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En cette fin 1987, le footballeur a 21 ans. Deux clubs le convoitent : le Tonnerre de Yaoundé et l'Africa Sport d'Abidjan. Le pays se déchire pour savoir dans quelle équipe, la camerounaise ou l'ivoirienne, doit aller le buteur des Invincible Eleven de Monrovia. Le chef de l'Etat, Samuel K. Doe, s'en mêle, comme le raconte la journaliste Massiré Corea dans sa biographie de George Weah, sortie en 1997 (Weah, Mister George, Editions Amphora). Pas question, pour le dictateur libérien, de laisser partir pareille vedette en Côte d'Ivoire. Doe entretient en effet des relations houleuses avec le président Félix Houphouët-Boigny. Et pour cause : lorsqu'il a pris le pouvoir, en 1980, le sergent-chef libérien a fait assassiner son prédécesseur, William Tolbert, ainsi que son fils, marié à une filleule d'Houphouët-Boigny.
Weah s'installe donc au Cameroun (...)
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