Bon cela s'annonce mal pour l'iphone en france. Les échos ont apparemment des sources chez Orange, et tous les jours nous avons le droit à des news concernant ce téléphone :
le dernier en date :
"Les négociations entre Apple et France Télécom sont tendues. Orange pointe la difficulté de l'américain à assurer le verrouillage de ses téléphones. Pour Apple, c'est le code français de la consommation qui met à mal son modèle économique.
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Y aura-t-il des iPhone à Noël ? En France, les menaces sur la commercialisation du téléphone à tout faire d'Apple semblent réelles, tant les relations entre la marque à la Pomme et Orange se sont tendues ces derniers jours. Le piratage des iPhone déplaît au français, et l'obligation hexagonale de vendre les téléphones seuls, sans forfait, n'est pas du goût de l'américain. Au cours d'un conseil d'administration la semaine dernière, Didier Lombard, le PDG de France Télécom, a fait le point sur des discussions difficiles. Et, dans la foulée, il a dépêché son numéro deux, Louis-Pierre Wenes, à Cupertino, au siège d'Apple. Sans résultat. Chez Orange, si on insiste sur le fait que le contrat a bel et bien été signé, on envisage maintenant Noël sans l'iPhone, d'autant qu'on n'a jamais fait dans l'Applemania. « Le risque qu'on évalue cette semaine, c'est qu'Apple fasse une croix sur la France, lâche une source chez Orange. Nous avons un plan B. Il y a encore une chance que nous ayons l'iPhone, mais nous sommes très près de la limite où l'entreprise se met en danger. »
Bref, la ligne n'est pas loin d'être coupée entre Paris et Cupertino. D'abord parce que l'annonce à la va-vite de la signature du contrat de distribution exclusive par Didier Lombard, au cours d'une conférence de presse au Vietnam, aurait passablement irrité Steve Jobs, vexé qu'on lui grille la politesse. Ensuite, et surtout, ce n'est qu'au milieu de l'été que les dirigeants américains se seraient rendus compte d'une spécificité française. Le code de la consommation interdit en effet en France la vente liée d'un produit et d'un service. En clair, Orange va devoir vendre l'iPhone avec et sans abonnement. Un casse-tête pour définir le prix de vente, puisqu'Apple interdit aux opérateurs de subventionner le téléphone. Et un sacré problème pour le californien, qui entend tirer une partie de ses revenus en prélevant un pourcentage sur la facture des communications, en accord avec l'opérateur choisi pour vendre l'iPhone. La firme à la Pomme demanderait jusqu'à 30 % de la facture. Or, ce beau modèle économique s'écroule si l'iPhone peut être utilisé par n'importe quel client de n'importe quel opérateur. Impossible, dès lors, d'exiger un pourcentage sur la facture.. D'où la demande d'Apple d'augmenter encore sa part pour pallier le manque à gagner, condition difficilement acceptable côté français.
Un problème technologique
« La France pourrait devenir une fenêtre ouverte sur le monde pour s'approvisionner en iPhone déverrouillés », explique un consultant. Alors que dans tous les autres pays l'iPhone sera verrouillé, un marché parallèle pourrait voir le jour en France. Toutes ces craintes pousseraient même certains dirigeants d'Apple à refuser purement et simplement de vendre l'iPhone en France.
Mais pour Orange, la raison du revirement américain est technologique. « Aujourd'hui, Apple a un problème de sécurité avec l'iPhone. Il ne sait pas garantir l'exclusivité de ce téléphone à un opérateur », indique un cadre du groupe français qui estime à « plusieurs milliers en Europe » le nombre d'iPhone déverrouillés par des pirates. La dernière mise à jour à distance des logiciels de sécurité d'Apple se serait plutôt mal passée. Des iPhone piratés ont été rendus inutilisables, alors que leurs propriétaires ont tout de même dépensé 399 dollars. Et des iPhone non piratés auraient aussi été endommagés...
Reste à évaluer le risque que prend chacune des parties à dire non. Côté français, sans l'iPhone, les fêtes de fin d'année risquent d'être moins joyeuses : ce produit a créé une attente quasi inégalée. C'était l'occasion pour Orange de prendre des clients, parmi les plus gros consommateurs, à SFR et à Bouygues Telecom. Côté américain, sans la France, Apple vendra moins d'iPhone, probablement 100.000 de moins d'ici à la fin de l'année. Ce qui ne paraît pas dramatique pour un groupe qui capitalise 140 milliards de dollars sur le Nasdaq. Sauf si l'échec des négociations marque aussi celui du modèle totalement fermé de l'iPhone."