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Auteur Sujet :

Mouvement Démocrate : La reconstruction et l'avenir sans Bayrou.

n°10928145
klougist
Posté le 16-03-2007 à 11:37:33  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Domi9999 a écrit :

si bien sûr elle a un programme auquel on souscrit ou pas, mais dire hier chez A. Chabot que Bayrou n'en a pas, au lieu d'apporter une contre argumentation, bah  [:pingouino]


Elle a dû lire un tract PS dans la rue :lol:

mood
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Posté le 16-03-2007 à 11:37:33  profilanswer
 

n°10928159
VintarJD
Posté le 16-03-2007 à 11:39:58  profilanswer
 

klougist a écrit :

Elle a dû lire un tract PS dans la rue :lol:


 
 :love:

n°10928168
matt29
Petit hamster grandes aventure
Posté le 16-03-2007 à 11:41:01  profilanswer
 


 
hier sur france 2 :
 

Citation :

"Je ne répondrai pas aux questions techniques, je trace les grandes orientations (…). Cela relève plus d'un secrétariat d'Etat au budget"


 
en réponse aux questions de fiscalité et retraite .  :o

n°10928172
P_erf_ide
Posté le 16-03-2007 à 11:41:23  profilanswer
 

"Voter Royal, non, mais voter socialiste, oui", se résignent des profs de la Seine-Saint-Denis
 

Citation :

François Bayrou, alors ? Le principe de précaution politique conduit à se méfier d'un ancien ministre de droite. Dans les établissements, on imagine mal qu'il ait pu changer de camp, sauf pour le temps d'une campagne. "Une fois au pouvoir, on est sûr qu'il mènera une politique libérale", affirme ainsi Marylène Molari, 29 ans, enseignante de lettres à Pierrefitte.
 
Depuis que le candidat UDF est monté dans les sondages, il a suscité plus d'intérêt. Mais de raz de marée, non : "Il se présente comme un candidat antisystème. Mais on n'est pas des crétins ! On voit bien que c'est un produit médiatique", glisse Régine Charles, 36 ans, enseignante d'histoire et de géographie à Pierrefitte. Ceux qui avaient marqué un intérêt par rapport à sa candidature sont allés chercher son programme pour l'éducation. Et n'ont rien trouvé ou presque : "Son discours peut être séduisant, mais on voit vite qu'il cherche surtout à ratisser le plus large possible", affirme Souad Tayebi, 29 ans, enseignante en sciences de la vie et de la Terre à Pierrefitte, qui tranchera au dernier moment. "Bayrou n'a pas de position, il évite de trop se mouiller, relève Emilie Respingue. Royal, on ne l'apprécie pas, mais c'est quand même la moins pire sur le fond."
 


 
Ca bouge chez les profs :)

Message cité 3 fois
Message édité par P_erf_ide le 16-03-2007 à 11:41:56

---------------
Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. La Boétie -
n°10928178
VintarJD
Posté le 16-03-2007 à 11:42:52  profilanswer
 

Citation :

Ca bouge chez les profs :)


 
Moi j'ai vu l'inverse hier a la télé , je sais plus ou  :sarcastic:  

n°10928182
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 11:43:11  profilanswer
 

matt29 a écrit :

hier sur france 2 :
 

Citation :

"Je ne répondrai pas aux questions techniques, je trace les grandes orientations (…). Cela relève plus d'un secrétariat d'Etat au budget"


 
en réponse aux questions de fiscalité et retraite .  :o


Traduit rapidement ça donne: "je ne suis candidate que pour mon charisme naturel supérieur aux autres candidats à l'investiture au PS, je ne fais que représenter mon parti donc ne me demandez pas d'être compétente" :whistle:

n°10928186
Et merde
CINEMA CINEMA !!!
Posté le 16-03-2007 à 11:43:27  profilanswer
 

P_erf_ide a écrit :

"Voter Royal, non, mais voter socialiste, oui", se résignent des profs de la Seine-Saint-Denis
 

Citation :

François Bayrou, alors ? Le principe de précaution politique conduit à se méfier d'un ancien ministre de droite. Dans les établissements, on imagine mal qu'il ait pu changer de camp, sauf pour le temps d'une campagne. "Une fois au pouvoir, on est sûr qu'il mènera une politique libérale", affirme ainsi Marylène Molari, 29 ans, enseignante de lettres à Pierrefitte.
 
Depuis que le candidat UDF est monté dans les sondages, il a suscité plus d'intérêt. Mais de raz de marée, non : "Il se présente comme un candidat antisystème. Mais on n'est pas des crétins ! On voit bien que c'est un produit médiatique", glisse Régine Charles, 36 ans, enseignante d'histoire et de géographie à Pierrefitte. Ceux qui avaient marqué un intérêt par rapport à sa candidature sont allés chercher son programme pour l'éducation. Et n'ont rien trouvé ou presque : "Son discours peut être séduisant, mais on voit vite qu'il cherche surtout à ratisser le plus large possible", affirme Souad Tayebi, 29 ans, enseignante en sciences de la vie et de la Terre à Pierrefitte, qui tranchera au dernier moment. "Bayrou n'a pas de position, il évite de trop se mouiller, relève Emilie Respingue. Royal, on ne l'apprécie pas, mais c'est quand même la moins pire sur le fond."
 


 
Ca bouge chez les profs :)


 
Dit il en citant 3 professeurs de région parisienne...

n°10928194
Thordax
Shop smart. Shop S-Mart !
Posté le 16-03-2007 à 11:44:24  profilanswer
 

P_erf_ide a écrit :

Ca bouge chez les profs :)


Ce qui me gêne, c'est que là où ils disent que "Son discours peut être séduisant, mais on voit vite qu'il cherche surtout à ratisser le plus large possible", je trouve que c'est un peu le cas également de Ségo :/


Message édité par Thordax le 16-03-2007 à 11:44:49
n°10928195
Altarius
As de la digression
Posté le 16-03-2007 à 11:44:33  profilanswer
 

matt29 a écrit :

hier sur france 2 :
 

Citation :

"Je ne répondrai pas aux questions techniques, je trace les grandes orientations (…). Cela relève plus d'un secrétariat d'Etat au budget"


 
en réponse aux questions de fiscalité et retraite .  :o


arretez de confondre president et premier ministre


---------------
Dsl pour les fautes - ne pas juger est une clé qui change le monde - Mensonge, propagande et manipulation, bienvenue chez les médias.
n°10928201
deedlit
Posté le 16-03-2007 à 11:44:52  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Non, j'ai bien dit ce que j'en pensais hier: ce n'est pas un programme mais une lettre au père noël.
 
Y'a rien de négatif dedans, c'est magique, tout va bien dans le meilleur des mondes et on améliore encore ce monde... [:gratgrat]

A la question : est-ce que le père-noël est de droite ou de gauche?
 
"Il es assurément de gauche, il fait croire que ce sont des cadeaux, mais c'est les parents qui paient"  :o  
 
(c) Roselyne Bachelot
 
 [:cupra]  

mood
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Posté le 16-03-2007 à 11:44:52  profilanswer
 

n°10928209
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 11:45:48  profilanswer
 

deedlit a écrit :

A la question : est-ce que le père-noël est de droite ou de gauche?
 
"Il es assurément de gauche, il fait croire que ce sont des cadeaux, mais c'est les parents qui paient"  :o  
 
(c) Roselyne Bachelot
 
 [:cupra]


 :love:  
 
Dommage qu'elle soit si laide et antipathique :/

n°10928213
Thordax
Shop smart. Shop S-Mart !
Posté le 16-03-2007 à 11:46:20  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

:love:  
 
Dommage qu'elle soit si laide et antipathique :/


Oui, ou qu'elle dise des bourdes monumentales qui la décrédibilisent complètement, de temps en temps :/

n°10928217
matt29
Petit hamster grandes aventure
Posté le 16-03-2007 à 11:46:28  profilanswer
 

Altarius a écrit :

arretez de confondre president et premier ministre


Pourquoi donc ?
 :heink:

 

9a veut dire qu'on peut avoir une présidente pot de fleurs et un premier ministre faittout .

Message cité 1 fois
Message édité par matt29 le 16-03-2007 à 11:47:25
n°10928223
Domi9999
Posté le 16-03-2007 à 11:48:07  profilanswer
 

matt29 a écrit :

hier sur france 2 :
 

Citation :

"Je ne répondrai pas aux questions techniques, je trace les grandes orientations (…). Cela relève plus d'un secrétariat d'Etat au budget"


 
en réponse aux questions de fiscalité et retraite .  :o


voilà :jap: même sans chercher à la dénigrer systèmatiquement, la pire réponse c'est cela

P_erf_ide a écrit :

"Voter Royal, non, mais voter socialiste, oui", se résignent des profs de la Seine-Saint-Denis

Citation :


Royal, on ne l'apprécie pas, mais c'est quand même la moins pire sur le fond."


 
Ca bouge chez les profs :)


ça c'est de l'adhésion ! [:spamafote]
 

n°10928224
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 11:48:09  profilanswer
 

Thordax a écrit :

Oui, ou qu'elle dise des bourdes monumentales qui la décrédibilisent complètement, de temps en temps :/


Ca fait partie de son côté antipathique :o

n°10928243
deedlit
Posté le 16-03-2007 à 11:51:22  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

:love:  
 
Dommage qu'elle soit si laide et antipathique :/

[HS]
Elle s'est flinguée lors du vote sur le PACS à l'assemblée, contre tout son camp, elle a fait passer ses convictions devant de basses considérations partisannes, on peut au moins lui reconnaître ça.
[HS]
 
Edit : au fait, je ne vois pas trop l'interet de la remarque sur son physique [:airforceone]

Message cité 1 fois
Message édité par deedlit le 16-03-2007 à 11:53:32
n°10928244
Altarius
As de la digression
Posté le 16-03-2007 à 11:51:44  profilanswer
 

Citation :

Azouz Begag se range derrière François Bayrou


 
je débarque mais c'est sur il rassemble,
 
mais a droite  :whistle:  
 


---------------
Dsl pour les fautes - ne pas juger est une clé qui change le monde - Mensonge, propagande et manipulation, bienvenue chez les médias.
n°10928249
usa_usb_us​c
Posté le 16-03-2007 à 11:52:54  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Traduit rapidement ça donne: "je ne suis candidate que pour mon charisme naturel supérieur aux autres candidats à l'investiture au PS, je ne fais que représenter mon parti donc ne me demandez pas d'être compétente" :whistle:

C'est exactement ce qu'on demande à une femme en général

Message cité 1 fois
Message édité par usa_usb_usc le 16-03-2007 à 11:53:50
n°10928273
vicmckay
Posté le 16-03-2007 à 11:57:38  profilanswer
 

usa_usb_usc a écrit :

C'est exactement ce qu'on demande à une femme en général


ben voyons.
 
Si tu n'es pas L'oreal-compliant , point de salut ? Il y a assez peu d'exemples qui vont dans ton sens, les femmes en politique qui ont accédé au pouvoir ne sont pas généralement des top canons (oui, j'aime répondre aux affirmations trollesques  :o ) , à part Madeleine de Suède  :whistle:  :love:

n°10928274
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 11:58:07  profilanswer
 

deedlit a écrit :

Edit : au fait, je ne vois pas trop l'interet de la remarque sur son physique [:airforceone]


Rapport au smilie :whistle:  
 
J'adore la phrase qui montre une certaine répartie, mais ça me suffirait pas pour me pacser avec :p (quand bien même elle aurait pas l'âge suffisant à être ma grand-mère [:yamusha])

n°10928284
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 11:59:44  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

(...)
Et ca :  
 

Citation :

Une gestion complètement nouvelle des 35 heures : que le paiement, par tous les employeurs, des heures supplémentaires (entre 35 et 39 heures) soit majoré de 35% pour récompenser le travail, et que cette prime soit déduite des cotisations, afin que l'heure supplémentaire coûte à l'employeur le même prix qu'une heure normale. (Et non, comme le propose Nicolas Sarkozy, supprimer complètement les charges sociales et l'impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires, ce qui serait une puissante incitation à refuser d'embaucher).


 
As-t-il lu le rapport Delors ? Sait il que le problème du pouvoir d' achat c'est celui du temps partiels contraint et des périodes sans activités bien plus que celui des heures sup ?
 
Et la déduction de cotisation, qui va la compenser ? et l' incitation à embaucher plutot que d ' imposer des heures sup alors ?


Ca c'est beau : l'Etat de Bayrou va financer le refus des entreprises a embaucher, en les incitant a presser au maximum leurs employes !
Quel les heures sup' ne coutent pas plus a l'entreprise que les heures normales, et que le surcout soit finance par la collectivite, youpi, on est en plein programme "equilibre" [:freekill]...
 
 

n°10928300
Svenn
Posté le 16-03-2007 à 12:02:58  profilanswer
 

Altarius a écrit :

Citation :

Azouz Begag se range derrière François Bayrou


 
je débarque mais c'est sur il rassemble,
 
mais a droite  :whistle:


 
Si la droite commence a Fabius et que l'extreme droite commence a Sarkozy, la "droite normale" dvrait suffire  :whistle:

n°10928327
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 12:07:08  profilanswer
 

sorg a écrit :

(...) Cependant, je rappelle, que son départ du PS s'est fait initialement dans le calme.


Je veux bien qu'on suppose que c'est un con fini, je ne pense pas que ce soit au point qu'on puisse imaginer qu'il ignorait que demissionner de son poste au moment ou les projecteurs etaient braques sur lui, c'etait pas un tres sale coup a la campagne de Royal. Il l'a fait, a ce moment-la, il a choisi de plomber la candidate pour laquelle il s'etait engage, ce alors que toute la presse ne cessait de chercher des poux dans la tete de Royal, c'etait une trahison, point barre.
 

sorg a écrit :

(...) Et c'est Ségolène qui s'est sentie agressée et qui l'a tuée publiquement (...).


Noooooon, elle etait agressee ni par un type qui sabote sa campagne de l'interieur, ni par un type qui la flingue en direct, c'est sur :lol:...
 

sorg a écrit :

Cette manière de dire : "Tout ceux qui ne me suivent pas sont des cons" est détestable, et je trouve que la volée de bois vert renvoyée par Besson est parfaitement méritée.


Que Besson tente de passer pour le verueux chevalier qui n'a fait qu'obeir a sa conscience, c'est logique. Mais la realite c'est que ce type a plombe la campagne de tous ceux avec qui il a bosse des mois durant, sciemment. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas digere que ce soit elle la candidate et non DSK, le chouchou du clan Jospin. C'est pitoyable. Ce mec merite meme pas qu'on s'arrete pour lui chier dessus.

n°10928334
tapiefan
Best of the best
Posté le 16-03-2007 à 12:08:40  profilanswer
 

Altarius a écrit :

Citation :

Azouz Begag se range derrière François Bayrou


 
je débarque mais c'est sur il rassemble,
 
mais a droite  :whistle:


 
Ouais, soutien courageux d'un mec qui n'est pourtant qu'au début de sa carrière politique.  
 
Par contre, c'est vrai que ca fait encore un soutien de plus, mais à droite  :o  

n°10928336
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 12:09:20  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

Ca c'est beau : l'Etat de Bayrou va financer le refus des entreprises a embaucher, en les incitant a presser au maximum leurs employes !
Quel les heures sup' ne coutent pas plus a l'entreprise que les heures normales, et que le surcout soit finance par la collectivite, youpi, on est en plein programme "equilibre" [:freekill]...


Faux [:gratgrat]  
 
Les heures sup' coûteraient autant qu'actuellement mais seraient "dispensées" de charges sociales, soit un gain de 35% pour le salarié et aucune modification pour l'employeur si ce n'est une limite d'heures relevées, profitant du coup à tout le monde.
 
Va demander à un chauffeur routier par exemple ce qu'il pense de ce principe, lui qui fait systématiquement des heures sup' non pas par volonté de l'employeur à le rincer, mais par nécessité... (c'est soit 45h/semaine, soit 2 temps partiels dont personne ne veut et qui ne peuvent de toute façon être mis en place par manque de candidats, du coup actuellement ça tourne massivement à l'intérim, qui n'est pas sujette aux règlementations habituelles...)

n°10928340
tapiefan
Best of the best
Posté le 16-03-2007 à 12:09:51  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas digere que ce soit elle la candidate et non DSK, le chouchou du clan Jospin. C'est pitoyable. Ce mec merite meme pas qu'on s'arrete pour lui chier dessus.


 
DSK le chouchou du clan Jospin, alors que ce dernier n'a jamais ouvertement annoncé qu'il voterait pour lui au primaire. Niveau soutien, je crois qu'on peut faire mieux. :o  

n°10928341
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 12:09:54  profilanswer
 

Oxygen3 a écrit :

La faute à qui ?


A lui.
Qui a fait semblant de rallier l'equipe de Segolene pour la plomber.

n°10928347
tapiefan
Best of the best
Posté le 16-03-2007 à 12:11:10  profilanswer
 

Des radicaux appellent Borloo à soutenir Bayrou

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/spe [...] ayrou.html

 

Ca avance, ca avance  :bounce:

 

Edit : apparemment, sur RMC ce matin, Borloo a dit que ca serait soit soutien à Sarko, soit soutien à personne :D Ca sent bon ça.


Message édité par tapiefan le 16-03-2007 à 12:18:50
n°10928355
deedlit
Posté le 16-03-2007 à 12:13:12  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Rapport au smilie :whistle:

Ha oki  ;)  
 
J'voulais le mettre mais j'ai eu la flème de chercher  :o  

Citation :


J'adore la phrase qui montre une certaine répartie, mais ça me suffirait pas pour me pacser avec :p (quand bien même elle aurait pas l'âge suffisant à être ma grand-mère [:yamusha])

Sans partager ses idées, ce genre de comportement s'il était étendu à plus de députés faciliterait pas mal la vie politique et donc des français. Plus d'ailleurs à mon avis qu'une autre constitution, si les comportements partisans restent les mêmes, ca n'aura que peut d'effet. Donc, quelque soit la couleur politique, je ne peux que cautionner  le fait que parfois des députés votent contre leur "camp".

n°10928361
tapiefan
Best of the best
Posté le 16-03-2007 à 12:13:59  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

A lui.
Qui a fait semblant de rallier l'equipe de Segolene pour la plomber.

 

Bon ca va la parano chez les SegoFan la ?  :sarcastic: C'est jamais de la faute à Royal de toutes façons chez vous. Et quand elle sera battu au premier tour, ca sera bien sur de la faute aux éléphants qui l'ont pas soutenu, puis soutenu, puis pas soutenu.

Message cité 1 fois
Message édité par tapiefan le 16-03-2007 à 12:14:58
n°10928378
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 12:17:00  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Faux [:gratgrat]  
 
Les heures sup' coûteraient autant qu'actuellement mais seraient "dispensées" de charges sociales, soit un gain de 35% pour le salarié et aucune modification pour l'employeur si ce n'est une limite d'heures relevées, profitant du coup à tout le monde.


"afin que l'heure supplémentaire coûte à l'employeur le même prix qu'une heure normale." :hello:
 
Une heure sup, ca coute plus cher qu'une heure normale a l'employeur, parce que c'est mieux remunere. Pas beaucoup jusqu'a 39 heures, la droite ayant passe a 110% le taux des 4 premieres (avec l'aide de Bayrou sans doute, c'etait au tout debut du quinquennat).  
 
Avec Bayrou, l'entreprise va y gagner un max, en remplacant les augmentations par des heures sups. Et c'est l'Etat qui va payer tout ca, youpi.
 

Gigathlon a écrit :

Va demander à un chauffeur routier par exemple ce qu'il pense de ce principe, lui qui fait systématiquement des heures sup' non pas par volonté de l'employeur à le rincer, mais par nécessité (...)


Et comment que c'est la volonte de l'employeur s'il fait des heures sup ! C'te blague, c'est pas l'employeur qui lui fait faire la manutentionn de son bahut en plus de la conduite, par exemple ??  

n°10928395
usa_usb_us​c
Posté le 16-03-2007 à 12:20:36  profilanswer
 

Le seul pour qui j'aurai voté s'il s'était présenté (quelque soit son étiquette) c'est Tapie ... au fait il soutient Ségolène ?

n°10928404
Glouba Car​amba
Posté le 16-03-2007 à 12:22:41  profilanswer
 

tapiefan a écrit :

DSK le chouchou du clan Jospin, alors que ce dernier n'a jamais ouvertement annoncé qu'il voterait pour lui au primaire. Niveau soutien, je crois qu'on peut faire mieux. :o


Sans deconner, t'es sans doute le dernier mec en France qui ait eu le moindre doute sur ce point. Jospin s'est largement repandu contre Royal, et n'a pas du tout apprecie la position opportuniste de Fafa lors du TCE. S'il a pas pris position pour DSK, c'est parce que quelque part il esperait un peu qu'on le rappelle...
 
 

tapiefan a écrit :

Bon ca va la parano chez les SegoFan la ?  :sarcastic: C'est jamais de la faute à Royal de toutes façons chez vous. Et quand elle sera battu au premier tour, ca sera bien sur de la faute aux éléphants qui l'ont pas soutenu, puis soutenu, puis pas soutenu.


Ben je vois pas trop comment ca pourrait etre la faute de Royal si un type decide d'attendre d'avoir les cameras braquees sur lui pour annoncer qu'il demissionne alors qu'a l'ecouter ca fait des mois qu'il n'y croit pas. Un type integre aurait au moins fait part de ses doutes et demande a ne pas etre envoye en premiere ligne a ce moment-la. Encore une fois, il a trahi la confiance de tous. Y'a RIEN qui justifie ce qu'il a fait comme il l'a fait, rien. A partir de la, oui, c'est un traitre, et oui c'est de sa faute.
 
 
 

usa_usb_usc a écrit :

Le seul pour qui j'aurai voté s'il s'était présenté (quelque soit son étiquette) c'est Tapie ... au fait il soutient Ségolène ?


Il devait virer Sarkozyste a un moment, sans doute dans le meme charter que Hanin et Sevran...


Message édité par Glouba Caramba le 16-03-2007 à 12:23:49
n°10928406
tapiefan
Best of the best
Posté le 16-03-2007 à 12:22:58  profilanswer
 

usa_usb_usc a écrit :

Le seul pour qui j'aurai voté s'il s'était présenté (quelque soit son étiquette) c'est Tapie ... au fait il soutient Ségolène ?

 

:love:  :love:  :love:

 

Tapie ne soutient pour l'instant personne. En fait il soutient Borloo sans grand pote, et donc il attend que Borloo se décide pour donner son soutien.


Message édité par tapiefan le 16-03-2007 à 12:23:41
n°10928416
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 12:25:51  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

Et comment que c'est la volonte de l'employeur s'il fait des heures sup ! C'te blague, c'est pas l'employeur qui lui fait faire la manutentionn de son bahut en plus de la conduite, par exemple ??


Tous ne le font pas, en particulier en national/inter, par contre ils roulent et doivent respecter des temps de pause (1h pour 4h de conduite), c'est d'ailleurs là qu'il y a gruge généralement puisque les temps de pause sont pris pour faire le déchargement.


Message édité par Gigathlon le 16-03-2007 à 12:26:58
n°10928522
klougist
Posté le 16-03-2007 à 12:52:47  profilanswer
 

Altarius a écrit :

Citation :

Azouz Begag se range derrière François Bayrou


 
je débarque mais c'est sur il rassemble,
 
mais a droite  :whistle:


Parce que tous les gens de France sont soit de gauche, soit de droite, et lui est donc de droite :sleep:

n°10928552
klougist
Posté le 16-03-2007 à 12:57:58  profilanswer
 

Glouba Caramba a écrit :

Ca c'est beau : l'Etat de Bayrou va financer le refus des entreprises a embaucher, en les incitant a presser au maximum leurs employes !
Quel les heures sup' ne coutent pas plus a l'entreprise que les heures normales, et que le surcout soit finance par la collectivite, youpi, on est en plein programme "equilibre" [:freekill]...


Il est où le surcoût pour la collectivité, puisque les cotisations ont déjà été payées?

 

EDit: façon de voir les choses je l'accorde


Message édité par klougist le 16-03-2007 à 13:01:06
n°10928555
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 12:58:10  profilanswer
 

klougist a écrit :

Parce que tous les gens de France sont soit de gauche, soit de droite, et lui est donc de droite :sleep:


Bah oui, le centre ça existe pas! [:yaisse]

n°10928570
Svenn
Posté le 16-03-2007 à 13:00:42  profilanswer
 

Gigathlon a écrit :

Bah oui, le centre ça existe pas! [:yaisse]


 
Exact. Soit tu es avec nous, soit tu es contre nous  :jap:

n°10928586
Gigathlon
Quad-neurones natif
Posté le 16-03-2007 à 13:04:18  profilanswer
 

Svenn a écrit :

Exact. Soit tu es avec nous, soit tu es contre nous  :jap:


Ah mais je suis parfaitement d'accord avec toi, mais pas avec Hephaestos par contre sur certains sujets, et je suis même d'accord avec Glouba et Gaston sur certains points tout en étant pas d'accord sur tout...
 
Si vous êtes perdus, relisez 10 fois la phrase.
Si vous ne comprenez toujours rien, votez Sarkozy ou Royal, si vous avez compris, continuez de réfléchir et ça viendra tout seul.

Message cité 1 fois
Message édité par Gigathlon le 16-03-2007 à 13:04:56
n°10928621
langmc
Posté le 16-03-2007 à 13:09:01  profilanswer
 

sorg a écrit :

Je pense que c'est de la pure vengeance. Gratuite. C'est parfaitement dégueulasse, mais quelque part je le comprends.


 
 
Il est préférable (de lapin) de lire les explications de l'intéressé lui-même, pluôt que de faire des plans sur la comète :
 
Eric BESSON a écrit:
 

Citation :

Mercredi 21 Février 2007  
 
Les raisons de mon départ:  
 
Lorsque, il y a une semaine exactement, j'ai adressé à François Hollande la lettre par laquelle je démissionnais du poste qu'il m'avait confié de secrétaire national à l'économie et la fiscalité du Parti socialiste, je n'imaginais pas un seul instant me retrouver dans la situation qui est la mienne aujourd'hui et, singulièrement, me retrouver devant vous.  
 
 
J'ai lu que mon départ avait été "fracassant". Non. Mon départ se voulait discret et silencieux. L'écho qui lui en a été donné a certes été "fracassant" mais je ne l'ai ni voulu ni provoqué. Je voulais quitter le secrétariat national. Mais je n'avais pas l'intention de quitter les autres instances politiques du PS dont je suis membre, à savoir le bureau national et le conseil national et, a fortiori, le parti lui-même.  
 
Je voulais prendre du recul par rapport à la campagne présidentielle de la candidate et me consacrer à ma circonscription et à ma mairie. Je voulais être silencieux et, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, j'ai simplement indiqué que je ne partais pas parce que je contestais l'évaluation financière du projet de Ségolène Royal dont j'avais moi-même indiqué l'ordre de grandeur de 35 milliards.  
 
Mercredi dernier, après avoir démissionné à 10 heures, je n'ai parlé, à 19 h 45 qu'à un journaliste et un seul. Ce journaliste politique de l'AFP me demandait de confirmer la rumeur de ma démission. Je l'ai fait. Et lui ai indiqué que je ne parlerais plus pour ne gêner ni la candidate, ni le premier secrétaire du Parti socialiste.  
 
Au regard des responsabilités qui étaient les miennes et de ce que je représente, mon départ ne méritait pas autant de bruit.  
 
Cette amplification est sans doute liée, mais je laisse aux observateurs le soin de l'attester ou non, au fait qu'il devenait le symbole d'un malaise diffus sur la conduite de notre campagne électorale.  
 
Mon silence, qui se voulait un silence de pudeur et de solidarité, a sans doute été une erreur. Il a créé une brèche géante dans laquelle se sont engouffrés vraies raisons, fausses rumeurs, attaques personnelles et fantasmes. Je ne les relèverai pas toutes et tous mais je veux en commenter certain(e)s :  
 
1/ La question du "chiffrage" . Je ne conteste pas le "chiffrage" du projet de Ségolène Royal. J'ai assuré la coordination du chiffrage du projet socialiste en juin 2006 et j'avais commencé, avec nos experts, le même travail pour l'actualisation de ce chiffrage après le discours de Ségolène Royal à Villepinte le 11 février. Ce travail a été repris par deux élus de qualité, Michel Sapin et Didier Migaud, et je crois comprendre qu'ils sont arrivés aux mêmes ordres de grandeur.  
 
Mais puisque ma parole est désormais totalement libre, permettez-moi quelques remarques sur le sujet :  
 
a) la querelle des chiffres à laquelle on assiste n'a pas grand sens. Le coût d'une mesure ne veut strictement rien dire si l'on ne précise pas clairement les conditions d'application de cette mesure, ses critères exacts. Et la remarque ne vaut pas seulement pour les partis. Elle vaut aussi pour les "experts indépendants" qui calculent, parlent et glosent sur des données dont ils ne disposent pas et qui, parfois, n'ont même pas fait encore l'objet d'arbitrages au sein des partis. Je suis impressionné par leur capacité à calculer non seulement le coût d'une mesure – c'est facile lorsque l'on en connaît le périmètre et les modalités de mise en œuvre – mais aussi les effets induits (aubaine, recettes nouvelles, etc.) en fonction d'un taux de croissance d'eux inconnu.  
 
b) cela dit, ne biaisons pas : cette bataille symbolique du chiffrage a au moins une vertu : celle de rappeler que notre marge de manœuvre financière est limitée. Et, à cette aune, oui, les projets actuels, ceux de tous les partis et de tous les candidats sont trop onéreux et leur coût réel est sous-estimé.  
 
2/ Sur la discussion qui s'est tenue mardi 13 février en bureau national.  
 
Oui j'ai dit et je maintiens que je trouvais archaïques les propos que j'avais entendus sur la nécessaire déconnexion entre le politique d'un côté, l'économique de l'autre (l'économie n'est-elle pas, par essence, économie politique) ou entre l'économie d'un côté et le social de l'autre (une économie prospère est un préalable et se nourrit de la solidarité). Je parlais du fond et n'incriminais pas les auteurs de ces propos que je regrette d'avoir cités nommément en secrétariat national car leur passé et leur œuvre sont bien plus riches et ils ne méritent pas d'être caricaturés.  
 
3/ Sur le prétendu "complot jospiniste".  
 
J'ai trouvé le procès d'intention grotesque. Ce que j'ai fait et dit la semaine dernière et ce que je dis ici, je l'ai décidé seul, sans en référer à personne. Je n'ai pas consulté Lionel Jospin. Je suis persuadé, au demeurant, qu'il aurait cherché à me dissuader et, peut être, me désavouera-t-il.  
 
Quant aux "jospinistes", je les trouve, pour la plupart d'entre eux, loyaux et actifs. Sans doute davantage, paradoxalement, que plusieurs des premiers "ralliés". Mais il est vrai que la loyauté et le travail, ne sont pas, au sein du parti, équitablement partagés.  
 
4/ Sur mon "conflit avec François Hollande".  
 
Oui, nous avons bien eu, en secrétariat national, une altercation, François Hollande et moi.  
 
Pas sur le fond. Mais sur les hésitations et les revirements permanents d'une stratégie de réplique sur le "chiffrage". François, qui a le dos large, a eu l'élégance de faire semblant de croire et de suggérer qu'il était – de par cette altercation – à l'origine de mon départ.  
 
Il n'en est rien. J'ai pour François de l'affection et le souci que je lui crée a figuré au premier plan de mes hésitations ces derniers jours. Mais je suis aussi lucide : il est à la fois le premier responsable et la première victime de la situation dans laquelle se trouve le Parti socialiste. Il sait que mon désaccord portait sur la campagne et ses modalités et non sur un différend qui aurait pu être oublié en quelques minutes.  
5/ Sur "les raisons personnelles" de mon départ.  
 
Pour ne pas évoquer le fond du désaccord qui expliquait ma démission j'ai invoqué des "raisons personnelles". L'expression a été retournée contre moi par plusieurs des proches de la candidate, visiblement excédés par mon départ. Je passerai sous silence, par reste de charité chrétienne, les qualificatifs élogieux dont ils m'ont affublé.  
 
Ils ne grandissent guère la "relève" et le "renouveau" qu'ils prétendent incarner. Les "éléphanteaux" se révèlent plus cruels et moins regardants dans les arguments que les "éléphants" injustement vilipendés.  
 
Mais la ligne jaune a été franchie lorsque certains ont crû devoir évoquer de prétendues difficultés conjugales et familiales qui pouvaient expliquer ma supposée "déprime", poussant le vice jusqu'à renvoyer les observateurs aux romans de mon épouse Sylvie Brunel ou de ma fille aînée (sous le pseudonyme d'Ariane Fornia). Je veux dire simplement ceci : j'ai le privilège de posséder la cellule familiale la plus solide, la plus créative et la plus lumineuse que l'on puisse concevoir. Elle est le socle de ma vie, mon blindage existentiel.  
 
J'ai le plus profond mépris pour ceux – que l'on m'a aidé à identifier – qui ont crû devoir y toucher et qui sont à l'origine directe de mon départ du Parti socialiste.  
 
6/ Sur les propos de Ségolène Royal. Je ne quitte pas le Parti socialiste parce qu'elle se serait moquée de moi en se tournant vers des ouvrières de la Somme en leur demandant si elles connaissaient "Monsieur Besson" ou parce qu'elle aurait minimisé mon rôle dans sa campagne. Pour ma part, j'ai trouvé ces propos désobligeants mais je devine qu'ils sont en partie liés au fait que la candidate devait être exaspérée de devoir répondre à une question qui, à ses yeux, n'était légitimement pas cruciale. Je crains pour elle, à en juger par les mails que je reçois, qu'ils n'aient été perçus comme la marque d'un mépris qui a troublé les élus et les militants socialistes et, au-delà, de nombreux citoyen(ne)s.  
 
Pour le reste elle avait raison : connu des milieux politiques et des militant(e)s, je ne le suis guère du grand public même si ma notoriété s'est, de façon accidentelle et éphémère, accrue ces derniers jours. "Etre connu" peut être en politique un atout. Mais ce n'est pas un objectif en soi. En tout cas, ce n'est pas le mien.  
 
**********  
 
Après ce long préambule de commentaires des arguments cités pour expliquer mon départ, j'en viens à ses raisons exactes et aux conséquences que j'en tire.  
 
**********  
1/ Je n'adhère pas à la façon dont est conduite la campagne de Ségolène Royal.  
 
Je n'étais pas, chacun le sait et je l'assume, l'un de ses partisans de départ. Après le non au référendum, constatant qu'aucune personnalité n'émergeait suffisamment et considérant – à tort ou à raison – que François Hollande ne disposait pas encore de l'image publique qu'il mériterait, j'ai été de ceux qui ont cru que Lionel Jospin pouvait rassembler les socialistes et être notre candidat. Après l'annonce de son renoncement, j'ai respecté la décision que plusieurs d'entre nous avions prise de ne donner aucune "consigne de vote" en faveur de l'un(e) des trois candidat(e) en lice.  
 
La candidature de Ségolène Royal m'intriguait. D'un côté, je percevais bien une fraîcheur, une détermination, un rapport au peuple et un savoir-faire de communication qui lui permettaient d'incarner, à gauche, un besoin de renouvellement que chacun perçoit.  
 
Mais, par ailleurs, j'étais perplexe. Mes amis (et ils avaient sans doute raison) me disaient que je n'étais sans doute pas fait pour faire de la "politique autrement".  
 
En clair : je n'avais aucune difficulté à adhérer à un certain nombre de valeurs fondamentales (le travail, la sécurité, le respect, la famille…) dont Ségolène Royal voulait être l'étendard. Je considérais même, comme elle, que la reconquête de la confiance des milieux populaires passait par cet aggiornamento. Mais je ne comprenais pas vers quoi cela nous conduisait concrètement. Et je ne comprenais pas qu'elle ne se saisisse pas des instances et moments de délibération collective (le congrès, le bureau national, la commission du projet) pour donner un sens, une architecture à l'énoncé de ces valeurs. Prisonnier d'une vision dite ancienne de la politique, le chef (j'acceptais sans difficulté que ce puisse être une chef(fe) disait le chemin, argumentait, arbitrait. Ségolène Royal n'utilisait pas ces outils dits "préhistoriques et machistes".  
 
Lorsque Ségolène Royal a été élue par les militant(e)s, j'ai décidé de me consacrer loyalement et totalement à sa campagne, comme a bien voulu le lui rappeler le président de "Désirs d'avenir 26", l'un des premiers en France et dans la Drôme à soutenir Ségolène Royal et par ailleurs l'un des militants les plus dévoués et généreux que l'on puisse imaginer.  
 
Dès la mise en place du dispositif de campagne, j'ai été nommé parmi les trois "secrétaires nationaux" chargés de la coordination des sujets de fond et des argumentaires. Il y a deux semaines, j'ai été nommé "débatteur" par Ségolène Royal, "autorisé à porter sa parole". J'imagine donc que mon travail n'avait pas dû être jugé contre-productif.  
 
Ma loyauté ne m'interdisait pas de faire part à mes interlocuteurs réguliers, François Hollande, Jean-Louis Bianco, François Rebsamen notamment, de mes inquiétudes sur les "ratés" de notre organisation et de notre campagne :  
 
– déconnexion entre le "siège de la campagne" et le "QG", rôle excessif et souvent nocif de "conseillers" dont la légitimité, la cohérence et le savoir-faire politique ne m'ont pas paru flagrants,  
 
– absence de lieu d'arbitrage et de mise en cohérence des thèmes, discours et propositions de la campagne,  
 
– faible utilisation des experts proches du Parti socialiste, qui sont pourtant nombreux et de grande qualité.  
 
La "démocratie participative" aboutit ainsi à ce paradoxe singulier : après l'envoi de notes, suggestions et propositions, le processus délibératif ne respecte pas les principes de base de la vieille démocratie : transparence des débats (au moins publicité interne dans une instance d'arbitrage) et débat contradictoire.  
 
Je constate que trois mois après avoir été largement élue à la suite d'un débat interne exemplaire qui a contribué à la propulser en tête de sondages, Ségolène Royal souffre aujourd'hui, même si rien n'est définitif, de ce que Vincent Peillon a qualifié de "trou d'air".  
 
Aux raisons précédemment évoquées, s'ajoutent me semble-t-il quelques explications complémentaires : Ségolène Royal n'a, à ce jour, pas su (pas pu ? pas voulu ?) rassembler tous les talents du Parti socialiste. Je constate ceci : à droite (ou à droite et au centre, je laisse à d'autres le soin de trancher), les trois personnalités qui pouvaient prétendre diriger la France, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Bayrou sont, en tant que candidat ou en tant que soutien actif, totalement engagés. A gauche, les trois hommes d'Etat les plus crédibles, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius ne sont pas – ou guère – sollicités.  
 
Certains apprentis-sorciers, proches de la candidate, théorisent cette absence regrettable : le "plus" de Ségolène Royal serait d'avoir supplanté les "éléphants". Outre le fait que je n'ai toujours pas compris en quoi, au regard de son parcours politique, Ségolène Royal serait moins "éléphante" que d'autres, cette mise à l'égard de ceux qui ont, à gauche, le mieux dirigé la France me paraît être une funeste erreur.  
 
A deux mois du premier tour d'une élection présidentielle, il est préférable pour un grand parti comme l'est le Parti socialiste, qui plus est au sortir de cinq ans d'opposition, de disposer de réponses claires sur quelques dossiers-clés. Sur les 35 heures, sur le financement des retraites et de la protection sociale, sur la progressivité de l'impôt, sur le nucléaire, je constate la difficulté à répondre des "débatteurs" qui comme, je le faisais jusqu'il y a quelques jours, interviennent dans les débats ou sur les plateaux de télévisions ou de radio. Vers des questions simples, ils volent avec des réponses compliquées. Ce n'est pas dû à leur talent, qui est souvent réel. Mais à l'absence d'arbitrage sur des sujets majeurs.  
 
Toutes ces considérations vont être rapidement obsolètes. Je sais que Ségolène Royal va réorganiser son dispositif de campagne. J'aurai connu la phase que la candidate qualifie "d'autogestionnaire". D'autres vont avoir le bonheur de connaître la phase rationnelle.  
 
2/ Le Parti socialiste n'est actuellement pas organisé pour répondre aux espoirs immenses que placent en lui des millions de Français.  
 
Cela me navre car il porte l'espoir de beaucoup de celles et de ceux qui aspirent à une société plus juste, plus fraternelle.  
 
Mais nous sommes victimes :  
 
– d'une absence de clarification idéologique. Malgré le congrès du Dijon, où notre "réformisme" fut affirmé, revendiqué et vainqueur, le parti peine à reconnaître qu'il ne peut "sortir de l'économie de marché" ou "rompre avec le capitalisme". Le réformisme continue pour certains d'être une mollesse, une capitulation "sociale-libérale" alors qu'il reste une formidable ambition, la seule crédible à gauche.  
 
– d'un cycle d'opposition mal géré. Après des "états généraux" consécutifs à la défaite de 2002 et le congrès de Dijon, les électeurs ont offert aux socialistes une grande victoire en 2004. Au rejet du gouvernement s'additionnait le remords de 2002. Cette large victoire – probablement trop large au regard de notre travail réel – a été mal gérée. Nous avons, de façon absurde, demandé au président de la République un référendum dont nous ne voulions pas sur une question qui nous divisait et qui ne méritait ni tant d'honneur ni tant d'indignité : le traité constitutionnel européen. Bien qu'ayant voté "oui", j'étais moi-même très réservé sur son intérêt. Mais il comportait des avancées limitées dont nous nous sommes privés après nous être offerts le luxe d'une division publique.  
Ce "non" de beaucoup de dirigeants socialistes après le "oui" des militants restera à mes yeux une faute lourde dont les conséquences se font encore sentir. Le congrès du Mans ne fut ensuite qu'une bataille âpre, achevée par une synthèse improbable (même si, a posteriori, sans doute nécessaire) : je le sais puisque j'eus l'honneur de donner lecture de cette synthèse à la tribune du congrès…  
 
3/ Le Parti socialiste ne dispose par ailleurs que de faibles alliés.  
 
– Les communistes ont vu leur influence et leurs idées régresser. Mais leur apport dans la gestion des collectivités locales où ils sont élus et la responsabilité dont ils font preuve dans l'exercice de leurs mandats ne sont pas contestables.  
 
– Les Verts qui devraient être les grands bénéficiaires de la montée légitime des préoccupations environnementales s'abîment dans des querelles intestines et, obsédés par leur combat anti-nucléaire, n'ont d'autre issue… qu'une décroissance qu'ils affirment rejeter.  
 
– Quant à l'extrême gauche, n'ayant rien appris du 21 avril 2002, elle continue de faire de la gauche de gouvernement son adversaire principal, la chimérique révolution se bornant dans un premier temps aux barricades médiatiques face aux socialistes … Ses nouveaux porte-parole, Bové, Besancenot sont aussi habiles et télégéniques dans l'indignation et le diagnostic que creux et démagogiques dans les solutions.  
 
4/ Ce parti, je le quitte cependant à regret. Et même à grand regret. Il m'a permis d'être deux fois député, ce qui reste un honneur en dépit de la dévalorisation insoutenable de la réalité du mandat parlementaire. Je l'ai servi autant que j'ai pu. Je garderai une reconnaissance profonde pour ceux des militants de la Drôme qui m'ont soutenu fortement en 1997, colossalement en 2002. Je remercie aussi tous les élus, militants, et sympathisants d'ailleurs en France qui m'ont adressé des messages de soutien et qui m'ont demandé de renoncer à ma démission et de soutenir à nouveau Ségolène Royal. Leurs témoignages m'ont ému et fait vaciller. Sans les attaques personnelles dont j'ai été victime de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur dans cette campagne auprès de la candidate et, en dépit de mon analyse, je serais revenu. Mais je suis désormais incapable de cohabiter avec ceux qui ont touché à l'essentiel. Le combat politique n'autorise pas tout… surtout dans son propre parti.  
5/ Concrètement voici mes décisions :  
 
– je vais démissionner du Parti socialiste. J'adresserai ma lettre en ce sens à son premier secrétaire dès aujourd'hui. Je vais demander au président de l'Assemblée nationale de siéger désormais parmi les députés non inscrits jusqu'à la fin de la législature,  
 
 
– je ne serai pas candidat à ma réélection lors des prochaines élections législatives. Je l'ai envisagé pendant quelques jours. Par fidélité à une circonscription dont je connais à présent les moindres recoins et où me soutiennent des femmes et des hommes de gauche mais aussi de droite. Et par défi. Mais cela signifierait concrètement trouver sur ma route des militantes et des militants qui m'ont accompagné lors de tous mes combats électoraux. Cela je ne le veux pas.  
 
– je n'abandonne pas pour autant la politique. J'essaierai de contribuer encore au débat national, sans illusion excessive sur l'audience qui sera désormais la mienne. J'assumerai jusqu'à son terme mon mandat de maire de Donzère et, peut-être, m'y représenterai-je car je suis sensible au soutien que m'accorde sa population.  
 
Je n'ai pas fait d'offre de services et n'ai pas reçu de propositions de la part de Nicolas Sarkozy ou François Bayrou. Je les respecte l'un et l'autre et l'ai dit, écrit, avant ces événements.  
 
Concernant Nicolas Sarkozy, je veux dire les choses nettement.  
 
Je le connais depuis longtemps et j'ai toujours conservé une relation cordiale avec lui, ce qui ne nous a pas empêchés de nous heurter – parfois durement – dans le combat politique.  
 
J'ai de la sympathie pour lui. Il n'y a qu'en France que l'on se croit obligé de haïr ceux du camp politique opposé.  
 
J'ai porté un document dont j'ai rédigé l'introduction qui ne l'a – c'est le moins que l'on puisse dire – pas ménagé et qui était, je le reconnais, parfois excessif. Lors de la sortie du rapport, deux de ses plus proches m'ont affirmé qu'il avait été blessé par une formule dont la rédaction pouvait être mal interprétée. Je m'en suis expliqué avec eux mais j'ai, au fil du temps, compris que cela ne suffisait pas. Faute de parvenir à le voir à l'Assemblée nationale, je lui ai écrit une lettre d'explication. Préalablement à ma démission et ne "tendant aucune perche" contrairement à ce qu'affirment ceux qui n'ont rien lu mais savent tout. On me demande de la publier. S'agissant d'une lettre personnelle qui contient des éléments extra-politiques, je ne le ferai pas. On me dit "qu'elle va sortir". Qu'elle sorte. On verra alors si elle est de nature à me gêner…  
 
M'étant à présent trop longtemps justifié sur ce point, je veux affirmer qu'ayant quitté toute attache partisane et n'aspirant plus à des fonctions nationales je suis désormais libre, libre de voir qui je veux, à droite ou à gauche. Libre de parler à qui je veux. J'ai passé l'âge des oukases et des interdits.  
 
Je vais, enfin, m'attacher à mon avenir professionnel et, n'étant pas fonctionnaire, chercher à exercer des fonctions dans le secteur privé.  
 
6/ Quelques souhaits pour le débat public  
L'élection présidentielle de 2007 est cruciale pour la France. Elle doit favoriser le sursaut collectif qui est indispensable au rayonnement international, économique, social et culturel de notre pays.  
 
La position de la France, sur la scène internationale comme en Europe est affaiblie. Notre pacte républicain menacé.  
 
L'urgence commande que le débat s'ouvre enfin sur les vrais enjeux.  
 
Or si les candidat(e)s ont du talent, la pièce qui se joue est, pour l'heure, décevante.  
 
Les vrais enjeux ne sont pas explicitement évoqués. Ils doivent permettre de réconcilier les Français avec l'idée même de progrès. Ils doutent que la nécessaire efficacité économique puisse toujours être conciliée avec le progrès social. Ils doutent – à mes yeux à tort – que le progrès technologique puisse encore favoriser l'émancipation de l'homme et contribuer à une meilleure préservation des ressources naturelles.  
 
Cela suppose, notamment, d'aborder honnêtement et clairement quelques questions :  
 
– la France peut-elle être suffisamment crédible pour convaincre ses partenaires européens de se tourner résolument vers une croissance portée par la recherche, l'innovation et la qualification des personnes ? Pourrons-nous nous doter du crédit suffisant pour les convaincre de la nécessité d'aller vers une nécessaire harmonisation fiscale ? Pour plaider pour une utilisation du tarif extérieur commun qui favorise non un protectionnisme inopérant et contre-productif mais des échanges maîtrisés entre grands blocs mondiaux homogènes ?  
 
– saurons-nous nous tourner à nouveau vers l'Afrique que l'on continue à qualifier de "zone d'influence naturelle mais qui, déçue, se tourne vers d'autres puissances ?  
 
– aborderons-nous honnêtement la question du périmètre des services publics et de l'impôt juste pour les financer ?  
 
– sommes-nous prêts à un indispensable nouvel équilibre entre droits et devoirs ? Par exemple pour réformer le marché du travail et concilier vraiment "flexibilité et sécurité" ?  
 
Ces questions me passionnaient. J'essaierai, à présent, de m'y intéresser autrement.  
 
Eric Besson


 
 
 :ange:

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