CR Mass Effect, La trilogie.
Mass Effect
Je ne vais pas le reposter. Pour le lire, c'est pas ici :
http://forum.hardware.fr/hfr/JeuxV [...] #t10594120
Mass Effect 2
Le voilà, il est là, le fameux CR sur Mass Effect 2. Il en aura fait couler de l’encre, lors des vendredis enflammés. Mais il est là. Et je vais tenter de rester le plus objectif possible lors de mon compte rendu.
Un début sur les chapeaux de roue
L’action se situe peu après la fin du premier épisode. Shepard et son équipe sont tranquilous dans leur Normandy lorsqu’ils essuient des tirs nourris. La confusion est totale, l’équipage hurle, tente de survivre au milieu des explosions, du feu et de la fumée. En bon capitaine, Shepard intime à son équipage de rejoindre les modules de sauvetage et fait de son mieux pour sauver au maximum de vies. Il est comme ça le bougre. Et il y arrive. Dans un effort inconsidéré, il parvient à sauver Joker, le pilote, et s’apprête à évacuer quand une ultime explosion l’emporte. Le Normandy n’est plus, Shepard est mort, l’histoire commence bien.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, l’intro déboite sévèrement et s’avère une des meilleures intro de jeu que j’ai pu faire. De ce côté-là, je pense qu’il n’y aura pas énormément de débat.
Non, ce qui fera débat, c’est ce qui se passe ensuite.
Deux ans après l’incident, Shepard se réveille. Très vite il apprend qu’il a été ressuscité par Cerberus, une organisation terroriste pro humaine, sorte de front national avec crânes rasés en bombers et toute la panoplie du parfait petit extrémiste. Inutile de dire que j’ai été un peu dégouté. Et ce n’est que le début, car on se rend vite compte qu’on n’aura aucun droit à la parole. Peu importe ce que vous direz, vous serez obligés de jouer dans le camp des méchants, que ça vous plaise ou non, l’homme trouble s’avérant encore plus autiste que Dustin Hoffman dans Rain Man.
Tant pis, je ronge mon frein, et continue, de mauvaise surprise en mauvaise surprise. En effet, la mort est taquine, et même si le clonage vous a redonné vos souvenirs et votre charisme, il a visiblement gardé toute votre expérience. Vous êtes bon pour recréer entièrement un perso, depuis le level 1. Vous avez pris la peine de maxer votre perso dans l’épisode précédent ? Tant pis pour vous, vous n’aurez AUCUN bonus ni rien. De zéro. Pour ma part, ça m’a perturbé, mais Shepard, lui, rien du tout. Il en a rien à branler. Cerberus ? Rien à foutre. Résurrection ? Aucune réaction. Le mec n’a aucun état d’âme, ne se pose aucune question. Tout ce qui l’intéresse, c’est sa nouvelle mission.
Car oui, cerberus a une mission pour vous. Figurez-vous que les moissonneurs sont de retours. Les moissonneurs, pour ceux qui ne savent pas, c’est une race d’extraterrestres, pas gentils, qui reviennent régulièrement pour exterminer toute forme de vie dans la galaxie. Comme ça, pour le plaisir. J’ai rarement vu une justification aussi conne. Les développeurs n’ont même pas tenté de créer un motif du genre “on n’a plus d’eau sur notre planète”. Non. Les moissonneurs veulent juste éradiquer des formes de vie. Voila pour les présentations.
Plus con que con.
La suite ? L’homme trouble, tête pensante de cerberus, vous donne une liste de gens à recruter pour exterminer les moissonneurs, ainsi qu’une réplique exacte du Normandy.
Et c’est à peu près tout. Voilà ce que vous allez faire dans Mass Effect 2 : recruter une équipe. Ne cherchez pas, il n’y aura pas plus. Vous crevez, vous recruter, et vous allez péter la gueule aux moissonneurs. Le scénario de la quête principale ne va pas plus loin, l’intérêt du jeu étant dans les quêtes secondaires. Je m’explique :
Chaque recrutement sera l’objet d’une quête scénarisée. Il ne suffit pas de juste aller voir le type en question. Chaque personnage aura sa motivation et sa raison de rejoindre le groupe. Une fois recruté, on peut aller parler à chacun des personnages afin d’en savoir un peu plus sur lui et de débloquer une quête spéciale permettant de gagner sa loyauté. Cette quête spéciale sera aussi scénarisée avec un soin particulier.
Cela suffit-il à susciter de l’intérêt au jeu ? En ce qui me concerne, la réponse est non. En réalité, cela dépendra du degré d’affinité que vous aurez avec les différents personnages. Pour ma part, j’ai trouvé que la moitié n’avait aucun intérêt (Jack, Jacob, Mordin ou Grunt par exemple ne sont pas exceptionnellement intéressants). Il en va de même pour les quêtes de Loyauté. J’ai trouvé les motifs redondants (l’un va demander qu’on retrouve sa soeur, un autre va demander qu’on retrouve son père, pour le tuer, un autre qu’on retrouve sa fille, pour la tuer, un autre qu’on retrouve son fils, pour le tuer, etc), et la mise en scène pas spécialement spectaculaire. On nous vend du grand spectacle, et l’action peine à trouver de l’ampleur après l’intro flamboyante (ils nous font par exemple plusieurs fois le coup de nous enfermer dans une arène et de nous balancer plein d’ennemis). Dommage.
Autre problème, du fait de la structure même du jeu, tout est trop mécanique. On recrute un membre, on va lui parler, on l’écoute, on va faire ce qu’il demande. En boucle. C’est systématique, et peu intéressant car les dialogues n’ont que peu de profondeur et la psychologie des personnages pas franchement intéressante. Seuls une poignée d’entre eux est réellement digne d’intérêt.
Un autre reproche que j’aurais à formuler, ce serait la pauvreté des thématiques explorées. L’univers est passionnant, les races cohabitent tant bien que mal tandis que les tensions sous-jacentes se font ressentir. Malheureusement, pour Shepard, ses missions seront beaucoup plus bas du front, et il devra se contenter d’aller buter des gens sans trop réfléchir. De temps en temps, on aura affaire à une mission touchant à des problématiques plus intéressantes (le génophage), mais globalement, ça ne vole pas bien haut.
Mais le pire, je pense, c’est la linéarité des niveaux. Aucune embranchement possible, les villes sont minuscules, impossible de se perdre ni de visiter. Parfois, on arrive, un personnage vient vous parler pour vous donner une quête, on avance de trois mètres, on trouve l’objet recherché, on avance encore, et on trouve la personne à qui il faut le donner sans aucune possibilité de se tromper.
Ok le scénario est débile, mais… et le gameplay alors ?
Coté gameplay, c’est la catastrophe. Le premier essayait d’avoir l’air d’un RPG. Le deuxième ne fait même plus cet effort. Plus d’inventaire, plus de caractéristiques sur les armes, plus d’arbres de talents (on met des points dans les compétences et c’est tout). C’est le néant. Le jeu est devenu un bête tps. Et même sur cet aspect là, il se chie : les armes sont imprécises, Shepard n’est pas très dégourdi, le système de cover est mal foutu (Shepard se lève souvent sans raison), la moitié des armes sont injouables (les fusils à pompe ne touchent rien au-delà de deux mètres, les mitraillettes tirent dans tous les sens ), la liste de pouvoirs a été sévèrement réduite, le personnage ne peut pas courir et tourner en même temps. C’est un enfer à chaque instant.
Ajoutons à cela un cooldown global pour les sorts, et on atteint le sommet.
Les phases action m’ont profondément fait chier.
Y’a du bon quand même ?
Heureusement, tout n’est pas à jeter dans le jeu. Graphiquement par exemple, le jeu est plutôt bien foutu et a relativement bien vieillit. L’ambiance globale du titre est excellente, et certains niveaux, bien que petits, dépaysent bien comme il faut.
Et la musique… Cette musique ! Une ost de qualité, assurément, qui renforce d’autant plus l’ambiance globale du titre.
Dans les bons côtés, je rajouterais tout de même quelques scènes d’anthologie (intro, niveau final, et deux ou trois scènes épiques lors du déroulement) qui sortent le joueur de sa torpeur globale.
Et puis tout de même, il faut rendre justice aux développeurs, on sent qu’il y a eu énormément de travail sur le titre, c’est pas un jeu au rabais fait à la va vite dans une cave, ça reste une super production avec tout ce que ça comporte : des tonnes de cinématiques, des dialogues dans tous les sens, etc etc.
25H, douche comprise
Alors là, ça va être selon la façon dont vous jouer. Voilà comment ça se présente :
une intro d’une bonne heure
une scène finale de deux bonnes heures
8 personnages à recruter à travers une mission d’une heure chacun sans trop rusher
chaque personnage a une quête de loyauté qui représente une heure supplémentaire par personnage
beaucoup de dialogues, je dirais qu’en prennant soin d’écouter les personnages, il doit bien y en avoir pour 5-6H
Je pense qu’un run correct, en faisant les plus grosses quêtes sans trop rusher, représente 25H de jeu. Si le blabla de vous intéresse pas, vous pouvez zapper totalement les quêtes de loyauté, et faire baisser la durée de vie à une dizaine d’heures. Autant le dire de suite, ce serait se priver de ce qui fait l’intérêt du jeu.
Liens avec le premier
Un aspect assez important, mis en avant par bioware, est la possibilité de récupérer la sauvegarde du premier épisode. J’ai trouvé cet aspect assez anecdotique. Premièrement, on perd toute son expérience et tout ce qu’on possède dès le début du jeu. Ensuite, au niveau scénario, les ramifications avec le premier ne se limitent qu’à quelques scènes de ci de là. Même si c’est sympa, ça ne change pas fondamentalement le jeu.
Conclusion
Vous l’aurez compris, Mass Effect 2 est pour moi un échec. J’ai trouvé le jeu moyen, voir mauvais pas moment. Je reproche principalement au titre d’avoir trop sabré son aspect rpg, pour s’orienter vers un parti pris action qu’il ne maitrise pas suffisamment. Je lui reproche aussi son scénario principal trop léger, son survol des thématiques intéressantes de l’univers, et ses personnages babillards. Reste quelques moments vraiment efficaces, trop peu nombreux à mon goût.
+ Ambiance
+ Musiques
- Gameplay mauvais
- Aspect RPG complètement absent
- Histoire stupide
- Quêtes secondaires en dent de scie










Mass Effect 3
Comme je l'ai expliqué, Mass Effect 2 a été pour moi une terrible déception. Mais comme j'avais bien apprécié le premier et que je trouvais dommage de ne pas finir la saga, j'ai décidé de donner une chance au troisième épisode.
Une intro encore meilleure
Mass Effect 3 commence donc sur Terre, quelques temps après les événements du 2. Shepard a été emprisonné pour ses actions dans l'épisode précédent (merci d'avoir sauvé la galaxie connard) et mène une vie paisible à l'académie, entre repas et introspection. Mais le repos est de courte durée. Comme annoncé, les moissonneurs reviennent et ne sont pas contents. Les voici par conséquent, attaquant la Terre, avec une violence inouïe. Le genou au sol, l'humanité réhabilite Shepard, lui redonne le Normandy, et l'implore de sauver la galaxie. Et comme Shepard est un bon gars au fond, et qu'il aime bien crapahuter à travers les étoiles, il accepte.
S'en suit une introduction de folie, superbement mise en scène, avec des explosions dans tous les sens.
D'entrée de jeu, j'ai été surpris par le panel d'actions largement amélioré par rapport au 2. Shepard roule, saute, se cache, peut passer d’un abri à l’autre sans avoir à se lever. Il est beaucoup plus agile qu’avant, et ce n’était pas trop tôt. Mais la bonne surprise ne s’arrête pas là : un petit tour dans les options, et que vois-je ? Les caractéristiques des armes et des armures sont de retour, de même que la personnalisation des armes et les arbres de compétence (super light, mais ça ira). Je commence même directement au niveau 20. Je suis content, ils ont l’air d’avoir réparé les principaux points noirs du 2. Et sans biactole. Pourvu que ça dure.
Table rase
Le coeur plein d’espoir, je continue ma mission. Au bout de trois heures, mon objectif est clair: je vais devoir rallier les différentes races pour combattre les moissonneurs, tâche d’autant plus ardue quand on a suivi un minimum le background des deux précédents épisodes: certaines races se détestent, d’autres ont fait des crasses pas possible, d’autres encore sont pointés du doigt et laissés dans leur merde. Shepard va devoir réaliser l’impossible.
Autant le dire de suite, j’ai adoré cet aspect. Le scénario est excellent : il faut sans cesse jouer des coudes, enchainer les manœuvres politiques, appuyer sur les cordes sensibles pour obtenir ce que l’on veut. De nombreux choix moraux s’offrent à vous, et il n’est pas forcément aisé de contenter tout le monde. Et c’est là qu’entre en jeu un autre aspect particulièrement réussi : le lien avec les précédents épisodes.
Comme je l’ai déjà dit, j’ai trouvé ce point particulièrement anecdotique dans le 2. Des dialogues par ci, des cinématiques par-là, mais sans plus. Dans le 3, ils ont été beaucoup plus loin, et des alliances passées peuvent à tout moment servir ou desservir Shepard dans le présent. je n’irai pas par quatre chemins, ce serait une grosse erreur de faire le trois sans faire les deux précédents tellement les possibilités ont l’air énormes. Après avoir fini le 3, j’ai eu l’impression que le 1 et le 2 n’étaient que de piètres introduction au trois, comme si tout ce qui se passait jusqu’à présent n’était qu’un simple prérequis nécessaire pour rassembler les forces disponibles dans la galaxie.
Mieux que mieux
A côté de ça, la tension est palpable à chaque instant, des traits tirés de Shepard, aux réflexions de l’équipage quand on se balade dans le normandy. Les dialogues aussi sont beaucoup mieux travaillés et traduisent l’urgence de la situation. La fin du monde est proche, la peur est palpable à chaque instant, et reste présente pendant toute la partie sans jamais réellement faiblir. D’ailleurs, le rythme est haletant des mission accentue grandement ce sentiment d’urgence. Si j’ai reproché au deux d’être trop timide dans ses scènes d’action, on peut dire que j’ai été entendu par les équipes de Bioware car de l’épique vous allez en bouffer. Je ne compte plus les scènes d’une démesure grandiose, où, tendu comme un slip je suis parvenu à sauver la situation in extremis. Et plus fort encore, non content d’envoyer du lourd, le jeu se permet aussi le luxe d’arriver à émouvoir lors de certaines scènes. J’ai parfois eu le cœur noué par les événements, alors que jusqu’à présent, j’avançais sans réellement éprouver d’empathie pour les protagonistes. Bioware a fait un énorme travail à ce niveau-là, et je leur baisse mon chapeau.
Quand on veut, on peut.
Niveau scénario, il est à noter aussi que les développeurs se sont beaucoup plus focalisés sur la quête principale, lui donnant plus d’épaisseur. Même si le but est de rassembler autour de soi les races de la galaxie (là où il fallait rassembler une équipe dans le 2), les missions sont clairement mieux foutues. Le cheminement est logique, on ne ressent plus le coté mécanique, tout se fait naturellement. A noter qu’il reste aussi des missions secondaires, qui permettent de prendre des nouvelles des anciens membres de sa team. Plus courtes, elles sont agréables à réaliser, et ne font pas trainer en longueur l’histoire. C’est que du bénef.
Un autre monde
Graphiquement, les artistes se sont surpassés. Même si techniquement, on commence à sentir les limites du moteur, artistiquement, ils ont fait un boulot énorme pour donner une impression de grandeur à des maps pourtant ridiculement petites. La citadelle n’a jamais été aussi petite, et pourtant, je n’ai jamais ressenti à ce point son immensité. Les fenêtres sont en permanences ouvertes sur les vaisseaux qui transitent, il y a aussi plus de monde (toujours aussi statique cela dit), cette version de la citadelle est sans conteste la plus vivante. De même, pendant les missions, les développeurs n’ont pas hésité à choisir des décors en plein air, avec de vastes paysages qui en mettent plein la vue là où dans le 2, on évoluait très souvent dans des usines désaffectées. Le dépaysement est total, au point qu’on en oublie la linéarité des niveaux, problème récurrent de la série. J’ai eu enfin l’impression d’évoluer dans un monde.
25H sans la douche
Concernant la durée de vie, j’ai fini le jeu en 25H, soit le même temps que les deux précédents, à la différence que cette fois, je n’ai pas eu une impression de remplissage : le scénario plus consistant fait passer le temps beaucoup plus vite, et les missions ne laissent aucun répit. Je pense que j’aurais pu doubler sans problème la durée de vie en réalisant toutes les petites missions secondaires, mais j’ai trouvé que c’était plutôt facultatif, donc je suis passé outre. 25H, c’est pas si mal.
Conclusion
Plus dense, plus haletant, plus intéressant à suivre et à jouer, j’ai trouvé que Bioware avait gommé tout ce que j’ai pu reprocher au second épisode, pour mon plus grand plaisir. C’est simple, j’ai pas décroché une seule seconde de l’histoire, et j’ai parfois crispé les mâchoires tellement j’étais à fond. A mes yeux, le 3 est une réussite totale, l’aboutissement du concept même de Mass Effect. Mieux dosé, il propose des gunfight enfin décents, sans pour autant mettre de côté son scénario et son univers. Une réussite totale.
+ Ambiance apocalyptique
+ Scénario à embranchements multiples d’une énorme richesse (qui malheureusement débouche quoi qu’il arrive à la même situation, mais qu’importe l’ivraie tant qu’on a la bohème)
+ Interaction avec les précédents épisodes
+ La partie TPS mieux foutue et enfin correcte
+ Enfin des combats spatiaux !
- Les moissonneurs










Conclusion Finale
Alors, finalement, Mass Effect trilogie, ça vaut quoi ?
En toute honnêteté, il y a des hauts et des bas. Mais dans sa globalité, ça mérite d’être fait au moins une fois. Chaque épisode a ses forces et ses faiblesses, mais ce qui ressort une fois les 75H (minimum) nécessaires à l’aboutissement des 3 est une bonne impression. Certes, l’histoire aurait mérité d’être moins bête, certes, les thématiques auraient méritées d’être mieux traitées (le sort des Quariens par exemple), certes, la série a trop tendance à lorgner sur son aspect tps au détriment de son aspect RPG trop faiblard. Et certes, le jeu aurait mérité un monde plus vaste, avec la possibilité de parcourir la galaxie comme bon nous semble. Mais tout de même, la magie opère. J’ai pesté, j’ai eu envie d’arrêter plus d’une fois, mais je suis content d’avoir persévéré. J’ai fini par m’attacher à cette tête d’huitre de Shepard pour au final apprécier les scènes épiques que le jeu propose.
Et pour finir mon classement : 3>1>2
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Free Daweed - "The game might crash, but at least the trains will run on time" - Chris Roberts 2018 - Je fais ma pute pour un Dragonfly : STAR-V6VM-MD7X