lanimal2 a écrit :
Je commence à me balader pas mal avec la bécane, je songe de plus en plus à sortir seul. Et comme à Vtt je voudrais me préparer un petit "kit de secoure". Les bombe anti-crevaison ça marche ?
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Je ne recommande pas, ça te ruine ton pneu...
Mieux vaut un kit de réparation tubeless.
FLATFABPAVE !
Il y a un minimum vital à emporter et un gros paquet d’objets plus ou moins utiles à prendre – si vous en avez la place.
Le plus évident est précisément ce qui prend le moins de place : vos papiers personnels et les papiers du véhicule.
A savoir votre permis de conduire, une autre pièce d’identité et de nationalité (car le permis de conduire seul ne prouve pas que vous soyez citoyen français), la carte grise de la moto, la carte verte de l’assurance.
Le problème avec les papiers, c’est qu’ils sont tellement fins qu’on a parfois tendance à les oublier quand on change de blouson. A vérifier donc systématiquement.
Ce serait bien de pouvoir les laisser dans la moto pour être certain(e) de ne jamais les oublier. Mais en cas de vol, ce n’est pas franchement recommandé de laisser la carte grise à bord… Une solution: faire des photocopies des documents que l’on laissera sur la moto, dans le top-case, sous la selle ou bien dans une pochette plastique étanche, cachée dans un endroit abrité (scotchée à l’intérieur du carénage, par exemple).
Si jamais vous avez oublié vos papiers et tombez sur un contrôle, pas de panique : vous disposez de trois jours pour vous présenter à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche et régulariser la situation.
Autre évidence : un peu d’argent en espèces, une carte bancaire et un chéquier (tout le monde n’accepte pas la CB).
Dernière évidence : un téléphone portable GSM, avec une carte SIM active et une batterie chargée à plein.
Tout aussi indispensable, voire obligatoire: le livret du conducteur et au moins un constat amiable.
Personnellement, je garde le livret de la machine et le carnet d’entretien en permanence dans une pochette dans mon top-case, avec deux constats d’assurance pré-remplis.
Pourquoi deux ? Parce que dans un accident, vous pouvez être heurté par un véhicule et projeté sur un autre. Il faudra établir un constat avec les deux autres véhicules impliqués. En imaginant qu’aucun des autres conducteurs ne possède de constat, je préfère en avoir deux avec moi.
Pourquoi préremplis ? Parce qu’avec le stress, la montée d’adrénaline, le contrecoup nerveux d’un accident, voire des blessures légères au bras, on n’a pas toujours ni les idées claires, ni la main bien sûre. Mieux vaut préremplir les constats avec tous les renseignements nécessaires dans votre colonne (arbitrairement, je me désigne véhicule A).
Ce qui n’empêche pas d’emporter un stylo-bille noire, toujours au cas où l’autre conducteur impliqué n’en ait pas sur lui. Deux stylos, c’est mieux, au cas où l’un ne fonctionnerait plus.
Certains distraits ultra-prévoyants planquent un double de la clef de contact, bien caché quelque part dans la moto. Pas con en cas d’oubli ou de perte. Toutefois, il faut trouver un endroit bien protégé des regards et des intempéries, où personne ne risque de la voir et qui soit accessible sans la clef de contact (donc pas sous la selle)…
Si cette solution ne vous satisfait pas, prenez toujours un double de la clef de contact (et de l’antivol), à porter sur vous, mais pas dans la même poche que l’original.
Autres babioles utiles en cas d’accident ou de panne : une carte avec le numéro de téléphone du service d’assistance 24h/24 de votre assurance (avec les infos nécessaires pour l’identification: numéro de police d’assurance, numéro de châssis) et un appareil photo argentique jetable 12 poses avec flash, dans sa pochette étanche.
Pourquoi l’appareil photo ? En cas d’accident litigieux, pour prendre des photos tout de suite sur place, cela aide à défendre ses droits ensuite. Et le flash pour le cas où ça se produit de nuit.
J’ai aussi toujours sur moi, dans mon portefeuille, deux cartes de donneur d’organes, celle de l’ADOT et celle de la fondation Greffe de Vie ; une « carte sante-accident » qui récapitule mes infos médicales de base, éditable gratuitement sur Motards.ch ; ma carte Vitale et ma carte européenne d’assurance-maladie, à demander gratuitement à votre CPAM (valable un an).
Toujours dans le portefeuille ou à côté, une liste des numéros de téléphone à contacter en cas de pépin : la famille, un ami, le contact de l’hébergement prévu à l’arrivée, le numéro du service d’assistance du constructeur, le numéro des concessionnaires dans la région où je vais.
Et depuis 2012, un éthylotest, "à portée de main", donc n'importe où sur la moto ou sur vous, valide (non périmé).
Voilà pour l’indispensable.
Ensuite, les trucs utiles.
Ce qu’il faut en cas de pluie, d’intempéries, de route sale, de long trajet difficile
une tenue de pluie complète (surveste et surpantalon, paire de gants étanches), une éponge en micro-fibre pour nettoyer l’écran du casque, un chiffon micro-fibre pour essuyer tout le reste (notamment les optiques des feux, la selle, les rétros, mes mains), une petite bouteille d’eau (s’il n’y a pas de point d’eau disponible), des bouchons de protection auriculaires (une paire de lavables ou plusieurs paires de jetables, bien protégés dans une pochette).
Pour ceux qui ont de la place, un flacon de « RainX anti-buée » au cas où le traitement anti-buée de l’écran du casque ne fonctionne plus, un autre de déperlant à appliquer sur la face extérieure de l’écran.
Ce qu’il faut quand je ne suis pas à moto
Une paire de lunettes de vue de rechange au cas où je casse les miennes, une paire de lunettes noires (correctrices dans mon cas), une casquette l’été pour protéger les yeux et le crâne, un bonnet l’hiver pour ne pas attraper froid.
Ce qu’il faut pour attacher tout ce qui peut se présenter
Une bobine de ficelle (et un couteau pour la couper), une araignée (filet extensible avec crochets d’arrimage), deux tendeurs (sandows), un câble blindé torsadé avec cadenas à code (pour fixer mon casque à la moto), une housse ou un sac de casque pour l’emmener avec moi si je ne peux pas le laisser sur la moto.
Pour intervenir en cas d’accident
Un gilet haute visibilité, un harnais ou une chasuble fluo (entre trois et cinq euros, selon les modèles, en grandes surfaces spécialisées auto, et ça se plie facilement), une couverture de survie (pliée dans son emballage, cela prend la place d’un portefeuille en moins épais), deux bâtonnets phosphorescents, une lampe « éternelle » (à diodes, sans piles, se recharge par une manivelle), un éthylotest.
Pour la lampe, certains préfèrent une petite MagLite, étanche, antichocs, qui peut se tenir dans la bouche ou se poser. D’autres ne jurent que par la lampe de spéléo, frontale, qui permet de garder les mains libres. Pour moi, toutes présentent l’inconvénient de nécessiter des piles qui s’usent, doivent se remplacer, polluent, peuvent fuir… Ma lampe à dynamo est plus légère et ne s’éteint jamais.
Dans le même ordre d’idée, mon GPS (toujours dans le top-case, dans une sacoche) est alimenté directement sur le faisceau de la moto pour une autonomie illimitée. Et j’emmène un chargeur de voyage pour mon téléphone portable, avec un adaptateur pour le brancher sur une prise de bord 12 volts de la moto, afin de le recharger en cours de route et ne jamais tomber en panne de batterie.
Pour bien poser la moto sur sa béquille latérale en cas de sol meuble ou irrégulier, j’emporte une petite plaque d’acier, reçue au rassemblement du 80e anniversaire de BMW Motorrad à Montlhéry en 2003, percée d’un trou où passe une ficelle pour l’attacher au guidon, ce qui permet de ne pas l’oublier et de la remonter facilement quand je repars, sans avoir à me pencher.
Mais on peut utiliser une planchette de bois ou une cannette de boisson en aluminium, disponible dans toutes les bonnes poubelles, préalablement écrasée et compressée, facile à remplacer en cas d’oubli.
Pour les problèmes mécaniques, la base, c’est
- des ampoules de rechange pour le feu de croisement et de route. Pour gagner de la place, ne pas s’encombrer de la boîte d’origine, mais les envelopper dans un chiffon propre qui les isole entre elles et contre les chocs, entouré d’un sac plastique serré avec un élastique pour l’étanchéité, et glissé dans le creux du filtre à air, sous la selle, contre le carénage…
- un kit de réparation de pneus « tubeless » en cas de crevaison, avec une bombe anti-crevaison (en sachant que l’utilisation de celle-ci vous obligera à changer le pneu) ; perso, je n’ai jamais eu à utiliser ces trucs-là, car je sens bien quand un pneu perd de la pression, je le regonfle dans des stations d’essence et je vais directement le faire réparer chez un professionnel.
- un manomètre, analogique ou numérique, pour mesurer la pression des pneus et justement confirmer l’impression d’une perte de pression anormale.
- un rouleau de « scotch américain » pour fixer ce qui bouge alors que ça devrait pas et une petite bombe de WD40 pour lubrifier ce qui ne devrait pas coincer.
- des gants de chirurgien en latex ou des gants de protection en plastique, disponibles dans les stations Total.
- un jerrican souple, en cas de panne sèche.
- une bougie, des fusibles…
- un bidon d’huile moteur, un autre de liquide de refroidissement, si vous partez pour longtemps.
- une petite trousse à outils avec les clefs indispensables et adaptées à votre moto, une pince serrante multiple ou un outil multi-usages type Leatherman.
Pour les petits soucis de santé, ayez au moins sur vous:
une crème de protection solaire,
un bâton de pommade pour les lèvres,
un collyre ou du sérum physiologique pour les irritations oculaires.
Si vous partez plus d’une journée, pensez à une trousse de premiers soins et médicaments.
Laissez tomber les trousses vendues en grandes surfaces, on n’en a rien à faire d’un thermomètre et des épingles de sûreté. Dans une pochette séparée étanche ou dans une boite type Tupperware, à l’abri du froid et de la chaleur, mettez vos médicaments usuels (en les laissant dans leurs boîtes pour bien les repérer) en fonction de vos traitements et allergies.
Si vous suivez un traitement régulier, emportez un double de l’ordonnance.
Prévoyez aussi :
un flacon de gel antibactérien sans rinçage (pour vous laver les mains sans eau),
un tube de crème apaisante pour les brûlures (type Biafine),
une crème après-soleil,
un spray antiseptique et désinfectant,
une crème apaisante pour les piqûres d’insectes,
des pansements antiseptiques et cicatrisants pour les égratignures,
une pommade à base d’arnica pour les hématomes et les ecchymoses (type Hémoclar),
une boîte de comprimés antalgiques (Doliprane, Ibuprofen, Nurofen),
un tube de comprimés de vitamine B1-B6 et de magnésium, en cas de crampes,
du Tiorfan ou de l’Ercefuryl, en cas de diarrhée,
des barres énergétiques non périssables.

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