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Auteur Sujet :

Topic Ciné - News, discussions, débats, infos, bandes-annonces, séries

n°75269634
vanloque
\o/ Buy the dip Shinji ! \o/
Posté le 09-09-2026 à 15:13:37  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Sanglier a écrit :


Vraie question : ce Nathan Fielder, on est sensé le connaître ?
Ca a l'air obscur et confidentiel comme délire  [:lolilol]


àmha je recommande toute son œuvre, que ce soit

 

- Nathan for You
- The Rehearsal  (la S2 c'est incroyable ce qu'il a fait)
- Et l'ovni de génie (avec le frère Safdie et Emma Stone) qu'est The Curse  :love:

 

Il mêle vrai et faux docu avec brio.

 

Ca va être dingos ce film/docu  :love:

 
Citation :

The initial plan for the documentary, Fielder said on Sunday, was for him to remain behind the camera with Oppenheim, whose work includes “Some Kind of Heaven,” about the Villages in Florida, and the forthcoming “Primetime,” a fiction feature about “To Catch a Predator.”

 

But the interactions Fielder had with Holmes and her partner, Billy Evans, became so strange and unnerving that Fielder wound up taking a central role in the film, he said.

 

“We are all smart, operating at the top of our game yet no one could reach a consensus on what was happening in the house,” Fielder said after the movie ended. “That drove us to keep going.”


Message édité par vanloque le 09-09-2026 à 15:17:59

---------------
-"The party told you to reject the evidence of your eyes and ears. It was their final, most essential command." – George Orwell, in 1984
mood
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Posté le 09-09-2026 à 15:13:37  profilanswer
 

n°75269801
- Mandrill​ -
Posté le 09-09-2026 à 15:47:15  profilanswer
 

Emzy a écrit :


Moi j'ai jamais été plus fan ... [:cerveau shut]  [:arantheus:2] .


C'était bien la peine que Gordon Schumway le dise sous balise spoilers  [:the mad] (ouais je suis team je regarde aucun trailer, j'irai, période)

Message cité 1 fois
Message édité par - Mandrill - le 09-09-2026 à 16:49:15
n°75269840
Emzy
Kaiju
Posté le 09-09-2026 à 15:54:00  profilanswer
 

- Mandrill - a écrit :


C'était bien la peine que Gordon Schumway le dise sous balise spoilers  [:the mad] (ouais je suis team je regarde aucun trailer, j'irai, période)


T'as pas tort, j'édite, et désolé pour toi.  :D


---------------
Ma chaîne cinéma : Sin&zy
n°75269924
vanloque
\o/ Buy the dip Shinji ! \o/
Posté le 09-09-2026 à 16:12:11  profilanswer
 

Apparemment Amazon n'a pas voulu porter ce film :D
 
 
 
Artificial - Official Teaser Trailer - In Theaters Christmas Day
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/542627
A film by Luca Guadagnino.
Starring Andrew Garfield, Yura Borisov, Monica Barbaro, Ike Barinholtz, Cooper Hoffman, Jason Schwartzman, and Mark Rylance.  
In select theaters Christmas Day.


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-"The party told you to reject the evidence of your eyes and ears. It was their final, most essential command." – George Orwell, in 1984
n°75270123
- Mandrill​ -
Posté le 09-09-2026 à 16:47:31  profilanswer
 

Emzy a écrit :


T'as pas tort, j'édite, et désolé pour toi.  :D


 [:jean valjean:5] et moi aussi du coup (les gens oublient souvent d'éditer leurs citations  [:henri gaud-liste:1] )

n°75271982
GreatSaiya​man
Posté le 09-09-2026 à 23:12:04  profilanswer
 

vanloque a écrit :

[:vindev_hell]  [:vindev_hell]  [:vindev_hell]  [:vindev_hell]  
 
attention ça en dévoile un peu plus !
 
GODZILLA MINUS ZERO | Official 1.43:1 Trailer | Filmed For IMAX
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/542313
Everything ends here.  
Experience GODZILLA MINUS ZERO, the first-ever Japanese production #FilmedForIMAX, in theatres November 6.GODZILLA MINUS ZEROVFX,


 
Vu en Imax le premier, ce qui m'avait particulièrement marqué, c'est que c'était véritablement la première fois que je trouvais Godzilla effrayant, pas impressionnant comme il avait pu l'être parfois dans la version américaine, ou repoussant comme dans Shin Godzilla, mais effrayant.  
Puis cette mise en scène parfaite pour te faire ressentir à quel point on est des insectes face à lui.
J'espère que celui-ci aura droit à une distribution cette fois bien plus étoffée chez nous.
 
Sinon dans un registre radicalement différent, DIGGER va nous la mettre bien profond. :o  
https://www.youtube.com/watch?v=q5J4G53DVpI

n°75272115
- Mandrill​ -
Posté le 10-09-2026 à 01:02:28  profilanswer
 

Vu Oklahoma Honey ce soir, je suis retourné voir vos avis

gregouf a écrit :

 

Pendant les scènes de jam bluegrass, c'est assez pénible justement. Et ça n'apporte rien

j'ai bien aimé le film dans son ensemble avec ses ruptures de ton et ses parties dissemblables, mais moi aussi ces parties musicales très sur-mises en scène, clipesques pourrait-on dire, m'ont un peu sorti du film, je me disais que c'était un peu le syndrome de ces films avec des scènes précalibrées pour être mises sur YouTube (je sais pas si ça joue beaucoup sur l'argent que le film peut générer hors salles)
Mais ça ne m'a pas gâché le visionnage, je suis sorti le voir tard d'une humeur moyenne pour me changer les idées et je suis ressorti bien mieux  :)

 

C'est assez feel good malgré des moments assez durs et le film a par moments une sorte de morale ambiguë

Spoiler :

Kateri, toute sympathique, attachante et solaire qu'elle soit, assassine quand même assez froidement deux personnes, même si on peut se dire que l'une l'a mérité (le type a indirectement provoqué la mort d'Amziah en lui volant ses ruches donc grosso modo sa vie) et que l'autre n'en avait a priori plus pour longtemps (et encore on n'en est pas si sûrs, son mari riche avait peut-être les moyens de la maintenir en vie encore quelques années va savoir...)
Le film ne tranche pas vraiment sur la légitimité de ces actes, mais Kateri, si  :D
Et elle se fait pas gauler.
Et c'est semble-t-il suffisant  [:cerveau mlc]


Côté mises en scène encore, à l'inverse des parties musicales, certains passages sont traités avec une sobriété inhabituelle au cinéma, surtout dans un film américain  

Spoiler :

notamment la mort d'Amziah sans effet musical dramatique qui te dit avec un coup de coude "il est mooooooort, ta da da daaaa tu l'as pas vu venir hein?"  [:multiponey8] mais aussi celle du sale type piégé dans sa cabine  [:guigui] où là aussi y avait pas de musique-stabilo, j'ai apprécié

En tout cas un film à voir, ne serait-ce que pour son casting impeccable !


Message édité par - Mandrill - le 10-09-2026 à 01:07:50
n°75272131
Marcel Pit​ou
Posté le 10-09-2026 à 01:32:20  profilanswer
 

Mes premiers retours de "Pressure" (j'ai pas encore vu le film...  [:lefab:5] ), sur les quelques 40-50 personnes qui ont vu le film (dont beaucoup de retraités...  [:le_glaude] ), globalement c'était : "bon film", "très bon film", "Fraser est vraiment bon dans le rôle de Eisenhower"..., donc plutôt de bons retours pour cette première journée.  ;)
 
Après, on est en septembre, c'est excessivement calme, et même avec un très bon "bouche à oreille", il ne fera pas beaucoup d'entrées, c'est dommage...  :sweat:


Message édité par Marcel Pitou le 10-09-2026 à 01:44:46
n°75272197
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 10-09-2026 à 05:57:52  profilanswer
 

Salvation (Emin Alper).
 
 
Avec un film encore centré sur l’Anatolie, mais beaucoup plus sec et à l’os que son précédent Burning Days, le réalisateur porte cette fois son regard sur les rivalités claniques entre communautés villageoises, sur fond de superstition, de vieilles rancœurs et de règlements de comptes personnels. Il observe froidement les mécanismes de la haine s’enclencher dans une lente combustion qui mènera à une explosion de violence débridée.
 
Dès le début, le spectateur est jeté dans le bain sans aucune information sur le contexte ni sur les personnages qui peuplent ce petit village d’agriculteurs haut perché, en rivalité avec celui des éleveurs situé en contrebas dans la vallée. On découvrira progressivement les enjeux et les motivations de cette haine grâce à une mise en scène complexe, alternant narration externe distanciée et pas de côté oniriques, voire fantastiques, qui permettent de pénétrer la psyché des protagonistes.
 
Alper s’est basé sur un fait divers tragique datant de 2009 — le massacre de quarante-quatre personnes dans un village kurde par des hommes appartenant au système des « gardiens de village » mis en place par l’État — pour développer une sorte d’étude fictionnelle de cet écosystème de violence qui s’est enkysté dans le tissu social anatolien. Après avoir armé certains villages et banalisé une forme d’impunité au nom de la lutte antiterroriste contre le PKK, l’État a fourni un terreau sur lequel peuvent ressurgir les vieilles rancœurs claniques, familiales ou individuelles, désormais rhabillées de prétextes religieux, fonciers ou politiques.
 
Le statut de « gardien », enjeu central du film, ne consiste d’ailleurs pas simplement à recevoir une arme pour défendre son village : il confère une parcelle de pouvoir et une proximité avec l’État qui brouillent rapidement la frontière entre sécurité, intimidation et règlement de comptes. À mesure que la menace extérieure devient lointaine ou indéterminée, le dispositif demeure, les armes restent et la violence ainsi légitimée peut se retourner vers l’intérieur.
 
Tout est en grande partie construit sur le non-dit et l’utilisation d’écrans de fumée par les personnages pour justifier leurs actes. Le film s’articule réellement autour de cette mécanique : on s’invente des histoires, on entretient la paranoïa, on fait monter la haine de l’autre, on invoque la religion, l’économie ou la propriété pour légitimer ses intérêts, sous l’œil désabusé d’une gendarmerie locale particulièrement permissive.
 
La mécanique est inexorable et Alper la démonte avec une finesse analytique qui fait froid dans le dos. À propos de non-dit, on remarquera que pas une seule fois les mots « Kurdes » ou « PKK » ne sont prononcés : il n’est question que des « terroristes », grand sac fourre-tout permettant de désigner des responsables à tous les maux, y compris ceux que l’on provoque soi-même. L’allusion politique à la Turquie d’Erdoğan est évidente sans jamais être explicitement énoncée.
 
Formellement, c’est extrêmement maîtrisé. La photographie, les choix de cadre et les valeurs de plan sont pleins de sens, mais la caméra, pourtant assez mobile, parvient à se faire oublier pour mieux immerger le spectateur dans le déroulement narratif. À ce niveau-là, on est dans une maîtrise formelle extrêmement élevée et réfléchie, qui n’empêche d’ailleurs jamais Alper de nous régaler la rétine avec quelques images magnifiques.
 
Ce n’est pas un film aimable. C’est sec comme une rafale de kalachnikov qui déchire la nuit, mais j’ai vraiment l’impression qu’Emin Alper est passé à un niveau supérieur de maîtrise cinématographique. J’ai hâte de voir ses prochains films.
 
 
- Starfoullah Wars -
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/542765


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Eponyme
n°75273391
vanloque
\o/ Buy the dip Shinji ! \o/
Posté le 10-09-2026 à 12:09:43  profilanswer
 

Pour me lancer dans la trouzaine de films Turcs et Iraniens que j'ai en stock je vais me laisser pousser un peu plus la barbe :D


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-"The party told you to reject the evidence of your eyes and ears. It was their final, most essential command." – George Orwell, in 1984
mood
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Posté le 10-09-2026 à 12:09:43  profilanswer
 

n°75273414
gnak
Posté le 10-09-2026 à 12:15:26  profilanswer
 

brown paper bag a écrit :

Salvation (Emin Alper).
 
 
Avec un film encore centré sur l’Anatolie....
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/542765


 
Commentaire totalement inutile donc indispensable,  le mec de droite a un air de George Clooney kurde :D


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Effective moderation isn't for everyone :o
n°75273695
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 10-09-2026 à 13:20:20  profilanswer
 


The Holy Boy (Paolo Strippoli) commence avec le sérieux presque clinique d’un drame psychologique à dimension religieuse mâtiné de fantastique. Dans une petite communauté italienne repliée sur elle-même, la croyance structure les rapports sociaux, organise les gestes, les attentes, les peurs et les hiérarchies. Le film s’intéresse moins, dans un premier temps, à la question de savoir si le surnaturel existe qu’à ce que produit collectivement le fait d’y croire.
 
La religion y apparaît comme une ingénierie sociale autant que comme une affaire de foi. Elle donne un sens à la souffrance, permet de l’ordonner, de la ritualiser, de la rendre supportable. Mais dès lors qu’un individu devient l’instrument privilégié de cette mécanique, la frontière entre dévotion, emprise et exploitation se trouble sérieusement.
 
C’est là que Matteo devient le véritable centre de gravité du film. Adolescent investi d’un pouvoir qui le place immédiatement hors de toute normalité, il est sommé d’endosser un rôle sacrificiel qui le dépasse. La communauté projette sur lui ses besoins spirituels, ses douleurs, ses espoirs de guérison. Il cesse progressivement d’être un garçon pour devenir une fonction : un réceptacle, presque un dispositif collectif de traitement de la souffrance.
 
La question éthique est alors assez limpide. Jusqu’où peut-on exiger d’un individu qu’il se sacrifie au nom du bien commun ? À partir de quel moment la foi devient-elle une forme de violence ? Et surtout, que reste-t-il d’une identité lorsqu’on la réduit à sa capacité d’absorber les maux des autres ?
 
Plus pervers encore, le soulagement devient une dépendance. Les habitants ne se contentent plus de croire au pouvoir de Matteo : ils en ont besoin. Le film matérialise progressivement cette addiction par des signes physiques et des comportements de manque, jusqu’à transformer la relation entre le saint et ses fidèles en une étrange économie de la came spirituelle. La souffrance n’est plus seulement quelque chose dont on cherche à être délivré : ne plus pouvoir s’en débarrasser devient insupportable.
 
Ses ouailles sont, de fait, des toxicos.
 
Le film aurait très bien pu continuer sur cette voie, avec sa gravité un peu austère, ses ambiguïtés métaphysiques et son observation des mécanismes de croyance.
Mais il se trouve qu’on parle aussi d’un adolescent.
Un adolescent plein d’hormones, de frustration, de colère, de désir, de besoin d’émancipation, à qui l’on interdit plus ou moins de vivre pour lui-même tout en lui confiant un pouvoir potentiellement monstrueux.
 
Il fallait bien que ça finisse par partir en vrille.
 
Et c’est précisément là que The Holy Boy devient beaucoup plus amusant que son dispositif initial ne le laissait supposer. À mesure que son personnage central sature, le film abandonne progressivement le confort du drame métaphysique pour descendre quelques étages dans la grande cage d’escalier de la respectabilité culturelle. La douleur devient matière, la répression devient force physique, la culpabilité se met à saigner et le catholicisme villageois commence sérieusement à sentir le vidéoclub.
 
Possession, slasher, giallo, horreur US '80s : tout ce petit monde finit par remonter à la surface.
 
On pense évidemment à Carrie, mais passée à travers un miroir légèrement tordu : même répression morale, sexuelle et religieuse de l’adolescence, même principe d’accumulation jusqu’à l’explosion surnaturelle. À ceci près que Matteo n’est pas seulement empêché de vivre : il sert activement de réceptacle aux souffrances des autres. On ne lui demande pas d’être pur. On lui demande d’être une poubelle métaphysique.
 
Étonnamment, ça ne se passe pas très bien.
 
Et quelque part rôde aussi le fantôme de The Dead Zone, mais retourné comme une chaussette : ici, ce n’est plus le personnage qui reçoit accidentellement quelque chose des autres, ce sont les autres qui viennent volontairement vider leur merde existentielle chez lui.
 
À ce stade, la subtilité commence à prendre feu.
Et c’est plutôt une bonne nouvelle.
 
Parce que The Holy Boy trouve précisément son énergie dans cette dévolution. Là où une bonne partie de l’« elevated horror » contemporain cherche à ennoblir les formes populaires du genre en les lestant de trauma, de deuil et de métaphore sociale, Paolo Strippoli prend presque le chemin inverse. Il part de la métaphysique, de l’éthique, de l’étude communautaire et de la crise spirituelle pour terminer dans quelque chose de beaucoup plus frontal, physique et délicieusement impur.
 
Ce n’est peut-être pas un grand film. Son changement de registre est brutal, certaines idées sont plus stimulantes que leur exécution et toutes les strates ne s’emboîtent pas parfaitement.
Mais il possède une qualité devenue assez rare : il surprend réellement.
Et surtout, il comprend qu’après avoir passé une heure à disserter sur la douleur, la foi, le sacrifice et le refoulement adolescent, il existe parfois une réponse cinématographique qui s'impose avec pertes et fracas, de la façon la plus frustre possible.
 
Matteo en a gros. Ceci est votre chair, ceci est votre sang. Maintenant, tout est à lui.
Ils lui ont donné leurs souffrances. Il va leur rendre la monnaie de leur pièce.
 
 
- Devaluated Horror -
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/542834


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Eponyme
n°75274337
vanloque
\o/ Buy the dip Shinji ! \o/
Posté le 10-09-2026 à 15:23:44  profilanswer
 

vendu :jap:


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-"The party told you to reject the evidence of your eyes and ears. It was their final, most essential command." – George Orwell, in 1984
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