Laska- a écrit :
Si tu penses que la sécurité des vols c'est cher, regarde le cout de l'accident  Quand on gratte trop, on se fait avoir, et ça se ressent sur l'économie avant de se ressentir sur la sécurité des vols d'ailleurs (heureusement). Untel qui tente de partir au mini, subit un changement de piste ou une attente au départ, n'a plus assez de pétrole, doit retourner au parking et patienter une heure pour trouver un emplacement et un camion avitailleur. Tel autre qui tente de partir en réserve de route réduite mais doit se poser à Vienne (au lieu de Paris) car son avion a légèrement surconsommé par rapport au plan de vol "optimisé". Je ne parle même pas de l'impact opérationnel (sur la charge de travail) du roulage monomoteur. Le quatrième exemple c'est le mec qui part sans trop de marge, doit remettre les gaz pour une raison relative à l'aérodrome (météo notamment), a le choix entre abandonner son dégagement pour retenter ou bien dégager, et finit à 250km de son point d'arrivée prévu. Dans tous ces exemples, le fuel supplémentaire consommé va à lui seul bouffer l'économie de fuel de plusieurs dizaines de tentatives réussies. Mais si on tient compte du cout du temps en plus, on monte parfois à plusieurs centaines de tentatives réussies pour compenser une seule erreur de ce style. Donc non, la suroptimisation ça peut backfire, pour le dire en langage de British Airways  Le carburant, c'est une assurance qui te permet de payer un peu plus cher (mais vraiment pas beaucoup sur le moyen courrier en plus) pour éviter un gros cout ponctuel. Je ne sais pas dans quelle proportion des "méthodes d'économie" on est perdant ou gagnant, ça dépend d'ailleurs de la compétence et du bon jugement des pilotes qui décident de ça, mais ce qui est sûr c'est que si ça représente un cout supplémentaire d'emporter une marge, c'est un cout lissé.
|