Remigio Radio Flip, 72.8 | Bon alors déjà, nous on était en mode PD2POV et c'est aussi le moment choisi par notre banque pour nous couper la CB donc exit l'hélico, mais je pense que c'est une super idée.
On s'est établis à Salt Pond Beach, on a campé sur la plage. Coin étonnant parce qu'il ne pleut presque jamais. Une sorte de micro climat. Je rappelle que Kauai est un des endroits les plus pluvieux de la planète. De mémoire, c'était gratos ou $3 la nuit, je sais plus. Permis obligatoire verrifié chaque nuit. Mais bon, j'imagine que tu va aller à l'hôtel. La plage est sympa mais un peu squatée par des hawaiens "de souche" qui se sont échapés de Ni'ihau et qui vivent un peu comme des vagabons en communauté. Assez triste histoire d'ailleurs, ils sont vus comme des traitres. Ils sont chelou mais au final assez cools si on prend la peine de les rencontrer (si on en a envie, c'est pas un must see pour moi). C'est sur qu'il faut pas y aller en mode touriste avec l'appareil photo, nous on habitait à coté pendant plusieurs jours alors forcément on avait des contacts. Ils nous préparaient à manger (des soupes avec du poulet et des patates).
Pour l'anecdote, ma femme a enfermé les clés dans la voiture, il restait juste une fenêtre un tout petit peu entre-ouverte, notre bras passait à peine. C'est une gamine du camp qui est venu nous aider et a passé son bras tout fin pour débloquer la porte. Ils étaient heureux, les parents sont venus nous saluer
Pour ceux qui ne connaissent pas Ni'ihau, très rapidement, c'est une île qui a été achetée par la famille Robinson interdite aux non hawaiens de souche pour préserver la culture hawaienne. On y parle uniquement un dialecte hawaien proche du polynésien et on y vit dans des conditions très rustiques sans les progrès techniques actuels. Dans les fait, on ne demande pas trop l'avis des enfants que l'on force à rester. Certain partent pour les études ou une autre raison et ne reviennent pas. Mais ils sont désocialisés souvent et en marge de la société. Alors ils se réfugient dans l'alcool, la drogue et la bouffe bien souvent.
Je cite ce que j'avais mis sur le blog
Citation :
Nous avons pu visiter la plage de Maha'ulepu. Juste derrière un ranch et difficilement accessible par la route, elle conserve un coté sauvage accentué par l'océan très actif sur cette côte et difficile à apprivoiser. L'avantage, c'est que la plage est très peu fréquentée.
Nous avons continué la journée à visiter la côte sud de l'île. Nous avons observé un phénomène rare et amusant : Spouting Horn. Il s'agit d'une cavité formée à l'intérieur de la côte volcanique dotée d'une petite ouverture sur le dessus, ce qui donne avec la pression des vagues un puissant jet d'eau semblable à un geyser.
Petite particularité de l'île de Kauai : elle est littéralement envahie de coqs, poules et poussins en liberté. Partout. Dans la ville, dans les supermarchés, les restaurants, les campings, les plages ... En 1992, l'ouragan Iniki a dévasté l'île et fait de nombreux dégâts. Il a aussi libéré les poulets qui se sont répartis sur l'île. N'ayant aucun prédateur naturel, ils se reproduisent et se propagent à la vitesse grand V. A un tel point qu'on dit qu'il y aurait maintenant plus de poules sur l'île que d'hommes !
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Je spoile les photos au cas ou tu ne voudrais pas voir avant.
Ensuite Polihale et Waimea Canyon. Plihale, superbe plage dans un coin où il ne pleut normalement pas. Un bon spot pour le surf ou le body si tu pratiques. Ca longe les falaises de la mythique Napali Coast.
Citation :
Ces falaises coupent l'île en deux parties. C'est une sorte de no man's land dans lequel on peut pénétrer qu'à pied au prix d'un long et fatiguant trek (que nous ferons ... en partie ^^). Depuis peu, l'endroit est aussi accessible en bateau, ce qui casse un peu le charme à vrai dire. En tout cas, les falaises collées à la plage de Polihale donnent une sensation de fin du monde d'autant que la route s'arrête à cet endroit précis. Il est impossible de faire le tour complet de l'île en voiture.
On en profite pour se baigner et se faire un déjeuner local sur la plage : ahi (poisson cru mariné) avec riz coco en dessert.
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Waimea Canyon, c'est un Grand Canyon (en plus petit ) mais verdoyant. Il y a quelques points de vue. C'est une partie pluvieuse de l'île donc faut bien calculer.
Ensuite, soirée dans le petit village de Hanapepe (le village de Lilo et Stitch ). C'était un peu la fête, des chanteurs de country, des stands de bouffe etc. Le swinging bridge est un attraction mais franchement
Ensuite, petit trake dans Kokee State Park (8 miles)
Citation :
Aujourd'hui nous nous attaquons à Koke'e State Park et ses deux trails Awa'awapuhi et Nu'alolo parsemés de chèvres sauvages que l'on peut voir ou du moins entendre tout au long de la balade. La vue est magnifique, tout à flan de colline, le chemin est parfois même un peu dangereux. On est vraiment sur un point haut de l'île et l'on côtoie une base militaire, et même un poste d'observation astronomique de la NASA.
Petite anecdote rigolote et inattendue sur ce lieu, c'est un des endroits les plus humides de la planète !
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Dernier jour, trek de Napali Coast, on a pas réussi à avoir de permis, donc on a fait qu'1/3 sur une journée. Mais il faut absolument le faire et réserver le permis tôt.
Citation :
Aujourd'hui nous nous levons assez tôt et bien en forme pour certainement le plus beau trail de notre parcours nord-américain. C'est en tout cas le plus attendu ! On en parle depuis notre départ de France, et même bien avant ! Mais organisés comme nous sommes, nous n'avons pas pensé à réserver un permis à l'avance. Nous nous rendons dans le centre de délivrance des permis de trek, mais en cette période de l'année, toute la semaine est déjà pleine ... En fait, le permis permet de camper à peu près aux 3/4 du chemin. Qu'à cela ne tienne, nous ferons la partie qui ne nécessite pas de permis, mais qui est certainement la plus belle : 2 miles (un peu plus de 3km) à longer la cote jusqu'à une plage isolée puis 2 autres miles à s'enfoncer dans la jungle jusqu'à une magnifique chute d'eau. On sait qu'il est possible de frauder les permis en se levant avant le levé du soleil, mais bon ... Nous sommes raisonnables.
Pour ce faire, on décide de se lever de bonne heure. On nous a prévenu que le parking au commencement du trek est vite blindé (ce qui s'avère vrai, nous avons du nous garer plus loin et marcher), mais aussi, nous ne souhaitons pas marcher sous le cagnard. Le sentier et cette partie de l'île est d'ordinaire nuageux et pluvieux, mais la chance est avec nous ! Il fait grand soleil. Petite surprise du matin, à peine avons nous eu le temps de nous lever et sortir les affaires de petit dej, que le chef de famille de la tente d'à coté, un hawaïen de souche avec qui nous avons brièvement discuté la veille, se dépêche de nous apporter deux bols de bouillon de viande et légumes. Il l'a fait réchauffer rapidement pour nous les apporter en nous souhaitant une bonne marche !
La ballade commence difficilement. Ca monte dur à flan de montagne, mais on atteint vite un premier sommet qui nous fait oublier tous nos efforts ... Vue splendide sur la cote et la plage sur laquelle nous dormons. La suite est un enchainement de montées et de descentes sur la roche, ponctuées par des "ohhh" et des "aaahh" au gré des couleurs turquoises, jaunes et vertes qui défilent devant nous. Une sensation paisible est palpable autour de nous.
Ce trek, le plus populaire de l'île est assez fréquenté, mais comme pour le reste de l'île, le tourisme n'y est pas massif non plus. le sentier reste agréable et l'on peu s'isoler facilement malgré toutes les personnes que l'on rencontre. Pas mal de monde le fait aussi au pas de course, en sueur avec des chaussures fines, short court et marcel.
Chaque montées et virages nous font découvrir de nouvelles parcelles du trek que nous avons à parcourir, et cela nous donne de nouvelles forces. Surtout quand on aperçois enfin la plage isolée. Encore quelques minutes avant de l'atteindre ... Le courant est fort par ici, et si quelques téméraires se risquent à la baignade (si on peut appeler ça de la baignade), le panneau tenant le compte de victimes d'accidents mortels qui se sont aventurées dans l'eau nous dissuade de faire trempette. A ce point d'eau en tout cas !
On attaque ensuite la deuxième partie, en rentrant dans les terres. La flore change vraiment. La chaleur humide fait place à une jungle luxuriante. On croise toutes sortes de fleurs et de plantes et cette incroyable forêt de bambou si bruyante. Les bambous se tordent sous le poids du vent et grincent en continu. Le sol est jonché de "mountain apple" des petits fruits, croisement de pomme et de poire que l'on trouve un peu partout sur l'île. Nous longeons le courant d'eau et lorsque nous croisons ce petit coin de paradis désert, nous ne pouvons pas résister. En maillot de bain et à l'eau ! On se fend de quelques plongeons et bombes rafraichissants dans une eau transparente à fond bleu/vert surplombée par une petite cascade. Quelques autres randonneurs passant après nous passent la tête pour observer ce joli point d'eau et nous regardent avec envie, mais nous laissent tranquille dans ce petit moment d'intimité. On fera quelques heureux à notre départ en cédant la place à d'autres marcheurs.
Finalement, quelques centaines de mètres plus loin, elle est là, devant nous. La cascade Hanakapi'ai Falls que nous attendions. Le lieu est pour le coup rempli de monde, mais cette eau tombant dans un lagon transparent, entouré de roches et de verdure, nous fait oublier tout ce qui peut se passer autour. A peine arrivés, on n'hésite pas. Hop, à nouveau en maillot, on file sous, puis derrière la chute avant de passer de longues minutes à nager dans cette eau rafraichissante tout en contemplant son sommet à une centaine de mètres plus haut.
Le trail ne faisant pas une boucle, la seconde partie est comme la première, mais à l'envers Sauf qu'au fur et à mesure de notre progression, on voit le temps se gâter de plus en plus au dessus de la cascade puis du chemin de randonnée. On a vraiment été veinards sur ce point.
Au final, ce trail n'est pas franchement long. Par beau temps, il n'est pas vraiment difficile et nous l'avons enquillé sans broncher. Il est très différent de ceux que nous avons pu faire dans l'ouest américain, et sur une demi journée comme nous l'avons fait, il s'apparente plus à une ballade. Mais nous l'avons adoré. Il représente tout à fait ce que nous pensons de Kauai.
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