Oliver The Great There is no plan B | Citation :
MARSEILLE - LENS « Cette équipe sera solide » MARSEILLE - de notre correspondante JOSÉ ANIGO, le nouvel entraîneur de l'OM, est très confiant quant à la faculté de ses joueurs de rebondir. « COMMENT S'EST DÉROULÉ le premier contact avec les joueurs ?
- Je leur ai dit simplement ce qu'un entraîneur peut dire à ses joueurs, que je leur dirai quelquefois des mots de réconfort, que j'apporterai en cas de nécessité les retouches nécessaires sur la tactique ou sur leur comportement. Il est important de montrer qu'on commence à marquer son territoire et qu'eux puissent aussi trouver leurs repères. Mentalement, je les ai trouvés réceptifs.
- Ils attendaient, à votre avis, ce genre de discours ?
- Je n'en sais rien mais je crois tout simplement qu'il y a un groupe extraordinaire. Ce n'était pas difficile pour un entraîneur de trouver ses repères dans ces conditions-là, avec ces joueurs-là. Au niveau du comportement, j'ai l'impression d'avoir un centre de formation. Les sportifs sont des gens fragiles et, en dehors de la compétition, ils ont besoin d'être encouragés et aimés. Je m'attache surtout à ça en ce moment.
- Ils avaient besoin d'être flattés, encouragés ?
- Ce n'est pas tout à fait ça ; mais ce qui est bien fait doit être souligné, ce qui est mal fait, corrigé. Bien sûr, je ne sais pas quels résultats nous obtiendrons, mais je suis certain, après la discussion que j'ai eue avec les joueurs, qu'ils vont tout donner. Cette équipe sera solide.
- Apparemment, le message est passé ?
- Oui, je pense.
- Dans la méthode, vous êtes à l'opposé d'Alain Perrin ?
- Chacun sa méthode. Alain a un charisme qui n'est pas le même que le mien. Avec lui, ça a fonctionné jusqu'à il y a peu de temps. Ça ne marche plus sans qu'on sache pourquoi ni comment. Mais je ne veux surtout pas ressembler à qui que ce soit, je veux être moi-même et, effectivement, je suis à l'opposé de ce que peut être Alain.
- Votre première expérience vous aide aujourd'hui ?
- Pour tout vous dire, j'ai l'impression que ce premier passage a duré cinq ans tellement je me sens à l'aise aujourd'hui. Contrairement à ce que j'ai pu penser à certains moments, ce premier passage a été très enrichissant. Ça m'a appris à moins me prendre la tête et je suis aujourd'hui beaucoup plus sûr de moi dans mes décisions. Je me sens libre de faire ce que je veux.
« Il faut à tout prix battre Lens » - Quelle est votre référence en matière d'entraîneur ?
- Pour moi, c'est Didier Deschamps. Quand on sait les difficultés qu'il a eues la première année, comment il les a surmontées, et qu'on voit aujourd'hui qu'il est en passe d'être champion de France. Quand on voit les progrès qu'il a faits aussi, c'est un modèle pour nous, jeunes entraîneurs.
- Maintenant, il faut obtenir des résultats ?
- Je ne suis pas dupe. Je sais très bien que toute l'effervescence qu'il y a aujourd'hui va se retourner dans l'autre sens s'il n'y a pas de résultat. Je connais le système depuis longtemps, surtout ici. Mais, je le répète, on est sûr de notre potentiel, de notre force, on va tout faire pour inverser la tendance. Pour Lens, ce sera un vrai combat. Après, ce qui peut m'arriver à moi personnellement, peu importe. Je veux redonner vie à ce groupe. Mais je voudrais qu'on arrête de se demander si j'ai l'envergure. Ici, il y a des gens comme Beckenbauer qui se sont fait "pointer" rapidement, je pourrais en citer d'autres. Alors, on peut se poser la question mais ce qui est sûr, c'est que la connaissance du terrain, je l'ai et ce club, c'est le mien. Pas en tant que patron, mais j'y ai grandi et c'est un petit avantage.
- Vous semblez très optimiste.
- Il y a tout de même un problème : je n'ai que treize joueurs dont deux gardiens. Sytchev qui devrait partir, et cinq joueurs qui sont susceptibles d'être suspendus dans les prochains matches. C'est un peu compliqué. J'aurais préféré arriver avec un groupe plus large, on a seulement Drogba devant, on fera avec mais bon...
- Face à Lens, y aura-t-il des changements tactiques ?
- Ils seront limités à cause de ce problème d'effectif. Après, il y en aura en fonction des adversaires, ce n'est pas figé. Après, on va essayer de retrouver un état d'esprit. Après Lens, on fera le point mais j'espère que lundi, on aura un vrai feu d'artifice ici à la Commanderie pour travailler dans la joie et qu'on pourra préparer Paris de la meilleure des manières.
- Contre Lens, le résultat est plus important que la manière ?
- La manière, on a le temps de la travailler. Mais il faut à tout prix battre Lens. Après, on peut travailler des choses, récupérer des blessés, être plus détendus grâce aux victoires. Mais effectivement, le résultat, c'est primordial.
- Peut-on tout de même penser revenir à une défense centrale à trois ?
- Oui, c'est envisageable parce que, de toute manière, déplacer un central sur les côtés, c'est toujours compliqué. Je n'ai pas de schéma de jeu figé, on peut commencer à trois et finir à quatre. Au centre de formation, sans pression, vous pouvez tout utiliser, c'est enrichissant.
- Ce qui manque le plus ?
- La qualité existe mais ce qui manque le plus, c'est de vivre, tout simplement. On va essayer de proposer du jeu, quel que soit l'adversaire.
- Quel sera le capitaine pour vous ?
- Brahim Hemdani, j'ai pas mal de complicité avec lui, puisque nous avons démarré ensemble sous l'ère Tapie mais, sur le terrain, il ne sera pas le seul relais. »
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et encore...
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MARSEILLE - LENS « On va voir des guerriers » MARSEILLE - de notre envoyé spécial FABIO CELESTINI et JOHNNY ECKER annoncent la couleur. C'est un OM de combat qui va recevoir Lens. JOSÉ ANIGO n'aura eu que trois jours pour préparer la réception de Lens au Stade-Vélodrome, après le départ d'Alain Perrin. Un changement d'entraîneur tout frais que chacun des membres du groupe accueille à sa manière. Pour Johnny Ecker : « On en est tous tristes parce que nous sommes sur le terrain, donc c'est un peu à cause de nous qu'Alain Perrin est parti. De ce fait, nous les joueurs allons être mis en avant et on se doit de montrer quelque chose contre Lens. Le groupe a toujours été bien ensemble, mais il nous manquait des résultats. Je n'ai pas constaté un gros changement dans l'ambiance, la joie d'être ensemble, elle a toujours été là. » Fabio Celestini est, lui, dans une situation différente pour avoir évolué deux saisons avec Alain Perrin à Troyes avant de venir en même temps que lui à Marseille à l'été 2002. Ce qui lui a donné le statut de protégé de l'entraîneur : « À tort, tous ceux qui venaient à la Commanderie savaient ce qu'il en était. Maintenant que José est là, s'il me fait jouer on ne pourra pas dire que je suis le joueur de José. Je ne le connais pas, j'ai juste joué une fois en CFA lorsqu'il l'entraînait. »
José, c'est José Anigo que Fabio Celestini appelle par son prénom, une familiarité absente avec Alain Perrin selon le milieu de terrain suisse : « J'aurais peut-être pu partir avant Alain Perrin, c'est lui finalement, voilà ! C'est quelqu'un avec lequel j'ai passé trois ans et demi mais qui de par sa manière de travailler a enlevé un petit peu l'affectif dans ses relations, volontairement. Aujourd'hui, je pourrais penser plein de choses vu ces trois ans et demi, finalement pas tant que ça puisqu'il manque cette dimension affective. Par exemple je devrais l'appeler, eh bien ! je ne peux pas, il y a quelque chose qui m'en empêche. On le voit dans les déclarations après son éviction, il dit qu'il se porte très bien, qu'il a la pêche, donc ça n'a pas l'air de l'affecter plus que ça. Alors voilà, je suis un joueur, le président a fait un choix, moi ce que je veux c'est gagner contre Lens, le reste... »
Ecker : « Il faut qu'on se fasse respecter à domicile » Pas de rancoeur chez Celestini, mais un regret : l'absence d'une dimension affective. Elle est présente désormais avec Anigo : « Chaque entraîneur a sa propre spécificité, donc cela ne pouvait être pareil, il y a de nouvelles bases de travail. Alain Perrin et José Anigo sont des personnes différentes au niveau humain, il y a maintenant une approche, pas amicale, mais il y a plus de contacts entre l'entraîneur et le groupe. On l'a ressenti tout de suite, José Anigo parle beaucoup à l'entraînement, il nous incite à marquer des buts, à nous dépasser. » Le Suisse sait aussi que cela ne suffit pas : « La priorité du moment, c'est de battre Lens parce que les mots c'est une chose, mais bon... Il y a des fois on n'est pas content de l'entraîneur mais on gagne, donc on continue avec lui et il n'y a pas de souci. Mais c'est sûr que s'il y a des résultats et une osmose avec le staff technique, on peut réussir de grandes choses. »
Contre Lens, Johnny Ecker annonce un OM de combat : « On va voir des guerriers parce que c'est vrai qu'on s'est fait marcher dessus ces derniers temps. Il faut qu'on se fasse respecter à domicile. José est un battant, il se donne beaucoup, on veut lui redonner sur le terrain. Dans le groupe, personne ne se cache, s'il faut mettre des tampons on le fera, bien comme il faut et tous ensemble. » Le premier effet de l'arrivée d'Anigo et son discours du moment est résumé par Celestini : « Il veut une équipe de guerriers, pour lui ça suffit de se faire trimballer au Vélodrome, c'est un vrai Marseillais, cela l'atteint donc. Il veut une équipe guerrière et combattante. Pour lui, c'est l'état d'esprit qui vient en premier car il vu que c'était dans la tête que cela n'allait pas. »
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et encore
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Anigo promet du changement Marseille - Lens Marseille (Bouches-du-Rhône) DE NOTRE CORRESPONDANT JOSE ANIGO n'en fait pas un secret : c'est en attaque que l'OM pèche par défaut. Mido, l'international égyptien, est en Tunisie à la Coupe d'Afrique des nations, Fernandao a été prêté à Toulouse, Marlet toujours convalescent, et Sytchev en instance de départ pour le Lokomotiv Moscou ou un autre club russe. Difficile dans ces conditions d'aligner un secteur offensif performant. « Certains joueurs pourraient être repositionnés différemment », confiait le nouvel entraîneur de l'OM jeudi à la Commanderie. Vachousek en attaque La première retouche devrait concerner Stepan Vachousek. L'international tchèque évoluait avec Alain Perrin sur le côté gauche, en retrait du tandem Drogba-Mido, mais ce soir face à Lens au Vélodrome, il montera sans doute d'un cran pour être associé à l'Ivoirien Drogba, dont l'équipe nationale n'est pas qualifiée pour la CAN. « Stepan m'a dit que dans son pays il jouait souvent attaquant. On va l'essayer à ce poste chez nous et on verra. De toute façon, je n'ai pas beaucoup d'autres choix », explique Anigo. Il pourrait aussi, en cas de difficulté d'adaptation de Vachousek, redonner sa chance au jeune Rakhmane Barry, l'un des attaquants les plus en vue de l'équipe de CFA qu'Alain Perrin avait fait entrer quelques minutes face à Toulouse. Pour résoudre cette pénurie d'attaquants, Anigo espère aussi deux renforts et l'OM cherche activement un joueur de pointe et un milieu offensif. Dans le cas où Sytchev quitterait le club, les quelque 3,5 millions d'euros que les dirigeants marseillais demandent pour son transfert pourraient permettre de renforcer un effectif sous pression.
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Source : la Provence d'aujourd'hui via un autre forum ---------------
"The two most common elements in the universe are Hydrogen and stupidity." - Harlan Ellison
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