Sur le fond, Bercy aurait-il raison d’exclure les ETF swapés dans le PEA ?1. Oui totalement : l’avantage fiscal du PEA doit servir exclusivement l’investissement européen
2. Oui plutôt : le swap respecte la lettre de la loi mais clairement pas son esprit
3. Oui, mais uniquement pour les nouveaux ETF créés à l’avenir
4. Oui, mais seulement avec une clause de grand-père intégrale pour les positions existantes
5. Je suis partagé : la logique de Bercy se défend, mais changer les règles maintenant serait une erreur
6. Non plutôt : le panier européen est réellement acheté, donc l’objectif du PEA reste en partie rempli
7. Non : ces ETF respectent exactement les règles fixées par l’État, point
8. Non, et ce serait une grave erreur pour l’attractivité du PEA et l’épargne long terme
9. Non, c’est surtout une manière détournée d’inciter les Français à investir davantage en Europe
10. Je me moque de « l’esprit du PEA » : donnez-moi juste mon ETF World avec un faible TER
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tanguy12 | kurtosis a écrit :
Il y a un marché pour les prêts très courts : tous les jours, les banques s'échangent du POGNON du soir jusqu'au lendemain matin. C'est la plus petite unité de temps pour un prêt tant qu'on a pas inventé les prêts intraday.
Le boulot commence dès le matin mais ça s'agite surtout en fin de journée.
Ce sont des prêts sans risque de crédit (on donne des titres en garantie) : c'est uniquement une histoire de liquidité pour équilibrer divers engagements et tenir des ratios.
L'EONIA est le taux moyen auquel ces prêts sont réalisés. Il est constaté a posteriori, une fois que tous les échanges se sont déroulés.
Actuellement il est négatif : si tu as trop de cash et que tu veux le prêter, la banque en face va te dire "OK je prends tes 100 M€ mais ca me fait tellement chier d'avoir du cash que je t'en rendrai que 99,999 M€, ça te va ?" et là tu dis OK car l'alternative pour toi c'est de le foutre à la BCE qui te facturera encore plus.
Et il y a une garantie : il faut que tu envoies un peu plus de 100 M€ de titres sûrs et hyper liquides (genre du Bund) pour qu'elle te file le cash (dans l'exemple, la banque qui prend ton cash envoie des titres). Comme ça, si l'une ne veut/peut pas rendre le cash, l'autre garde les titres. C'est ce qu'on appelle le repo (repurchase agreement). Techniquement, c'est une vente de titres avec engagement de rachat le lendemain à prix connu (déterminé par l'intérêt du prêt + l'évolution du coupon couru du titre).
Le taux est mécaniquement contraint par la fourchettes de taux directeurs de la BCE, qui laisse les guichets ouverts pour placer/emprunter si vraiment personne ne veut te parler (dépôt possible de cash excédentaire mais facturé, prêts de cash en dernier recours mais cher).
Cela explique aussi le pic d'EONIA chaque 31/12 : là, tout le monde aime bien avoir du cash, ça fait joli sur les bilans. Et le coût ramené à une journée n'est pas très cher, c'est un moyen d'améliorer la ligne à moindre coût.
Voilà en quelques lignes
Repo trader c'est un boulot encore plus chiant que le back office, mais tu peux dire que tu es trader
Curieusement, la valeur ajoutée ne porte pas sur la négociation des taux mais sur le choix du collatéral à donner en garantie.
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merci patron! |
le pote Day ON | raukoras a écrit :
Les GAFAM se décomposent en plusieurs sous-ensembles. La partie "pub" devrait logiquement baisser suite au RGPD, surtout si le reste du monde emboite le pas (comme cela a été fait avec la Directive de 1995). Il y a de la concurrence (rude) sur l'aspect matériel (smartphones, IoT, etc.). L'activité Cloud ne génère pas de valeur en soit, c'est simplement un support physique à l'exploitation de la data. Bref, à moyen/long terme je les vois plutot finir comme les sociétés productrices d'électricité.
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Moi je pense que l'utilisateur moyen n'en a absolument rien a péter de ses data. Tant qu'il peut partager la photo de son repas, ses commérages, ses vidéos débiles filmées à bout de bras verticalement, sans oublier le postage de pouces bleus afin de flatter l'égo et entretenir la prétendue proximité avec la personne qui a posté la bouse. Le mass market c'est ça, pas les geeks de HFR. D'ailleurs, à l'entendre, il n'a rien à cacher. Si tu tiens à comprendre un peu le business et le QI de bullot cuit du péquin lambda, je t'invite à lire les commentaires postés sur les vidéos Youtube populaires. Ca calme. Bref, le pékin moyen, qui ne sait pas lire plus de 10 lignes sans s'épuiser (et encore moins écrire), il va cocher "j'accepte" partout, sans lire les 40 pages de conditions dans lesquelles les portes d'exploitation seront toutes grandes ouvertes. donc, dans les faits, RGPD ou pas, ça ne changera que dalle, en plus d'empêcher des concurrents d'émerger. ---------------
Il y a un filtre Sallen-Key qui coupe à 440 Hz après le buffer a ampli-op'. C'est pour ça que j'entends pas ta grande gueule de pucelle.
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mouillotte 0/10 en dictée | LooKooM a écrit :
Les indices actions je pense que tu les connais, sinon tu google: quand ils parles de MSCI Emerging Market c'est assez clair, Eurostoxx aussi, S&P500 etc...
En revanche pour la partie obligataire c'est parfois moins simple. Mais JPM Global Gov Bond index c'est assez clair quand meme, c'est un panier d'obligations mondiales non hedgees. Bref c'est du T Bill americain a hauteur de probablement 70% car c'est leur poids actuellement et le reste c'est du Japon et quelques pays europeen pour simplifier.
Mettre l'EONIA, qui est l'indice cash overnight EUR (negatif actuellement), c'est un petit biscuit qu'ils se laissent pour surperformer leur 'indice composite'... plus facile quand tu mets 15 ou 20% d'un truc qui est structurellement negatif Petite astuce de roublard classique.
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kurtosis a écrit :
Il y a un marché pour les prêts très courts : tous les jours, les banques s'échangent du POGNON du soir jusqu'au lendemain matin. C'est la plus petite unité de temps pour un prêt tant qu'on a pas inventé les prêts intraday.
Le boulot commence dès le matin mais ça s'agite surtout en fin de journée.
Ce sont des prêts sans risque de crédit (on donne des titres en garantie) : c'est uniquement une histoire de liquidité pour équilibrer divers engagements et tenir des ratios.
L'EONIA est le taux moyen auquel ces prêts sont réalisés. Il est constaté a posteriori, une fois que tous les échanges se sont déroulés.
Actuellement il est négatif : si tu as trop de cash et que tu veux le prêter, la banque en face va te dire "OK je prends tes 100 M€ mais ca me fait tellement chier d'avoir du cash que je t'en rendrai que 99,999 M€, ça te va ?" et là tu dis OK car l'alternative pour toi c'est de le foutre à la BCE qui te facturera encore plus.
Et il y a une garantie : il faut que tu envoies un peu plus de 100 M€ de titres sûrs et hyper liquides (genre du Bund) pour qu'elle te file le cash (dans l'exemple, la banque qui prend ton cash envoie des titres). Comme ça, si l'une ne veut/peut pas rendre le cash, l'autre garde les titres. C'est ce qu'on appelle le repo (repurchase agreement). Techniquement, c'est une vente de titres avec engagement de rachat le lendemain à prix connu (déterminé par l'intérêt du prêt + l'évolution du coupon couru du titre).
Le taux est mécaniquement contraint par la fourchettes de taux directeurs de la BCE, qui laisse les guichets ouverts pour placer/emprunter si vraiment personne ne veut te parler (dépôt possible de cash excédentaire mais facturé, prêts de cash en dernier recours mais cher).
Cela explique aussi le pic d'EONIA chaque 31/12 : là, tout le monde aime bien avoir du cash, ça fait joli sur les bilans. Et le coût ramené à une journée n'est pas très cher, c'est un moyen d'améliorer la ligne à moindre coût.
Voilà en quelques lignes
Repo trader c'est un boulot encore plus chiant que le back office, mais tu peux dire que tu es trader
Curieusement, la valeur ajoutée ne porte pas sur la négociation des taux mais sur le choix du collatéral à donner en garantie.
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Merci pour les explications
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