sans dent quoi. Par contre, des SC flambants neufs comme s’il en pleuvait, c’était absolument dingue
Arrivé au camping, je comprends rapidement que c’est effectivement ze place to be pour les vttistes, mais si on est allemand. Ca doit représenter 90% des clients, ils ont je pense là bas une grosse grosse culture du camping car, mon van T6.1 faisait vraiment pitié en comparaison des maisons ambulantes qu’ils ont (mention spécial au RAM Dodge avec surélévation au niveau du truck pour avoir une mini maison sur le derrière et avec les 2 Megatower tout neufs embarqués
). J’ai pas entendu un mot de Français des 2 nuits que j’ai passé là bas. Bon, les allemands sont plutôt fluent en anglais, ça me sauve, donc j’arriverai quand même à discuter…
Le soir je me décide à récupérer une trace (mode vacances j’ai rien préparé, on verra plus tard que ça va bien sûr me jouer des tours
), j’avais maté sur Trailforks rapido, ya des trails partout, et au dessus de Finale, un trail assez connu, Roller Coaster, ou plutôt rollecoste comme on dit localement, un trail noté bleu en difficulté. Ne sachant pas trop la notation de la zone, ça me parait bien pour commencer. Première surprise, tous les ridelog que je trouve avec ce trail sont à 99% avec des navettes qui vous montent devant le trail
A force d’insister, je trouve une trace qui part de Finale, pour monter jusqu’au départ de ce fameux trail (1000d+ en guise d’échauffement, avec mes courbatures périoniers de la rando ça m’inquiète un peu mais je me dis que j’irai tranquille), puis qui ensuite redescend sur une autre zone pour faire « X-men », pour environ 1300d+. Allez banco
Bon, c’est là que je réalise que je n’ai PAS le fond de carte garmin de l’Italie, mais heureusement la 4G est pas trop foireuse et j’arriverai à télécharger une carte en 2heures… ouf
Le matin je me prépare, tout autour de moi les gens s’affairent également. La vue du camping est pas dégueux sur l’arrière pays :
https://petoulachi.com/bike/cr/2021-10-09-Finale-1.jpg
Encore là j’hallucine sur les bike en présence, on est loin du « trail » de 140mm, ici c’est plutôt la fête à la Zeb (ultimate) et à la Fox38 (kashima, il existe vraiment autre chose ?), en 170mm minimum. J’essaie d’échanger avec quelques personnes (et c’est tjrs moi qui suis allé vers les gens, pas l’inverse), pour récupérer une bonne trace voir rouler ensemble, mais j’ai toujours eu la même réponse « lol no I take shuttle with my friends »
avec un regard limite suffisant… je vous parle même pas des fois ou j’ai osé demandé comment se rendre à un trail, à chaque fois la réponse était « no idea, the shuttle just drop me there ». ok, je comprends mieux pourquoi tout le monde se tape un vélo de 16kg sans soucis pour le coup. J’ai fini par surnommé tous ces gens « les américains », parce que ça m’a donné cette impression. Des conquistadors qui débarquent qq part en se croyant les rois du pétrole
BREF, je pars solo en me disant que je tomberai bien sur d’autres vttistes dans la montée….
Part 2 : LE VRAI VAYTAYTAY BORDEL
Je pars du camping qui descend assez fort pour rejoindre la plage de Finale puis traverser la ville. Dès les premiers vrais coups de pédale sur le plat, je me rends compte que j’ai pas nettoyé ni regraisser ma chaine (mode vacances je vous dis
) qui fait déjà des scrouitch scrouitch savoureux (le problème de la dry lube c’est qu’il faut pas oublier d’en remettre
)…. Putain le camping est à 5 minutes, il est déjà 11h15 (mode vacances vous dis-je
), j’ai trop la flemme/pas le temps, ça tiendra la journée.
Je suis sur une route très fréquentée, ya de la voiture partout, et à ma surprise aucun VTT.
Les seuls autres cyclistes que je croise sont des routeux. J’ai repéré la montée à prendre, en sortie du bled, mais j’avais pas calculé que c’était sur LA route de Finale, avec moultes voitures, pas de bas coté, et une glissière tout le long. Ah putain ça commence fort, ça c’est la nature m’voyez :
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Les italiens n’ont d’ailleurs absolument AUCUNE compassion avec les cyclistes, je me suis jamais fait autant frôler par des caisses de ma vie en si peu de temps (et pourtant la route est suffisamment large hein)… une horreur, bon l’avantage c’est que ça motive à dégager de là le plus vite possible et donc d’appuyer sur les pédales. Après 15 minutes et un rond point, je suis encore sur une route mais déjà moins fréquentée. C’est déjà un peu mieux, si on oublie les voitures qui régulièrement passent à quelques cm de votre main gauche…
Déjà 30 minutes que je monte sur route, et je n’ai toujours pas vu un seul VTT.
Des mecs en route qui me dépassent m’encouragent ou rigolent (putain yen a meme un en me déposant qui m'a mis une petite tape dans le dos à la Armstrong
), au début je trouvais ça sympa mais j’ai compris qu’en fait je n’avais rien à foutre ici. C’est-à-dire que je me suis déjà fait doubler par une bonne quinzaine de « shuttle », des utilitaires type fourgon a 8 places avec 6 vélos sur remorque. Bon, je me dis que les gens savent que cette portion est à chier et préfèrent sortir de la zone comme ça…
Au bout d’une petite heure de montée sur route (et environ 80 shuttle de plus, no red face, vive la nature quoi) j’aurai fini par croiser des groupes de vttistes qui sont regroupés à des sorties de chemin de foret… et qui attendent simplement leur shuttle (il y a carrément des panneaux comme des arrêts de bus avec la société qui gère la navette). J’ai à chaque fois balancé un petit « ciao » mais dans le vide
Puis la trace finit ENFIN par bifurquer dans une forêt sur une petite DFCI. La satisfaction de quitter cet enfer semi urbain
Du coup, plus de voiture, plus de shuttle, plus de routeux, mais plus personne en fait
Je me retrouve absolument tout seul. Bon au moins, je suis peinard, je peux monter à mon rythme sans me soucier de ma vie mise en danger par des connardsautomobilistes peu consciencieux du bien-être d’autrui. Par contre ya des passages qui montent sévères, avec des cailloux partout histoire de glisser si on ne fait pas gaffe à bien mouliner rond, à tel point que par moment j’en viens presque à regretter la route de la mort. Putain ça se mérite les trails ici…
Je finis finalement par être en bordure de forêt, quasiment sur la crête, et la vue est pas dégueux :
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Ma trace quitte alors le chemin de la montée pour rattraper Roller Coaster au premier tiers. Je ne pige pas trop pourquoi ce choix que je trouve absurde, alors je reste sur la montée pour prendre Roller Coaster à son vrai départ. A l’échelle de Guigui je pense qu’on était même pas sur un petit coup de cul
, mais par contre je suis à la limite des crampes sur les ischios, ce qui ne m’arrive jamais, la faute à la rando ? Je me dis qu’il faudra rester cool en descente histoire de pas trop se cramer, il reste encore un peu de d+ après tout ça (genre 250)
Bon, encore un détail qui va finir de vraiment m’agacer, j’arrive à la jonction route/chemin, en gros là ou se font déposer les mecs avec les shuttles. La zone est relativement crade, des trucs plastiques un peu partout, des cadavres de bières… Je suis assez désespéré.
Je me dirige sur le trail, une petite attention qui me donne un sourire, enfin :
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Bon je n’ai aucune idée de ce que ça peut représenter mais j’ai trouvé ça mignon
Le trail commence, je me lance et… BORDEL QUEL PIED
. C’est hyper clean, bien shapé, des virages relevés de partout, et comme je m’en doutais vu le nom, de véritables montagnes russes. On prend des compressions de fou, c’est super fun, en pompant correctement ya pas de besoin de mettre un coup de pédale, je me suis mis dans le flow du trail sans pb, ya des appels pour sauter un peu partout (pas mal en aveugle que je ne prendrai pas
) n’étant pas un gros jumper, mais le CR garmin reste qd même bien explicite :
https://petoulachi.com/bike/cr/2021-10-09-Finale-8.jpg
Je retrouve la banane, je m’éclate, on peut vraiment s’envoyer sans prendre de gros risque, et pourtant le trail reste assez varié avec quelques passages bcp plus cassants et quelques drops de rochers que j’effacerai sans même me poser de question (alors qu’en temps normal je m’y serai certainement repris à 2 fois, voir les passer à pieds), complètement grisé par l’adrénaline et entrainé par le flow
. Les crampes sont oubliées, j’en ai plus rien à faire (ahahah quelle erreur
), je m’envois comme pas possible avec gros kiff. Je me dis que les trail bleus sont comme il faut, les rouges doivent commencer à me faire serrer les fesses, j’aimerai bien tester.
Seul bémol, autant en montée j’étais seul au monde, autant là forcément je trouve des vttistes, et évidemment ceux que je rattrape sont donc moins à l’aise et me ralentissent, voir m’obligent à m’arrêter. Bon, l’avantage, c’est que du coup je me suis obligé à prendre 1 minute pour sortir le téléphone histoire de vous montrer un peu à quoi ressemblent ces fameuses montagnes russes (ce n’est évidemment pas le meilleur passage, le reste du temps il était hors de question de m’arrêter en fait
)
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Voilà, ça va être comme ça sur plus de 420d-, du pur bonheur en barre à consommer sans modération, avant de retomber sur le chemin que j’ai emprunté à la montée. Le trail continue en face, je n’ai juste qu’a traverser le chemin, mais j’en profite pour faire une pause et manger un peu, et faire redescendre un peu l'adrénaline
En mangeant ma barre, je réalise que le trail passe pas loin du chemin pour chemin à environ 150d+ d’ici. C’était une sorte de carrefour ou je suis passé à la montée sans trop faire gaffe, mais il m’avait bien semblé voir un autre trail partir sur la gauche… Je regarde Trailforks et c’est bien ça. L’envie est trop grande, c’est même pas un coup de cul© de Guigui, je pense à lui et je repars à la montée… seul évidemment, les autres qui s’étaient également arrêtés là pour faire une pause ne vont certainement pas envisager de mettre des coups de pédales pour aller vers le haut. Ma chaine commence à sérieusement me faire comprendre qu’elle est plus sèche que le désert de Gobi, les vitesses passent dans la douleur et requiert de s’y prendre avec moultes précautions…
Je retrouve l’embranchement, et cette fois je pars sur « Martina », qui est lui aussi un trail bleu (pas de rouge dans les environ qui m’envoient dans la bonne direction, dommage). Cette fois-ci c’est bien différent, on est pas sur du shape de partout (même s’il y a quelques virages relevés, mais aucun saut), plutôt des gros cailloux, du défoncé, des grosses marches et des passages techniques. Sur deux passages je passe proche de la correctionnelle, finalement bleu c’est ce qu’il me faut alors
Je retombe sur le chemin… et m’aperçois que si je veux reprendre ma trace ou j’en étais, je dois le descendre sur une cinquantaine de d-… Allez va pour un second coup de cul alors, mes crampes et la chaine peuvent bien aller se faire f****
Je remonte pour refaire RollerCoaster, bon cette fois mes jambes commencent à hurler douleur, donc j’y vais en mode cruising, je m’amuse à essayer de prendre les virages relevés en me forçant à pas freiner, mais je ne relance jamais pour m’économiser. Même comme ça, ça reste hyper fun.
Retour sur le chemin, cette fois je me pose plus longtemps pour relaxer les jambons correctement. Je finis par repartir sur le trail, et cette section s’avèrera beaucoup plus technique que la partie haute, ce qui finit de me confirmer que je vais rester sur du bleu pour la journée (c’est les premiers jours de vacances j’ai pas envie de me niquer
). Oubliez les virages relevés, c’est des passages avec du gros défoncés (j’en ferai même un à pied
), mais il reste quelques compressions assez balèses, plus qu’avant d'ailleurs.
Le trail se termine, et je me retrouve sur la route (un des spots où j’avais vu les mecs attendre leur navette sous leur panneau quoi
) que je dois redescendre. Ca ne me réjouit pas des masses de faire du d- sur route mais c’est pas comme si j’avais le choix ; il n’y a rien d’autre, je suis proche de Finale, et puis ce n’est que 50d- environ. Il commence à faire bien chaud, ça me permet au moins de me rafraichir tranquilou.
C’est là ou commence les galères
Ma trace quitte la route pour prendre un sentier qui descend assez fort ;
Ma trace quitte ensuite le sentier,
je ne vois rien qui pourrait ressembler à un départ de single. Il y a une centaine de mètre plus haut un single qui partait, je me dis que ça doit être ça. Faut remonter de la où ou je viens, et du coup bah ça monte fort. Mes jambes sont plus là
; ma chaine, elle, tourne carré (espérance de vie de la transmission divisée par deux en une journée)…
Je retrouve le single, je vais dedans ; ça ressemble plutôt à une descente en balcon, avec des bonnes marches, sauf que là bin faut le monter
… Bon, on va pousser alors. Je regarde le GPS ; je m’éloigne de la trace. Rhaaaa. Mais pas autant que si j’étais resté sur le sentier, qui lui en plus me semble descendre bcp trop bas. Bon, je reste sur ce single alors. La remontée s’adoucit légèrement, ma fierté m’oblige à remonter sur le vélo (pas loin devant il semblerait que ça soit le bout), j’aime pas trop pousser. Je suis plus trop lucide, je veux passer sur le 51 en force, ça fait un gros CROUITCH, tout se bloque, je manque de me vautrer. Je regarde derrière
la chaine est passée entre la cassette et les rayons, le dérailleur est en PLS, en gros le galet supérieur est bloqué sur le coté du 51 (comme s’il était pas monté mais qu’il s’était décalé sur le coté ?! si quelqu’un à une explication de ce qui a pu se passer je prends franchement).
Je suis en foret en plein soleil, il fait chaud, je commence à fatiguer, et je me retrouve à devoir faire le mécano sur un single étroit en dévers comme un romano
Je mule, je finis par débloquer la chaine de derrière la cassette, mais le dérailleur lui est bien bloqué. Franchement j’ai toujours pas pigé ce qu’il s’est passé, mais à priori c’est lié au fait que la chaine n’était plus du tout lubrifiée (je pensais que genre mon clutch était mort, en fait le soir en lavant le vélo et en regraissant la chaine, tout est revenu à la normale). En forçant tel un Cali qui traite avec amour le downtube de son Leon
, je débloque le bordel, je vérifie que les butées soient tjrs OK (c’est le cas), et je repars, mais en poussant cette fois.
20m plus haut, le trail se calme et devient plat, je me remets sur la selle pour finir de le descendre tranquillement. Il ne présente AUCUN intérêt hormis de faire éviter la route que je retrouve plus bas
… pour devoir ENCORE la descendre sur une trentaine de d- pour rejoindre le bled de Gorra que j’ai déjà traversé en montant.
A ce stade, Ligure me tend les bras ; il suffit de me laisser descendre sur la route (ce que font tous les autres qui sont montés en shuttle), mais c’est 200d- foutu à la poubelle. Même si je suis cramoisi, je me décide à finir les 130d+ restant de la trace en me disant que j’irai tranquille sur la descente, les trails étant plutôt cool si on veut les prendre cool. Ahahaha quelle erreur mes amis
La montée commence sur route, tranquille. Ca me va bien, mais rapidement ça biffurque sur un sentier, et devinez quoi ? CA MONTE FORT HEIN
Je suis en souffrance, je crève de chaud, j’ai plus rien à bouffer… bon vu ce qu’il reste je sais que ça va passer mais que ça va pas être une partie de plaisir
Je rejoins une nouvelle forêt. A ma grande surprise, la végétation, le sol, tout ça n’a PLUS RIEN à voir avec la zone que j’ai poncé au dessus. Là, ça ressemble beaucoup à des causses, ya du calcaire de partout, le single est tout sauf roulant, ça trialise à fond. Dans l’absolu, j’adore ces passages, mais quand j’ai du jus dans les jambes. Là je suis plus trop lucide, j’ai l’équilibre de Pierre Richard
, bref, je tape les pédales partout quand je ne plante pas misérablement ma roue avant sur un obstacle.
https://petoulachi.com/bike/cr/2021-10-09-Finale-6.jpg
(là c’était roulant sur cette photo, c’est plus pour montrer le type de terrain)
Ca va être comme ça sur environ 2km qui me paraissent interminables. C’est dommage parce que dans l’absolu j’adore ça, mais là je suis plus vraiment en état d’en profiter. J’attends juste d’arriver au point haut et de descendre pour pouvoir rentrer. Je finis par y arriver, et devinez quoi ?
CA DESCEND BIEN TECHNIQUE LES AMIS
Bin ouais, je croyais quoi ?! Je suis plus du tout dans le secteur shapé, d’ailleurs ya pas de point shuttle ici. Les américains, y sont pas là (pas vu un seul)
D’ailleurs j’ai croisé un groupe de 3 vttiste de la région, des italients d’une cinquantaine d’année, et bien qu’ils ne parlaient pas un mot d’anglais c’est finalement avec eux que j’ai le plus « « échangé ». Ils ont bien compris que j’étais cuit et un peu perdu, du coup ils m’ont montré le single à prendre
Ce fameux « X-Men ». J’ai trouvé les premières vraies épingles de la journée, elles étaient putain d’épicées
Autant vous dire qu’avec à la base mon niveau de merde pour ces trucs, plus ma fatigue, ya pas grand-chose qui est passé sur le vélo
J’ai pas fait de photo, je voulais rentrer maison
Le décès total. J’ai subi la descente, c’est dommage parce qu’en plus, elle est cool. Tellement différente de ce que j’ai pu voir par contre !
Je finis par tomber sur une DFCI pour retrouver la route à l’entrée de Finale, la satisfaction. Apres, un des gros avantages de la zone, c’est que tu finis comme ça :
https://petoulachi.com/bike/cr/2021-10-09-Finale-7.jpg
Avec une petite bière, c’est pas mal
Voilà, au final je n’ai vu qu’une infime partie du secteur. Je pense qd même que l’ensemble est bcp plus proche de ce que j’ai pu voir au début qu’à la fin. Le lendemain je suis parti un peu plus loin sur la côte en exploration vélo, et à ma grande déception ya plus grand-chose. On tombe sur des grands chemins en descente (pas de single), c’est très XC, mais ça monte tjrs bcp trop fort
En comparaison, j’ai fait Ainsa en 2019. Ca n’a RIEN à voir en terme d’ambiance (j’ai débarqué là bas tout seul, en 2h j’avais des amis, j’ai roulé avec des gens, on m’a montré des secteurs etcetc), de singles (c’est bcp plus nature, ya pas trop de trucs shapés) …
Je sais pas si c’est lié au covid et au « débarquement » de bcp de nouveaux praticants, je ne pense pas. Finale Ligure ça ressemble bcp plus à un bike park sans remontée mécanique, et avec shuttle à la place.
Je pense que c’est une chouette destination si on a un bon groupe, avec un guide (ou alors prendre le temps de chercher un peu plus ce qu’il faut y faire, j’avais clairement pas assez regardé !).
Maintenant niveau ambiance, je prends Ainsa sans hésiter. Déjà là bas, on raisonne en parcours, pas en trail ; depuis une zone de départ, ya une petite dizaine de parcours qui en partent. C’est balisé de partout, tout est bien indiqué, c’est prévu pour faire du vélo du début à la fin. Finale n’a rien à voir je crois. Et j’avoue qu’au final (
), je suis super mitigé. Je retourne à Ainsa fin novembre, j’espère ne pas trouver tous les ricains, maintenant vu qu’on y sera entre HFR j’aurai clairement pas la même approche non plus, mais j’espere bien retrouver la même ambiance qu’en 2019.
Merci à vous si vous avez réussi à tout lire