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Si Emmanuel Macron a décidé la construction de six réacteurs de nouvelle génération EPR2, assortis de huit autres par la suite, Amélie Henri souligne que « toutes les décisions structurantes » pour le secteur de l’énergie n’ont aujourd’hui « pas formellement été actées par le gouvernement » dans la loi.
Il en va ainsi de la future programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) : cette feuille de route énergétique du pays, qui doit fixer le cadre pour sortir à terme des énergies fossiles, est censée être adoptée par décret d’ici la fin de l’année. Or, la PPE actuellement en vigueur, adoptée en avril 2020, est un texte qui « annonce toujours la fermeture de 12 réacteurs d’ici 2035 » en plus des deux de la centrale de Fessenheim, déjà mis à l’arrêt, déplore Mme Henri.
« On a lancé des investissements, on a lancé énormément d’études pour des EPR, on attendait les commandes, les validations, à cette heure-ci on n’est pas certain de pouvoir aller au bout, donc c’est extrêmement compliqué », renchérit son homologue de la CGT José Fernandes.
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