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Selon vous, un homme sur Mars c'est pour :




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Auteur Sujet :

[Topic unique] Espace et exploration spatiale

n°21006868
Schimz
Bouge pas, meurs, ressuscite !
Posté le 26-12-2009 à 15:01:12  profilanswer
 
mood
Publicité
Posté le 26-12-2009 à 15:01:12  profilanswer
 

n°21008015
bab'z
Posté le 26-12-2009 à 18:45:02  profilanswer
 
n°21008063
Julian33
Tu l'as ou tu l'as pas ⭐⭐
Posté le 26-12-2009 à 18:52:18  profilanswer
 

Les persos ressemblent à ceux d'American Dad.  [:transparency]


---------------
http://septimot.fr
n°21008379
DIDYEAH197​8
École Hokuto de cuisine
Posté le 26-12-2009 à 19:50:09  profilanswer
 

bab'z a écrit :


 
Tiré de quoi ce gif?


 
FUTURAMA

n°21008464
Jibidi
Bonhomme de neige
Posté le 26-12-2009 à 20:05:46  profilanswer
 

Julian33 a écrit :

Les persos ressemblent à ceux d'American Dad.  [:transparency]


 
Family guy (Les Griffin), par le même créateur


---------------
"And what do we have on this thing ? A cuisinart ?!"
n°21008596
_tchip_
Posté le 26-12-2009 à 20:43:41  profilanswer
 

J'aurai dis Telma et Louise


Message édité par _tchip_ le 26-12-2009 à 20:43:47

---------------
He likes the taste...
n°21053309
DIDYEAH197​8
École Hokuto de cuisine
Posté le 31-12-2009 à 13:09:31  profilanswer
 

La fin du monde pour 2036:  http://www.slate.fr/story/15125/fin-du-monde-2036
 
c'est bizarre,moi je me souviens dans les années 90 dans un magazine,on devait se manger un asteroide sur la gueule entre 2014 et 2016 même qu'ils disaient à l'époque qu'on a le temps de trouver le moyen pour éviter ça!
ben non....

n°21053712
Oceanborn
Posté le 31-12-2009 à 13:42:06  profilanswer
 

1 sur 1 million, ça fait peu probable quand même.

n°21053921
Elmoricq
Posté le 31-12-2009 à 14:02:25  profilanswer
 

D'après T. Pratchett, les probabilités de 1 pour 1 millions sont celles qui ont le plus de chance de se réaliser :o

Message cité 1 fois
Message édité par Elmoricq le 31-12-2009 à 14:02:39
n°21053993
Astro 111
⎦˚◡˚⎣
Posté le 31-12-2009 à 14:08:05  profilanswer
 

DIDYEAH1978 a écrit :

La fin du monde pour 2036:  http://www.slate.fr/story/15125/fin-du-monde-2036
 
c'est bizarre,moi je me souviens dans les années 90 dans un magazine,on devait se manger un asteroide sur la gueule entre 2014 et 2016 même qu'ils disaient à l'époque qu'on a le temps de trouver le moyen pour éviter ça!
ben non....


Les calculs des orbites sont de plus en plus précises pour certains astéroïdes ! [:yeah]


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.: Mastodon :. // • Mozilla
mood
Publicité
Posté le 31-12-2009 à 14:08:05  profilanswer
 

n°21118529
Sire Jeans
Jardin du son
Posté le 06-01-2010 à 21:05:35  profilanswer
 

Elmoricq a écrit :

D'après T. Pratchett, les probabilités de 1 pour 1 millions sont celles qui ont le plus de chance de se réaliser :o


 
"Les chances sur 1 millions ont 1 chance sur 2 de se réaliser"  [:bool_de_gom]


---------------
( ͡° ͜ʖ ͡°) ( ͡⊙ ͜ʖ ͡⊙) ( ͡◉ ͜ʖ ͡◉)
n°21119075
d750
Posté le 06-01-2010 à 21:44:47  profilanswer
 

A noté qu'un asteroide de 350m ce n'est pas du tout la fin du monde. Il faudrait plutot un machin de 10km pour vraiment mettre en péril l'humanité...

n°21121307
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 07-01-2010 à 00:52:40  profilanswer
 

Le télescope spatial américain Kepler, envoyé dans l'espace en mars 2009 pour trouver des planètes soeurs de la Terre hors de notre système solaire, a découvert ses cinq premières exo-planètes mais toutes sont trop chaudes pour abriter la vie, ont annoncé lundi les responsables de la mission.
 
La plus petite des ces cinq dernières exo-planètes découvertes est comparable à Neptune et la plus grande est plus grosse que Jupiter. Formée de gaz, Jupiter est la plus grande planète de notre système solaire avec une masse 317 fois supérieure à celle de la Terre.
 
Ces cinq exo-planètes tournent autour de leurs étoiles respectives sur une période variant de 3,3 à 4,9 jours. Cela signifie qu'elles sont proches de leurs astres, ce qui fait que leurs températures varient de 1.200 degrés à 1.648 degrés Celsius et sont plus élevées que la lave en fusion, excluant toute forme de vie connue.
 
Outre les cinq exo-planètes, Kepler a découvert des bizarreries cosmiques comme une étoile avec un petit objet en orbite autour d'elle et dont la température est plus élevée que la sienne. Cet objet est trop chaud pour être une planète mais trop petit et de densité insuffisante pour être une étoile naine telle qu'on les connaît, ont dit ces astronomes, perplexes.
http://www.google.com/hostednews/a [...] V6vLg7gqWQ
 
à propos de trop chaudes ne permettant pas la vie :
c'est vrai pour une chimie carbone, mais à + de 1000° d'autres chimies sont possibles, qui permettraient éventuellement une forme de vie.


---------------
du vide, j'en ai plein !
n°21121324
cashless
Posté le 07-01-2010 à 00:57:16  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

à propos de trop chaudes ne permettant pas la vie :
c'est vrai pour une chimie carbone, mais à + de 1000° d'autres chimies sont possibles, qui permettraient éventuellement une forme de vie.


 
Silicium ?

n°21121327
Profil sup​primé
Posté le 07-01-2010 à 00:58:42  answer
 

trop pauvres comme chimie pour faire de la vie probablement..

n°21123584
Svenn
Posté le 07-01-2010 à 11:35:11  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

à propos de trop chaudes ne permettant pas la vie :
c'est vrai pour une chimie carbone, mais à + de 1000° d'autres chimies sont possibles, qui permettraient éventuellement une forme de vie.


 
Il y a tres peu de liaisons covalentes stables a 1000°, je ne vois pas bien comment il serait possible de mettre en place une chimie complexe a cette temperature.
 
Et pour le silicium evoque dans le post suivant, il y a peu d´especes contenant du silicium qui sont solubles dans l´eau (dans l´ammoniaque, ca ne doit pas etre beaucoup mieux) donc ca limite sans doute beaucoup les possibilites d´une vie basee sur cet element.

n°21126313
Maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 07-01-2010 à 16:42:13  profilanswer
 

hyperboleske a écrit :

Thales Alenia Space ? [:dawa]
Mais la tu peux oublier pour le moment [:dawa]²


^^
 
Il faudrait qu'il rentrent quelques programmes, tout le monde est bien pessimiste içi

n°21126519
crouton_
HFR CDC
Posté le 07-01-2010 à 17:00:06  profilanswer
 

Question de noob:  
est-ce que toutes les exoplanètes découvertes ont une période de révolution courte?
 
Puisqu'elle sont détectées sur l'axe entre l'étoile et le télescope, je suppose qu'il faut plusieurs passages de la planète par cet axe pour déterminer sa présence, une planète qui fait une révolution stellaire en 4/5 jours ok ça doit se détecter facilement.  
 
mais une exoplanète avec une période du type Terre avec ses 365 jours de révolution ou plus a t elle dejà été détectée?
 
rci' [:pierre_ermite]

Message cité 2 fois
Message édité par crouton_ le 07-01-2010 à 17:00:52
n°21126594
Svenn
Posté le 07-01-2010 à 17:08:05  profilanswer
 

crouton_ a écrit :

Question de noob:  
est-ce que toutes les exoplanètes découvertes ont une période de révolution courte?
 
Puisqu'elle sont détectées sur l'axe entre l'étoile et le télescope, je suppose qu'il faut plusieurs passages de la planète par cet axe pour déterminer sa présence, une planète qui fait une révolution stellaire en 4/5 jours ok ça doit se détecter facilement.  
 
mais une exoplanète avec une période du type Terre avec ses 365 jours de révolution ou plus a t elle dejà été détectée?
 
rci' [:pierre_ermite]


 
Fomalhaut b met environ 900 ans à faire le tour de son étoile.
 
Cependant, les deux méthodes actuellement les plus efficaces (par transit ou par vitesse radiale) marchent mieux avec les grosses planètes à orbites courtes donc assez logiquement ce sont surtout celles-la qu´on trouve. A terme, d´autres methodes devraient se repandre avec des biais differents. Par exemple, en etudiant le mouvement d´une etoile autour du barycentre du systeme planetaire, on detectera plus facilement les grosses planetes a orbites larges. De meme, l´observation directe sera plus facile avec les planetes eloignees de leur etoile (d´ou la decouverte de Fomalhaut b)

n°21133501
hyperboles​ke
Posté le 08-01-2010 à 09:09:36  profilanswer
 

Maouuu a écrit :


^^
 
Il faudrait qu'il rentrent quelques programmes, tout le monde est bien pessimiste içi


 
Surement mais moi je suis sorti ^^

n°21136046
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 08-01-2010 à 12:47:54  profilanswer
 

crouton_ a écrit :

Question de noob:
est-ce que toutes les exoplanètes découvertes ont une période de révolution courte?

 

Puisqu'elle sont détectées sur l'axe entre l'étoile et le télescope, je suppose qu'il faut plusieurs passages de la planète par cet axe pour déterminer sa présence, une planète qui fait une révolution stellaire en 4/5 jours ok ça doit se détecter facilement.

 

mais une exoplanète avec une période du type Terre avec ses 365 jours de révolution ou plus a t elle dejà été détectée?

 

rci' [:pierre_ermite]

 

Tu peux aller voir , c'est le site le plus complet sur le sujet.

 

A partir des stats publiées j'ai :

 
 

analysées : 410 exoplanètes

 

Répartition des périodes orbitales
----------------------------------
inf. 1j        :   3 (1%)
de 1 à 10j     : 116 (28%)
de 10 à 100j   :  49 (12%)
de 100 à 1000j : 147 (36%)
sup. 1000j     :  95 (23%)

 

médiane : 259 j

 
 


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 08-01-2010 à 12:52:11

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21257905
hyperboles​ke
Posté le 19-01-2010 à 11:29:37  profilanswer
 

Aller, quelques touches pour les opérations satellites MSG et les futurs sentinelles du programme GMES :o

n°21276663
rfv
C'est comme ça ou comme ça ?
Posté le 20-01-2010 à 18:36:39  profilanswer
 

chewyy a écrit :

petite vidéo, montrant l'univers connu actuellement
 

Citation :

The Known Universe takes viewers from the Himalayas through our atmosphere and the inky black of space to the afterglow of the Big Bang. Every star, planet, and quasar seen in the film is possible


 
http://www.youtube.com/watch?v=17jymDn0W6U


 
On est pile au centre, ce coup de bol.
[:jesorsv]
N'empêche, pour piger le fond de la théorie de la relativité avec une telle représentation en tête, ça va pas m'aider :o

Message cité 1 fois
Message édité par rfv le 20-01-2010 à 18:38:34
n°21276973
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 20-01-2010 à 18:58:49  profilanswer
 

rfv a écrit :


 
On est pile au centre, ce coup de bol.
[:jesorsv]
N'empêche, pour piger le fond de la théorie de la relativité avec une telle représentation en tête, ça va pas m'aider :o


 
 
Nous sommes pile au centre de l'univers VISIBLE, c'est plutôt logique : la coquille exterieure  (le CMB) est formée des régions de l'univers qui ont mis l'âge cosmique (13,4 Ga) pour nous transmettre leur lumière.
 
 
a+


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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21278380
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 20-01-2010 à 20:51:25  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

Nous sommes pile au centre de l'univers VISIBLE, c'est plutôt logique : la coquille exterieure  (le CMB) est formée des régions de l'univers qui ont mis l'âge cosmique (13,4 Ga) pour nous transmettre leur lumière.
 
a+

c'était l'bon temps, quand la coquille se déplaçait beaucoup + vite que la lumière. depuis einstein elle sait qu'elle doit adapter sa vitesse aux lois de la physique, c'est moins drôle. (si on considère que la lumière se déplace à peu près en ligne droite dans le vide, et qu'il n'y a quasi que du vide)


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du vide, j'en ai plein !
n°21278745
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 20-01-2010 à 21:28:56  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

c'était l'bon temps, quand la coquille se déplaçait beaucoup + vite que la lumière. depuis einstein elle sait qu'elle doit adapter sa vitesse aux lois de la physique, c'est moins drôle. (si on considère que la lumière se déplace à peu près en ligne droite dans le vide, et qu'il n'y a quasi que du vide)

 


Avant Einstein, y'avait pas de coquille en expansion. L'idée de l'expansion est née de ses équations (développées par Friedmann  puis par Lemaitre).

 

Mais il n'y a toutefois aucune limitation à la "vitesse d'éloignement" v du fait de l'expansion.

 

v = Hd

 

H étant le taux d'expansion intégré sur le trajet (la "constante" de Hubble, qui varie en fait avec le temps cosmique, depuis +oo au début de l'expansion jusqu'à H0 = 70 km/s/Mpc soit 1e-18 s-1 aujourd'hui) et d la distance au temps t cosmique.

 

Si H ou d sont assez grands, v dépasse c, il n'y a aucune limitation à cela, car v ne représente pas la vitesse d'un corps dans l'espace, mais l'expansion de l'espace lui même.

 

Quand v approche c le décalage vers le rouge (z) tend vers l'infini et dès que v dépasse c on ne reçoit plus aucune énergie de ces zones de l'univers : elles passent derrière l'horizon cosmologique et sortent de l'univers visible.

 

Il se trouve que l'intégration Hd depuis nous jusqu'au CMB nous permet encore d'observer l'univers au moment même où il est devenu transparent, avec un z = 1100. On observe un univers qui émettait à une longueur d'onde ~ 1 µm (dans l'IR proche) à 1100 fois cette longueur d'onde ~ 1 mm (domaine des micro-ondes) soit quelque chose de largement détectable encore. Autrement dit, on a la chance extraordinaire de ne rien perdre du spectacle en optique-radio depuis que l'univers offre quelque chose à observer.

 

Dans 100 milliards d'années, ce ne sera plus le cas, et on perdra le contact même des amas les plus proches (il ne restera que Virgo à observer), car leur vitesse de récession sera devenue telle (> c) qu'ils passeront derrière l'horizon. En un sens, l'univers rétrecit...

 


a+


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-01-2010 à 21:41:28

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21279101
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 20-01-2010 à 22:03:42  profilanswer
 

c'est ce que j'ai dis, v se tient à carreau maintenant, mais fut un temps où la vitesse de la lumière c'était un escargot à côté. elle faisait la gueule dans son coin relativiste pendant que le reste de l'univers partait se balader.
dommage que le H on ne sache pas ce que c'est, même si on sait l'utiliser pour que les calculs tombent justes. magie de l'imagination...
 
pourquoi tu parle d'âge cosmique de 13,4 Ga alors que l'objets le + éloigné est à 14? enfin, il y était il y a 14 mds d'années, quand il s'est éclairé vers nous.


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du vide, j'en ai plein !
n°21279831
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 20-01-2010 à 22:59:54  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

c'est ce que j'ai dis, v se tient à carreau maintenant, mais fut un temps où la vitesse de la lumière c'était un escargot à côté. elle faisait la gueule dans son coin relativiste pendant que le reste de l'univers partait se balader.

 

Ah ok, j'avais pas compris que tu le disais dans ce sens là.  :jap:

 
Citation :


dommage que le H on ne sache pas ce que c'est, même si on sait l'utiliser pour que les calculs tombent justes. magie de l'imagination...

 

:??:  Y'a encore une allusion que je pige pas ? A partir du moment où tu définis le facteur d'échelle a ("n'importe quelle distance assez grande dans l'univers" ) et le temps cosmique t tu définis H :

 

H = (da/dt)/a

 
Citation :


pourquoi tu parle d'âge cosmique de 13,4 Ga alors que l'objets le + éloigné est à 14? enfin, il y était il y a 14 mds d'années, quand il s'est éclairé vers nous.

 

Y'a eu pas mal de précision apporté par l'observation détaillée du CMB et l'âge cosmique est bien mieux définit, ainsi que pas mal d'autres paramètres. c'est pas 13,4 d'ailleurs c'est 13,7 (+ 0,00038 Ga à l'émission du CMB).

 

t0 = 13,7 (+0,1, -0,2) Ga

 

a+


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 20-01-2010 à 23:01:37

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21299363
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 22-01-2010 à 17:30:55  profilanswer
 

j'vais essayer d'être clair, c'est pas simple.
photo : un gars prend une image d'un objet situé à 13,x Ga, mesuré par son décalage doppler. l'univers est vieux de 13,x + 0,4 Ga. on admet que la lumière a une vitesse invariable et fonce tout droit. on se fout de savoir où est maintenant l'objet observé. je n'ai pas la prétention de penser que nous sommes pile au centre de l'univers. tous les objets nous fuient mais surtout ils se fuient du fait de l'expansion.
si on considère la sphère de l'univers comme la distance parcourue par la lumière du big bang (ou de n'importe quoi d'allumé à t0), on ne peut pas avoir une vitesse d'expansion de la sphère qui la dépasse. or cette vitesse d'expansion supérieure est nécessaire pour obtenir un objet à 13,x Ga. je ne sais pas à quelle distance on en était à t= 0,4Ga mais certainement pas à côté : il a fallu que l'objet s'éloigne de nous beaucoup + vite que la lumière, ce qui est un problème.
ou on admet que la vitesse de la lumière varie en partie selon la vitesse d'expansion, mais à ma connaissance ce n'est pas le cas.
je peux admettre que le diamètre de l'univers augmente de 2x la vitesse de la lumière, pas+.

 

l'allusion concernait le fait qu'on puisse calculer l'expansion et sa variation sans savoir d'où elle vient et de quoi elle est la conséquence. on affine le paramètre mais on ne sait pas ce qu'il représente au juste.

Message cité 1 fois
Message édité par hpdp00 le 22-01-2010 à 17:32:37

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du vide, j'en ai plein !
n°21305019
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 23-01-2010 à 12:27:43  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :

j'vais essayer d'être clair, c'est pas simple.
photo : un gars prend une image d'un objet situé à 13,x Ga, mesuré par son décalage doppler. l'univers est vieux de 13,x + 0,4 Ga. on admet que la lumière a une vitesse invariable et fonce tout droit. on se fout de savoir où est maintenant l'objet observé. je n'ai pas la prétention de penser que nous sommes pile au centre de l'univers. tous les objets nous fuient mais surtout ils se fuient du fait de l'expansion.
si on considère la sphère de l'univers comme la distance parcourue par la lumière du big bang (ou de n'importe quoi d'allumé à t0), on ne peut pas avoir une vitesse d'expansion de la sphère qui la dépasse. or cette vitesse d'expansion supérieure est nécessaire pour obtenir un objet à 13,x Ga. je ne sais pas à quelle distance on en était à t= 0,4Ga mais certainement pas à côté : il a fallu que l'objet s'éloigne de nous beaucoup + vite que la lumière, ce qui est un problème.
ou on admet que la vitesse de la lumière varie en partie selon la vitesse d'expansion, mais à ma connaissance ce n'est pas le cas.
je peux admettre que le diamètre de l'univers augmente de 2x la vitesse de la lumière, pas+.

 

l'allusion concernait le fait qu'on puisse calculer l'expansion et sa variation sans savoir d'où elle vient et de quoi elle est la conséquence. on affine le paramètre mais on ne sait pas ce qu'il représente au juste.

 


La distance de 13 Gal est le temps de trajet du photon (ou temps de regard en arrière, t_lookback dans les graphique du bas). Mais à quelle distance cela correspond ? Dans un univers en expansion, il n'y a pas de définition univoque de la distances, il y en a deux (plus une troisième qu'on verra après).

 

1- la distance entre les objets au moment de l'émission du photon (distance dite angulaire) Da
2- la distance entre les objets au moment de la réception du photon (distance dite comobile) Dc.

 

La distance angulaire Da est ainsi nommé parce que c'est celle qu'il faut prendre en compte pour juger de la taille angulaire de l'objet source sur la voute céleste. L'angle alpha (sous lequel on observe l'objet de taille h est :

 

alpha = h/Da
(pour les petits angles)

 


Donc, quand le photon a été émis, la source était la la distance Da de l'endroit où nous sommes. Et à ce moment là, le taux d'expansion H(t) était plus élevé que maintenant. Le photon "remonte" donc un "flot d'espace" comme un saumon remonte la rivière (à une vitesse propre constante : c)  pour arriver jusqu'à nous. On conçoit que si l'intégrale sur le temps de trajet du courant d'espace qui s'écoule sur les flancs du saumon excède ct, il ne progresse pas, mais recule et ne parvient jamais à l'observateur. Pour l'instant, ce n'est pas le cas : l'intégrale sur le temps de H(t) n'a jamais été si grande qu'elle nous empeche de voir tous les photons émis dans notre direction depuis que l'univers émet librement des photons. Les cosmologistes d'aujourd'hui sont bien chanceux.

 

Donc notre photon-saumon progresse, c'est à dire que à tous les instants la distance entre lui et la source diminue. Mais bien sur elle diminue bien plus lentement que ct puisque à chaque instant la distance augmente de Hd entre le photon situé à la distance d et l'observateur futur. Quand d et H était maximal (donc à l'émission) la progression était minimal. Puis peu à peu le photon-saumon progresse de plus en plus efficacement vers l'observateur, car la distance d diminue (c'est la principale raison) ainsi que le taux d'expansion.

 

En même temps qu'il progresse difficilement vers le futur observateur, la distance qui le sépare de sa source augmente plus vite que ct. Car en plus de la distance parcourue par les moyens propres du photons (soit ct) il faut ajouter la distance que rajoute l'expansion. Quand le photon-saumon regarde dans son rétroviseur, il voit une source qui s'éloigne de plus en plus vite de lui, quoique sa vitesse propre soit constante.

 

Quand il arrive à l'observateur et achève sa glorieuse (quoique monotone) existence sur la rétine de l'observateur, il a parcouru par ses moyens propres ct = 13 Gal mais la source est bien plus éloignée que cela désormais. Et cette distance réelle est ce qu'on appelle la distance comobile. C'est la distance à laquelle se trouve aujourd'hui la source, après 13 Ga d'expansion.

 

Le ratio entre Da la distance angulaire (à l'émission) et Dc la distance comobile (à la fin du trajet) est extrêmement simple à calculer, il est égal par définition au facteur d'expansion a0/a = 1 + z, a0 étant n'importe quelle distance mesurée aujourd'hui et a la même distance au moment de l'émission, z étant le décalage vers le rouge.

 

Dc = Da (1 + z)

 


Enfin, dernier aspect à prendre en compte : les objets lointains nous apparaissent comme étant très proches (Da relativement petit) mais par contre il sont beaucoup moins lumineux, car le photon-saumon en luttant contre le flot d'espace qui défilait sous lui, a perdu du 'gras', c'est à dire de l'énergie. Il arrive exténué à l'observateur : c'est le décalage vers le rouge z. De façon totalement équivallente, ça nous fait mesurer la température de la source du rayonnement plus froide qu'à l'émission. On définit donc une distance de luminosité Dl qui est celle qu'il faut prendre en compte pour savoir combien d'énergie va arriver au récepteur depuis la source. C'est Dl qui nous donne la magnitude de l'objet. La encore c'est très facile à calculer avec le z :

 

Dl = Da (1 + z)²

 


Ainsi, un objet qui nous parait, d'après sa taille être situé à mettons Da = 1 Gal avec un z = 6 est situé aujourd'hui à une distance de Dc = 1 Gal * (1 + 6) = 7 Gal et l'énergie qui nous en parvient est la même que s'il était situé à 1 Gal (1 + 6)² = 49 Gal.

 

Pour savoir quel est le temps de regard en arrière (ou temps de trajet du photon), il faut intégrer H(t) et cela dépend cette fois ci du modèle d'expansion que l'on choisit, c'est à dire dans l'équation ci dessous, du choix de Omega_m (densité de matière) et de Omega_lambda (constante cosmo).

 

note : amha il y a une coquille dans le première image, il faut lire Omega_lambda = 0,7 et non 0,3
http://hfr-rehost.net/self/pic/3a48d6f092136c40ad6ddeb9b606014086f890f1.gif
http://hfr-rehost.net/self/pic/ba17c4913700311b4ed165018ab322774ae8cb65.gif

 


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 23-01-2010 à 12:32:43

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21305755
hpdp00
bleus, c'est fou
Posté le 23-01-2010 à 14:20:36  profilanswer
 

merci pour le cours :jap:
je suis d'accord avec tout, ça recoupe à peu près ce que je savais.
je vais essayer de poser ma question autrement.
il y a deux parties : à quelle distance était notre galaxie (peu importe qu'elle existe déjà ou pas, ce qui en fut le précurseur si tu veux) au moment du départ du photon qui vient d'arriver maintenant. et, comment cette distance est-elle compatible avec la création de l'univers seulement environ 0,4Ga auparavant?
je n'ai pas besoin des chiffres exact, il y a pour moi une anomalie entre distance au moment de l'émission et temps depuis la création de l'univers, qui n'a pu que partir d'un point.
il me paraît difficile d'imaginer un univers juste rétréci mais apparu déjà tout fait avec rien la seconde d'avant.


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du vide, j'en ai plein !
n°21306518
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 23-01-2010 à 16:29:52  profilanswer
 

hpdp00 a écrit :


il y a deux parties : à quelle distance était notre galaxie (peu importe qu'elle existe déjà ou pas, ce qui en fut le précurseur si tu veux) au moment du départ du photon qui vient d'arriver maintenant. et, comment cette distance est-elle compatible avec la création de l'univers seulement environ 0,4Ga auparavant? je n'ai pas besoin des chiffres exact, il y a pour moi une anomalie entre distance au moment de l'émission et temps depuis la création de l'univers, qui n'a pu que partir d'un point.
il me paraît difficile d'imaginer un univers juste rétréci mais apparu déjà tout fait avec rien la seconde d'avant.

 

0,4 Ma avant  [:haha_aloy] (mille fois moinsss).

 


Le z du CMB est de 1100 : l'univers était (z + 1) ~ 1100 fois plus petit. L'univers visible à un rayon comobile d'environ 46 Gal, soit au moment du découplage ~ 42 Mal.

 

Même en prenant en compte le fait que le flot d'expansion s'ajoute à la vitesse de propagation du signal, les régions diamétrales du CMB devraient logiquement être disjointe causalement et ne jamais avoir eu le temps d'accorder leur violon. Or on observe que l'univers était extrêmement homogène au moment du découplage (delta T ~ 1e-5).

 

C'est le problème de l'horizon. Pour résoudre ce problème, on fait l'hypothèse que pendant un temps très bref, le facteur d'échelle de l'univers a cru d'un facteur 1e60 environ, c'est le modèle inflationnaire.

 

a+


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 23-01-2010 à 16:40:51

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21306553
RykM
t'as de beaux gènes, tu sais..
Posté le 23-01-2010 à 16:34:26  profilanswer
 

Merci Gilga  :jap:  
 
Cette question m'avait tjs traverse l'esprit  [:figti]  
 
Mais seulement a equidistance comobile  [:lefab:5]

Message cité 1 fois
Message édité par RykM le 23-01-2010 à 16:54:32
n°21306624
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 23-01-2010 à 16:44:11  profilanswer
 

RykM a écrit :


Mais seulement a equidistance comobile  

 


Comobile, c'est pas quand on emprunte la même voiture ? [:lefab:5]

 

a+


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 23-01-2010 à 18:55:27

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21306651
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 23-01-2010 à 16:46:58  profilanswer
 

Un p'tit diagramme sympa :

 

http://hfr-rehost.net/imgs.xkcd.com/comics/height.png


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 23-01-2010 à 16:49:25

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21306976
d750
Posté le 23-01-2010 à 17:36:58  profilanswer
 

En tout cas c'est très intéressant tout çà(j'essaierais de me souvenir que la vrai taille de l'univers au temps présent est de 46Gal)
Mais malheureusement il y a toujours des trucs qui dépassent mon petit cerveau.
Par exemple pour revenir à l'homogénéité de l'univers, je comprends bien qu'en mettant de coté tout phénomène d'inflation, que certaines régions de l'univers n'auraient jamais été reliées par la lumière, car s'éloignant l'une de l'autre à une vitesse supérieur, pourtant je ne vois pas en quoi ceci empêcherait d'avoir un univers homogène. En effet toutes les régions de l'univers viennent d'un point commun, et sont toutes parties de base avec les mêmes propriétés, pourquoi est ce que ces régions ne seraient pas homogène, sans avoir a être relié par la lumière?
Sur wiki ils font une implication sur la répartition de la température, encore une fois je ne vois pas ce qui empêche des régions de l'univers non causalement relié d'être chacune homogène. Après tout ce n'est pas parceque une région opposé à une autre n'est pas causalement relié, qu'elle n'est pas relié à une région plus proche, qui de proche en proche font qu'elles seraient capable de s'homogénéiser.
Bref j'imagine bien que des calculs appuies cette idée, des simulations, mais en même temps je peux pas m'empêcher de penser que les simus ont leur fait dire un peu ce qu'on veut.

 

Quand à l'inflation çà me parait vraiment une solution de facilité. Alors on a d'un coté des observations de l'expansion et de la taille de l'univers qui diraient qu'il y a un soucis (région non causalement relié, qui devrait impliqué une non homogénéité). De l'autre on a des observations du fond cosmologique qui diraient que l'univers est homogène.
Plutôt que peut être de se dire que soit il y a une couille dans notre conception de l'expansion ou dans les mesures de la taille de l'univers, ou qu'il y a une couille dans ce que représente vraiment le fond cosmo(qui ne serait peut être pas lié à notre conception du big bang), ben non on prend la solution facile "ah ben si mais en fait l'univers il était tout petit donc homogène, et puis pouf d'un coup il est devenu grand avec une super expansion, hophop c'est magique"...
Il y a au moins une base théorique solide sur l'origine de l'inflation, d'où l'énergie énorme viendrait pour être capable de faire çà?

 

My2cents

Message cité 1 fois
Message édité par d750 le 23-01-2010 à 17:40:32
n°21307520
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 23-01-2010 à 18:50:14  profilanswer
 

d750 a écrit :

En tout cas c'est très intéressant tout çà(j'essaierais de me souvenir que la vrai taille de l'univers au temps présent est de 46Gal)
Mais malheureusement il y a toujours des trucs qui dépassent mon petit cerveau.
Par exemple pour revenir à l'homogénéité de l'univers, je comprends bien qu'en mettant de coté tout phénomène d'inflation, que certaines régions de l'univers n'auraient jamais été reliées par la lumière, car s'éloignant l'une de l'autre à une vitesse supérieur, pourtant je ne vois pas en quoi ceci empêcherait d'avoir un univers homogène. En effet toutes les régions de l'univers viennent d'un point commun

 

C'est justement ce qui est en gras qui n'est pas possible selon un modèle d'expansion non inflationnaire. Si on poursuis la courbe d'expansion en s'aidant des équation de Friedmann-Lemaitre, on aboutit à un volume d'univers qui est très supérieur à t=0 à au volume enclot pas l'horizon des événements.

 

On fait donc l'hypothèse que l'univers en t=0 était suffisamment petit pour rentrer dans l'horizon des événement puis qu'il a connu un bref épisode qui l'en a fait déborder, passant en un temps extrêmement bref d'une taille sub-atomique ("planckienne" ) à une taille supra-métrique.

 


Citation :

et sont toutes parties de base avec les mêmes propriétés, pourquoi est ce que ces régions ne seraient pas homogène, sans avoir a être relié par la lumière?
Sur wiki ils font une implication sur la répartition de la température, encore une fois je ne vois pas ce qui empêche des régions de l'univers non causalement relié d'être chacune homogène. Après tout ce n'est pas parceque une région opposé à une autre n'est pas causalement relié, qu'elle n'est pas relié à une région plus proche, qui de proche en proche font qu'elles seraient capable de s'homogénéiser.
Bref j'imagine bien que des calculs appuies cette idée, des simulations, mais en même temps je peux pas m'empêcher de penser que les simus ont leur fait dire un peu ce qu'on veut.

 

Quand à l'inflation çà me parait vraiment une solution de facilité. Alors on a d'un coté des observations de l'expansion et de la taille de l'univers qui diraient qu'il y a un soucis (région non causalement relié, qui devrait impliqué une non homogénéité). De l'autre on a des observations du fond cosmologique qui diraient que l'univers est homogène.
Plutôt que peut être de se dire que soit il y a une couille dans notre conception de l'expansion ou dans les mesures de la taille de l'univers, ou qu'il y a une couille dans ce que représente vraiment le fond cosmo(qui ne serait peut être pas lié à notre conception du big bang), ben non on prend la solution facile "ah ben si mais en fait l'univers il était tout petit donc homogène, et puis pouf d'un coup il est devenu grand avec une super expansion, hophop c'est magique"...
Il y a au moins une base théorique solide sur l'origine de l'inflation, d'où l'énergie énorme viendrait pour être capable de faire çà?

 

My2cents

 


Y'aurait de quoi dire  :o

 

En attendant je reposte un résumé que j'avais posté sur Futura :

 


La théorie de l'inflation, en cinq étapes.

 


Phase 1 (faux vide) : soit dans un espace vide ; pas le nôtre, celui d'un univers déjà formé et en expansion, un champs quantique de valeur nulle, appelé "inflaton" pour la cause. L'inflaton, c'est comme un photon, un boson de Higgs, ce genre de truc, mais plus massif et il s'agit d'un boson dit scalaire, c'est à dire que son spin est nul, à l'instar du boson de Higgs.

 

Comme pour tout champs quantique, quand la valeur du champs est nulle il n'y a pas de particule. Pour la plupart des champs connu, cet état est aussi l'état d'énergie minimale.

 

Mais pas pour l'inflaton. Le champs d'inflaton est en état de "faux vide" quand il est nul, c'est à dire qu'il n'est pas à son énergie minimale. Si V est l'énergie potentielle de ce champs et Phi la valeur du champs, V(Phi) > 0 quand Phi = 0 (cad quand les parties réelle Re(Phi) et imaginaire Im(Phi) sont toutes deux nulles).

 

http://hfr-rehost.net/www.astrosurf.org/luxorion/Physique/higgs-mecanisme.gif

 

Phase 2 (transition vers le vrai vide) dite 'slow roll' : tant que la valeur de l'inflaton est nulle, la symétrie est respectée et aucun phénomène ne se produit (ni inflation, ni expansion) mais cet équilibre est précaire comme un crayon posé sur sa pointe. Le mécanisme qui provoque la descente vers l’état de vide ordinaire est déterminé par des fluctuations d'origine quantique (analogue à l'effet tunnel). Dès que le champs de l'inflaton s'écarte de sa valeur nulle ("faux vide" ), l'histoire commence. Autrement dit, l'univers 'sort' par effet tunnel de l'univers précédent directement au stade où cela provoque la brève inflation.

 

Celle ci amène le champs scalaire jusqu'à son état d'énergie minimale, de "vrai" vide (le notre, en bas de la colline sur le schéma), dans lequel l’état de symétrie initiale (où Phi=0) est brisé : le champs à du "choisir" une valeur dans la vallée, ce qui entraine plein de conséquences sur la physique fondamentale de la zone où règne le champs à sa nouvelle valeur.

 

La densité d'énergie de ce faux vide implique une pression négative représenté en relativité générale par une force de répulsion. L'équation d'état, c'est à dire ce qui relie la pression p à la densité d'énergie rho du champs est du type p = -rho. C'est à dire que contrairement à la matière, une densité d'énergie positive engendre une pression négative. Une canette de coca remplit de ce genre de 'matière' cruncherait sur elle même dans le vide. De façon assez contre intuitive, l'effet de ce champs de pression sur l'espace agit à la manière d'une constante cosmologique, c'est à dire un genre de gravitation répulsive.

 

Comme il s'agit d'un état du vide, c'est à dire de ce qui remplit l'espace, plus l'univers se dilate, plus il se crée d'espace, donc de faux vide : la densité d'énergie est constante. Dans ces conditions, la croissance du facteur d'échelle a en fonction du temps t  (facteur d'échelle a  c'est à dire n'importe quelle distance mesurée dans cet espace entre deux points au repos, sans mouvement propre) est proportionnelle au facteur d'échelle lui même, ce qui nous donne quelque chose comme a(t) = exp(at), ce qui engendre une croissance foudroyante du facteur d'échelle. C'est à ce stade que l'on peut parler d'emprunt "sans remboursement" à la gravité, via l'expansion de l'espace.

 

Le facteur d'échelle correspondant à l'univers observable (la portion d'univers née de cette inflation et que nous pouvons explorer du regard) passe disons de la taille de Planck à 1 m en ~ 1e-34 s

 

La taux d'expansion est tel que tout le contenu de l'univers, particules préexistante dans la phase préinflationnaire ou créés au court de l'inflation se trouve considérablement diluée. L'univers est vide et froid, dominé par la densité constante de l'inflaton.

Phase 3 (préchauffage)
: au bout d'un moment l'inflaton quitte son état métastable pour retrouver une valeur moyenne nulle dans le vide. Il arrivé en bas, à son potentiel minimum, et la transition de phase vers l'état d'énergie nulle induit que la densité d'énergie qui était la sienne est transféré aux autres champs : il se désintègre en photons.

 

Phase 4 (réchauffage) : la densité d'énergie est telle (~1e90 kg/m3) que les photons créés ont une énergie suffisante pour créer tout le bestiaire du modèle standard et au delà. Ces particules nouvellement crées se mettent à l'équilibre thermique. L'univers est chaud désormais.

 

Phase 5 (expansion) 'Big Bang' proprement dit : on entre alors dans le régime d'expansion classique, avec un plasma à l'équilibre thermique à 1e27 K qui se refroidit sous l'effet de l'expansion et par transitions de phase successives produit l'univers tel qu'on l'observe à l'issue de la phase radiative où on entre dans le domaine de l'observation directe celui du fond radio cosmologique (CMB).

 

a+

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 23-01-2010 à 18:52:16

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°21307732
d750
Posté le 23-01-2010 à 19:19:34  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :

 

C'est justement ce qui est en gras qui n'est pas possible selon un modèle d'expansion non inflationnaire. Si on poursuis la courbe d'expansion en s'aidant des équation de Friedmann-Lemaitre, on aboutit à un volume d'univers qui est très supérieur à t=0 à au volume enclot pas l'horizon des événements.

 

On fait donc l'hypothèse que l'univers en t=0 était suffisamment petit pour rentrer dans l'horizon des événement puis qu'il a connu un bref épisode qui l'en a fait déborder, passant en un temps extrêmement bref d'une taille sub-atomique ("planckienne" ) à une taille supra-métrique.

 


Citation :

et sont toutes parties de base avec les mêmes propriétés, pourquoi est ce que ces régions ne seraient pas homogène, sans avoir a être relié par la lumière?
Sur wiki ils font une implication sur la répartition de la température, encore une fois je ne vois pas ce qui empêche des régions de l'univers non causalement relié d'être chacune homogène. Après tout ce n'est pas parceque une région opposé à une autre n'est pas causalement relié, qu'elle n'est pas relié à une région plus proche, qui de proche en proche font qu'elles seraient capable de s'homogénéiser.
Bref j'imagine bien que des calculs appuies cette idée, des simulations, mais en même temps je peux pas m'empêcher de penser que les simus ont leur fait dire un peu ce qu'on veut.

 

Quand à l'inflation çà me parait vraiment une solution de facilité. Alors on a d'un coté des observations de l'expansion et de la taille de l'univers qui diraient qu'il y a un soucis (région non causalement relié, qui devrait impliqué une non homogénéité). De l'autre on a des observations du fond cosmologique qui diraient que l'univers est homogène.
Plutôt que peut être de se dire que soit il y a une couille dans notre conception de l'expansion ou dans les mesures de la taille de l'univers, ou qu'il y a une couille dans ce que représente vraiment le fond cosmo(qui ne serait peut être pas lié à notre conception du big bang), ben non on prend la solution facile "ah ben si mais en fait l'univers il était tout petit donc homogène, et puis pouf d'un coup il est devenu grand avec une super expansion, hophop c'est magique"...
Il y a au moins une base théorique solide sur l'origine de l'inflation, d'où l'énergie énorme viendrait pour être capable de faire çà?

 

My2cents

 


Y'aurait de quoi dire  :o

 

En attendant je reposte un résumé que j'avais posté sur Futura :

 


La théorie de l'inflation, en cinq étapes.

 


Phase 1 (faux vide) : soit dans un espace vide ; pas le nôtre, celui d'un univers déjà formé et en expansion, un champs quantique de valeur nulle, appelé "inflaton" pour la cause. L'inflaton, c'est comme un photon, un boson de Higgs, ce genre de truc, mais plus massif et il s'agit d'un boson dit scalaire, c'est à dire que son spin est nul, à l'instar du boson de Higgs.

 

Comme pour tout champs quantique, quand la valeur du champs est nulle il n'y a pas de particule. Pour la plupart des champs connu, cet état est aussi l'état d'énergie minimale.

 

Mais pas pour l'inflaton. Le champs d'inflaton est en état de "faux vide" quand il est nul, c'est à dire qu'il n'est pas à son énergie minimale. Si V est l'énergie potentielle de ce champs et Phi la valeur du champs, V(Phi) > 0 quand Phi = 0 (cad quand les parties réelle Re(Phi) et imaginaire Im(Phi) sont toutes deux nulles).

 

http://hfr-rehost.net/http://www.a [...] anisme.gif

 

Phase 2 (transition vers le vrai vide) dite 'slow roll' : tant que la valeur de l'inflaton est nulle, la symétrie est respectée et aucun phénomène ne se produit (ni inflation, ni expansion) mais cet équilibre est précaire comme un crayon posé sur sa pointe. Le mécanisme qui provoque la descente vers l’état de vide ordinaire est déterminé par des fluctuations d'origine quantique (analogue à l'effet tunnel). Dès que le champs de l'inflaton s'écarte de sa valeur nulle ("faux vide" ), l'histoire commence. Autrement dit, l'univers 'sort' par effet tunnel de l'univers précédent directement au stade où cela provoque la brève inflation.

 

Celle ci amène le champs scalaire jusqu'à son état d'énergie minimale, de "vrai" vide (le notre, en bas de la colline sur le schéma), dans lequel l’état de symétrie initiale (où Phi=0) est brisé : le champs à du "choisir" une valeur dans la vallée, ce qui entraine plein de conséquences sur la physique fondamentale de la zone où règne le champs à sa nouvelle valeur.

 

La densité d'énergie de ce faux vide implique une pression négative représenté en relativité générale par une force de répulsion. L'équation d'état, c'est à dire ce qui relie la pression p à la densité d'énergie rho du champs est du type p = -rho. C'est à dire que contrairement à la matière, une densité d'énergie positive engendre une pression négative. Une canette de coca remplit de ce genre de 'matière' cruncherait sur elle même dans le vide. De façon assez contre intuitive, l'effet de ce champs de pression sur l'espace agit à la manière d'une constante cosmologique, c'est à dire un genre de gravitation répulsive.

 

Comme il s'agit d'un état du vide, c'est à dire de ce qui remplit l'espace, plus l'univers se dilate, plus il se crée d'espace, donc de faux vide : la densité d'énergie est constante. Dans ces conditions, la croissance du facteur d'échelle a en fonction du temps t  (facteur d'échelle a  c'est à dire n'importe quelle distance mesurée dans cet espace entre deux points au repos, sans mouvement propre) est proportionnelle au facteur d'échelle lui même, ce qui nous donne quelque chose comme a(t) = exp(at), ce qui engendre une croissance foudroyante du facteur d'échelle. C'est à ce stade que l'on peut parler d'emprunt "sans remboursement" à la gravité, via l'expansion de l'espace.

 

Le facteur d'échelle correspondant à l'univers observable (la portion d'univers née de cette inflation et que nous pouvons explorer du regard) passe disons de la taille de Planck à 1 m en ~ 1e-34 s

 

La taux d'expansion est tel que tout le contenu de l'univers, particules préexistante dans la phase préinflationnaire ou créés au court de l'inflation se trouve considérablement diluée. L'univers est vide et froid, dominé par la densité constante de l'inflaton.

Phase 3 (préchauffage)
: au bout d'un moment l'inflaton quitte son état métastable pour retrouver une valeur moyenne nulle dans le vide. Il arrivé en bas, à son potentiel minimum, et la transition de phase vers l'état d'énergie nulle induit que la densité d'énergie qui était la sienne est transféré aux autres champs : il se désintègre en photons.

 

Phase 4 (réchauffage) : la densité d'énergie est telle (~1e90 kg/m3) que les photons créés ont une énergie suffisante pour créer tout le bestiaire du modèle standard et au delà. Ces particules nouvellement crées se mettent à l'équilibre thermique. L'univers est chaud désormais.

 

Phase 5 (expansion) 'Big Bang' proprement dit : on entre alors dans le régime d'expansion classique, avec un plasma à l'équilibre thermique à 1e27 K qui se refroidit sous l'effet de l'expansion et par transitions de phase successives produit l'univers tel qu'on l'observe à l'issue de la phase radiative où on entre dans le domaine de l'observation directe celui du fond radio cosmologique (CMB).

 

a+

 

Donc si j'ai bien compris la théorie de l'inflation se repose principalement sur une idée que la gravité seraient complètement opposé à celle que l'on connait. Répulsion des objets les uns des autres. Et plus ces objets sont éloignés l'un de l'autre, plus la gravité devient forte, plus la répulsion devient forte, entrainant une croissance exponentielle. Peut être ce n'est pas la gravité, mais en tout cas c'est une force qui agis comme çà. Ça me semble tiré par les cheveux, autant que je sache on a jamais observé une tel force, qui gagnerait en puissance de plus en plus avec le temps qui passe et une augmentation des distances. Ça me semble une pure conception de l'esprit qui se repose sur rien ou pas grand chose.
De plus je ne vois pas pourquoi d'un coup, quand l'univers a atteint un mètre, tout changerait à nouveau et l'univers arrêterait sa croissance exponentiel pour revenir à une expansion classique(d'ailleurs il me semblait que l'expansion se ralentit à cause de la gravité, mais les dernières théories impliqueraient une expansion qui s'accélère, un rapport avec l'inflation?)

 

Sinon si j'ai bien compris, le problème serait plutôt que en rapport avec l'observation de la vitesse de l'expansion et de la taille de l'univers et de son âge, l'univers à t=0 devrait faire un mètre et non pas un point, et c'est pour çà qu'on a sortit la théorie de l'inflation non? Est il envisagé qu'on puisse mal mesuré l'expansion, et que plutôt que d'avoir une inflation ultra rapide au tout début de l'univers, ce soit plutot l'expension de l'univers qui ralentissent bien au delà de ce qu'on pense? Quelquechose comme une expansion plus rapide pendant les premiers milliards d'année, et un ralentissement de plus en plus prononcés.
En quoi est ce impossible que l'univers est démarré avec une taille d'1m, plutôt qu'a partir d'un point?

 

Au final les problèmes de causalité de région de l'univers et d'isotropie ont rien à voir ou quoi? De toute façon je vois toujours mal la liaison entre région opposé de l'univers non causalement relié, et l'isotropie. A-----B-----C  A et C sont non causalement relié, mais A et B et B et C sont causalement relié, A devrait pouvoir transmettre ces propriétés à B, et B devraient pouvoir transmettre ces propriétés à C....


Message édité par d750 le 23-01-2010 à 22:40:01
n°21309180
DIDYEAH197​8
École Hokuto de cuisine
Posté le 23-01-2010 à 22:04:14  profilanswer
 

C'est Dieu qui doit bien se marrer à lire tout ça!  :D

n°21311066
Timoonn
Moune pour les intimes :o
Posté le 24-01-2010 à 01:39:43  profilanswer
 

Aucun risque :o


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HFPonss - Désactivez votre Adblock sur HFR - Découper le monde à coup de rasoir pour voir au cœur du fruit, le noyau noir.
n°21311214
AdHoc
Posté le 24-01-2010 à 02:06:33  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

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