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Auteur Sujet :

Terrorisme islamiste en France et Occident /!\Faits divers=TT

n°52287800
gea2402
Posté le 31-01-2018 à 17:05:02  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
... comme du Montaigne.
 
 [:moundir]


---------------
[VDS] 2600 Pro AGP https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] w=0&nojs=0
mood
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Posté le 31-01-2018 à 17:05:02  profilanswer
 

n°52288965
antioch_ar​row
Menace mineure
Posté le 31-01-2018 à 19:13:57  profilanswer
 

Hop, quelques chiffres d'actualité concernant le terrorisme version française, les revenants et ceux qui essaient de revenir :

 
Citation :

@JcBrisard
26 janv.
#Terrorisme Filières #djihadistes #Syrie #Irak: 489 procédures en cours concernant 1.533 individus dont 432 sont mis en examen, 277 placés en détention provisoire, les autres font l’objet de mandats d’arrêt ou de recherche (Parquet de Paris)

 
Citation :

@JcBrisard
26 janv.
8 Françaises et une vingtaine d'enfants (âgés de quelques mois à 14 ans) détenus par les kurdes dans le camp de réfugiés de Roj au Nord-Est de la #Syrie @CelineMartelet @RMCinfo

 

(note : entre 3 et 6 sont détenues en Irak. On peut supposer que les premiers procès et les premières condamnations de ressortissants français détenus en Irak vont très prochainement avoir lieu. Ca va être un énorme shitstorm)
 

Citation :

@JcBrisard
24 janv.
#Djihadistes français détenus en #Syrie #Irak: Environ 20 familles françaises (40 adultes et 60 enfants) détenues par les forces kurdes de Syrie, 5 à 6 familles arrêtées en Irak @lemondefr

 
Citation :

@JcBrisard
24 janv.
#Stats Minint #djihad #Syrie #Irak: 680 français / résidents adultes (dont 40 détenus) et 500 enfants sur place, 275 retours, 294 présumés morts

 
Citation :

@JcBrisard
29 janv.
506 prévenus ou condamnés pour terrorisme. Sur 180 évalués, 90 jugés dangereux. 57 détenus condamnés pour des faits de terrorisme libérables d’ici 2020 >confirmation de l’estimation @CAT_Centre (Administration pénitentiaire) @CelineMartelet @RMCinfo


Message édité par antioch_arrow le 31-01-2018 à 19:17:07

---------------
Saremo il fatale prevalere dell'azione. Per sempre, tutto comincia ora.
n°52289158
jamere
Posté le 31-01-2018 à 19:50:04  profilanswer
 

Aurais-tu le détail des mises en examen ?

n°52289547
antioch_ar​row
Menace mineure
Posté le 31-01-2018 à 20:40:30  profilanswer
 

jamere a écrit :

Aurais-tu le détail des mises en examen ?


 
Là comme ça j'ai pas, faudrait regarder sur le compte de Brisard et du CAT, ce sont eux qui ont pas mal d'infos sur ce type de suivis.
 
https://twitter.com/jcbrisard
https://twitter.com/CAT_Centre


---------------
Saremo il fatale prevalere dell'azione. Per sempre, tutto comincia ora.
n°52294173
jamere
Posté le 01-02-2018 à 11:26:57  profilanswer
 

Merci.

n°52296263
kirnos
⚔️ ⚔️ ⚔️ ⚔️ ⚔️
Posté le 01-02-2018 à 14:46:28  profilanswer
 

la-cedh-condamne-la-france-pour-l-expulsion-d-un-jihadiste.php
 
La CEDH toujours aberrante : on nous reproche de ne pas examiner pleinement une demande d'asile d'un terrorriste... qui fait l'objet d'une interdiction d'être sur notre territoire.  :pt1cable:  
 
Il faut croire que selon la CEDH, interdiction du territoire et asile sont compatibles. :lol:

n°52296276
uxam
Posté le 01-02-2018 à 14:47:45  profilanswer
 

Ca fait longtemps que la CEDH n'a plus aucune crédibilité.

n°52296388
verseb
Posté le 01-02-2018 à 14:54:48  profilanswer
 

Citation :

Il a été mis dans un avion sept heures après la notification du rejet sans que la Cour européenne, qu’il avait de nouveau saisie, ait eu le temps d’inviter la France à surseoir à son expulsion dans l’attente d’un examen de son cas. "La décision de refus de demande d’asile du 17 février n’a été notifiée au requérant que le 20 février, alors que les modalités de son transport avaient déjà été retenues et qu’un laisser-passer avait été délivré par les autorités algériennes à son insu", notent les juges.


 [:donkeyshoot]

n°52296489
fiscalisat​or
tu dois rompre
Posté le 01-02-2018 à 15:02:39  profilanswer
 

oui donc ils sont vexés ces grosses merdes.

n°52296624
kokakifeur
Posté le 01-02-2018 à 15:13:24  profilanswer
 

Je sais pas si elle est con-pétente ou pas, mais la CDEH ferai mieux de s’intéresser au traitement des victimes collatérales de l’assaut du RAID. Les transcriptions des témoignages de ces pauvres gens, de leur situation actuelle et de l'abandon total des autorités fasse aux conséquences est scandaleux.

mood
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Posté le 01-02-2018 à 15:13:24  profilanswer
 

n°52296733
RoY_
Posté le 01-02-2018 à 15:22:06  profilanswer
 

kokakifeur a écrit :


 
Pas trop quand même !
 
Autant je suis d'accord avec la phrase en gras et sur le fait que les parties civiles cherchent peut être à lui faire payer ce qu'ils n'ont pas pu imputer aux terroristes, autant lire ça : "rire aux éclats d’un petit délinquant enfermé dans une cellule d’isolement, 24/24h depuis 27 mois avec comme seule incrimination tangible, d’avoir été à la masse." me fait bondir.
 
Ce n'est en aucun cas un petit délinquant à la masse. Ce mec a quand pris une vie, tenu un "commerce" où l'on sait que les contentieux ne se règlent pas devant un tribunal administratif, géré depuis même la prison son "business" ayant des subalternes pour s'en occuper. Ce mec est un voyou dangereux, probablement pas un terroriste, mais il est l’exemple même de cette délinquance qui a été si prolifique à trouver une nouvelle vocation dans le djihad et qui pourrie également le quotidien de nombreuse personnes dans les quartiers, de sa clientèle etc. et le tout dans une impunité quasi totale.
 
Mais je suis d'accord pour dire que si on devait vraiment faire un procès aujourd'hui, ce serait celui de ce système judiciaire qui permet à ce genre de gus de vivre le genre de vie qu'il a et qui in fine permet de terreau fertile sur lequel poussent nos déconvenues sociétales actuelles.
 
Quand au rire face à tant de misère intellectuelle, judiciaire et policière. Il est le recours salvateur pour de nombreuses personnes pour ne pas avoir envie de foutre le feu au tribunal avec Jawad dedans. Comme on dit, il vaut mieux en rire qu'en pleurer car c'est plutôt ce que j'aurais envie de faire quand je vois ce triste sire et que je pense au centaines de milliers qui sont comme lui et à l'impuissance publique qui permet tout ça.


Je requote car c'est joliment dit et que je partage l'ensemble de cette vision.  

n°52296809
alien64
you touch my tralala
Posté le 01-02-2018 à 15:28:34  profilanswer
 

uxam a écrit :

Ca fait longtemps que la CEDH n'a plus aucune crédibilité.


S'ils veulent nous chier dans les bottes il faut leur couper tous les crédits et direction pôle emploi pour tous ces margoulins.

n°52297043
pharmajo
Posté le 01-02-2018 à 15:46:50  profilanswer
 

Bien joué les avocats. Le Jawad dit qu'il n'était pas au courant qu'il y avait eu des attentats alors qu'il y a eu une minute de silence dans la plupart des matchs de foot joués.
 

Citation :

"Il aime le foot monsieur Bendaoud. C'est un fan de foot. Tout le monde l'a vu avec les maillots qu'il a portés pendant ce procès. Madame la présidente, le 17 novembre 2015, il y a eu un match de football France - Angleterre. Il y a eu un long hommage au début du match. Le même soir, il devait y avoir le match Belgique - Espagne qui a été annulé, à cause du risque d'attentat, justement parce que les terroristes venaient de Belgique. Mais monsieur Bendaoud ne savait pas ? Il n'était au courant de rien ?", achève ainsi de plaidoyer Me Christidis.


 
Le soit-disant couillon se fout de notre gueule depuis le début.

n°52297300
chinois02
Posté le 01-02-2018 à 16:08:04  profilanswer
 

Pour ceux qui critiquent la justice: le procureur du 9.3 parle!
http://abonnes.lemonde.fr/police-j [...] 53578.html

Citation :

Notre taux de réponse pénale est voisin du taux national, mais la nature de la réponse renvoie un message peu audible aux victimes, peu audible aux enquêteurs qui ont mis leur énergie à élucider les affaires et interpeller les auteurs et par contre très audible des délinquants.


Citation :

Que peut-on dire de la délinquance en 2017 ? Le nombre de faits constatés par les services de police a augmenté de 3,28 %, celui des mis en cause de 6 %, celui des mineurs de 4,5 %, mais ils représentent près de 20 % des mis en cause (…). Les contentieux de masse sont toujours de masse. Les trafics de stupéfiants demeurent à un très haut niveau. Leurs auteurs modifient leur mode opératoire (pour de la verte tapez 1, de la brune tapez 2, de la blanche tapez 3 ou Allô chichon). La qualité et donc la toxicité des produits augmentent.
 
La délinquance économique et financière prospère, l’habitat indigne gagne du terrain… La violence est présente partout : violence du gain, violence de l’alcool, violence de la drogue, violence sexuelle, violence conjugale, violence de conquête de tel territoire, violence pour la violence (comme encore samedi 27 janvier au soir : un homme de 30 ans meurt sous les coups d’autres pour avoir osé ralentir en traversant la course d’un scooter, à Montreuil).


Message édité par chinois02 le 01-02-2018 à 16:14:49

---------------
N'importe qui peut voir ce que tu sembles être; quelques rares seulement peuvent tâter ce que tu es. Et ces derniers n'osent contredire l'opinion du grand nombre, renforcée par toute la majesté de l'État. Machiavel-Le Prince.
n°52300188
MajoriteSi​lencieuse
iel
Posté le 01-02-2018 à 20:55:50  profilanswer
 

pharmajo a écrit :

Bien joué les avocats. Le Jawad dit qu'il n'était pas au courant qu'il y avait eu des attentats alors qu'il y a eu une minute de silence dans la plupart des matchs de foot joués.
 

Citation :

"Il aime le foot monsieur Bendaoud. C'est un fan de foot. Tout le monde l'a vu avec les maillots qu'il a portés pendant ce procès. Madame la présidente, le 17 novembre 2015, il y a eu un match de football France - Angleterre. Il y a eu un long hommage au début du match. Le même soir, il devait y avoir le match Belgique - Espagne qui a été annulé, à cause du risque d'attentat, justement parce que les terroristes venaient de Belgique. Mais monsieur Bendaoud ne savait pas ? Il n'était au courant de rien ?", achève ainsi de plaidoyer Me Christidis.


 
Le soit-disant couillon se fout de notre gueule depuis le début.


Citation :

Jawad Bendaoud ne fait plus rire personne
 
Il a suffi d'une plaidoirie d'un avocat des parties civiles pour que s'effondre le château de cartes de mensonges édifiés par le logeur des terroristes.
 
Il est calme aujourd'hui Bendaoud, éteint dans son box, l'œil fixe, pulvérisé façon puzzle par la remarquable plaidoirie de maître Georges Holleaux. En ce 7e jour de procès, la démonstration tranquille, quasi bonhomme mais formidablement efficace à laquelle s'est livré l'avocat des parties civiles fait l'effet d'une douche froide. Un à un, Holleaux détricote les mensonges du prévenu, et c'est un tout autre personnage que le clown bas de plafond qui brusquement se révèle à la cour. Impossible que Jawad, comme ce dernier ose encore le soutenir, ait ignoré jusqu'au 18 novembre que des attentats avaient ensanglanté Paris. Même « défoncé », même tenu bizarrement à l'écart de l'agitation médiatique
 
Entre le 13 et le 18 novembre, les fadettes de son téléphone montrent plus d'une centaine d'appels et de messages, un trafic téléphonique constant et des interlocuteurs variés : alors comment croire une seconde que dans cette capitale traumatisée où tout le monde ne parle que de ce qui vient de se passer et des terroristes toujours en fuite, Jawad, en échange constant avec ses amis, maîtresses, membres de sa famille, soit le seul à ignorer le drame ? Impossible, toujours d'après maître Georges Holleaux, qu'il n'ait pas su qui il hébergeait dans son squat ; les indices avancés par l'avocat sont nombreux mais le plus incroyable est cet échange téléphonique, le 18 novembre à 6 h 45 du matin, qu'a Jawad avec sa propre mère. Bendaoud se dirige vers la rue des Corbillons. Et que dit-il à maman, en évoquant les terroristes ? « Ils sont hébergés chez moi, dans mon appartement. » Or si des tirs ont commencé, Jawad ne peut évidemment savoir, à ce stade de l'assaut, que c'est son squat qui est visé par le Raid. « Tu nies tout », lui répond sa mère.
 
Des discours faits pour les transcriptions téléphoniques
 
Commence alors, comme le démontre brillamment maître Holleaux, une intense et volontaire phase de disculpation ; Jawad après le « nie tout » paniqué de sa mère se réveille, prend probablement conscience qu'il est écouté ou que son téléphone va être épluché, et dit : « Eux ils sont venus de Belgique, mais moi je les ai hébergés, je ne savais pas que c'étaient des terroristes. » Avant que son téléphone ne soit confisqué, les innombrables appels à ses amis n'ont d'après maître Holleaux qu'un but : tromper son monde, faire croire qu'il ne savait pas, se faire passer pour un imbécile qui malgré les signes évidents, innombrables, n'a pas compris à qui il avait à faire. « Ce sont des discours faits pour les transcriptions téléphoniques », commente l'avocat en les relisant à la barre, en somme il « prend le taureau par les cornes » notamment en se précipitant au-devant des caméras de BFM TV et en se ridiculisant aux yeux de la France entière. Or de là où il est lorsqu'il s'exprime au micro de la chaîne, « il ne peut pas voir l'immeuble », martèle encore maître Holleaux, il ne peut savoir que l'assaut a lieu dans son squat, pourquoi alors cette brusque conviction que les terroristes sont chez lui ? Il va d'ailleurs s'assurer auprès de ses potes que la phase de disculpation fonctionne et que la séquence filmée a bien été diffusée. « Si si, ça passe à la télé », l'assure Mélissa par SMS à 9 h 6, « mort de rire ». « Mort de rire » alors que la France est en train de compter ses morts…
 
Pour 20 euros, il vendrait des proches
 
Dans la salle de retransmission du procès, des familles de victimes tressautent, ulcérées. « C'est ça, le monde de Monsieur Bendaoud », dit gravement maître Holleaux. « Il peut bien se défendre avec toute sa morgue, avec toute sa fougue, mais M. Bendaoud, c'est un trafiquant, un marchand de sommeil, qui pour 50 euros héberge des assassins. Pour 20 euros, il vendrait des proches. » Un silence glaçant tombe enfin sur la cour lorsque l'avocat rappelle que Jawad, se défendant encore une fois d'avoir compris à qui il avait à faire, dit avoir vu au bras des hommes qu'il logeait « deux gros sacs ». Mohammed Soumah n'a jamais fait mention que de deux petits sacs, et il est établi que les terroristes en cavale ont atterri dans le squat en ne portant qu'un petit sac mou et un sac en plastique. Pourquoi alors avoir évoqué de « gros » sacs, qui, c'est établi, n'existent pas ? Parce que, suppose l'avocat, Jawad Bendaoud prend encore une fois le taureau par les cornes et veut à tout prix se défendre d'avoir vu ce qu'il n'aurait jamais dû voir, et qui était, sans doute, visible dans le sac en plastique : le gilet à explosif. « Vous avez de la chance que quelqu'un ait eu le courage de dénoncer les terroristes », a dit tout à l'heure une autre avocate des parties civiles. « Car s'ils étaient à nouveau passés à l'acte, c'est dans une cour d'assises que vous vous trouveriez aujourd'hui. » Mort de rire ?


http://www.lepoint.fr/societe/jawa [...] 480_23.php

n°52300236
Subarashi
Posté le 01-02-2018 à 21:02:21  profilanswer
 

MajoriteSilencieuse a écrit :


Citation :

Jawad Bendaoud ne fait plus rire personne
 
Il a suffi d'une plaidoirie d'un avocat des parties civiles pour que s'effondre le château de cartes de mensonges édifiés par le logeur des terroristes.
 
Il est calme aujourd'hui Bendaoud, éteint dans son box, l'œil fixe, pulvérisé façon puzzle par la remarquable plaidoirie de maître Georges Holleaux. En ce 7e jour de procès, la démonstration tranquille, quasi bonhomme mais formidablement efficace à laquelle s'est livré l'avocat des parties civiles fait l'effet d'une douche froide. Un à un, Holleaux détricote les mensonges du prévenu, et c'est un tout autre personnage que le clown bas de plafond qui brusquement se révèle à la cour. Impossible que Jawad, comme ce dernier ose encore le soutenir, ait ignoré jusqu'au 18 novembre que des attentats avaient ensanglanté Paris. Même « défoncé », même tenu bizarrement à l'écart de l'agitation médiatique
 
Entre le 13 et le 18 novembre, les fadettes de son téléphone montrent plus d'une centaine d'appels et de messages, un trafic téléphonique constant et des interlocuteurs variés : alors comment croire une seconde que dans cette capitale traumatisée où tout le monde ne parle que de ce qui vient de se passer et des terroristes toujours en fuite, Jawad, en échange constant avec ses amis, maîtresses, membres de sa famille, soit le seul à ignorer le drame ? Impossible, toujours d'après maître Georges Holleaux, qu'il n'ait pas su qui il hébergeait dans son squat ; les indices avancés par l'avocat sont nombreux mais le plus incroyable est cet échange téléphonique, le 18 novembre à 6 h 45 du matin, qu'a Jawad avec sa propre mère. Bendaoud se dirige vers la rue des Corbillons. Et que dit-il à maman, en évoquant les terroristes ? « Ils sont hébergés chez moi, dans mon appartement. » Or si des tirs ont commencé, Jawad ne peut évidemment savoir, à ce stade de l'assaut, que c'est son squat qui est visé par le Raid. « Tu nies tout », lui répond sa mère.
 
Des discours faits pour les transcriptions téléphoniques
 
Commence alors, comme le démontre brillamment maître Holleaux, une intense et volontaire phase de disculpation ; Jawad après le « nie tout » paniqué de sa mère se réveille, prend probablement conscience qu'il est écouté ou que son téléphone va être épluché, et dit : « Eux ils sont venus de Belgique, mais moi je les ai hébergés, je ne savais pas que c'étaient des terroristes. » Avant que son téléphone ne soit confisqué, les innombrables appels à ses amis n'ont d'après maître Holleaux qu'un but : tromper son monde, faire croire qu'il ne savait pas, se faire passer pour un imbécile qui malgré les signes évidents, innombrables, n'a pas compris à qui il avait à faire. « Ce sont des discours faits pour les transcriptions téléphoniques », commente l'avocat en les relisant à la barre, en somme il « prend le taureau par les cornes » notamment en se précipitant au-devant des caméras de BFM TV et en se ridiculisant aux yeux de la France entière. Or de là où il est lorsqu'il s'exprime au micro de la chaîne, « il ne peut pas voir l'immeuble », martèle encore maître Holleaux, il ne peut savoir que l'assaut a lieu dans son squat, pourquoi alors cette brusque conviction que les terroristes sont chez lui ? Il va d'ailleurs s'assurer auprès de ses potes que la phase de disculpation fonctionne et que la séquence filmée a bien été diffusée. « Si si, ça passe à la télé », l'assure Mélissa par SMS à 9 h 6, « mort de rire ». « Mort de rire » alors que la France est en train de compter ses morts…
 
Pour 20 euros, il vendrait des proches
 
Dans la salle de retransmission du procès, des familles de victimes tressautent, ulcérées. « C'est ça, le monde de Monsieur Bendaoud », dit gravement maître Holleaux. « Il peut bien se défendre avec toute sa morgue, avec toute sa fougue, mais M. Bendaoud, c'est un trafiquant, un marchand de sommeil, qui pour 50 euros héberge des assassins. Pour 20 euros, il vendrait des proches. » Un silence glaçant tombe enfin sur la cour lorsque l'avocat rappelle que Jawad, se défendant encore une fois d'avoir compris à qui il avait à faire, dit avoir vu au bras des hommes qu'il logeait « deux gros sacs ». Mohammed Soumah n'a jamais fait mention que de deux petits sacs, et il est établi que les terroristes en cavale ont atterri dans le squat en ne portant qu'un petit sac mou et un sac en plastique. Pourquoi alors avoir évoqué de « gros » sacs, qui, c'est établi, n'existent pas ? Parce que, suppose l'avocat, Jawad Bendaoud prend encore une fois le taureau par les cornes et veut à tout prix se défendre d'avoir vu ce qu'il n'aurait jamais dû voir, et qui était, sans doute, visible dans le sac en plastique : le gilet à explosif. « Vous avez de la chance que quelqu'un ait eu le courage de dénoncer les terroristes », a dit tout à l'heure une autre avocate des parties civiles. « Car s'ils étaient à nouveau passés à l'acte, c'est dans une cour d'assises que vous vous trouveriez aujourd'hui. » Mort de rire ?


http://www.lepoint.fr/societe/jawa [...] 480_23.php


 [:fredouye]  [:fredouye]  [:fredouye]  


---------------
L'eau de feu, ça brûle.
n°52300248
deadpool
Vrai jeune
Posté le 01-02-2018 à 21:04:27  profilanswer
 

Il est bon cet avocat


---------------
Tu as un problème avec la sharia fils de pu*e ? Twitter, 19/08/2024
n°52300287
Profil sup​primé
Posté le 01-02-2018 à 21:09:58  answer
 

donc en fait le mec a mené tout le monde en bateau depuis le début ?
 
un vrai kayser sauzé le type  [:implosion du tibia]

n°52300437
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 01-02-2018 à 21:32:12  profilanswer
 


 
Euh, en même temps, quelqu'un y a cru à son "je savais pas moi m'sieur !" ??? Sérieusement ??? [:ula]


---------------
Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
n°52300488
Profil sup​primé
Posté le 01-02-2018 à 21:38:49  answer
 

MajoriteSilencieuse a écrit :


[quote]Jawad Bendaoud ne fait plus rire personne...


 
K.O. technique  [:shadow aok:2]

n°52300491
Profil sup​primé
Posté le 01-02-2018 à 21:39:30  answer
 

Dworkin a écrit :


Euh, en même temps, quelqu'un y a cru à son "je savais pas moi m'sieur !" ??? Sérieusement ??? [:ula]


 
non, mais fallait prouver son contraire

n°52300647
tourtour
Posté le 01-02-2018 à 22:06:40  profilanswer
 

MajoriteSilencieuse a écrit :


Il a suffi d'une plaidoirie d'un avocat des parties civiles pour que s'effondre le château de cartes de mensonges édifiés par le logeur des terroristes.
 


 
Propre [:zyzz:2]

n°52300657
Raspa
Posté le 01-02-2018 à 22:08:07  profilanswer
 

Dworkin a écrit :


 
Euh, en même temps, quelqu'un y a cru à son "je savais pas moi m'sieur !" ??? Sérieusement ??? [:ula]


 
A la limite, que le jour où il le loue il ne sache pas ou ne soit pas sûr... Mais dire pour sa défense que 4 jours après (attentats le 13, assaut à Saint-Denis le 18 à 4h du matin), il n'ait pas fait le lien... Et pour sa défense il n'a pas fait le lien parce qu'il n'était pas au courant des attentats, perso il y avait des messages de partout, téléphone, sms, facebook, la première personne à qui tu parles dans la rue ou chez l'épicier, etc, et le soir même on était au courant.
 
Alors oser affirmer avec cette défense qu'il ne savait pas qu'il avait fourni une cache aux terroriste du Bataclan, dans un appartement pas à lui, mais dont il avait défoncé la porte pour dire que c'était "chez moi", et qu'il ne savait pas parce que 4 jours après il ignorait encore qu'il y avait eu ces attentats... Au secours.
 
Sa défense c'est : je vais essayer d'avoir l'air très con, ça a marché quand j'ai tué un mec au hachoir, espérons que ça marchera cette fois aussi.
 
Et j'espère aussi qu'il aura un second procès pour toutes les malversations qu'il a avouées pendant celui-là.

Message cité 1 fois
Message édité par Raspa le 01-02-2018 à 22:24:02
n°52300797
alien64
you touch my tralala
Posté le 01-02-2018 à 22:32:39  profilanswer
 

Il était peut-être en plein milieu d'une partie de Skyrim ? [:hades113]

n°52300855
Profil sup​primé
Posté le 01-02-2018 à 22:41:22  answer
 

alien64 a écrit :

Il était peut-être en plein milieu d'une partie de Skyrim ? [:hades113]


 
moi même qui était cloitré chez moi pour jouer au nouveau fallout sorti 2 jours avant, j'ai été au courant en quelques minutes [:yiipaa:4]  
 
Fallout m'a peut être sauvé la vie [:shadow aok:2]

n°52300947
verseb
Posté le 01-02-2018 à 22:58:03  profilanswer
 

Raspa a écrit :


 
A la limite, que le jour où il le loue il ne sache pas ou ne soit pas sûr... Mais dire pour sa défense que 4 jours après (attentats le 13, assaut à Saint-Denis le 18 à 4h du matin), il n'ait pas fait le lien... Et pour sa défense il n'a pas fait le lien parce qu'il n'était pas au courant des attentats, perso il y avait des messages de partout, téléphone, sms, facebook, la première personne à qui tu parles dans la rue ou chez l'épicier, etc, et le soir même on était au courant.
 
Alors oser affirmer avec cette défense qu'il ne savait pas qu'il avait fourni une cache aux terroriste du Bataclan, dans un appartement pas à lui, mais dont il avait défoncé la porte pour dire que c'était "chez moi", et qu'il ne savait pas parce que 4 jours après il ignorait encore qu'il y avait eu ces attentats... Au secours.
 
Sa défense c'est : je vais essayer d'avoir l'air très con, ça a marché quand j'ai tué un mec au hachoir, espérons que ça marchera cette fois aussi.
 
Et j'espère aussi qu'il aura un second procès pour toutes les malversations qu'il a avouées pendant celui-là.


Autant, il pouvait dire qu'il ne saait pas que c'étaient des terros ( je rappelle qu'on ne savait pas qu'Abaoud était en France. C'était même trop gros pour être vrai. Et puis pas tout le monde ne connaissait ce mec hormis ceux qui s'intéressaient un peu au sujet ). Le truc qui l'a plombé c'est le fait de dire qu'il ne savait pas pour les attentats : tellement gros que ça met à mal tout le reste de sa défense.  
 

n°52301013
Profil sup​primé
Posté le 01-02-2018 à 23:11:34  answer
 

L’avocat qui a attendu patiemment 7 jours à regarder l’autre con faire le mariole, en se disant tu ne payes rien pour attendre toi, t’inquiète pas j’ai un dossier long comme ton casier, vas y fais ton cirque  [:somberlainv:1]

n°52301086
LardonCru
Mâle Lambda
Posté le 01-02-2018 à 23:22:05  profilanswer
 


T'étais en train de poutrer Horrigan, ou tu tournais au Golden Globes ? [:el frog:3]

n°52301105
Profil sup​primé
Posté le 01-02-2018 à 23:25:35  answer
 

LardonCru a écrit :


T'étais en train de poutrer Horrigan, ou tu tournais au Golden Globes ? [:el frog:3]


 
je prostituais ma femme à New Reno

n°52301207
D_omi
sourit
Posté le 01-02-2018 à 23:47:27  profilanswer
 

MajoriteSilencieuse a écrit :


Citation :

Jawad Bendaoud ne fait plus rire personne
 
Il a suffi d'une plaidoirie d'un avocat des parties civiles pour que s'effondre le château de cartes de mensonges édifiés par le logeur des terroristes.
 
Il est calme aujourd'hui Bendaoud, éteint dans son box, l'œil fixe, pulvérisé façon puzzle par la remarquable plaidoirie de maître Georges Holleaux. En ce 7e jour de procès, la démonstration tranquille, quasi bonhomme mais formidablement efficace à laquelle s'est livré l'avocat des parties civiles fait l'effet d'une douche froide. Un à un, Holleaux détricote les mensonges du prévenu, et c'est un tout autre personnage que le clown bas de plafond qui brusquement se révèle à la cour. Impossible que Jawad, comme ce dernier ose encore le soutenir, ait ignoré jusqu'au 18 novembre que des attentats avaient ensanglanté Paris. Même « défoncé », même tenu bizarrement à l'écart de l'agitation médiatique
 
Entre le 13 et le 18 novembre, les fadettes de son téléphone montrent plus d'une centaine d'appels et de messages, un trafic téléphonique constant et des interlocuteurs variés : alors comment croire une seconde que dans cette capitale traumatisée où tout le monde ne parle que de ce qui vient de se passer et des terroristes toujours en fuite, Jawad, en échange constant avec ses amis, maîtresses, membres de sa famille, soit le seul à ignorer le drame ? Impossible, toujours d'après maître Georges Holleaux, qu'il n'ait pas su qui il hébergeait dans son squat ; les indices avancés par l'avocat sont nombreux mais le plus incroyable est cet échange téléphonique, le 18 novembre à 6 h 45 du matin, qu'a Jawad avec sa propre mère. Bendaoud se dirige vers la rue des Corbillons. Et que dit-il à maman, en évoquant les terroristes ? « Ils sont hébergés chez moi, dans mon appartement. » Or si des tirs ont commencé, Jawad ne peut évidemment savoir, à ce stade de l'assaut, que c'est son squat qui est visé par le Raid. « Tu nies tout », lui répond sa mère.
 
Des discours faits pour les transcriptions téléphoniques
 
Commence alors, comme le démontre brillamment maître Holleaux, une intense et volontaire phase de disculpation ; Jawad après le « nie tout » paniqué de sa mère se réveille, prend probablement conscience qu'il est écouté ou que son téléphone va être épluché, et dit : « Eux ils sont venus de Belgique, mais moi je les ai hébergés, je ne savais pas que c'étaient des terroristes. » Avant que son téléphone ne soit confisqué, les innombrables appels à ses amis n'ont d'après maître Holleaux qu'un but : tromper son monde, faire croire qu'il ne savait pas, se faire passer pour un imbécile qui malgré les signes évidents, innombrables, n'a pas compris à qui il avait à faire. « Ce sont des discours faits pour les transcriptions téléphoniques », commente l'avocat en les relisant à la barre, en somme il « prend le taureau par les cornes » notamment en se précipitant au-devant des caméras de BFM TV et en se ridiculisant aux yeux de la France entière. Or de là où il est lorsqu'il s'exprime au micro de la chaîne, « il ne peut pas voir l'immeuble », martèle encore maître Holleaux, il ne peut savoir que l'assaut a lieu dans son squat, pourquoi alors cette brusque conviction que les terroristes sont chez lui ? Il va d'ailleurs s'assurer auprès de ses potes que la phase de disculpation fonctionne et que la séquence filmée a bien été diffusée. « Si si, ça passe à la télé », l'assure Mélissa par SMS à 9 h 6, « mort de rire ». « Mort de rire » alors que la France est en train de compter ses morts…
 
Pour 20 euros, il vendrait des proches
 
Dans la salle de retransmission du procès, des familles de victimes tressautent, ulcérées. « C'est ça, le monde de Monsieur Bendaoud », dit gravement maître Holleaux. « Il peut bien se défendre avec toute sa morgue, avec toute sa fougue, mais M. Bendaoud, c'est un trafiquant, un marchand de sommeil, qui pour 50 euros héberge des assassins. Pour 20 euros, il vendrait des proches. » Un silence glaçant tombe enfin sur la cour lorsque l'avocat rappelle que Jawad, se défendant encore une fois d'avoir compris à qui il avait à faire, dit avoir vu au bras des hommes qu'il logeait « deux gros sacs ». Mohammed Soumah n'a jamais fait mention que de deux petits sacs, et il est établi que les terroristes en cavale ont atterri dans le squat en ne portant qu'un petit sac mou et un sac en plastique. Pourquoi alors avoir évoqué de « gros » sacs, qui, c'est établi, n'existent pas ? Parce que, suppose l'avocat, Jawad Bendaoud prend encore une fois le taureau par les cornes et veut à tout prix se défendre d'avoir vu ce qu'il n'aurait jamais dû voir, et qui était, sans doute, visible dans le sac en plastique : le gilet à explosif. « Vous avez de la chance que quelqu'un ait eu le courage de dénoncer les terroristes », a dit tout à l'heure une autre avocate des parties civiles. « Car s'ils étaient à nouveau passés à l'acte, c'est dans une cour d'assises que vous vous trouveriez aujourd'hui. » Mort de rire ?


http://www.lepoint.fr/societe/jawa [...] 480_23.php


 
Vraiment balèze cet avocat  [:baarf:3]


---------------
(='.'=)Think of how stupid the average person is, and realize half of them are stupider than that. G. Carlin (ˇˍˇ)
n°52301253
TheBigO
ShowTime!
Posté le 02-02-2018 à 00:01:00  profilanswer
 

merde il va prendre 12ans au lieu de 6 :o


---------------
HFR tools
n°52301287
Profil sup​primé
Posté le 02-02-2018 à 00:10:36  answer
 


 
bien fait pour cette grosse merde. M'enfin vous emballez pas ça veut dire 6 ans :o

n°52301313
fiscalisat​or
tu dois rompre
Posté le 02-02-2018 à 00:18:04  profilanswer
 

l'avocat est bon c'est sur, je pense une tête bien faite que la nation emploie sur 3 semaines pour s'occuper d'une merde comme Jawad
 
tout va bien.

n°52301523
Raspa
Posté le 02-02-2018 à 03:13:00  profilanswer
 

D_omi a écrit :


 
Vraiment balèze cet avocat  [:baarf:3]


 
Il en a soulevé une belle, comment à la fois vous ne saviez pas pour les terroristes et les attentats, et comment vous saviez que l'appart de l'assaut étaient le "votre", alors que vous ne pouviez pas le voir ?
 
Alors que vous ne pouviez pas voir quel appart était visé, que vous n'étiez pas au courant des attentats, à quel moment avez-vous pensé que c'était un des apparts dont vous aviez défoncé la porte, et que vous vous étiez accaparé pour le louer aux terroristes du Bataclan, qui était visé par l'assaut ? A tel point que vous êtes allé sur BFM en direct pour dire c'est chez moi ?
 
"Oui mais ma défense du mec très con, ça a marché quand j'ai tué un mec au hachoir, ça devrait marcher là aussi, non ?".
 
J'en connais des gens qui font du biz, cultivés, ça non, mais ce ne sont pas les dernier des cons, et lui faisait beaucoup de biz...


Message édité par Raspa le 02-02-2018 à 05:13:42
n°52301548
Profil sup​primé
Posté le 02-02-2018 à 04:55:48  answer
 

Ce qui est triste, avec cette imposture dévoilée avec brio par un avocat des parties civiles qui a fait le boulot du procureur, c'est qu'il ne reste toujours quasiment rien comme peine...
 
Ce type se fout de la gueule du tribunal, des victimes, de la société, et cela depuis des années. Et toujours et encore, il passe au travers des gouttes en écopant de peines mineures par rapport à son degré de vice.
 
Combien sur le territoire sont des Jawad ?

n°52301675
Profil sup​primé
Posté le 02-02-2018 à 07:24:40  answer
 

Il peut pas etre renvoyer vers un tribunal plus severe ? Je sais pas comment ca fonctionne mais du genre les assises ?

n°52301864
kokakifeur
Posté le 02-02-2018 à 08:12:36  profilanswer
 

Je suis pas juriste, mais je pense pas qu'on puisse retenir contre lui ce qu'il a déballé au tribunal pour l'inculper sur ces autres crimes. Néanmoins, je pense que tout ça peut justifier des circonstances aggravantes et on a déjà vu, je crois, des gens condamnés à plus que la peine max encourue.

Message cité 2 fois
Message édité par kokakifeur le 02-02-2018 à 08:12:59
n°52301934
M_D_C
Etre aimé par des cons
Posté le 02-02-2018 à 08:27:19  profilanswer
 

MajoriteSilencieuse a écrit :


Citation :

Jawad Bendaoud ne fait plus rire personne

 

Il a suffi d'une plaidoirie d'un avocat des parties civiles pour que s'effondre le château de cartes de mensonges édifiés par le logeur des terroristes.

 

Il est calme aujourd'hui Bendaoud, éteint dans son box, l'œil fixe, pulvérisé façon puzzle par la remarquable plaidoirie de maître Georges Holleaux. En ce 7e jour de procès, la démonstration tranquille, quasi bonhomme mais formidablement efficace à laquelle s'est livré l'avocat des parties civiles fait l'effet d'une douche froide. Un à un, Holleaux détricote les mensonges du prévenu, et c'est un tout autre personnage que le clown bas de plafond qui brusquement se révèle à la cour. Impossible que Jawad, comme ce dernier ose encore le soutenir, ait ignoré jusqu'au 18 novembre que des attentats avaient ensanglanté Paris. Même « défoncé », même tenu bizarrement à l'écart de l'agitation médiatique

 

Entre le 13 et le 18 novembre, les fadettes de son téléphone montrent plus d'une centaine d'appels et de messages, un trafic téléphonique constant et des interlocuteurs variés : alors comment croire une seconde que dans cette capitale traumatisée où tout le monde ne parle que de ce qui vient de se passer et des terroristes toujours en fuite, Jawad, en échange constant avec ses amis, maîtresses, membres de sa famille, soit le seul à ignorer le drame ? Impossible, toujours d'après maître Georges Holleaux, qu'il n'ait pas su qui il hébergeait dans son squat ; les indices avancés par l'avocat sont nombreux mais le plus incroyable est cet échange téléphonique, le 18 novembre à 6 h 45 du matin, qu'a Jawad avec sa propre mère. Bendaoud se dirige vers la rue des Corbillons. Et que dit-il à maman, en évoquant les terroristes ? « Ils sont hébergés chez moi, dans mon appartement. » Or si des tirs ont commencé, Jawad ne peut évidemment savoir, à ce stade de l'assaut, que c'est son squat qui est visé par le Raid. « Tu nies tout », lui répond sa mère.

 

Des discours faits pour les transcriptions téléphoniques

 

Commence alors, comme le démontre brillamment maître Holleaux, une intense et volontaire phase de disculpation ; Jawad après le « nie tout » paniqué de sa mère se réveille, prend probablement conscience qu'il est écouté ou que son téléphone va être épluché, et dit : « Eux ils sont venus de Belgique, mais moi je les ai hébergés, je ne savais pas que c'étaient des terroristes. » Avant que son téléphone ne soit confisqué, les innombrables appels à ses amis n'ont d'après maître Holleaux qu'un but : tromper son monde, faire croire qu'il ne savait pas, se faire passer pour un imbécile qui malgré les signes évidents, innombrables, n'a pas compris à qui il avait à faire. « Ce sont des discours faits pour les transcriptions téléphoniques », commente l'avocat en les relisant à la barre, en somme il « prend le taureau par les cornes » notamment en se précipitant au-devant des caméras de BFM TV et en se ridiculisant aux yeux de la France entière. Or de là où il est lorsqu'il s'exprime au micro de la chaîne, « il ne peut pas voir l'immeuble », martèle encore maître Holleaux, il ne peut savoir que l'assaut a lieu dans son squat, pourquoi alors cette brusque conviction que les terroristes sont chez lui ? Il va d'ailleurs s'assurer auprès de ses potes que la phase de disculpation fonctionne et que la séquence filmée a bien été diffusée. « Si si, ça passe à la télé », l'assure Mélissa par SMS à 9 h 6, « mort de rire ». « Mort de rire » alors que la France est en train de compter ses morts…

 

Pour 20 euros, il vendrait des proches

 

Dans la salle de retransmission du procès, des familles de victimes tressautent, ulcérées. « C'est ça, le monde de Monsieur Bendaoud », dit gravement maître Holleaux. « Il peut bien se défendre avec toute sa morgue, avec toute sa fougue, mais M. Bendaoud, c'est un trafiquant, un marchand de sommeil, qui pour 50 euros héberge des assassins. Pour 20 euros, il vendrait des proches. » Un silence glaçant tombe enfin sur la cour lorsque l'avocat rappelle que Jawad, se défendant encore une fois d'avoir compris à qui il avait à faire, dit avoir vu au bras des hommes qu'il logeait « deux gros sacs ». Mohammed Soumah n'a jamais fait mention que de deux petits sacs, et il est établi que les terroristes en cavale ont atterri dans le squat en ne portant qu'un petit sac mou et un sac en plastique. Pourquoi alors avoir évoqué de « gros » sacs, qui, c'est établi, n'existent pas ? Parce que, suppose l'avocat, Jawad Bendaoud prend encore une fois le taureau par les cornes et veut à tout prix se défendre d'avoir vu ce qu'il n'aurait jamais dû voir, et qui était, sans doute, visible dans le sac en plastique : le gilet à explosif. « Vous avez de la chance que quelqu'un ait eu le courage de dénoncer les terroristes », a dit tout à l'heure une autre avocate des parties civiles. « Car s'ils étaient à nouveau passés à l'acte, c'est dans une cour d'assises que vous vous trouveriez aujourd'hui. » Mort de rire ?


http://www.lepoint.fr/societe/jawa [...] 480_23.php

 

Que c'est beau  :love:


---------------
RIP  YOKO        
n°52301955
Profil sup​primé
Posté le 02-02-2018 à 08:31:27  answer
 

kokakifeur a écrit :

Je suis pas juriste, mais je pense pas qu'on puisse retenir contre lui ce qu'il a déballé au tribunal pour l'inculper sur ces autres crimes. Néanmoins, je pense que tout ça peut justifier des circonstances aggravantes et on a déjà vu, je crois, des gens condamnés à plus que la peine max encourue.


 :jap:

n°52301995
yellowston​e2
Posté le 02-02-2018 à 08:38:11  profilanswer
 

kokakifeur a écrit :

Je suis pas juriste, mais je pense pas qu'on puisse retenir contre lui ce qu'il a déballé au tribunal pour l'inculper sur ces autres crimes. Néanmoins, je pense que tout ça peut justifier des circonstances aggravantes et on a déjà vu, je crois, des gens condamnés à plus que la peine max encourue.


 [:bulleyes:2]  Et pourquoi donc ?  :??:  
Le tribunal c'est pas la confession chez le curé. Il ne suffit pas d'avouer pour être absous. Si c'était le cas, il suffirait de se faire arrêter pour un crime "mineur", et pendant le procès, tu sors ta liste "j'ai tué x, y et z, j'ai violé f,g,h,i,j,k,l, j'ai agressé a,b,c,d.
 
Ce serait trop facile...
 [:cosmoschtroumpf]
 
C'est juste qu'ici, ce dont on l'accuse est tellement plus grave que pour l'instant, le reste passe au second plan.


Message édité par yellowstone2 le 02-02-2018 à 08:42:17
n°52302130
kokakifeur
Posté le 02-02-2018 à 08:57:15  profilanswer
 

Je sais pas, j'imagine qu'il peut se retrancher derrière le fait que ce n'était qu'une stratégie de défense et puis même si il lâche tout ça il faut des preuves, etc... Après, encore une fois, je suis pas juriste. Mais, moi aussi, j'aimerais le voir revenir pour rendre compte de tout le reste de sa vie de criminel.

mood
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