renardpi a écrit :
Bonjour, Lecteur non participant de longue date de ce forum, je décide de faire un point anonyme sur ma situation professionnelle, personnelle, et mes aspirations. Une vie professionnelle sans grand éclat Commençons donc par la vie professionnelle, ce que je peux désormais appeler des affaires bassement matérielles, car je dois le reconnaître sans fard, mon travail est désormais purement alimentaire (il ne l’a pas toujours été). Démarrage de ma vie professionnelle au format salarié, dans un environnement intellectuellement stimulant, mais j’avais beaucoup de mal à supporter les humiliations permanentes auxquelles est désormais exposée une grande partie des gens ordinaires : transport en commun (bruits, odeurs, comportements déplacés, accoutrements négligés), étroitesse des logements, mixité sociale imposée, et d’une façon plus générale la dégradation de la qualité des biens et des services accessibles aux « Français moyens », aux 99 %. J’ai donc été contraint de m’arracher à cette situation. Passage au format entrepreneur relativement tard dans ma vie professionnelle. Puis, décollage de mes revenus. Charge de travail significative. Les exigences intellectuelles de mes activités pro quotidiennes ont été réduites tandis que mes revenus ont été multipliés par 30. Je peux désormais affirmer d’expérience que le KPI pro « make money » n’est pas le plus exigeant intellectuellement. Mes revenus annuels sont de 1 million d’euros nets avant impôt sur le revenu (IR), hors revenus du patrimoine. En pratique, je devrais plutôt communiquer sur le chiffre de 1 million d’euros nets d’impôt sur les sociétés, car l’essentiel de mes revenus est capitalisé dans ma holding. Rémunération de gérant + dividende, je me verse que 180 k€ brut par an, soit ~120 k€ après impôt sur le revenu et flat tax. Je m’attends à une croissance de mes revenus pro en 2025 (vs 2024) d’environ 150-250 k€ (après IS/avant IR), donc ~1,2 m€. Peu ou pas de croissance l’année prochaine (scénario conservateur) pour des raisons que je ne vais pas détailler. Puis, si tout se passe bien, je peux espérer une croissance des revenus pro de 50 à 100 k€ chaque année si les équipes bossent bien, peut-être davantage si marketing efficace et croissance boule de neige (exponentielle) avec économies d’échelle, auquel cas la progression serait de +10-20 % par an et non pas de 50-100 k€. Je bosse dans un secteur ultra-fragmenté, there is room for growth. Il faut encore ajouter les revenus du patrimoine. Rien de très original de ce côté, ils suivent ceux des marchés actions mondiaux. Du point de vue d’un observateur extérieur, cette trajectoire professionnelle peut apparaître comme une relative réussite. Mais je ne le vis pas comme tel (no troll). Les points de déception/d’angoisse : Je suis fiscalement domicilié en France, donc un profit brut de 1,33 m€ se transforme en 1 m€ de bénéfice net d'impôt sur les sociétés, qui se transforme finalement en moins de 700 k€ après impôt sur le revenu/flat tax/CEHR si je ne capitalise pas en holding. Mes revenus dépendent très largement de mes revenus pro, lesquels sont exposés à moult aléas. Le scénario central est une croissance mid-teens, mais des scénarios à base de -50 % existent. Décollage pro tardif, donc mon patrimoine est faible. Résidence principale ~1 m€ Patrimoine financier d’environ 3 m€ (100 % en actions) détenus via holding (un peu plus en comptant le cash non distribué). Les parts de ma société, dont je n’ai pas fait d’évaluation, doivent pouvoir trouver preneur autour de 6 voire 8 m€. J’arrive très péniblement à ~10 m€ de net asset à 40 ans. Et l’essentiel est sous forme de titres non liquides (parts de ma société), dont la valorisation dépend de ma capacité à maintenir/développer l’activité. Par ailleurs, l’essentiel de ce patrimoine est détenu en holding, donc il faudrait appliquer un cut de 30 % (flat tax) si je voulais en jouir personnellement. Dans une optique de rente (lointaine, je ne suis pas du genre à buller sur un transat), pour chaque euro de profit en holding, il ne restera que 52,5 centimes après IS + flat tax (hors CEHR). Si la fiscalité n’évolue pas défavorablement… Mes intérêts économiques sont en France, donc l’expatriation n’est pas un projet envisageable à court terme (sauf si je cède mes parts). Mais cela pourrait l’être plus tard, si je lève le pied dans 10-20 ans, voire plus tôt. Gros cut sur mon patrimoine si je m’expatrie (exit tax s’abattant sur les PV latentes/en report). Je sais qu’il est possible d’obtenir un report d’exit tax, mais c’est un fil à la patte dont je me passerais bien. J’aurais préféré lancer un business tech pour pouvoir faire de l’hyper-scale et ne pas me traîner avec une croissance mid-teens. Mon patrimoine et sa vitesse de croissance ne m’apportent pas la pleine sérénité souhaitée à date. J’espère voir les choses un peu plus positivement dans quelques années si j’atteins 20 m€ (10 m€ en placements financiers et 10 m€ en valo des parts), tout en levant le pied pour consacrer davantage de temps à d’autres activités. D’une certaine façon je me sens un peu piégé dans le confort de ce business à la croissance respectable mais non explosive. Mais si j’écoute la petite voix YOLO au fond de moi, elle me chuchote qu’il y a un océan d’opportunités tech hyper-scale à aller explorer. Je me demande parfois si je ne devrais pas vendre mes parts plus rapidement qu’envisagé, et relancer un business from scratch en tech, évidemment depuis un autre pays que la France. On ne m’y reprendra pas deux fois dans cet enfer socialiste. J’estime la probabilité de ce scénario (cession/nouvelle vie pro) à 20-30 % si la croissance de la boîte tombait en low-teens, et plus de 50 % si croissance nulle/low single-digit (sans croissance, il n’y aurait plus aucun plaisir dans la poursuite de l’activité). Une vie personnelle qui reste à construire Cadre de vie très agréable mais entaché par un célibat non souhaité. J’évolue dans un environnement géographique et socio-démographique où j’ai peu d’opportunités de rencontres. À cette difficulté s’ajoute un transfuge de classe. Encore que ce terme ne soit pas tellement adapté dans mon cas puisque je ne me situe désormais dans aucune classe. Je me fais l’impression d’un spectre insaisissable, d’états superposés, ce qui n’aide pas à s’insérer dans des groupes. Issu des classes moyennes, leur fréquentation est d’un ennui mortel. J’ai longtemps pensé que le plus confortable eut été de grandir dans un environnement bourgeois et intellectuel, et construire dans l’enfance un large réseau de connaissances et de contacts valables. Avec un peu de recul, je constate que la bourgeoisie s’égare dans de nombreux travers, conformisme, matérialisme, futilité, mimétisme sociale risible, avinage mondain, etc. Ma famille spirituelle, c’est celle des nerds, des techs, des transhumanistes, avec Elon Musk comme grand frère. Un univers masculin. Comment sortir du célibat ? Une solution serait d’aller à Paris, où le vivier de jeunes femmes est important. Je pourrais effectivement me prendre un pied-à-terre dans la capitale. Il fut un temps, je l’avais envisagé, mais davantage dans l’idée d’assouvir le désir vaniteux d’avoir une belle adresse à Paris. Voilà un travers dont j’ai pour l’instant réussi à me préserver (tout comme l’attrait pour les montres, les automobiles, etc.). Je n’ai pas l’énergie pour monter à Paris. Dernière touche dans mon coin de France : une pharmacienne salariée de 34 ans, fine, souriante, avenante. Physique plutôt agréable objectivement, mais j’ai peu d’attirance, peut-être à cause de son âge. Ce qui me gêne : 1. Une femme célibataire à 34 ans, c’est suspect. Soit c’est un caractère qui se révèlera difficile passé les premiers moments, soit c’est un petit oiseau blessé, qui a possiblement pansé ses plaies, mais traîne un passif émotionnel indélébile avec la gent masculine. Même si elle semble saine d’esprit, elle m’a dit certaines choses qui me laissent à penser (avec des grosses extrapolations je dois l'admettre) qu’elle serait dans la 2ème catégorie. Les femmes dans la fleur de l’âge, c’est-à-dire low/mid twenties, ont le cœur et l’âme tellement plus légers et rafraîchissants. Je recherche cette insouciance. 2. À 34 ans, elle est presque trop âgée pour envisager 3-4 enfants. J’ai vu beaucoup de couples avoir des difficultés à concevoir Le 1er ou 2ème enfant dans la trentaine. Donc je veux une femme jeune. 3. Cette femme est active professionnellement et je crains qu’elle souhaite le rester. D’autant plus qu’elle croit avoir une situation. Une pharmacienne, rendez-vous compte, toutes ces années d’étude pour finalement rester à la maison. Le souci est que cela ne fait aucun sens que ma femme aille bosser pour 60-100 k€ alors que je gagne 1 m€. Je ne veux pas d’une femme qui s’échine 218 jours par an sous les néons d’une officine ouverte à des brassés d’individus suspects. Je ne veux pas d’une femme sommée de poser des congés pour justifier ses absences, etc. Voilà donc ce qui complique encore un peu plus l’équation, toute particulièrement dans les pays dits progressistes où l’on encourage les femmes à troquer la dépendance à un mari aimant, selon le liens sacré du mariage, pour une autre dépendance, contractualisée avec un patron, selon le code du travail. Je cherche une femme avec des aptitudes intellectuelles, mais disposée à ne plus les mettre au profit d’un métier/d’un employeur, et à privilégier une carrière de mère de famille. Ce que je considère comme une noble activité. Vous comprenez maintenant que bouger à Paris n’est pas forcément la meilleure option, car on peut affirmer, sans trop prendre de risque, qu’en 2025, l’essentiel des jeunes femmes actives sont attachées à leur carrière pro et à leur indépendance financière. Je souhaite 3-4 enfants. Voire davantage si mes finances me permettent de recruter sereinement du personnel de maison. Ma femme devrait donc être jeune. Idéalement moins de 30 ans. Synthèse des critères : - moins de 30 ans, - un minimum éduquée, - motivée par une carrière de mère de famille, - le désir d’avoir des enfants. J’ai trouvé des profils correspondant à ces critères à l’étranger (23-27 ans / diplôme universitaire / physique plutôt agréable), dans des pays relativement éloignés. Ce n’est pas le plus simple, car il faut faire le déplacement, non seulement pour rencontrer les candidates, mais il faudra également faire l’A/R une fois en ménage pour aller voir périodiquement la belle famille. Un point positif est que mes enfants grandiraient dans un foyer anglophone (+ les langues des 2 parents). Affaire à suivre. Pour optimiser vie pro et vie perso, je suis un mode de vie sain, à commencer par une alimentation optimale. Contrôle calorique (mon poids et mes mensurations sont les mêmes qu’à 20 ans) Grande variété de légumes, Variété de féculents, Graines oléagineuses avec bon profil lipidique, Fruits de saison en quantité raisonnable (je limite le fructose et écarte les fruits sucrés avec peu d’intérêt en termes de micronutriments). Ma seule source de sucre rapide, en dehors des fruits, est celle que je trouve dans mes 3 carrés quotidiens de chocolat noir (70 à 90%) : 30 grammes de chocolat contenant 2,7 grammes de sucre. Crustacés et poissons (à l’exclusion de ceux en haut de la chaîne alimentaire souffrant de la bioaccumulation des métaux lourds) Viandes maigres (volailles). Compléments alimentaires. Pas de charcuterie ni de viandes rouges au quotidien. Pas d’alcool ni de drogue. Activité physique -> existante mais insuffisante à date, je vais aménagement une salle de sport chez moi. Je dois également parvenir à me libérer du temps le week-end. Sommeil -> perfectible, je dois davantage étouffer mon agitation mentale au coucher, je sais le faire, mais je ne suis pas assez autoritaire avec moi-même. Trop peu de temps consacré aux vraies grandes questions Peu porté sur les livres sacrés, je m’intéresse bien davantage à la physique et aux mathématiques. Deux disciplines où il reste encore énormément de champs à défricher pour lever un peu plus encore le voile sur le monde qui nous entoure, l’origine de l’univers, la direction que nous prenons, etc. Modèle standard, gravité, matière sombre, énergie noire, topologie de l’univers, etc. Ces sujets me semblent éminemment plus importants que les futilités mercantiles et les plaisirs faciles qui dominent les esprits et les conversations de mes contemporains. Je n’ai pas la prétention de pouvoir apporter des contributions à ces disciplines, mais je souhaiterais être davantage en pointe sur ces sujets (j’ai le bagage académique mais je n’ai plus le temps de lire) pour nourrir mon esprit. Je pourrais éventuellement apporter des contributions mineures en mathématique pure. Niveau de satisfaction globale : 5/10 Le sentiment d’échec domine, mais tout est encore jouable pour améliorer la situation.
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