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Auteur Sujet :

Guerre en Ukraine - Déjà 4 ans que l'operation spéciale a débuté... /!\ FP

n°65445518
Gilou75
Posté le 15-03-2022 à 09:44:02  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

kray a écrit :


 
 
Je ne comprends pas trop le raisonnement à long terme : si vlad perd la guerre et qu'on arrive à le sanctionner pour rembourser, ça va faire du taf pour des boites européennes de tout reconstruire, avec de l'argent russe. S'il gagne la guerre, il devra payer lui même pour ces industries. S'il ne veut pas payer pour reconstruire, quel intérêt de régner sur un pays qui n'aura plus d'économie?  
Le seul truc utile que je vois pour les russes c'est que ça va ralentir pendant 2-3 ans la production militaire de l'Ukraine.


Caprice de dictateur frustré : j'ai une armée de merde et je contrôlerai jamais ce pays, donc je le détruis...[:herr-muller:1]
   

mood
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Posté le 15-03-2022 à 09:44:02  profilanswer
 

n°65445519
matlpbg
!
Posté le 15-03-2022 à 09:44:07  profilanswer
 
n°65445538
karaya
Posté le 15-03-2022 à 09:45:52  profilanswer
 

Gotchaaaaa a écrit :

Pensez vous qu'il existe actuellement un seuil de l'horreur à partir duquel l'occident déciderait d'intervenir militairement pour soutenir la population et l'armée ukrainienne ?
 
par exemple, si demain les russes se mettent à utiliser des armes chimiques, bombarder des hôpitaux ou à tirer dans la foule de manifestants des rares villes qu'ils contrôlent, est ce qu'on continuerait de regarder l'horreur se réaliser sous nos yeux ou y aurait il une réaction militaire ?
 
hier sur CNN j'entendais un ancien général US expliquer que si on envisage d'intervenir, il vaut mieux le faire tant qu'il y a une armée locale à soutenir que d'attendre que ce soit trop tard pour le faire...


 
Le seuil d'intervention de notre armée, c'est dès lors que l'intégrité du territoire d'un de nos alliés est bafouée.
Il peut se passer absolument n'importe quoi en Ukraine, dès lors que ca ne déborde pas sur les intérêts européens ou de l'OTAN, on n'interviendra pas.

n°65445539
Pzu
Posté le 15-03-2022 à 09:46:01  profilanswer
 

Gilou75 a écrit :

Citation :

Dans une vidéo enregistrée préalablement et publiée par OVD-Info, Marina Ovsiannikova explique que son père étant ukrainien et sa mère russe, elle n’arrive pas à voir les deux pays comme ennemis.
 
« Ce qui se passe actuellement en Ukraine est un crime. La responsabilité totale de cette agression repose sur la conscience d’une seule personne : Vladimir Poutine », dit-elle pour commencer.
 
« Malheureusement, j’ai travaillé pour Pervy Kanal ces dernières années, faisant de la propagande pour le Kremlin. J’en ai très honte aujourd’hui », ajoute-t-elle notamment. « J’ai honte d’avoir permis que des mensonges soient diffusés à la télévision, honte d’avoir permis que le peuple russe soit “zombifié” », s’excuse-t-elle.
 
Le Monde



 
> Pervy Canal
 
You can't make that shit up  [:mzitraya:1]  [:jose mourinho:3]  

n°65445547
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 09:46:33  answer
 

arthoung a écrit :


Ces blogs et autres site d'infos "alternatifs" de merde sont vraiment le cancer informationnel de notre époque.
 


"Oui mais tu comprends c'est pas BFMerde à la solde des oligarques, ouvre les yeux, mouton " [:francois l'anglais:7]  
 
On en a déjà bouffé pendant les GJ/COVID, pas de raison que ça s'arrête...

n°65445557
greenboro
Posté le 15-03-2022 à 09:47:21  profilanswer
 

Je sais que c'est le matin, que certains émergent après des nuits arrosées ou encore remplis de terreurs nocturnes, mais ceux dont l'esprit est déjà affuté peuvent prendre le temps de lire ce (gros) pavé :
 
 « CRISE EN UKRAINE : ET MAINTENANT QUE FAIRE ?
 
Cyril Gloaguen
 
Ancien officier de marine, ancien attaché militaire en Russie et au Turkménistan, ancien membre de la mission des Nations Unies en Géorgie/Abkhazie, docteur en géopolitique (IFG) .
 
Contrairement à ce qu’avancent certains observateurs, V. Poutine n’est pas fou. Du moins pas plus que ne l’était Staline, ou Khrouchtchev quand ce dernier nous menaçait de frappes nucléaires pendant la crise de Suez, que Brejnev quand il envoyait ses chars contre Prague ou sa flotte devant Cuba, ou que Eltsine quand celui-ci écrasait Groznyy sous les bombes ou s’emparait de l’Abkhazie et de la Transnistrie. Poutine n’est pas plus fou aujourd’hui qu’il ne l’était en 1999 quand il prenait prétexte de cinq attentats suspects à Moscou, Bouynaksk et Volgodonsk pour lancer la deuxième campagne tchétchène, ou en 2008 et 2014 quand il annexait une partie de la Géorgie et de l’Ukraine. Je suis surpris que nous puissions être surpris.
 
Depuis 22 ans qu’il est au pouvoir, nos chancelleries et nos instituts de recherche n’ont-ils donc pas réussi à dresser un portrait psychologique du personnage et de son entourage, ni compris son projet politique ?
 
Dans cette crise ukrainienne j’ai pourtant du mal à voir autre chose que la suite logique d’une politique rationnelle et opiniâtre de « réappropriation de l’espace post- soviétique » - appelons cette politique comme on voudra - dont on devine pourtant l’amorce dans les discours que prononce V. Poutine à Tachkent en 2006 et à Munich en 2007, dans ce « nouveau pacte de sécurité en Europe » proposé par D. Medvedev en 2008, dans le rappel incessant du caractère « artificiel » de l’Abkhazie d’abord, puis de l’Ukraine, entendu mille fois dans la bouche d’hommes politiques et militaires russes dès au moins 2003. Pourquoi ne pas la voir également, beaucoup plus tôt, dans la doctrine dite de l’« étranger proche » de 1993, sous Eltsine donc.
 
Je conçois que la psychologie du président russe, son « mode de pensée », puisse décontenancer nos diplomates, mais il est loin d’être fou. V. Poutine a patiemment rebâti sa puissance militaire, détruit ses oppositions tout en renforçant sa police, modifié la Constitution, préparé son économie et ses médias, rendu l’Europe dépendante de son gaz, fait vacciner 910.000 hommes de son armée contre le covid et, maintenant qu’il se sent suffisamment puissant, il frappe. C’est aussi simple que cela. C’est pourquoi il a toujours donné l’impression « d’avoir un coup d’avance ». Probablement, lui et la petite équipe de conseillers qui l’entoure au Kremlin, ont-ils vu dans la situation économique et politique en Europe et aux Etats-Unis (covid, Brexit, élection de Biden, arrivée d’un nouveau chancelier...) une fenêtre d’opportunité à saisir. Ce n’est pas là la politique d’un fou, on en conviendra aisément, mais au contraire celle d’un homme déterminé à atteindre un but précis.
 
Un grain de sable s’est toutefois glissé dans ces rouages jusqu’à présent si bien huilés : la guerre en Ukraine n’aurait pas dû éclater. Le gouvernement en place à Kyiv était censé, sous la menace militaire, capituler et accepter telles quelles les propositions faites par S. Lavrov en décembre, livrer intactes ses infrastructures économiques, puis partir en exil. Le scénario criméen de 2014 était le scénario écrit par le Kremlin, pas celui du Donbass. C’est pourquoi, la diplomatie russe, alors que les combats font rage, lance régulièrement des Offres de négociations, en espérant encore et toujours faire céder Kyiv. C’est la grande faiblesse de la position russe, naturellement, mais que les Ukrainiens sous les bombes ne pourront exploiter longtemps.
 
V Poutine n’est pas fou, mais son psychisme est celui d’un officier soviétique formé dans les années 1970, idéologiquement dressé à combattre les idées occidentales, humilié en décembre 1991, et qui s’est au tournant des années 1980 endurci au contact des mafias de St-Pétersbourg, ville où il a aussi pris goût au pouvoir et à la politique à la sauce pour le moins piquante de ces années-là. Certaines sources le décrivent à l’époque comme dormant avec une Kalachnikov. C’est dire le personnage. Il peut nous sembler paranoïaque, mais cette paranoïa-là essentiellement tournée vers la démocratie à l’occidentale et l’OTAN est aussi celle,D’évidence, l’agenda poutinien de « recomposition de l’Empire » l’a emporté sur tout autre agenda. C’est la raison pour laquelle les négociations avec Moscou ne pouvaient qu’échouer malgré tous les efforts des chancelleries occidentales. Il est probable que Poutine souhaite rester dans l’Histoire comme celui qui aura effacé l’humiliation de décembre 1991 à des degrés divers, de tous ces Russes qui ont grandi sous l’URSS et au début des années 1990, surtout s’ils sont militaires ou siloviki. Poutine est loin d’être une exception. On pourrait tout aussi bien supposer que, rationnel lui-même, il ne fait qu’utiliser froidement cette paranoïa générale dans un but de politique intérieure, afin de se maintenir au pouvoir. Ses discours martiaux, ses mots crus, son argot, ses menaces, ses références historiques, révisionnistes, tout cela est avant tout destiné aux Russes. Pas à nous. Nous ne les comprenons pas, ils n’appartiennent pas à notre culture politique si policée, et c’est pourquoi ils nous font peur. Tout le reste (le judoka, le chauffeur de taxi, le propriétaire de Lada, le pêcheur torse nu, etc.) relève de la propagande et du culte de la personnalité. Il y a quinze ans, j’avais fait beaucoup rire autour de moi en comparant Poutine à un Al Capone qui se serait emparé de la Maison blanche. Je reconnais que la comparaison à ses limites, mais elle me semble conserver quelques justesses.
 
On ne peut comprendre la politique de V. Poutine qu’en utilisant comme base d’analyse la nature même du régime autoritaire et rigoureusement vertical qu’il a mis en place. Il en est le centre de décision, mais aussi de gravité. Bien sûr, il y a les idéologues, les Dougine, les Pavlovskiy, les Surkov, etc., mais il y a surtout ce petit groupe autour du président constitué d’affairistes semi-Mafieux et de proches qui au début des années 2000 ont pris la place des oligarques eltsiniens, et de siloviki, anciens guébistes et militaires, incapables de penser la Russie autrement que comme un imperium grand-russe. Arrivés au pouvoir avec Poutine, ils vont l’influencer. Poutine n’est pas un lecteur, ni un idéologue au sens intellectuel du terme, rien ne l’indique, c’est un pragmatique qui cherche l’opportunité et sait la préparer. 2014 en est la preuve éclatante. L’imaginaire de ces siloviki ? Elle est partout dans Moscou : la seconde guerre mondiale bien plus que l’orthodoxie, le Staline de 1945, certains tsars, les princes kiéviens (A. Nevskiy, Yu. Dolgorukiy, etc.), le KGB et, naturellement, l’URSS, non pas pour son idéologie communiste mais pour sa puissance, sa force brute, son empire. Qui n’a pas assisté au spectacle donné chaque année dans la grande salle de concert du Kremlin à l’occasion des fêtes du 9 mai ne peut imaginer le délire nationaliste, je pèse mes mots, que provoque cette idéologie sur la foule. Ces Poutiniens roulent tous en Mercedes ou en BMW, mais leur univers mental n’a guère évolué depuis l’URSS. Ils en sont, dans les écoles, à mettre des Kalachnikov entre les mains d’enfants de dix ans. Ce syncrétisme des histoires tsariste et soviétique mâtiné de business de prédation a donné à partir du début des années 2000 la politique étrangère, sécuritaire, intérieure, culturelle et nationaliste que l’on connait aujourd’hui. C’est à son contact et en accompagnant sa montée en puissance que se sont formés le psychisme et la vision du monde de Poutine président.
 
Les combats continuent et l’armée russe semble connaître des difficultés face à la résistance d’un peuple ukrainien qui, n’en déplaise à Poutine, a bien développé une conscience nationale. L’issue, toutefois, ne fait pas de doute : sauf coup de théâtre, la Russie va s’emparer de l’Ukraine et la « dénazifier », c’est-à-dire en extirper toute trace de vie démocratique et les hommes qui la symbolisent, y abattre aussi l'Eglise orthodoxe d'Ukraine. Poutine ne reculera pas, sauf si des manifestations de rue venaient, en Russie, à le déstabiliser ou si son armée se rebellait. Car cette guerre laissera de profondes séquelles dans l’armée et :  
 
Dans la société russes. Quelle forme prendra cette occupation ?  
 
La partie est du pays (avec Kyiv) sera-t-elle, à l’exemple de la Crimée, transformée Dans la société russes. Quelle forme prendra cette occupation ?  
 
La partie est du pays (avec Kyiv) sera-t-elle, à l’exemple de la Crimée, transformée en oblasts rattachés à la Fédération russe après des élections truquées, un gauleiter nommé dans la partie ouest ?  
 
Le statut de ce pays vassalisé sera-t-il, vis-à-vis de Moscou, celui qu’avait la RSS d’Ukraine au sein de l’URSS ?  
 
Une jonction territoriale sera-t-elle créée entre la Crimée et la Transnistrie le long de la mer Noire ?  
 
Peu importe après tout : l’Ukraine, pays européen membre des Nations Unies, disparaitra de la liste des pays indépendants, devra sans doute ré-adhérer à la CEI, à l’OTSC et à l’Union économique eurasiatique. La Géorgie et la Moldavie, isolées, subiront un jour ou l’autre le même sort, de fait ou par hommes liges interposés. Dans quel état de ruines l’Ukraine va-t-elle émerger d’une guerre qui, à l’heure où nous écrivons, semble prendre une tournure de type Groznyy, mais à l’échelle d’un pays de 600.000km2 ? Le Kremlin semble décidé à punir et humilier les Ukrainiens, comme s’il voulait leur faire payer le crime d’avoir voulu sortir de sa zone d’influence, de la civilisation russe. D’avoir voulu devenir une démocratie. Comme si cette guerre devait servir d’exemple aux autres républiques ou régions de l’Empire au cas où leur viendraient des velléités d’émancipation. Les Russes adeptes du res nullius romain.
 
1  - Si cela venait à être le cas, on voit de toute façon mal les capitales occidentales accepter que les ambassades d’Ukraine passent sous le contrôle d’un gouvernement fantoche. D’autant plus qu’un gouvernement en exil pourrait aussi voir le jour.
 
2 - Elle revêt aussi indéniablement une dimension démographique. Voir le texte publié par V. Poutine en juillet 2021 : « En raison d'une division aussi dure et artificielle des Russes et des Ukrainiens, le peuple russe dans son ensemble pourrait diminuer de centaines de milliers, voire de millions ».
 
3 - Notamment les grandes formes d’Odessa où ont été construits les derniers porte- aéronefs soviétiques comme le Kuznetsov par exemple.  
 
Chaque nouvelle heure de combat apporte son lot de destructions et la Russie - cette guerre est aussi une guerre de prédation2 - si elle veut pouvoir mettre les infrastructures du pays au service de sa propre économie (notamment les secteurs navals, BITD et aéronautiques), devra financer la reconstruction et le déminage de tous les sites touchés par les Bombardements. Sous sanctions, elle n’en aura pas les moyens, pas plus qu’une Ukraine « russifiée », ruinée, coupée des financements internationaux et vidée d’une partie de ses habitants, notamment des plus jeunes. Les sanctions occidentales (qui auraient dû être introduites dès 2008, insistons sur ce point) vont profondément saper l’économie russe et ce travail de sape ne fera que s’amplifier au fur et à mesure que les pays européens vont, graduellement, cesser d’acheter leur gaz à Moscou et convertir leurs économies aux énergies alternatives. Nous n’étions jamais allés jusque-là sous l’URSS. L’économie et la société civile russes n’ont pas fini de payer la facture de cette guerre. Poutine sera peut-être demain ce que Gorbatchev fut pour l’URSS : un homme qui se voulait un sauveur et, qui finalement, par excès d’idéologie, aveuglement ou incompétence, s’est révélé être un fossoyeur. A ces sanctions va s’ajouter l’extrême fragilité politique d’un espace post-soviétique passé sous domination russe dans sa quasi-entièreté. Car, de l’Ukraine et la Biélorussie au Karabakh en passant par le Kazakhstan, le Sud- Caucase et l’Asie centrale, l’Empire sera instable, plus encore qu’il l’était sous les tsars. Il coûtera chaque année à Moscou des milliards de roubles en maintien de l’ordre, sans garantie aucune que les économies locales puissent renforcer l’économie russe comme c’était le cas sous l’URSS. En Ukraine, les régions les plus touchées par les combats verront, elles, leur niveau de vie faire un bond de trente ans en arrière. Sauf si Pékin, avancent certains, venait à accepter de financer les reconstructions, mais chacune de ses interventions, naturellement, se paiera pour les Russes par toujours plus de dépendance. On ne joue pas impunément avec une dictature communiste dont le PIB est dix fois supérieur au vôtre et qui garde en mémoire les « traités inégaux » de la fin du XIXème siècle. L’histoire le dira. Elle est faite par des hommes et, à ce titre, reste imprévisible.
 
4 - Il suffit, pour sans convaincre, de voir le faible développement des infrastructures criméennes 8 ans après l’annexion.  
 
L’affaiblissement économique de la Russie ne signifiera pour autant pas la fin de son activisme en Europe et dans sa périphérie. Le contraire serait Étonnant. Rappelons qu’en parité de pouvoir d'achat (PPA), le PIB russe est aujourd’hui un tiers supérieur au PIB français selon le FMI. La nature du régime russe ne changera pas de sitôt, sauf apparition de troubles sociaux violents. Constitutionnellement V. Poutine peut, comme on le sait, rester au pouvoir jusqu’à ses 84 ans (2036). Or, dans quelques semaines, dans quelques mois, l’Empire viendra buter contre les frontières finlandaises, baltes, slovaques, hongroises et roumaines, c’est-à-dire contre les frontières de l’UE. La « question russe » va hanter encore longtemps nos réflexions stratégiques et sécuritaires. Si nous ne prenons pas les mesures nécessaires, qui doivent dans l’immédiat prendre la forme d’un renforcement de l’OTAN et une hausse de nos budgets militaires et de recherche, dans cinq ans, dans dix ans, Poutine I ou Poutine II exigera des pays baltes , des pays d’Europe centrale et de l’Est, voire des pays scandinaves, ces mêmes conditions qu’il a exigées en décembre dernier des chancelleries occidentales pour éviter la guerre en Ukraine : retrait de l’OTAN sur les lignes de 1997 et souveraineté limitée de ces pays (comprendre une mise sous tutelle de leurs diplomaties, de leurs forces armées, voire de leurs économies). Moscou, demain, demandera leur « dénazification », voudra « abattre les juntes au pouvoir » à Varsovie, à Bucarest, à Vilnius, voire à Berlin. Après tout, S. Shoygu ne fait-il pas jouer régulièrement à ses bambins de la Jeune Armée la prise du Palais du Reichstag de 1945 grâce à une réplique à l’échelle du bâtiment érigée dans le parc Patriot de Moscou ? Sous les symboles se cachent souvent des intentions et derrière les enfants de futurs soldats. En Russie plus qu’ailleurs.
 
5 - Ajoutons-y une exigence d’efficacité du ratio « investissements/matériels opérationnels ». Celui-ci est en Russie considérablement supérieur à celui des armées européennes.
 
6 - La Younarmiya compte aujourd’hui un million d’enfants, notamment beaucoup de fils et de filles de militaires. La Russie compte ainsi plusieurs dizaines d’organisations de jeunesse militarisées, dont certaines interviennent dans les écoles.
 
7 - Voir le texte de V. Poutine publié sur le site du Kremlin en juillet 2021.  
 
Jusqu’où nous demandera-t-on de reculer les frontières de nos démocraties, jusqu’où s’étendent les « territoires historiques » de la Russie? Jusqu’à l’Oder, Le Rhin, jusqu’aux côtes provençales ou bretonnes ? Nous devons nous préparer à l’apparition de bulles A2/AD en Baltique, en mer Noire et en Méditerranée, à des exercices d’ampleur au large de nos côtes, à des limitations de notre droit de navigation, de commerce, à l’émergence de politiques du « fait accompli » et de provocations ici ou là. La marine russe n’a-t-elle pas, plusieurs fois ces dernières années, sous prétexte d’exercices, gêné les accès aux ports baltes, bloqué aux navires ukrainiens l’entrée en mer d’Azov ? Pourquoi ne le ferait-elle pas demain en Baltique, dans certaines zones de Méditerranée ? Moscou ne considère-t-il pas déjà que certains détroits ou zones maritimes pourtant sous statut international font partie de ses eaux intérieures (golfe de Pierre le Grand, Portes de Kara) ? Peu après l’intervention en Syrie, deux frégates russes, après qu’une frégate française eut effectué un exercice de tir en mer Noire à 250 nautiques (soit quelque 500 km) des côtes de Crimée (juridiquement ukrainienne, faut-il le rappeler), ne sont-elles pas venues patrouiller une partie de la nuit entre Marseille et Nice en interrogeant par radio les navires civils entrant dans les ports français ? Certains pays européens aux frontières de l’Empire, menacés, ciblés, déstabilisés par l’activisme russe, pourraient également – pourquoi pas ? – voir les investisseurs étrangers se détourner de leurs marchés. L’exemple ukrainien marquera longtemps le monde économique.
 
Il va nous falloir revenir à l’équilibre qui était celui de la Guerre froide, en Europe et au-delà de nos frontières, là où se trouvent nos intérêts, et cet équilibre ne sera atteint que par un réarmement important, mais aussi et surtout par un accroissement de nos projets de R&D. Rien, en effet, dans le contexte à venir ne serait plus dangereux face à une Russie sans cesse plus menaçante que de se laisser distancer dans le domaine des armes de rupture dont les planeurs nucléaires de type Avangard (2 seraient opérationnels) et les missiles hypersoniques Zirkon sont les exemples immédiats du côté russe.
 
Ni notre renseignement militaire, essentiellement focalisé depuis vingt ans sur la menace islamique après l’avoir été sur le conflit en ex-Yougoslavie puis L’Afghanistan, ni notre recherche universitaire et académique ne sont prêts à faire face sur le temps long au défi qui va se poser à nous dans les prochaines années : celui d’une Russie déstabilisatrice majeure de l’espace européen, dont les forces armées et les services spéciaux joueront de plus en plus un rôle en politique étrangère. Nos think tanks parisiens, à de rares et, parfois, de brillantes exceptions, recrutent toujours l’essentiel de leurs chercheurs dans les filières de sciences politiques. Les économistes, les anciens militaires et diplomates, les scientifiques, les ingénieurs leur font toujours défaut. Nombre de leurs études, trop académiques, souvent proches de la synthèse de sources ouvertes, faute d’enquête de terrain et de compétences techniques, n’intéressent que rarement les militaires, la DGA ou nos industriels. Partant, elles ratent largement leur cible. Les correspondants spéciaux des médias ou les cabinets de consulting, capables de mettre rapidement sur pied autour d’un sujet donné une équipe pluridisciplinaire ont souvent une plus- value supérieure. Les remarques faites par Hervé Coutau-Bégarie dans un livre paru en 2000, il y a vingt ans déjà, demeurent d’actualité. Les War Studies sont encore embryonnaires en France tout comme la pratique des military fellows, malgré les timides tentatives de l’Ecole de guerre. Nous perdons là un moyen d’influence internationale considérable.  
 
Il en va de même pour l’IRSEM de l’Ecole militaire qui, pour des raisons identiques, et alors que ce devrait être son rôle, est loin de pouvoir jouer vis-à-vis du gouvernement, des parlementaires, des journalistes et du public le rôle que jouent aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, par exemple, la Rand Corporation ou l’IISS. La création de la DGRIS, qui a soustrait à l’Etat-Major des Armées et à la DRM le domaine de la prospective stratégique a peut-être aussi été une erreur. Sa plus- value dans le concert des think-tanks parisiens, coincée entre les ministères des Affaires étrangères et de la Défense, reste à démontrer. Alors que les experts de la Russie (mais aussi de la Chine ou d’autres), militaires comme civils, sont une denrée rare, il conviendrait peut-être de se pencher sur la nécessité de faire perdurer trois organismes – DGRIS, DRM et IRSEM – dont les travaux de recherche et d’analyse se recoupent largement, non pas en théorie, mais en pratique. Un regroupement des moyens et des hommes sous les ordres d’un chef unique au sein d’une même structure et d’une même culture qui couvrirait tout le spectre de l’analyse d’intérêt militaire, à l’exception du renseignement tactique et technique qui relève des armées et d’organismes spécialisés, pourrait apporter une plus-value dans le contexte géopolitique nouveau que l’on voit poindre. Il est urgent de créer une DIA à la française. Le volet politique de défense serait rattaché directement aux services du ministre des Armées.  
 
Pourquoi dépenser des énergies folles à la rédaction de Livres Blancs alors que nous sommes d’évidence, ou alors nos chefs politiques sont d’excellents acteurs, incapables d’appréhender et freiner sur le long temps la politique de V. Poutine à nos frontières et dans nos territoires ?
 
L’activisme russe en Europe, et notamment en France va s’amplifier. C’est là le métier premier, avec le renseignement, des ambassades russes8. Or, la société civile en France demeure très perméable à l’idéologie poutinienne. A quoi bon interdire RT et Sputnik sur notre territoire quand à longueur de journée sur les chaines d’information en continue, de pseudo-experts qui ignoraient tout de la Russie deux minutes avant d’entrer sur le plateau sont autorisés à donner en direct leur avis sur un conflit dont ils ne maitrisent ni les racines ni les facteurs politiques, techniques et militaires, encore moins les « chausse-trappes » de la propagande russes, quand à partir de deux photos publiées sur les réseaux sociaux, des spécialistes des relations internationales s’autorisent à deviner les faiblesses, les pertes et les tactiques de l’armée russe ? Six jours après le début de la guerre, la France compte autant de spécialistes de la Russie et des conflits armés qu’elle comptait quelques jours plus tôt de spécialistes du covid. Comble du ridicule, sur au moins une chaine, ce sont parfois les mêmes ! Les bouches sont pleines de missiles hypersoniques volant à mach 18, de têtes Nucléaires à mach 30, de drones sous-marins nucléaires capables (sic) de « descendre à 10.000m à 400nd », de bombe thermobarique « père de toutes les bombes », de sanctions « qui n’auront pas d’effets sinon sur nous-mêmes » ! Et l’on s’étonne, après cela, que les gens se précipitent dans les pharmacies pour y acheter des pastilles d’iode ! Comment certains font-ils donc pour être à la fois spécialistes de la Russie, de l’Iran, de la Chine, du Sahel, de la Corée du Nord, des partis politiques français et du football ? Ce doit être une marque de notre génie national !
 
8 - Selon certaines sources et selon les pays, entre 60 et 70% du personnel d’une ambassade russe, y compris l’ambassadeur, appartiendrait aux services : GRU, FSB, SVR...
 
Ce brouhaha inconsistant est pourtant loin d’être stérile. Il contribue à propager dans le public l’idée d’une toute puissance russe face à laquelle nos pouvoirs publics, nos armées, seraient impuissants. Or, l’auditeur et le lecteur sont aussi des électeurs et c’est sur leur vote que repose, naturellement, la nature des relations que nous aurons à l’avenir avec la Russie. Plus grave, peut-être, certains partis actuellement en lice pour les présidentielles ont des programmes de politique étrangère et sécuritaire d’un amateurisme idéologique confondant qui, de facto (y ont-ils seulement songé ?), verrait la France non seulement s’isoler dangereusement en Europe, fragiliser l’OTAN et l’UE, mais encore siéger aux mêmes tables que la Russie et ses alliés iraniens, syriens, chinois, vénézuéliens ... La Commission spéciale de l’UE sur l’ingérence étrangère (INGE), qui a rendu ses conclusions en janvier dernier a également montré la porosité entre la classe politique européenne et les grands groupes russes proches du pouvoir et, donc, avec les services spéciaux. La France est particulièrement pointée du doigt. Trop nombreux sont en effet nos politiques, actifs ou retraités, qui, en toute impunité, multiplient les voyages à l’étranger et mettent leurs carnets d’adresses ou leurs activités de lobbyiste au service de pays étrangers. Certains, selon le résultat des élections de mai prochain, pourraient entrer au gouvernement, au Parlement et dans certaines commissions. L’exemple américain pourrait ici être suivi. Aux Etats-Unis, tout homme politique élu fait l’objet, me semble-t-il, avant de prendre son poste, d’une enquête dont les conclusions doivent être respectées.  
 
 
 
En règle générale, nos politiques, nos chefs d’entreprise, nos diplomates et même certains militaires sont encore trop peu conscients des méthodes d’influence et de recherche du renseignement pratiquées par les services étrangers. Comment un Premier-ministre en déplacement dans un pays du Moyen-Orient peut-il encore voir son téléphone portable piraté ? Comment le directeur d’une entreprise de défense stratégique peut-il, récemment encore, perdre dans un aéroport moscovite son ordinateur portable, un général quatre étoiles son IPad ? Ce manque de culture est une brèche inquiétante dans notre sécurité.  
 
Combattre l’activisme et la propagande russes demandera du temps et des moyens. Le rapport de l’INGE, à l’instant mentionné, donne quelques pistes à suivre. Il faudra aller au-delà, démonter le discours poutinien auprès des populations européennes, mais aussi viser une population russe dont la maturité et la conscience politiques seules pourront, à terme, faire évoluer le régime. Il faudra, dans le même temps, se montrer intransigeant vis-à-vis des revendications du Kremlin. Nous n’avons pas, comme le demandent certains, à reconnaître à la Russie un statut à part dans le droit international. La Russie n’est pas une entité messianique, bénie des dieux, qui aurait un droit de vie et de mort sur ses voisins, un droit de réécrire les traités selon son bon vouloir. Nous devons cesser de nous sentir coupables au prétexte que le régime poutinien affirme être menacé par nos valeurs, rappeler partout que l’OTAN et l’UE sont des organismes démocratiques, qui s’étendent par attrait du modèle, ou par intérêt pour lui, après un vote de leurs membres, et non pas, comme jadis feu le Pacte de Varsovie, par coercition ou sous la menace de la police politique.
 
9 - Voir les propositions de l’INGE sur https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press- room/20220119IPR21313/l-ue-devrait-etablir-un-regime-de-sanctions-pour-lutter- contre-la-desinformation
 
Nous avions cru l’URSS morte de sa belle mort en décembre 1991. Elle ne l’était pas. Elle subsistait partout sur le territoire russe, dans ces noms de rue, dans ces statues du parc Gorki, aux frontons des Crise en Ukraine : et maintenant que faire ?  
 
Instituts de recherche, des usines et des écoles, dans les esprits. Aucun « procès de Nuremberg » n’était venu nettoyer les écuries d’Augias du communisme. Nous ne voulions pas la voir, cette URSS 2.0, les contrats industriels seuls comptaient, elle resurgit, après un léger lifting, par la volonté du président russe. Après la décolonisation de 1991, la recolonisation de 2022 ! Les sanctions vont durcir encore la politique étrangère russe, comme va se radicaliser la vision que la caste au pouvoir au Kremlin porte sur l’Europe et sa périphérie. Si la Russie avant la guerre se sentait « encerclée » par l’OTAN alors que sa frontière avec l’Organisation atlantique ne représentait que 800 km le long des pays Baltes, demain qu’en sera-t- il quand cette frontière courra de la pointe nord de l’Estonie (mais on pourrait y inclure la Finlande) à la mer Noire ? Il conviendra d’être prudent, d’avoir constamment à l’esprit le risque d’escalade, notamment en coordonnant mieux qu’on ne le fait les éléments de langage entre ministères, après analyse des menaces. A cet égard, les récentes déclarations de B. Lemaire étaient pour le moins maladroites, voire dangereuses. Il faudra aussi multiplier les canaux de discussion avec Moscou pour s’assurer que nos intentions et positions parviennent bien à Poutine. Moins parler avec le MAE russe, par exemple, qu’avec le ministre de la Défense S. Shoygu, plus proche que Lavrov de Poutine, voire directement avec les services. Nous avons su le faire pendant le conflit en Syrie.  
 
Poutine vieillit. Il a aujourd’hui 70 ans. 70 ans c’est aussi la moyenne d’âge de son entourage. Comme jadis le groupe qui entourait Eltsine, celui-ci ne peut quitter le pouvoir sans risquer la prison, voire pire. Les années qui viennent vont être pour lui les plus dangereuses. Dangereuses à cause des sanctions économiques qui vont appauvrir la société, dangereuses aussi car l’âge venant les scénarios de passation du pouvoir vont se faire de plus en urgents pour les Poutiniens. Tous ne mourront pas de maladie ou de vieillesse en même temps, ils voudront vivre le plus longtemps possible, placer leurs familles en sécurité. Aussi les pressions personnelles sur Poutine vont-elles s’accroitre. Il faudra être capable de les discerner, de les Accompagner, d’identifier les nouveaux leaders et leur parler. Ne pas refaire sans doute les mêmes erreurs qu’en 1991, mais sans naïveté. Plus important peut-être, il faudra aussi, de façon à nous y préparer, savoir distinguer à l’avance les signes d’apparition en Russie d’un mouvement social violent de type Maïdan. La propagande nous le cache, mais tous les facteurs sociaux, économiques, linguistiques, religieux et culturels qui ont, ces dernières années un peu partout dans l’espace post-soviétiques, provoqué des tentatives populaires de renversement des pouvoirs en place sont aussi présents en Russie, pays qui dispose, gardons-le en mémoire, plusieurs milliers d’armes nucléaires, sans compter les dizaines de centrales et de navires qui utilisent également cette énergie.
 
Cette crise sera également une épreuve redoutable pour nos sociétés européennes. Nous perdons l’accès à des marchés importants, à des matières premières facilement accessibles, l’inflation repart, nos dettes s’accumulent, certaines entreprises sont très exposées, et dans les semaines prochaines ce sont peut-être plusieurs millions d’Ukrainiens qui pourraient franchir la frontière avec l’UE. Et si c’était là la vraie « menace nucléaire » brandie par Poutine et Lavrov ? Une nouvelle crise migratoire sur notre sol ? Les années à venir seront difficiles. A Moscou, la statue de F. Djerzinskiy du parc Gorki, le premier chef de la Tchéka, l’ancêtre du KGB, l’un des plus grands psychopathes de l’histoire, est chaque jour fleurie. Et nous, au pied de quelles statues sont déposées nos fleurs ?
 
manuscrit clos le 3 mars 2022 »
 
Ce n'est pas la peine de le re-citer en entier.

Message cité 2 fois
Message édité par greenboro le 15-03-2022 à 09:48:19
n°65445559
hka-ta
Posté le 15-03-2022 à 09:47:45  profilanswer
 

Baoumfa a écrit :


 
Quand Macron déroule le tapis rouge à Poutine en 2017 tout cela était établi. Rétrospectivement sa complaisance était malvenue.


 
Macron comme d'autres politiques l'ont dit hier soir sur Tf1 : se couper totalement de la Russie n'est pas envisageable, ils sont nos voisins qu'on le veuille ou non. Le mettre en ban en 2014, 2017 ou 2009 n'aurait pas changer grand chose sur le fond

n°65445563
caspar fri​edrich
Posté le 15-03-2022 à 09:48:04  profilanswer
 
n°65445565
wiseguy
AV: Bz4x Première 2022 20kkm
Posté le 15-03-2022 à 09:48:12  profilanswer
 

La seule info fiable: le cours du brent @100.84$
"le prix du brent détermine le récit et le récit détermine le prix, de sorte que les folies peuvent durer longtemps"

n°65445568
Loup23
Posté le 15-03-2022 à 09:48:32  profilanswer
 

kray a écrit :


 
 
Je ne comprends pas trop le raisonnement à long terme : si vlad perd la guerre et qu'on arrive à le sanctionner pour rembourser, ça va faire du taf pour des boites européennes de tout reconstruire, avec de l'argent russe. S'il gagne la guerre, il devra payer lui même pour ces industries. S'il ne veut pas payer pour reconstruire, quel intérêt de régner sur un pays qui n'aura plus d'économie?  
Le seul truc utile que je vois pour les russes c'est que ça va ralentir pendant 2-3 ans la production militaire de l'Ukraine.


 
 
Tu rêves, si la Russie perd , elle se retire c'est l'UE qui paye les reconstructions et si la Russie gagne et occupe l'Ukraine, c'est elle ( peut être la chine voir si elle y gagne quelque chose ) qui paye.

mood
Publicité
Posté le 15-03-2022 à 09:48:32  profilanswer
 

n°65445569
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 09:48:43  answer
 

Baoumfa a écrit :


 
Quand Macron déroule le tapis rouge à Poutine en 2017 tout cela était établi. Rétrospectivement sa complaisance était malvenue.


Jpp de ces argument fumeux, on est pas la corée du nord

n°65445580
kleinekrok​odil
Posté le 15-03-2022 à 09:50:02  profilanswer
 

arthoung a écrit :


Le moment où je crée le post pour écrire la chose, tu le postes tiens :D
 
C'est suscidaire, un assaut se prépare, ils ont des saboteurs et informateurs dans la ville, seulement l'accès sud comme point d'échange...
Ils sont des premiers ministres, mettant en danger leur sécurité


Ce n'est pas sans risque mais c'est une bonne idée, ça va forcement mettre les Russes dans l’embarras.
 
 


---------------
Source: Google
n°65445591
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 09:51:33  answer
 

wiseguy a écrit :

La seule info fiable: le cours du brent @100.84$
"le prix du brent détermine le récit et le récit détermine le prix, de sorte que les folies peuvent durer longtemps"


Hier ça baissé au Leclerc près de la COGIP, forcément c'était l'invasion.
 
Un connard de boomer remplissait son fourgon avec des bidons énormes, et sa bonne femme attendait derrière aussi pour remplir sa poubelle.  [:backfire:3]  
 
En cas de guerre faut pas s'attendre à de la solidarité dans ce pays en tout cas..

n°65445593
Chips
Posté le 15-03-2022 à 09:51:45  profilanswer
 

le canard nouveau a écrit :


Du coup, tu acceptes d'en échanger? Genre 5 périmées pour 4 neuves
Tu gagnes 1 conserve pour 5, ça fait 20% d'économies, bon deal, avoue :o ?


 
Comparé aux discounters qui en vendent t'es radin...

n°65445594
SirGallaha​d
Girouette Pro
Posté le 15-03-2022 à 09:51:57  profilanswer
 

le canard nouveau a écrit :

Sacrée force de faire ça en plein direct sur une des plus grosses chaînes russes :  
 
https://www.youtube.com/watch?v=81ybynv4NA0


 
Quel courage ! C'est beau. J'suis admiratif de ce genre de personne.


---------------
Oui. Non. Peut être...
n°65445598
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 09:52:27  answer
 

SirGallahad a écrit :


 
Quel courage ! C'est beau. J'suis admiratif de ce genre de personne.


J'ai vu ça ce matin, j'avoue... elle va prendre très cher. :sweat:

n°65445604
caspar fri​edrich
Posté le 15-03-2022 à 09:53:20  profilanswer
 


Elle va être dénazifiée  [:jules winnfield:4]

n°65445611
d750
Posté le 15-03-2022 à 09:54:30  profilanswer
 

guigr a écrit :


Faut comparer ce qui est comparable. 120 000 soldats j'imagine bien entrainés, bien équipés et mobilisables rapidement. Ça ne va pas suffire pour envahir un pays mais pour notre défense à court terme ou même pour se battre sur place sur un conflit extérieur c'est largement suffisant.


On est loin de pouvoir déployer ceci dans un conflit extérieur, pas les capacités logistique.
Honnêtement je ne suis même pas sur que sur la France il soit possible de mobiliser 120k, genre est ce qu'on a seulement les équipements pour? Les munitions?

n°65445612
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 09:54:34  answer
 

Baoumfa a écrit :

Quand Macron déroule le tapis rouge à Poutine en 2017 tout cela était établi. Rétrospectivement sa complaisance était malvenue.


 
Il fallait profiter du changement de président pour dérouler le tapis rouge et tenter de causer Syrie et Ukraine. C'est comme ça, il fallait le faire.
De toute façon s'il ne l'avait pas fait, ça aurait chialé parce qu'on ne tentait pas de négocier. Pile je gagne, face tu perd. [:kelly_viendansmonli:10]
Ce qui n'empêchera pas Macron de recevoir Porochenko littéralement quelques semaines plus tard pour lui assurer son soutien. [:heow]  
 
Ces arrangements avec le passé... [:massys]

n°65445617
petitebrun​ette1
Posté le 15-03-2022 à 09:55:06  profilanswer
 


Elle est déjà en taule et dans le meilleur des cas elle va y rester  un moment.  :/


---------------
Reviens,bgx  
n°65445625
jamere
Posté le 15-03-2022 à 09:56:28  profilanswer
 


C'est de la diplomatie et/ou de la politique de base.  
 
A vrai dire, je suis plus inquiet de notre politique si jamais un pro-russe à la Zemmour ou Mélenchon, voire Le Pen passe.

n°65445647
jcb84
Posté le 15-03-2022 à 09:58:43  profilanswer
 


Et le convoi ? Toujours Porte de Bagnolet ?  :lol:

n°65445661
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 10:00:03  answer
 

petitebrunette1 a écrit :


Elle est déjà en taule et dans le meilleur des cas elle va y rester  un moment.  :/


 
les 15 ans de taule mini c'est acté, avec le bonus torture, et proches impactés, je serais pas étonné :sweat:

n°65445668
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 10:00:40  answer
 

jamere a écrit :


C'est de la diplomatie et/ou de la politique de base.


 
Bah ouai... Même moi je comprend pas le projet avec ce genre de reproche...
 
Comme juste après le 24 février. Avec la horde de hyènes qui hurle après Macron parce qu'il n'a pas sauvé le monde et qu'il a été naïf.
C'était notre rôle de faire tampon, de prendre le risque d'être trompé, même si ça avait quasiment aucune chance de fonctionner.
 
Qu'est-ce qu'ils auraient fait de mieux les autres ? Lire dans les pensées de Poutine ? [:lebagnadore:6]
 
Et encore une fois, si on avait pas tenté de le faire, on aurait été les pires fumiers du monde pour ne pas avoir tenté de négocier. Incroyable. [:clooney16]  
 

jamere a écrit :

A vrai dire, je suis plus inquiet de notre politique si jamais un pro-russe à la Zemmour ou Mélenchon, voire Le Pen passe.


 
Ah mais totalement, on n'aura plus qu'a lancer notre Euromaidan maison. [:pingolu:2]

n°65445670
gsans
Slow food... slow....
Posté le 15-03-2022 à 10:00:57  profilanswer
 

Ah oui là elle va goûter au Goulag poutinien...   :pfff:


---------------
My epic Food and Neapolitan Pizza Skills
n°65445671
Pzu
Posté le 15-03-2022 à 10:01:19  profilanswer
 

jamere a écrit :


C'est de la diplomatie et/ou de la politique de base.  
 
A vrai dire, je suis plus inquiet de notre politique si jamais un pro-russe à la Zemmour ou Mélenchon, voire Le Pen passe.


 
Ça marche comment quand un pays de l'OTAN se met à soutenir le bloc ennemi ?   [:jose mourinho:3]

n°65445684
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 10:02:46  answer
 

Pzu a écrit :

Ça marche comment quand un pays de l'OTAN se met à soutenir le bloc ennemi ?   [:jose mourinho:3]


 
 [:ibrahim tatlises]

n°65445691
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 10:03:45  answer
 

 

C'est la France qui râle et qui chiale, quoi qu'il arrive.   :love:  :love:  :love:

 

Ce matin ça parlait des 15ct à la radio, ça chialait encore, c'est pas bien, c’est pas assez, et ci et ça, c'est pour les élections, on nous prend pour des cons etc...  [:oilrig:3]  [:spiderban]  (comme la suspension du pass, tout pareil, le timing est jamais bon)

 

S'il avait rien fait il aurait été traité de  [:tee steewood]

 

Bref, ce pays m'exaspère.


Message édité par Profil supprimé le 15-03-2022 à 10:04:30
n°65445695
Coroners
les insoumis emmerdent le FN
Posté le 15-03-2022 à 10:04:17  profilanswer
 

Threal a écrit :


 
C'est marrant tous ces fils de désinfos qui remontent en droite ligne à la Russie.
Antivax, climato "scepticisme", & co.
Pareil pour les financements des parties "conservateurs" ou "populaires" à travers le monde.
Comme si quelqu'un attisait les clivages et cherchait à diviser pour mieux régner.
 
Sans doute une coïncidence.  [:simchevelu:4]  
 
Les mecs sortent 4 théories du complot à la con par minutes mais ratent celui a les couilles posées sur leurs nez... [:breezer lemon]
 


ce sont des chercheurs de véritance, un peu de respect stp  [:d@emon_666]

n°65445703
Baoumfa
le tiroir est dans la clé
Posté le 15-03-2022 à 10:05:07  profilanswer
 

hka-ta a écrit :


Macron comme d'autres politiques l'ont dit hier soir sur Tf1 : se couper totalement de la Russie n'est pas envisageable, ils sont nos voisins qu'on le veuille ou non. Le mettre en ban en 2014, 2017 ou 2009 n'aurait pas changer grand chose sur le fond

 

C'est certain, mais il y a la forme. Et la forme c'était un tapis rouge déroulé sous les pieds de Poutine à Versailles. Difficile de faire davantage d'honneurs à Poutine à ce moment alors que l'invasion de la Crimée était derrière.
Pas étonnant qu'il se sente en confiance ensuite.

n°65445707
valentinvt​l
Posté le 15-03-2022 à 10:05:42  profilanswer
 

d750 a écrit :


On est loin de pouvoir déployer ceci dans un conflit extérieur, pas les capacités logistique.
Honnêtement je ne suis même pas sur que sur la France il soit possible de mobiliser 120k, genre est ce qu'on a seulement les équipements pour? Les munitions?


Les équipements oui, pour les mun il y a les stocks"guerre".

n°65445710
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 10:05:56  answer
 

Baoumfa a écrit :


 
C'est certain, mais il y a la forme. Et la forme c'était un tapis rouge déroulé sous les pieds de Poutine à Versailles. Difficile de faire davantage d'honneurs à Poutine à ce moment alors que l'invasion de la Crimée était derrière.
Pas étonnant qu'il se sente en confiance ensuite.


Fallait l'inviter au Courtepaille ?  Arrêtez de chouiner bordel.

n°65445719
Chips
Posté le 15-03-2022 à 10:06:43  profilanswer
 

Baoumfa a écrit :


 
C'est certain, mais il y a la forme. Et la forme c'était un tapis rouge déroulé sous les pieds de Poutine à Versailles. Difficile de faire davantage d'honneurs à Poutine à ce moment alors que l'invasion de la Crimée était derrière.
Pas étonnant qu'il se sente en confiance ensuite.


 
Tu découvre la realpolitik ? c'est mignon...

n°65445721
cyd125
Teflon Don
Posté le 15-03-2022 à 10:06:52  profilanswer
 

hka-ta a écrit :

 

Macron comme d'autres politiques l'ont dit hier soir sur Tf1 : se couper totalement de la Russie n'est pas envisageable, ils sont nos voisins qu'on le veuille ou non. Le mettre en ban en 2014, 2017 ou 2009 n'aurait pas changer grand chose sur le fond


La Corée du Sud est bien coupée de la Corée du Nord, j’ai pas l’impression que ça a empêché son développement économique ou autre

Message cité 2 fois
Message édité par cyd125 le 15-03-2022 à 10:07:38

---------------
« Je sais pas à quoi tu joues, tout le monde te connait, tu m'enfumeras pas comme ça ». Enerstor
n°65445723
Profil sup​primé
Posté le 15-03-2022 à 10:07:38  answer
 

cyd125 a écrit :


La Corée du Sud est bien coupée de la Corée du Sud, j’ai pas l’impression que ça a empêché son développement économique ou autre


C'est quoi l'influence de la CDS dans le monde ?   :o

n°65445728
Baoumfa
le tiroir est dans la clé
Posté le 15-03-2022 à 10:08:23  profilanswer
 


 
Premièrement arrête de pleurnicher dès que quelqu'un n'est pas de ton avis.
 
Ensuite oui il y a mille autres nuances en diplomatie, on le fait bien avec d'autres dictateurs à qui on vend des armes.
 
C'est ce qu'a décrit Kamil Galeev sur twitter, on fait les beaux diplomates mais face à Poutine c'est une erreur stratégique.

n°65445729
ver de vas​e
Posté le 15-03-2022 à 10:08:39  profilanswer
 

Pzu a écrit :


 
> Pervy Canal
 
You can't make that shit up  [:mzitraya:1]  [:jose mourinho:3]  


 
Ca veut dire "Première chaîne", hein.

n°65445733
Baoumfa
le tiroir est dans la clé
Posté le 15-03-2022 à 10:08:58  profilanswer
 

Chips a écrit :

Tu découvre la realpolitik ? c'est mignon...


 
Tu découvres la diplomatie ? C'est mignon...

n°65445736
ver de vas​e
Posté le 15-03-2022 à 10:09:14  profilanswer
 

cyd125 a écrit :


La Corée du Sud est bien coupée de la Corée du Nord, j’ai pas l’impression que ça a empêché son développement économique ou autre


 
La fameuse corée du nord et ses innombrables ressources indispensables à notre économie.

n°65445739
SirGallaha​d
Girouette Pro
Posté le 15-03-2022 à 10:10:20  profilanswer
 

d750 a écrit :


On est loin de pouvoir déployer ceci dans un conflit extérieur, pas les capacités logistique.
Honnêtement je ne suis même pas sur que sur la France il soit possible de mobiliser 120k, genre est ce qu'on a seulement les équipements pour? Les munitions?


 
Un ami a fait plusieurs Opex quand il était dans l'armé. Ce qui lui faisait peur c'était pas les mec en face. C'était le fait qu'il avait un seul chargeur pour son FAMAS lorsqu’il sortait de la base.


---------------
Oui. Non. Peut être...
n°65445742
cyd125
Teflon Don
Posté le 15-03-2022 à 10:10:32  profilanswer
 

[:onvasaimer:2]  

Citation :

Selon les Américains, les Ukrainiens ont un grand nombre de drones TB2 qu'ils utilisent efficacement, les États-Unis discutent avec les alliés dont avec la Turquie pour un réapprovisionnement plus massif des TB2 vers l'Ukraine. La chaine de production de Baykar est pleine...


https://mobile.twitter.com/Restitut [...] 4402033680


---------------
« Je sais pas à quoi tu joues, tout le monde te connait, tu m'enfumeras pas comme ça ». Enerstor
mood
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