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Quels sont pour vous les trois livres de philo à lire pour un honnête homme ?


 
15.4 %
 273 votes
1.  "La république" de Platon
 
 
6.7 %
 119 votes
2.  "La métaphysique" d'Aristote
 
 
15.7 %
 279 votes
3.  "l'Ethique" de Spinoza
 
 
1.5 %
    27 votes
4.  "Essai de théodicée" de Leibniz
 
 
15.0 %
 266 votes
5.  "Critique de la raison pure" de Kant
 
 
17.8 %
 315 votes
6.  "Par delà le bien et le mal" de Nietzsche
 
 
5.9 %
 105 votes
7.  "L'évolution créatrice" de Bergson
 
 
6.4 %
 113 votes
8.  "Etre et temps" d'Heidegger
 
 
7.5 %
 133 votes
9.  "Qu'est-ce que la philosophie" de Gilles Deleuze
 
 
8.1 %
 144 votes
10.  "Moi, ma vie, mon oeuvre" de obiwan-kenobi
 

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Auteur Sujet :

Philo @ HFR

n°28867700
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 07-01-2012 à 19:59:59  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

rahsaan a écrit :

Ce que critique Lasch, ce sont certains dogmes de la modernité et l'adhésion inconditionnelle au mythe fondateur du Progrès. Il montre qu'il y a des institutions et des coutumes qu'on ne rejette pas sans dommage. Il montre de ce fait les dégâts engendrés par les excès du libéralisme moral, culturel, économique et social. Il n'exalte pas du tout le modèle de la famille sous l'autorité du père, avec sa misogynie, les abus commis par les hommes etc. Il montre juste que l'attaque contre la famille fait des parents des substituts de l'Etat, et ne rend pas les hommes mieux armés face à la vie. Le déclin de la famille peut priver les individus d'une phase indispensable à leur "construction" personnelle. La pathologie narcissique ne provient pas que de la dilacération familiaux, du reste, mais de bouleversements historiques bien plus généraux.  
 
Il détaille comment la tendance à libéraliser toute la société n'aboutit pas à une société libérale, c'est à dire faite d'individus libres. Il montre bien plutôt que la bureaucratisation tend à oppresser l'individu, et que cet individu, en phase d'effondrement intérieur, n'est plus bien libre d'entreprendre quoi que ce soit de valable. Lasch montre en somme que tout n'était pas pire avant. Il critique un dogmatisme du progrès.  
 
Et ce n'est pas de la nostalgie. Lasch critique ce sentiment au début du Seul et Vrai paradis, comme menant à une vision déformée du passé. La nostalgie (pour le bon vieux monde rural, simple et authentique) n'est que le fantasme inversé de l'optimisme progressiste.


 
Et il propose quelle alternative ?


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mood
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Posté le 07-01-2012 à 19:59:59  profilanswer
 

n°28867952
rahsaan
Posté le 07-01-2012 à 20:39:55  profilanswer
 

Je pense que ses analyses sont déjà porteuses de solutions, le simple fait de montrer les troubles profonds engendrés par la société libérale étant déjà libératoire. Ce n'est pas un idéologue, ni un politicien, donc il n'a pas de contre-modèle à te "vendre". Ses livres ne sont pas des programmes électoraux.  
La complexité et l'originalité des analyses de Lasch font vraiment le désespoir des gens pressés, ce n'est pas leur moindre qualité. Il faut comprendre que c'est quelqu'un de désenchanté par rapport aux espoirs optimistes portés par la gauche historique ; quelqu'un qui a perdu son optimisme béat, mais qui montre que pour autant, il y a des raisons de ne pas perdre espoir.  
Il cherche d'abord à réhabiliter un modèle de résistance issu des classes populaires, et à "déterrer" de la tradition des valeurs assez oubliées, mises à mal par un système d'organisation sociale exclusif. C'est une réhabilitation du populisme.  
Pourquoi le changement en tout, et en permanence, serait-il forcément bon ?... Pourquoi conserver en l'état certains modes de vie serait-il un mal en soi ?

Message cité 1 fois
Message édité par rahsaan le 07-01-2012 à 20:46:18

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Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°28868281
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 07-01-2012 à 21:29:27  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

Je pense que ses analyses sont déjà porteuses de solutions, le simple fait de montrer les troubles profonds engendrés par la société libérale étant déjà libératoire. Ce n'est pas un idéologue, ni un politicien, donc il n'a pas de contre-modèle à te "vendre". Ses livres ne sont pas des programmes électoraux.  
La complexité et l'originalité des analyses de Lasch font vraiment le désespoir des gens pressés, ce n'est pas leur moindre qualité. Il faut comprendre que c'est quelqu'un de désenchanté par rapport aux espoirs optimistes portés par la gauche historique ; quelqu'un qui a perdu son optimisme béat, mais qui montre que pour autant, il y a des raisons de ne pas perdre espoir.  
Il cherche d'abord à réhabiliter un modèle de résistance issu des classes populaires, et à "déterrer" de la tradition des valeurs assez oubliées, mises à mal par un système d'organisation sociale exclusif. C'est une réhabilitation du populisme.  
Pourquoi le changement en tout, et en permanence, serait-il forcément bon ?... Pourquoi conserver en l'état certains modes de vie serait-il un mal en soi ?


 
Changer, conserver ...le progrès technique, mécaniquement, change nos manières de vivre ...il aliène et libère de concert ...C'est le paradoxe de la modernité.
 
 


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n°28868407
rahsaan
Posté le 07-01-2012 à 21:49:49  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Changer, conserver ...le progrès technique, mécaniquement, change nos manières de vivre ...il aliène et libère de concert ...C'est le paradoxe de la modernité.
 
 


 
C'est contre cette "mécanique" du changement que certains groupes se sont battus, comme les Luddites, qui voyaient dans le machinisme une menace.


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Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°28868538
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 07-01-2012 à 22:13:47  profilanswer
 

rahsaan a écrit :


 
C'est contre cette "mécanique" du changement que certains groupes se sont battus, comme les Luddites, qui voyaient dans le machinisme une menace.


 
La menace du changement a toujours été anxiogène pour ceux qui la subissait ...disons qu'avant le changement se faisait sur 200 ans, alors qu'aujourd'hui il se fait sur 2 mois ...Mais je ne vois pas très bien comment lutter contre le progrès technique ...et si le progrès technique ne s'était pas déployé, on en serait encore à la "guerre du feu" ...Les critiques du progrès ou des idéologies du progrès me semblent donc à côté de la plaque, voulant lutter contre un phénomène qui se meut, inconscient et atopique.


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n°28869458
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 00:15:33  answer
 

Tietie006 a écrit :

 

La menace du changement a toujours été anxiogène pour ceux qui la subissait ...disons qu'avant le changement se faisait sur 200 ans, alors qu'aujourd'hui il se fait sur 2 mois ...Mais je ne vois pas très bien comment lutter contre le progrès technique ...et si le progrès technique ne s'était pas déployé, on en serait encore à la "guerre du feu" ...Les critiques du progrès ou des idéologies du progrès me semblent donc à côté de la plaque, voulant lutter contre un phénomène qui se meut, inconscient et atopique.

 

Je me permets de m'insérer brièvement dans votre échange :D

 

Je pense qu'un petit élément t'échappe : comme Rashaan l'a souligné, c'est le dogmatisme et l'adhésion inconditionnelle au progrès qui est critiquée. A contrario, pour les défenseurs du progrès à tout prix, toute chose qui persiste et veut résister au changement est systématiquement perçu comme archaïque et dépassée. Ce qui est critiqué, c'est une sorte de fuite en avant qu'on pourrait qualifier "d'autiste", une sorte d'immaturité voire même une irresponsabilité.

 

Ce dogme est facile à illustrer, il est très prégnant au quotidien : chaque année sort une nouvelle version de pratiquement chaque chose qu'il convient absolument d'acquérir à la place de l'ancienne (téléphone, etc...). Ici tu me diras, il n'y a pas trop de dommage. En revanche, il est très facile de démontrer que sur beaucoup d'aspects le progrès technique a pu être, ou sera certainement dommageable : dommages écologiques, catastrophes humaines... passés ou à venir (sur cette idée de latence et de risque, je recommande "la société du risque" d'Ulrich Beck, écrit à l'époque de Tchernobyl et déjà très clairvoyant). Il y a bien d'autres éléments encore, le progrès bénéficie il à tout le monde? N'oppresse il pas une certaine catégorie de la population? La planète peut elle le supporter?

 

D'ailleurs (pour faire le lien avec "culture de masse ou culture populaire" du même Lasch que j'ai terminé il y a peu), histoire d'apporter un élément nouveau : le libéralisme, le progrès à tout prix, la destruction des anciennes sphères sociales a pour effet, selon Lasch, de déraciner l'individu (à dessein pour les tenants du libéralisme, pour libérer l'individu). Mais Lasch ajoute que le déracinement "ne supprime pas le besoin de racines". On se retrouve avec des individus qui n'ont plus rien pour se raccrocher et qui choisissent (est ce vraiment le bon mot?) de se laisser emporter dans la tourmente de la consommation à outrance et du progrès à tout prix (j'estime que les deux sont liés).

 

Il faudrait se poser la question : les choses sont elles vraiment mieux qu'avant? A en croire la plupart des gens, oui! Tout le monde s'imagine que les temps passés étaient des époques troubles, dangereuses, misérables. On a oublié par exemple que l'Autriche-Hongrie du 19ème était une contrée prospère et paisible, que beaucoup de nos chers philosophes grecs ont vécu plus de 80 ans ou encore que d'une certaine façon, le travail d'un artisan du Moyen Age était moins aliénant que celui d'un travailleur à la chaîne (attention je ne dis pas qu'il faudrait revenir en arrière, ni ne fais une apologie du passé, ce n'est pas le propos).

 

Est ce vraiment le progrès qui a pour mission de nous rendre heureux?

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Message édité par Profil supprimé le 08-01-2012 à 00:22:30
n°28870462
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 05:56:17  profilanswer
 


 
Le progrès a une dimension janusienne, il crée et il détruit en même temps, c'est pour cela qu'il est anxiogène. Il arase pour créer autre chose. Mais ce que je veux signifier, c'est qu'il n'y a pas une instance supérieure identifiée qui dirigerait ce progrès, ce dernier est né avec l'émergence de l'esprit scientifique conjuguée au dynamisme commercial des cités italiennes, pour se déployer dans une "dynamique du capitalisme", comme dirait Braudel, qui a fait notre monde d'aujourd'hui. Mais, en soi, c'est une force qui se meut, inconsciente, même si, évidemment, des groupes de pression s'affrontent pour appuyer ce progrès ou bien le freiner. Je pense que les acteurs d'aujourd'hui sont un peu dépassés par cette force qui se meut, le marché, entité supra-nationale se joue tout simplement de la balkanisation politique mondiale.
Quant à la question, "vivait-on mieux avant ?", c'est une question sans fin, mais, matériellement parlant, on vit mieux aujourd'hui, puisqu'on vient de dépasser, sur Terre, les 7 milliards d'habitants. Après, on peut discuter sans fin sur "qu'est ce que le bien vivre ?", chacun aura sa définition relative.
J'ai surtout l'impression, d'après ce que vous m'en dites, que Lasch reprend des thématiques déjà traitées, depuis longtemps par Debord ou Baudrillard, concernant la société de consommation.  
L'homme a besoin de racines, certes, personne n'a dit le contraire, mais ce besoin peut s'exprimer autrement que par l'attachement à un terroir, par exemple, il peut aussi s'agir de se rattacher à une "tribu" virtuelle ou réelle, comme une association de supporters, une guilde dans un jeu, etc ...le retour des tribus, c'est Mesfessesaulit qui en avait déjà parlé ! :)

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Message édité par Tietie006 le 08-01-2012 à 06:03:49

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n°28870658
bronislas
Posté le 08-01-2012 à 09:57:58  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :

La menace du changement a toujours été anxiogène pour ceux qui la subissait ...disons qu'avant le changement se faisait sur 200 ans, alors qu'aujourd'hui il se fait sur 2 mois ...Mais je ne vois pas très bien comment lutter contre le progrès technique ...et si le progrès technique ne s'était pas déployé, on en serait encore à la "guerre du feu" ...Les critiques du progrès ou des idéologies du progrès me semblent donc à côté de la plaque, voulant lutter contre un phénomène qui se meut, inconscient et atopique.


 
Cette accélération du progrès peut avoir des des conséquences désastreuses. Je ne connais pas de meilleure description de ce désastre en puissance que dans la description faite des enclosures par Karl Polanyi dans La Grande Transformation. Si dans le cadre de la mise en place d'une agriculture rationnelle ce mouvement de clôture en favorisait le développement, les conséquences sociales furent négligées dans une société rurale dans laquelle le pacage et la glane avaient une place importante dans le quotidien de la très grande majorité de la population anglaise. Karl Polanyi suggère que si le pouvoir politique en place (il dit même le roi, mais cela me semble nécessiter une vérification) n'avait pas freiné des quatre fers, l'exode rural aurait été encore bien plus rapide ! Quand on connaît les conséquences de l'exode rural anglais...
 
Je me demande si la prise en compte de l'allure (?) ne permettrait pas d'expliquer la chute de Turgot. Quand il porte contre vents et marées sa loi de libre-échange du grain en 1774 - 1775 alors même que la disette guette, et quand il s'attaque dans les Six Décrets en même temps aux suppressions immédiates de la corvée et des jurandes, qui sont établies depuis longtemps, ne fait-il pas montre de précipitation ?
 
En tout cas, Polanyi semble suggérer que c'est au pouvoir politique de contrôler, diriger le progrès technique. Lutter contre le progrès politique est comme tu le dis probablement impossible, mais ne peut-il pas être orienté (en vue de fins, car j'ai parfois le sentiment que le progrès est devenu une fin, non plus un moyen ; peut-être est-ce pour ça qu'il peut apparaître comme inconscient et atopique) et rythmé (et quand on parle de développement durable, et qu'on dit que ce développement ne doit pas ignorer les facteurs social et environnemental) et ne doit-il pas l'être par le politique ?


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n°28870682
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 10:09:56  profilanswer
 

bronislas a écrit :


 
Cette accélération du progrès peut avoir des des conséquences désastreuses. Je ne connais pas de meilleure description de ce désastre en puissance que dans la description faite des enclosures par Karl Polanyi dans La Grande Transformation. Si dans le cadre de la mise en place d'une agriculture rationnelle ce mouvement de clôture en favorisait le développement, les conséquences sociales furent négligées dans une société rurale dans laquelle le pacage et la glane avaient une place importante dans le quotidien de la très grande majorité de la population anglaise. Karl Polanyi suggère que si le pouvoir politique en place (il dit même le roi, mais cela me semble nécessiter une vérification) n'avait pas freiné des quatre fers, l'exode rural aurait été encore bien plus rapide ! Quand on connaît les conséquences de l'exode rural anglais...
 
Je me demande si la prise en compte de l'allure (?) ne permettrait pas d'expliquer la chute de Turgot. Quand il porte contre vents et marées sa loi de libre-échange du grain en 1774 - 1775 alors même que la disette guette, et quand il s'attaque dans les Six Décrets en même temps aux suppressions immédiates de la corvée et des jurandes, qui sont établies depuis longtemps, ne fait-il pas montre de précipitation ?
 
En tout cas, Polanyi semble suggérer que c'est au pouvoir politique de contrôler, diriger le progrès technique. Lutter contre le progrès politique est comme tu le dis probablement impossible, mais ne peut-il pas être orienté (en vue de fins, car j'ai parfois le sentiment que le progrès est devenu une fin, non plus un moyen ; peut-être est-ce pour ça qu'il peut apparaître comme inconscient et atopique) et rythmé (et quand on parle de développement durable, et qu'on dit que ce développement ne doit pas ignorer les facteurs social et environnemental) et ne doit-il pas l'être par le politique ?


 
Je ne dis pas le contraire, d'ailleurs, le fait qu'on soit 7 milliards d'humains et en un sens une catastrophe pour la planète et cela a été permis par une amélioration des conditions de vie (santé + meilleure nourriture). C'est toujours la dimension ambivalente du progrès !
Quant au progrès technique, le contrôle par l'Etat n'est pas spécialement plus vertueux, voir ce qu'en en a fait l'URSS. Ce qui a fondamentalement changé, c'est, en effet, la célérité de ce progrès et donc des conséquences de celui-ci dans une temporalité humaine et non plus séculaire. Mais je ne vois pas spécialement de solutions pour contrôler cette force qui se meut, sur la planète entière.


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°28870842
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 10:49:36  answer
 

Tietie006 a écrit :

 

La menace du changement a toujours été anxiogène pour ceux qui la subissait ...disons qu'avant le changement se faisait sur 200 ans, alors qu'aujourd'hui il se fait sur 2 mois ...Mais je ne vois pas très bien comment lutter contre le progrès technique ...et si le progrès technique ne s'était pas déployé, on en serait encore à la "guerre du feu" ...Les critiques du progrès ou des idéologies du progrès me semblent donc à côté de la plaque, voulant lutter contre un phénomène qui se meut, inconscient et atopique.

 

Ce qui est sûr c'est que le savoir total dans le monde (tous les écrits, toutes les images, vidéos, etc...) doublaient autrefois tous les 7 ans (à la moitié du 20ème siècle). Il double aujourd'hui tous les deux ans, et il doublera bientôt tous les 6 mois.

 

Dans cette accélération complètement irraisonnée du savoir et du progrès, comment voulez-vous qu'on puisse s'y adapter constamment ?
Le problème là-dedans c'est que le progrès se fait en défaveur de nombreux facteurs, dont l'écologie et les ressources de matières premières, qui seront in fine des problèmes insolubles pour l'homme.
La fin du pétrole est prévue dans 20 ans. Il sera hors de prix dans 10 ans. Comment on fera pour sortir le nouvel Ipod en masse, et changer de version tous les 6 mois ? (tout ce qui nous entoure étant fait de pétrole)
Windows accélère la refonte de son système, pour qu'un nouvel OS apparaisse tous les deux ans, au lieu de 4 avant. Bientôt tous les 6 mois ? Qui va-t-on embaucher pour faire ce boulot d'esclave ?
On vit dans un monde de dingue dans lequel les gens vivent POUR l'innovation. On est drogué à ça. Maintenant qu'une bonne partie du monde (tout du moins les pays développés) n'ont plus de souci pour se nourrir, ils doivent bien s'occuper d'autre chose.

 

Vivement la 3ème guerre mondiale.


Message édité par Profil supprimé le 08-01-2012 à 10:50:23
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Posté le 08-01-2012 à 10:49:36  profilanswer
 

n°28871208
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 11:49:39  answer
 

Tietie006 a écrit :


 
Le progrès a une dimension janusienne, il crée et il détruit en même temps, c'est pour cela qu'il est anxiogène. Il arase pour créer autre chose. Mais ce que je veux signifier, c'est qu'il n'y a pas une instance supérieure identifiée qui dirigerait ce progrès, ce dernier est né avec l'émergence de l'esprit scientifique conjuguée au dynamisme commercial des cités italiennes, pour se déployer dans une "dynamique du capitalisme", comme dirait Braudel, qui a fait notre monde d'aujourd'hui. Mais, en soi, c'est une force qui se meut, inconsciente, même si, évidemment, des groupes de pression s'affrontent pour appuyer ce progrès ou bien le freiner. Je pense que les acteurs d'aujourd'hui sont un peu dépassés par cette force qui se meut, le marché, entité supra-nationale se joue tout simplement de la balkanisation politique mondiale.


 
Je m'excuse alors, je pensais que tu avais manqué une nuance mais du tout  :jap:  :D  
 

Tietie006 a écrit :

Quant à la question, "vivait-on mieux avant ?", c'est une question sans fin, mais, matériellement parlant, on vit mieux aujourd'hui, puisqu'on vient de dépasser, sur Terre, les 7 milliards d'habitants. Après, on peut discuter sans fin sur "qu'est ce que le bien vivre ?", chacun aura sa définition relative.
J'ai surtout l'impression, d'après ce que vous m'en dites, que Lasch reprend des thématiques déjà traitées, depuis longtemps par Debord ou Baudrillard, concernant la société de consommation.  
L'homme a besoin de racines, certes, personne n'a dit le contraire, mais ce besoin peut s'exprimer autrement que par l'attachement à un terroir, par exemple, il peut aussi s'agir de se rattacher à une "tribu" virtuelle ou réelle, comme une association de supporters, une guilde dans un jeu, etc ...le retour des tribus, c'est Mesfessesaulit qui en avait déjà parlé ! :)


 
Peut être pour compléter mon propos à propos des racines, selon Lasch, le fait de les avoir détruites a donc pour conséquence que l'individu en recherche de nouvelles. Le problème, selon lui, c'est que l'homme en quête de racines a tendance à se donner une identité au niveau de l'Etat participant ainsi à toutes sortes de nationalismes exacerbés; ou bien à se donner des identités prémachées, préconçues imposées par une société de consommation/masse. 2 conséquences néfastes puisque ces identités procèdent d'une autorité unique et sont imposées en vue de manipulations de masses. Après ça reste discutable.  
C'est vrai qu'on observe nombre de nouveaux regroupements plutôt positifs, clubs de sports, de loisirs... Par contre les tribus du genre de la "famille Apple", au mieux je trouve ça ridicule, au pire malsain. C'est toujours l'exemple parfait Apple :D Dans notre cas, elle illustre bien le pendant inutile de la culture progrès (en ce qui me concerne je distingue souvent la technologie "gadget" de la technologie vraiment utile) couplé de techniques marketing pour refourguer tout ça.
 

n°28871283
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 11:59:04  profilanswer
 

Dans ses films, Tati a aussi critiqué cette frénésie du progrès, dans un esprit populiste, proche de celui de Lasch.
 
>Wanna66 : D'ailleurs, quand on voit un magasin Apple, froid, blanc, impersonnel, on se dit que Tati a été visionnaire !

Message cité 1 fois
Message édité par rahsaan le 08-01-2012 à 12:01:05

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Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°28871301
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 12:01:52  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

Dans ses films, Tati a aussi critiqué cette frénésie du progrès, dans un esprit populiste, proche de celui de Lasch.
 
>Wanna66 : D'ailleurs, quand on voit un magasin Apple, froid, blanc, impersonnel, on se dit que Tati a été visionnaire !


 
Tu as aussi la Grande Bouffe de Ferreri ou The Meaning of life des Monty Python.


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n°28871326
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 12:05:43  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Tu as aussi la Grande Bouffe de Ferreri ou The Meaning of life des Monty Python.


 
Puisque tu en parles, je me dis que les personnages des Monty Python (et surtout dans The meaning of life justement) seraient de bons exemples du Narcisse décrit par Lasch. Des individus sans joie, étrangers au monde autour d'eux, rongés par un sentiment d'absurde et pour cette raison, perpétuellement ironiques.

Message cité 1 fois
Message édité par rahsaan le 08-01-2012 à 12:06:12

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Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°28871395
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 12:13:37  profilanswer
 


 
 
 
Qu'appelle-t-il des racines ? Le fait d'appartenir à une communauté liée à un terroir ? A une religion ? C'est un vieux débat entre l'universalité et le particulier, entre Culture et Nature et qui avait agité, d'ailleurs, l'Allemagne weimarienne entre les tenants de l'universalisme humaniste et ceux qui surfaient sur la pensée volkish, Gemeinshaft ou Gesellshaft, société ou communauté, Heidegger avait aussi un côté "la terre ne ment pas" et était aussi critique envers cette technique désincarnée.
Aujourd'hui, beaucoup sont aliénés par le consumérisme, mais par le passé, l'aliénation à la nation ou la religion n'étaient pas ce qui se faisait de mieux non plus, voir les deux guerres mondiales. La société d'aujourd'hui permet aussi de faire jouer ton libre-arbitre, après, si certains préfèrent la "servitude volontaire", chère à la Boétie, je n'y puis rien, mais, en tout cas, les citoyens d'aujourd'hui ont tous les moyens à leur disposition pour comprendre ce monde, sans passer par les fourches caudines d'un Big Brother père fouettard. On n'est jamais obligé d'allumer sa télévision.


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n°28871401
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 12:14:23  profilanswer
 

rahsaan a écrit :


 
Puisque tu en parles, je me dis que les personnages des Monty Python (et surtout dans The meaning of life justement) seraient de bons exemples du Narcisse décrit par Lasch. Des individus sans joie, étrangers au monde autour d'eux, rongés par un sentiment d'absurde et pour cette raison, perpétuellement ironiques.


 
A tiens, l'ironie et le cynisme, deux postures que ne supportent pas Finky ! :D  


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°28871594
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 12:37:39  profilanswer
 

Sur la célérité du progrès technique qui rend les personnes étrangères à leur environnement, il y a le livre de Toeffler, Le Choc du futur:
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alvin_Toffler


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n°28871714
bronislas
Posté le 08-01-2012 à 12:52:48  profilanswer
 

Je ne connaissais pas du tout, je regarderais ça de plus près, car c'est une question qui m'intéresse beaucoup.  :jap:


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Librarything|Last.fm|RYM
n°28871793
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 13:07:36  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
A tiens, l'ironie et le cynisme, deux postures que ne supportent pas Finky ! :D  


 
... mais qu'il exprime en permanence, avec son air supérieur et geignard de vieux ronchon technophobe...  :p


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n°28871861
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 13:18:09  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Qu'appelle-t-il des racines ? Le fait d'appartenir à une communauté liée à un terroir ? A une religion ? C'est un vieux débat entre l'universalité et le particulier, entre Culture et Nature et qui avait agité, d'ailleurs, l'Allemagne weimarienne entre les tenants de l'universalisme humaniste et ceux qui surfaient sur la pensée volkish, Gemeinshaft ou Gesellshaft, société ou communauté,


 
A ce sujet, Lasch montre que cette opposition particulier/universel ne tient pas. Avant de pouvoir s'ouvrir à l'universel, il faut déjà se sentir appartenir à une société particulière, il faut être enraciné. On peut apprécier les cultures étrangères, mais pour cela, il faut déjà avoir sa propre culture. Et cela ne rabaisse pas nécessairement les gens à la mentalité volkisch ou à la franche xénophobie. On peut être enraciné et cosmopolite. En revanche, l'enfermement dans le communautarisme, la patriotardise, la nostalgie, cela peut être une réaction au choc du déracinement, quand tu te sens étranger dans ton propre pays ou menacé par les bouleversements imposés de l'extérieur à ton pays.  
 
Prolongeant Lasch, Michéa a bien parlé de ceux qui font l'apologie du déracinement : c'est le nomade à la Jacques Attali "dont la seule patrie est un ordinateur portable". C'est la "gauche-kérosène". Des hyper-riches cosmopolites, toujours entre deux aéroports, entre deux Hilton, appartenant à une élite de la finance, des médias, de la politique, pour qui les différentes nations ne sont que des marchés potentiels, dont il faut briser les "archaïsmes" pour "libérer" la croissance. L'idéal pour eux est le travailleur interchangeable, corvéable et délocalisable à merci.
 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] alien_news
"L'idée que pour devenir un vrai citoyen du monde, il faudrait rompre avec tous les enracinements particuliers qui nous définissent au départ de la vie [...], est au coeur du système libéral."
 
 
Le film Up in the air, avec George Clooney, a très bien montré un tel personnage "attalien". Recruté par les DRH trop lâches pour annoncer eux-mêles les licenciements, le héros ne cesse de voyager dans les USA. Il est 300 jours par an loin de chez lui. Il passe son temps dans les aéroports et les hôtels qui y sont intégrés. Il ne voit pas sa famille, n'a pas d'amis, ni de fréquentations, il ne voit pas souvent ses collègues. Ses seules confrontations avec la réalité "terrestre" sont les moments, brefs et douloureux, où il annonce aux gens qu'ils sont virés, qu'il subit leur colère et qu'il leur fait des conférences de remotivation. Son seul rêve dans la vie est d'accumuler n millions de miles pour obtenir une carte super-privilège. Il est lui complètement déraciné. Il a rompu toute attache avec le sol...

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Message édité par rahsaan le 08-01-2012 à 13:29:20

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Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°28872013
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 13:38:18  profilanswer
 

rahsaan a écrit :


 
A ce sujet, Lasch montre que cette opposition particulier/universel ne tient pas. Avant de pouvoir s'ouvrir à l'universel, il faut déjà se sentir appartenir à une société particulière, il faut être enraciné. On peut apprécier les cultures étrangères, mais pour cela, il faut déjà avoir sa propre culture. Et cela ne rabaisse pas nécessairement les gens à la mentalité volkisch ou à la franche xénophobie. On peut être enraciné et cosmopolite. En revanche, l'enfermement dans le communautarisme, la patriotardise, la nostalgie, cela peut être une réaction au choc du déracinement, quand tu te sens étranger dans ton propre pays ou menacé par les bouleversements imposés de l'extérieur à ton pays.  
 
Prolongeant Lasch, Michéa a bien parlé de ceux qui font l'apologie du déracinement : c'est le nomade à la Jacques Attali "dont la seule patrie est un ordinateur portable". C'est la "gauche-kérosène". Des hyper-riches cosmopolites, toujours entre deux aéroports, entre deux Hilton, appartenant à une élite de la finance, des médias, de la politique, pour qui les différentes nations ne sont que des marchés potentiels, dont il faut briser les "archaïsmes" pour "libérer" la croissance. L'idéal pour eux est le travailleur interchangeable, corvéable et délocalisable à merci.
 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] alien_news
"L'idée que pour devenir un vrai citoyen du monde, il faudrait rompre avec tous les enracinements particuliers qui nous définissent au départ de la vie [...], est au coeur du système libéral."
 
 
Le film Up in the air, avec George Clooney, a très bien montré un tel personnage "attalien". Recruté par les DRH trop lâches pour annoncer eux-mêles les licenciements, le héros ne cesse de voyager dans les USA. Il est 300 jours par an loin de chez lui. Il passe son temps dans les aéroports et les hôtels qui y sont intégrés. Il ne voit pas sa famille, n'a pas d'amis, ni de fréquentations, il ne voit pas souvent ses collègues. Ses seules confrontations avec la réalité "terrestre" sont les moments, brefs et douloureux, où il annonce aux gens qu'ils sont virés, qu'il subit leur colère et qu'il leur fait des conférences de remotivation. Il essaie au maximum de "flotter" au-dessus de toute réalité.


 
Le clivage enracinement michéen vs le nomadisme attalien, m'a l'air un peu surfait ...et les types qui sont toujours entre deux aéroports sont plutôt rares.  Le fait de se sentir déraciné est plutôt lié au mode de vie urbain, avec la fameuse "foule solitaire" de Riesman, où à l'ère des masse de Canetti, ces paysans qui partaient de leur village pour aller bosser à la grande ville dans les usines géantes, avec un monde technologique et désincarné qu'avait mis en scène Fritz Lang dans Métropolis. Mais derrière ce phénomène, il n'y a pas les libéraux en particulier, il y a le progrès technique qui a mis au chômage de la main-d'oeuvre à la campagne, qui s'est retrouvé dans les villes. Les villes froides et désincarnées c'est plutôt en URSS que je les ai trouvé, à Moscou, par exemple, en 1986, alors que New-York m'a semblé une cité très "chaude", cosmopolite, universelle et en même temps singulière avec ces particularismes ethniques qui colorent la ville !
 
D'ailleurs, il y a un retour vers les produits du terroir, vers la "slow food", le pittoresque et l'authenticité, ce qui n'empêche pas de me sentir "citoyen du monde", de voyager selon mes moyens et de préférer ce mode de vie à ceux de mes grands-parents aixois qui n'ont jamais bougé de leur lopin de terre !
 
Et je ne vois pas trop ce que met, concrètement, Michéa, dans la notion d'enracinement ...appartenir une communauté ? Etre lié à un terroir ?


Message édité par Tietie006 le 08-01-2012 à 13:39:43

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°28872935
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 15:34:34  profilanswer
 

L'enracinement, c'est avoir pour origine un pays, une région, une ville, un quartier... Michéa l'explique sur cette vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x [...] alien_news


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Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°28873016
pascal75
Posté le 08-01-2012 à 15:46:47  profilanswer
 

Brassens aussi  [:frag_facile]  : http://www.youtube.com/watch?v=PT05hHJOBiA
Ceci dit, je me garderais bien d'en dire plus sur le livre en question que je n'ai pas lu. Faute de philosophie, restons sage.


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GAFA  We are stardust Billion year old carbon We are golden
n°28873221
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 16:21:37  profilanswer
 

rahsaan a écrit :

L'enracinement, c'est avoir pour origine un pays, une région, une ville, un quartier... Michéa l'explique sur cette vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x [...] alien_news


 
Et bien il me semble que beaucoup ont un pays, une région, une ville ou un quartier, non ? Evidemment, la mobilité est supérieure aujourd'hui qu'avant, mais beaucoup de gens restent et travaillent dans la région de leur naissance. Et lorsqu'on est obligé de s'exiler, on garde souvent des liens avec sa région ou ville d'origine. Bref tout ça m'a l'air un peu léger ... Alors certes, par le passé les gens ne bougeaient quasiment pas, mais est-ce que c'était mieux ? N'oublions pas que cette idéologie de l'enracinement a produit deux guerres mondiales ...et que cet enracinement n'empêchait pas les personnes de faire des choix douteux.  


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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°28873259
pascal75
Posté le 08-01-2012 à 16:26:50  profilanswer
 

Non mais titie du 006, avant de dire que tout ça t'a l'air un peu léger, lis le livre en question et viens nous en reparler. Merci.


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GAFA  We are stardust Billion year old carbon We are golden
n°28873312
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 08-01-2012 à 16:37:24  profilanswer
 

pascal75 a écrit :

Non mais titie du 006, avant de dire que tout ça t'a l'air un peu léger, lis le livre en question et viens nous en reparler. Merci.


 
Non mais le thème de l'enracinement contre l'homme nomade, c'est pas nouveau ...c'était déjà très abordé au début du 20eme avec l'exode rural qui grossissait les bataillons de prolos déclassés dans les grands centres urbains, ces derniers étant souvent vus comme des lieux de perdition par rapport à la roborative vie paysanne ! J'ai pas trop envie de relire une énième variation sur ce thème ! Surtout qu'on se demande bien comment revenir, concrètement, à un ré-enracinement ...
D'ailleurs on retrouve évidemment ce thème en France, avec Maurice Barrès et ses déracinés.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Barr%C3%A8s
 

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Message édité par Tietie006 le 09-01-2012 à 07:22:26

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°28874780
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 19:03:06  answer
 

rahsaan a écrit :

Il montre bien plutôt que la bureaucratisation tend à oppresser l'individu, et que cet individu, en phase d'effondrement intérieur, n'est plus bien libre d'entreprendre quoi que ce soit de valable.


 
J'aimerai bien qu'on m'explique le rapport entre la bureaucratisation et le libéralisme, par contre. [:paydaybear:3]

n°28874824
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 19:06:15  answer
 

Je sors totalement de votre sujet :

 

Quelqu'un aurait-il une idée sur le thème de "La fin de l'histoire" de Kojève ?
J'ai pas compris totalement ce qu'il disait en filtrant les sujets sur wiki. J'ai vu que sur le topic quelques uns l'avaient déjà lu.... Je tente ma chance.


Message édité par Profil supprimé le 08-01-2012 à 19:06:45
n°28875648
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 20:12:43  profilanswer
 


 
Lorsque Lasch aborde ces réalités dans La culture du narcissisme, il ne fait pas de lien de causalité entre les deux. Il montre par contre que l'une contredit dans la pratique les discours affichés. C'est un constat de fait. De sa part, c'est aussi une manière de montrer, à mon avis, que la bureaucratisation de la société n'est pas l'apanage de l'URSS.  
 
On pourrait creuser ceci dit, voir s'il y a un rapport entre les deux. On peut y réfléchir. Dans quelle mesure le libéralisme finit par conduire à son contraire, la bureaucratie... Si la société est faite d'individus ne voyant dans les institutions qu'un moyen de satisfaire leurs désirs, et si ces désirs ne doivent pas se voir imposer des bornes, pour des raisons religieuses, idéologiques etc., peut-être que la seule réponse possibles à ces revendications, pour que la société ne soit pas complètement atomisée (qu'il y ait encore un minimum de lien social), ce sont de grandes institutions de masse, impersonnelles, indifférentes à l'individu et semblables entre elles par leur fonctionnement : des bureaucraties.


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Mon roman d'anticipation, L'I.A. qui m'aimait : https://tinyurl.com/mtz2p872 | Blog ciné/JV : http://cinecourt.over-blog.com
n°28876148
capitaineb​arney
Fanatique de damze
Posté le 08-01-2012 à 20:59:00  profilanswer
 

[:lardoncru:2]

n°28876425
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 21:25:55  answer
 

rahsaan a écrit :


 
Lorsque Lasch aborde ces réalités dans La culture du narcissisme, il ne fait pas de lien de causalité entre les deux. Il montre par contre que l'une contredit dans la pratique les discours affichés. C'est un constat de fait. De sa part, c'est aussi une manière de montrer, à mon avis, que la bureaucratisation de la société n'est pas l'apanage de l'URSS.


 
Ah oui, là je comprends mieux. [:paydaybear:3]  
 

rahsaan a écrit :

On pourrait creuser ceci dit, voir s'il y a un rapport entre les deux. On peut y réfléchir. Dans quelle mesure le libéralisme finit par conduire à son contraire, la bureaucratie... Si la société est faite d'individus ne voyant dans les institutions qu'un moyen de satisfaire leurs désirs, et si ces désirs ne doivent pas se voir imposer des bornes, pour des raisons religieuses, idéologiques etc., peut-être que la seule réponse possibles à ces revendications, pour que la société ne soit pas complètement atomisée (qu'il y ait encore un minimum de lien social), ce sont de grandes institutions de masse, impersonnelles, indifférentes à l'individu et semblables entre elles par leur fonctionnement : des bureaucraties.


 
Hmm. Mais du coup il s'agit d'une réponse totalement étrangère au libéralisme, comme un organisme rejette une mauvaise greffe, non ? La réponse, théorique s'entend, aux revendications du libéralisme, elle existe déjà, c'est le marché, l'ajustement des demandes collectives et de l'initiative individuelle par la médiation de l'argent et du profit privé plutôt que par l’État. Le lien social est préservé par l'interdépendance des marchés et par la jonction des intérêts de chacun dans une économie dynamique. On est bien d'accord que tout ça, c'est ce qu'on trouve sur le prospectus, et pas dans les faits.
Mais justement, il me paraît très précipité de voir dans la bureaucratisation une extension du libéralisme en acte, qui viendrait remplacer le carcan de l’État-nation qui l'a vu naître, alors que celui-ci est encore loin d'avoir disparu. Il me semble que toutes ces analyses des vingt dernières années, à peu près, qui associent libéralisme moral, libéralisme économique et dépersonnalisation, écrasement de l'individu et apathie, ont une nette tendance à spéculer sur la chute de la social-démocratie sans prendre la peine d'attendre d'en voir le bout. La bureaucratisation n'est pas l'apanage de l'URSS, c'est certain, mais elle est, intrinsèquement, une modalité institutionnelle du socialisme. Il n'y a pas de bureaucratie sans socialisme, sans le présupposé, même infime, même contenu sous plusieurs couches de contre-révolution, qu'un pays et tout ce que son espace recèle de ressources et d'individus tombent nécessairement dans le domaine public.  
Il y a évidemment une corrélation, au moins une coïncidence historique, entre la libéralisation de l'économie (pléonasme pour parler d'une économie qui fonctionne : tout en elle tend naturellement vers le libéralisme), et l'inflation législative, la prolifération des institutions internationales, une sorte de frénésie normative qui dépasse les frontières, et rouille les articulations d'un Occident qui peine à faire valoir sa suprématie durement gagnée. Mais ce sont deux tendances sommairement assimilées l'une à l'autre, parce qu'elles prennent toutes les deux le visage de la mondialisation, alors qu'elles n'ont pas le même centre de gravité. D'un côté les avancées scientifiques réduisent considérablement l'espace-temps, laissant de plus en plus de marge à l'individu dans sa façon d'aménager sa vie (avec toute l'angoisse et la détresse morale qui en découlent pour ceux qui n'ont aucune disposition cognitive pour la liberté), de l'autre les social-démocraties, de plus en plus illégitimes et incapables de comprendre les enjeux d'un monde qui s'accélère, enfin en symbiose avec leur peuple à peu près aussi mort de trouille et intellectuellement largué, resserrent l'étau en s'associant pour faire de la planification à la plus large échelle possible, jusqu'à l'asphyxie. Et au milieu, le marché, sommé de répondre à ces demandes contradictoires, accouche d'un compromis correspondant au pire des deux mondes.

n°28877066
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 22:14:04  profilanswer
 


 
Tu as très bien dit tout cela, avec l'entrain d'un expert en sciences économiques, et c'est très cohérent. C'est au fond exactement cette vision du monde que Lasch entend critiquer. Et il se demande également pourquoi le marxisme n'a pas vraiment réussi à la dépasser...

Message cité 1 fois
Message édité par rahsaan le 08-01-2012 à 22:16:11

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n°28877154
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 22:23:02  answer
 

Le seul problème dans son argumentation c'est que je ne vois pas en quoi le libéralisme est moins largué que les social-démocraties.....
C'est pas parce que l'on fait du profit qu'on devance ceux qui n'en font pas.
Ça, la philosophie te l'apprend.

n°28877382
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 22:44:22  answer
 

rahsaan a écrit :

avec l'entrain d'un expert en sciences économiques


 
 [:luc@s]  
(note qu'un expert en sciences économiques sera toujours un centriste mou, et que le libéralisme est une idéologie d'entrepreneur et pas d'universitaire [:paydaybear:3])
 
En fait ce qui m'échappe vu d'ici (mais j'imagine que la meilleure façon de m'y retrouver serait de lire Lasch moi-même), c'est comment il parvient à critiquer la social-démocratie et le libéralisme comme s'il s'agissait d'un seul processus. Alors que les troubles que tu évoques en premier lieu découlent pour l'essentiel non pas d'une libéralisation en soi des mœurs et des institutions, mais de sa dilution artificielle dans l'ensemble de la population, par le biais démocratique. Que la déconstruction de la cellule familiale par exemple, qui est une constante dans l'histoire des sociétés humaines (régulièrement, une génération plus instruite et plus vicieuse se retourne contre la précédente et lui prend de force le magot sur lequel elle s'est endormie, quitte à redéfinir complètement le fonctionnement du foyer), est problématique aujourd'hui parce que, selon une conception égalitaire du progrès, elle a été, soit par pression idéologique, soit directement par le biais de la loi, collectivisée. Certes, le marché aussi impose certains modes de vie, parce que quand la demande ne suit pas parfaitement l'offre on succombe à la tentation de la forcer, mais dans les faits, quelle est l'incidence réelle de la publicité et du lobbying indépendants en comparaison de la planification concertée entre l’État et les entreprises qui couchent dans le même lit ?
Je pense qu'au contraire le marxisme a triomphé, au moins d'un point de vue épistémologique. L'essentiel des progressistes authentiques, qui célèbrent la mondialisation telle qu'elle se décline aujourd'hui, ne sont pas des darwinistes libéraux violents, mais d'anciens trotskystes ou assimilés qui ont trouvé dans une économie planifiée et figée un excellent substitut à la dictature du prolétariat.

n°28877688
rahsaan
Posté le 08-01-2012 à 23:09:15  profilanswer
 

Il va être trop tard pour te répondre complètement.  
 
Mais, comme ça, à la question : "quelle est l'incidence réelle de la publicité et du lobbying indépendants en comparaison de la planification concertée entre l’État et les entreprises qui couchent dans le même lit ?", il n'est pas difficile de répondre, même sans faire appel à Lasch.  
C'est tout simplement la même chose !  
 
La publicité est une propagande. Ces deux techniques modernes de communication de message aux masses ont leur origine commune aux USA dans les années 20. Elles peuvent servir aussi bien à l'Etat qu'aux entreprises, à l'armée américaine qu'à Danone.  
 
L'économiste John Kenneth Galbraith a bien su montrer qu'à un certain niveau, la distinction privé / public ne joue plus. Les Etats sont gérés comme des entreprises, les entreprises multinationales sont administrées comme des Etats.  
 
Lobbying indépendant, je ne vois pas bien ce que ça veut dire. Par définition, le lobbying consiste, d'après l'étymologie même, à arpenter les couloirs (lobbies) du Congrès pour influencer les sénateurs. C'est le travail des groupes de pression qui cherchent à peser sur les élections, et sur la vie politique en général. Au point que le lobbying est, je crois, publiquement reconnu aux USA, tandis qu'en France, cette réalité peu reluisante est pudiquement voilée.
 
Pourtant, qui peut ignorer par exemple que le publicitaire Jacques Séguéla a fait les campagnes de Mitterrand puis de Sarkozy ? (Voir cette intervention chez Pivot en 1982, face à Michel Clouscard, où Séguéla dit que la politique est dépassée, juste après avoir fait la campagne sur la "Force tranquille" en 1981 pour Mitterrand : http://www.youtube.com/watch?v=dSyuFdlqUiw )
 
Qui peut ignorer le rôle politique de Charles Beigbeder pour briser les acquis sociaux datant du Conseil national de la résistance de 1945-46 ? etc.  
 
 


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n°28878220
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 23:51:19  answer
 

rahsaan a écrit :

Il va être trop tard pour te répondre complètement.  
 
Mais, comme ça, à la question : "quelle est l'incidence réelle de la publicité et du lobbying indépendants en comparaison de la planification concertée entre l’État et les entreprises qui couchent dans le même lit ?", il n'est pas difficile de répondre, même sans faire appel à Lasch.  
C'est tout simplement la même chose ! [...]


 
Ben non. Tu peux pas mettre "nope, chuck testa" et le plan de renflouement des banques à ouate mille trilliards de brousoufs sur le même plan. La pub sert juste à créer un besoin qui n'existe pas, c'est de la manipulation mentale de petit calibre, et de toute façon c'est toujours fair play, tu peux choisir d'éteindre ta télé ou de chanter l'internationale dans ta tête pour éviter les ondes négatives. C'est du racolage plus ou moins actif, mais tu restes toujours à armes égales, à moins d'être un débile léger. Quand le parlement vote un budget, un plan quinquennal ou une loi, que les magistrats désignés par l’État forcent une jurisprudence, à part arrêter de respirer pour les faire culpabiliser, t'as aucune marge de contre-attaque, que l'intégrité de ta conscience soit préservée ou non. Je comprends qu'en vertu de ce bon vieux concept marxiste d'aliénation, on puisse considérer le consentement de la victime comme une circonstance non pas atténuante mais aggravante, mais il s'agit tout de même de deux formes de violence différentes.
Les grandes entreprises ne sont grandes et n'ont de pouvoir que si elles sont en cheville avec les pouvoir publics, sinon ce sont des pme qui peuvent crever du jour au lendemain et qui sont aussi négligeables que le premier citoyen solvable venu. Pour en arriver à ce niveau où le public et le privé se confondent, il faut en général se gaver de marchés publics et de subventions. Y a quelques décennies une entreprise indépendante pouvait encore monter, aujourd'hui les actionnaires jouent aux dominos avec et sifflent la fin de la récré quand ils veulent. Les derniers pouvoirs économiques indépendants sont les investisseurs solitaires à la Soros ou Peter Thiel : des intellectuels avec une vision. Et ils ne pèsent pas grand chose non plus. Je ne suis pas du tout en train de dire qu'on est dans un système où les États contrôlent les entreprises de façon verticale, à la Gasprom, mais simplement que le niveau de collusion est tel qu'il n'a plus rien de libéral. Ce qui définit le privé, c'est l'initiative privée : il n'y en a aucune dans les mastodontes du dow-jones ou du cac40.
 
 

n°28878262
Profil sup​primé
Posté le 08-01-2012 à 23:55:22  answer
 

Là où tu te trompe c'est que bientôt (si ce n'est pas déjà le cas), ça sera les entreprises qui contrôleront les États. Tout simplement parce qu'une entreprise si elle existe encore c'est que sur le long terme elle fait encore du profit, alors qu'un État peut faire du déficit sur le très long terme et continuer de vivre.

n°28878422
Marlo Corn​field
Roi du pétrole.
Posté le 09-01-2012 à 00:11:12  profilanswer
 


 
Tu peux détailler exactement, en citant un ou deux exemples par ex ? Merci.


---------------
Rien n'est gratuit, excepté la Grâce du Créateur.
n°28879296
Tietie006
Dieu ne joue pas aux dés.
Posté le 09-01-2012 à 07:22:49  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Non mais le thème de l'enracinement contre l'homme nomade, c'est pas nouveau ...c'était déjà très abordé au début du 20eme avec l'exode rural qui grossissait les bataillons de prolos déclassés dans les grands centres urbains, ces derniers étant souvent vus comme des lieux de perdition par rapport à la roborative vie paysanne ! J'ai pas trop envie de relire une énième variation sur ce thème ! Surtout qu'on se demande bien comment revenir, concrètement, à un ré-enracinement ...
D'ailleurs on retrouve évidemment ce thème en France, avec Maurice Barrès et ses déracinés.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Barr%C3%A8s
 


 
Ce thème de l'enracinement est repris par un membre du Club de l'Horloge, Yvan Blot sur le thème "philosophie existentielle et enracinement national".
 
http://www.insoc.fr/2010/06/deux-c [...] -national/
 
@Rashaan.
 
Quant à Seguela, il fut le pape du marketing politique, dans les années 80, avec sa Force tranquille, faisant croire que la communication était l'avenir du politique. Je me rappelle d'ailleurs, dans ces années 80, qu'on ouvrait des sections Communication dans les facs ou à l'IEP, car c'était à la mode et ça l'est un peu toujours. Mais aujourd'hui, la Pub comme horizon politique est un peu passé de mode, est ce monde artificiel a été férocement attaqué, à juste titre, même par Beigbeder dans son 99 francs. De plus, le monde du journalisme et de la pub connaissent de profonds bouleversements avec l'arrivée d'Internet, qui privilégie l'horizontalité des réseaux à la verticalité informative, qui dépendait d'un aéropage d'initiés qui étaient les journalistes.

Message cité 1 fois
Message édité par Tietie006 le 09-01-2012 à 09:22:21

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L'arrière-train sifflera trois fois.
n°28885096
levicaire
Posté le 09-01-2012 à 17:26:40  profilanswer
 

Cherche :
 
- Bon commentaire sur Schopenhauer, je conseille pour ma part le "Supériorité de l'éthique" de Paul Audi
- Quelque chose sur la morale stoïcienne
 
Je viens de terminer le "Consentement amoureux" de Claude Habib, plus appris sur les femmes en cinq jours qu'en une quarantaine d'années... ;)  
http://a4.idata.over-blog.com/400x300/3/76/95/32/mes-images-2/le-logo-a-maman/automne/livre-pour-comprendre-les-femmes.jpg

n°28885711
bronislas
Posté le 09-01-2012 à 18:09:17  profilanswer
 

Tietie006 a écrit :


 
Ce thème de l'enracinement est repris par un membre du Club de l'Horloge, Yvan Blot sur le thème "philosophie existentielle et enracinement national".
 
http://www.insoc.fr/2010/06/deux-c [...] -national/


 
Je ne vois pas trop où tu veux en venir. Que la thématique de l'enracinement ne soit pas nouvelle n'appelle pas à la discussion, et les ouvrages de Lasch ne sont d'ailleurs plus de première jeunesse. La plupart des thématiques, des concepts et distinctions que nous utilisons sont au moins aussi vieilles que celle de l'enracinement. C'est comme si tu contextualisais cette notion pour en relativiser la portée actuelle. Sans parler que cette contextualisation s'accompagne d'une association à des personnages soigneusement choisis, comme pour moralement condamner cette notion. Depuis que j'ai arrêté de lire des livres pour leurs auteurs, je ne m'en sens que mieux.


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