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Auteur Sujet :

Charlie Hebdo: attentats et polémiques liées (ET RIEN D'AUTRE)

n°74079753
Rasthor
Posté le 12-01-2026 à 00:29:56  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

lokilefourbe a écrit :

 

T'es quand même une bonne grosse mélasse..

 

Quelle critiques? Quel rapport avec le dessin? T'es en train de réécrire l'histoire..
Tu es LAMENTABLE, personne ici, ni le dessin ne rejette la faute sur les victimes..

Je répondais à $k-flown, dont il suggérait que les jeunes étaient critiquables. ;)

 
Citation :

Je te le répète, retourne t'en prendre aux juifs, c'est ta came et lâche la grappe à CH, tu t'emmerdes, tu cherches des polémiques, cherche ailleurs, pauvre garçon..


En parlant de lâcher la grappe, j'ai noté un pattern:
tu m'as répondu sur ce topic le 10-01-2026 à 17:34:59.
Ton précédent message sur ce topic datait du 22-01-2025 à 21:15:55.
Soit quasiment un an d'écart. Tu es revenu poster sur ce topic uniquement pour me répondre ???  :??:

 

Pareil sur le topic Crans-Montana, ton seul et unique message là-bas est quand je mentionne l'organisation zaka qui est venu aider l'identification de victimes.

 

C'est limite du harcèlement mon cher loki...  [:neostranger]

  

Ah ok.  :jap:
Pas compris la réf, mais pas grave.


Message édité par Rasthor le 12-01-2026 à 00:30:44
mood
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Posté le 12-01-2026 à 00:29:56  profilanswer
 

n°74079774
lokilefour​be
Posté le 12-01-2026 à 00:42:41  profilanswer
 

C'est bien, c'est bien, bonne soirée, hail hydra!


---------------

n°74079784
Rasthor
Posté le 12-01-2026 à 00:48:38  profilanswer
 

Recentrons:
https://1dex.ch/2026/01/crans-monta [...] lie-hebdo/
Crans-Montana. Dèpôt en Valais d’une dénonciation pénale à l’encontre de Charlie Hebdo
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481689
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481690
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481691
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481692
 
 
 
L'article 135:

Citation :

Art. 135 Représentation de la violence (1)
 
1 Quiconque fabrique, importe, prend en dépôt, met en circulation, promeut, expose, offre, montre, rend accessibles, met à disposition, acquiert, obtient par voie électronique ou d’une autre manière ou possède des enregistrements sonores ou visuels, des images, d’autres objets ou des représentations qui illustrent avec insistance des actes de cruauté envers des adultes ou des animaux ou des actes de cruauté non effectifs envers des mineurs portant gravement atteinte à la dignité humaine, sans présenter aucune valeur d’ordre culturel ou scientifique digne de protection, est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Si les objets ou représentations ont pour contenu des actes de violence effectifs envers des mineurs, l’auteur est puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
 
2 Quiconque consomme ou, pour sa propre consommation, fabrique, importe, prend en dépôt, acquiert, obtient par voie électronique ou d’une autre manière ou possède des objets ou des représentations au sens de l’al. 1, 1re phrase, est puni d’une peine privative de liberté d’un an au plus ou d’une peine pécuniaire. Si les objets ou représentations ont pour contenu des actes de violence effectifs envers des mineurs, l’auteur est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
 
3 Les objets sont confisqués.

n°74079801
lokilefour​be
Posté le 12-01-2026 à 01:00:10  profilanswer
 

Les trous de balle suisses qui au lieu de reconnaitre qu'ils ont failli dans le contrôle du bar et de sa sécurité pendant 5 ans attaquent un dessin..

Citation :

La commune de Crans-Montana en Suisse a reconnu un « manquement » aux contrôles périodiques de sécurité et d’incendie du bar Le Constellation, qui n’a pas été inspecté entre 2020 et 2025, malgré l’obligation légale de contrôles annuels dans les établissements recevant du public.
 L’incendie survenu dans le sous-sol du bar lors de la nuit du Nouvel An a fait 40 morts et 116 blessés, dont neuf Français.
 
Le président de la commune, Nicolas Féraud, a confirmé que les contrôles périodiques n’ont pas été effectués de 2020 à 2025, malgré des contrôles antérieurs en 2016, 2018 et 2019, lors desquels des demandes de modifications avaient été formulées pour respecter les normes incendie.


 
En revanche aucune plainte contre la commune, mais contre CH..
 
Hail hydra rasthor..


---------------

n°74079813
Rasthor
Posté le 12-01-2026 à 01:07:45  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Les trous de balle suisses qui au lieu de reconnaitre qu'ils ont failli dans le contrôle du bar et de sa sécurité pendant 5 ans attaquent un dessin..

Citation :

La commune de Crans-Montana en Suisse a reconnu un « manquement » aux contrôles périodiques de sécurité et d’incendie du bar Le Constellation, qui n’a pas été inspecté entre 2020 et 2025, malgré l’obligation légale de contrôles annuels dans les établissements recevant du public.
 L’incendie survenu dans le sous-sol du bar lors de la nuit du Nouvel An a fait 40 morts et 116 blessés, dont neuf Français.
 
Le président de la commune, Nicolas Féraud, a confirmé que les contrôles périodiques n’ont pas été effectués de 2020 à 2025, malgré des contrôles antérieurs en 2016, 2018 et 2019, lors desquels des demandes de modifications avaient été formulées pour respecter les normes incendie.


 
En revanche aucune plainte contre la commune, mais contre CH..
 
Hail hydra rasthor..


 :lol:  :lol:  :lol:  
 
Tu parles sans savoir une fois de plus. ;)
Il y a eu des plaintes contre les gérants et contre la commune, et il y aura surement d'autres qui vont suivre.
 
https://www.blick.ch/fr/suisse/roma [...] 72116.html

Citation :

Des élus de Crans-Montana visés par une plainte pour homicide involontaire
L'incendie du bar de Crans-Montana continue de faire des vagues. Un juriste a déposé plainte contre des fonctionnaires de la commune. Il les accuse d'homicide par négligence et d'infraction aux règles de sécurité.


 

Citation :

Graves accusations contre la commune
 
La plainte émanerait d'un juriste ayant visité le bar en août 2025, sans être lui-même directement touché par le drame. Il formule de lourds reproches à l'encontre de la commune. «Il existe des indices clairs que des prescriptions centrales de sécurité n'ont pas été respectées ou appliquées», cite CH Media en référence au contenu de la plainte.


 
 
https://www.lindependant.fr/2026/01 [...] 150423.php

Citation :

"Chaque famille a déposé plainte et s'est constituée partie plaignante. Ces constitutions ont été admises", a déclaré Romain Jordan, avocat basé à Genève, en réponse à des questions envoyées par courriel.
 
Il n'a pas précisé la cible de la plainte, ajoutant seulement qu'elle était déposée "contre tous les ‍responsables, sans exclusion aucune".

n°74080193
Polza Manc​ini
Posté le 12-01-2026 à 08:52:45  profilanswer
 

Hé les suisses c'est un peu tard pour faire un contre feu:o
https://1dex.ch/2026/01/crans-monta [...] lie-hebdo/


Message édité par Polza Mancini le 12-01-2026 à 08:54:02
n°74080247
M_D_C
Etre aimé par des cons
Posté le 12-01-2026 à 09:11:04  profilanswer
 

N'importe quoi. Ils ont vraiment du temps à perdre.


---------------
RIP  YOKO        
n°74080479
Ren'
Posté le 12-01-2026 à 10:05:49  profilanswer
 

M_D_C a écrit :

N'importe quoi. Ils ont vraiment du temps à perdre.

 

Vaudrait mieux pas regarder tout l'argent sale transitant par leurs banques  :D

n°74082609
$k-flown
Posté le 12-01-2026 à 15:43:37  profilanswer
 

Comme pays de trous de balles, fourbes et planqués, la suisse ça s'impose là quand même...
 
https://www.ladepeche.fr/2026/01/12 [...] 157385.php
 
 

Citation :

Le rapport indique que 34 des 40 victimes ont péri dans l’escalier qu’elles avaient emprunté pour échapper aux flammes. Elles n’ont pas eu le temps d’arriver en haut. La rampe en bois se serait effondrée sous le poids de la foule et aurait basculé dans le vide. Cet escalier était l’accès principal du bar "Le Constellation". Des photos publiées depuis le drame montrent qu’il avait été rétréci lors de travaux de rénovation en 2015, passant de 3 à 1 mètre de large, faisant du bar un piège mortel.


 

Citation :

Les agents du Service de coopération internationale du ministère de l’Intérieur italien ont constaté que les verres suspendus au-dessus du bar "étaient complètement fondus par la chaleur, de même que les deux écrans de télévision fixés aux murs". Autre constat : sur certaines tables se trouvaient "des bouteilles de champagne vides et d’autres scellées, toutes munies d’une fontaine à feux d’artifice installée sur le goulot". Ce sont ces feux d’artifice qui sont soupçonnés d’avoir mis le feu à la mousse isolante du plafond du bar, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.
 
La police italienne ne dit rien sur l’origine du feu. Les constatations se sont faites en accord avec les policiers suisses qui étaient "visiblement raides et pressés en notre présence", note le rapport.


 
Ce pays qui ne veut jamais rien assumé et qui se pense au dessus des autres pour rien, ils auraient dû jamais laisser ouvert un lieu accueillant du public avec des évacuations pas aux normes, point.
 
Ils sont habitués à vivre dans des trous en ayant percé les montagnes de toutes parts, avec leur lois sur la place dans un bunker obligatoire par habitant, le jour où il faudra s'en servir la moitié finiront crever comme des rats dans leurs trous, ça montre bien l'état d'esprit global de ce pays, se planquer et ne rien faire.

Message cité 2 fois
Message édité par $k-flown le 12-01-2026 à 15:55:57
n°74083373
chinois02
Posté le 12-01-2026 à 18:08:30  profilanswer
 

$k-flown a écrit :

Comme pays de trous de balles, fourbes et planqués, la suisse ça s'impose là quand même...
 
https://www.ladepeche.fr/2026/01/12 [...] 157385.php
 
 

Citation :

Le rapport indique que 34 des 40 victimes ont péri dans l’escalier qu’elles avaient emprunté pour échapper aux flammes. Elles n’ont pas eu le temps d’arriver en haut. La rampe en bois se serait effondrée sous le poids de la foule et aurait basculé dans le vide. Cet escalier était l’accès principal du bar "Le Constellation". Des photos publiées depuis le drame montrent qu’il avait été rétréci lors de travaux de rénovation en 2015, passant de 3 à 1 mètre de large, faisant du bar un piège mortel.


 

Citation :

Les agents du Service de coopération internationale du ministère de l’Intérieur italien ont constaté que les verres suspendus au-dessus du bar "étaient complètement fondus par la chaleur, de même que les deux écrans de télévision fixés aux murs". Autre constat : sur certaines tables se trouvaient "des bouteilles de champagne vides et d’autres scellées, toutes munies d’une fontaine à feux d’artifice installée sur le goulot". Ce sont ces feux d’artifice qui sont soupçonnés d’avoir mis le feu à la mousse isolante du plafond du bar, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.
 
La police italienne ne dit rien sur l’origine du feu. Les constatations se sont faites en accord avec les policiers suisses qui étaient "visiblement raides et pressés en notre présence", note le rapport.


 
Ce pays qui ne veut jamais rien assumé et qui se pense au dessus des autres pour rien, ils auraient dû jamais laisser ouvert un lieu accueillant du public avec des évacuations pas aux normes, point.
 
Ils sont habitués à vivre dans des trous en ayant percé les montagnes de toutes parts, avec leur lois sur la place dans un bunker obligatoire par habitant, le jour où il faudra s'en servir la moitié finiront crever comme des rats dans leurs trous, ça montre bien l'état d'esprit global de ce pays, se planquer et ne rien faire.


 
Un peu excessif non?


---------------
N'importe qui peut voir ce que tu sembles être; quelques rares seulement peuvent tâter ce que tu es. Et ces derniers n'osent contredire l'opinion du grand nombre, renforcée par toute la majesté de l'État. Machiavel-Le Prince.
mood
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Posté le 12-01-2026 à 18:08:30  profilanswer
 

n°74084314
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 12-01-2026 à 21:37:30  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

Recentrons:
https://1dex.ch/2026/01/crans-monta [...] lie-hebdo/
Crans-Montana. Dèpôt en Valais d’une dénonciation pénale à l’encontre de Charlie Hebdo
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481689
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481690
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481691
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/481692
 
 
 
L'article 135:

Citation :

Art. 135 Représentation de la violence (1)
 
1 Quiconque fabrique, importe, prend en dépôt, met en circulation, promeut, expose, offre, montre, rend accessibles, met à disposition, acquiert, obtient par voie électronique ou d’une autre manière ou possède des enregistrements sonores ou visuels, des images, d’autres objets ou des représentations qui illustrent avec insistance des actes de cruauté envers des adultes ou des animaux ou des actes de cruauté non effectifs envers des mineurs portant gravement atteinte à la dignité humaine, sans présenter aucune valeur d’ordre culturel ou scientifique digne de protection, est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Si les objets ou représentations ont pour contenu des actes de violence effectifs envers des mineurs, l’auteur est puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
 
2 Quiconque consomme ou, pour sa propre consommation, fabrique, importe, prend en dépôt, acquiert, obtient par voie électronique ou d’une autre manière ou possède des objets ou des représentations au sens de l’al. 1, 1re phrase, est puni d’une peine privative de liberté d’un an au plus ou d’une peine pécuniaire. Si les objets ou représentations ont pour contenu des actes de violence effectifs envers des mineurs, l’auteur est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
 
3 Les objets sont confisqués.



Tiens, une fatwa valaisanne.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°74084359
lokilefour​be
Posté le 12-01-2026 à 21:48:30  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Tiens, une fatwa valaisanne.


 
Les tribunaux français vont les envoyer chier d'une force  :lol:


---------------

n°74084848
M_D_C
Etre aimé par des cons
Posté le 12-01-2026 à 23:34:17  profilanswer
 

https://rehost.diberie.com/Picture/Get/r/481932


---------------
RIP  YOKO        
n°74084876
lokilefour​be
Posté le 12-01-2026 à 23:46:52  profilanswer
 
n°74084877
Backbone-
Posté le 12-01-2026 à 23:46:54  profilanswer
 

[:maestro]

n°74084938
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 13-01-2026 à 00:22:45  profilanswer
 


 :lol:


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°74084951
Skopos
Posté le 13-01-2026 à 00:34:23  profilanswer
 
n°74084969
Rasthor
Posté le 13-01-2026 à 00:52:10  profilanswer
 


 :love:  :love:  :love:


Message édité par Rasthor le 13-01-2026 à 00:53:05
n°74084984
gugusg
Posté le 13-01-2026 à 01:09:54  profilanswer
 

j'ai du mal à comprendre en quoi une "loi suisse" (le fameux article 135) pourrait s'appliquer à un dessin de presse publié en France ...
 
ca sent la plainte qui va finir sous un placard ...
 
Et pour le coup, j'ai trouvé le dessin plutôt marrant ... mais bon l'humour noir c'est pas pour tout le monde ... :)

n°74085085
Cygne_d_Et​ang
Punk's not dead
Posté le 13-01-2026 à 06:54:00  profilanswer
 

gugusg a écrit :

j'ai du mal à comprendre en quoi une "loi suisse" (le fameux article 135) pourrait s'appliquer à un dessin de presse publié en France ...
 
ca sent la plainte qui va finir sous un placard ...
 
Et pour le coup, j'ai trouvé le dessin plutôt marrant ... mais bon l'humour noir c'est pas pour tout le monde ... :)


S'ils pouvaient déjà commencer à faire respecter la loi interdisant de vendre de l'alcool à des mineurs avant ça.


---------------
Arrière les Esquimaux! Je rentre seul. Un matador rentre toujours seul! Plus il est grand, plus il est seul. Je vous laisse à vos banquises, à vos igloos, à vos pingouins. ¡ Por favor Señora! À quelle heure le train pour Madrid?
n°74085579
Garfield74
Mahal kita
Posté le 13-01-2026 à 09:46:04  profilanswer
 


 
Il y a eu des morts chez Charlie en 2015 et ils osent plaisanter avec ça ? Ces gens n'ont aucune limite !! :fou:
 
Très bon ce dessin :D


---------------
J'ai un pseudo à numéro, et alors ? Des gens célèbres ont un pseudo à numéro, regarde Louis14 !
n°74085654
Rasthor
Posté le 13-01-2026 à 10:00:26  profilanswer
 

Garfield74 a écrit :

Il y a eu des morts chez Charlie en 2015 et ils osent plaisanter avec ça ? Ces gens n'ont aucune limite !! :fou:
 
Très bon ce dessin :D

L'auto-caricature est permise.  :whistle:  
 
C'est peut-être pour montrer que les islamistes sortent les insultes et la kalash, alors que les Suisses sont plus polis et sortent l'arbalète ?  
 
https://www.rts.ch/info/suisse/2026 [...] 15976.html

Citation :

"L'absurdité" de la tragédie visée
 
Aussi invité dans Forum, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo Gérard Biard assure que le dessin "ne se moque pas des victimes". Il explique qu'il s'inscrit dans la satire et dans la tradition de l'humour noir. "L'humour est aussi cathartique, on doit provoquer quelque chose. Bien sûr, cela peut choquer. Mais la satire est aussi là pour choquer. L'humour peut être quelque chose de déplaisant. Ce n'est pas forcément quelque chose d'agréable."
 
Gérard Biard estime que ce dessin vise "l'absurdité" de la tragédie de Crans-Montana. Il explique aussi que le journal a reçu "des dizaines et des dizaines de messages de citoyens suisses indignés". Il ne semble pas s'en émouvoir pour autant. "C'est très amusant, parce que ce sont des messages très respectueux, très polis, alors que généralement, on se fait traiter de sale fils de p***' et on nous dit d'aller manger nos morts. Là, c'est un autre ton."

:lol:

n°74085671
Rasthor
Posté le 13-01-2026 à 10:03:22  profilanswer
 

$k-flown a écrit :

Comme pays de trous de balles, fourbes et planqués, la suisse ça s'impose là quand même...
Ce pays qui ne veut jamais rien assumé et qui se pense au dessus des autres pour rien, ils auraient dû jamais laisser ouvert un lieu accueillant du public avec des évacuations pas aux normes, point.
 
Ils sont habitués à vivre dans des trous en ayant percé les montagnes de toutes parts, avec leur lois sur la place dans un bunker obligatoire par habitant, le jour où il faudra s'en servir la moitié finiront crever comme des rats dans leurs trous, ça montre bien l'état d'esprit global de ce pays, se planquer et ne rien faire.


Cygne_d_Etang a écrit :

S'ils pouvaient déjà commencer à faire respecter la loi interdisant de vendre de l'alcool à des mineurs avant ça.


 
Je rappelle que les principaux responsables dans cette affaire sont les patrons, et ils sont français, pas suisses. Donc je ne la ramènerais pas trop sur la nationalité...
 
Néanmoins, même si ce drame aurait pu se passer ailleurs, il s'est produit en Valais, canton que l'on surnomme la Corse de la Suisse. Beaucoup d'arrangements avec les lois si on connaît les bonnes personnes, ou que l'on allonge les billets. Et j'espère comme vous que le ménage va être fait. Cela va sûrement bouger au niveau fédéral, beaucoup de monde appelle a un procureur extraordinaire.
 
https://www.lematin.ch/story/drame- [...] -103484172
(Micheline Calmy-Rey est une ancienne conseillère fédérale (=ministre) et originaire du Valais, donc elle sait de quoi elle parle)

Citation :

Micheline Calmy-Rey, surtout, souligne que «les autorités et les propriétaires du bar sont responsables de ce qui s'est passé». Et que toute la lumière doit être faite sur le drame, pour les familles bien sûr, mais aussi car «il en va de l'honneur de Crans-Montana, de l'honneur du Valais, et même de l'honneur de la Suisse».
 
«Il faut en finir avec les petits arrangements, les liens entre la politique et les intérêts personnels. Ce népotisme doit cesser, même si l'on se connaît», commente-t-elle.
 
La Genevoise avait aussi insisté sur la nécessité de la transparence et d'une enquête sans concession du Ministère public valaisan.
 
«Nous sommes observés par le monde entier», a-t-elle déclaré. Micheline Calmy-Rey, explique la RTS, appelle ainsi à la fin des «combines», la fin des «clans qui protègent», affirmant que «la Suisse ne peut pas se permettre» de compromettre sa réputation d'État de droit».

n°74085849
Coroners
les insoumis emmerdent le FN
Posté le 13-01-2026 à 10:32:21  profilanswer
 
n°74088966
[Toine]
A la demande générale...
Posté le 13-01-2026 à 20:52:37  profilanswer
 
n°74089019
asu5
Hater à temps plein
Posté le 13-01-2026 à 21:05:35  profilanswer
 

Et bim les détracteurs. :o


---------------
Désolé je n'ai rien à dire, tu viens donc de perdre 3s à lire cette signature !
n°74091377
Van Winkle
Tchic tcha
Posté le 14-01-2026 à 12:57:28  profilanswer
 


La première était mauvaise mais alors celle-ci est encore plus mauvaise. Non c'est pas mauvais en fait c'est très mauvais  
https://i.pinimg.com/originals/be/82/d2/be82d280974025af5aea13c5ed8c7d94.gif


---------------
Après on ira voter pour tous ces enculés parce qu'on ne sait plus quoi faire
n°74094314
nakata
frog game
Posté le 14-01-2026 à 21:46:04  profilanswer
 

Le scandale des brûlés qui font du ski me rappelle un documentaire extraordinaire que j’ai vu cette semaine : High School Radical. Il est disponible en ligne, je vous le conseille (surtout si vous êtes fan de Tiger King, car son personnage principal y fait une apparition) : https://www.arte.tv/fr/videos/RC-02 [...] l-radical/
 
En 2014, un ado français réalise le rêve de sa vie : passer un an aux Etats-Unis dans une famille d’accueil. Mais alors qu’il s’attendait à New-York ou à autre grande ville, le programme d’échange l’envoie dans un petit bled au fin fond de l’Oklahoma, chez les rednecks conservateurs où la vie locale s’organise autour des églises protestantes, des stades de football américain et des stands de tir. Peu importe, l’insouciance est encore là, et il va passer la meilleure année de sa vie, s’intégrer à une bande de potes, vivre le rêve américain jusqu’au bal de promo, etc. Cette période est parfaitement documentée car il a décidé de tout filmer, et plus tard, il deviendra youtubeur.  
 
Dix ans après, il décide de retourner pendant un mois dans ce petit bled pile pendant les dernières semaines de la campagne présidentielle de 2024, pour voir comment ont évolué ses anciens amis et leur famille. Les retrouvailles sont émouvantes, mais peu à peu, il se rend compte que la plupart d’entre eux ont basculé dans un discours ultra-radical, et vont voter Trump. Il se retrouve dans un pays au bord de la guerre civile, où les deux camps ne se parlent plus, où l’adversaire est devenu un ennemi, et où tout le monde s’arme en prévision de ce qui pourrait arriver (surtout les trumpistes évidemment, mais pas seulement). Les armes automatiques pullulent.  
 
Ce qui frappe dans le documentaire, c’est que ces gens sont totalement dans le ressenti, la sensibilité, qui détermine entièrement leur identité. Et comme les deux sensibilités sont incompatibles, chacun vit le ressenti de l’autre comme une menace existentielle. Pour le républicain trumpisé, l’Amérique a été fondée sur des valeurs chrétiennes, et donc la tolérance envers les homos, les trans et les immigrés risque de tout foutre par terre, donc il faut abattre le danger, même au prix d’un vote pour un hurluberlu. Je rajouterai dans l’autre camp, même si on ne le voit pas vraiment dans le documentaire (cet Etat étant l’un des plus conservateurs du pays), une certaine gauche woke a tellement une sensibilité à fleur de peau qu’on a l’impression de marcher sur des œufs au moindre débat : si tu dis « elle » alors qu’il fallait dire « iel », tu es transphobe, si tu dis « Amérindien » alors qu’il fallait dire « native », c’est le scandale du siècle, etc.
 
Donc, on est en présence de deux camps aux valeurs diamétralement opposées, qui ne parlent quasiment plus le même langage, si bien que le débat politique n’est même plus possible, surtout qu’à l’ère de la post-vérité, les faits ne comptent même plus, donc rien sur quoi s’accorder, seul compte le ressenti de chacun. Si un fait est incompatible avec mon ressenti, alors que je vis comme une offense.
 
Cette prédominance du ressenti sur les faits est typique du trumpisme, mais plus largement, du complotisme. Comme j’ai une affinité pour la zététique et le fact-checking, je discute beaucoup sur les réseaux sociaux avec des complotistes, et bien souvent, le rejet des faits scientifiques avérés vient de ce que ces faits heurtent leur ressenti, leur sensibilité. Accepter ces faits reviendrait pour eux à remettre en cause un mode de vie constitutif de leur identité. Par exemple, un climato-dénialiste a souvent l’impression qu’accepter la réalité du réchauffement anthropique, ce serait accepter qu’on cherche à l’empêcher d’utiliser sa bagnole bien-aimée. Dans le cas des débats autour de la santé (vaccins, médecines alternatives, etc), le rejet des faits est encore plus viscéral, car il touche à ce qu’on accepte de faire entrer dans son corps. Admettre la supériorité des vaccins sur l’homéopathie, ce serait accepter de se faire injecter un truc louche qu’on ne comprend pas, donc les études allant contre mon ressenti sur la question sont forcément écrite par des scientifiques corrompus qui cherchent à m’empoisonner. L’argument rationnel n’a plus de prise, ce n’est pas un débat.  
 
Quel rapport avec Charlie Hebdo ? Il se trouve que c’est mon journal préféré depuis les années 90. Je suis très fan du genre d’humour noir qui fait scandale ces derniers jours. Parfois, ces dessins dénoncent une mort absurde qui aurait pu être évitée. D’autres fois, il n’y a rien derrière, juste une fonction cathartique, l’humour comme politesse du désespoir, rire pour ne pas pleurer.  
 
Ce qui a changé depuis mes premières années de Charlie ? A l’époque, ils sortaient déjà ce genre de dinguerie. Les bons clients rigolaient ; les autres passaient leur chemin, et bien souvent ne voyaient jamais les dessins car ils n’ouvraient jamais le journal. Fin de l’histoire. Du moins, quand un imam étranger ne sortait pas une fatwa sur la tête d’un dessinateur, mais quand ça restait national, c’était fin de l’histoire. Il n’y avait pas grand risque qu’une famille de victime soit heurtée par un dessin, car peu de gens lisaient Charlie, et si l’un de vos proches mourait dans un accident médiatisé, en général vous évitiez d’ouvrir ce genre de journal pendant quelque temps.
 
Aujourd’hui, avec l’émergence des réseaux sociaux, et encore plus depuis l’attentat, Charlie est en permanence disséqué par des indignés professionnels (la fameuse « génération offensée », comme l’écrivait une ancienne journaliste de l’hebdo devenue ensuite éditorialiste célèbre). Des légions de gardiens du bon goût tiennent absolument à prendre la parole sur les réseaux sociaux pour faire bien savoir que rire d’un drame est indigne… Tout en relayant le dessin incriminé, contribuant à sa viralité, multipliant ainsi le risque qu’une famille de victime tombe dessus (ce qui n’est pas très malin). Les familles servent de prétexte : leur détresse est instrumentalisée au service de la seule sensibilité de l’indigné. Seul compte le ressenti de l’indigné, et tout ce qui heurte sa sensibilité devient un ennemi à abattre, peu importe les victimes collatérales.  
 
Et là, on en revient aux faits qui s’effacent devant le ressenti de chacun. A l’époque de la crise des migrants syriens, la photo d’un enfant noyé en Méditerranée et échoué sur une plage avait défrayé la chronique (le fameux petit Aylan, qui s’appelait en fait Alan). Riss avait caricaturé cette image pour pointer les aspects choquants de cette mort, et s’était pris une volée de bois vert. Certains avaient vu cette caricature comme une preuve de racisme, une façon de se moquer du gamin. Peu importe que la ligne du journal ait toujours été de défendre les droits et l’accueil des migrants à travers certaines pétitions, que l’un de ses articles dénonçait la fermeture d’un lieu d’accueil en Pays de la Loire, que Charlie défendait le droit de vote des étrangers aux élections locales, etc. Ce dessin avait heurté des sensibilités, il fallait s’indigner, au mépris des faits.  
 
L’embêtant, c’est que cette tyrannie du ressenti est une menace énorme pour le débat public, donc pour la démocratie. Nous avons tous une façon différente de réagir aux drames, certains préfèrent pleurer, d’autres se saouler, d’autres rire pour exorciser, d’autres hurler. Si je considère que seul compte mon ressenti, au point de ne pas supporter que d’autres aient une sensibilité différente, au point de considérer comme un ennemi celui qui réagit aux évènements avec cette autre sensibilité, sur un mode d’expression différent, au point de prendre un dessin pour une menace existentielle, alors nous allons finir nous américaniser, et tomber dans le dialogue de sourd et la guerre civile.

Message cité 3 fois
Message édité par nakata le 14-01-2026 à 21:46:26
n°74094648
bellemouss​e
que du bonheur
Posté le 14-01-2026 à 23:23:55  profilanswer
 

nakata a écrit :

Le scandale des brûlés qui font du ski me rappelle un documentaire extraordinaire que j’ai vu cette semaine : High School Radical. Il est disponible en ligne, je vous le conseille (surtout si vous êtes fan de Tiger King, car son personnage principal y fait une apparition) : https://www.arte.tv/fr/videos/RC-02 [...] l-radical/

 

En 2014, un ado français réalise le rêve de sa vie : passer un an aux Etats-Unis dans une famille d’accueil. Mais alors qu’il s’attendait à New-York ou à autre grande ville, le programme d’échange l’envoie dans un petit bled au fin fond de l’Oklahoma, chez les rednecks conservateurs où la vie locale s’organise autour des églises protestantes, des stades de football américain et des stands de tir. Peu importe, l’insouciance est encore là, et il va passer la meilleure année de sa vie, s’intégrer à une bande de potes, vivre le rêve américain jusqu’au bal de promo, etc. Cette période est parfaitement documentée car il a décidé de tout filmer, et plus tard, il deviendra youtubeur.

 

Dix ans après, il décide de retourner pendant un mois dans ce petit bled pile pendant les dernières semaines de la campagne présidentielle de 2024, pour voir comment ont évolué ses anciens amis et leur famille. Les retrouvailles sont émouvantes, mais peu à peu, il se rend compte que la plupart d’entre eux ont basculé dans un discours ultra-radical, et vont voter Trump. Il se retrouve dans un pays au bord de la guerre civile, où les deux camps ne se parlent plus, où l’adversaire est devenu un ennemi, et où tout le monde s’arme en prévision de ce qui pourrait arriver (surtout les trumpistes évidemment, mais pas seulement). Les armes automatiques pullulent.

 

Ce qui frappe dans le documentaire, c’est que ces gens sont totalement dans le ressenti, la sensibilité, qui détermine entièrement leur identité. Et comme les deux sensibilités sont incompatibles, chacun vit le ressenti de l’autre comme une menace existentielle. Pour le républicain trumpisé, l’Amérique a été fondée sur des valeurs chrétiennes, et donc la tolérance envers les homos, les trans et les immigrés risque de tout foutre par terre, donc il faut abattre le danger, même au prix d’un vote pour un hurluberlu. Je rajouterai dans l’autre camp, même si on ne le voit pas vraiment dans le documentaire (cet Etat étant l’un des plus conservateurs du pays), une certaine gauche woke a tellement une sensibilité à fleur de peau qu’on a l’impression de marcher sur des œufs au moindre débat : si tu dis « elle » alors qu’il fallait dire « iel », tu es transphobe, si tu dis « Amérindien » alors qu’il fallait dire « native », c’est le scandale du siècle, etc.

 

Donc, on est en présence de deux camps aux valeurs diamétralement opposées, qui ne parlent quasiment plus le même langage, si bien que le débat politique n’est même plus possible, surtout qu’à l’ère de la post-vérité, les faits ne comptent même plus, donc rien sur quoi s’accorder, seul compte le ressenti de chacun. Si un fait est incompatible avec mon ressenti, alors que je vis comme une offense.

 

Cette prédominance du ressenti sur les faits est typique du trumpisme, mais plus largement, du complotisme. Comme j’ai une affinité pour la zététique et le fact-checking, je discute beaucoup sur les réseaux sociaux avec des complotistes, et bien souvent, le rejet des faits scientifiques avérés vient de ce que ces faits heurtent leur ressenti, leur sensibilité. Accepter ces faits reviendrait pour eux à remettre en cause un mode de vie constitutif de leur identité. Par exemple, un climato-dénialiste a souvent l’impression qu’accepter la réalité du réchauffement anthropique, ce serait accepter qu’on cherche à l’empêcher d’utiliser sa bagnole bien-aimée. Dans le cas des débats autour de la santé (vaccins, médecines alternatives, etc), le rejet des faits est encore plus viscéral, car il touche à ce qu’on accepte de faire entrer dans son corps. Admettre la supériorité des vaccins sur l’homéopathie, ce serait accepter de se faire injecter un truc louche qu’on ne comprend pas, donc les études allant contre mon ressenti sur la question sont forcément écrite par des scientifiques corrompus qui cherchent à m’empoisonner. L’argument rationnel n’a plus de prise, ce n’est pas un débat.

 

Quel rapport avec Charlie Hebdo ? Il se trouve que c’est mon journal préféré depuis les années 90. Je suis très fan du genre d’humour noir qui fait scandale ces derniers jours. Parfois, ces dessins dénoncent une mort absurde qui aurait pu être évitée. D’autres fois, il n’y a rien derrière, juste une fonction cathartique, l’humour comme politesse du désespoir, rire pour ne pas pleurer.

 

Ce qui a changé depuis mes premières années de Charlie ? A l’époque, ils sortaient déjà ce genre de dinguerie. Les bons clients rigolaient ; les autres passaient leur chemin, et bien souvent ne voyaient jamais les dessins car ils n’ouvraient jamais le journal. Fin de l’histoire. Du moins, quand un imam étranger ne sortait pas une fatwa sur la tête d’un dessinateur, mais quand ça restait national, c’était fin de l’histoire. Il n’y avait pas grand risque qu’une famille de victime soit heurtée par un dessin, car peu de gens lisaient Charlie, et si l’un de vos proches mourait dans un accident médiatisé, en général vous évitiez d’ouvrir ce genre de journal pendant quelque temps.

 

Aujourd’hui, avec l’émergence des réseaux sociaux, et encore plus depuis l’attentat, Charlie est en permanence disséqué par des indignés professionnels (la fameuse « génération offensée », comme l’écrivait une ancienne journaliste de l’hebdo devenue ensuite éditorialiste célèbre). Des légions de gardiens du bon goût tiennent absolument à prendre la parole sur les réseaux sociaux pour faire bien savoir que rire d’un drame est indigne… Tout en relayant le dessin incriminé, contribuant à sa viralité, multipliant ainsi le risque qu’une famille de victime tombe dessus (ce qui n’est pas très malin). Les familles servent de prétexte : leur détresse est instrumentalisée au service de la seule sensibilité de l’indigné. Seul compte le ressenti de l’indigné, et tout ce qui heurte sa sensibilité devient un ennemi à abattre, peu importe les victimes collatérales.

 

Et là, on en revient aux faits qui s’effacent devant le ressenti de chacun. A l’époque de la crise des migrants syriens, la photo d’un enfant noyé en Méditerranée et échoué sur une plage avait défrayé la chronique (le fameux petit Aylan, qui s’appelait en fait Alan). Riss avait caricaturé cette image pour pointer les aspects choquants de cette mort, et s’était pris une volée de bois vert. Certains avaient vu cette caricature comme une preuve de racisme, une façon de se moquer du gamin. Peu importe que la ligne du journal ait toujours été de défendre les droits et l’accueil des migrants à travers certaines pétitions, que l’un de ses articles dénonçait la fermeture d’un lieu d’accueil en Pays de la Loire, que Charlie défendait le droit de vote des étrangers aux élections locales, etc. Ce dessin avait heurté des sensibilités, il fallait s’indigner, au mépris des faits.

 

L’embêtant, c’est que cette tyrannie du ressenti est une menace énorme pour le débat public, donc pour la démocratie. Nous avons tous une façon différente de réagir aux drames, certains préfèrent pleurer, d’autres se saouler, d’autres rire pour exorciser, d’autres hurler. Si je considère que seul compte mon ressenti, au point de ne pas supporter que d’autres aient une sensibilité différente, au point de considérer comme un ennemi celui qui réagit aux évènements avec cette autre sensibilité, sur un mode d’expression différent, au point de prendre un dessin pour une menace existentielle, alors nous allons finir nous américaniser, et tomber dans le dialogue de sourd et la guerre civile.


Pour une fois j'ai tout lu, j'ai la mauvaise habitude d'éviter les gros pavés.
Ici, j'ai bien fait de déroger à cette ridicule manie.
Merci beaucoup pour cette fine et intelligente analyse.
Charlie Hebdo ne se limite pas qu'à des dessins


---------------
si la terre peut se passer de nous, nous n'avons aucune chance sans elle https://www.youtube.com/watch?v=1Xw4fZMurEg  Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages https://www.youtube.com/watch?v=z_q1cwkvufo
n°74094711
M_D_C
Etre aimé par des cons
Posté le 14-01-2026 à 23:44:49  profilanswer
 

je suis d'accord avec ce pavé.
Je rajouterai que notre monde évolue mal.
Les réseaux sociaux ont donné la parole et de l'écoute aux cons, aux extrémistes de tout bord, aux censeurs professionnels. Alors qu'avant ils avaient comme public que le PMU avec 2 ou 3 poivrots.  


---------------
RIP  YOKO        
n°74097133
Coroners
les insoumis emmerdent le FN
Posté le 15-01-2026 à 15:07:44  profilanswer
 

j'ai tout lu

n°74098199
Polza Manc​ini
Posté le 15-01-2026 à 18:32:42  profilanswer
 

Long mais juste. J'ajouterais juste qu'il n'y a pas que le ressenti mais aussi pas mal d'instrumentalisation et de fausse indignation lorsqu'il s'agit de taper sur CH.


Message édité par Polza Mancini le 15-01-2026 à 18:34:37
n°74098208
Backbone-
Posté le 15-01-2026 à 18:35:11  profilanswer
 

nakata a écrit :

Le scandale des brûlés qui font du ski me rappelle un documentaire extraordinaire que j’ai vu cette semaine : High School Radical. Il est disponible en ligne, je vous le conseille (surtout si vous êtes fan de Tiger King, car son personnage principal y fait une apparition) : https://www.arte.tv/fr/videos/RC-02 [...] l-radical/
 
En 2014, un ado français réalise le rêve de sa vie : passer un an aux Etats-Unis dans une famille d’accueil. Mais alors qu’il s’attendait à New-York ou à autre grande ville, le programme d’échange l’envoie dans un petit bled au fin fond de l’Oklahoma, chez les rednecks conservateurs où la vie locale s’organise autour des églises protestantes, des stades de football américain et des stands de tir. Peu importe, l’insouciance est encore là, et il va passer la meilleure année de sa vie, s’intégrer à une bande de potes, vivre le rêve américain jusqu’au bal de promo, etc. Cette période est parfaitement documentée car il a décidé de tout filmer, et plus tard, il deviendra youtubeur.  
 
Dix ans après, il décide de retourner pendant un mois dans ce petit bled pile pendant les dernières semaines de la campagne présidentielle de 2024, pour voir comment ont évolué ses anciens amis et leur famille. Les retrouvailles sont émouvantes, mais peu à peu, il se rend compte que la plupart d’entre eux ont basculé dans un discours ultra-radical, et vont voter Trump. Il se retrouve dans un pays au bord de la guerre civile, où les deux camps ne se parlent plus, où l’adversaire est devenu un ennemi, et où tout le monde s’arme en prévision de ce qui pourrait arriver (surtout les trumpistes évidemment, mais pas seulement). Les armes automatiques pullulent.  
 
Ce qui frappe dans le documentaire, c’est que ces gens sont totalement dans le ressenti, la sensibilité, qui détermine entièrement leur identité. Et comme les deux sensibilités sont incompatibles, chacun vit le ressenti de l’autre comme une menace existentielle. Pour le républicain trumpisé, l’Amérique a été fondée sur des valeurs chrétiennes, et donc la tolérance envers les homos, les trans et les immigrés risque de tout foutre par terre, donc il faut abattre le danger, même au prix d’un vote pour un hurluberlu. Je rajouterai dans l’autre camp, même si on ne le voit pas vraiment dans le documentaire (cet Etat étant l’un des plus conservateurs du pays), une certaine gauche woke a tellement une sensibilité à fleur de peau qu’on a l’impression de marcher sur des œufs au moindre débat : si tu dis « elle » alors qu’il fallait dire « iel », tu es transphobe, si tu dis « Amérindien » alors qu’il fallait dire « native », c’est le scandale du siècle, etc.
 
Donc, on est en présence de deux camps aux valeurs diamétralement opposées, qui ne parlent quasiment plus le même langage, si bien que le débat politique n’est même plus possible, surtout qu’à l’ère de la post-vérité, les faits ne comptent même plus, donc rien sur quoi s’accorder, seul compte le ressenti de chacun. Si un fait est incompatible avec mon ressenti, alors que je vis comme une offense.
 
Cette prédominance du ressenti sur les faits est typique du trumpisme, mais plus largement, du complotisme. Comme j’ai une affinité pour la zététique et le fact-checking, je discute beaucoup sur les réseaux sociaux avec des complotistes, et bien souvent, le rejet des faits scientifiques avérés vient de ce que ces faits heurtent leur ressenti, leur sensibilité. Accepter ces faits reviendrait pour eux à remettre en cause un mode de vie constitutif de leur identité. Par exemple, un climato-dénialiste a souvent l’impression qu’accepter la réalité du réchauffement anthropique, ce serait accepter qu’on cherche à l’empêcher d’utiliser sa bagnole bien-aimée. Dans le cas des débats autour de la santé (vaccins, médecines alternatives, etc), le rejet des faits est encore plus viscéral, car il touche à ce qu’on accepte de faire entrer dans son corps. Admettre la supériorité des vaccins sur l’homéopathie, ce serait accepter de se faire injecter un truc louche qu’on ne comprend pas, donc les études allant contre mon ressenti sur la question sont forcément écrite par des scientifiques corrompus qui cherchent à m’empoisonner. L’argument rationnel n’a plus de prise, ce n’est pas un débat.  
 
Quel rapport avec Charlie Hebdo ? Il se trouve que c’est mon journal préféré depuis les années 90. Je suis très fan du genre d’humour noir qui fait scandale ces derniers jours. Parfois, ces dessins dénoncent une mort absurde qui aurait pu être évitée. D’autres fois, il n’y a rien derrière, juste une fonction cathartique, l’humour comme politesse du désespoir, rire pour ne pas pleurer.  
 
Ce qui a changé depuis mes premières années de Charlie ? A l’époque, ils sortaient déjà ce genre de dinguerie. Les bons clients rigolaient ; les autres passaient leur chemin, et bien souvent ne voyaient jamais les dessins car ils n’ouvraient jamais le journal. Fin de l’histoire. Du moins, quand un imam étranger ne sortait pas une fatwa sur la tête d’un dessinateur, mais quand ça restait national, c’était fin de l’histoire. Il n’y avait pas grand risque qu’une famille de victime soit heurtée par un dessin, car peu de gens lisaient Charlie, et si l’un de vos proches mourait dans un accident médiatisé, en général vous évitiez d’ouvrir ce genre de journal pendant quelque temps.
 
Aujourd’hui, avec l’émergence des réseaux sociaux, et encore plus depuis l’attentat, Charlie est en permanence disséqué par des indignés professionnels (la fameuse « génération offensée », comme l’écrivait une ancienne journaliste de l’hebdo devenue ensuite éditorialiste célèbre). Des légions de gardiens du bon goût tiennent absolument à prendre la parole sur les réseaux sociaux pour faire bien savoir que rire d’un drame est indigne… Tout en relayant le dessin incriminé, contribuant à sa viralité, multipliant ainsi le risque qu’une famille de victime tombe dessus (ce qui n’est pas très malin). Les familles servent de prétexte : leur détresse est instrumentalisée au service de la seule sensibilité de l’indigné. Seul compte le ressenti de l’indigné, et tout ce qui heurte sa sensibilité devient un ennemi à abattre, peu importe les victimes collatérales.  
 
Et là, on en revient aux faits qui s’effacent devant le ressenti de chacun. A l’époque de la crise des migrants syriens, la photo d’un enfant noyé en Méditerranée et échoué sur une plage avait défrayé la chronique (le fameux petit Aylan, qui s’appelait en fait Alan). Riss avait caricaturé cette image pour pointer les aspects choquants de cette mort, et s’était pris une volée de bois vert. Certains avaient vu cette caricature comme une preuve de racisme, une façon de se moquer du gamin. Peu importe que la ligne du journal ait toujours été de défendre les droits et l’accueil des migrants à travers certaines pétitions, que l’un de ses articles dénonçait la fermeture d’un lieu d’accueil en Pays de la Loire, que Charlie défendait le droit de vote des étrangers aux élections locales, etc. Ce dessin avait heurté des sensibilités, il fallait s’indigner, au mépris des faits.  
 
L’embêtant, c’est que cette tyrannie du ressenti est une menace énorme pour le débat public, donc pour la démocratie. Nous avons tous une façon différente de réagir aux drames, certains préfèrent pleurer, d’autres se saouler, d’autres rire pour exorciser, d’autres hurler. Si je considère que seul compte mon ressenti, au point de ne pas supporter que d’autres aient une sensibilité différente, au point de considérer comme un ennemi celui qui réagit aux évènements avec cette autre sensibilité, sur un mode d’expression différent, au point de prendre un dessin pour une menace existentielle, alors nous allons finir nous américaniser, et tomber dans le dialogue de sourd et la guerre civile.


 
Monsieur  :jap:

n°74098556
senide
I am Pierrot. I am every man.
Posté le 15-01-2026 à 20:09:43  profilanswer
 

J’ai aussi tout lu. Mais je trouve que tu vas un peu loin dans ta dernière analyse.  
Apres tout, chacun a le droit d’avoir son propre ressenti. Normalement je sourie aux messages de Charlie Hebdo.
Les brûlés me font pas rire du tout. C’est ma sensibilité, c’est pas pour autant que je vais bannir son dessinateur.
J’attends un dessin de lui qui me réconcilie.
Faut un peu de tolérance…

n°74102182
Kiveu
Carlos Irwin Estevez
Posté le 16-01-2026 à 16:23:46  profilanswer
 

nakata a écrit :

Le scandale des brûlés qui font du ski me rappelle un documentaire extraordinaire que j’ai vu cette semaine : High School Radical. Il est disponible en ligne, je vous le conseille (surtout si vous êtes fan de Tiger King, car son personnage principal y fait une apparition) : https://www.arte.tv/fr/videos/RC-02 [...] l-radical/

 

En 2014, un ado français réalise le rêve de sa vie : passer un an aux Etats-Unis dans une famille d’accueil. Mais alors qu’il s’attendait à New-York ou à autre grande ville, le programme d’échange l’envoie dans un petit bled au fin fond de l’Oklahoma, chez les rednecks conservateurs où la vie locale s’organise autour des églises protestantes, des stades de football américain et des stands de tir. Peu importe, l’insouciance est encore là, et il va passer la meilleure année de sa vie, s’intégrer à une bande de potes, vivre le rêve américain jusqu’au bal de promo, etc. Cette période est parfaitement documentée car il a décidé de tout filmer, et plus tard, il deviendra youtubeur.

 

Dix ans après, il décide de retourner pendant un mois dans ce petit bled pile pendant les dernières semaines de la campagne présidentielle de 2024, pour voir comment ont évolué ses anciens amis et leur famille. Les retrouvailles sont émouvantes, mais peu à peu, il se rend compte que la plupart d’entre eux ont basculé dans un discours ultra-radical, et vont voter Trump. Il se retrouve dans un pays au bord de la guerre civile, où les deux camps ne se parlent plus, où l’adversaire est devenu un ennemi, et où tout le monde s’arme en prévision de ce qui pourrait arriver (surtout les trumpistes évidemment, mais pas seulement). Les armes automatiques pullulent.

 

Ce qui frappe dans le documentaire, c’est que ces gens sont totalement dans le ressenti, la sensibilité, qui détermine entièrement leur identité. Et comme les deux sensibilités sont incompatibles, chacun vit le ressenti de l’autre comme une menace existentielle. Pour le républicain trumpisé, l’Amérique a été fondée sur des valeurs chrétiennes, et donc la tolérance envers les homos, les trans et les immigrés risque de tout foutre par terre, donc il faut abattre le danger, même au prix d’un vote pour un hurluberlu. Je rajouterai dans l’autre camp, même si on ne le voit pas vraiment dans le documentaire (cet Etat étant l’un des plus conservateurs du pays), une certaine gauche woke a tellement une sensibilité à fleur de peau qu’on a l’impression de marcher sur des œufs au moindre débat : si tu dis « elle » alors qu’il fallait dire « iel », tu es transphobe, si tu dis « Amérindien » alors qu’il fallait dire « native », c’est le scandale du siècle, etc.

 

Donc, on est en présence de deux camps aux valeurs diamétralement opposées, qui ne parlent quasiment plus le même langage, si bien que le débat politique n’est même plus possible, surtout qu’à l’ère de la post-vérité, les faits ne comptent même plus, donc rien sur quoi s’accorder, seul compte le ressenti de chacun. Si un fait est incompatible avec mon ressenti, alors que je vis comme une offense.

 

Cette prédominance du ressenti sur les faits est typique du trumpisme, mais plus largement, du complotisme. Comme j’ai une affinité pour la zététique et le fact-checking, je discute beaucoup sur les réseaux sociaux avec des complotistes, et bien souvent, le rejet des faits scientifiques avérés vient de ce que ces faits heurtent leur ressenti, leur sensibilité. Accepter ces faits reviendrait pour eux à remettre en cause un mode de vie constitutif de leur identité. Par exemple, un climato-dénialiste a souvent l’impression qu’accepter la réalité du réchauffement anthropique, ce serait accepter qu’on cherche à l’empêcher d’utiliser sa bagnole bien-aimée. Dans le cas des débats autour de la santé (vaccins, médecines alternatives, etc), le rejet des faits est encore plus viscéral, car il touche à ce qu’on accepte de faire entrer dans son corps. Admettre la supériorité des vaccins sur l’homéopathie, ce serait accepter de se faire injecter un truc louche qu’on ne comprend pas, donc les études allant contre mon ressenti sur la question sont forcément écrite par des scientifiques corrompus qui cherchent à m’empoisonner. L’argument rationnel n’a plus de prise, ce n’est pas un débat.

 

Quel rapport avec Charlie Hebdo ? Il se trouve que c’est mon journal préféré depuis les années 90. Je suis très fan du genre d’humour noir qui fait scandale ces derniers jours. Parfois, ces dessins dénoncent une mort absurde qui aurait pu être évitée. D’autres fois, il n’y a rien derrière, juste une fonction cathartique, l’humour comme politesse du désespoir, rire pour ne pas pleurer.

 

Ce qui a changé depuis mes premières années de Charlie ? A l’époque, ils sortaient déjà ce genre de dinguerie. Les bons clients rigolaient ; les autres passaient leur chemin, et bien souvent ne voyaient jamais les dessins car ils n’ouvraient jamais le journal. Fin de l’histoire. Du moins, quand un imam étranger ne sortait pas une fatwa sur la tête d’un dessinateur, mais quand ça restait national, c’était fin de l’histoire. Il n’y avait pas grand risque qu’une famille de victime soit heurtée par un dessin, car peu de gens lisaient Charlie, et si l’un de vos proches mourait dans un accident médiatisé, en général vous évitiez d’ouvrir ce genre de journal pendant quelque temps.

 

Aujourd’hui, avec l’émergence des réseaux sociaux, et encore plus depuis l’attentat, Charlie est en permanence disséqué par des indignés professionnels (la fameuse « génération offensée », comme l’écrivait une ancienne journaliste de l’hebdo devenue ensuite éditorialiste célèbre). Des légions de gardiens du bon goût tiennent absolument à prendre la parole sur les réseaux sociaux pour faire bien savoir que rire d’un drame est indigne… Tout en relayant le dessin incriminé, contribuant à sa viralité, multipliant ainsi le risque qu’une famille de victime tombe dessus (ce qui n’est pas très malin). Les familles servent de prétexte : leur détresse est instrumentalisée au service de la seule sensibilité de l’indigné. Seul compte le ressenti de l’indigné, et tout ce qui heurte sa sensibilité devient un ennemi à abattre, peu importe les victimes collatérales.

 

Et là, on en revient aux faits qui s’effacent devant le ressenti de chacun. A l’époque de la crise des migrants syriens, la photo d’un enfant noyé en Méditerranée et échoué sur une plage avait défrayé la chronique (le fameux petit Aylan, qui s’appelait en fait Alan). Riss avait caricaturé cette image pour pointer les aspects choquants de cette mort, et s’était pris une volée de bois vert. Certains avaient vu cette caricature comme une preuve de racisme, une façon de se moquer du gamin. Peu importe que la ligne du journal ait toujours été de défendre les droits et l’accueil des migrants à travers certaines pétitions, que l’un de ses articles dénonçait la fermeture d’un lieu d’accueil en Pays de la Loire, que Charlie défendait le droit de vote des étrangers aux élections locales, etc. Ce dessin avait heurté des sensibilités, il fallait s’indigner, au mépris des faits.

 

L’embêtant, c’est que cette tyrannie du ressenti est une menace énorme pour le débat public, donc pour la démocratie. Nous avons tous une façon différente de réagir aux drames, certains préfèrent pleurer, d’autres se saouler, d’autres rire pour exorciser, d’autres hurler. Si je considère que seul compte mon ressenti, au point de ne pas supporter que d’autres aient une sensibilité différente, au point de considérer comme un ennemi celui qui réagit aux évènements avec cette autre sensibilité, sur un mode d’expression différent, au point de prendre un dessin pour une menace existentielle, alors nous allons finir nous américaniser, et tomber dans le dialogue de sourd et la guerre civile.

 


Dans les faits, non. On nous explique en long en large et en travers que ce sont les excès du gauchisme, du wokisme et entre autre de la cancel culture qui l'accompagne, qui ont provoqué un retour de manivelle géant mettant le RN en majorité parlementaire et en présidentiable, et ayant fait élire Trump aux USA. Cette menace énorme sur le débat public que tu décris s'est donc révélée etre bien incapable de juguler le moindre discours de haine sur les réseaux sociaux et d'une façon générale la montée des idéologies extremistes et le renbouveau du fascisme impérialiste qu'on pensait un délire d'un autre siècle.

 

Et jusqu'à preuve du contraire, même si CH fait encore scandale de temps en temps (et on leur souhaite, c'est leur boulot que de gratter là où ça fait mal), ils ont toujours droit de cité, ne sont pas bannis ou interdits d'exercer. Les indignés permanents vont d'une indignation à une autre, oubliant rapidement celle de la semaine dernière pour crier sur celle fraiche du jour. De fait ils n'ont d'impact sur rien. Un Musk avec son free speech absolu et ses algorithmes de merde façonnent bien plus la société et de façon bien plus dommageable et déplorable que le moindre censeur d'ici.

Message cité 1 fois
Message édité par Kiveu le 16-01-2026 à 16:25:43

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“The modern conservative is engaged in one of man’s oldest exercises in moral philosophy; that is, the search for a superior moral justification for selfishness.”
n°74103789
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 16-01-2026 à 22:18:49  profilanswer
 

Kiveu a écrit :

 


Dans les faits, non. On nous explique en long en large et en travers que ce sont les excès du gauchisme, du wokisme et entre autre de la cancel culture qui l'accompagne, qui ont provoqué un retour de manivelle géant mettant le RN en majorité parlementaire et en présidentiable, et ayant fait élire Trump aux USA. Cette menace énorme sur le débat public que tu décris s'est donc révélée etre bien incapable de juguler le moindre discours de haine sur les réseaux sociaux et d'une façon générale la montée des idéologies extremistes et le renbouveau du fascisme impérialiste qu'on pensait un délire d'un autre siècle.

 

Et jusqu'à preuve du contraire, même si CH fait encore scandale de temps en temps (et on leur souhaite, c'est leur boulot que de gratter là où ça fait mal), ils ont toujours droit de cité, ne sont pas bannis ou interdits d'exercer. Les indignés permanents vont d'une indignation à une autre, oubliant rapidement celle de la semaine dernière pour crier sur celle fraiche du jour. De fait ils n'ont d'impact sur rien. Un Musk avec son free speech absolu et ses algorithmes de merde façonnent bien plus la société et de façon bien plus dommageable et déplorable que le moindre censeur d'ici.

 

nakata dit que la tolérance à des trucs qui heurtent notre sensibilité est importante pour être capable de se décentrer et pouvoir discuter de façon apaisé avec des opposants.

 

Tu lui réponds qu'en fait, non, mais l'exemple que tu donnes illustre exactement ce qu'il pointe.

 

[:gratgrat]


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 16-01-2026 à 22:19:13

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°74104314
brown pape​r bag
Concours de pyjama mental
Posté le 17-01-2026 à 04:44:06  profilanswer
 

Seul Lookoom est capable de trancher cette épineuse question :o


---------------
Eponyme
n°74104367
senide
I am Pierrot. I am every man.
Posté le 17-01-2026 à 07:59:53  profilanswer
 

Bah… rien de nouveau sous le soleil. Quel que soit le fait de société, on en revient à une analyse politique. Principalement une voix de gauche pour dire que toute parole penchant à droite a vocation à être classée dans la catégorie " facho ". Puis celle de droite qui qualifie d’extrême gauche tout ce qui ne rentre pas dans son ressenti.
Les "gauchos" contre les "fachos".  
 
 [:so-saugrenu22:9]  
 
 
 

n°74104457
docmaboul
Posté le 17-01-2026 à 09:20:20  profilanswer
 

Les gauchos contre les fachos c'est une illusion. Ce n'est pas une question d'idées politiques mais de nature. En tant qu'individus, nous avons tous une nature profonde, dont dérivent nos valeurs et nos idées. Le conflit ne prend pas son origine dans les idées politiques mais dans la nature des individus, qui sont en contradiction. Les idées politiques ne sont dans le fond que des justifications intellectuelles de ce que nous sommes. Elles viennent a posteriori. A la rigueur on peut considérer que ces idées servent à structurer et amplifier les conflits préexistants.

n°74105664
houckaye
Wouff
Posté le 17-01-2026 à 15:54:33  profilanswer
 

CH a raison de dépasser les bornes de certains
 
L'humour noir, c'est comme une servitude, il faut l'utiliser sinon après x années le droit tombe. Et moins il y a de la transgression et moins on l'acceptera
Et honnêtement quand je vois la discussion avec des collègues, il est vraiment important qu'on puisse pratiquer un humour noir ravageur.  
En effet, la plupart sont contre la peine de mort, mais comprendrait très bien que CH se fasse encore dégommer par des parents choqués.
Donc on en est à ne pas tolérer la peine capitale pour des terroristes avec du sang sur les mains, pour des violeurs récidivistes, pour des assassins récidivistes, ...  
mais alors pour de l'humour, la peine de mort est envisageable/normale.

n°74105752
Rasthor
Posté le 17-01-2026 à 16:30:21  profilanswer
 

houckaye a écrit :

CH a raison de dépasser les bornes de certains
 
L'humour noir, c'est comme une servitude, il faut l'utiliser sinon après x années le droit tombe. Et moins il y a de la transgression et moins on l'acceptera
Et honnêtement quand je vois la discussion avec des collègues, il est vraiment important qu'on puisse pratiquer un humour noir ravageur.  
En effet, la plupart sont contre la peine de mort, mais comprendrait très bien que CH se fasse encore dégommer par des parents choqués.
Donc on en est à ne pas tolérer la peine capitale pour des terroristes avec du sang sur les mains, pour des violeurs récidivistes, pour des assassins récidivistes, ...  
mais alors pour de l'humour, la peine de mort est envisageable/normale.


Ouch.... [:nawker:6]

mood
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