Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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Flemmard_Curieux | LooKooM a écrit :
J'avais posté les tables de correlations et le HY EST corrélé aux actions car tout dépend ce que le mot corrélation veut dire : le simple fait que le HY bouge en sens positif quand les actions bougent en sens positif et les deux actifs sont 'corrélés'. Une simple homothétie de rendement est corrélation dans une certaine mesure. Tu as en revanche raison quant au comportement attendu du HY dans ce type de scenario de petite correction, cf. fin 2018 par exemple.
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Table de corrélation ? Intéressant je vais essayer de retrouver ça. Ce que j'aimerais aussi faire c'est regarder les corrélations pour différents scénarios (bull, flat, correction, crise de valuation, crise systémique, etc...)
D'ailleurs c'est lié à une autre question que je me pose en ce moment : comment définir le risque?
On utilise généralement la volatilité comme proxy pour le risque, car c'est bien pratique mathématiquement. Mais est ce que c'est forcément le plus pertinent ? Est ce que ce ne serait pas la perte en cas d'un worst case scenario qui serait définissante ? (type grosse crise systémique, sans aller jusqu'à armageddon / fin du monde)
Ernest3540 a écrit :
Mais ce n'est pas la doctrine du "topic" qui se réfère au MSCI World (pays développés, hors émergents) et où les USA font actuellement entre 63 et 64% du total, l'Europe environ 21%, le Japon 8.3%, Canada, Australie, Hong-Kong, Singapour le reste.
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Je te rejoins sur le fait que ce n'est pas sain de pousser les gens à faire tous la même chose sans réfléchir, notamment en période de bull-market. C'est dangereux car il est fort probable que ces mêmes personnes sur-estiment leur budget risque et sortent du marché pendant la tempête.
Néanmoins, prendre du world pour un novice qui souhaite s'exposer au marché action reste le bon conseil, car c'est la stratégie la plus simple. Que les US fassent 63%, bah c'est tout simplement le résultat de l'évaluation des marchés actuelle. Le fait que se soit "plus cher" relativement aux d'autres secteurs vient du fait que le marché considère les US comme moins risqué.
Ta stratégie est intéressante, et tu utilises des fondements rationnels, tu ne fais pas ça au doigt levé quoi; ça s'apparente un peu à une stratégie Value. Et effectivement c'est bien de l'exposer car ça permet de montrer à tout le monde qu'il y a d'autres façons d'appréhender le sujet. Mais comme elle propose de ne pas suivre purement passivement le marché en prennant certains bias; je ne le conseillerais pas à quelqu'un qui découvre l'épargne.
leloup de wolfstreet a écrit :
Diminuer son exposition equities en fin de cycle (plus long cycle haussier de l'histoire?) n'est pas si irrationel que ça, surtout les US equities qui sont décorélées de leur bilan, avec un état qui a usé toutes ses cartes (QE tax cut..).
En tout cas moins dangereux que de vendre rouge à chaque -10% de marché avec un stop loss comme proposé en page précédente: les mecs c'est dans l'autre sens qu'il faut vendre https://risibank.fr/cache/stickers/ [...] static.png
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Yep, avoir une exposition action différente suivant notre place dans le cycle n'est pas déconnant. L'un pourrait dire que les rendements futurs dépendent en partie des rendements passés (contrairement au casino par ex). C'est une sortie de market timing, mais est on capable d'identifier dans quelle partie du cycle on est, et de façon robuste ? Avec quel outil (le cape ratio est il suffisant)?
histiocytoseX a écrit :
Dans une attitude lazy +++, quels sont les intérêts d'avoir un PEA avec un tracker world et des AV avec des trackers world en UC ? Est ce que cela est trop redondant ?
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En plus de ce qui a déjà été dit, il a aussi l'intérêt de débloquer l'accès aux fonds euros boostés.
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LooKooM | Flemmard_Curieux a écrit :
Table de corrélation ? Intéressant je vais essayer de retrouver ça. Ce que j'aimerais aussi faire c'est regarder les corrélations pour différents scénarios (bull, flat, correction, crise de valuation, crise systémique, etc...)
D'ailleurs c'est lié à une autre question que je me pose en ce moment : comment définir le risque?
On utilise généralement la volatilité comme proxy pour le risque, car c'est bien pratique mathématiquement. Mais est ce que c'est forcément le plus pertinent ? Est ce que ce ne serait pas la perte en cas d'un worst case scenario qui serait définissante ? (type grosse crise systémique, sans aller jusqu'à armageddon / fin du monde)
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Flemmard_Curieux a écrit :
Je te rejoins sur le fait que ce n'est pas sain de pousser les gens à faire tous la même chose sans réfléchir, notamment en période de bull-market. C'est dangereux car il est fort probable que ces mêmes personnes sur-estiment leur budget risque et sortent du marché pendant la tempête.
Néanmoins, prendre du world pour un novice qui souhaite s'exposer au marché action reste le bon conseil, car c'est la stratégie la plus simple. Que les US fassent 63%, bah c'est tout simplement le résultat de l'évaluation des marchés actuelle. Le fait que se soit "plus cher" relativement aux d'autres secteurs vient du fait que le marché considère les US comme moins risqué.
Ta stratégie est intéressante, et tu utilises des fondements rationnels, tu ne fais pas ça au doigt levé quoi; ça s'apparente un peu à une stratégie Value. Et effectivement c'est bien de l'exposer car ça permet de montrer à tout le monde qu'il y a d'autres façons d'appréhender le sujet. Mais comme elle propose de ne pas suivre purement passivement le marché en prennant certains bias; je ne le conseillerais pas à quelqu'un qui découvre l'épargne.
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Flemmard_Curieux a écrit :
Yep, avoir une exposition action différente suivant notre place dans le cycle n'est pas déconnant. L'un pourrait dire que les rendements futurs dépendent en partie des rendements passés (contrairement au casino par ex). C'est une sortie de market timing, mais est on capable d'identifier dans quelle partie du cycle on est, et de façon robuste ? Avec quel outil (le cape ratio est il suffisant)?
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Merci pour ton post de réflexions de qualités.
Le risque est polymorphe effectivement et la volatilité n’est qu’une mesure effectivement pratique. En pratique, le ´drawdown’ est aussi important psychologiquement et également la tendance TLT d’actifs qui rassure quant à sa capacité de rebond. Typiquement l’or, les devises et les matières premières n’ont aucune tendance long terme d’appréciation. Aucun profit ne se dégage de ces actifs. En cas de baisse significative, il est d’autant plus difficile d’être à l’aise psychologiquement.
Les actions US sont analysées avec énormément de facteurs et beaucoup de choses sont publiques. Cela permet d’appréhender ces notions facilement. Il est en revanche beaucoup moins simple d’avoir accès au Lee degré d’analyse pour les autres marchés et les autres classes d’actifs malheureusement.
Pour ce qui est du bien fondé du biais value, c’est un dialogue quasi impossible car tu opposes un sacerdoce ‘j’achète pas cher’ vs. ‘j’épouse la tendance’. Un peu comme le topic immondes gens qui attendent le krach, cherchent à acheter dans les quartiers à fort potentiel ou ceux qui payent le prix du marché en focalisant leur énergie ailleurs. Bref il est selon moi quasi impossible de faire changer de vision un investisseur, c’est souvent chevillé au corps Je partage ta conclusion qu’il s’agit selon moi d’un biais value et donc d’un biais, quoique plus noble peut être que d’autres, qui n’est pas simple à manipuler pour un novice. Mais contre intuitivement cela peut être rassurant pour certain car cela en appelle au pseudo ´bon sens’ et aide certains à se lancer
Évidement qu’on ne saura jamais où on en est dans un cycle donné, ce serait trop simple.
Si j’avais écouté mon analyse macro économique, j’aurais dit que fin 2015/début 2016 était le point d’inflexion de fin de cycle, du à un ralentissement marqué de la Chine. J’ai eu tort et heureusement je n’ai pas modifié mon exposition aux actions malgré mon analyse, ne me faisant pas suffisamment confiance.
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