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La Turquie dans l'UE ?




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Auteur Sujet :

La Turquie dans l'UE ?

n°4646513
cuneytarki​n
Posté le 18-01-2005 à 11:20:50  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

jch2000 a écrit :

j'ai beau faire des efforts, je ne comprend pas pourquoi lma turquie veut s'imposer à un continent qui ne veut pas d'elle ... soit on nous manipule, soit on nous menace et là on 'essaie' de nous séduire pas avec une liasse de billets ... 28Milliards ... c'est peut-être la somme que la Turquie va donner à l'Europe???  Ces 15 années vont être soulantes ... turquie ceci, turquie cela, le bourrage de crane a commencé.  :kaola:  
pourquoi la turquie en veut pas faire sa propre union avec ses voisins ? l'Irak, l'Iran, l'Arménie, le Kurdistan ( ;) ) ... ha ... yapa d'€ là bas ... dommage, mais ya du caviar, faut en profiter !!


 :D  Irak,Iran,Armenie,Kurdistan :ange:  :non:  
les turcs ne sont pas fous.
 
Reflechit ,quel est l'interet stratégique de s'allié avec un pays comme l'Iran.
--------->Aucun.  
+ le gouvernement iranien est anti-turc Le groupe Turkcell a fait l'expérience!
 
Par contre les turcs sont en train de construire une seconde voie,
c'est l'alliance avec la Russie,c'est probablement la voie que va prendre la Turquie car ds 15ans les Turcs seront tjs à la porte de l'europe pour X raison,ils ne perdent pas du tps Erdogan est allé en Russie pour discuter du partenariat(c'est bien cette voie qui m'intéresse :love:  ).


Message édité par cuneytarkin le 18-01-2005 à 11:22:12
mood
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Posté le 18-01-2005 à 11:20:50  profilanswer
 

n°4646620
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 18-01-2005 à 11:31:58  profilanswer
 

CuneytArkin a écrit :

Erdogan est allé en Russie pour discuter du partenariat(c'est bien cette voie qui m'intéresse


Bah voilà... Ca serait bien plus sain comme ça, je trve... Deux pays géographiquement plus asiatiques qu'européens, sans trop de déséquilibre entre leurs populations... Et ça donnerait à terme un autre pôle économico-politique intéressant :jap:

n°4646738
gira
Posté le 18-01-2005 à 11:42:40  profilanswer
 

CuneytArkin a écrit :

:D  Irak,Iran,Armenie,Kurdistan :ange:  :non:  
les turcs ne sont pas fous.Reflechit ,quel est l'interet stratégique de s'allié avec un pays comme l'Iran.
--------->Aucun.  
+ le gouvernement iranien est anti-turc Le groupe Turkcell a fait l'expérience!
 
Par contre les turcs sont en train de construire une seconde voie,
c'est l'alliance avec la Russie,c'est probablement la voie que va prendre la Turquie car ds 15ans les Turcs seront tjs à la porte de l'europe pour X raison,ils ne perdent pas du tps Erdogan est allé en Russie pour discuter du partenariat(c'est bien cette voie qui m'intéresse :love:  ).


 
Pourquoi les Turcs ne sont pas capables de s'entendre avec leur proches voisins ?
La France et l'Allemagne y sont bien arrivés
 

n°4646796
je_suis_de​_passage
Posté le 18-01-2005 à 11:48:41  profilanswer
 

Carou a écrit :

ce qui m'énerve moi c'est le bourrage de crâne qui a déjà commencé.
 
J'ai vu plusieurs sondages (je ne parle pas de celui-là, mais de sondages issus d'organismes officiels genre ipsos etc) et les européens sont massivement contre l'entrée de la turquie, dans des proportions assez énorme pour un sondage (dépasser 60 % sur un sujet comme ca c'est beaucoup).
 
On va se taper 15 ans de prêchi-prêcha  "la turquie doit faire partie de l'europe blablabla" pour que ca change, et ceux qui sont contre se feront traiter de racistes à demi-mots (d'ailleurs ca a déjà commencé).
 
On est même pas fichus d'avoir tous la même monnaie (cf certains pays qui ne sont pas passés à l'euro, et pas des moindres) mais c'est pas grave.
 
Je me fais pas d'illusions, déjà si le gouvernement pense que ca sera trop tangeant via un référendum, ils décideront de la validation de l'entrée de la turquie par un autre moyen (le référendum n'est pas obligatoire), et s'ils passent par un référendum et que le résultat n'est pas conforme aux attentes on revotera, comme ca a été le cas au danemark.
 
Je ne veux pas être médisante, mais une "démocratie" qui se tape de l'avis majoritaire de sa population...


 
 
Les europeens sont majoritairement pour l'entrée de la Turquie en Europe.
Les seuls qui n'en veulent pas c'est la France et l'Allemagne.
 
Selon cette enquête réalisée auprès de 4.813 Européens, seuls 32% des Français et 33% des Allemands sont favorables à une adhésion de la Turquie, alors que ce pourcentage atteint 65% en Espagne, 49% en Italie et 41% en Grande-Bretagne. C'est chez ces derniers que le pourcentage d'indécis est le plus important, avec respectivement 29% et 27% contre seulement 1% en France, 12% en Allemagne et 17% en Espagne.
 
Selon un autre sondage, réalisé par la Commission européenne, 53% des citoyens européens se déclarent en faveur d’un nouvel élargissement de l’Europe, ce qui présente une progression de 16 points comparé à la précédente enquête du printemps. "Ce sont les citoyens des dix nouveaux Etats membres qui se montrent les plus nombreux à soutenir un nouvel élagissement", précise cependant Bruxelles. Le taux de soutien descend à 37% dans les 15 "anciens" membres de l'UE.

 
http://www.liberation.fr/page.php?Article=262336
 
 

Citation :

et la marmotte...
arretes de poster des trucs auquels tu ne croit pas toi meme...


 
Je trouve sa beau de sortir des trucs qui on au moins 25 ans...


---------------
"Il n'y a aucune chance pour que, cédant à la facilité, nous laissions s'effacer la France." General De Gaulle
n°4646894
targocid
Posté le 18-01-2005 à 11:55:46  profilanswer
 

L'Autriche, population et gouvernement, est contre.
Je ne crois pas que les polonais sont très partisans de la Turquie non plus..

n°4646905
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 18-01-2005 à 11:56:21  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Selon un autre sondage, réalisé par la Commission européenne, 53% des citoyens européens se déclarent en faveur d’un nouvel élargissement de l’Europe, ce qui présente une progression de 16 points comparé à la précédente enquête du printemps. "Ce sont les citoyens des dix nouveaux Etats membres qui se montrent les plus nombreux à soutenir un nouvel élagissement", précise cependant Bruxelles. Le taux de soutien descend à 37% dans les 15 "anciens" membres de l'UE


Les polonais majoritairement favorables à l'intégration de la Turquie ?? j'ai qques gros dtes, qd même... [:mlc2]  

n°4646966
targocid
Posté le 18-01-2005 à 11:59:57  profilanswer
 

Absolument, polonais et autrichiens ont défendu Vienne côte-à-côte (Roi J. Sobieski). Cela laisse des liens.
C'est de l'Histoire, j'en conviens

n°4646983
je_suis_de​_passage
Posté le 18-01-2005 à 12:00:59  profilanswer
 

Oui mais comme dis dans l'article sa doit etre de la solidarité entre "creve la faim"  
 
Sinon j'ai oublier,
 
En Grèce, l'«ennemi héréditaire» turc ne fait plus peur. Selon un sondage de la télévision privée ANT1, une courte majorité de la population (47,9 %) est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE,
 
L'Espagne est très proturque, tout comme l'Italie, malgré le poids de l'Eglise catholique.
...
Les partisans de l'adhésion n'en sont pas moins largement majoritaires dans la classe politique, même à droite. Silvio Berlusconi vante son amitié personnelle avec Tayyip Erdogan, au point d'avoir assisté l'an passé aux noces de son fils. Seule la Ligue du Nord, xénophobe, est opposée aux Turcs.

 
Quant à la Grande-Bretagne, elle est d'autant plus favorable à l'entrée de la Turquie qu'elle a toujours vu dans l'UE d'abord un vaste marché dont tout élargissement est le bienvenu.
 
Alors que la Suède est plutôt turcophile, et le gouvernement social-démocrate de Göran Persson un des plus fervents soutiens de l'adhésion turque.
 
Bref le phenomene anti-turc est purement français et allemands.
Quand au autrichien franchement... aucun commentaire...


---------------
"Il n'y a aucune chance pour que, cédant à la facilité, nous laissions s'effacer la France." General De Gaulle
n°4647651
printf
Baston !
Posté le 18-01-2005 à 13:23:11  profilanswer
 

Anti intégration de la Turquie en UE, soyons précis [:aloy]

n°4647654
Rasthor
Posté le 18-01-2005 à 13:23:33  profilanswer
 

je_suis_de_passage a écrit :

Oui mais comme dis dans l'article sa doit etre de la solidarité entre "creve la faim"  
 
Sinon j'ai oublier,
 
En Grèce, l'«ennemi héréditaire» turc ne fait plus peur. Selon un sondage de la télévision privée ANT1, une courte majorité de la population (47,9 %) est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE,

Donc 52.1 % de contre ?  :whistle:  

mood
Publicité
Posté le 18-01-2005 à 13:23:33  profilanswer
 

n°4647679
printf
Baston !
Posté le 18-01-2005 à 13:26:22  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

Donc 52.1 % de contre ?  :whistle:


 
Une "courte majorité" :D

n°4647874
Philibear
Orbital Bacon
Posté le 18-01-2005 à 13:48:28  profilanswer
 

Rasthor a écrit :

Donc 52.1 % de contre ?  :whistle:


 
ben non il y a les "ne se prononce pas".

n°4647922
Rasthor
Posté le 18-01-2005 à 13:53:08  profilanswer
 

philibear a écrit :

ben non il y a les "ne se prononce pas".


Ouais, ils n'osent pas dire non. :o

n°4648040
Carou
Vbulletineuse
Posté le 18-01-2005 à 14:04:01  profilanswer
 

J'ai pas vu les memes sondages, faudra que je fasse une petite recherche tiens
 
Sinon au passage 49 et 41 % c'est pas la majorité, lors d'un référendum ca sera "oui" ou "non", rien ne dit que ces pays là seront automatiquement pour le oui, le nombre de personnes indécises est trop élevé pour en tirer des conclusions hâtives.
 
et puis quand même :
 

Citation :

Les Pays-Bas qui occupent ce semestre la présidence tournante de l'UE sont tenus à une réserve. Le gouvernement de coalition démocrate-chrétien­libéral reste très prudent, au diapason d'une population de plus en plus hostile à l'immigration venant des pays musulmans, depuis le meurtre du cinéaste Van Gogh.
 
Au Danemark également, le turcoscepticisme monte


 
Apparemment ces pays là ne sont pas acquis à la Turquie, et en ce qui concerne l'Italie, il est dit que la classe dirigeante y est favorable, ce qui ne signifie pas forcément que la population, elle, l'est.  
 

Citation :

Le taux de soutien descend à 37% dans les 15 "anciens" membres de l'UE.


 
En attendant que je retrouve mes sources, ce que j'ai vu dans la tienne ne te permets pas d'affirmer que seule la france et l'allemagne sont opposés à l'entrée de la turquie.
 
 
Comme je l'ai dit je ne me fais pas d'illusions, on va se prendre 15 ans de bourrage de crâne, et si ca suffit pas, ca sera validé sans passer par la case référendum.
 
Moi je m'interroge aussi sur les raisons qui poussent la Turquie à vouloir intégrer l'UE. Le coup du "tout le monde y gagnera" j'y crois pas trop :/


Message édité par Carou le 18-01-2005 à 14:04:52

---------------
yin zai yangzhi nei, buzai yangzhi dui. Taiyang, taiyin
n°4648172
Carou
Vbulletineuse
Posté le 18-01-2005 à 14:14:52  profilanswer
 

Citation :

Le traité qui sera présenté aux Français dans dix ou quinze ans aura déjà été signé par leur gouvernement, par tous les Etats de l’Union, et par la Turquie elle-même. Comment concevoir, dans de telles conditions, qu’ils puissent le refuser? Nous assisterons donc à une sorte de formalité constitutionnelle, qui suscitera une abstention massive des citoyens et les éloignera encore plus d’une construction européenne édifiée sans eux.


 
http://www.nouvelobs.com/articles/ [...] 59708.html


---------------
yin zai yangzhi nei, buzai yangzhi dui. Taiyang, taiyin
n°4649226
cuneytarki​n
Posté le 18-01-2005 à 15:47:09  profilanswer
 

Un accord d'alliance Russie-Turquie-Pays Turcophones d'asie centrale
c'est la meilleure solution Le nombre de mariage russo-Turc est en croissance exponentiel les echanges energetiques est le moteur de l'accord!
Mais L'intégration à l'U.E + l'alliance Turquie-Russie est bien sur préferable :)  
Bir Tasla Iki Kus  
1 pierre 2 coup :D  
 
Contrairement à la France qui n'a pas de vision d'avenir;
La Turquie est tres occupé par son avenir à Ankara ils y a des multiples plans stratégiques :D .
La Marche turque :sol: .
Lorsque le peuple européen par referendum dira "non".
La Turquie :
-"OK mes potes européens j'ai été ravi de travaillé avec vous"
U.E:
-"Il est tout à fait possible de continuer avec un partenariat privilégié"
http://news.bbc.co.uk/olmedia/1970000/images/_1974785_sarkozyap150.jpg
 
Turquie:
-"Quel est se partenariat privilégié"
U.E:
-"Ben euh euh l'accord de libre échange"
Turquie:
-" :lol: ça existe deja de puis 1996"
Turquie:
-" :hello: "
 
 
[Tr]:
"Bonjour Vladimir,"
[Ru]:
"Ah, salut Tayip"
[Ru]:
"Elle t'a jetter cette européenne"
[Tr]:
"Ah,tu sais elle sont infidèle que des promesse
tu n'est pas comme ça toi Mon petit Vlade"
 
 :D  
 
 
Ils est quand meme preferable de garder sa souveraineté,
je ne veux pas d'une Turquie Fédéral


Message édité par cuneytarkin le 18-01-2005 à 15:47:42
n°4649393
Profil sup​primé
Posté le 18-01-2005 à 16:02:02  answer
 

Il est certain qu'un islamiste qui essaye de faire bonne figure devrait TRES bien s'entendre avec un ancien du KGB qui a jure la mort de tout ce qui porte une barbe et fait 5 prieres par jour...

n°4649420
korrigan73
Membré
Posté le 18-01-2005 à 16:04:36  profilanswer
 

Grith a écrit :

Il est certain qu'un islamiste qui essaye de faire bonne figure devrait TRES bien s'entendre avec un ancien du KGB qui a jure la mort de tout ce qui porte une barbe et fait 5 prieres par jour...


il pousuivra les terroristes "jusque dans les chiottes" dixit le vladimir :D

n°4649521
cuneytarki​n
Posté le 18-01-2005 à 16:16:08  profilanswer
 

Qui est l'islamiste?
Sarkozy?

n°4649927
Profil sup​primé
Posté le 18-01-2005 à 17:03:52  answer
 

korrigan73 a écrit :

il pousuivra les terroristes "jusque dans les chiottes" dixit le vladimir :D


 
Poutine n'a pas precise si elles etaient turques les chiottes quand meme ;)

n°4650286
chocapic
VIEL OU LA
Posté le 18-01-2005 à 17:45:46  profilanswer
 

Y'en a qui sont drole ici  [:shurik]

n°4651015
Carou
Vbulletineuse
Posté le 18-01-2005 à 19:07:17  profilanswer
 

CuneytArkin a écrit :


 
Contrairement à la France qui n'a pas de vision d'avenir;
La Turquie est tres occupé par son avenir à Ankara ils y a des multiples plans stratégiques :D .


 
genre, l'UE a besoin économiquement de la turquie  :heink:  
La Turquie, porte-monnaie de l'europe dans 15-20 ans ?
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai des doutes :spamafote:


---------------
yin zai yangzhi nei, buzai yangzhi dui. Taiyang, taiyin
n°4652009
chocapic
VIEL OU LA
Posté le 18-01-2005 à 21:12:28  profilanswer
 

Carou a écrit :

genre, l'UE a besoin économiquement de la turquie  :heink:  
La Turquie, porte-monnaie de l'europe dans 15-20 ans ?
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai des doutes :spamafote:


c'est pas ce qu' il a dit  :heink:

n°4653353
Carou
Vbulletineuse
Posté le 19-01-2005 à 00:06:30  profilanswer
 

ben, en substance, si :heink:


---------------
yin zai yangzhi nei, buzai yangzhi dui. Taiyang, taiyin
n°4654474
chocapic
VIEL OU LA
Posté le 19-01-2005 à 09:17:42  profilanswer
 

Carou a écrit :

ben, en substance, si :heink:

Si tu interpretes comme ca [:totozzz]  

n°4654716
vrossi1
Posté le 19-01-2005 à 10:17:27  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :

a ca tu peut rajouter que leur gvt actuel est islamiste.


 
 
pas islamiste mais islamique, comme quand certains partis en europe se définissent comme démocrates chrétiens.
ce n'est pas plus choquant que ça

n°4654728
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 19-01-2005 à 10:19:13  profilanswer
 

vrossi1 a écrit :

pas islamiste mais islamique, comme quand certains partis en europe se définissent comme démocrates chrétiens.
ce n'est pas plus choquant que ça


Rappelons que ce gvt a tenté de criminaliser l'adultère (il a fait marche arrière sous la pression de l'UE), ce qui se rapproche plus d'une conception islamiste qu'islamique de l'Etat.

n°4655312
Triliock
Romain IV en vacances à Bagdad
Posté le 19-01-2005 à 11:35:53  profilanswer
 

Scoulou marque un point.
Tout le monde était choqué aussi en Turquie et les journaux critiquaient violemment cette initiative VRAIMENT stupide de criminaliser l'adultère.
Le texte de loi précisait que seul le conjoint ou la conjointe pouvait porter plainte, pas comme dans la loi qui avait été supprimée dans les années 80 (ou c'était beaucoup plus étendu que ça : les voisins, la famille, un passant qui passait pouvait porter plainte), mais c'était déjà trop.


---------------
Mehmet II en short devant le Louvre
n°4656083
cuneytarki​n
Posté le 19-01-2005 à 13:22:45  profilanswer
 

scOulOu a écrit :

Rappelons que ce gvt a tenté de criminaliser l'adultère (il a fait marche arrière sous la pression de l'UE), ce qui se rapproche plus d'une conception islamiste qu'islamique de l'Etat.


 
et pendant ce tps en pologne on tenté de retablir la peine de mort mais personne n'a réagit :sweat: !

n°4656112
korrigan73
Membré
Posté le 19-01-2005 à 13:25:52  profilanswer
 

vrossi1 a écrit :

pas islamiste mais islamique, comme quand certains partis en europe se définissent comme démocrates chrétiens.
ce n'est pas plus choquant que ça


non non je dis bien islamiste, et pas un "moderé".
scoulou a donné une partie du probleme. tu peut rajouter le reste de son parti qui est tres clairement islamiste, certains parlent meme de shariah hein...
et le erdogan est une belle pourriture d'islamiste lui aussi.
un gouvernement "islamique" ou "democrate chretien" c'est une chose, islamiste ca a rien a voir.

n°4656178
scOulOu
Born Under Saturn
Posté le 19-01-2005 à 13:33:36  profilanswer
 

CuneytArkin a écrit :

et pendant ce tps en pologne on tenté de retablir la peine de mort mais personne n'a réagit


1. La peine de mort, c'est à mon sens moins grave que ça (même si je suis égalt contre).
2. Si ça n'avait tenu qu'à moi, les polonais attendraient encore leur entrée. Des grenouilles de bénitier à la botte des ricains, c'est vraiment pas ce dt j'ai envie en UE.

n°4656268
toutatis33
Posté le 19-01-2005 à 13:41:49  profilanswer
 

jch2000 a écrit :

j'ai beau faire des efforts, je ne comprend pas pourquoi lma turquie veut s'imposer à un continent qui ne veut pas d'elle ... soit on nous manipule, soit on nous menace et là on 'essaie' de nous séduire pas avec une liasse de billets ... 28Milliards ... c'est peut-être la somme que la Turquie va donner à l'Europe???  Ces 15 années vont être soulantes ... turquie ceci, turquie cela, le bourrage de crane a commencé.  :kaola:  
pourquoi la turquie en veut pas faire sa propre union avec ses voisins ? l'Irak, l'Iran, l'Arménie, le Kurdistan ( ;) ) ... ha ... yapa d'€ là bas ... dommage, mais ya du caviar, faut en profiter !!


 
C'est une strategie vieille comme le monde et cela
s'appelle faire le forcing!
Qui lui utilise les medias pour montrer les vilains
d'Europeens et les gentils Turques. C'est franchement grotesque.
 
L'idee est aussi de montrer l'indecision de  
nos andouilles de Bruxelles qui ne savent  
pas prendre de position  
ferme, mais hesitent pour des raisons bassement
electorales ou politiques, et de nous vanter
oh combien c'est interessant pour nous (ayez  
l'esprit ouvert, quoi!), pour nos entreprises (la
MO est bcp moins chere!) et pour la Commission
evidemment (va y avoir 1 distribution de medailles
je le sens).
bref, on essaie de nous vendre l'adhesion, coute
que coute.
 
Je suis tout autant amusé par les arguments de
CuneytArkin, tq celui sur le Bore.
A mon avis, nos nouveaux membres ont pas mal de
ressources naturelles non plus, qui ne demandent
qu'a etre exploitees.... ;-)
PS: si le Bore rapporte autant pourquoi ne pas se
debrouiller tout seul comme des grands, tout
comme les etats de Emirats Arabes l'ont toujours  
fait avec le petrole? Pas besoin d'UE pour tenir la  
main. Soyons serieux!  
 

n°4656670
newbie_arg​ent
Posté le 19-01-2005 à 14:17:32  profilanswer
 

tu sais t'es pas obligé de revenir a la ligne dans une reponse rapide ca le fait tout seul :o

n°4657434
toutatis33
Posté le 19-01-2005 à 16:00:28  profilanswer
 

c + lisible non?

n°4657448
newbie_arg​ent
Posté le 19-01-2005 à 16:02:32  profilanswer
 

euh, non , c'est illisible ca fatigue les yeux

n°4657543
stravoguin​e
Posté le 19-01-2005 à 16:13:53  profilanswer
 

qui est erdogan:
 
 
 
 
Recep Tayyip Erdogan dans le texte :
 
«Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats...»,  
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdgogan  
http://www.ataturquie.asso.fr/info_et_041215_15.htm
 
Ancien militant islamiste, ancien prisonnier politique, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan veut inscrire son nom dans l'histoire comme comme celui du réformiste qui a ouvert à son pays les portes de l'Union européenne.
Son image de réformateur pro-européen a pris un coup en septembre, quand il a tenté de faire voter une loi punissant au pénal l'adultère, un texte dans lequel beaucoup ont décelé des relents de loi islamique.
M. Erdogan est devenu Premier ministre en mars 2003, plusieurs mois après que sa formation, la Parti de la Justice et du Développement (AKP) accède au pouvoir et amende les lois qui bannissaient son dirigeant de la vie politique depuis 1997 (démission forcée de M. Erbakan, sous la pression d'une armée gardienne des valeurs laïques du pays). Certains de ses assistants ont récemment suggéré l'introduction d'un système présidentiel à l'américaine en Turquie, une réforme qui permettrait à M. Erdogan de trouver la place qu'il estime lui revenir: celle d'un président tout-puissant.

 
Recep Tayyip Erdogan ne pourra pas se présenter aux élections législatives du 3 novembre prochain. Le Haut Conseil électoral turc a invalidé sa candidature en raison de sa condamnation en 1998 pour avoir récité un poème relevant selon les tribunaux de «l’incitation à la haine religieuse».
 
http://www.fenetreeurope.com/actu/2002/09/a_1664.htm
 
Après les attentats d’Istanbul
 
Turquie : La face cachée d’Erdogan
 
Le parti islamiste modéré actuellement au pouvoir à Ankara est-il une machine politique au service d’un opportuniste ambitieux? Ou le meilleur rempart contre une offensive politique des extrémistes musulmans? Ou une couverture provisoire pour les groupes clandestins qui veulent instaurer un Etat islamique? De notre envoyé spécial Chris Kutschera
 
 
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La forteresse Turquie est en état de siège. Et l’attaque – 4 attentats qui ont fait, en moins d’une semaine, plus de 50 morts et près de 700 blessés à Istanbul – vient de l’intérieur. Après avoir mis en cause les réseaux d’Al-Qaida, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a dû admettre que plusieurs des terroristes identifiés étaient turcs, et que la revendication du Front islamique des Combattants du Grand-Orient (Ibda-C), un groupe islamiste radical que la police croyait avoir détruit, n’était pas aussi absurde qu’on l’imaginait à l’origine. Si la piste islamique turque se confirme, si Ibda-C ou d’autres groupes locaux sont à l’origine ou ont participé à ces attentats, les conséquences politiques seront dévastatrices.  
Car les dirigeants du Parti de la Justice et du Développement (AKP), le parti islamiste au pouvoir depuis un an, vont devoir répondre clairement à des questions cruciales: en jouant le jeu de la démocratie, l’AKP est-il vraiment un obstacle à l’arrivée au pouvoir des radicaux islamistes? Est-il au contraire, pour les mouvements radicaux, une passerelle vers le pouvoir? En d’autres termes, l’Ibda-C, le Hizbollah, le Mouvement islamique et le Parti de la Libération, les principaux groupes islamiques radicaux actuellement actifs en Turquie, sont-ils les bras armés clandestins d’un parti en apparence démocratique mais qui chercherait en fait à instaurer un Etat islamique? Quelle que soit la réponse, c’est la guerre. Dans le premier cas, entre l’AKP et les islamistes radicaux. Dans le second cas, entre l’AKP et l’armée, qui fera tout pour le chasser du pouvoir. Confronté à cette alternative périlleuse, le parti islamiste n’a trouvé à ce jour qu’une seule parade: entretenir la plus grande ambiguïté sur sa véritable identité...
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Arrivée au pouvoir avec 34% des voix, lors des législatives de novembre 2002, la formation d’Erdogan dispose d’une majorité absolue au Parlement avec 367 députés sur un total de 550. Ce qui lui a permis de constituer un gouvernement entièrement composé de ses membres, sans avoir besoin d’improviser une coalition plus ou moins laborieuse, comme l’ont fait depuis plusieurs législatures les autres partis turcs.  
Cinq ans après le coup d’Etat à blanc du 28 février 1997 – où l’armée avait lancé un ultimatum au gouvernement de l’islamiste Necmettin Erbakan, le forçant à démissionner quelques semaines plus tard –, la victoire de l’AKP avait provoqué un véritable tremblement de terre politique en Turquie. Pour l’armée, l’arrivée au pouvoir d’Erdogan était une sorte de provocation. N’avait-il pas déclaré en 1997, citant un poème célèbre: «Les minarets sont nos baïonnettes, les dômes nos casques, et les mosquées nos casernes»?Pour les Etats-Unis et les autres pays occidentaux, l’arrivée au pouvoir d’un parti réputé islamiste dans un pays membre de l’Otan et candidat à l’Union européenne était pour le moins alarmante.
C’est sans doute pourquoi, depuis qu’il est aux affaires, l’AKP n’a eu de cesse de rassurer et les militaires turcs et les diplomates occidentaux. D’abord en récusant le terme de parti islamiste. «Nous ne sommes pas un parti islamiste mais un parti conservateur démocrate», affirme ainsi Mehmet Muezzinoglu, président de la section d’Istanbul de l’AKP et proche conseiller du Premier ministre Erdogan. Comme tous les dirigeants de l’AKP, Muezzinoglu, qui fut l’un des fondateurs de ce jeune parti né le 14 août 2001, déploie des trésors de diplomatie pour convaincre le journaliste de passage que l’AKP n’est pas ce que l’on pourrait croire. La tâche n’est pas facile. L’AKP a en effet été fondé par un groupe de parlementaires et de politiciens qui ont milité pendant de longues années dans le parti islamiste d’Erbakan, le Refah, devenu le Fazilet après son interdiction en janvier 1998, et qui revendiquent aujourd’hui leur appartenance au «courant réformiste» de ces partis. «Nous donnons la priorité aux droits humains, à l’Etat de droit, à la démocratie de participation, au libre marché», affirme Mehmet Muezzinoglu. Ce qui ne répond toujours pas à la question: sur quoi se fonde l’identité de l’AKP?  
«Nous voulons aussi préserver notre ancien héritage historique, précise Muezzinoglu. Nous voulons être un pont entre le passé et le présent, nous prenons en compte les principaux piliers de notre culture et de notre foi. Nous avons six siècles de passé impérial... Etre conservateur, cela veut dire que nous donnons de l’importance à notre passé, à notre conscience historique... La Turquie est une société multiculturelle, mais quelle est la foi de cette société? Comment pouvons-nous aider notre peuple à améliorer ses valeurs morales?»
Passé, conscience historique, valeurs morales: pas une fois le mot «islam» n’est prononcé. Pourquoi? «Sous Erbakan, le parti a été interdit quatre fois, explique Mehmet Muezzinoglu. Alors nous avons décidé qu’il fallait repenser notre conception de la politique. Ce n’est pas notre mission de parler de religion, nous ne sommes pas des membres du clergé. Je suis un croyant convaincu, je ne bois pas d’alcool, mais je respecte les gens qui boivent et qui ne pratiquent pas bien leur religion: être un "dindar", un croyant, est une chose; être un "dinci", un fondamentaliste, en est une autre.» Mehmet Muezzinoglu est né en 1955 en Grèce, dans une province, la Thrace, où vit une importante minorité musulmane turcophone, et il a eu un passeport grec jusqu’en 1986. «Ce que nous voulons faire, dit-il, c’est un parti de masse moderne, avec des gens d’origines différentes, réunis sous l’ombrelle de l’AKP.»
Pour Yalcin Akdogan, conseiller politique de Recep Tayyip Erdogan et auteur d’un livre sur Erbakan et l’islam politique en Turquie, «l’islam peut être considéré comme faisant partie de notre tradition, de notre culture. Mais le Saadet, le parti d’Erbakan, utilise l’islam comme une idéologie, alors que l’AKP respecte la religion, qui fait partie de notre tradition, sans plus. Le Saadet est un parti missionnaire, qui veut répandre la religion dans la population. L’AKP n’a pas une politique d’identité, il ne représente pas une partie de la population, il a choisi d’être un parti du centre, un parti européen».
Tous les dirigeants de l’AKP insistent sur cette volonté de réunir, autour du noyau dur issu des réformistes du Refah, des militants provenant de toutes les tendances du spectre politique turc, aussi bien du centre-gauche que du centre-droit et du Parti de la Juste Voie de l’ancienne Premier ministre Tansu Ciller. Ils ne le revendiquent pas, mais leur électorat comprend aussi d’anciens partisans du parti d’extrême-droite MHP – déçus par le soutien de leur parti à l’abrogation de la peine de mort. Et aussi des Kurdes, qui savaient que leur parti, le Dehap, n’atteindrait pas la barre des 10% permettant d’être représentés au Parlement, et qui ont voté AKP pour... déstabiliser le système.
Réunir des gens d’origines politiques si diverses dans un seul parti, n’est-ce pas composer une salade russe – un parti composite, sans idéologie et sans programme défini? «Je suis médecin, répond Mehmet Muezzinoglu. En prononçant le serment d’Hippocrate, j’ai juré de soigner mes patients indépendamment de leur origine ethnique ou religieuse. En tant que politiciens, nous devons aussi résoudre les problèmes des gens sans tenir compte de leur passé ni de leur religion. Nous voulons une meilleure Turquie: nous avons 70 millions de patients en Turquie. Notre mission est de les conduire à une meilleure situation. Nous voulons être un docteur de bonne gouvernance.»
Nimet Cubukcu et Ibrahim Özal, députés AKP d’Istanbul, incarnent parmi d’autres l’image rassurante que le parti au pouvoir veut donner de lui-même. Jeunes – ils ont moins de 40 ans –, modernes, ils se consacrent tous les deux à des projets que pourrait revendiquer n’importe quel député libéral européen. C’est sans voile et soigneusement maquillée que Nimet Cubukcu, très élégante, reçoit les visiteurs au siège de l’AKP à Ankara, entre deux séances du Parlement. Née en 1965, elle a fait ses études de droit à Istanbul. Ce sont ses activités d’avocate en faveur des droits des enfants et de la liberté d’expression qui ont attiré l’attention des dirigeants de l’AKP. Bien qu’apolitique elle a été invitée à rejoindre le parti et à se présenter aux élections de novembre 2002. Elle appartient aujourd’hui à la commission parlementaire contre la corruption et à la commission constitutionnelle.  
Nimet Cubukcu prend son travail de députée très au sérieux: pendant cinq mois, elle a travaillé plus de quinze heures par jour. Se considère-t-elle comme une croyante modérée ou très pratiquante? «Dieu seul le sait, répond-elle évasivement. J’essaie d’observer certaines règles, et pas d’autres.» Ce qui l’intéresse, ce sont les tribunaux pour enfants, le problème des enfants des rues, la lutte contre la corruption. Et la réforme de la Constitution. En particulier des articles conférant des pouvoirs excessifs à l’armée, grâce au fameux Conseil national de Sécurité.
Né lui aussi en 1965, Ibrahim Özal, est un neveu de l’ancien président Turgut Özal, mort subitement en 1993. Parlant parfaitement l’anglais – il a fait des études d’ingénieur aux Etats-Unis –, il est membre de la commission d’harmonisation des lois avec celles de l’Union européenne. C’est un dossier qu’il suit de très près. Il connaît par cœur le contenu de tous les amendements. «Au moment où nous parlons, souligne-t-il, enthousiaste, le gouvernement vient d’adopter le septième train de réformes législatives. Mais il ne suffit pas de faire adopter des amendements: il faut les appliquer. Nous devons former nos juges et nos procureurs.» Ardent partisan de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, il est convaincu qu’elle permettra à son pays de faire un bond économique et politique, comme ce fut le cas en Grèce ou au Portugal. «Le peuple turc, dit-il, a le droit de jouir des normes politiques et économiques de l’Union européenne.»
Comme le confie Ibrahim Özal, le problème majeur du gouvernement de Recep Erdogan est sa difficulté à faire appliquer les réformes adoptées par le Parlement. La plupart des cadres du parti, qui ont l’habitude de rester prudents – sinon muets – sur leurs relations avec les militaires, évoquent ouvertement cet affrontement entre le gouvernement de l’AKP et la «bureaucratie» turque. «La bureaucratie est en effet le principal problème que nous rencontrons, constate Ilker Ayci, 32 ans, responsable des relations extérieures de l’AKP à Istanbul. Les vieux fonctionnaires ont une mentalité héritée de la guerre froide. Nos juges et nos policiers ne croient ni à la justice, ni à l’égalité, ni aux droits humains. Mais nous allons construire une nouvelle bureaucratie en mettant tout d’abord à la retraite les fonctionnaires de plus de 61 ans pour les remplacer par une nouvelle génération. Cela prendra du temps, mais nous y arriverons. Ce sera plus facile de travailler avec un personnel nouveau. Il nous faut faire preuve de courage et d’esprit de décision. Et bénéficier du soutien de la société. Il y a 2,8 millions de bureaucrates en Turquie. C’est beaucoup trop. Il faut en garder la moitié. Quelle expérience ont ces gens? Une expérience de tricherie, de tromperie, de corruption.»
Cette guerre larvée – car c’est bien de cela qu’il s’agit – entre l’AKP et une administration mise en place par la dictature militaire du début des années 1980 empêche une évaluation objective de la politique menée par le gouvernement Erdogan. Un exemple: la réforme législative permettant de donner aux enfants des noms kurdes ou de publier des écrits en langue kurde n’est toujours pas appliquée. La loi a changé mais les fonctionnaires du service de recensement refusent de l’appliquer en invoquant une circulaire de mai 2002, toujours en vigueur, qui interdit l’emploi de prénoms non turcs…  
Autre exemple de ces pièges kafkaïens: la langue kurde. Son enseignement a été autorisé par le train de réformes législatives adopté le 3 août. Mais le ministère de l’Education a aussitôt émis une circulaire administrative exigeant que les professeurs enseignant le kurde soient diplômés d’une faculté de cette langue. Comme il n’y en a pas, il ne peut y avoir d’enseignement de la langue kurde. Qui est responsable? Le fonctionnaire qui applique une circulaire plus ou moins confidentielle, ou le ministre qui ne l’abroge pas? Les mêmes circulaires et les mêmes arguties empêchent l’application des réformes concernant la lutte contre la torture ou contre les violations de domicile par des perquisitions sans mandat. Les parlementaires ont beau adopter des réformes apparemment spectaculaires, un petit sergent d’un village kurde ou un fonctionnaire municipal d’une banlieue d’Istanbul n’en continuent pas moins d’appliquer les vieilles directives.  
L’AKP est-il véritablement en guerre, comme le soutient Ilker Ayci, avec une vieille bureaucratie héritée des gouvernements précédents? Cherche-t-il, face à une administration hostile et à une armée méfiante, à gagner du temps jusqu’aux prochaines législatives, en nommant peu à peu des fonctionnaires loyaux au parti? Sa marge de manœuvre est-elle réduite à néant ou presque par des militaires qui attendent le moindre faux pas pour renverser le gouvernement d’Erdogan? Ou certains de ses dirigeants jouent-ils un double jeu en promulguant des réformes pour satisfaire l’Union européenne, tout en sachant qu’elles ne seront pas appliquées?  
Ces questions et ces incertitudes contribuent à entourer l’action du gouvernement de l’AKP d’une telle opacité que l’on doit se garder de porter un jugement définitif sur sa politique, et que beaucoup de Turcs, à droite comme à gauche, s’interrogent sur sa véritable identité. Confronté aujourd’hui au défi du terrorisme islamiste, sous l’œil vigilant d’une armée qui ne cache pas sa méfiance, l’AKP va-t-il se révéler comme un instrument politique au service d’un opportuniste ambitieux, prêt à «sacrifier tous ses principes pour arriver à la présidence de la République», comme le pensent certains diplomates occidentaux à Ankara? Ou comme la face cachée de cette «hydre verte» que l’armée turque combat avec acharnement et qui tente, comme en Iran, d’arriver au pouvoir grâce à une vague de fond populaire? Les prochains mois apporteront sans doute une réponse à cette question vitale pour l’avenir de la Turquie.  
 
Chris Kutschera  
 

 
http://www.nouvelobs.com/articles/p2039/a226630.html
 
 
 
 
 

n°4657551
vrossi1
Posté le 19-01-2005 à 16:14:52  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :

non non je dis bien islamiste, et pas un "moderé".
scoulou a donné une partie du probleme. tu peut rajouter le reste de son parti qui est tres clairement islamiste, certains parlent meme de shariah hein...
et le erdogan est une belle pourriture d'islamiste lui aussi.
un gouvernement "islamique" ou "democrate chretien" c'est une chose, islamiste ca a rien a voir.


 
ça y est t'as sorti le mot tabou en europe "sharia"  
 
qu'est ce que tu entend par sharia?
l'application littéraliste et rigoriste de peines coraniques? de la mise en pratique de la juriceprudence islamique? d'une application fidèle au message islamique en remmetant celui ci dans son contexte spatio temporel?

n°4658363
Profil sup​primé
Posté le 19-01-2005 à 18:00:48  answer
 

Carou a écrit :


 

Citation :

Les Pays-Bas qui occupent ce semestre la présidence tournante de l'UE sont tenus à une réserve. Le gouvernement de coalition démocrate-chrétien­libéral reste très prudent, au diapason d'une population de plus en plus hostile à l'immigration venant des pays musulmans, depuis le meurtre du cinéaste Van Gogh.
 
Au Danemark également, le turcoscepticisme monte


 
Apparemment ces pays là ne sont pas acquis à la Turquie, et en ce qui concerne l'Italie, il est dit que la classe dirigeante y est favorable, ce qui ne signifie pas forcément que la population, elle, l'est.  
 


 
faut pas chercher : danmark , france, allemagne , pologne , autriche , pays bas , chypre ...  
 
 
y'a peu de monde qui en veut mais les politiques oui donc ce sera la turquie , et c'est tout .

n°4658384
Profil sup​primé
Posté le 19-01-2005 à 18:04:03  answer
 

vrossi1 a écrit :

pas islamiste mais islamique, comme quand certains partis en europe se définissent comme démocrates chrétiens.
ce n'est pas plus choquant que ça


 
 
les démocrates chrétiens , jure par dieu à chaque fois qu'ils ouvrent leurs gueule et dans leurs grands discours  [:autobot]  
 
mince


Message édité par Profil supprimé le 19-01-2005 à 18:04:34
n°4658394
Agent_Muld​er
La vérité est ailleurs
Posté le 19-01-2005 à 18:05:33  profilanswer
 

thildar a écrit :

les démocrates chrétiens , jure par dieu à chaque fois qu'ils ouvrent leurs gueule et dans leurs grands discours  [:autobot]  
 
mince


Aux dernieres nouvelles la democratie n'est toujours pas ecrite dans la Bible :o


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La preuve irréfutable qu'il existe de l'intelligence sur les autres planètes, c'est qu'ils n'ont JAMAIS cherché à entrer en contact avec nous.
n°4658410
Profil sup​primé
Posté le 19-01-2005 à 18:08:20  answer
 

Agent_Mulder a écrit :

Aux dernieres nouvelles la democratie n'est toujours pas ecrite dans la Bible :o


Non mais selon yanng, le communisme oui apparemment

mood
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Posté le   profilanswer
 

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