Veni, vidi, decipi
La journée commençait bien, il faisait moche mais j'étais de bonne humeur, la Philippine m'avait encore bombardé de selfies plus ou moins évocateurs, après mon café/coke du matin (café-coca, fifty fifty, c'est bon, vous devriez essayer), je me suis attelé à ma revue de presse puis un petit tour sur hfr et FB ; la fille avait confirmé la veille, tout allait pour le mieux, je commençais alors la préparation de mon déjeuner.
Quelque temps plus tard, mon repas englouti, je me motive, je me prépare, enfile une chemise propre, un peu de parfum, j'accorde mes chaussures à la couleur de mon manteau, il fait vraiment dégueulasse, pas grave, je prendrais le métro.
Sur le chemin, mon téléphone attire mon attention, la fille se manifeste, elle est en route elle aussi, bon signe. Dans le métro, je lis mon bouquin, le tome je sais plus combien de la Compagnie Noire, je fais des plans pour le reste de la journée, prévoie de me faire un ciné ensuite et de voir des potes. J'ai pas été aussi actif un weekend d'hiver depuis bien longtemps.
J'arrive enfin sur place, vais pour m'allumer un clope, mais je crois reconnaître la fille de loin, mes doutes se confirment, deux mots, petit pot. Je la regarde de loin, elle sort son téléphone, rédige un texto, je m'avance, lui souris, c'est elle. Après tout, c'est pas grave, elle est peut être de bonne compagnie. On échange quelques banalités sur le temps, d'où tu viens, ce que tu fais, on rentre dans un café, elle me récite son CV... Il est tôt, je prends un double café, elle prend un perrier, la seule chose qui va décoller cette aprem, c'est mon taux de caféine.
30 minutes plus tard montre en main, c'est plié, je vais me faire une toile ; au moins, le film aura été bon.