leroimerlinbis a écrit :
tiens :
https://www.developpez.com/actu/852 [...] servation/
extrait :
Citation :
un SSD de classe consommateurs a une durée de conservation hors tension de 2 ans à 25°C et dans des conditions optimales.
L’impact d’une augmentation de 5°C en température sera de réduire la capacité de conservation des données de moitié lorsque le SSD est hors tension.
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2 ans à 25 degrés.
et si tu enlèves 20 5 degrés, tu doubles : 4 ans.
voila... et on parle de SSD non alimentés. Si ton SSD dépasse 20 - 22 degrés en moyenne sur 1 an sans être alimenté, ça sera beacoup.
si, ça change tout.
C'est un problème sur les SSD non alimentés. Voir le titre de l'article dont j'ai mis le lien au dessus :
Citation :
Les disques SSD hors tension peuvent causer des pertes de données
Suite à une hausse de température dans le lieu de conservation
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Et quand bien même : tu as souvent du un SSD perdre certaines données à cause de ce problème? Perso jamais...
faut arrêter de psychoter.
et comme on te l'a déjà dit : défragmenter un SSD, c'est complètement..... comment dire... "con". (sorry)
Les données se déplacent constamment sur un SSD (C'est le mode de fonctionnement d'un SSD. Trim, tout ça... )
Et c'est pas pour rien si windows désactive automatiquement la défragmentation quand tu installes windows sur un SSD.
Défragmenter un SSD, c'est comme si tu lavais ta voiture alors que tu viens de la laver.
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Bon, alors pour répondre clairement : la constitution de la mémoire flash, ce sont des charges stockées sur une grille flottante (Wikipedia (pour faire simple)). Donc deux cas de figures :
- soit le SSD n'est pas alimenté, et ca se décharge forcément, ce qui donne la durée de rétention. Avec les forts champs électriques appliqués lors des écritures, il se crée des défauts dans les oxydes de part et d'autres de la grille flottante, et donc la durée de rétention diminue avec le nombre de cycles. Ceci dit, le JEDEC garantie 3 mois (... même en fin de vie, mais rien n'est dit sur la façon dont ca évolue avec le temps, ceci dit, je suis certain qu'on trouve de la littérature sur google.scholar)
- soit le SSD est alimenté (premier sous cas) : s'il y a une ré-écriture d'une cellule, la durée de rétention est ré-initialisée. Pas de soucis, les données seront conservées ... tant que la grille flottante n'est pas déchargée. Dans ce cas de figure, la décharge peut se faire en moins de 3 mois (ou plus selon le nombre de cycle), car la température du disque, en usage, est quand même généralement bien au dessus des 20°C (et comme tu l'as indiqué +5°C -> durée divisée par deux. Avec 28°C pour le SSD, on est donc certain que si le disque est allumé en permanence, la durée peut chuter à 1 mois environ, et encore bien moins en été lorsque la température est plus haute). Personnellement, j'ai écrit 11 To sur mon SSD de 512 Go en 3 ans (SSD-Z). En pratique, les écritures ne sont pas du tout régulières mais bon, ca fait 300 Go/mois environ, soit un bon demi SSD par mois. Dans les conditions estivales, je suis certain que la quantité d'écriture ne permet pas de renouveler le contenu de chaque cellule. Et puis, si on veut aller au fond des choses, la durée de rétention est aussi fonction du nombre de lecture d'une cellule et des tensions appliquées à la cellule...
- soit le SSD est alimenté (second sous cas), et certaines cellules n'ont pas été ré-écrites depuis un moment. Normalement, c'est le contrôleur interne qui se charge de tenter d'identifier les cellules écrites depuis le plus longtemps pour les déplacer tout seul lorsqu'il se "tourne les pouces" : c'est le wear levelling (Wikipedia (pour faire simple).
Donc en conclusion, tout dépend de l'algorithme interne du SSD à gérer convenablement le wear levelling. Je te l'accorde, il n'y a pas de cas d'école où cet algorithme a failli au point que ca saute aux yeux (sauf peut-être pour les cas où la table des partitions a été touchée, ce qui est statistiquement très rare). Cependant, le nombre d'erreurs en lecture est justement l'image du nombre de cellules qu'on n'a pas pu lire correctement, entre autre parce que pas rafraichies assez souvent (vieillissement prématuré à cause d'un défaut) ou par un soucis dans le transport entre la mémoire et le controleur. Et encore, pour générer une erreur de lecture, il faut aussi que les codes de correction d'erreur n'aient pas pu permettre de reconstituer l'information.
Je t'invite à regarder combien vaut ton RAW READ ERROR RATE (pour SSD-Z) ou TAUX D'ERREUR EN LECTURE (crystal disk mark), si la donnée est disponible (ca dépend des constructeurs).
Donc oui, on a de la perte de données et ce n'est pas du psychotage (mais il y en a vraiment très peu normalement...). Dans mon cas, sur le Crucial 512 Go sur lequel j'applique ce "traitement", j'ai eu 2 erreurs irratrapables en 3 ans mais je n'ai accès au taux d'erreur interne (certainement plus élevé, mais j'ignore si le SMART le permet, en tout cas, pas sur mon SSD crucial). Ceci dit, mon SSD fonctionne à merveille, et tous les voyants sont au vert, parce que les machines sont dimensionnées avec un certain taux d'erreurs acceptables. Par exemple, sur un port PCI-e, c'est un BER de 1e-12 (soit un bit sur 10^12 qui risque d'être mal interprêté...), sur un bus QPI, c'est 1e-14... et sur nos mémoires flash, c'est pareil : il y a un taux d'erreur pour chaque cellule. Et quand on y réfléchit, c'est fréquent... en moyenne 14h sur un bus QPI (mais le plus souvent, ca passe inapercu, car l'erreur est détectable) par exemple, mais le plus souvent, il y a des méthodes pour rebondir (soit reconstruire les données, soit les redemander).
Et pour répondre à ta question, de la flash qui perd son contenu, oui, j'ai connu, notamment des clefs USB, car elles n'ont pas d'algorithme de wear levelling, justement. Et donc au bout d'un an connectée sporadiquement en lecture, les fichiers les plus anciens était corrompus. Un formatage, et ca repartait.
Etant donné :
- que j'ai des documents présents depuis ... le début du SSD (3 ans) et qui n'ont JAMAIS été modifiés,
- que j'ai un très faible taux d'écriture (merci le RAMDISK pour les fichiers temporaires)
- que je n'ai pas la main sur l'algo du wear levelling
... je préfère en provoquer une écriture de temps à autre en utilisant différentes méthodes de défragmentation (pour être quasi certain que les données changent d'adresse). Cela n'a aucun impact sur la durée de vie des cellules, vu que c'est 3-4 fois par an soit 10-15 cycles depuis que j'ai le SSD. Apparemment, il en est à 35 : il peut vivre 300 ans à ce rythme en théorie. D'ailleurs, 35*512 Go = 17 To... donc le wear levelling n'a pas tout à fait doublé le nombre d'écriture des cellules.
La seule façon de trancher de l'intérêt de la manip, ce serait de comparer les RAW READ ERROR RATE pour un parc de machines, avec ou sans ces déplacements volontaires de fichiers. En attendant, je ne prends pas le risque.