Malgré le coup de tonnerre d'Anfield qui a "presque" éclipsé les autres rencontres, 7 autres matchs ont eu lieu, eux aussi amenant leurs lots de coup d'éclat plus ou moins retentissant.
En ce Mercredi 3 Octobre, il ne faisait pas bon de recevoir : c'est ce qu'on dû se dire les turcs de Besiktas dans le groupe de l'Oème. Alors qu'un nul aurait bien arrangé les phocéens dans l'optique d'une qualification, Ricardo Quaresma, à l'ultime minute, a donné les trois points à des dragons portugais plus volontaires que leurs homologues stambouliotes.
Alors qu'on avait jamais connu les marseillais à pareille fête en Ligue des Champions avec 6 points en 2 matchs et une première place bien mérité, le FC Porto se positionne dans leur sillage avec 4 points. Les Reds, grand favori de la poule, piétinent avec une maigre unité. Quand aux Stambouliotes, il semble compliqué pour eux d'espérer des lendemains qui chantent dans cette compétition.
Dans la poule B, on attendait la revanche des valencians à la Mestalla, sur des londoniens qui les avaient éliminé l'an passé en quart de finale, mais les saisons se suivent et se ressemblent. Comme l'an passé, Chelsea s'impose en terre espagnol. Sans Mourinho sur le banc mais avec Didier Drogba titulaire, les Blues s'impose 2-1 après avoir été mené. Les affaires avaient bien démarrée pour les hommes de Quique Flores, le "roi" David Villa trompant la vigilance de Petr Cech. Mais c'était la soirée de Joe Cole, buteur tout d'abord sur un bon service de Malouda, puis passeur servant "aux petits oignons" d'un exter du droit un D.D. de retour en force. L'Ivoirien ne se fait pas prier pour exécuter Hildebrand ... Chelski se relance.
Dans les "Fjord" de la lointaine Norvège, les allemands de Schalke 04 allait défié Rosenborg Trondheim, auteur d'un nul méritoire à Stampford Bridges. Le père noël n'est pas repassé cette semaine et les norvégiens ont du s'incliner face au vice-roi d'Allemagne. Les pics à glace, pourfendeurs d'Iceberg se nomment Jermaine Jones (ex-Franckfurt) et Kevin Kuranyi. L'équipe de Gelsenkirchen se relance dans la course à la qualification.
Dans ce groupe, Chelski est en tête avec 4 points devant Valence et Schalke 04 (3), Trondheim ferme la marche (1).
Dans une poule C qui leur semble promise, les madrilènes se déplaçaient à Rome pour y affronter la SS Lazio. La tâche n'est pas insurmontable pour les pour les stars merengues face à d'obscurs romains, d'autant que Ruud Van Nistelrooy ouvre la marque du tibia presque par maladresse à la façon d'un Pippo Inzaghi. Mais la Lazio ne lâche pas prise, plus teigneuse qu'un Pittbull à défaut de posséder en son sein de grands talents. Le papy du foot Ballotta, 43 ans, capte un à un tous les ballons qui passe par lui; des frappes venant de joueurs qui pourraient être ses enfants… Devant, les romains comptent dans leur rang Goran Pandev, honnête buteur du championnat italien, inconnu du grand public. Le macédonien a l'ambition de s'afficher, comme John Carew en son temps. Face à une défense merengue fébrile, il exécute une superbe volée qui vient se loger dans la lunette… Les italiens égalisent. Alors qu'on sent l'équipe à Bern Schuster en difficulté, Ruud inscrit son second but profitant d'une bonne ouverture de Raul pour tromper Ballotta d'un petit piqué. Paradoxe récurent de ce match, alors qu'on sent le Real se ragaillardir de ce but, Goran Pandev, sous les yeux de recruteurs du bayern venant le superviser, vient égaliser pour les laziali. 2-2, score final.
Dans l'autre match du groupe, le Werder de Brême recevait sous des trombes d'eau, un Olympiakos le Pirée qui ne s'est pas imposé en Ligue des Champions à l'extérieur depuis 31 matchs. A priori le Werder partait favori et l'impression est vite confirmée par Almeida qui ouvre la marque pour l'équipe de Thomas Schaaf. Mais voilà force de glissades et de ballons transformés en savonette qui rendent les contrôles difficiles, les allemands n'arrivent pas à doubler la mise. Il faut dire que le George Clooney grec Nikopolidis s'accomode très bien de ces conditions conditions de jeu ... Takis Lemonis sent que son équipe à sa chance et décide de lancer dans le grand bain (c'est le cas de dire) le déménageur Kovacevic. Une minute après son entrée Stoltidis égalise, puis le défenseur gauche Patsatzoglo envoie une praline qui, détournée vient finir sa course sous la barre de Vander, le remplaçant de Wiese. Brême est à terre en à peine dix minutes. Kovacevic, y allant de son petit but, clôture l'exploit grec en terre germanique. Fin de la série noire pour Le Pirée ...
Le Real de Madrid partage la tête du classement avec les grecs (4 points), la Lazio, toujours invaincue est 3ème (2 unités) quand au Werder il ferme la marche avec deux défaites en autant de matchs.
Dans le Groupe D, l'autre club de Glasgow recevait à Celtic Park, le tenant du titre milanais sous une pluie so british. Plus que l'ouverture du score de Mc Manus ou l'égalisation sur penalty de Kakà, le fait du match était l'incident Dida. On plante le décor. Mc Geady frappe au 20 mètres, Dida relâche le ballon, Mac Donalds conclu : 2-1 pour Glasgow. Valse en 3 temps estampillé Nelson Dida... Un supporter, que dis-je un ignoble hooligan écossais rouquin d'un mètre cinquante maxi, non content de ne s'en prendre à Dida que verbalement, comme le font régulièrement 9/10 des supporters milanais, rentre sur le terrain. Le forcené va asséner une estocade à l'international brésilien. Choqué par la violence de l'onde de choc qui lui a défait les rouflaquettes jusqu'à devant son téléviseur, Paulo Di Canio s'étouffe avec un spaghetti. Dida, pas très vivace ne réagit pas dans l'instant, même pour souffrir il a du mal. Après une course poursuite acharné, Nelson s'effondre et quitte le terrain sur une civière. Sourire aux lèvres, il sait que cette année enfin, il ne ratera pas le Marcel d'Or.
Quand à l'abjecte agresseur, il est interdit de stade à vie. La confusion est grande, après que les policiers se soient rendu compte en retirant ses pastiches et sa moumoutte qu'il s'agissait en fait de Carlo Ancelotti...
Décidement ce brave Silvio ne sait plus quoi inventer pour faire rejouer les matchs.
Dans l'ultime rencontre du groupe D, le Benfica Lisbonne acceuillait au stade de la Luz, le Shaktar Donetsk. A la surprise générale, se sont les ukrainiens qui sont venu s'imposer en terre lisboète. Dans la série "Ancien chauffeur de banc de L1", je demande Christian Rodriguez du Paris Saint-Germain. L'uruguayen du Benfica s'est montré sous un bon jour, tout comme le paraguayen Cardozo mais les deux hommes sont tombé sur un excellent Piatov (gardien du Shaktar). Et quand ce n'était pas Piatov, c'est la barre transversale qui sauvait les oranges. Le prodige argentin , champion du monde des - de 20 ans, Angel Di Maria confirmera. Le match semble réussir aux hommes de Lucescu qui, dès lors, dominent la partie et seront récompensé par un but de Japson, l'un des rares brésiliens suffisemment fortuné pour se payer un appareil dentaire. Les ukrainiens auraient même pu doubler la mise par l'italien Lucarelli mais son coup-franc trouve sur sa trajectoire l'international portugais Quim.
Dans ce groupe, les surprenants ukrainiens virent seuls en tête avec 6 points, suivi du Milan AC et du Celtic avec 3 points, Benfica ferme la marche avec un zéro pointé.
(je met même si j'ai pas fais corrigé par Gwen)
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