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vis à vis de l'avortement, vous êtes




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Auteur Sujet :

[ AVORTEMENT ] - Pour ou Contre ?

n°23952697
helpeuse
I send an SOS to the world...
Posté le 14-09-2010 à 20:35:01  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

In Ze Navy II a écrit :


Un enfant avec une épée de Damoclès au-dessus de sa santé, ça aurait aussi tendance à me faire pouffer  [:pingouino]  
 
Moi j'aime bien que l'IVG soit autorisé pour toutes.
Et que la femme qui ne veut pas garder son enfant, quelle que soit sa raison, on lui foute la paix avec la morale.
 
Et pour moi, ce n'est pas moins "de convenance" d'avorter parce qu'on porte un foetus atteint d'une grave maladie que parce qu'on n'est pas amoureuse du père, qu'on a déjà deux enfants, qu'on a 17 ans, qu'on a oublié sa pilule, ou toute autre raison.
 


 
 
et moi j'aime bien avoir un dialogue avec les autres qui me permet de les comprendre même si je ne suis pas d'accord avec eux. l'humour et l'ironie dans ce cas me semble déplacé.
 
Je suis pour l'avortement si tu as lu mes posts tu devrais le comprendre mais je peux entendre que des gens qui ont lutté pour la vie soit à cause d'une stérilité soit par une maladie ait des difficultés a admettre l'avortement. je reste pourtant persuadé que l'avortement est un acte protecteur bon et juste cela pour les parents, pour les enfants mais aussi pour la société dans son ensemble.

mood
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Posté le 14-09-2010 à 20:35:01  profilanswer
 

n°23952860
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 14-09-2010 à 20:49:20  profilanswer
 

Shinseiki a écrit :


C'est vrai que l'on peut se poser la question de : mieux vaut-il un avortement qu'un enfant malheureux ? Mais personnellement je part du principe que si l'on ne veut pas d'enfant, l'on se protège.


Sachant que ta femme est tombée enceinte alors même qu'elle portait un stérilet, j'avoue trouver ce point de vue assez curieux... [:klemton] Tu sais de première main à présent que la contraception n'est pas sans faille, donc je ne vois pas bien en l'honneur de quoi tu dénies aux autres femmes le droit à ce filet de sécurité.


Message édité par Cardelitre le 14-09-2010 à 20:50:15

---------------
Intra-Science  -  To thine own self be true
n°23952895
Profil sup​primé
Posté le 14-09-2010 à 20:53:28  answer
 

helpeuse a écrit :


 
 
et moi j'aime bien avoir un dialogue avec les autres qui me permet de les comprendre même si je ne suis pas d'accord avec eux. l'humour et l'ironie dans ce cas me semble déplacé.
 
Je suis pour l'avortement si tu as lu mes posts tu devrais le comprendre mais je peux entendre que des gens qui ont lutté pour la vie soit à cause d'une stérilité soit par une maladie ait des difficultés a admettre l'avortement. je reste pourtant persuadé que l'avortement est un acte protecteur bon et juste cela pour les parents, pour les enfants mais aussi pour la société dans son ensemble.


Je sais pas si on peut vraiment aller jusque là :d

n°23952936
helpeuse
I send an SOS to the world...
Posté le 14-09-2010 à 20:58:49  profilanswer
 

bien sur que si : on peut avorter pour éviter de mettre un enfant de plus au monde quand on ne sait pas gérer la fratrie préexistante, on peut mieux accepter un enfant qui s'est invité sans préavis par exemple mais on peut aussi et surtout éviter de mettre au monde un enfant qu'on arrivera pas à accueillir ;)

n°23952999
Profil sup​primé
Posté le 14-09-2010 à 21:04:02  answer
 

helpeuse a écrit :

bien sur que si : on peut avorter pour éviter de mettre un enfant de plus au monde quand on ne sait pas gérer la fratrie préexistante, on peut mieux accepter un enfant qui s'est invité sans préavis par exemple mais on peut aussi et surtout éviter de mettre au monde un enfant qu'on arrivera pas à accueillir ;)


Qu'on le qualifie de moindre mal, je suis parfaitement d'accord, mais aller jusqu'à en faire un acte "protecteur, bon et juste", ca me semble un tantinet excessif.

n°23953069
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 14-09-2010 à 21:07:42  profilanswer
 

Shinseiki a écrit :


 
Je n'ai aucun soucis, c'est plutôt toi qui dois confondre, l'avortement n'est pas limité au fœtus tu sais ?
 
Si tu tien a vraiment pinailler sur les mots, dans le cas de ma femme, il est vrai qu'il aurait plutôt fallu parler d'un IMG.


Je ne pense pas me tromper sur la construction du verbe avorter.

 
L'embryon, le foetus... n'avorte pas.
C'est la femme qui le fait. Ou l'équipe médicale.  
Tu te trompes de sujet.
 
Sinon, une IMG, comme une IVG, tant qu'on y est.


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
n°23953087
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 14-09-2010 à 21:08:41  profilanswer
 

helpeuse a écrit :


 
 
et moi j'aime bien avoir un dialogue avec les autres qui me permet de les comprendre même si je ne suis pas d'accord avec eux. l'humour et l'ironie dans ce cas me semble déplacé.
 
Je suis pour l'avortement si tu as lu mes posts tu devrais le comprendre mais je peux entendre que des gens qui ont lutté pour la vie soit à cause d'une stérilité soit par une maladie ait des difficultés a admettre l'avortement. je reste pourtant persuadé que l'avortement est un acte protecteur bon et juste cela pour les parents, pour les enfants mais aussi pour la société dans son ensemble.


 
J'émets les mêmes réserves que niju.
 
Et, franchement, il y a des gens que je suis ravie de ne pas pouvoir comprendre.
 


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
n°23953273
justelebla​nc
Posté le 14-09-2010 à 21:23:43  profilanswer
 

In Ze Navy II a écrit :


Un enfant avec une épée de Damoclès au-dessus de sa santé, ça aurait aussi tendance à me faire pouffer  [:pingouino]  
 


c'est sympa de rire des opinions des autres quand ils ne correspondent pas aux tiennes, c'est très respectueux :jap:
 

In Ze Navy II a écrit :


Moi j'aime bien que l'IVG soit autorisé pour toutes.
Et que la femme qui ne veut pas garder son enfant, quelle que soit sa raison, on lui foute la paix avec la morale.
 
Et pour moi, ce n'est pas moins "de convenance" d'avorter parce qu'on porte un foetus atteint d'une grave maladie que parce qu'on n'est pas amoureuse du père, qu'on a déjà deux enfants, qu'on a 17 ans, qu'on a oublié sa pilule, ou toute autre raison.
 


je suis assez d'accord avec ça, sauf peut-être, et encore, sur la partie en gras; et si le père est amoureux de la mère ? [:pingouino]  
ah oui c'est vrai il ne porte pas le bébé
 
mais bon de façon générale j'estime que c'est à la maman de décider, car il y a une chose incontestable :  elle est un être humain, la mère, quelque soit son age !

Message cité 1 fois
Message édité par justeleblanc le 14-09-2010 à 21:31:35
n°23953474
helpeuse
I send an SOS to the world...
Posté le 14-09-2010 à 21:39:43  profilanswer
 

In Ze Navy II a écrit :


 
J'émets les mêmes réserves que niju.
 
Et, franchement, il y a des gens que je suis ravie de ne pas pouvoir comprendre.
 


 
 
il y a des gens qui ne sont ni des psycopathes ni des idiots ni des asosociaux qui ont pourtant un avis contraire au tient  
 

Citation :

Qu'on le qualifie de moindre mal, je suis parfaitement d'accord, mais aller jusqu'à en faire un acte "protecteur, bon et juste", ca me semble un tantinet excessif.


 
ben non justement je pense que si on ne regarde pas les cas individuel mais l'ensemble de la société l'avortement est un outils qui permet d'accentuer la responsabilité des parents envers les enfants : si tu ne peux/veux pas éduquer un enfant tu as le choix donc si tu choisis de l'accueillir tu le fait en conscience.  je pense que le droit d'avorter remet le balancier du coté des femmes dans le contrôle de la natalité et permet un rééquilibrage des droits homme/femme. je pense que si on peut éviter à un enfant le sentiment d'être mal aimé, laissé de coté, mal accepté... c'est toujours ça de gagné. je n'ai pas de compassion pour le petit haricot sans conscience dont la nature tue des milliers dans l'indifférence la plus totale (enormément des embryons ne sont jamais détecté car ils sont évacués avant la fin du 1er mois) j'en ai beaucoup plus pour la jeune fille de 16 ans qui au lendemain d'une expérience qu'elle pensait sans conséquences doit subir un avortement qui la feras grandir trop vite d'une expérience traumatisante.

n°23953507
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 14-09-2010 à 21:41:42  profilanswer
 

justeleblanc a écrit :


c'est sympa de rire des opinions des autres quand ils ne correspondent pas aux tiennes, c'est très respectueux :jap:
 


 
Si tu me lis correctement, tu auras sans doute remarqué que je me moquais de la formulation audacieuse d'helpeuse, et pas d'autre chose.
Mais  :sleep:  


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
mood
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Posté le 14-09-2010 à 21:41:42  profilanswer
 

n°23953554
Profil sup​primé
Posté le 14-09-2010 à 21:44:57  answer
 

helpeuse a écrit :


 
 
il y a des gens qui ne sont ni des psycopathes ni des idiots ni des asosociaux qui ont pourtant un avis contraire au tient  
 

Citation :

Qu'on le qualifie de moindre mal, je suis parfaitement d'accord, mais aller jusqu'à en faire un acte "protecteur, bon et juste", ca me semble un tantinet excessif.


 
ben non justement je pense que si on ne regarde pas les cas individuel mais l'ensemble de la société l'avortement est un outils qui permet d'accentuer la responsabilité des parents envers les enfants : si tu ne peux/veux pas éduquer un enfant tu as le choix donc si tu choisis de l'accueillir tu le fait en conscience.  je pense que le droit d'avorter remet le balancier du coté des femmes dans le contrôle de la natalité et permet un rééquilibrage des droits homme/femme. je pense que si on peut éviter à un enfant le sentiment d'être mal aimé, laissé de coté, mal accepté... c'est toujours ça de gagné. je n'ai pas de compassion pour le petit haricot sans conscience dont la nature tue des milliers dans l'indifférence la plus totale (enormément des embryons ne sont jamais détecté car ils sont évacués avant la fin du 1er mois) j'en ai beaucoup plus pour la jeune fille de 16 ans qui au lendemain d'une expérience qu'elle pensait sans conséquences doit subir un avortement qui la feras grandir trop vite d'une expérience traumatisante.


Ta formulation initiale invitait justement à le faire [:spamafote]

n°23953579
justelebla​nc
Posté le 14-09-2010 à 21:47:07  profilanswer
 

In Ze Navy II a écrit :


 
Si tu me lis correctement, tu auras sans doute remarqué que je me moquais de la formulation audacieuse d'helpeuse, et pas d'autre chose.
Mais  :sleep:  


d'accord
j'ai bien relu pourtant

n°23953720
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 14-09-2010 à 21:57:59  profilanswer
 


Non, on peut aussi y arriver en se branlant 10-15 fois dans l'après-midi. Vers la fin y'a plus rien qui sort mais l'orgasme est qd même là :o

n°23953752
Profil sup​primé
Posté le 14-09-2010 à 21:59:59  answer
 

scOulOu a écrit :


Non, on peut aussi y arriver en se branlant 10-15 fois dans l'après-midi. Vers la fin y'a plus rien qui sort mais l'orgasme est qd même là :o


Quand tu commences à gicler des bouts de viande c'est que t'as atteint le fond du tube :o

n°23957119
Profil sup​primé
Posté le 15-09-2010 à 10:19:18  answer
 

vous êtes trop gore.. j'adore :D

n°23963904
Profil sup​primé
Posté le 15-09-2010 à 18:12:03  answer
 

N'empêche, le jour où  les hommes pourront porter eux aussi des enfants, je pense déjà que le regard général sera légèrement différent aussi. Parce que dans les "contre l'avortement", on retrouve beaucoup d'hommes qui, eux, n'ont pas à subir les effets d'une grossesse arrivant accidentellement (dans les conséquences, il faut bien prendre en compte aussi bien les effets physiques que financiers, psychologiques, etc).
Quand un mec ne veut pas du gosse, il se barre et fait comme si la fille n'était pas enceinte de lui  [:cosmoschtroumpf]. Mais la fille, elle, que peut-elle faire ? Certains vont dire "ah, mais elle n'a qu'à accoucher sous X voyons [:dawa]". Sauf que, ce n'est pas aussi simple.
Même si je généralise ici, le ressenti d'une femme dans une telle situation est souvent bien plus fort que celui d'un homme. D'ailleurs, bien des hommes n'arrivent pas à reconnaître leur enfant comme tel tant qu'il n'est pas né, voire parfois plusieurs mois/années après la naissance de celui-ci. Situation bien plus rare du coté des mères.

n°23988911
Profil sup​primé
Posté le 17-09-2010 à 16:49:36  answer
 


 
En même temps le gosse était noir, je suis blond au yeux bleus, je pouvais avoir des doutes tout de même!

n°23989186
Fred999
Rabat-joie
Posté le 17-09-2010 à 17:10:57  profilanswer
 


Certes, mais tu as semblé sous-entendre que la contraception hormonale masculine supprimerait l'éjaculation ; je disais simplement que, tant qu'on avait l'orgasme...
 
Sinon, spermicide => liquide séminal :o

n°23989730
Profil sup​primé
Posté le 17-09-2010 à 17:52:43  answer
 

yep exact, me suis renseigner sur les expérimentations de la contraception masculine.
 
Suivant un groupe de test australien:
 
D'après le protocole, il faut être sous injection de testostérone et d'un implant sous cutané à l'abdomen pour la diffusion de la contraception pendant 3 mois sans interruption et après c'est actualisé tous les 3 à 4 mois.
 
Si on souhaite pouvoir avoir un enfant, il faut arrêter le traitement et attendre 3 mois que les spermatozoïdes reviennent.
 
 
Ca à l'air beaucoup plus actif que les autres méthodes:
 
- 12 % de chance d'être enceinte avec un préservatif
- 3 % de chance d'être enceinte avec la pilule pour les femmes
- 0,75 % pour l'expérimentation de la contraception hormonale pour les hommes.
 
Si les effets secondaires ne sont pas enormes, alors ça peut être interessant mais attention ces chiffres sont à prendre avec des pincettes, ça reste "expérimental" et pas assez de recule pour se rendre compte de la réalité :)
 

n°23989976
Fred999
Rabat-joie
Posté le 17-09-2010 à 18:10:39  profilanswer
 

Ce doit être le résultat de l'étude, c'est le genre de pourcentage qui tient compte des erreurs humaines, genre 12% pour la capote c'est une capote mal mise, qui casse, utilisée endroit-envers, que sais-je...

n°23990124
Profil sup​primé
Posté le 17-09-2010 à 18:23:18  answer
 

Dans les échecs, il y a de multiples facteurs à prendre en compte, toujours pareil. Du genre,  une gastro peut rendre la pilule totalement inefficace, ce que hélas beaucoup ignore (et je ne parle même pas de juste vomir, mais le fait d'avoir la diarrhée ça suffit).

n°23990150
alamanda
Posté le 17-09-2010 à 18:24:49  profilanswer
 


je trouve la meme chose que lui comme donnée.
 

Citation :

La pilule régularise le cycle, réduit le flux menstruel, peut diminuer la fréquence annuelle des règles, diminue l'acné, protège contre certains cancers, et a des effets entièrement réversibles (une fois que tu arrêtes de prendre la pilule, ton organisme reprend son cycle normal). La pilule est efficace à 99,9 %, ce qui en fait le mode de contraception le plus efficace qui soit. Le taux d'échec des usagères est de 3 %.


quand on prend en compte les erreurs de prise etc ça fait 3% de chance
http://www.sexualityandu.ca/parent [...] n-2-1.aspx


---------------
M. Steinbrück : "si d'aucuns prétendent voir de la lumière au bout du tunnel, ils devraient envisager la possibilité que cette lumière soit simplement celle des phares du train qui arrive en sens inverse".
n°23990878
Profil sup​primé
Posté le 17-09-2010 à 19:41:49  answer
 

D'après mon cours de première année sur la contraception

Citation :

La pilule pour homme : pcpe basé sur le blocage de la spermatogenèse. Des doses supra-physiologiques de testostérone ont été utilisées mais les effets sur la libido , la toxicité hépatique et la non-réversibilité rapide de son effet contraceptif ont bcp déçu.

je demanderai des précisions :o

n°24157448
Gazette
Posté le 04-10-2010 à 14:49:18  profilanswer
 


 
Si on met de coté sa morale c'est pourtant asse simple.


---------------
Feedback
n°24157683
Profil sup​primé
Posté le 04-10-2010 à 15:08:27  answer
 

Gazette a écrit :


 
Si on met de coté sa morale c'est pourtant asse simple.


Disons qu'au delà du coté morale, il y a "l'affect". Quand tu passe 9mois avec un foetus dans le corps (pour ne pas dire "bébé" ), et que tu le sens bouger et tout pendant bien 4-5 mois (en moyenne), je pense que ça créé quand même un affect qu'on le veuille ou non, et affect qui sera plus important que pour un homme qui lui ne porte pas l'enfant justement.
Après, ce sont effectivement des suppositions dans la mesure où je n'ai jamais été enceinte moi-même :jap:

n°24157897
Cend
Meuh !
Posté le 04-10-2010 à 15:24:12  profilanswer
 

Gazette a écrit :


 
Si on met de coté sa morale c'est pourtant asse simple.


si on met de coté sa morale, je t'assure que ca ne l'est pas... Lors d'un grossesse, la femme ne vit pas à bisounours land, a des risques, doit faire une pause professionnelle, etc...
tout ca pour accoucher sous X ?
non merci. Je suis enceinte, je ne souhaite pas l'etre (pour x ou y raisons), j'avorte, et basta. Ma vie, mon corps... :o

n°24476715
Kyrieleve
Féministe
Posté le 04-11-2010 à 11:00:53  profilanswer
 

http://mobilisationavortementnov2010.over-blog.com/

Citation :

MANIFESTATION NATIONALE
 
LE 6 NOVEMBRE 2010 A PARIS
 
14 HEURES - PLACE D'ITALIE
 
 
pour défendre le droit des femmes
 
à disposer de leur corps.
 
L'avortement est menacé.
 
La fermeture massive des centres d'interruption volontaire de grossesse menace ce droit que les femmes ont obtenu de haute lutte.
 
La loi Bachelot enterre l'hôpital public et l'avortement avec.
 
 
Oui à la liberté d’avorter !
 
Non au démantèlement de l’hôpital public !
 
Non à la déshumanisation des soins !


 
Et un témoignage que j'ai trouvé intéressant :  
 

Citation :

"Je suis une salope.
 
J'ai baisé avec un mec sans protection et je suis tombée enceinte.
 
J'ai avorté sans que personne de ma famille ou de mes amis ne soit au courant.
 
Je suis une salope.
 
 
 
Ah... les détails?
 
Ok... L'homme qui m'a mise enceinte est mon mari.
 
Ca faisait six mois qu'on était mariés à l'époque.
 
On avait un enfant de deux ans.
 
Cet enfant est venu au monde après trois mois de relation.
 
Bah oui, je suis une femme fertile il paraît.
 
C'est une bénédiction d'être fertile, il paraît.
 
Enfin... ça dépend, quoi...
 
Trois mois dans la relation et je suis enceinte.
 
Bon... ok... On assume :)
 
On a aura un enfant, de toute façon, on s'aime, on gagne notre salaire, on paye nos impôts, tout va bien.
 
C'était rock-and-roll mais on a survécu.
 
On s'est mariés entourés de notre famille et de tous nos amis dans une ancienne bergerie à danser du Bollywood sous la pluie du mois d'août.
 
Et puis notre enfant a fait plusieurs bronchiolites et quelques hospitalisations, entre le mariage civil et le mariage religieux.
 
Et puis mon homme, qui avait perdu son emploi, est arrivé en fin de droits.
 
Et puis notre couple a souffert de toutes ces pressions.
 
Et puis je suis tombée à nouveau enceinte...
 
Un mauvais calcul d'ovulation et de capote et puis voilà, je suis devenue l'incarnation d' "une irresponsable et d'une naïve".
 
Bref, passons les commentaires de mes amis proches.
 
Un couple exténué après deux ans de relation en grand huit, entre enfant arrivé très tôt, perte d'emploi, changement d'emploi...
 
C'est un couple qui n'est pas un bon foyer.
 
Si cet enfant venait à naître, notre couple y survivrait à peine, ou n'y survivrait pas...
 
Donc le premier accident, on assume, et ben la deuxième fois on assume aussi mais dans l'autre sens.
 
On parle, on parle, on parle et on décide.
 
A deux.
 
D'avorter.
 
Ok, dur comme choix mais au moins, on est dans un pays où on a le le luxe d'avorter en toute sécurité et gratuité.
 
Grâce à la rapidité de réaction, je peux demander une IVG médicamenteuse.
 
Direction le Planning Familial.
 
On est en France donc forcément: analyse de sang et échographie pour confirmer la grossesse, des dépenses bien superflues, non ?
 
Puis, prendre rendez-vous avec un hôpital.
 
Oh bah mince!
 
Avec tous ces rendez-vous, j'ai encore de la chance de pouvoir faire une IVG médicamenteuse !
 
A trois jours près, c'était l'intervention, appelée si joliment "curetage"...
 
L'IVG médicamenteuse doit être réalisée avant la septième semaine d'aménorhée, c'est-à-dire la 5ème semaine de grossesse.
 
Bon, je file à l'hôpital pour le premier rendez-vous.
 
J'ai la chance d'avoir mon mari au bout du téléphone quand je le veux, qui me tiendra la main quand je voudrais et qui me suivra, peu importe le choix que je fais.
 
Et là, c'est parti...
 
Le bon vieux système médical comme on l'aime...
 
En une heure et demie, j'ai rencontré:
 
1. la réceptionniste
 
2. l'assistante du gynécologue
 
3. le gynécologue
 
4. le réceptionniste de la prise de sang
 
5. l'infirmier qui fait la prise de sang
 
6. l'infirmière qui n'en a rien à foutre mais qui me donne quand même deux pilules sans me regarder
 
7. le responsable du laboratoire
 
8. la salle d'attente pleine de femmes enceintes et de mamans qui allaitent
 
9. le gynécologue
 
10. le responsable des paiements
 
 
 
A six d'entre eux j'ai dû dire que je venais pour une IVG.
 
Il était intéressant de découvrir que, peu importe qu'on ai fait une analyse de sang une semaine avant l'IVG, seuls les tests effectués à l'hôpital ont une valeur réelle.
 
Il faut donc réitérer les examens.
 
 
 
J'ai eu le malheur de commettre deux erreurs:
 
 
 
1. parler au gynécologue sans avoir l'air d'être la femme la plus malheureuse du monde:
 
Je suis solide.
 
Mais de là à entendre, de la part d'un gynécologue:
 
"Mais ma p'tite dame, c'est pas comme si j'avais le choix !
 
Si je n'effectue pas mon quota d'avortements, on sera obligés de fermer l'antenne maternité"
 
 
 
2. appeler ma mutuelle
 
Je les ai appelés pour savoir quelles étaient les modalités de remboursement pour les IVG...
 
Je ne m'attendais pas à cette conversation d'une autre dimension:
 
 
 
"C'est quoi une IVG?"
 
".........."
 
"Madame ? Pouvez-vous me clarifier ce qu'est une IVG ?"
 
"Vous ne savez pas ce qu'est une IVG?"
 
"Madame, j'ai affaire tous les jours à des termes médicaux spécialisés je ne peux pas tous les connaître"
 
"Ok, vous n'êtes pas un médecin mais vous êtes une femme quand-même? Vous savez ce qu'est une IVG, non ? "
 
"Ah bah non madame, j'ai autre chose à faire que d'apprendre des termes médicaux vous savez."
 
Ma nervosité étant à son comble après deux semaines de tests, de doutes et de discussions en larmes sur l'épaule de mon mari, je me mets à hurler:
 
"Une IVG c'est un AVORTEMENT !!! UN AVORTEMENT, tu comprends ce que c'est qu'un AVORTEMENT ?! Hein ?! Et bravo de m'avoir forcée à dire ça à voix haute dans une salle d'attente pleine de femmes enceintes !!!"
 
"Ah mais faut pas vous énerver hein, c'est pas ma faute si les termes médicaux sont aussi compliqués."
 
***20 minutes plus tard***
 
"Alors madame, l'IVG n'est pas remboursée par la mutuelle sauf en cas d'urgence médicale"
 
Je travaille dans une organisation internationale et tombe sous un statut particulier.
 
Je n'ai pas droit à la couverture de la Sécurité Sociale, je dois donc compter uniquement sur ma mutuelle pour rembourser les 250 euros de l'intervention.
 
"Mademoiselle, j'espère que vous vous rendez compte que, depuis les années 80, c'est illégal de demander à une femme un certificat médical pour un avortement"
 
"Ah bah non madame, nous on suit les prescriptions de la sécurité sociale"
 
"Ca m'étonnerait, car l'IVG est remboursée à 70% par la sécurité sociale sans demande de certificat médical alors vos procédures sont obsolètes."
 
"Ah non madame, moi j'y peux rien hein..."
 
"Bon, je pense que maintenant il est vraiment temps que je parle à votre responsable."
 
 
 
Au final, j'ai eu le remboursement à 100% de ma mutuelle mais j'ai dû batailler pendant près d'un mois en me faisant aider par le planning familial et par une juriste de notre association du personnel.
 
Bon, là j'en rigole, ça fait il y a un an.
 
Mais il y a un an, c'était moins drôle...
 
Ca me bouffait les nerfs.
 
Je me sentais humiliée et dégradée.
 
Résumée à une addition...
 
Bah oui: visite chez le gynéco *** €
 
Prise de sang *** €
 
Deuxième prise de sang *** €
 
Echographie *** €
 
Demie journée à l'hôpital *** €
 
Troisième et quatrième prise de sang *** €
 
Deuxième echographie *** €
 
Deuxième visite chez le gynéco *** €
 
Sans compter les paquets de kleenex, les buckets de Ben & Jerries pour me consoler et la session de shopping ratée pour me remonter le moral.
 
 
 
J'ai suffisamment de recul et j'ai suffisamment les pieds sur terre pour remettre tout en perspective mais imaginez une jeune femme qui n'a pas le soutien nécessaire pour faire face à ce genre de traitement ???!!
 
Comment fait-elle pour écouter un gynécologue lui dire "écartez" pour faire un examen pelvien ???
 
Comment fait-elle pour réclamer un remboursement auquel elle a DROIT ?
 
Comment fait-elle pour être sûre qu'on l'aide à assumer son choix d'avorter en permettant qu'elle fasse un avortement médicamenteux plutôt que de devoir passer par un curetage ???
 
Où trouve-t-elle la force, le soutien, le courage nécessaire de prendre le contrôle sur sa vie plutôt que devoir subir une grossesse qui ne la rendra que malheureuse, ainsi que son enfant ?
 
 
 
Mon avortement a fini plutôt bien.
 
La deuxième journée à l'hôpital s'est passée bien mieux.
 
La deuxième journée, c'était la journée de l'expulsion du fruit.
 
Je n'ai pas eu mal du tout, ça s'est passé très vite.
 
J'ai passé une demi ournée à l'hôpital, toute seule.
 
Mon mari n'avait pas le droit d'être là pour s'occuper de moi.
 
Ce qui est ridicule mais c'est pour "éviter des scènes".
 
No comment.
 
Un an plus tard, je me suis remise des "mais comment as-tu pu" de mes amis et des "si vous refusez de prendre la pilule, ma petite dame, je vous reverrai dans un mois hein, c'est à vous de voir" et des "mais comment as-tu pu tomber enceinte en 2010 avec tous les moyens de contraception qui sont disponibles?".
 
Je me suis remise de l'intervention.
 
Même si j'ai un peu mal en voyant des amies enceintes de leur deuxième enfant, des mères qui allaitent ou des cousines qui viennent d'accoucher.
 
Je sais que j'ai fait le bon choix.
 
Mon mari et moi avons (re)construit notre couple et avons une superbe relation avec notre enfant.
 
Nous sommes fiers de notre famille, qui est aussi imparfaite que la famille parfaite peut l'être.
 
Nous sommes heureux.
 
Nous sommes sûrs du choix que nous avons fait ensemble et savons que nous aurons un autre enfant dans le futur. Ca sera notre troisième enfant.
 
Le deuxième est ailleurs en ce moment, à attendre une famille qui est prête à le recevoir.
 
Voilà mon histoire.
 
L'histoire d'une salope ?"


 
   
 
 
 


---------------
Pussy that walk !
n°24477501
Kalyx
Posté le 04-11-2010 à 12:26:18  profilanswer
 

[:klemton]  
j'ai tout lu, mais, lapin : "Le deuxième est ailleurs en ce moment, à attendre une famille qui est prête à le recevoir. "

n°24477634
Profil sup​primé
Posté le 04-11-2010 à 12:44:37  answer
 

elle a peut être des croyances, cela n'enleve en rien qu'elle a du se battre avec un système qui n'accompagne pas l'avortement mais qui culpabilise la femme qui tente de le faire..

n°24495312
helpeuse
I send an SOS to the world...
Posté le 05-11-2010 à 19:24:54  profilanswer
 

trés beau témoignage.
 
j'ai la gorge serrée et ça me parle  :(

n°24504237
asmomo
Posté le 06-11-2010 à 15:44:52  profilanswer
 

-id- a écrit :

Jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'ils redeviennent pas fonctionnels :/
 
La meilleure solution est une solution mécanique type préservatif.


 
ça veut dire quoi meilleure ? Les préservatifs existent depuis des millénaires, si c'était la meilleure solution ça se saurait  [:cerveau branlette]  
 

onina a écrit :

Euh c'est surtout parce que c'est la femme qui a les "risques", en fait. Si les labo n'ont toujours pas sorti de contraception masculine hormonale, par exemple, c'est que jusqu'à présent leurs études de marché disait qu'il n'y avait pas de marché. Ca changera peut-être à l'avenir, on verra (j'aimerais bien pour ma part, évidemment).


 
Tu parles de la situation actuelle, et je suis assez d'accord avec toi, mais à la base au début de la pilule je doute qu'on pensait pouvoir en faire pour l'homme. Et il n'y avait certainement pas (et toujours pas beaucoup) de demande de la part des femmes que l'homme puisse avoir sa contraception. Du côté des hommes, je pense que beaucoup ne savent même pas que ça pourrait être possible (autre que le préservatif, je veux dire). Et puis du moins en France ça reste bizarrement assez tabou, une histoire de virilité je suppose, par exemple dans d'autres pays la vasectomie est assez courante, pas en France.
 

Shinseiki a écrit :

Je suis donc totalement pour l'avortement mais uniquement si celui ci est pratiqué dans un but médical et non pour une raison de convenance.


 
C'est pas un but médical, c'est une raison médicale (et certains diraient que tant que la mère n'est pas en danger, c'est pas une raison suffisante). Le but médical (si c'était pratiqué, ce qui n'est pas le cas à part par les nazis peut-être) serait plutôt de ne pas avorter et d'utiliser le gamin comme un rat de laboratoire.
 

Shinseiki a écrit :

Et se que j'appelle par avortement de convenance, c'est surtout le fait que certaine femme, ont des relations volontairement non protegée et passe ensuite par la case avortement, parce que elle ne veulent pas d'enfant.
 
C'est vrai que l'on peut se poser la question de : mieux vaut-il un avortement qu'un enfant malheureux ? Mais personnellement je part du principe que si l'on ne veut pas d'enfant, l'on se protège.
 
J’espère avoir été assez clair ;)


 
Le cas des salopes qui avortent 3 fois par an c'est d'un classique !
 
Franchement ça n'a aucun rapport avec le débat. Le plus étrange c'est que ton exemple est justement un cas où la contraception était utilisée et n'a pas marché ! Alors, salope, ta femme ?
 
PS : j'ai écrit ça hier avant le témoignage, mais j'avais pas validé le message, mon "salope" tombe un peu à plat maintenant :p
 
Je vais quand même énumérer certaines raisons qui font que l'exemple des salopes est vraiment bidon :
 
- est-ce qu'on (la société) préfère que de telles femmes aient ces enfants ?
- est-il normal de punir toutes les femmes à cause des actions de certaines ?
- est-il normal de punir ne serait-ce qu'une femme ? Dans quel monde vit-on ?
- est-ce qu'avoir un gosse non désiré est une punition justifiable même par un catho intégriste ? Il lui dit quoi au gamin non désiré non aimé, le catho intégriste ? "T'es la punition de ta mère !". Vraiment classe la compassion.


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New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°24518275
___alt
Posté le 08-11-2010 à 10:13:49  profilanswer
 

asmomo a écrit :

- est-ce qu'avoir un gosse non désiré est une punition justifiable même par un catho intégriste ? Il lui dit quoi au gamin non désiré non aimé, le catho intégriste ? "T'es la punition de ta mère !". Vraiment classe la compassion.


 
"C'est Dieu qui l'a voulu".
La religion - Nous justifions l'injustifiable depuis des millénaires.


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TRIPS RIGHT BUNCH F SHUTTLE TOM AND JERRY RIGHT YELLOW
n°24522202
Cend
Meuh !
Posté le 08-11-2010 à 15:26:30  profilanswer
 

Kyrieleve a écrit :

http://mobilisationavortementnov2010.over-blog.com/

Citation :

MANIFESTATION NATIONALE
 
LE 6 NOVEMBRE 2010 A PARIS
 
14 HEURES - PLACE D'ITALIE
 
 
pour défendre le droit des femmes
 
à disposer de leur corps.
 
L'avortement est menacé.
 
La fermeture massive des centres d'interruption volontaire de grossesse menace ce droit que les femmes ont obtenu de haute lutte.
 
La loi Bachelot enterre l'hôpital public et l'avortement avec.
 
 
Oui à la liberté d’avorter !
 
Non au démantèlement de l’hôpital public !
 
Non à la déshumanisation des soins !


 
Et un témoignage que j'ai trouvé intéressant :  
 

Citation :

"Je suis une salope.
 
J'ai baisé avec un mec sans protection et je suis tombée enceinte.
 
J'ai avorté sans que personne de ma famille ou de mes amis ne soit au courant.
 
Je suis une salope.
 
 
 
Ah... les détails?
 
Ok... L'homme qui m'a mise enceinte est mon mari.
 
Ca faisait six mois qu'on était mariés à l'époque.
 
On avait un enfant de deux ans.
 
Cet enfant est venu au monde après trois mois de relation.
 
Bah oui, je suis une femme fertile il paraît.
 
C'est une bénédiction d'être fertile, il paraît.
 
Enfin... ça dépend, quoi...
 
Trois mois dans la relation et je suis enceinte.
 
Bon... ok... On assume :)
 
On a aura un enfant, de toute façon, on s'aime, on gagne notre salaire, on paye nos impôts, tout va bien.
 
C'était rock-and-roll mais on a survécu.
 
On s'est mariés entourés de notre famille et de tous nos amis dans une ancienne bergerie à danser du Bollywood sous la pluie du mois d'août.
 
Et puis notre enfant a fait plusieurs bronchiolites et quelques hospitalisations, entre le mariage civil et le mariage religieux.
 
Et puis mon homme, qui avait perdu son emploi, est arrivé en fin de droits.
 
Et puis notre couple a souffert de toutes ces pressions.
 
Et puis je suis tombée à nouveau enceinte...
 
Un mauvais calcul d'ovulation et de capote et puis voilà, je suis devenue l'incarnation d' "une irresponsable et d'une naïve".
 
Bref, passons les commentaires de mes amis proches.
 
Un couple exténué après deux ans de relation en grand huit, entre enfant arrivé très tôt, perte d'emploi, changement d'emploi...
 
C'est un couple qui n'est pas un bon foyer.
 
Si cet enfant venait à naître, notre couple y survivrait à peine, ou n'y survivrait pas...
 
Donc le premier accident, on assume, et ben la deuxième fois on assume aussi mais dans l'autre sens.
 
On parle, on parle, on parle et on décide.
 
A deux.
 
D'avorter.
 
Ok, dur comme choix mais au moins, on est dans un pays où on a le le luxe d'avorter en toute sécurité et gratuité.
 
Grâce à la rapidité de réaction, je peux demander une IVG médicamenteuse.
 
Direction le Planning Familial.
 
On est en France donc forcément: analyse de sang et échographie pour confirmer la grossesse, des dépenses bien superflues, non ?
 
Puis, prendre rendez-vous avec un hôpital.
 
Oh bah mince!
 
Avec tous ces rendez-vous, j'ai encore de la chance de pouvoir faire une IVG médicamenteuse !
 
A trois jours près, c'était l'intervention, appelée si joliment "curetage"...
 
L'IVG médicamenteuse doit être réalisée avant la septième semaine d'aménorhée, c'est-à-dire la 5ème semaine de grossesse.
 
Bon, je file à l'hôpital pour le premier rendez-vous.
 
J'ai la chance d'avoir mon mari au bout du téléphone quand je le veux, qui me tiendra la main quand je voudrais et qui me suivra, peu importe le choix que je fais.
 
Et là, c'est parti...
 
Le bon vieux système médical comme on l'aime...
 
En une heure et demie, j'ai rencontré:
 
1. la réceptionniste
 
2. l'assistante du gynécologue
 
3. le gynécologue
 
4. le réceptionniste de la prise de sang
 
5. l'infirmier qui fait la prise de sang
 
6. l'infirmière qui n'en a rien à foutre mais qui me donne quand même deux pilules sans me regarder
 
7. le responsable du laboratoire
 
8. la salle d'attente pleine de femmes enceintes et de mamans qui allaitent
 
9. le gynécologue
 
10. le responsable des paiements
 
 
 
A six d'entre eux j'ai dû dire que je venais pour une IVG.
 
Il était intéressant de découvrir que, peu importe qu'on ai fait une analyse de sang une semaine avant l'IVG, seuls les tests effectués à l'hôpital ont une valeur réelle.
 
Il faut donc réitérer les examens.
 
 
 
J'ai eu le malheur de commettre deux erreurs:
 
 
 
1. parler au gynécologue sans avoir l'air d'être la femme la plus malheureuse du monde:
 
Je suis solide.
 
Mais de là à entendre, de la part d'un gynécologue:
 
"Mais ma p'tite dame, c'est pas comme si j'avais le choix !
 
Si je n'effectue pas mon quota d'avortements, on sera obligés de fermer l'antenne maternité"
 
 
 
2. appeler ma mutuelle
 
Je les ai appelés pour savoir quelles étaient les modalités de remboursement pour les IVG...
 
Je ne m'attendais pas à cette conversation d'une autre dimension:
 
 
 
"C'est quoi une IVG?"
 
".........."
 
"Madame ? Pouvez-vous me clarifier ce qu'est une IVG ?"
 
"Vous ne savez pas ce qu'est une IVG?"
 
"Madame, j'ai affaire tous les jours à des termes médicaux spécialisés je ne peux pas tous les connaître"
 
"Ok, vous n'êtes pas un médecin mais vous êtes une femme quand-même? Vous savez ce qu'est une IVG, non ? "
 
"Ah bah non madame, j'ai autre chose à faire que d'apprendre des termes médicaux vous savez."
 
Ma nervosité étant à son comble après deux semaines de tests, de doutes et de discussions en larmes sur l'épaule de mon mari, je me mets à hurler:
 
"Une IVG c'est un AVORTEMENT !!! UN AVORTEMENT, tu comprends ce que c'est qu'un AVORTEMENT ?! Hein ?! Et bravo de m'avoir forcée à dire ça à voix haute dans une salle d'attente pleine de femmes enceintes !!!"
 
"Ah mais faut pas vous énerver hein, c'est pas ma faute si les termes médicaux sont aussi compliqués."
 
***20 minutes plus tard***
 
"Alors madame, l'IVG n'est pas remboursée par la mutuelle sauf en cas d'urgence médicale"
 
Je travaille dans une organisation internationale et tombe sous un statut particulier.
 
Je n'ai pas droit à la couverture de la Sécurité Sociale, je dois donc compter uniquement sur ma mutuelle pour rembourser les 250 euros de l'intervention.
 
"Mademoiselle, j'espère que vous vous rendez compte que, depuis les années 80, c'est illégal de demander à une femme un certificat médical pour un avortement"
 
"Ah bah non madame, nous on suit les prescriptions de la sécurité sociale"
 
"Ca m'étonnerait, car l'IVG est remboursée à 70% par la sécurité sociale sans demande de certificat médical alors vos procédures sont obsolètes."
 
"Ah non madame, moi j'y peux rien hein..."
 
"Bon, je pense que maintenant il est vraiment temps que je parle à votre responsable."
 
 
 
Au final, j'ai eu le remboursement à 100% de ma mutuelle mais j'ai dû batailler pendant près d'un mois en me faisant aider par le planning familial et par une juriste de notre association du personnel.
 
Bon, là j'en rigole, ça fait il y a un an.
 
Mais il y a un an, c'était moins drôle...
 
Ca me bouffait les nerfs.
 
Je me sentais humiliée et dégradée.
 
Résumée à une addition...
 
Bah oui: visite chez le gynéco *** €
 
Prise de sang *** €
 
Deuxième prise de sang *** €
 
Echographie *** €
 
Demie journée à l'hôpital *** €
 
Troisième et quatrième prise de sang *** €
 
Deuxième echographie *** €
 
Deuxième visite chez le gynéco *** €
 
Sans compter les paquets de kleenex, les buckets de Ben & Jerries pour me consoler et la session de shopping ratée pour me remonter le moral.
 
 
 
J'ai suffisamment de recul et j'ai suffisamment les pieds sur terre pour remettre tout en perspective mais imaginez une jeune femme qui n'a pas le soutien nécessaire pour faire face à ce genre de traitement ???!!
 
Comment fait-elle pour écouter un gynécologue lui dire "écartez" pour faire un examen pelvien ???
 
Comment fait-elle pour réclamer un remboursement auquel elle a DROIT ?
 
Comment fait-elle pour être sûre qu'on l'aide à assumer son choix d'avorter en permettant qu'elle fasse un avortement médicamenteux plutôt que de devoir passer par un curetage ???
 
Où trouve-t-elle la force, le soutien, le courage nécessaire de prendre le contrôle sur sa vie plutôt que devoir subir une grossesse qui ne la rendra que malheureuse, ainsi que son enfant ?
 
 
 
Mon avortement a fini plutôt bien.
 
La deuxième journée à l'hôpital s'est passée bien mieux.
 
La deuxième journée, c'était la journée de l'expulsion du fruit.
 
Je n'ai pas eu mal du tout, ça s'est passé très vite.
 
J'ai passé une demi ournée à l'hôpital, toute seule.
 
Mon mari n'avait pas le droit d'être là pour s'occuper de moi.
 
Ce qui est ridicule mais c'est pour "éviter des scènes".
 
No comment.
 
Un an plus tard, je me suis remise des "mais comment as-tu pu" de mes amis et des "si vous refusez de prendre la pilule, ma petite dame, je vous reverrai dans un mois hein, c'est à vous de voir" et des "mais comment as-tu pu tomber enceinte en 2010 avec tous les moyens de contraception qui sont disponibles?".
 
Je me suis remise de l'intervention.
 
Même si j'ai un peu mal en voyant des amies enceintes de leur deuxième enfant, des mères qui allaitent ou des cousines qui viennent d'accoucher.
 
Je sais que j'ai fait le bon choix.
 
Mon mari et moi avons (re)construit notre couple et avons une superbe relation avec notre enfant.
 
Nous sommes fiers de notre famille, qui est aussi imparfaite que la famille parfaite peut l'être.
 
Nous sommes heureux.
 
Nous sommes sûrs du choix que nous avons fait ensemble et savons que nous aurons un autre enfant dans le futur. Ca sera notre troisième enfant.
 
Le deuxième est ailleurs en ce moment, à attendre une famille qui est prête à le recevoir.
 
Voilà mon histoire.
 
L'histoire d'une salope ?"


 
   
 
 
 


 
 :jap:  

n°24690072
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 24-11-2010 à 11:16:52  profilanswer
 

Kyrieleve a écrit :


Et un témoignage que j'ai trouvé intéressant :

 
Citation :

Lonque quote


 


Et le pire c'est qu'en plus elle se plaint de l'opprobre de ses amis  [:bluelou:4]

Message cité 1 fois
Message édité par eclipseo le 24-11-2010 à 17:26:20
n°24691738
ninigame
Citation personnelle associée
Posté le 24-11-2010 à 13:41:33  profilanswer
 

moi ce qui me choque c'est les 95 votants qui sont contre l'avortement y compris dans le cas d'un viol, appliqueront'"ils" (elles surtout) ce vote si ça leur arrive ???


---------------
Je vends des trucs ici: http://www.guitariste.com/forums/a [...] 59637.html
n°24692191
lorelei
So goddamn slick it's a sin
Posté le 24-11-2010 à 14:18:26  profilanswer
 

eclipseo a écrit :


Et le pire c'est qu'en plus elle se plaint de l'opprobre de ses amis  [:bluelou:4]


:sarcastic:


---------------
Rock'n Roll - New Noise
n°24695516
Kyrieleve
Féministe
Posté le 24-11-2010 à 18:09:37  profilanswer
 

Lu tout à l'heure ...

Citation :


Une vidéo anti-avortement a été diffusée à deux classes de seconde d'un lycée de Manosque, indique La Provence . Dans le cadre d'un cours d'éducation civique, juridique et sociale, le professeur a projeté une vidéo très violente, montrant des fœtus brûlés et amputés, accompagnée d'un tract hostile à la loi Veil, qui avait légalisé l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Proposée aux classes à la mi-octobre, cette vidéo a provoqué l'ire des parents d'élèves qui ont adressé un courrier au recteur et à l'inspecteur d'académie, auxquels ils demandent de prendre toutes les mesures nécessaires.


 
Effarant.  


---------------
Pussy that walk !
n°24696147
Profil sup​primé
Posté le 24-11-2010 à 19:07:25  answer
 

non mais comment ça passe ce genre de truc.. je sais pas, il y a un directeur, des professeurs ..  
 
 
Je te montre une salle d'opé d'un gars en train de se faire amputer à la scie et je t'explique que conduire une moto ça amène à ça.. forcement.. ça marque les esprits --'

mood
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