Citation :
MAILLOL "JE N'AI TUE PERSONNE
«Comment réagissez-vous à la décision du HAC de mettre fin à votre projet de rachat?
Ce n’est pas une surprise. J’ai eu Jean-Pierre Louvel au téléphone à l’instant (samedi en début d’après-midi, NDLR) pendant 25 minutes. On s’est expliqués. Je ne suis pas arrivé à monétiser; la vérité, elle est là. Mon objectif est de revenir bientôt au Havre, revenir avec le cash en mains et soumettre mon projet une fois la monétisation actée. C’est très clair. Mes partenaires m’ont dit qu’avant fin février, je l’aurai.
Comment pouvez-vous être encore crédible? Ceux qui m’insultent, me traitent de menteur, de mytho, je ne leur réponds pas. Est-ce que j’ai tué quelqu’un? Non, personne. Il y a des moments où je fais des erreurs de communication, mais je ne veux qu’une chose: investir de l’argent dans le foot français. Ce n’est pas un crime. Je n’ai trahi ni volé personne. Allez, j’ai peut-être mangé deux éclairs au café dans le bureau de monsieur Louvel… Je n’ai manqué de respect ni au Havre, ni à M. Louvel, ni aux supporters avec lesquels j’entretiens de bons rapports et que je remercie. Je voulais faire venir Adriano, Simao; oui c’était mon projet. La seule chose que je peux dire, c’est « excusez-moi de ne pas avoir monétisé». Est-ce que mon arrivée a eu une incidence sur le sportif ? Non, si c’est le cas, il faut que les joueurs fassent un autre sport. Ce sont des professionnels. Comment expliquez-vous cet échec?
Sincèrement, je ne suis pas capable de vous l’expliquer. La monétisation financière n’est pas ma spécialité. Quand j’interroge la banque, elle s’excuse, et elle me dit que ça va le faire dans les jours à venir. «J'ai Eric Besson entre trois et quatre fois par jour au téléphone»C’est votre quatrième échec dans le rachat d’un club (après Nîmes, Grenoble et Nantes)… Je m’expliquerai plus longuement. Ca mérite d’être traité dans la longueur. Les trois projets qui me sont toujours reprochés, ce sont trois cas différents. Tout le monde a commis des erreurs dans sa vie, moi aussi. Mais je le répète: j’ai tué quelqu’un? Les documents que j’ai transmis le prouvent, c’est un projet sérieux. Tous les journalistes ou autres qui disent que ce sont des copies, ce sont des abrutis.
C’est aussi un échec de l’ancien ministre Eric Besson… Je l’ai entre trois et quatre fois par jour au téléphone. Et on est d’accord. Le jour où la monétisation se fera, on reviendra. Pourquoi ne le referait-il pas? Je le redis mais je n’ai pas fait de mal. La monétisation, ça s’est joué peut-être à une semaine. Si c’est le cas, j’aurai les boules… Si la monétisation se concrétise et que le HAC repousse de nouveau le projet, seriez-vous prêt à investir dans un autre club? Je ne me pose pas cette question. J’ai avec le HAC, pour la ville, pour le club, un lien fort. Il ne faut jamais dire jamais mais je privilégierai le HAC. Quel bilan faites-vous de ces cinq mois? Que j’ai rencontré des bonnes personnes. Et d’autres qui ont retourné leur veste. Ca m’a permis de savoir avec qui je travaillerai dans l’avenir. Vous savez, on ne fait jamais l’unanimité.»
Hugo DELOM
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