Comparaison Nad 320 BEE nad 372 sur les comètes ES
Je sors d'une écoute incroyable.
Je me suis -enfin- offert l'intégrale Mahler par Inbal, orchestre de la radio de Frankfurt.
Le son
Je connaissais bien certaines symphonies de cette intégrale pour les avoir déjà en séparé dans ma discothèque.
Le point fort de cette version est la prise de son légendaire. La première version CD de l'histoire du disque, enregistrée en moins de 10 ans et achevée en 1992, il me semble.
La particularité de la prise de son est le naturel à couper le souffle. Certaines symphonies ont été enregistrées uniquement par un couple de micros, "à l'ancienne" et le résultat est tout simplement miraculeux.
Je dois vous avertir cependant que le niveau global est relativement bas. Le choix des metteurs en onde est de toucher le moins possible au gain tout au long des symphonies et d'établir toute la balance avec une unique référence maximale (disons 0bd, mais vraisemblablement -3) au point le plus puissant de l'oeuvre. On a ainsi une dynamique particulièrement large et de longues pages musicales très faibles. Cela peut décontenancer l'auditeur habitué à une explosion de puissance orchestrale lorsque des micros d'appoint sont disséminés aux 4 coins de l'orchestre, mais ce choix est particulièrement judicieux dans le cadre de la musique de Mahler : les climax ne manquent pas de faire parler la poudre mais se font désirer.
C'est une écoute réaliste, s'approchant des conditions de concert, où rien n'est égalisé, où le piano sonne piano.
J'ajoute pour terminer ce petit préambule que le choix des microphones et la balance me semblent absolument judicieux -géniaux- pour cette intégrale.
En outre, musicalement, ça se tient, sans être aussi enthousiasmant que Berstein, mais bien meilleur que Boulez...
L'écoute commence
Je décide donc de replacer les comètes dans ma pièce à musique et de les rebrancher sur le nad 320 BEE et le CD 5001 marantz.
Les seuls changements à mon install consistent en l'utilisation (en attendant la vente hypothétique) de mes câbles ecosse et du Qnex Qnex 3 en modulation. J'ai branché les Ecosse en biwire au bornier de l'enceinte et en simple via une banane réunissant les brins au bornier du nad.
Je ferme les rideaux et lance la 8ème (symphonie des 1000, sans doute la pièce la plus volumineuse de l'histoire de la musique).
Elle est en 2 mouvements.
La première moitié, très claironnante sonne bien. Un peu sec, beau, mais un rien éteint.
à mi chemin de mon écoute, mon regard se pose sur les silver spiral de wencess qui gisent là. Je n'étais pas parti pour un test, mais je ne résiste pas à l'envie d'essayer. Pause. J'ôte les Qnex3 et les remplace par les silver... Et là, plus rien à voir !
Nets progrès
Le son est devenu beaucoup moins agressif, plus large et plus ouvert, les puissants fortes sont décrispés et les voix se dé métallisent pour gagner en rondeur !
C'est un choc !
L'autre choc, c'est de voir à quel point l'écoute à évoluée au cours des minutes sur le 320 démarré à froid. Je pense qu'il a atteint sa plénitude alors que j'étais encore sur les Q3 et le changement pour les silver a été d'autant plus remarquable. Je n'avais jusqu'ici pas remarqué à quel point les différences entre ces deux câbles étaient importantes, mais mes tests s'étaient alors effectués sur des amplis incorrectement chauffés, car les nads sont très longs, et ne chauffent très bien qu'en travaillant pour de bon ! C'est en tout cas le ressenti de nombreuses expériences.
Donc pour revenir aux capacités du 320 chaud et bien secondé par les silver, je suis resté bouche bée dans les montées en puissance. Sa propension à ouvrir un rien le bas médium n'est pas pour me déplaire sur les comètes qui sont excessivement claires par moments. Le 320 va aussi chercher les graves avec poigne, et le silver l'aide à ne pas trop durcir les aigus.
Je suis donc au pied du mur. Je crois que les jours qui suivront le retour de mon HP grave sur les lyrrs seront déterminants dans mon choix : rester en double mono ? Revendre un 372 quasi neud et y perdre des plumes ? Revendre le 320 BEE tout beau tout neuf pour une bouchée de pain ?
En tout cas, quelle écoute ! Ca n'est pas ma symphonie de Mahler préférée, mais Le final est fulgurant ! De plus, le couple Comètes ES / nad 320 est capable de tenir la route sans faiblir sur une oeuvre dense et dynamique. A noter que les comètes sont plus à l'aise dans un pièce de dimension plus faible...
Et je viens de comparer le 320 au 372 sur une écoute tout aussi prolongée et passionnante.
Je serai bref.
Même phénomène très surprenant de chauffe de l'ampli.
J'ai commencé l'écoute de la 9 ème symphonie sur le 320 parfaitement chaud. Magnifique.
J'ai remplacé par le 372 (que j'avais simplement allumé 15 mn). Il semble d'amblée moins dur, plus souple, moins agressif dans les dynamiques. A tel point qu'on est tenté d'augmenter le volume pour se raviser car il est déjà très conséquent, mais sans dureté.
Donc, je laisse filer la musique, décidé à laisser passer d'agréables minutes sans plus penser à l'électronique.
Et subitement, le 372 se réveille. Il devient identique mais en superlatif !!! Ca arrive d'un coup, sans trop prévenir !
J'avais déjà constaté cette sensation il y a quelques temps, chaque fois au cours d'une écoute prolongée.
C'est comme si la scène sonore s'était rapprochée et qu'on se trouvait immergé dans un bain de son.
Je ne crois pas avoir entendu ce phénomène d'ouverture sur les lyrrs en mono bridgé. Le temps de chauffe est beaucoup plus long et je passe peut-être à côté de quelque chose !
Donc, pour conclure avec enthousiasme, pour juger un nad, et en particulier un 372, il faut prendre le temps. Ces amplis ont besoin de prendre leurs marques pour donner le meilleur, et ça fait un carton !
LE HMS (je n'y résiste pas, tant pis pour moi, je risque d'énerver)
Me voilà -presque- devant la chaîne hifi de mes rêves.
J'ai eu la possibilité de récupérer le boomer neuf chez cobra, en remplacement de mon ancien ayant subi un dé-centrage.
L'autre bonne surprise du jour, après une absence prolongée, à été de trouver un colissimo contenant mes HMS Al cinéma et les straps dédiés.
J'ai donc commencé par remonter mon nouveau boomer sur ma lyrr gauche, opération très rapide et facile. Puis, j'ai ouvert doucement le robinet à musique et laissé tourner tel quel, écoutant attentivement mes enceintes, câblées en Oelbcach basique 4mm.
Une heure ainsi, attendant que l'installation prenne ses marques et que les électroniques montent en température.
J'ai ensuite, fiévreusement, installé les câbles HP de chez HMS.
Tout d'abord, deux mots de l'ergonomie : quel confort, venant d'un ecosse ultra rigide, ressemblant à un tuyaux de gaz ! Les HMS sont souples, fins et dans cette version montée en banane, je dois dire que le branchement est parfait. Les fiches s'insèrent fermement et le contact est parfait.
L'écoute a immédiatement été fabuleuse, bien au delà de mes espérances. Je n'attendais pas, à vrai dire, à une telle qualité sonore.
Les graves :
J'ai tellement cherché sur les lyrrs à ce que les graves trouvent leurs places et s'expriment que je suis passé par des solutions extrêmes. Le double mono bridgé de deux 372, pour un résultat souvent époustouflant !
Ici, stupeur ! Pas besoin d'une débauche de puissance. Un seul 372 suffit amplement à faire chanter le bas du spectre, tout le bas. Et le raccordement au bas medium est bien plus fondu et naturel qu'en double mono.
Le médium :
Très ouvert, très plein sur les voix. Bien plus défini, riche, mais pas agressif. Simplement magnifique.
L'aigu :
Alors là, je mange mon chapeau. Rien à reprocher. Ca monte très haut sans métalliser. Riche en détails, rien n'est simplifié. Formidable également...
Image stéréo :
J'ignore quelle est la part due aux HMS et celle due au simple 372, mais la localisation spatiale n'a jamais été aussi précise. Il se pourrait bien que le retour au simple 372 élimine une majeure partie de la diaphonie qui me rendait perplexe. Cette dé-pollution du signal est en tout point bénéfique à l'image stéréo, qui se spatialise comme jamais, avec en plus d'un hémicycle très visible, une 3ème dimension en profondeur étonnante, permettant un bel étagement des plans sonores dans la musique symphonique.
Couleur, dynamique, matière :
Les lyrrs, dans mes précédentes configurations, me sont apparues tour à tour cuivrées, argentées, ternes, ou trop aveuglante. Là, elles sont apaisées et il me semble que tout en gardant cette coloration que je reconnais entre toutes, elles sont d'avantage au service de la musique. J'en oubliais leurs présences, au point d'imaginer l'orchestre de la 8ème de Mahler au delà de ces deux pôles magiques, s'étageant et remplissant une extension imaginaire de mon salon. Le mur du fond était abattu et laissait la place à un magnifique auditorium.
De plus, et là, je suis dans l'aspect très mécanique, la dynamique a fait un bond en avant : l'enregistrement sur lequel je me suis penché attentivement est donc la version Mahler 8ème par Inbal. J'ai déjà signalé par ailleurs que cette version est enregistrée très bas et nécessitait de pousser un peu le potentiomètre (disons à plus d1/3 sur nad). Cet après-midi, à ma grande surprise, la plénitude sonore était telle que j'étais un petit degré au dessus du 1/4, ce qui représente une différence considérable. Je ne pense pas que la puissance émise soit supérieure à celle que permettait mon précédent câblage, par contre, une telle différence de restitution des harmoniques et de l'ambiance de l'enregistrement se fait jour grâce aux HMS que l'ouverture est totale et les oreilles sont abreuvées d'une euphonie que je n'ai jamais entendue.
Les matières sont tout simplement bluffantes. Il y a une densité de timbres que je n'avais jamais entendu jusqu'ici.
Je précise que j'ai délaissé les Qnex 3 qui jusque là semblait de bons compromis, au profit des silver spiral, qui vont plus loin en tout points.
J'envisage de me doter de câbles de modul HMS d'ici juin pour tester une installe plus homogène encore, mais le résultat actuel est un très grand étonnement.
Songez que je niais l'influence des câbles il y a seulement 6 mois !
J'ai eu le plaisir de faire mon tourisme audiophile lors de mon séjour à Toulouse, et l'occasion d'écouter de magnifiques installations (dont hier des BW 801 D et un lecteur CD à 34000 ).
Dire que mes lyrrs sont plus belles serait certainement présomptueux et un peu niais de ma part... Mais euh... J'ai été plus ému par mon écoute cet après-midi que sur ces installations de rêve. Et j'ai été plus surpris de cette écoute que jamais auparavant chez moi sur mes lyrrs, dans toutes les configurations que j'ai peu tester...
Marantz SACD 7001 ki / nad 542 / et diverses choses sur les câbleries
CR 1
Tout petit CR tardif et vite fait sur le gaz :
La révélation du SACD stéréo
Mon frère m'a prété sa platine marantz 7001 ki pour la soirée et je viens de passer quelques heures à la tester.
Belle finition noire alu brossé. Haute de deux fois la nad 542 et très chic, comme tout les produits Marantz actuels.
A l'écoute, sur de simples CD, l'esthétique sonore entre ces deux modèles diffère sensiblement : marantz est plus ouverte et détaillée. Le medium est surtout plus riche. Nad joue plus dans la douceur mais je trouve la 542 un poil plus brouillonne (j'avais déjà eu cette impression en comparant la 542 et la M5 de Misty). Attention, il ne s'agit pas de dire que la 542 est mauvaise, loin de là, mais j'admets qu'elle s'incline devant sa concurrente, d'une courte tête musicale.
Mais là où l'écart se creuse, c'est en lecture des SACD. La marantz est une bombe. Je n'ai jamais entendu une telle qualité sonore !
Les disques hybrides lus en sacd stéréo sont tout simplement hallucinants de vérité, de matière, d'ouverture, de rondeur.
Ca monte plus haut, ça descend plus bas, et surtout, c'est plus délié, plus plein, plus dense. La matière sonore est plus concrete.
Lorsqu'on joue la même piste en CD, la comparaison est très probante : rétrécissement, tassement du spectre.
A l'écoute de telles prouesses sonores, je me dis qu'on serait bien bête de laisser mourir ce format qui sert au plus près la musique dans toutes ses nuances et sa polychromie. On sent en switchant de la couche SACD au CD que le format 44.1/16, bien que déjà très acceptable, est une réduction et une simplification du message. Je crois qu'avec le SACD (stéréo) s'ouvre tout le potentiel de nos installations !
La balle est dans le camps des éditeurs... Et des consommateurs...
CR 2
Et voilà, je réutilise ce petit post qui va finir par rassembler mes états d'âmes pour poster un extrait d'un tout petit CR de tests réalistés avec mon frère, Testore (violoncelliste professionnel) lors de sa visite ce soir.
Nous avons testé 2 platines CD (la marantz 7001 ki et la 542 nad) et comparé 3 jeux de câbles de modulation (monster, qnex3 et silver). Etonnant. Mon frère qui était très peu enclin à se pencher sur la question des câbles a été très surpris.
Les straps jouent, c'est certain. Il faut les soigner au max pour éviter la discontinuité. Mais HMS al ciné plus straps HMS, ça change mes lyrrs. Elles sont devenues transparentes, plus que jamais, ont perdu ces colorations si particulières sans doute induites par des câbles peu cohérents et du coup laissent parfaitement entendre la différence entre les câbles de modulation.
L'expérience a été la suivante :
Nous étions partis pour comparer les qualités des lecteurs CD et pour éviter des manip complexes, j'avais branché son 7001 ki sur des monster 300MK2 (qu'on trouve à 45 environ). Le nad 542 était relié quand à lui par le Qnex silver spiral.
Après un essai pour le plaisir de la couche SACD d'un disque de piano (nelson Freire, chopin), nous avons opté pour le mouvement lent du quintette à 2 violoncelles de Schubert (A pleurer) en version pure CD...
Le marantz était bon, mais le nad développait beaucoup plus d'harmoniques et permettait d'entendre le léger chuintement des archets sur les cordes, comme un halo nimbant les sons ultra filés. Après plusieurs va et viens entre les deux lecteurs, le verdict est sans appel ; nad va plus loin.
Mais quelque chose me chiffonne : j'ai comparé marantz hier soir sur le même câble que nad (le silver) sur une pièce de piano seul et marantz me semblait alors plus ouvert en particulier dans le medium.
Nous décidons de brancher le 7001 ki sur le silver à la place du nad pour en avoir le coeur net, et là, surprise, le spectre s'ouvre et laisse enfin passer le petit frôlement mécanique des instruments. Le 7001ki est donc, de ce point de vue, du niveau du nad, par contre, l'échange nous montre aussi que les deux appareils m'exprimaient pas leurs musicalité de la même façon : une certaine détente dans le haut du spectre pour le nad, laissant filer le violon, et un grave tout aussi calme et apaisé, mais avantage au marantz pour le medium plus lisible et détaillé. Deux lecteurs d'exception en tout cas, difficiles à départager tant leurs qualités respectives sont hautement musicales, bien que jouant sur quelque svariantes intéressantes...
L'image suivante s'est imposée à nous :
les câbles jouent comme des diaphragmes plus ou moins ouverts. Dès lors qu'un des câbles (ici le HMS al ciné) possède un fort potentiel d'ouverture, le résultat sera directement lié à la qualité du câble de modulation qui laissera ou non passer les informations.
Je suis persuadé que les straps participent à cet équilibre.
Ah oui, dernier point, mon frère qui possède des Lunas, n'avait jusqu'à ce soir jamais été réellement convaincu par les lyrrs qu'il trouvait un peu fermées, par rapport à ses enceintes.
Désolé pour ce long monologue mais il me semblait que ça valait la peine d'expliquer ces phénomènes particulièrement intéressants.
Je me fixe le mois de juin pour essayer le HMS Duetto en modul. Cela me permet de bien m'imprégner, en attendant du son actuel et de saisir l'apport (ou non) du duetto.
Je proposerai à mon frère de passer découvrir le Duetto pour avoir son sentiment (il se trouve que nous entendons les choses de façon étonnement voisine, au point d'avoir les mêmes images en tête et de les exprimer quasi au même moment. Il y a une part de génétique là dedans, mais aussi de déformation professionnelle)...