CR ( désolé pour le pavé, mais les détails sont rarement anecdotiques dans ce domaine
) et grosse interrogation
:
Étant en stage le mois dernier, j'ai eu l'occasion de côtoyer cinq maîtres de stage différents sur cette même durée de par la formation que je suis
. Je passe sur les quatre premier(e)s que j'ai rencontrés
... mais la cinquième ... Wow !
Je pense qu'on est pas loin du coup de foudre. La fille simple par excellence, pas de maquillage ... purement superbe au naturelle dans sa beauté originale
. Pas prise de tête, un humour d'une finesse remarquable, de la conversation à revendre, une répartie généreuse ( j'ai un humour assez piquant et tatillon par nature, elle sait comment réagir
) et un sourire à décrocher la lune.
J'ai du passé un total de 24h en cumulé ( je l'appellerai M. ) avec elle ... elle arrivait à me rendre impatient d'arriver au boulot pour passer quelques heures avec elle
. Elle a 27 ans, j'en ai 24. Au boulot on parle de tout ... et en bonne quantité d'autre chose que du boulot !
Le courant passe bien, j'ai même le droit à une remarque d'une autre stagiaire :
"- Et alors avec M., ça va ? #petit sourire malicieux#
- Ça veut dire quoi ça ? #l'air faussement innocent#
-Ben je sais pas ... y'a full feeling entre vous quand même !"
* Extérieurement : - Mouais ...
* Intérieurement : -
A partir de ce moment là je commence à me dire que c'est peut-être pas que dans ma tête
. J'avais déjà l'impression que c'était autre chose qu'une relation MdS - Stagaire mais bon ... sans grosse conviction non plus, je ne voulais pas m'enflammer pour rien
.
Les jours passent, puis vient le dernier jour du stage
. Petit pincement au cœur quand vient le moment de lui dire au revoir ( plutôt adieu d'ailleurs ... ). On s'échange les formules classiquement bancales d'adieu mal déguisé
: "Bon, ben peut-être à bientôt hein ! On sait jamais !"
Je pars d'un air franc et viril vers ma voiture ... et je me rends compte que j'ai perdu un truc en stage
. J'y retourne pour lui demander si jamais elle n'a pas vu l'objet sus-nommé quelque part ... elle me dit non, mais on échange nos numéros persos dans le cas où elle tomberait dessus
.
Je rentre chez moi, entre temps je retrouve l'objet égaré
. Je lui envoie un message en la prévenant et lui glisse un petit mot de félicitations quant à son attitude avec ses stagiaires : qu'elle est au top comme elle est et de ne surtout rien changer
. ( Un petit "wesh change r1 rest kom T, T tro 1 meuf stylé" en somme ).
Réponse : "Parfait ! A bientôt ...." NB : Le nombre de petits points a été factuellement retranscrit
Trois jours passent ...
Je repense un peu à elle et j'en viens à la conclusion suivante : Elle me plaît quand même méchamment bien
.
Je relis trente-deux fois son message composé de 20 caractères pour me convaincre que ce n'est pas anodin et je me lance ...
. Je finis par lui envoyer le texto de la dernière chance. Je lui explique que ça a été un plaisir de travailler avec elle, mais que je suis parti sur ma faim et que j'aurai vraiment aimé apprendre à la connaître dans un autre contexte, en l'invitant à prendre un verre
.
... J'appuie sur la touche Envoyer de mon téléphone ... il est 23h30. Mon cœur est en fibrillation ventriculaire, ma tension artérielle supérieure à un pipeline saoudien et je sue des mains comme un inuit dans le Sahara
. Je relis autant de fois que le sien mon propre message en me disant que je suis vraiment un arriéré mental de lui avoir écrit et que je viens de signer un bon pour l'affiche publique ( en mon absence, heureusement
) le lendemain au boulot, à base de "Hey, tu sais pas qui m'a invité à boire un verre ? Le stagiaire, ah ah ah. Loser."
Je "Slide to unlock" mon portable ( qui n'est pas un iPhone
) toutes les 47 femtosecondes et fini par m'endormir sur un puissant sentiment de haine à l'égard de ma personne
. Trente minutes plus tard, le portable vibre
. C'est elle
. Elle m'explique qu'elle a full-boulot les quelques semaines à venir, mais qu'elle sera plus cool sur la période de Noël. Elle me dit de lui réécrire quand je connais mes dates de vacances, concluant son message par un généreux "
".
GREAT SUCCES ! Me dis-je. J'avais peu d'espoir qu'elle réponde ... et encore moins par l'affirmative
.
Trois semaines passent ...
Je viens de poser mes dates de vacances. Je suis disponible toute la semaine dans quinze jours, je lui laisse choisir la date. Cinq jours d'attente plus tard, elle me fixe une date ... mais précise qu'elle doit être partie pour 20h à un diner.
Fuck fuck shit fuck shit
: ça ne met pas vraiment dans de bonnes conditions pour la suite. J'essaie de me convaincre que c'est juste une porte de sortie à ce qui pourrait finalement être un moment assez bizarre. A sa place je ne sais même pas si j'aurai répondu ... et dans tous les cas avec une certaine réticence.
Ainsi soit-il ... rendez-vous est pris pour le lundi suivant à 18h30
.
Lundi fatidique ...
Réveil difficile, j'ai dormi 2h30. Non pas à cause du rendez-vous, mais simplement parce que j'ai une grosse tendance à me décaler quand je suis en vacances
. La journée passe avec un petit nœud au ventre grandissant ... je quitte le boulot. Je fonce chez moi prendre une douche et me changer et décolle en direction du bar qu'elle a choisi
.
Je me chie littéralement dessus en descendant de la voiture, commençant presque à regretter d'avoir poussé aussi loin
. J'ai cinq minutes d'avance ... je sors une clope. "Merde, elle fume pas ... pas envie de lui foutre mon haleine version goudron de l'A86 en pleine tronche". Je la range ...
H-0, je rentre dans le bar ...
Je parcours rapidement la salle du regard, personne. Mon portable vibre "J'y suis". Prendre un verre en bonne compagnie ne me met en principe pas trop mal à l'aise, mais le contexte un peu spécial de cette rencontre me rend particulièrement impuissant. Je me chie dessus² ...
En lisant son message je me rends compte qu'il y a un escalier au fond. "T'es en haut ?" lui envoie-je. Trois secondes plus tard je me retourne, elle vient de rentrer dans le bar et me tombe dessus. Fuck fuck shit fuck shit uck fuck shit fuck shit fuck shit shit fuck shit fuck fuck shit. J'ai pas eu les trois secondes de préparation mentale nécessaires
. Je lui fait la bise et lui montre la table que le serveur m'a déjà proposé ...
On s'installe ... je reprends doucement mes esprits ... Wow, me souvenais pas qu'elle était aussi canon que ça
. Pourtant elle a pas vraiment soigné le style : pull à capuche et jean. Ça me plaît ... pas trop fan des fioritures mondaines. Elle est naturelle
.
Les premières phrases son hésitantes, on parle un peu boulot. On se raccroche à des sujets qu'on se sait en commun, on parle un peu du stage. On fait tout pour éviter tout silence supérieur à zéro seconde. C'est bizarre comme situation
. Et puis après quelques minutes ça se détend copieusement, on part sur des sujets nettement plus variés, plus personnels aussi. Les discussions boulot font place aux voyages, musique, concerts, famille ... je reprends contact avec moi-même
. On se taquine un peu. Pas de blanc, mais cette fois-ci c'est naturel. Les sujets s'enchainent comme des maillons ... une vraie leçon sociale !
Au détour d'une conversation, je comprends quand même qu'elle est partie en vacances avec son mec cet été
. Mais c'est tout, je ne sais pas si elle en a toujours un et je n'en entendrai plus parler jusqu'à la fin de la soirée. Je décide d'être fin et m'abstiens de toute question sur le sujet
.
Je ne vois pas le temps passer. Je jette un œil pour la première fois de la soirée à ma montre, il est 20h05
. Je décide de la jouer classe et lui fait remarquer, histoire qu'elle n'arrive pas en retard. Elle acquiesce et me dit qu'elle part dans cinq minutes
... on s'habille.
Je vais pour payer son verre, elle refuse. J'insiste un peu et ne lui laisse pas vraiment le choix. Elle fini par céder et on sort du bar
.
On rediscute deux minutes, puis viens le moment de lui dire au-revoir. Je n'ose pas lui reproposer un verre, j'ai peur d'être lourd. Elle ne fait pas non plus la démarche. Je la taquine quand même en lui disant qu'elle me paie un verre si j'ai mon diplôme en juin ... elle sourit et acquiesce
. Je pars dans une direction, elle dans une autre ...
.
Dix minutes plus tard ... Texto de M. Elle me remercie pour le verre et me souhaite une bonne soirée, finissant son message par un "Biz". Je lui répond que c'était avec plaisir et que c'était cool de sa part d'avoir accepté. J'en profite pour lui glisser un "je suppose que je peux te dire adieu jusqu'en juin
". Elle ne répondra pas ...
End of the story ...
Voilà, j'en suis là pour l'instant
. C'était il y a quatre jours et je ne sais pas vraiment comment jouer la suite
. J'ai peur d'être lourd à pousser un peu plus en m'étant fait des idées mal fondées. D'un autre côté j'ai pas grand chose à perdre, on ne sera jamais amenés à se revoir ni à travailler ensemble
. J'ai bien envie de lui envoyer un message pour lui dire qu'elle me plaît vraiment, mais je ne suis pas sûr d'être prêt à lire sa réponse
.
Finalement pour l'instant c'est déjà un demi-succès ... j'ai réussi à inviter ma maîtresse de stage à boire un verre sans même merder la soirée
. Ne vaut-il pas mieux m'arrêter là et rester sur cette idée positive ? Me connaissant je sais tout de même que je vais ruminer cette histoire "sans fin" quelques temps
.
J'hésite ...
P.S : Pour ceux qui auront lu mon CR en page 25445 avec un peu d'attention, vous noterez la coïncidence des deux histoires dans les temps. C'est malheureusement un de mes autres traits de caractère dans le domaine ... j'ai légèrement tendance à courir tous les chevaux à la fois, quitte à ne pas concrétiser derrière
.
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L'imitation est la plus sincère des flatteries.