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Auteur Sujet :

Mouvement Démocrate : La reconstruction et l'avenir sans Bayrou.

n°10928621
langmc
Posté le 16-03-2007 à 13:09:01  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

sorg a écrit :

Je pense que c'est de la pure vengeance. Gratuite. C'est parfaitement dégueulasse, mais quelque part je le comprends.


 
 
Il est préférable (de lapin) de lire les explications de l'intéressé lui-même, pluôt que de faire des plans sur la comète :
 
Eric BESSON a écrit:
 

Citation :

Mercredi 21 Février 2007  
 
Les raisons de mon départ:  
 
Lorsque, il y a une semaine exactement, j'ai adressé à François Hollande la lettre par laquelle je démissionnais du poste qu'il m'avait confié de secrétaire national à l'économie et la fiscalité du Parti socialiste, je n'imaginais pas un seul instant me retrouver dans la situation qui est la mienne aujourd'hui et, singulièrement, me retrouver devant vous.  
 
 
J'ai lu que mon départ avait été "fracassant". Non. Mon départ se voulait discret et silencieux. L'écho qui lui en a été donné a certes été "fracassant" mais je ne l'ai ni voulu ni provoqué. Je voulais quitter le secrétariat national. Mais je n'avais pas l'intention de quitter les autres instances politiques du PS dont je suis membre, à savoir le bureau national et le conseil national et, a fortiori, le parti lui-même.  
 
Je voulais prendre du recul par rapport à la campagne présidentielle de la candidate et me consacrer à ma circonscription et à ma mairie. Je voulais être silencieux et, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, j'ai simplement indiqué que je ne partais pas parce que je contestais l'évaluation financière du projet de Ségolène Royal dont j'avais moi-même indiqué l'ordre de grandeur de 35 milliards.  
 
Mercredi dernier, après avoir démissionné à 10 heures, je n'ai parlé, à 19 h 45 qu'à un journaliste et un seul. Ce journaliste politique de l'AFP me demandait de confirmer la rumeur de ma démission. Je l'ai fait. Et lui ai indiqué que je ne parlerais plus pour ne gêner ni la candidate, ni le premier secrétaire du Parti socialiste.  
 
Au regard des responsabilités qui étaient les miennes et de ce que je représente, mon départ ne méritait pas autant de bruit.  
 
Cette amplification est sans doute liée, mais je laisse aux observateurs le soin de l'attester ou non, au fait qu'il devenait le symbole d'un malaise diffus sur la conduite de notre campagne électorale.  
 
Mon silence, qui se voulait un silence de pudeur et de solidarité, a sans doute été une erreur. Il a créé une brèche géante dans laquelle se sont engouffrés vraies raisons, fausses rumeurs, attaques personnelles et fantasmes. Je ne les relèverai pas toutes et tous mais je veux en commenter certain(e)s :  
 
1/ La question du "chiffrage" . Je ne conteste pas le "chiffrage" du projet de Ségolène Royal. J'ai assuré la coordination du chiffrage du projet socialiste en juin 2006 et j'avais commencé, avec nos experts, le même travail pour l'actualisation de ce chiffrage après le discours de Ségolène Royal à Villepinte le 11 février. Ce travail a été repris par deux élus de qualité, Michel Sapin et Didier Migaud, et je crois comprendre qu'ils sont arrivés aux mêmes ordres de grandeur.  
 
Mais puisque ma parole est désormais totalement libre, permettez-moi quelques remarques sur le sujet :  
 
a) la querelle des chiffres à laquelle on assiste n'a pas grand sens. Le coût d'une mesure ne veut strictement rien dire si l'on ne précise pas clairement les conditions d'application de cette mesure, ses critères exacts. Et la remarque ne vaut pas seulement pour les partis. Elle vaut aussi pour les "experts indépendants" qui calculent, parlent et glosent sur des données dont ils ne disposent pas et qui, parfois, n'ont même pas fait encore l'objet d'arbitrages au sein des partis. Je suis impressionné par leur capacité à calculer non seulement le coût d'une mesure – c'est facile lorsque l'on en connaît le périmètre et les modalités de mise en œuvre – mais aussi les effets induits (aubaine, recettes nouvelles, etc.) en fonction d'un taux de croissance d'eux inconnu.  
 
b) cela dit, ne biaisons pas : cette bataille symbolique du chiffrage a au moins une vertu : celle de rappeler que notre marge de manœuvre financière est limitée. Et, à cette aune, oui, les projets actuels, ceux de tous les partis et de tous les candidats sont trop onéreux et leur coût réel est sous-estimé.  
 
2/ Sur la discussion qui s'est tenue mardi 13 février en bureau national.  
 
Oui j'ai dit et je maintiens que je trouvais archaïques les propos que j'avais entendus sur la nécessaire déconnexion entre le politique d'un côté, l'économique de l'autre (l'économie n'est-elle pas, par essence, économie politique) ou entre l'économie d'un côté et le social de l'autre (une économie prospère est un préalable et se nourrit de la solidarité). Je parlais du fond et n'incriminais pas les auteurs de ces propos que je regrette d'avoir cités nommément en secrétariat national car leur passé et leur œuvre sont bien plus riches et ils ne méritent pas d'être caricaturés.  
 
3/ Sur le prétendu "complot jospiniste".  
 
J'ai trouvé le procès d'intention grotesque. Ce que j'ai fait et dit la semaine dernière et ce que je dis ici, je l'ai décidé seul, sans en référer à personne. Je n'ai pas consulté Lionel Jospin. Je suis persuadé, au demeurant, qu'il aurait cherché à me dissuader et, peut être, me désavouera-t-il.  
 
Quant aux "jospinistes", je les trouve, pour la plupart d'entre eux, loyaux et actifs. Sans doute davantage, paradoxalement, que plusieurs des premiers "ralliés". Mais il est vrai que la loyauté et le travail, ne sont pas, au sein du parti, équitablement partagés.  
 
4/ Sur mon "conflit avec François Hollande".  
 
Oui, nous avons bien eu, en secrétariat national, une altercation, François Hollande et moi.  
 
Pas sur le fond. Mais sur les hésitations et les revirements permanents d'une stratégie de réplique sur le "chiffrage". François, qui a le dos large, a eu l'élégance de faire semblant de croire et de suggérer qu'il était – de par cette altercation – à l'origine de mon départ.  
 
Il n'en est rien. J'ai pour François de l'affection et le souci que je lui crée a figuré au premier plan de mes hésitations ces derniers jours. Mais je suis aussi lucide : il est à la fois le premier responsable et la première victime de la situation dans laquelle se trouve le Parti socialiste. Il sait que mon désaccord portait sur la campagne et ses modalités et non sur un différend qui aurait pu être oublié en quelques minutes.  
5/ Sur "les raisons personnelles" de mon départ.  
 
Pour ne pas évoquer le fond du désaccord qui expliquait ma démission j'ai invoqué des "raisons personnelles". L'expression a été retournée contre moi par plusieurs des proches de la candidate, visiblement excédés par mon départ. Je passerai sous silence, par reste de charité chrétienne, les qualificatifs élogieux dont ils m'ont affublé.  
 
Ils ne grandissent guère la "relève" et le "renouveau" qu'ils prétendent incarner. Les "éléphanteaux" se révèlent plus cruels et moins regardants dans les arguments que les "éléphants" injustement vilipendés.  
 
Mais la ligne jaune a été franchie lorsque certains ont crû devoir évoquer de prétendues difficultés conjugales et familiales qui pouvaient expliquer ma supposée "déprime", poussant le vice jusqu'à renvoyer les observateurs aux romans de mon épouse Sylvie Brunel ou de ma fille aînée (sous le pseudonyme d'Ariane Fornia). Je veux dire simplement ceci : j'ai le privilège de posséder la cellule familiale la plus solide, la plus créative et la plus lumineuse que l'on puisse concevoir. Elle est le socle de ma vie, mon blindage existentiel.  
 
J'ai le plus profond mépris pour ceux – que l'on m'a aidé à identifier – qui ont crû devoir y toucher et qui sont à l'origine directe de mon départ du Parti socialiste.  
 
6/ Sur les propos de Ségolène Royal. Je ne quitte pas le Parti socialiste parce qu'elle se serait moquée de moi en se tournant vers des ouvrières de la Somme en leur demandant si elles connaissaient "Monsieur Besson" ou parce qu'elle aurait minimisé mon rôle dans sa campagne. Pour ma part, j'ai trouvé ces propos désobligeants mais je devine qu'ils sont en partie liés au fait que la candidate devait être exaspérée de devoir répondre à une question qui, à ses yeux, n'était légitimement pas cruciale. Je crains pour elle, à en juger par les mails que je reçois, qu'ils n'aient été perçus comme la marque d'un mépris qui a troublé les élus et les militants socialistes et, au-delà, de nombreux citoyen(ne)s.  
 
Pour le reste elle avait raison : connu des milieux politiques et des militant(e)s, je ne le suis guère du grand public même si ma notoriété s'est, de façon accidentelle et éphémère, accrue ces derniers jours. "Etre connu" peut être en politique un atout. Mais ce n'est pas un objectif en soi. En tout cas, ce n'est pas le mien.  
 
**********  
 
Après ce long préambule de commentaires des arguments cités pour expliquer mon départ, j'en viens à ses raisons exactes et aux conséquences que j'en tire.  
 
**********  
1/ Je n'adhère pas à la façon dont est conduite la campagne de Ségolène Royal.  
 
Je n'étais pas, chacun le sait et je l'assume, l'un de ses partisans de départ. Après le non au référendum, constatant qu'aucune personnalité n'émergeait suffisamment et considérant – à tort ou à raison – que François Hollande ne disposait pas encore de l'image publique qu'il mériterait, j'ai été de ceux qui ont cru que Lionel Jospin pouvait rassembler les socialistes et être notre candidat. Après l'annonce de son renoncement, j'ai respecté la décision que plusieurs d'entre nous avions prise de ne donner aucune "consigne de vote" en faveur de l'un(e) des trois candidat(e) en lice.  
 
La candidature de Ségolène Royal m'intriguait. D'un côté, je percevais bien une fraîcheur, une détermination, un rapport au peuple et un savoir-faire de communication qui lui permettaient d'incarner, à gauche, un besoin de renouvellement que chacun perçoit.  
 
Mais, par ailleurs, j'étais perplexe. Mes amis (et ils avaient sans doute raison) me disaient que je n'étais sans doute pas fait pour faire de la "politique autrement".  
 
En clair : je n'avais aucune difficulté à adhérer à un certain nombre de valeurs fondamentales (le travail, la sécurité, le respect, la famille…) dont Ségolène Royal voulait être l'étendard. Je considérais même, comme elle, que la reconquête de la confiance des milieux populaires passait par cet aggiornamento. Mais je ne comprenais pas vers quoi cela nous conduisait concrètement. Et je ne comprenais pas qu'elle ne se saisisse pas des instances et moments de délibération collective (le congrès, le bureau national, la commission du projet) pour donner un sens, une architecture à l'énoncé de ces valeurs. Prisonnier d'une vision dite ancienne de la politique, le chef (j'acceptais sans difficulté que ce puisse être une chef(fe) disait le chemin, argumentait, arbitrait. Ségolène Royal n'utilisait pas ces outils dits "préhistoriques et machistes".  
 
Lorsque Ségolène Royal a été élue par les militant(e)s, j'ai décidé de me consacrer loyalement et totalement à sa campagne, comme a bien voulu le lui rappeler le président de "Désirs d'avenir 26", l'un des premiers en France et dans la Drôme à soutenir Ségolène Royal et par ailleurs l'un des militants les plus dévoués et généreux que l'on puisse imaginer.  
 
Dès la mise en place du dispositif de campagne, j'ai été nommé parmi les trois "secrétaires nationaux" chargés de la coordination des sujets de fond et des argumentaires. Il y a deux semaines, j'ai été nommé "débatteur" par Ségolène Royal, "autorisé à porter sa parole". J'imagine donc que mon travail n'avait pas dû être jugé contre-productif.  
 
Ma loyauté ne m'interdisait pas de faire part à mes interlocuteurs réguliers, François Hollande, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen notamment, de mes inquiétudes sur les "ratés" de notre organisation et de notre campagne :  
 
– déconnexion entre le "siège de la campagne" et le "QG", rôle excessif et souvent nocif de "conseillers" dont la légitimité, la cohérence et le savoir-faire politique ne m'ont pas paru flagrants,  
 
– absence de lieu d'arbitrage et de mise en cohérence des thèmes, discours et propositions de la campagne,  
 
– faible utilisation des experts proches du Parti socialiste, qui sont pourtant nombreux et de grande qualité.  
 
La "démocratie participative" aboutit ainsi à ce paradoxe singulier : après l'envoi de notes, suggestions et propositions, le processus délibératif ne respecte pas les principes de base de la vieille démocratie : transparence des débats (au moins publicité interne dans une instance d'arbitrage) et débat contradictoire.  
 
Je constate que trois mois après avoir été largement élue à la suite d'un débat interne exemplaire qui a contribué à la propulser en tête de sondages, Ségolène Royal souffre aujourd'hui, même si rien n'est définitif, de ce que Vincent Peillon a qualifié de "trou d'air".  
 
Aux raisons précédemment évoquées, s'ajoutent me semble-t-il quelques explications complémentaires : Ségolène Royal n'a, à ce jour, pas su (pas pu ? pas voulu ?) rassembler tous les talents du Parti socialiste. Je constate ceci : à droite (ou à droite et au centre, je laisse à d'autres le soin de trancher), les trois personnalités qui pouvaient prétendre diriger la France, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Bayrou sont, en tant que candidat ou en tant que soutien actif, totalement engagés. A gauche, les trois hommes d'Etat les plus crédibles, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ne sont pas – ou guère – sollicités.  
 
Certains apprentis-sorciers, proches de la candidate, théorisent cette absence regrettable : le "plus" de Ségolène Royal serait d'avoir supplanté les "éléphants". Outre le fait que je n'ai toujours pas compris en quoi, au regard de son parcours politique, Ségolène Royal serait moins "éléphante" que d'autres, cette mise à l'égard de ceux qui ont, à gauche, le mieux dirigé la France me paraît être une funeste erreur.  
 
A deux mois du premier tour d'une élection présidentielle, il est préférable pour un grand parti comme l'est le Parti socialiste, qui plus est au sortir de cinq ans d'opposition, de disposer de réponses claires sur quelques dossiers-clés. Sur les 35 heures, sur le financement des retraites et de la protection sociale, sur la progressivité de l'impôt, sur le nucléaire, je constate la difficulté à répondre des "débatteurs" qui comme, je le faisais jusqu'il y a quelques jours, interviennent dans les débats ou sur les plateaux de télévisions ou de radio. Vers des questions simples, ils volent avec des réponses compliquées. Ce n'est pas dû à leur talent, qui est souvent réel. Mais à l'absence d'arbitrage sur des sujets majeurs.  
 
Toutes ces considérations vont être rapidement obsolètes. Je sais que Ségolène Royal va réorganiser son dispositif de campagne. J'aurai connu la phase que la candidate qualifie "d'autogestionnaire". D'autres vont avoir le bonheur de connaître la phase rationnelle.  
 
2/ Le Parti socialiste n'est actuellement pas organisé pour répondre aux espoirs immenses que placent en lui des millions de Français.  
 
Cela me navre car il porte l'espoir de beaucoup de celles et de ceux qui aspirent à une société plus juste, plus fraternelle.  
 
Mais nous sommes victimes :  
 
– d'une absence de clarification idéologique. Malgré le congrès du Dijon, où notre "réformisme" fut affirmé, revendiqué et vainqueur, le parti peine à reconnaître qu'il ne peut "sortir de l'économie de marché" ou "rompre avec le capitalisme". Le réformisme continue pour certains d'être une mollesse, une capitulation "sociale-libérale" alors qu'il reste une formidable ambition, la seule crédible à gauche.  
 
– d'un cycle d'opposition mal géré. Après des "états généraux" consécutifs à la défaite de 2002 et le congrès de Dijon, les électeurs ont offert aux socialistes une grande victoire en 2004. Au rejet du gouvernement s'additionnait le remords de 2002. Cette large victoire – probablement trop large au regard de notre travail réel – a été mal gérée. Nous avons, de façon absurde, demandé au président de la République un référendum dont nous ne voulions pas sur une question qui nous divisait et qui ne méritait ni tant d'honneur ni tant d'indignité : le traité constitutionnel européen. Bien qu'ayant voté "oui", j'étais moi-même très réservé sur son intérêt. Mais il comportait des avancées limitées dont nous nous sommes privés après nous être offerts le luxe d'une division publique.  
Ce "non" de beaucoup de dirigeants socialistes après le "oui" des militants restera à mes yeux une faute lourde dont les conséquences se font encore sentir. Le congrès du Mans ne fut ensuite qu'une bataille âpre, achevée par une synthèse improbable (même si, a posteriori, sans doute nécessaire) : je le sais puisque j'eus l'honneur de donner lecture de cette synthèse à la tribune du congrès…  
 
3/ Le Parti socialiste ne dispose par ailleurs que de faibles alliés.  
 
– Les communistes ont vu leur influence et leurs idées régresser. Mais leur apport dans la gestion des collectivités locales où ils sont élus et la responsabilité dont ils font preuve dans l'exercice de leurs mandats ne sont pas contestables.  
 
– Les Verts qui devraient être les grands bénéficiaires de la montée légitime des préoccupations environnementales s'abîment dans des querelles intestines et, obsédés par leur combat anti-nucléaire, n'ont d'autre issue… qu'une décroissance qu'ils affirment rejeter.  
 
– Quant à l'extrême gauche, n'ayant rien appris du 21 avril 2002, elle continue de faire de la gauche de gouvernement son adversaire principal, la chimérique révolution se bornant dans un premier temps aux barricades médiatiques face aux socialistes … Ses nouveaux porte-parole, Bové, Besancenot sont aussi habiles et télégéniques dans l'indignation et le diagnostic que creux et démagogiques dans les solutions.  
 
4/ Ce parti, je le quitte cependant à regret. Et même à grand regret. Il m'a permis d'être deux fois député, ce qui reste un honneur en dépit de la dévalorisation insoutenable de la réalité du mandat parlementaire. Je l'ai servi autant que j'ai pu. Je garderai une reconnaissance profonde pour ceux des militants de la Drôme qui m'ont soutenu fortement en 1997, colossalement en 2002. Je remercie aussi tous les élus, militants, et sympathisants d'ailleurs en France qui m'ont adressé des messages de soutien et qui m'ont demandé de renoncer à ma démission et de soutenir à nouveau Ségolène Royal. Leurs témoignages m'ont ému et fait vaciller. Sans les attaques personnelles dont j'ai été victime de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur dans cette campagne auprès de la candidate et, en dépit de mon analyse, je serais revenu. Mais je suis désormais incapable de cohabiter avec ceux qui ont touché à l'essentiel. Le combat politique n'autorise pas tout… surtout dans son propre parti.  
5/ Concrètement voici mes décisions :  
 
– je vais démissionner du Parti socialiste. J'adresserai ma lettre en ce sens à son premier secrétaire dès aujourd'hui. Je vais demander au président de l'Assemblée nationale de siéger désormais parmi les députés non inscrits jusqu'à la fin de la législature,  
 
 
– je ne serai pas candidat à ma réélection lors des prochaines élections législatives. Je l'ai envisagé pendant quelques jours. Par fidélité à une circonscription dont je connais à présent les moindres recoins et où me soutiennent des femmes et des hommes de gauche mais aussi de droite. Et par défi. Mais cela signifierait concrètement trouver sur ma route des militantes et des militants qui m'ont accompagné lors de tous mes combats électoraux. Cela je ne le veux pas.  
 
– je n'abandonne pas pour autant la politique. J'essaierai de contribuer encore au débat national, sans illusion excessive sur l'audience qui sera désormais la mienne. J'assumerai jusqu'à son terme mon mandat de maire de Donzère et, peut-être, m'y représenterai-je car je suis sensible au soutien que m'accorde sa population.  
 
Je n'ai pas fait d'offre de services et n'ai pas reçu de propositions de la part de Nicolas Sarkozy ou François Bayrou. Je les respecte l'un et l'autre et l'ai dit, écrit, avant ces événements.  
 
Concernant Nicolas Sarkozy, je veux dire les choses nettement.  
 
Je le connais depuis longtemps et j'ai toujours conservé une relation cordiale avec lui, ce qui ne nous a pas empêchés de nous heurter – parfois durement – dans le combat politique.  
 
J'ai de la sympathie pour lui. Il n'y a qu'en France que l'on se croit obligé de haïr ceux du camp politique opposé.  
 
J'ai porté un document dont j'ai rédigé l'introduction qui ne l'a – c'est le moins que l'on puisse dire – pas ménagé et qui était, je le reconnais, parfois excessif. Lors de la sortie du rapport, deux de ses plus proches m'ont affirmé qu'il avait été blessé par une formule dont la rédaction pouvait être mal interprétée. Je m'en suis expliqué avec eux mais j'ai, au fil du temps, compris que cela ne suffisait pas. Faute de parvenir à le voir à l'Assemblée nationale, je lui ai écrit une lettre d'explication. Préalablement à ma démission et ne "tendant aucune perche" contrairement à ce qu'affirment ceux qui n'ont rien lu mais savent tout. On me demande de la publier. S'agissant d'une lettre personnelle qui contient des éléments extra-politiques, je ne le ferai pas. On me dit "qu'elle va sortir". Qu'elle sorte. On verra alors si elle est de nature à me gêner…  
 
M'étant à présent trop longtemps justifié sur ce point, je veux affirmer qu'ayant quitté toute attache partisane et n'aspirant plus à des fonctions nationales je suis désormais libre, libre de voir qui je veux, à droite ou à gauche. Libre de parler à qui je veux. J'ai passé l'âge des oukases et des interdits.  
 
Je vais, enfin, m'attacher à mon avenir professionnel et, n'étant pas fonctionnaire, chercher à exercer des fonctions dans le secteur privé.  
 
6/ Quelques souhaits pour le débat public  
L'élection présidentielle de 2007 est cruciale pour la France. Elle doit favoriser le sursaut collectif qui est indispensable au rayonnement international, économique, social et culturel de notre pays.  
 
La position de la France, sur la scène internationale comme en Europe est affaiblie. Notre pacte républicain menacé.  
 
L'urgence commande que le débat s'ouvre enfin sur les vrais enjeux.  
 
Or si les candidat(e)s ont du talent, la pièce qui se joue est, pour l'heure, décevante.  
 
Les vrais enjeux ne sont pas explicitement évoqués. Ils doivent permettre de réconcilier les Français avec l'idée même de progrès. Ils doutent que la nécessaire efficacité économique puisse toujours être conciliée avec le progrès social. Ils doutent – à mes yeux à tort – que le progrès technologique puisse encore favoriser l'émancipation de l'homme et contribuer à une meilleure préservation des ressources naturelles.  
 
Cela suppose, notamment, d'aborder honnêtement et clairement quelques questions :  
 
– la France peut-elle être suffisamment crédible pour convaincre ses partenaires européens de se tourner résolument vers une croissance portée par la recherche, l'innovation et la qualification des personnes ? Pourrons-nous nous doter du crédit suffisant pour les convaincre de la nécessité d'aller vers une nécessaire harmonisation fiscale ? Pour plaider pour une utilisation du tarif extérieur commun qui favorise non un protectionnisme inopérant et contre-productif mais des échanges maîtrisés entre grands blocs mondiaux homogènes ?  
 
– saurons-nous nous tourner à nouveau vers l'Afrique que l'on continue à qualifier de "zone d'influence naturelle mais qui, déçue, se tourne vers d'autres puissances ?  
 
– aborderons-nous honnêtement la question du périmètre des services publics et de l'impôt juste pour les financer ?  
 
– sommes-nous prêts à un indispensable nouvel équilibre entre droits et devoirs ? Par exemple pour réformer le marché du travail et concilier vraiment "flexibilité et sécurité" ?  
 
Ces questions me passionnaient. J'essaierai, à présent, de m'y intéresser autrement.  
 
Eric Besson


 
 
 :ange:

mood
Publicité
Posté le 16-03-2007 à 13:09:01  profilanswer
 

n°10928624
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 16-03-2007 à 13:09:51  profilanswer
 

Stop les quotes de porc please  [:kzimir]

n°10928664
klougist
Posté le 16-03-2007 à 13:14:41  profilanswer
 

Babouchka a écrit :

Stop les côtes de porc please  [:kzimir]


 [:jibidi]

n°10928671
Svenn
Posté le 16-03-2007 à 13:15:50  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Ah mais je suis parfaitement d'accord avec toi, mais pas avec Hephaestos par contre sur certains sujets, et je suis même d'accord avec Glouba et Gaston sur certains points tout en étant pas d'accord sur tout...
 
Si vous êtes perdus, relisez 10 fois la phrase.
Si vous ne comprenez toujours rien, votez Sarkozy ou Royal, si vous avez compris, continuez de réfléchir et ça viendra tout seul.


 
J'ai parfaitement compris ce que tu disais et je ne critiquais pas. Je critiquais l'attitude un peu trop repandue qui consistais a dire "Tu ne votes pas Royal ? Alors tu es de droite !"  ;)

n°10928714
sorg
trop sur HFR depuis 2001
Posté le 16-03-2007 à 13:21:31  profilanswer
 

langmc a écrit :


Eric BESSON a écrit:
 
 :ange:


 
Intéressant . Je n'avais pas lu çà! Merci pour la citation.   [:japv]  
 

n°10928725
Altarius
As de la digression
Posté le 16-03-2007 à 13:23:51  profilanswer
 


 
ho, p'tain !  
 
elle vous fait si peur que ça Royal ? :whistle:  


---------------
Dsl pour les fautes - ne pas juger est une clé qui change le monde - Mensonge, propagande et manipulation, bienvenue chez les médias.
n°10928729
langmc
Posté le 16-03-2007 à 13:24:42  profilanswer
 

matt29 a écrit :

Pourquoi donc ?
 :heink:  
 
ca veut dire qu'on peut avoir une présidente pot de fleurs et un premier ministre faittout .


 
Non, tu peux avoir Ségolène présidente et un premier ministre UMP (si l'UMP gagne les législatives).
 
 :sol:

n°10928749
p47alto1
Posté le 16-03-2007 à 13:27:53  profilanswer
 

Svenn a écrit :

J'ai parfaitement compris ce que tu disais et je ne critiquais pas. Je critiquais l'attitude un peu trop repandue qui consistais a dire "Tu ne votes pas Royal ? Alors tu es de droite !"  ;)


 
Ah mais c'est le sel de tout militantisme bien rase-bitume -désolé pour la tautologie- que de rejouer l'air dissonnant du "qui n'est pas avec nous est contre nous" à la première opportunité.  :D

n°10928751
Altarius
As de la digression
Posté le 16-03-2007 à 13:28:29  profilanswer
 

langmc a écrit :

Non, tu peux avoir Ségolène présidente et un premier ministre UMP (si l'UMP gagne les législatives).
 
 :sol:


 
mode Glouba on
 
Et si Bayrou gagne, il va faire comment avec les législatives ?  :??:  
 
mode Glouba off


---------------
Dsl pour les fautes - ne pas juger est une clé qui change le monde - Mensonge, propagande et manipulation, bienvenue chez les médias.
n°10928764
P_erf_ide
Posté le 16-03-2007 à 13:31:00  profilanswer
 

p47alto1 a écrit :

Ah mais c'est le sel de tout militantisme bien rase-bitume -désolé pour la tautologie- que de rejouer l'air dissonnant du "qui n'est pas avec nous est contre nous" à la première opportunité.  :D


Ouais, les militants sont des gros cons, ça marche aussi pour les militants UDF, hein  [:khamal]


---------------
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. La Boétie -
mood
Publicité
Posté le 16-03-2007 à 13:31:00  profilanswer
 

n°10928773
langmc
Posté le 16-03-2007 à 13:32:24  profilanswer
 

Altarius a écrit :

ho, p'tain !  
 
elle vous fait si peur que ça Royal ? :whistle:


 
 
pas à moi   :sol:

n°10928774
p47alto1
Posté le 16-03-2007 à 13:32:49  profilanswer
 

P_erf_ide a écrit :

Ouais, les militants sont des gros cons, ça marche aussi pour les militants UDF, hein  [:khamal]


Tu t'arranges avec eux, je ne suis pas militant, de quelque parti que ce soit.  :D

n°10928775
langmc
Posté le 16-03-2007 à 13:33:04  profilanswer
 

Altarius a écrit :

mode Glouba on
 
Et si Bayrou gagne, il va faire comment avec les législatives ?  :??:  
 
mode Glouba off


 
 
on le saura après  :p

n°10928777
P_erf_ide
Posté le 16-03-2007 à 13:33:29  profilanswer
 

p47alto1 a écrit :

Tu t'arranges avec eux, je ne suis pas militant, de quelque parti que ce soit.  :D


Ca tombe bien, il n'y a aucun militant socialiste sur ce topic non plus  [:joce]


---------------
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. La Boétie -
n°10928789
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 13:34:30  profilanswer
 

langmc a écrit :

Il est préférable (de lapin) de lire les explications de l'intéressé lui-même, pluôt que de faire des plans sur la comète :


Euh, c'est clûr que demander a un type si oui ou non c'est un traitre, ca aide... On croirait les formulaires debiles a l'entree des US demandant si on a l'intention de conspirer contre les USA :pt1cable:...
 

langmc a écrit :

Eric BESSON a écrit:
 

Citation :

(...)  
1- J'ai lu que mon départ avait été "fracassant". Non. Mon départ se voulait discret et silencieux. (...)
2– je vais démissionner du Parti socialiste. J'adresserai ma lettre en ce sens à son premier secrétaire dès aujourd'hui. Je vais (...) siéger désormais parmi les députés non inscrits jusqu'à la fin de la législature,  
3- je ne serai pas candidat à ma réélection lors des prochaines élections législatives. Je l'ai envisagé (...) mais cela signifierait concrètement trouver sur ma route des militantes et des militants qui m'ont accompagné lors de tous mes combats électoraux. Cela je ne le veux pas. (...)




 
Ben sur des 3 points :
1- il a choisi le moment ou toute la presse etait braquee sur lui pour se barrer, je vois pas trop comment faire moins discret, mais c'etait sans doute involontaire :sarcastic:
2- il choisit tout de meme pas de demissionner de son mandat de depute, faut pas exagerer...
3- tu m'etonnes qu'il ait pas envie de croiser les militants qui lui ont fait confiance et dont il sabote les efforts...
 
Ce qu'on apprend la, c'est que selon lui il a pas la moindre responsabilite dans toute cette histoire. Sans deconner :lol: ?

n°10928792
klougist
Posté le 16-03-2007 à 13:34:57  profilanswer
 

P_erf_ide a écrit :

Ouais, les militants sont des gros cons, ça marche aussi pour les militants UDF, hein  [:khamal]


 :jap:  
Enfin j'ai vu encore de tract mesonger de l'UDF, pas comme le torchon PS sur Bayrou et la laïcité par exemple.

n°10928794
maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 16-03-2007 à 13:35:16  profilanswer
 

P_erf_ide a écrit :

Ca bouge chez trois profs :)


[:aloy]

Message cité 1 fois
Message édité par maouuu le 16-03-2007 à 13:36:14
n°10928795
p47alto1
Posté le 16-03-2007 à 13:35:30  profilanswer
 

P_erf_ide a écrit :

Ca tombe bien, il n'y a aucun militant socialiste sur ce topic non plus  [:joce]


Je suis sérieux… Quant à ce que tu avances, il me semble bien que porter en signature le lien vers les propositions de SR ressemble fortement à un acte de militantisme. Et que tu n'es pas la dernière à chausser les godillots du PS pour mieux baver sur FB. Mais là encore, si ton bonheur est à ce prix, fais donc.  [:cosmoschtroumpf]

n°10928798
grg6
Posté le 16-03-2007 à 13:36:36  profilanswer
 


 
C'est presque du 50-50 entre Bayrou et SR chez les profs...

n°10928806
VintarJD
Posté le 16-03-2007 à 13:38:11  profilanswer
 

grg6 a écrit :

C'est presque du 50-50 entre Bayrou et SR chez les profs...


 
Il y a 5 mois , ca devais etre 90/10  :jap:

n°10928839
P_erf_ide
Posté le 16-03-2007 à 13:43:13  profilanswer
 

p47alto1 a écrit :

Je suis sérieux… Quant à ce que tu avances, il me semble bien que porter en signature le lien vers les propositions de SR ressemble fortement à un acte de militantisme. Et que tu n'es pas la dernière à chausser les godillots du PS pour mieux baver sur FB. Mais là encore, si ton bonheur est à ce prix, fais donc.  [:cosmoschtroumpf]


Ah ben oui, bien sur, on a le droit de voter Bayrou et de le défendre sans faire de militantisme, par contre, apporter la contradiction aux opposants à Royal, ça ne peut être que l'oeuvre de socialistes encartés, et en aucun cas de sympathisants convaincus. [:pingouino1700]  


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n°10928840
grg6
Posté le 16-03-2007 à 13:43:17  profilanswer
 

SR a magnifiquement défendu ses propos sur la video enregistrée à son insu : déformation, sorti du contexte , bla bla bla... Il manquait plus que le " vous savez avec les ordinateurs on peut magouiller les images"  :pfff:

n°10928862
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 16-03-2007 à 13:45:20  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

A lui.
Qui a fait semblant de rallier l'equipe de Segolene pour la plomber.


 
C'est faux, c'est l'équipe de Ségo qui l'a fait monter cette histoire, merci de relire les différentes interventions de cette période :o


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n°10928888
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 16-03-2007 à 13:47:43  profilanswer
 

grg6 a écrit :

SR a magnifiquement défendu ses propos sur la video enregistrée à son insu : déformation, sorti du contexte , bla bla bla... Il manquait plus que le " vous savez avec les ordinateurs on peut magouiller les images"  :pfff:


 
Elle a quand même dit dans cette video qu'elle voulait 35h de PRESENCE des profs sur établissement
pour dire chez Chabot qu'elle n'a jamais parlé de présence sur 35h mais de travail
 
Retournement de veste magistral :/


---------------
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n°10928985
klougist
Posté le 16-03-2007 à 13:59:05  profilanswer
 

Oxygen3 a écrit :

Retournement de veste magistral :/


Qui restera quand même en dessous de la promesse de descendre le nucléaire à 50% en 2017.  :bounce:

n°10929002
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 14:01:07  profilanswer
 

Oxygen3 a écrit :

C'est faux, c'est l'équipe de Ségo qui l'a fait monter cette histoire, merci de relire les différentes interventions de cette période :o


Interventions de qui, de quoi ? Faut arreter le delire : ce mec a demissionne au moment ou toutes les cameras etaient braquees sur son role de chiffreur de la campagne, et sitot la demission apprise ca a ete le dellire total sur le theme "y'a le feu chez Segolene", faut dire on etait deja a une periode ou les medias lui tiraient en permanence dessus, ou le moindre mot de travers etait monte en epingle, faisait 5 colonnes en Une du Figaro et 10 minutes aux JT.  
 
Bref, IL a choisi un moment TRES particulier pour se barrer, dans un contexte TRES particulier, et maintenant il vient pleurer sa mere que l'equipe socialiste a tente de minimiser l'evenement au lieu de reconnaitre publiquement qu'ils etaient de bonnes grosses buses incapables de retenir un si grand homme toussa...
 
L'equipe comme la candidate, y'a bien UN truc qu'ils ne souhaitaient pas, c'etait avoir a gerer la crise du monsieur, tu vois. Et c'est pile-poil le sens de la non-reponse "qui connait M. Besson" de Segolene aux journalistes qui tentent de la faire chier avec ca.
 
Alors maintenant il n'a pas apprecie les arguments que certains ont employe pour noyer le poisson, c'est son droit, ca peut se comprendre. Mais au lieu de se la jouer nihiliste "puisque c'est comem ca je vais tout casser, na" il aurait pu, il aurait DU s'expliquer en tete a tete avec eux et laisser le souffler retomber de lui-meme. Au lieu de quoi non, il persiste a plomber la campagne, il veut absolument bousiller le boulot de ceux avec qui il a bosse, quitte a insister tres lourdement sur des arguments dont plus personne ne se souvient, en fait.  
 
C'est une vengeance, la vengeance d'un petit merdeux de la politique. C'est minable.
 
Mais ca plait a droite.

n°10929020
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 14:02:52  profilanswer
 

klougist a écrit :

Qui restera quand même en dessous de la promesse de descendre le nucléaire à 50% en 2017.  :bounce:


Elle a osé sortir ça? :ouch:

n°10929045
Oxygen3
Tears from the moon
Posté le 16-03-2007 à 14:05:57  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

Interventions de qui, de quoi ? Faut arreter le delire : ce mec a demissionne au moment ou toutes les cameras etaient braquees sur son role de chiffreur de la campagne, et sitot la demission apprise ca a ete le dellire total sur le theme "y'a le feu chez Segolene", faut dire on etait deja a une periode ou les medias lui tiraient en permanence dessus, ou le moindre mot de travers etait monte en epingle, faisait 5 colonnes en Une du Figaro et 10 minutes aux JT.

 

Bref, IL a choisi un moment TRES particulier pour se barrer, dans un contexte TRES particulier, et maintenant il vient pleurer sa mere que l'equipe socialiste a tente de minimiser l'evenement au lieu de reconnaitre publiquement qu'ils etaient de bonnes grosses buses incapables de retenir un si grand homme toussa...

 

L'equipe comme la candidate, y'a bien UN truc qu'ils ne souhaitaient pas, c'etait avoir a gerer la crise du monsieur, tu vois. Et c'est pile-poil le sens de la non-reponse "qui connait M. Besson" de Segolene aux journalistes qui tentent de la faire chier avec ca.

 

Alors maintenant il n'a pas apprecie les arguments que certains ont employe pour noyer le poisson, c'est son droit, ca peut se comprendre. Mais au lieu de se la jouer nihiliste "puisque c'est comem ca je vais tout casser, na" il aurait pu, il aurait DU s'expliquer en tete a tete avec eux et laisser le souffler retomber de lui-meme. Au lieu de quoi non, il persiste a plomber la campagne, il veut absolument bousiller le boulot de ceux avec qui il a bosse, quitte a insister tres lourdement sur des arguments dont plus personne ne se souvient, en fait.

 

C'est une vengeance, la vengeance d'un petit merdeux de la politique. C'est minable.

 

Mais ca plait a droite.

 

Relis les interventions de Hollande par la suite, relis l'enchainement des articles.

 

C'est le PS qui a monté en épingle sa démission, pas les journalistes, et pas Besson.
Discret au début, il est monté au crénau par la suite face aux RAGOTS lancés par le PS pour le discréditer.

 

Retourner les faits quand ca t'arrange, t'y es habitué je vois :/

 

Tu n'a RIEN pour supporter ton affirmation sur comment ca c'est passé. Tu n'a RIEN pour démontrer l'inverse de ce qui s'est dit à plein d'endroits sur le fait qu'on lui ai balancé un programme à chiffrer en le mettant en ligne de mirre sur un sur-chiffrage et une justification des couts.

 

Royal avait UN SEUL TRUC à dire le mercredi en question: NO COMMENT
Elle ne l'a pas fait, son équipe ne l'a pas fait, c'est EUX qui sont responsable de la suite.

Message cité 1 fois
Message édité par Oxygen3 le 16-03-2007 à 14:06:57

---------------
Metro-PoleRéseau A Suivre...: Annuseries|LeVillage|pErDUSA
n°10929052
klougist
Posté le 16-03-2007 à 14:06:20  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

Mais ca plait a droite. aux fans de Dallas


Oui ça change un peu des tragicomédies du PSG et de l'OM, de la tête d'EADS ou de Vinci, de Villepin et Clearstream, ....
Du sang, on veut du sang!

n°10929056
alamanda
Posté le 16-03-2007 à 14:07:14  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Elle a osé sortir ça? :ouch:


ben ouais c'est Ségolene comme elle l'a dit elle dit qu'il faut faire ça donc elle s'enfout de comment c'est qu'il faut arriver.
c'est bien va avoir du boulot dans la recherche. parce que c'est elle qui fixe les regles. et apres on traite Sarko de napoléon. il faudrait pas qu'elle oublie que Jeanne d'arc a été brulé vive.

n°10929068
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 16-03-2007 à 14:08:58  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :


Mais ca plait a droite.


 
Je dois reconnaitre que, même si c'est pas très sport, ça me fait sourire :)

n°10929070
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 14:09:07  profilanswer
 

alamanda a écrit :

c'est bien va avoir du boulot dans la recherche. parce que c'est elle qui fixe les regles. et apres on traite Sarko de napoléon. il faudrait pas qu'elle oublie que Jeanne d'arc a été brulé vive.


Tu m'étonnes, va falloir allouer 200% du budget de l'état pendant 5 ans, minimum, là :whistle:

n°10929072
alamanda
Posté le 16-03-2007 à 14:09:29  profilanswer
 

alamanda a écrit :

ben ouais c'est Ségolene comme elle l'a dit elle dit qu'il faut faire ça donc elle s'enfout de comment c'est qu'il faut arriver. ça ne la concerne pas , c'est au ministre de se demerder.
c'est bien va avoir du boulot dans la recherche. parce que c'est elle qui fixe les regles. et apres on traite Sarko de napoléon. il faudrait pas qu'elle oublie que Jeanne d'arc a été brulé vive.


n°10929076
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 14:09:54  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Je dois reconnaitre que, même si c'est pas très sport, ça me fait sourire :)


Mais ça te plait ou pas? Qu'on sache enfin si t'es à droite, c'est important! [:alf1976]

n°10929079
klougist
Posté le 16-03-2007 à 14:10:13  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Elle a osé sortir ça? :ouch:


En janvier oui. Depuis elle a tout de même compris qu'on allait pas construire l'équivalent de 20 réacteurs en 10 ans  :sarcastic:

n°10929095
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 16-03-2007 à 14:11:46  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Mais ça te plait ou pas? Qu'on sache enfin si t'es à droite, c'est important! [:alf1976]


 
Oui oui, je suis à droite puisque je vote Bayrou :jap:
 
Donc, ça me plait :jap:

n°10929101
maouuu
Cherche caresses/croquettes
Posté le 16-03-2007 à 14:12:23  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Elle a osé sortir ça? :ouch:


 
Pronons "l'energie patate" http://www.7fr.net/img/trombine/ehum000001906.jpg

Message cité 2 fois
Message édité par maouuu le 16-03-2007 à 14:13:36
n°10929109
klougist
Posté le 16-03-2007 à 14:13:30  profilanswer
 


et construire un 2e porte avions armé de patators?

n°10929132
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 14:15:59  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Oui oui, je suis à droite puisque je vote Bayrou :jap:
 
Donc, ça me plait :jap:


 
Non, tu t'es trompé, tu votes Bayrou parce que tu es à droite... ou pas, en fait [:gratgrat]

n°10929154
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 14:18:03  profilanswer
 

Oxygen3 a écrit :

Relis les interventions de Hollande par la suite, relis l'enchainement des articles.
 
C'est le PS qui a monté en épingle sa démission, pas les journalistes, et pas Besson.
Discret au début, il est monté au crénau par la suite face aux RAGOTS lancés par le PS pour le discréditer.


Me fais pas rire, c'etait dans les JT alors meme qu'il ne s'agissait que d'une rumeur, et deja y'avait les commentiares narquois du genre "necore un cafouillage dans l'equipe Royal".  
 
Quant aux ragots en questions, si ce mec avait pas ainsi fait monter la sauce, LUI, nul doute que depuis des mois tout le monde aurait oublie ca, chacun ayant bien compris qu'il s'agissait de tentatives PS de noyer le poisson. Faut croire qu'evoquer ces ragots lui plait, qu'il insiste a ce point...
 

Oxygen3 a écrit :

Retourner les faits quand ca t'arrange, t'y es habitué je vois :/


Oeil, paille, poutre, toussa...
 

Oxygen3 a écrit :

Tu n'a RIEN pour supporter ton affirmation sur comment ca c'est passé. Tu n'a RIEN pour démontrer l'inverse de ce qui s'est dit à plein d'endroits sur le fait qu'on lui ai balancé un programme à chiffrer en le mettant en ligne de mirre sur un sur-chiffrage et une justification des couts.


Sans deconner, ca fait belle lurette que ce que dit l'UMP sur Royal je le prends avec des pincettes, tu sais...
 

Oxygen3 a écrit :

Royal avait UN SEUL TRUC à dire le mercredi en question: NO COMMENT
Elle ne l'a pas fait, son équipe ne l'a pas fait, c'est EUX qui sont responsable de la suite.


Tu parles : on leur tire dessus a boulets rouges sur l'air de "ca merde chez vous, au moment ou on demande un chiffrage le responsable de ce chiffrage claque la porte", et tu penses qu'ils devraient en rester a "no comment" ? Arrete ton char, admets plutot que la trahison de Besson sert tres bien les interets de la droite, Bayrou comme Sarko, et qu'a ce titre tu feras tout pour apporter de l'eau a son moulin.
 

n°10929165
alamanda
Posté le 16-03-2007 à 14:19:10  profilanswer
 

klougist a écrit :

et construire un 2e porte avions armé de patators?


ben ouais je m'en souviens dans mac giver( visionnaire le petit gars), il mettait des electrodes dans la patate et hop c'était la pile pour alimenter son horloge je sais pus.
donc si on fait des recherches sur les OGM ( c'est juste un moratoire qu'elle veut  et elle a dit on se demmerde ça l'interresse pas les comment) donc on fait THE super patator et voila on remplace les centrales nucléaires. [:azitwaz]
 
 suis deja dehors MODO

mood
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