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Les échanges entre fémonationalistes et néonazis, destinés à tendre des pièges à leurs adversaires, à Lyon, ont conduit la France Insoumise à réclamer la dissolution du groupuscule dirigé par Alice Cordier… Sur CNews, cette dernière assure n’avoir rien compris à un « échange Telegram obscur avec des pseudos ».
« On peut être deux-trois filles à tracter là où vous voulez les choper, un peu pour faire l’appât. » Avec cette offre de services on ne peut plus explicite, la phrase avait de quoi heurter, et ça n’a pas manqué ! Après la révélation par L’Humanité des conversations secrètes, mais manifestement banales, entre une cadre locale de Némésis et les néo-nazis d’Audace, en vue de piéger et tabasser des antifascistes en octobre dernier, à Lyon, Alice Cordier tente une esquive assez grossière, mais sans contradiction, dans la nouvelle émission quotidienne de CNews en partenariat avec Frontières.
« L’Humanité, comme l’extrême gauche, est en train de perdre les pédales, accuse-t-elle. On apprend (dans cet article – NDLR) que c’est nous qui faisons des guets-apens pour faire tomber l’extrême gauche. Tout ça à partir d’un échange Telegram obscur, avec des pseudos dont personne ne comprend rien… »
« Les révélations de L’Humanité sont d’une extrême gravité »
L’ennui pour Némésis, c’est que ses dirigeantes sont un peu aujourd’hui les seules à ne « rien comprendre », de toute évidence. La question de la dissolution de cette organisation fémonationaliste, en cheville avec des mouvances néofascistes, monte dans le débat public.
« On apprend dans L’Humanité comment Némésis est utilisé par des groupes néonazis pour attirer des militants de gauche à Lyon afin de les agresser, écrit sur le réseau social X Manuel Bompard, le coordinateur national de la France Insoumise (LFI). La dissolution de ce groupe dangereux doit être à l’ordre du jour. »
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