Pape Diouf a rendez-vous ce mercredi soir avec Jean-Michel Aulas pour discuter dun éventuel départ de Benoît Pedretti à Lyon. «Nous allons essayer de trouver une solution dans le sens des intérêts de lOM», nous a indiqué le président marseillais.
Mais Pape Diouf a également tenu à insister sur un point : «Même si le joueur na pas forcément fait une saison à la hauteur aussi bien de sa réputation que de son statut, pour certains de nos supporters ce départ serait interprété comme un manque dambition de notre part. Mais ce nest pas une décision de lOlympique de Marseille de se séparer de Benoît Pedretti, dont on pouvait attendre un bien meilleur rendement après une première saison dadaptation. Cependant, il faut savoir peut-être sincliner devant des engagements qui ont été pris, dans certaines conditions».
Pape Diouf a ainsi resitué le contexte de la signature à Marseille de Pedretti, lan dernier : «Laccord avait été obtenu à Lyon, à quelques encablures du siège de lOlympique Lyonnais où il devait aller signer.
LOM lavait arraché à la concurrence. Il fallait aussi à ce moment-là se soumettre à certaines conditions que le joueur et ses représentants avaient posées. Il ny a pas eu derreurs, à vrai dire, de la part des dirigeants de lépoque qui avaient réalisé laffaire. Il sagissait pour eux daccepter cette fameuse clause libératoire dont il est aujourdhui question».
Celle-ci stipulait que si lOM nétait pas qualifié en Champions League à la fin de la saison 2004-05, lancien sochalien pourrait partir pour une somme de six millions deuros. Et que si le club nobtempérait pas, il lui reviendrait à payer une «soulte» aujourdhui évaluée aux environs de 4 millions pour le retenir.
«A partir de là, nous nétions plus les maîtres du jeu. Cest une décision qui appartient au joueur et quil a prise. Mais cela ne nous a pas empêché davoir une autre lecture de cette convention. Il y a un point qui est sujet à interprétations. Je nai pas manqué de le faire valoir aussi bien au garçon quau président de Lyon qui souhaitait le prendre», a-t-il ajouté.
Des discussions vont donc sengager. «Je pense quaujourdhui ce ne serait pas une mauvaise chose si nous arrivions à équilibrer sur le plan financier en tout cas, les conditions de son départ», a conclu Pape Diouf.