Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
5041 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  695  696  697  ..  13489  13490  13491  13492  13493  13494
Auteur Sujet :

[US Politics] Trump 47e Président des USA

n°23768879
gebreugg
Posté le 28-08-2010 à 17:17:01  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Sinon sans blague on sait depuis au moins les années reagan que les US sont ruinés et vivent à crédit, ça ne date pas d'Obama. On ne remerciera jamais assez les républicains qui ont laissé détruire le réseau industriel qui était la fierté et la force des états-unis.
 
Sinon vous saviez que certains états américains ont arrêté d'entretenir leur réseau routiers, que de plus en plus de villes coupent l'éclairage public la nuit et que l'état d'Hawaï va raccourci la semaine scolaire par manque de budget ? :love:

Message cité 1 fois
Message édité par gebreugg le 28-08-2010 à 21:18:07
mood
Publicité
Posté le 28-08-2010 à 17:17:01  profilanswer
 

n°23769830
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 28-08-2010 à 20:06:18  profilanswer
 

Le reve americain [:implosion du tibia]


---------------
Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
n°23771483
bugbreeder
Posté le 29-08-2010 à 00:21:38  profilanswer
 

gebreugg a écrit :

Sinon sans blague on sait depuis au moins les années reagan que les US sont ruinés et vivent à crédit, ça ne date pas d'Obama.


 
"during the economic expansion following Reagan's tax cuts, the economy grew faster, experienced stronger revenue growth, created more jobs, and saw more rapid income growth than the current expansion under the high tax policies of Presidents Bush and Clinton"  et "With the burden of higher taxes weighing the economy down, the economy cannot be expected to expand by the leaps and bounds it did in the 1980s" : http://www.house.gov/jec/growth/taxpol/taxpol.htm.
 

gebreugg a écrit :

On ne remerciera jamais assez les républicains qui ont laissé détruire le réseau industriel qui était la fierté et la force des états-unis.


 
Les républicains n'ont rien laissé détruire du tout, avec la mondialisation beaucoup de monde a délaissé les produits Ricains plus chers pour les me*des très bon marché des pays en voie de développement, ça s'appelle le marché et c'est le public qui décide.
Si l'économie se décrétait le pays le plus riche du monde serait l'URSS et il existerait toujours.  [:chaman_boc]  
 

gebreugg a écrit :

Sinon vous saviez que certains états américains ont arrêté d'entretenir leur réseau routiers, que de plus en plus de villes coupent l'éclairage public la nuit et que l'état d'Hawaï va raccourci la semaine scolaire par manque de budget ? :love:


 
Quand les syndicats préfèrent les licenciements aux modestes réductions salariales pour sauver le personnel malgré des salaires princiers de l'ordre de 190.000$ par an ("Actual firefighter paychecks in 2009 totaled as much as $189,021 with overtime and other cash compensation factored in." ), c'est la seule option qui reste : http://www.mercurynews.com/rss/ci_15917951?source=rss.   [:ach_lette]


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23771506
bugbreeder
Posté le 29-08-2010 à 00:30:58  profilanswer
 

Tiens, c'est curieux comme l'approche des élections stimule le sens de l'observation, l'administration Obama vient enfin de réaliser que la sécurité sociale US était en faillite :
 
* La Maison-Blanche envisage de reporter l’âge de la retraite : http://lupus1.wordpress.com/2010/0 [...] -retraite/.
 
* Retraites des fonctionnaires US : une faillite à mille milliards... ou plus : http://www.objectifliberte.fr/2010 [...] llite.html.
 
C'est con qu'ils aient mis 1 an 1/2 à comprendre qu'ils avaient étés élus pour sauver le système social au lieu de l'achever, ils auraient peut être éviter de voter leur réforme du healthcare qui va le tuer beaucoup plus vite que prévu en aggravant les déficits de plusieurs milliers de milliards de $, montant des dégâts indéterminables avant leur mise en œuvre effective.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23771952
Xarius
Posté le 29-08-2010 à 02:32:08  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :


Quand les syndicats préfèrent les licenciements aux modestes réductions salariales pour sauver le personnel malgré des salaires princiers de l'ordre de 190.000$ par an ("Actual firefighter paychecks in 2009 totaled as much as $189,021 with overtime and other cash compensation factored in." ), c'est la seule option qui reste : http://www.mercurynews.com/rss/ci_15917951?source=rss.   [:ach_lette]


 
Ca serait possible s'il y avait d'autres employeurs.
 
Mais quand tu es pompier, prof, ou flic...bah ton employeur c'est ta ville et ya aucun autre job que tu peux avoir qui correspond a tes qualifications.
Donc virer un pompier, un prof, ou un flic, c'est un chomeur qui ne retrouvera pas de travail jusqu'a ce que tu le re-embauches.
Vaut mieux des gels de salaire

n°23772190
bugbreeder
Posté le 29-08-2010 à 08:39:27  profilanswer
 

Xarius a écrit :

Ca serait possible s'il y avait d'autres employeurs.
 
Mais quand tu es pompier, prof, ou flic...bah ton employeur c'est ta ville et ya aucun autre job que tu peux avoir qui correspond a tes qualifications.
Donc virer un pompier, un prof, ou un flic, c'est un chomeur qui ne retrouvera pas de travail jusqu'a ce que tu le re-embauches.
Vaut mieux des gels de salaire


 
Dans ce cas là effectivement on gèle les salaires après les avoir diminués pour pouvoir garder tout le monde, surtout vu les niveaux atteints, c'est ce que les syndiqués feraient.
 
Mais pas sûr du tout que c'est ce que les syndicats veulent faire, en France on a déjà vu des cas monstrueux avec la CGT et les dockers Marseillais, j'espère qu'aux US ça ne va pas être pareil.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23780479
arthas77
Posté le 30-08-2010 à 10:12:57  profilanswer
 

Ce qui est bien aux USA, c'est le bipartisme, les petits partis n'ont aucune influence, du coup ca facilite les sondages : pas de triangulaires, pas de nombreux cas de figure, pas de troisièmes comme arbitres...  :o

n°23780706
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 30-08-2010 à 10:35:15  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :


 
Très vrai, mais évidemment "there is no free lunch" comme on dit ici, cette politique a un énorme inconvénient : elle ruine les épargnants, donc comme l'épargne est le principal moteur de la croissance elle tue aussi la croissance.
 
Voici un bon article technique qui explique les dangers de cette politique : http://lupus1.wordpress.com/2010/0 [...] ert-noels/.


 
Les épargnants, aux US, ca existe encore ca ? [:rofl]


---------------
Metro-PoleRéseau A Suivre...: Annuseries|LeVillage|pErDUSA
n°23783913
dkS
Tout folkant
Posté le 30-08-2010 à 15:01:28  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :


 
Très vrai, mais évidemment "there is no free lunch" comme on dit ici, cette politique a un énorme inconvénient : elle ruine les épargnants, donc comme l'épargne est le principal moteur de la croissance elle tue aussi la croissance.
 
Voici un bon article technique qui explique les dangers de cette politique : http://lupus1.wordpress.com/2010/0 [...] ert-noels/.


T'as étudié l'économie toi, non ? :o


---------------
Everything Mankind does is much, much easier if you're ever so slightly drunk.
n°23783926
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 30-08-2010 à 15:02:17  profilanswer
 

dkS a écrit :


T'as étudié l'économie toi, non ? :o


 
[:ddr555]


---------------
Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
mood
Publicité
Posté le 30-08-2010 à 15:02:17  profilanswer
 

n°23792527
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 01:09:00  profilanswer
 

Oxygen3 a écrit :

Les épargnants, aux US, ca existe encore ca ? [:rofl]


 
Toutafé : "Les Américains ont augmenté leur épargne (qui atteint un record autour de $6.900 milliards) depuis le début mai" (http://www.jpchevallier.com/articl [...] 11603.html).


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23792658
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 01:44:55  profilanswer
 

dkS a écrit :

T'as étudié l'économie toi, non ? :o


 
Non, mais je fais confiance à ceux qui non seulement l'ont étudié mais même sont ou ont été profs d'économie (http://www.journaldunet.com/econom [...] tion.shtml), surtout s'ils en vivent (très bien) : "Pour ma part, depuis fin novembre dernier, compte tenu des manipulations des marchés par les Démocrates actuellement au pouvoir, j’ai déjà (et encore) obtenu un rendement supérieur à 30 %" (http://www.jpchevallier.com/articl [...] 65538.html).
 
Tu es ou a été prof d'économie dans une université Française, toi ?  [:shadowknight]


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23792961
mixmax
Too old for this shit.
Posté le 31-08-2010 à 06:00:16  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :


 
Non, mais je fais confiance à ceux qui non seulement l'ont étudié mais même sont ou ont été profs d'économie (http://www.journaldunet.com/econom [...] tion.shtml), surtout s'ils en vivent (très bien) : "Pour ma part, depuis fin novembre dernier, compte tenu des manipulations des marchés par les Démocrates actuellement au pouvoir, j’ai déjà (et encore) obtenu un rendement supérieur à 30 %" (http://www.jpchevallier.com/articl [...] 65538.html).
 
Tu es ou a été prof d'économie dans une université Française, toi ?  [:shadowknight]


 
 
Notez bien que le fameux ancien professeur d'économie qui gagne beaucoup d'argent ne mentionne à aucun moment le mot croissance  [:yuri orlov]

n°23793977
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 31-08-2010 à 10:27:37  profilanswer
 


 
La solution, c'est les trucs qui investissent dans BP, c'est ca ? [:itm]
Ou qui font du LBO à foison, qui est bien pour l'économie, c'est connu :whistle:


---------------
Metro-PoleRéseau A Suivre...: Annuseries|LeVillage|pErDUSA
n°23793989
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 31-08-2010 à 10:28:40  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :


 
Toutafé : "Les Américains ont augmenté leur épargne (qui atteint un record autour de $6.900 milliards) depuis le début mai" (http://www.jpchevallier.com/articl [...] 11603.html).


 
Et euh, sinon, t'as les chiffres de l'épargne au Japon ou en France ?
Nan parce que balancer l'épargne aux US en expliquant que 6900Mds$ c'est un record, sans avoir les références ailleurs, c'est totalement sans intéret et inutile pour l'argumentation :o


---------------
Metro-PoleRéseau A Suivre...: Annuseries|LeVillage|pErDUSA
n°23794366
sidorku
Ultime Boeing 747
Posté le 31-08-2010 à 10:54:17  profilanswer
 

Pour comparaison, l'épargne des belges est estimée à 916 milliards d'euros, pour 10 millions d'habitants et cela représente dans les 210% du PIB, les 6900 milliards US ne représentent même pas 50% du PIB US. C'est peut être un record en net mais en relatif c'est tout pourri.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture [...] -crise.php


Message édité par sidorku le 31-08-2010 à 10:58:02

---------------
Espace et exploration spatiale --- Power metal
n°23797183
dkS
Tout folkant
Posté le 31-08-2010 à 14:33:26  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :


 
Non, mais je fais confiance à ceux qui non seulement l'ont étudié mais même sont ou ont été profs d'économie (http://www.journaldunet.com/econom [...] tion.shtml), surtout s'ils en vivent (très bien) : "Pour ma part, depuis fin novembre dernier, compte tenu des manipulations des marchés par les Démocrates actuellement au pouvoir, j’ai déjà (et encore) obtenu un rendement supérieur à 30 %" (http://www.jpchevallier.com/articl [...] 65538.html).
 
Tu es ou a été prof d'économie dans une université Française, toi ?  [:shadowknight]


Ca se voit.


---------------
Everything Mankind does is much, much easier if you're ever so slightly drunk.
n°23797988
Camelot2
Posté le 31-08-2010 à 15:20:11  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :


 
Non, mais je fais confiance à ceux qui non seulement l'ont étudié mais même sont ou ont été profs d'économie (http://www.journaldunet.com/econom [...] tion.shtml), surtout s'ils en vivent (très bien) : "Pour ma part, depuis fin novembre dernier, compte tenu des manipulations des marchés par les Démocrates actuellement au pouvoir, j’ai déjà (et encore) obtenu un rendement supérieur à 30 %" (http://www.jpchevallier.com/articl [...] 65538.html).
 
Tu es ou a été prof d'économie dans une université Française, toi ?  [:shadowknight]


 
Economie =/= Finance
 
Puis son article sur l'investissement est confondant de naïveté.

n°23798181
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 15:35:16  profilanswer
 

mixmax a écrit :

Notez bien que le fameux ancien professeur d'économie qui gagne beaucoup d'argent ne mentionne à aucun moment le mot croissance  [:yuri orlov]


 
Et donc ? On peut gagner en bourse à la hausse comme à la baisse, et la croissance existe toujours aux USA même si elle est très faible : http://www.lexpansion.com/economie [...] OR=EPR-175.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23798223
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 15:38:21  profilanswer
 

Oxygen3 a écrit :

Et euh, sinon, t'as les chiffres de l'épargne au Japon ou en France ?
Nan parce que balancer l'épargne aux US en expliquant que 6900Mds$ c'est un record, sans avoir les références ailleurs, c'est totalement sans intéret et inutile pour l'argumentation :o


 
Le record c'est par rapport aux USA eux même, pas par rapport à l'étranger. Comme le dit cet aperçu : http://www.lexpansion.com/economie [...] OR=EPR-175, c'est la fin du modèle de croissance par l'endettement, les Ricains épargent plutôt que de s'endetter, d'où ce record d'épargne.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23798336
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 31-08-2010 à 15:48:00  profilanswer
 

bugbreeder a écrit :

 

Le record c'est par rapport aux USA eux même, pas par rapport à l'étranger. Comme le dit cet aperçu : http://www.lexpansion.com/economie [...] OR=EPR-175, c'est la fin du modèle de croissance par l'endettement, les Ricains épargent plutôt que de s'endetter, d'où ce record d'épargne.

 

Non mais t'as rien compris ?!
Les US ayant 300M de gus, atteindre des records bruts, c'est facile aux US. Le problème reste qu'ils sont très très loin des records "par tete de pipe" qu'on trouve ailleurs dans le monde.

 

Donc venir expliquer que les US atteignent des records est totalement faux, vu qu'ils sont à mille lieux des taux d'épargne des autres pays dans le monde.
Par ailleurs, il est généralement acquis qu'une épargne forte n'est pas gage de croissance pour un pays (pas plus qu'une consommation par l'endettement d'ailleurs), comme on peut le voir au Japon par exemple.

 

Donc justifier une croissance par une hausse de l'épargne, alors que celle-ci implique généralement plutot l'inverse (ie une stagnation en gros), c'est se planter profond.

Message cité 1 fois
Message édité par Oxygen3 le 31-08-2010 à 15:48:45

---------------
Metro-PoleRéseau A Suivre...: Annuseries|LeVillage|pErDUSA
n°23798359
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 15:49:19  answer
 

bugbreeder a écrit :


 
Le record c'est par rapport aux USA eux même, pas par rapport à l'étranger. Comme le dit cet aperçu : http://www.lexpansion.com/economie [...] OR=EPR-175, c'est la fin du modèle de croissance par l'endettement, les Ricains épargent plutôt que de s'endetter, d'où ce record d'épargne.


 
En partant d'une épargne très faible l'évolution ne pouvait être que spectaculaire. De là à conclure que l'hyper endettement des ménages comme moteur de croissance c'est terminé...

n°23799525
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 17:07:40  profilanswer
 

Oxygen3 a écrit :

Non mais t'as rien compris ?!
Les US ayant 300M de gus, atteindre des records bruts, c'est facile aux US. Le problème reste qu'ils sont très très loin des records "par tete de pipe" qu'on trouve ailleurs dans le monde.
Donc venir expliquer que les US atteignent des records est totalement faux, vu qu'ils sont à mille lieux des taux d'épargne des autres pays dans le monde.


 
Non, c'est toi qui a encore compris de travers, contrairement à Ycar qui a fait un commmentaire pertinent juste après, il s'agit bien d'un record aux US, les autres pays ne SONT PAS concernés, les Ricains n'épargnaient presque pas avant donc il suffit qu'ils le fassent un peu maintenant pour péter leurs records, record très relatif mais record quand même. Si tu n'arrivais pas à épargner un seul euro depuis des années, même arriver à en mettre un seul de côté va être un record.
 

Oxygen3 a écrit :

Par ailleurs, il est généralement acquis qu'une épargne forte n'est pas gage de croissance pour un pays (pas plus qu'une consommation par l'endettement d'ailleurs), comme on peut le voir au Japon par exemple.
Donc justifier une croissance par une hausse de l'épargne, alors que celle-ci implique généralement plutot l'inverse (ie une stagnation en gros), c'est se planter profond.


 
Absolument pas, l'épargne est une étape NECESSAIRE pour la croissance, la croissance peut repartir normalement quand l'épargne de sécurité est redevenue suffisante. Donc la croissance pourra repartir lorsque l'épargne sera devenue suffisante, et si le gouvernement ne fait pas de nouveaux "plans de relances" qui la retarderont.
Le Japon est un cas totalement à part, il ne sert à RIEN d'y investir, tout le monde y rembourse ses dettes et épargne mais l'investissement des particuliers y est complètement mort et pour longtemps, voir les analyses de Charles Gave à ce sujet.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23799639
Profil sup​primé
Posté le 31-08-2010 à 17:18:38  answer
 

bugbreeder a écrit :

 

Non, c'est toi qui a encore compris de travers, contrairement à Ycar qui a fait un commmentaire pertinent juste après, il s'agit bien d'un record aux US, les autres pays ne SONT PAS concernés, les Ricains n'épargnaient presque pas avant donc il suffit qu'ils le fassent un peu maintenant pour péter leurs records, record très relatif mais record quand même. Si tu n'arrivais pas à épargner un seul euro depuis des années, même arriver à en mettre un seul de côté va être un record.

 


 
bugbreeder a écrit :

 

Absolument pas, l'épargne est une étape NECESSAIRE pour la croissance, la croissance peut repartir normalement quand l'épargne de sécurité est redevenue suffisante. Donc la croissance pourra repartir lorsque l'épargne sera devenue suffisante, et si le gouvernement ne fait pas de nouveaux "plans de relances" qui la retarderont.
Le Japon est un cas totalement à part, il ne sert à RIEN d'y investir, tout le monde y rembourse ses dettes et épargne mais l'investissement des particuliers y est complètement mort et pour longtemps, voir les analyses de Charles Gave à ce sujet.

 

http://hfr-rehost.net/preview/4.bp.blogspot.com/_pMscxxELHEg/SghkMj7_XNI/AAAAAAAAFOE/8r1iqveqYyU/s1600/PersonalSavingLong.jpg

 

Moralité, selon ton raisonnement, il n'y a pas eu de croissance depuis 1985, date du début de l'effondrement du taux d'épargne des ménages. [:petrus75]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 31-08-2010 à 17:19:00
n°23799756
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 17:27:09  profilanswer
 


 
C'est très vrai, mais il y a quand même une très forte aversion à l'endettement aux US actuellement qui n'existait pas avant.  
 
Je viens de voir une maison à vendre à Antioch CA, 5 BDR-4 BAT, 1.750$ par mois sur 30 ans sans aucun down payment, apparemment absolument personne n'en veut, je crois qu'il y a peu de boulot dans le secteur donc même pas sûr de pouvoir la louer pour rembourser le crédit vu la conjoncture.
Je suis à peu près certain aussi que les neuneux de CitiBank ont fait passer brusquement à un moment (ça a peut être été bref) leur taux sur les cartes de crédit de environ 6% à 30% par pur calcul pour compenser le manque à gagner sur les profits espérés car les gens avaient presque arrété de s'en servir (du coup ils ont naturellement totalement arrété de s'en servir).
 
Donc je pense quand même qu'il y a eu un énorme coup de frein du public sur l'endettement aux USA qui va profondément influencer le marketting et l'économie pour longtemps.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23799931
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 17:38:32  profilanswer
 


 
Je n'ai jamais écrit ça, lis mes posts avant de répondre STP et sans extrapoler en inventant des propos que je n'ai pas tenu.
 
J'ai écrit :

Citation :

la croissance peut repartir normalement quand l'épargne de sécurité est redevenue suffisante


Ca veut dire qu'en temps normal on épargne par précaution d'abord et ensuite sans y toucher on utilise les surplus pour investir, l'épargne est donc bien en temps normal une étape nécessaire à la croissance, on n'investit pas avant d'assurer financièrement ses arrières.
Les Ricains ont pu se permettre de ne pas avoir d'épargne de précaution depuis 1985, ce qui était une idiotie, parce que l'endettement était trop facile et pas cher. Ca vient heureusement de changer et probablement pour longtemps.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23803699
bugbreeder
Posté le 31-08-2010 à 23:10:21  profilanswer
 

Bon article sur le dilemme de l'administration US envers l'économie : http://lupus1.wordpress.com/2010/0 [...] asse-tete/.


---------------
When injustice becomes law, resistance becomes duty (Thomas Jefferson)
n°23805963
Dworkin
⭐ Evil Camp Represent ⭐
Posté le 01-09-2010 à 10:26:28  profilanswer
 

[:dworkin:3]  
 

Citation :

Il a fait de son mieux, c'est sûr. Il s'applique. Barack Obama est un studieux. Ce n'est donc pas surtout un « peu mieux faire » mais un « rien n'y fait » et un « rien à faire » qu'il faut écrire sur sa copie -son discours du bureau ovale de fin d'engagement militaire en Irak.
 
Discours impossible, car comment celui qui était, presque seul parmi les démocrates de renom, opposé à l'entrée dans la guerre peut-il aujourd'hui célébrer une mission accomplie, sans se dédire ? Comment le candidat à la présidence opposé à la seule décision stratégique compétente de son prédécesseur dans cette guerre (« the surge »), la montée en puissance de 2008 qui, combinée au retournement des sunnites en faveur de la paix, a significativement calmé le jeu- peut-il tirer vers lui le moindre crédit de la fin des combats par les GI's ?  
 
Chef d'un Etat en guerre, commandant en chef des armées, consacrant l'essentiel de son allocution à vanter les troupes, leur courage, leur ténacité, leurs sacrifices, leurs résultats, Obama ne pouvait qu'effleurer le sujet.  
 
« Cet après-midi, j'ai parlé à l'ancien Président George W. Bush. Chacun sait que lui et moi étions en désaccord sur la guerre depuis le début. »  
 
 
Mais, a-t-il ajouté dans le leitmotiv de l'allocution, « il est temps de tourner la page ». (Voir la vidéo en anglais)
 
 
 
W. avait raison !  
Qui avait raison, qui avait tort ? Pour tout auditeur ou lecteur du texte, la réponse est nette : W. ! Lisez plutôt :  
 
« Les Américains qui ont servi en Irak ont accompli la mission qui leur avait été confiée. Ils ont infligé la défaite à un régime qui terrorisait son peuple. Avec les Irakiens et les partenaires de la coalition, ils ont fait d'immenses sacrifices. Nos troupes ont combattu pâté de maison après pâté de maison pour aider les Irakiens à avoir une chance d'avenir meilleur. […]
 
 
Nous avons persévéré car nous partageons avec le peuple irakien une croyance : celle qu'un nouveau début peut sortir des ruines de la guerre dans ce berceau de la civilisation. Dans ce chapitre remarquable de l'histoire des Etats-Unis et de l'Irak, nous avons assumé nos responsabilités. Il est désormais temps de tourner la page. »
 
 
C'est clair. C'était dur, mais ça valait le coup. Dur pour les Américains et leurs alliés, mais pas un chiffre avancé sur le nombre de pertes civiles. Obama ne s'est pas cru permis de dire que, même pour les partisans de la guerre, l'insondable incompétence de la gestion de la victoire initiale par l'équipe Bush-Cheney-Rumsfeld a coûté la vie à des dizaines de milliers d'Irakiens, en pure, pure, perte.
 
Un écart historiquement favorable aux Républicains
Devoir faire un discours dont le message intrinsèque est la célébration de l'enjeu dominant -et hier damnant- de l'ère Bush est une catastrophe de premier ordre pour Obama. Le Président est à deux mois des élections de mi-mandat qui s'annoncent dévastatrices, comme le montre le coup de sonde de Gallup de ce lundi, qui révèle un écart de dix points, un record historique pour les républicains. (Voir le graphique Gallup)
 
http://asset.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/PierreHaski/republicains.jpg
 
Sentant la force de l'impact, les porte-parole démocrates s'étaient depuis un mois résignés à critiquer l'ex-administration Bush pour sa mauvaise gestion économique, tentant de déporter sur lui et les républicains un peu de la colère générée par la dégradation de la situation de l'emploi. Comme on peut le voir ici dans cette pub qui met en pièce le président de la campagne républicaine, Pete Sessions. (Voir la vidéo en anglais)
 
Alors, devoir consacrer une adresse à la nation implicitement pro-Bush ne pouvait plus mal tomber.
 
« It's the economy, stupid ! »
 
Obama sait très bien que la question irakienne ne pèsera pas d'un iota dans les bureaux de scrutin, en novembre. Il n'y a que la piètre qualité de l'économie qui compte. Et peut-être aussi le fait que 18% des Américains croient Obama musulman et que, c'est pire, 42% disent ne pas connaître sa religion ! Alors que le principal problème de sa campagne présidentielle fut ses rapports avec son pasteur protestant, le flamboyant et politiquement incorrect Jeremiah Right.
 
Les tentatives du Président, dans le discours, de faire un parallèle entre la résilience des soldats américains et la nécessité de traverser la crise économique en gardant espoir n'étaient pas du meilleur effet :  
 
« Au moment où nous concluons la guerre en Irak, nous devons relever les défis domestiques avec autant d'énergie et de résilience, et un sens d'un objectif commun similaire à celui qui animait nos hommes et femmes en uniforme qui ont servi en Irak. Ils ont remporté tous les défis qu'ils ont rencontré. A notre tour. »
 
 
Equivalence, donc, entre les deux missions : libérer l'Irak et sortir de la récession. Fallait-il insister ainsi sur la justesse de l'objectif fixé par son prédécesseur républicain ? Misère…
 
Il y revient même en final :  
 
« Nos troupes constituent l'acier du navire de l'Etat. Et même si notre nation traverse des eaux agitées, elles nous inspirent confiance dans le cap suivi, et dans le certitude qu'au-delà des matins sombres, il existe des jours meilleurs. »
 
 
On comprend qu'Obama et ses rédacteurs ont voulu coller au sujet imposé par l'événement historique -le retrait des troupes et l'Irak- et ne pas aborder l'économie dans une portion distincte du discours, ce qui aurait pu sembler opportuniste.
 
Obama avait été critiqué pour avoir trop parlé de sa réforme de l'énergie en final de son discours à la nation sur le désastre pétrolier dans le golfe.
 
Mais peut-être écoute-t-il trop les critiques ?  
 
Et peut-être, puisque l'économie est la principale préoccupation de ses électeurs, aurait-il pu annoncer un discours sur l'Irak et sur l'économie. Moitié-moitié ? Peut-être aurait-il pu dire que les sommes investies en Irak, beaucoup trop importantes pour la mission à cause de l'incompétence des républicains, auraient mieux servi l'économie américaine ? Peut-être aurait-il pu affirmer qu'enfin, les démocrates fermaient ce robinet pour mieux irriguer, à la place, un marché du travail asséché.
 
Il a fait de son mieux. Il s'est appliqué. Mais avec la probabilité d'un raz-de-marée républicain en novembre et la perte des deux chambres, peut-être aurait-il du être non seulement à la hauteur de sa fonction, ce qu'il fut, mais au diapason de la bagarre politique qu'il doit mener pour sauver son programme de réforme, ce qu'il ne fut hélas pas.


 
Rue89


---------------
Ma bibliotheque Mon Bar ⭐ מברכיך ברוך וארריך ארור
n°23858718
Anteus
Mieux vaut prévenir que guérir
Posté le 06-09-2010 à 15:30:32  profilanswer
 

Peut-on considerer que la separation de l'etat et de la religion est une realite en politique americaine?
 
Le premier amendement me semble stipuler que l'etat ne devra preferer aucune religion, et non qu'il devra en etre separe.
 
La meilleure preuve en etant que le fait de jurer sur la Bible (ou autre livre saint) fasse partie du protocole - meme officieux - d'investiture a une position politique: Si l'etat et la religion etaient reellement separe, la constitution interdirait une telle pratique, puisqu'elle lie, au moins mediatiquement, une politique et une religion.
 
Imaginons une seconde le tolle que provoquerait un president francais qui jure sur la Bible ou tout autre livre saint lors de son investiture... Peut-on reellement parler de separation officielle de l'etat et de la religion aux US?
 
Tylow, je suis tout ouie, puisque je raconte n'importe quoi.

Message cité 1 fois
Message édité par Anteus le 06-09-2010 à 15:31:05

---------------
Autonomie, Excellence, But
n°23858779
Anteus
Mieux vaut prévenir que guérir
Posté le 06-09-2010 à 15:34:39  profilanswer
 

Happy Labor Day en passant, il fait un temps magnifique a NY :o


---------------
Autonomie, Excellence, But
n°23858905
Profil sup​primé
Posté le 06-09-2010 à 15:42:39  answer
 

Anteus a écrit :

Peut-on considerer que la separation de l'etat et de la religion est une realite en politique americaine?
 
Le premier amendement me semble stipuler que l'etat ne devra preferer aucune religion, et non qu'il devra en etre separe.
 
La meilleure preuve en etant que le fait de jurer sur la Bible (ou autre livre saint) fasse partie du protocole - meme officieux - d'investiture a une position politique: Si l'etat et la religion etaient reellement separe, la constitution interdirait une telle pratique, puisqu'elle lie, au moins mediatiquement, une politique et une religion.
 
Imaginons une seconde le tolle que provoquerait un president francais qui jure sur la Bible ou tout autre livre saint lors de son investiture... Peut-on reellement parler de separation officielle de l'etat et de la religion aux US?
 
Tylow, je suis tout ouie, puisque je raconte n'importe quoi.


 

Citation :

La conception (de la laïcité) des États-Unis
 
 
Aux yeux de nombreux Français les États-Unis ne sont pas un état laïque. Ils apparaissent de nos jours comme une république fortement imprégnée par les valeurs chrétiennes (tradition puritaine pour la Nouvelle-Angleterre, mais aussi baptiste, méthodiste, et catholique). Pourtant, dès l’époque de la Révolution américaine, l’idée de laïcité est un concept incontournable en Amérique, hérité des Lumières, et plus spécifiquement du philosophe anglais John Locke.
 
Ainsi, si la Déclaration d'indépendance américaine fut rédigée par des déistes, les Pères fondateurs étaient également dans leur majorité des laïcs attachés à la séparation de l'Église et de l'État. Ainsi, Thomas Jefferson, en 1776, s'il fait référence à un Dieu créateur qui légitime les droits de l’Homme, était également farouchement attaché à cette idée, comme en témoigne ses écrits :
 
    « J’ai toujours considéré qu’il s’agissait d’une affaire entre l’homme et son créateur, dans laquelle personne d’autre, et surtout pas le public, n’avait le droit d’intervenir[22]. »
 
Dans l’une de ses lettres, Jefferson évoque l’impérieuse nécessité d’un « mur de séparation » entre l’État et les Églises[23].
 
D’autres pères fondateurs des États-Unis se sont prononcés en faveur de la séparation des Églises et de l’État :
 
    * George Washington :
 
          «  Tous possèdent également la liberté de conscience et les protections de la citoyenneté. Le gouvernement des États-Unis n’apporte aucun soutien au sectarisme, ni aucune assistance à la persécution, et requiert seulement que tous ceux vivant sous sa protection se conduisent en bons citoyens [...] Les croyances religieuses d’un homme ne le priveront pas de la protection des lois, ni du droit d’obtenir et d’exercer les plus hautes fonctions publiques existantes aux États-Unis[24]. »
 
    * James Madison :
 
          «  Le gouvernement n’a pas l’ombre d’un droit de se mêler de religion. Sa plus petite interférence serait une usurpation flagrante[24]. »
 
    * John Adams :
 
          « Le gouvernement des États-Unis n’est en aucune manière fondé sur la religion chrétienne ; il n’a aucune inimitié envers la loi, la religion ou la tranquillité des musulmans[25]. »
 
    * Thomas Paine :
 
          « De toutes les tyrannies qui frappent l’humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion[26]. »
 
Les pères fondateurs américains en faveur de la laïcité
 
George Washington (1732-1799), premier président américain
 
 
John Adams (1735-1826), 2e président
 
 
Thomas Jefferson (1743-1826), 3e président
 
 
James Madison (1751-1836), 4e président
 
Officiellement, la religion est séparée de l’État par le premier amendement du 12 décembre 1791 de la constitution de 1787. Fait notable pour l’époque, ni la constitution ni la Déclaration des Droits (les dix premiers amendements), les deux textes fondateurs de la République américaine, ne font référence à Dieu ou à la Providence. Ainsi, depuis la fin du XVIIIe siècle siècle, il n’y a pas de religion officielle dans ce pays.
 
Pourtant, les références à Dieu sont omniprésentes dans la pratique politique : George Washington, fut le premier président à introduire le serment sur la Bible, alors que la constitution ne prévoyait qu’un simple serment[27]. On note également le In God we trust sur les billets (En Dieu, nous avons confiance) qui est devenu une devise officielle des États-Unis le 30 juillet 1956 (plus tard qu’on le croit, donc), sur l’initiative d’un député de Floride (Charles E. Bennett) ou le serment des présidents américains sur la Bible lors de l’investiture, etc. Dans les États où, à l'occasion d'un procès (ou de la prise de fonction d'un gouverneur ou d'un sheriff par exemple), les témoins doivent jurer de dire la vérité sur un « document sacré », le choix est possible entre tous les « documents » disponibles : Bible chrétienne sans apocryphes, Bible chrétienne avec écrits intertestamentaires, Torah, Coran, Avesta, etc.
 
Contrairement par exemple à la France, cependant, dans le système éducatif américain, l’État fédéral ne subventionne aucune école religieuse. Enfin, il ne faut pas oublier que le premier amendement fait partie de la première constitution à garantir la non-ingérence de l’État dans les religions et la liberté de culte. En 1875, James Blaine, président de la chambre des représentants, proposa un amendement constitutionnel interdisant les subventions publiques pour tout projet à vocation religieuse. Cet amendement Blaine, bien que rejeté par le sénat, fut adopté par 37 états américains, qui donc ne subventionnent aucune école privée. L'arrivée du chèque éducation a remis en cause cette avancée.
 
La définition du Dieu auquel se réfère l’État américain est pensée et vécue comme le point commun à toutes les religions ; il ne s’agit donc pas d’un Dieu précis, attaché à un culte défini. D’une manière différente de la France, où l’État rassemble par son indifférence aux cultes, l’État américain rassemble en créant un point commun qui est le fait de croire. C’est la conséquence étonnante d’une laïcité tolérante : en se refusant toute ingérence étatique dans la vie religieuse des citoyens, les fondateurs des États-Unis ont attiré dans leur pays de nombreux immigrants très religieux, parfois brimés dans leurs pays d’origine : mennonites, baptistes, anabaptistes, amishs, quakers, juifs, etc. La forte religiosité américaine, qui connaît son pic pendant la guerre froide, n’est donc pas le vœu des fondateurs du pays mais la conséquence des conditions dans lesquelles le pays s’est construit.
 
La religion est considérée aux États-Unis dans un sens proche de l’étymologie (religio : créer un lien social). Dans ce cadre, agnostiques et athées sont mal conceptualisés dans le système, car toute personne se rattache par principe à une religion. Une étude de l’université du Minnesota publiée en 2006 montre d’ailleurs que la « communauté » qui inspire la méfiance la plus grande aux États-Unis est non pas celle des immigrants récents, celle des homosexuels ou celle des musulmans, mais bien celle des athées[28]. Néanmoins, la méfiance qu’inspirent les athées aux États-Unis dépend énormément du lieu de résidence des populations étudiées : les habitants de la côte ouest autant que ceux de la côte est, c’est-à-dire une majorité d’américains, acceptent bien mieux l’athéisme que ne le font ceux qui habitent au centre du pays.

 
(...)
Laïcité par pays
 
À partir du moment où la liberté de culte est assurée, on s’aperçoit que l’influence des Églises n’est pas directement corrélée à leur statut juridique. Par exemple la Suède, pays reconnaissant l’Église évangélique luthérienne comme religion d’État jusqu’au 1er janvier 2000, est certainement l’un des pays les moins religieux d’Europe car en un siècle l’Église de Suède est devenue, comme la monarchie, un simple folklore pour la plupart des habitants[réf. nécessaire].
 
Au contraire, des pays de constitution laïque comme la France ou le Portugal ont une tradition catholique toujours vivace. Le classement suivant repose donc uniquement sur le statut juridique des Églises, sans présumer de leur poids politique effectif.
 
 
Pays constitutionnellement laïques
 
    * France : article 1 de la constitution de 1958. (Voir aussi l’article détaillé : Laïcité en France; mais concordat pour l'Alsace-Moselle)
    * Inde : 42e amendement à sa Constitution de 1947, le Constitution Act (1976) a permis d’inclure le mot secular devant les mots « Democratic Republic » dans son préambule.
    * Japon : article 20 de la Constitution de 1947. Durant la première moitié du XXe siècle, et particulièrement durant les années 1930, les régimes militaristes qui gouvernèrent le Japon avaient imposé le « shintoïsme d’État », forme exacerbée et instrumentalisée du shintoïsme traditionnel. Élaborée et adoptée durant l’Occupation américaine (1945-1952), la Constitution actuelle intègre les conceptions occidentales de laïcité et de séparation de l'Église et de l'État.
    * Mexique : article 3 (éducation laïque) et l´article 24 (liberté de pratique religieuse) de la Constitution mexicaine de 1917.
    * Uruguay : article 3 de la constitution de 1964 (Tous les cultes sont libres en Uruguay. L’État ne soutient aucune religion.)
    * Éthiopie: article 11 de la constitution de 1994: "1. L'Etat et la religion sont séparés."[29]
    * Bolivie, depuis le 26 janvier 2009
    * États-Unis: l'Etat fédéral est officiellement laïque (1er amendement de la Constitution) mais certains États financent certaines religions[réf. nécessaire]. La Cour suprême a accepté de se saisir d'une affaire, où la Cour d'appel pour le neuvième circuit avait jugée, le 14 mai 2008 inconstitutionnelle la présence d'une croix dans un mémorial commémorant la guerre de 1914-18 sur un terrain fédéral dans le désert du Mojave (le Mojave National Preserve (en)) [30],[31].
    * Turquie: dans la constitution, 10 décembre 1937 par « l’État turc est républicain, nationaliste, populiste, étatiste, laïque et réformateur » (Türkiye Devleti, Cumhûriyetçi, Milliyetçi, Hâlkçı, Devletçi, Laik ve İnkılâpçı’dır), les « six principes d’Atatürk ». Cependant l'Etat turc finance la formation des imams musulmans et la création d'écoles coraniques[réf. nécessaire].
    * Portugal : l’article 41, paragraphe 4 de la constitution de 1976, établit que l’État est laïque. Toutefois, il s’agit là d’une laïcité seulement théorique, car le concordat de 1940 avec le Saint-Siège est resté en vigueur, de même que la loi no 4 du 21 août 1971, souvent qualifiée de loi relative à la liberté religieuse, qui affirme également le statut spécial de l’Église catholique. Cette spécificité a été encore confirmée en 2004, lorsque le Portugal a signé avec le Saint-Siège un nouveau concordat, permettant d’actualiser l’ancien dont certaines dispositions, en particulier relatives aux activités missionnaires dans les anciennes colonies portugaises, étaient obsolètes. Le nouveau concordat reconnaît certes la liberté religieuse, mais « garantit le caractère exceptionnel des relations entre le Portugal et l’Église catholique sans que rien n’entre en contradiction avec l’ordre juridique portugais », et montre bien que le principe constitutionnel de laïcité n’est que purement formel.
(...)


http://fr.wikipedia.org/wiki/La%C3%AFcit%C3%A9


Message édité par Profil supprimé le 06-09-2010 à 15:44:39
n°23859010
Anteus
Mieux vaut prévenir que guérir
Posté le 06-09-2010 à 15:50:17  profilanswer
 

J'entends bien. Mais aucun texte ne dit clairement que la religion et l'etat doivent etre separes.
 
On dit que l'etat ne doit pas interferer dans l'exercice de la religion des citoyens (ca c'est evident, ca s'appelle la liberte)
On dit que l'etat ne doit pas privilegier une religion (ce qui revient au meme que ci-dessus)
On dit que l'etat americain n'est pas fonde sur la religion chretienne
 
Mais l'etat reste religieux, puisqu'il appose un message jusque sur ses billets de banque: In God we trust, meme s'il est oecumenique, valide implicitement la croyance de l'etat en l'existence d'un dieu. Ou du moins valide qu'il suppose que ses citoyens croient en un dieu, quel qu'il soit. Les athees doivent se sentir un peu emmerdes quand ils manipulent un billet de banque.
 
Pourquoi ne pas limiter ca au "E pluribus unum"?
 
Et dans l'absolu, la religion est omnipresente dans la politique US, je trouve.
 
Alors si on arrete de devier la question de "est-ce que la religion et l'etat sont separes?" en "est-ce que la religion chretienne est une religion d'etat aux US?" on pourra peut-etre commencer a discuter sur les memes bases :/

Message cité 2 fois
Message édité par Anteus le 06-09-2010 à 15:50:58

---------------
Autonomie, Excellence, But
n°23859174
Profil sup​primé
Posté le 06-09-2010 à 16:02:06  answer
 

Anteus a écrit :

J'entends bien. Mais aucun texte ne dit clairement que la religion et l'etat doivent etre separes.
 
On dit que l'etat ne doit pas interferer dans l'exercice de la religion des citoyens (ca c'est evident, ca s'appelle la liberte)
On dit que l'etat ne doit pas privilegier une religion (ce qui revient au meme que ci-dessus)
On dit que l'etat americain n'est pas fonde sur la religion chretienne
 
Mais l'etat reste religieux, puisqu'il appose un message jusque sur ses billets de banque: In God we trust, meme s'il est oecumenique, valide implicitement la croyance de l'etat en l'existence d'un dieu. Ou du moins valide qu'il suppose que ses citoyens croient en un dieu, quel qu'il soit. Les athees doivent se sentir un peu emmerdes quand ils manipulent un billet de banque.
 
Pourquoi ne pas limiter ca au "E pluribus unum"?
 
Et dans l'absolu, la religion est omnipresente dans la politique US, je trouve.
 
Alors si on arrete de devier la question de "est-ce que la religion et l'etat sont separes?" en "est-ce que la religion chretienne est une religion d'etat aux US?" on pourra peut-etre commencer a discuter sur les memes bases :/


 
Tel que je le comprends, il s'agit plus d'une dualité entre pratiques sociales largement majoritaires (croire en un Dieu unique, avec culte dédié) et fondements de l'Etat (croire en un Dieu universel, sans culte).
Et une stricte séparation de l'Etat et des Eglises n'est pas le critère unique de définition d'un Etat laïc: ça c'est l'interprétation française...
 
Un Etat qui n'est pas laïc privilégie de facto une croyance et sa pratique du culte. A maxima tu peux peut-être stipuler que certains Etats de la fédération américaine ne sont vraiment pas laïcs: à vérifier toutefois dans leurs propres textes constitutionnels. :spamafote:

n°23859233
Anteus
Mieux vaut prévenir que guérir
Posté le 06-09-2010 à 16:06:42  profilanswer
 


Justement: Le fait de jurer sur un livre saint ne privilegie-t-il pas de facto une croyance et sa pratique du culte?
 
Alors pourquoi ne pas l'interdire constitutionnellement? Simplement parce que encore une fois, ma comprehension du 1er amendement est que legalement il est interdit de traiter un citoyen differemment selon sa religion, et l'etat ne doit pas interferer avec les affaires religieuses. La liberte de culte, donc, que nous avons aussi en France.
 
En revanche, rien ne dit que la religion n'a pas a interferer avec l'etat. Il y a des declarations ici ou la qui ressemblent selon moi plus a des voeux pieux, mais je n'ai pas regarde l'ensemble des amendements de la Constitution pour y confirmer qu'aucun ne definissait ca. Mais ca m'etonnerait, puisqu'alors jurer sur la Bible ou le Coran ou tout autre livre saint lors d'une investiture serait anti-constitutionnel.
 
Je ne vois VRAIMENT pas les US comme un etat laic aujourd'hui. Quand je vais a un entretien d'embauche, je ne jure pas sur la Bible quand je signe mon contrat. Pourquoi un senateur ou un president le devrait? Mon employeur est laic, pas l'etat americain selon ma comprehension :)


---------------
Autonomie, Excellence, But
n°23859287
mixoumix
Pire pseudo ever
Posté le 06-09-2010 à 16:11:45  profilanswer
 


[:aloy]
 
Soyons précis...


---------------
Le topic des commentaires priceless sur les sites Web !
n°23859420
Xarius
Posté le 06-09-2010 à 16:23:13  profilanswer
 

Anteus a écrit :

Mais l'etat reste religieux, puisqu'il appose un message jusque sur ses billets de banque: In God we trust, meme s'il est oecumenique, valide implicitement la croyance de l'etat en l'existence d'un dieu. Ou du moins valide qu'il suppose que ses citoyens croient en un dieu, quel qu'il soit. Les athees doivent se sentir un peu emmerdes quand ils manipulent un billet de banque.

 

Pourquoi ne pas limiter ca au "E pluribus unum"?

 

Ca s'appelle du deisme ceremoniel (http://en.wikipedia.org/wiki/Ceremonial_deism). C'est un peu la meme chose que le "under God" dans le pledge of allegiance. Ca n'emmerde pas grand monde et c'est une tradition donc c'est pas anti-constitutionel.
Meme chose avec jurer sur la bible. C'est le plus courant parce que l'immense majorité des américains sont chrétiens ou juifs. Mais si tu veux pas, tu peux jurer sur le Coran, sur rien du tout etc... (ex: Keith Ellison, representant musulman qui a utilisé le Coran de Thomas Jefferson)

 

http://img245.imageshack.us/img245/7224/ellison1.th.jpg
http://img823.imageshack.us/img823/5153/ellison2.th.jpg

 

C'est une tradition pour se faire plaisir (tu jures sur ce qui est le plus important pour toi), mais n'oublions pas que c'est une tradition purement ceremonielle et que personne n'est obligé. La preuve se trouve dans la constitution (Article 6):
"No religious Test shall ever be required as a Qualification to any Office or public Trust under the United States"

 


Maintenant, il y a clairement une séparation de l'Eglise et de l'Etat: pas de religion d'Etat, pas de financement d'une religion par l'Etat, pas de préférence pour une religion et protection de minorités religieuses. C'est la définition meme de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Il n'y a bien que la France qui considere la laicité comme athéisme d'Etat. La majorité des démocraties n'ont pas une vision aussi radicale de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Message cité 2 fois
Message édité par Xarius le 06-09-2010 à 16:32:13
n°23859496
Anteus
Mieux vaut prévenir que guérir
Posté le 06-09-2010 à 16:30:03  profilanswer
 

Xarius a écrit :


 
Ca s'appelle du deisme ceremoniel (http://en.wikipedia.org/wiki/Ceremonial_deism). C'est un peu la meme chose que le "under God" dans le pledge of allegiance. Ca n'emmerde pas grand monde et c'est une tradition donc c'est pas anti-constitutionel.
 
 
Maintenant, il y a clairement une séparation de l'Eglise et de l'Etat: pas de religion d'Etat, pas de financement d'une religion par l'Etat, pas de préférence pour une religion et protection de minorités religieuses. C'est la définition meme de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Il n'y a bien que la France qui considere la laicité comme athéisme d'Etat. La majorité des démocraties n'ont pas une vision aussi radicale de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.


OK, j'achete le principe :jap:
 
Mais est-ce que le fait de jurer sur un livre saint en particulier ne tend pas a valider la religion lui correspondant? C'est quand meme vachement limite, je trouve. Et la mention "in God we trust" tend egalement a valider l'existence de ce dieu, aussi oeucumenique fut-il. Est-ce que ca ne place pas implicitement les athees a l'ecart de ce qui est affiche de facto comme un fondement de la structure sociale et politique des US puisque c'est place au meme niveau que la devise du sceau?

Message cité 2 fois
Message édité par Anteus le 06-09-2010 à 16:30:59

---------------
Autonomie, Excellence, But
n°23859519
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 06-09-2010 à 16:32:30  profilanswer
 

Xarius a écrit :

Maintenant, il y a clairement une séparation de l'Eglise et de l'Etat: pas de religion d'Etat, pas de financement d'une religion par l'Etat, pas de préférence pour une religion et protection de minorités religieuses. C'est la définition meme de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Il n'y a bien que la France qui considere la laicité comme athéisme d'Etat. La majorité des démocraties n'ont pas une vision aussi radicale de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.


Non, l'athéisme d'Etat est plutôt ce qui se fait chez les pays cocos. Rien dans les institutions françaises ne donne une indication sur l'existence du divin.

n°23859552
Xarius
Posté le 06-09-2010 à 16:34:38  profilanswer
 

scOulOu a écrit :


Non, l'athéisme d'Etat est plutôt ce qui se fait chez les pays cocos. Rien dans les institutions françaises ne donne une indication sur l'existence du divin.


 
Quand tu vois que certains essayent d'interdire de manifester sa religion en public (ie: burkas, voile a l'ecole, etc...) en parfaite violation de l'article 18 de la declaration universelle des droits de l'homme...pour moi c'est particulierement radical.

n°23859561
Profil sup​primé
Posté le 06-09-2010 à 16:35:24  answer
 

Anteus a écrit :


OK, j'achete le principe :jap:

Mais est-ce que le fait de jurer sur un livre saint en particulier ne tend pas a valider la religion lui correspondant? C'est quand meme vachement limite, je trouve.
Et la mention "in God we trust" tend egalement a valider l'existence de ce dieu, aussi oeucumenique fut-il. Est-ce que ca ne place pas implicitement les athees a l'ecart de ce qui est affiche de facto comme un fondement de la structure sociale et politique des US puisque c'est place au meme niveau que la devise du sceau?


 
Oui, en effet c'est "limite". :D
 
Visiblement non, puisque la radicalisation religieuse tend également à favoriser l'augmentation du nombre des athées. ;)

n°23859590
Xarius
Posté le 06-09-2010 à 16:38:02  profilanswer
 

Anteus a écrit :


OK, j'achete le principe :jap:
 
Mais est-ce que le fait de jurer sur un livre saint en particulier ne tend pas a valider la religion lui correspondant? C'est quand meme vachement limite, je trouve. Et la mention "in God we trust" tend egalement a valider l'existence de ce dieu, aussi oeucumenique fut-il. Est-ce que ca ne place pas implicitement les athees a l'ecart de ce qui est affiche de facto comme un fondement de la structure sociale et politique des US puisque c'est place au meme niveau que la devise du sceau?


 
Etant donné que la tres grande majorité des Américains sont croyants, le ceremoniel représente la pensée majoritaire de la population....c'est pas franchement anormal.
 
A partir du moment ou on te force pas a croire en Dieu ou une religion particuliere et que la discrimination religieuse est interdite dans la constitution, je vois pas le probleme.

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  695  696  697  ..  13489  13490  13491  13492  13493  13494

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
american express[Topik serie TV IRL cable/satelite only] American Chopper
American Hardcore - The history of the American Punk Rock 1980-1986[Topik Officiel] The topik of the new year 2006!!!
American pie 4American pie 3: musique dans le bar?
Question pour ceux qui ont vu american pie 3soundtrack american pie 1
Recherche musique de "American Beauty"Soundtrack American pie 1
Plus de sujets relatifs à : [US Politics] Trump 47e Président des USA


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)